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CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

ayandho

Il y a peu, au Gabon, un pays frère de la sous-région Afrique Centrale, à la suite et dans un tout autre contexte qui aurait pu conduire à une tragédie généralisée, le Président Ali BONGO ODIMBA avait eu à dire ceci, je cite:

« Un(e) gabonais(e) qui meurt, c’est un drame. Plusieurs gabonais(es) qui meurent, c’est une catastrophe », fin de citation.

Je fais mienne cette approche, cette perception. Je fais également mienne cette gravité de ton et de responsabilité dans le propos. Parce qu’il ne saurait en être autrement. Les faits, en pareilles circonstances, devraient nous obliger tous à ce type de ressenti, à cette conviction citoyenne et patriotique assumée, et non à laisser entendre ou imaginer. Elle doit s’affirmer au quotidien, du sommet de l’État au citoyen lambda. Parce que l’affirmation de soi, de son honneur, de sa dignité, ne dépend pas de ses moyens, de sa capacité d’influence ou de dissuasion. Mais, on peut être prêt et disposé à mourir pour cela…

Honnêteté intellectuelle oblige, personne ne peut se permettre de nier aujourd’hui les conditions extraordinairement difficiles dont a hérité le Président Faustin Archange TOUADERA, combien sa volonté pourrait être contrariée, combien ses actions peuvent être lestées. Il semble s’investir avec sa force et sa détermination dans la mission délicate qui est désormais la sienne. Est-il
réellement accompagné
et effectivement soutenu par ses alliés dans cette oeuvre de recherches et de reconstruction? Comme à l’école, que celles et ceux qui le font lèvent la main…

En début comme en cours de mandature, des hésitations, des erreurs d’appréciation, d’actions et/ou d’actes posés sont d’usage. L’important, c’est d’être et de demeurer d’une très grande écoute, de savoir en tenir compte afin de pouvoir rectifier ou corriger.

Ainsi, de certains faits ici évoqués dans le lien, en tant que Institution suprême, de surcroît avec les mains nues, je me demande encore et toujours si c’était politiquement une bonne inspiration que d’avoir entrepris ces contacts de dialogue avec certains dits chefs rebelles ou chefs de guerre? Pourquoi une pareille formulation? De quelle guerre s’agit-il, en l’absence d’une confrontation directe, si ce ne sont pas que des sévices cruelles et des tueries sur les innocentes populations civiles?
De mon point de vue, si le désir et la volonté d’un dialogue était vraiment de mise, ceux rencontrés jusque-là ne seront jamais les bons interlocuteurs. Ceux-là, ils sont ailleurs. S’agissant de notre pays à tous, il faudra à un moment ou un autre devoir solliciter ces compatriotes, devoir les faire sortir de leur retranchement voire de leurs abris, les rencontrer, échanger avec eux sans aucun tabou, sans aucun soupçon, comme dirait l’autre, les convaincre de la prise en compte absolue de leurs légitimes réclamations en tant que partie intégrante de la nation, mais surtout de la promesse de s’y tenir. Car personne, même pas ces compatriotes momentanément égarés, n’a d’intérêt à ce que le pays demeure dans la crise actuelle. En tant que nouvelles autorités, ces personnes ne sauront que vous accorder leur confiance, mais aussi l’exigence de votre mise à l’épreuve. L’issue d’une entente aura forcément un prix, mais qui ne vaudra jamais autant que la Paix et la Sécurité retrouvées. Et puis, en politique, si l’on est vraiment un homme politique, il n’y a pas d’orgueil qui vaille sinon l’intérêt supérieur de la nation. Une fois que nous nous serons retrouvés, entretenus et entendus sur l’essentiel, plus aucun autre intérêt ne saura plus jamais nous opposer les uns aux autres et nous diviser sous quelque prétexte ou raison que ce soit. D’ailleurs, la situation générale du pays étant ce qu’elle est, il serait bien que l’on traite conséquemment la question « Sidiki », afin de prévenir à terme toute flétrissure regrettable de nos frontières…

La démarche que je me permets ici de suggérer très humblement à nos nouvelles autorités n’est d’aucune faiblesse, mais de raison et de responsabilité. Parce que, malgré tout, force restera à la Loi. La lutte contre l’impunité sera envers et contre tout afin que la justice sociale soit pour tous. Les compatriotes ayant pris les armes l’auraient fait pour ces raisons. Ils ne seront donc pas réfractaires à cette exigence absolue et non négociable.

Enfin, que les hommes et les femmes politiques qui seraient en soutien au Président Faustin Archange TOUADERA se positionnent et comblent les « blancs » de ses messages, de ses discours, justifiant ainsi leur sincérité, plutôt que de faire autant sinon pire et ensuite de décrier. Anciens candidats à la présidence de la république, certains aujourd’hui sont des élus et représentants du peuple, pourquoi nous ne les entendons pas de manière audible sur les questions de l’heure, auprès de nos populations, de la rébellion, de nos partenaires au developpement et autres? Cela n’est tout simplement pas sérieux et encore moins crédible. C’est à se demander, si eux n’ont jamais eu de projets fédérateurs à partager et autre? Aussi et ainsi, qui participe aussi de la paralysie? De mes certitudes, de mes convictions, souvent j’aime à dire que la politique peut être dite et faite autrement. On ne la fait pas pour soi, mais pour le plus grand nombre. Et ce dont on peut être porteur peut également l’être parce que cédé ou confié à un autre, toujours au service du plus grand nombre.

Par  Jacques Ayandho

 
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Publié par le 29/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Révélation / M. Anicet Georges Dologuélé, combien avez – vous payé la facture de votre interview, accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

dologuele

Souvenez – vous de la dernière interview, accordée à M. Anicet -Georges Dologuélé par l’hebdomadaire « Jeune Afrique », il y a de cela une semaine ! Voici les termes contenus dans la version papier, résumée par Anne Kappes – Grange : « Vous aviez à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadéra, pourquoi ? «Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique, il n’y a pas vraiment d’Armée, de Police, de Gendarmerie.….Chez nous, c’est la population qui est armée ! C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadéra pour éviter les violences) «Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.» – Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque ? «Non, je l’assume parfaitement.

C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange TOUADERA, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. Le problème c’est qu’une fois élu, Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadéra)» – Début Aout, Jean-FrancisBozizé, le fils de l’ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché…Qu pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ? «Dans le fond, peut-on vraiment dire qu’il a pris un risque en revenant à Bangui ? Je pense qu’il s’était préalablement entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances, en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui.

C’est d’ailleurs la MINUSCA qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction.» – Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra ? «Il est au pouvoir depuis 5 mois : c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu. Or dans le cas présent, il ne s’est rien passé.» – N’êtes-vous pas alarmiste ? «NON, après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté. Mais, depuis, plus rien. Alors peut être que me taire n’était pas la bonne stratégie.» Fin de citation.

Nota Bene : Pourquoi le président de l’URCA, M. Anicet Georges Dologuélé qui prétend être le leader du premier parti politique sur l’échiquier national avec 13 députés, alors que les informations provenant de l’assemblée nationale le classe en 2ème position après l’UNDP de M. Michel Amine, fort de ses 14 représentants, n’ a – t – il pas eu le courage de rompre le silence et de donner sa lecture ou sa vision de la gestion des affaires de la cité par le président Touadéra, lors d’une conférence de presse, à Bangui et dans un hôtel de la place ? Pourquoi a – t – il préféré, en abordant des questions substantielles qui touchent à la vie de la nation et à l’avenir de son pays, recourir à l’expertise d’une presse étrangère, déconnectée des réalités de la Rca, au lieu de mettre le doigt dans la plaie en s’adressant directement à la presse locale, moyennant une offensive communicationnelle agressive et payante ?

En agissant de la sorte, ne donne – t – il pas raison à ceux qui pensent qu’il est l’homme de l’extérieur, un antinationaliste, et tout simplement un baroudeur politique trop imbu de sa petite personne, de son savoir – faire, de ses suffisances, de ses richesses et de ses relations avec la bourgeoisie locale, au service d’une bande de manipulateurs étrangers ? N’est – il pas de sa responsabilité, en tant que leader du « premier parti politique national », de soutenir les professionnels des médias publics et privés ?Très franchement et très honnêtement, peut – il dire combien lui a coûté la facture de l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Diplomatie / Et si Touadéra signait comme Yaya Jammeh un accord de défense avec la chine ou la Russie……

Il y a quelques jours, « la Russie et la Gambie ont signé un accord de défense et de coopération militaire, quatre mois après l’ouverture d’une ambassade gambienne au pays de Vladimir Poutine. L’accord a été signé à Moscou par le Chef d’état-major général adjoint de l’armée russe, le général Vasily Tonkoshkurov et le chef d’état-major des Forces armées de Gambie, le lieutenant-général Ousman Badjie. Selon les termes de l’accord rendus publics, le nouvel axe de la coopération militaire entre la Russie et la Gambie sera essentiellement centré sur la formation et l’assistance technique aux forces armées gambiennes. Une bouffée d’oxygène pour le Président Yaya Jammeh qui est de plus en plus isolé par ses anciens soutiens en matière de coopération dans le domaine de la défense.

En effet, la Gambie reçoit traditionnellement une assistance technique militaire des armées américaine, britannique et turque. Trois pays où les militaires gambiens sont souvent formés dans leurs plus prestigieuses académies. Ses livraisons d’armes venaient souvent de Libye, d’Iran et de Russie. Mais avec les violations manifestes des droits humains ainsi que les menaces et injures souvent proférées par le dictateur gambien, aussi bien les États-Unis que la Grande-Bretagne ont suspendu leur soutien, ne laissant le terrain qu’à la Turquie et récemment le Pakistan. A l’évidence, Yaya Jammeh ne veut plus s’en contenter, puisque la Libye de Mouammar Kadhafi a disparu et ne peut lui venir en aide, comme du temps où de nombreux officiers, triés sur le volet par Yaya Jammeh, y bénéficiaient de programmes de formation. D’autre part, l’Iran est en froid avec le président gambien, depuis l’histoire des armes iraniennes achetées par la Gambie et livrées à une faction des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

La Russie veut poser un pied sur la côte atlantique Confrontée à de graves défis économiques, avec la suspension de l’appui budgétaire européen, la fin de la diplomatie du chéquier née de la rupture diplomatique avec Taiwan, tout comme son exclusion du Millennium Challenge Fund ainsi que de l’accord préférentiel de l’AGOA par les États-Unis, la Gambie va mal et Jammeh, qui se sent menacé par une population de plus en plus contestataire, cherche coûte que coûte à renforcer son appareil militaire et sécuritaire. Ce qui est une opportunité pour la Russie qui cherche à poser un pied sur la côte atlantique, comme l’avait déjà fait savoir, en novembre 2014, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. En juillet 2015, le président Vladimir Poutine a approuvé une mesure visant à donner à son pays une forte présence sur la côte atlantique en réponse à ce qu’il considérait comme « une expansion des troupes de l’OTAN », après l’invasion de l’Ukraine et les menaces russes contre leurs pays voisins. Après avoir apposé sa signature, le lieutenant-général Ousman Badjie, chef d’Etat-major de l’armée gambienne, a déclaré que « l’accord va permettre à la Russie et la Gambie de consolider leurs points de vue sur diverses questions d’actualité dans le monde et intensifier les relations entre les deux forces de défense ». Ce qui fait dire à une de nos sources au sein du gouvernement gambien, qu’en « signant un accord militaire avec la Russie, la Gambie espère non seulement obtenir un soutien financier pour l’aider à résoudre la crise économique et budgétaire devenue de plus en plus insupportable, mais Yaya Jammeh ouvre la porte à Moscou qui sera bientôt autorisé à utiliser Banjul pour accéder à l’Atlantique ». Même si la situation géo – politique dans laquelle se trouve aujourd’hui la République centrafricaine n’est pas comparable à celle de la République sœur de la Gambie, une chose est sûre : tout responsable politique, épris du souci de son peuple et de l’avenir de son pays, se doit de faire beaucoup preuves d’imagination pour assouvir ses desseins, protéger son pouvoir et rassurer sa population.

Abandonné par ses anciens alliés, à savoir la Grande – Bretagne, les Etats – Unis, la France et l’Otan, coincé financièrement et sentant se poindre à l’horizon le risque d’un mécontentement généralisé, Yaya Jammeh qui est arrivé au pouvoir par un coup d’état, qui n’est pas partisan de la démocratie et qui a même commis le crime de lèse – majesté en laissant mourir en prison un opposant à son régime, a vite compris l’extrême nécessité de desserrer tout simplement l’étau qui avançait irréversiblement contre lui, en tendant la main à la Russie de Poutine, une autre puissance nucléaire, militaire et membre permanent du conseil de sécurité. Démocratiquement élu, après plus de trois (3) années de violences inouïes et de crimes odieux qui ont ébranlé l’âme de son pays, la République centrafricaine, Touadéra se doit lui aussi aujourd’hui de faire preuve d’un sursaut patriotique et diplomatique pour mettre un terme à la crise sécuritaire qui empoisonne la vie de son peuple.

Une crise sécuritaire qui est devenue un véritable fonds de commerce, tant les ressources dont regorgent le sol et le sous – sol de ce pays sont immenses, pour les bandes armées en tête desquelles la Séléka, la Minusca, la France, les Etats – Unis, l’Ouganda et tous les pays de la sous – région. Même si la France et les pays membres de la Cemac ont joué fondamentalement un rôle dans le retour de la paix dans la capitale, les principales régions minières et stratégiques demeurent occupées par des conquistadores, des mercenaires et des marchands de la mort et il est grand temps que les forces de défense et de sécurité soient non seulement restructurées, mais surtout redéployées sur toute l’étendue du territoire national en vue d’assurer la protection des populations civiles, de défendre l’intégrité du territoire et de veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat. Or, malheureusement la communauté internationale, à travers la Minusca, refuse d’user de la force pour désarmer toutes les bandes armées et imposer la paix, conformément aux recommandations et autres résolutions du conseil de sécurité, sous le chapitre 7, et brandit l’embargo sur les armes à destination de la République pour retarder le réarmement des forces armées centrafricaines, seules capables de mettre en déroute toutes les forces non conventionnelles.

En signant un accord de défense avec la Chine qui doit exploiter le pétrole de Boromata et explorer d’autres sites dans l’Ouham et la Sangha – Mbaéré, ou avec la Russie de Poutine, comme Bachar El Assad l’avait fait pour pouvoir résister aux menaces des Etats – Unis, de la France et de l’Otan, Touadéra ferait un grand pas dans la résolution de la crise qui secoue son pays depuis longtemps et créera les conditions d’un rééquilibre des forces entre les puissances occidentales et sous – régionales qui, présentes en République centrafricaine, ne défendent que leurs intérêts et n’ont pas intérêt à ce que cette crise prenne fin un jour.

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

ayandho

Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
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Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Communiqué :Réunion ministérielle sur la République centrafricaine

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1. Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, au nom du Secrétaire général, a convoqué une réunion ministérielle sur la République centrafricaine (RCA) le 23 septembre 2016, en présence du Président de la République centrafricaine, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, et des partenaires clefs de la RCA, dont la France, les Etats-Unis, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, la Banque mondiale ainsi que le Président de la configuration de la Commission de consolidation de la paix pour la République centrafricaine. Cette réunion a donné au Président Touadéra, l’opportunité de présenter les progrès réalisés par le Gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de sa vision pour la stabilisation de son pays, particulièrement dans les domaines de la réconciliation nationale, le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des membres des groupes armés, les réformes clés dans le secteur de sécurité et de la défense, la bonne gouvernance, la promotion et la protection des droits de l’homme, en particulier les droits des femmes et des enfants ainsi que la lutte contre l’impunité.

2. Les participants ont salué la vision du Président Touadéra pour transformer le pays ainsi que ses priorités immédiates pour résoudre les causes profondes du conflit et favoriser le développement du pays à long terme. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à continuer leurs efforts en faveur d’une approche inclusive associant toutes les composantes de la société centrafricaine. Les participants ont également insisté sur l’importance d’actions concrètes pour obtenir des progrès rapides dans le processus de paix et la réconciliation nationale à tous les niveaux de la société, et pour permettre le retour des 468.000 réfugiés et des 384.000 personnes déplacées internes, afin qu’ils retrouvent leurs biens et leurs moyens de subsistance.

3. Reconnaissant que la présence continue des groupes armés représente l’obstacle le plus immédiat à la stabilité et au redressement du pays, les participants ont encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre un processus de concertation avec les représentants des groupes armés au sein des instances prévues à cet effet en vue de permettre le lancement sans délai du programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement. Les participants ont également encouragé les autorités centrafricaines à s’assurer que ce processus s’inscrive dans le cadre plus large des stratégies visant à traiter les causes profondes du conflit, en particulier à travers un dialogue inclusif au niveau national et local et favorisant le désenclavement et le développement équitable de toutes les régions du pays. Les participants ont souligné que ces efforts devaient aller de pair avec la mise en œuvre de réformes concrètes dans les secteurs de la sécurité, de la défense et de la justice, et bénéficier du soutien indéfectible de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ainsi que du reste de la communauté internationale.

4. Le Président Touadéra a présenté la proposition du Gouvernement centrafricain de Cadre d’Engagement Mutuel entre le Gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux, régionaux et bilatéraux. Le Président a réaffirmé sa volonté de finaliser le document pour la conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine, afin de donner un signal fort d’un partenariat durable entre la République centrafricaine et la communauté internationale, pour obtenir une paix durable. Le Président a souligné que le Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA) proposé et le processus de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République centrafricaine (RCPC) devaient constituer des cadres cohérents et complémentaires pour orienter la relation entre la RCA et ses partenaires internationaux. Les participants ont salué le Cadre d’Engagement Mutuel comme un mécanisme important pour maintenir un haut niveau de partenariat stratégique entre la République centrafricaine et la communauté internationale.

5. Les participants ont souligné le rôle crucial que jouera la conférence des partenaires de la RCA et des bailleurs de fonds, qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre, pour sécuriser les ressources nécessaires afin de permettre la mise en œuvre des priorités visant le relèvement et la stabilisation du pays au cours des trois à cinq prochaines années. Les participants ont également exprimé leur préoccupation devant le manque de financement, entravant une réponse adéquate à la crise humanitaire en cours en RCA, avec 2,3 millions de personnes ayant besoin d’aide. Les participants se sont accordés à travailler ensemble durant les prochaines semaines, pour encourager de nouvelles promesses financières en soutien à ces priorités, notamment auprès de nouveaux donateurs potentiels pour la RCA. Ils ont enfin souligné la nécessité pour le gouvernement de mettre en œuvre des réformes structurelles dans le domaine de la gouvernance, de la décentralisation et de la gestion des finances publiques afin que ces fonds soient investis de manière efficiente, ainsi que l’importance d’un engagement dans la durée, y compris à travers le Groupe International de Soutien.

New York, le 23 septembre 2016

 
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole

 
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Publié par le 25/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : DANGER DANS L’AIR  attention les Centrafricains

salo

Pourquoi Air France annule ses vols sur Bangui le 30 Septembre 2016???????
La France ne changera jamais et c’est pourquoi nous devons nous méfier :
1/ Observez que la France a mis en alerte depuis des jours les soldats français en RCA
2/ Observez que subitement tous les opposants assoifés et les collabos accusent le pouvoir Touadera de ne rien faire pour la reconciliation et la Paix
3/ Regardez toutes les attaques meurtrières sporadigues dans l’arrière pays ces dernières semaines
4/ Aujourdhui nous apprenons que les vols de Air France prévus pour le 30 septembre sont annulés
Chers centrafricains si cette fois ci nous laissons la France destabiliser ce pays avec la complicité des gens sans parole qui changent de discours d’un jour à lautre alors ce sera très grave pour la RCA
La France colonisatrice veut empêcher toute diversification des partenaires économiques de la RCA et veut manipuler des minables politiciennes et prostitués politiques sans cervelles qu’on a deja vu à des postes ministeriels dans leur minableries venir aujourd’hui faire croire qu’ils ou elles sont trop pressés pour la Commission de Reconciliation et Paix en Centrafrique.
La RCA doit aller doucement mais surement et non avancer avec l’intoxication des colons et leurs sbires tapis dans l’ombre que nous serons obligés de dénoncer bientôt et
les enfants et les petits enfants de Barthelemy Boganda veulent vivre en paix travailler et remettre le pays sur les rails.
Vigilance pour tous et à tous les niveaux. Restons-unis et solidaire contre ce qui se prépare en ce moment. Trop c’est trop
TOUS UNIS POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN CENTRAFRIQUE
Afrikanews

Par Ben El-Arabi

 
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Publié par le 24/09/2016 dans Uncategorized

 

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Centrafrique : plus de 6 personnes tuées à Koui dans l’Ouham-Pendé

bouffon

Six morts et environs 800 maisons incendiées, c’est le bilan provisoire d’une attaque qui a eu lieu au courant de la semaine à Koui dans l’Ouham Péndé. Un bilan susceptible de s’alourdir à en croire plusieurs autorités locales contactées par RNL. 

« Depuis plusieurs jours, les rebelles du colonel Sidiki ont attaqué plusieurs villages  notamment Sangré 3, Bouzou, Sangaldoro et Kélamawélé », a déclaré Euzebe Ngaïssé, député de Koui au travers d’une interview exclusive à RNL. Selon l’élu de cette ville, « ces rebelles ont tué ce 19 septembre plusieurs personnes au village Dangobira ». Parmi ces victimes, figurent « le chef de village Sène Jacob »,  et « 2 autres personnes dont une femme enceinte au village Jahourouboutou » a précisé le député de Koui.

Cette attaque attribuée aux rebelles du Colonel Sidiki actuellement basée à Sangrélim à environs 10 Km de De Gaulles, a fait fuir les « habitants de la région qui ont trouvé exil dans les villes de Bocaranga, Bouar et Bohong »,a-t-il expliqué.

Selon des sources concordantes, « les rumeurs d’une offensive des Antibalaka sur les positions des éléments du colonel Sidiki en mouvement dans la région auraient impulsé cet assaut ».

Tout en condamnant cette attaque contre la population civile, Euzene Ngaïssé sollicite une intervention d’urgence du gouvernement afin dit-il, « de mettre hors d’état de nuire ces rebelles ». Dans leur folie, rajoute l’élu de la nation, les rebelles du colonel Sidiki ont « incendié plus de 800 maisons et pillé les biens des villageois ». Il ajoute également que la présence des rebelles du colonel Sidiki

Ces violences interviennent après celles de Kaga-Bandoro qui ont officiellement fait 6 morts selon un bilan donné par le gouvernement et la Minusca. Mais d’autres sources affirment que les exactions de Kaga-Bandoro auraient fait plus d’une vingtaine de morts parmi les populations civiles.

Source : RNL

 
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Publié par le 23/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Lettre Ouverte à son Excellence Monsieur Ban Ki-moon Secrétaire Général des Nations Unies

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Publié par le 23/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Insécurité : Gestion et Traitement des Documents Administratifs

passeport

 

1- Les Passeports
Depuis un certain temps, la gestion et la confection des passeports relèvent de la responsabilité exclusive de la Société dénommée Africard Co RCA. Conformément aux termes de la convention signée entre le gouvernement et cette Société, l’Etat ou le Trésor Public ne perçoit que 10% sur les 50.000 Francs CFA des frais de délivrance du passeport, soit 5.000 Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit Un (1) milliard de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme de 100 millions de Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit 10 milliards de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme d’Un (1) milliard de Francs CFA. Un acte irresponsable et inacceptable pour un pays aussi pauvre que la RCA qui a besoin de toutes ses ressources pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux et des forages d’eau potable ! Et ces 10% sont reversés difficilement sur des comptes censés être ceux de l’Etat, depuis plusieurs années. Pour preuve, ce n’est que tout dernièrement que les quotes – parts de l’Etat ou du Trésor du 3ème trimestre 2015 dont le montant est de 21.400.000 Francs CFA (et la société n’a pas dit combien elle a perçu) viennent à peine d’être reversées et celles du 4ème trimestre 2015 et des 1er et 2ème trimestres 2016 ne sont pas à ce jour encore reversées. Et n’en parlons pas des tracasseries et des extorsions financières rencontrées lors des démarches. Et pourtant, l’essentiel des prestations est fourni par les différents services de la police. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et dessaisir cette Société de la gestion des passeports, car selon des informations dignes de foi, plus de 400 passeports centrafricains auraient été retrouvés à Qatar et que des sujets étrangers les utiliseraient pour se prévaloir de la nationalité centrafricaine et tuer des centrafricains. Le Gouvernement doit créer une cellule autonome devant traiter et délivrer le passeport et rendre ainsi opérationnelle la machine biométrique, acquise sur les ressources de l’Etat, depuis plus de 3 à 4 mois.
2- Les Cartes Nationales d’Identité
Depuis le coup d’état de la Séléka, la machine servant à la confection des cartes nationales d’identité dont la propriétaire était l’une des nombreuses maîtresses du général d’opérette, François Bozizé, a disparu et les centrafricains n’ont plus droit à cet important document administratif. En leur place, il n’est délivré que des récépissés….. Et pourtant, leur confection génèrerait non seulement d’importantes ressources, mais surtout permettrait efficacement à l’Etat de disposer d’une banque des données sur des centrafricains en âge de majorité.
3- Les Cartes de Séjour
Il n’est aujourd’hui de secret pour personne qu’après le départ de la Séléka, plusieurs lots des cartes de séjour ont été portées disparues et sont en circulation entre les mains des sujets étrangers, des policiers et de certains groupes de pression proches du ministère de la sécurité publique. La gestion opaque et mercantiliste de ce précieux document, par le passé, est aujourd’hui l’une des causes de la crise sécuritaire qui a ébranlé l’âme de la République, en ce sens qu’elle a permis l’intrusion des sujets étrangers, des mercenaires et des liquidateurs de la République sur le territoire national. Des hommes et des femmes qui ont usé de cette nationalité pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et demander la partition du pays. Il est grand temps que s’arrête cette anarchie organisée et que seule la Régie d’Avance et des Recettes puisse avoir l’œil sur la gestion et la délivrance de ces cartes de séjour. Cela permettra à l’Etat de disposer des ressources et d’une banque de données sur les sujets étrangers circulant sur le territoire national.
4- Les Visas
Selon des informations qui circulent, il a été signé entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministère des affaires étrangères, le ministère de la sécurité publique et le ministère des finances et du budget, et les partenaires internationaux, une convention octroyant des exonérations des visas d’entrée. Cet acte de générosité a permis à des ongs internationales de faire rentrer sur le territoire national des biens et services, d’alimenter certains réseaux de commerce illégal, et d’exercer in fine des activités à but lucratif sur le dos de la République centrafricaine. Notre pays étant l’un des pays les plus pauvres du monde et dont le budget est fiscaliste, il est plus qu’urgent de revoir les dispositions de cette convention afin de lui permettre de disposer des ressources indispensables à des investissements dans la relance de l’agriculture et la construction des routes, des écoles, des hôpitaux, etc….

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 21/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA ANNONCENT DES ENQUETES SUR LES VIOLENCES A NDOMETE ET KAGA BANDORO

 

Bangui, le 21 septembre 2016 – Le gouvernement de la République centrafricaine et la Minusca ont mis en garde les auteurs et commanditaires des dernières violences à Ndomété et à Kaga-Bandoro et annoncé l’ouverture d’enquêtes sur ces incidents qui ont coûté la vie à six personnes, les 16 et 17 septembre derniers. Au cours de leur seconde conférence de presse mensuelle conjointe, mercredi à Bangui, les deux institutions ont rappelé leur étroite collaboration notamment en matière de sécurité.

« Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec la Minusca, à deux niveaux. Un niveau politique avec des concertations permanentes entre le Président de la République et le Premier ministre avec le Représentant spécial du Secrétaire général et ses collaborateurs, et un niveau opérationnel et militaire, avec des rencontres entre les états-majors de la Minusca et de la République centrafricaine », a indiqué le ministre et porte-parole, Théodore Jousso.

S’exprimant sur les évènements dans la localité de Kaga-Bandoro, Théodore Jousso a souligné qu’ils « s’inscrivent dans la droite ligne de déstabilisation orchestrée par les ennemis de la paix », au moment où le pays est en train d’enregistrer de nombreux élans de solidarité en sa faveur. En citant les membres Anti-Balaka et des ex-Séléka, le porte-parole du gouvernement a rappelé la position du gouvernement, qui a condamné ces scènes de violence et a annoncé l’ouverture d’une enquête contre les auteurs, tout en insistant que « les crimes de ces derniers jours, relèvent de la compétence de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique ».

De son côté, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a annoncé le  déploiement d’une équipe des droits de l’homme pour enquêter sur les violences afin d’établir les responsabilités. « Les responsables de ces violences ainsi que leurs complices, seront tenus responsables pour leurs actes », a-t-il averti.

Monteiro a par ailleurs rappelé que, conformément à leur mandat, les forces de la Mission sont intervenues au cours des heurts pour faire baisser la tension et ont pris des mesures de sécurisation, notamment le déploiement de casques bleus du Burundi et du Gabon pour renforcer ceux du Pakistan, présents dans la région. « A ce jour, une centaine d’hommes assure la protection du village de Ndomété tandis qu’à Kaga Bandoro, des points de contrôle ont été installés pour mieux sécuriser la ville, en particulier les points sensibles tels que l’hôpital, le marché et le camp des déplacés de l’Evêché. Les patrouilles dans la ville se poursuivent. Enfin, une mission conjointe militaro-civile vient d’arriver surplace pour analyser la situation», a précisé le porte-parole de la Minusca.

Sur les informations relatives à un autre foyer de tension qui se serait déclenchée dans la ville de Kouango en début de semaine, Monteiro a indiqué que la Force est en train d’évaluer la situation, en précisant «  que ce soit à Ndomété, Kaga Bandoro, Kouango ou d’autres endroits, la MINUSCA veut rassurer la population quant à sa determination à assurer la protection de la population, dans le cadre du mandat”.

Autre sujet abordé lors de cette conférence de presse est le retour des réfugiés centrafricains au Mali et des déplacés internes. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir que des opérations du profilage ont déjà commencé et que, très bientôt, une solution sera trouvée, avec l’appui de la communauté internationale. Théodore Jusso a saisi cette conférence de presse pour remercier la MINUSCA, au nom du gouvernement, pour le travail accompli dans le pays. « Sans cet appui, nous ne savons pas dans quel état se trouverait notre pays en ce moment », a-t-il souligné.

 

Source : Bureau de la Communication et de l’information publique de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos
 
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Publié par le 21/09/2016 dans Uncategorized

 

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