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CENTRAFRIQUE : DANGER DANS L’AIR  attention les Centrafricains

salo

Pourquoi Air France annule ses vols sur Bangui le 30 Septembre 2016???????
La France ne changera jamais et c’est pourquoi nous devons nous méfier :
1/ Observez que la France a mis en alerte depuis des jours les soldats français en RCA
2/ Observez que subitement tous les opposants assoifés et les collabos accusent le pouvoir Touadera de ne rien faire pour la reconciliation et la Paix
3/ Regardez toutes les attaques meurtrières sporadigues dans l’arrière pays ces dernières semaines
4/ Aujourdhui nous apprenons que les vols de Air France prévus pour le 30 septembre sont annulés
Chers centrafricains si cette fois ci nous laissons la France destabiliser ce pays avec la complicité des gens sans parole qui changent de discours d’un jour à lautre alors ce sera très grave pour la RCA
La France colonisatrice veut empêcher toute diversification des partenaires économiques de la RCA et veut manipuler des minables politiciennes et prostitués politiques sans cervelles qu’on a deja vu à des postes ministeriels dans leur minableries venir aujourd’hui faire croire qu’ils ou elles sont trop pressés pour la Commission de Reconciliation et Paix en Centrafrique.
La RCA doit aller doucement mais surement et non avancer avec l’intoxication des colons et leurs sbires tapis dans l’ombre que nous serons obligés de dénoncer bientôt et
les enfants et les petits enfants de Barthelemy Boganda veulent vivre en paix travailler et remettre le pays sur les rails.
Vigilance pour tous et à tous les niveaux. Restons-unis et solidaire contre ce qui se prépare en ce moment. Trop c’est trop
TOUS UNIS POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN CENTRAFRIQUE
Afrikanews

Par Ben El-Arabi

 
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Publié par le 24/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Selon des informations dignes de foi en notre possession, à l’initiative du général Ouanzé – Luinguissara, ci – devant ministre conseiller du premier ministre en matière de défense et de sécurité, un groupe d’hommes d’affaires, de nationalité jordanienne, serait arrivé à Bangui et logé à l’hôtel Ledger Plaza. Le but de leur mission serait clair et précis : obtenir coûte que coûte l’alléchant et très juteux marché de gestion des nouveaux passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et autres précieux documents administratifs. Suite à des échanges avec des experts du ministère de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, pour en avoir le cœur net sur la capacité réelle de ces partenaires à faire ou non le travail, aurait convoqué une réunion de cabinet à laquelle aurait pris part le directeur général de l’immigration – émigration dont le nom, comme ceux de ses prédécesseurs relevés naguère de leurs fonctions et sanctionnés par l’ancien ministre de la sécurité publique, le général Sambia, serait régulièrement cité dans des pratiques de gestion opaque et mercantiliste des cartes de séjour.

A l’arrivée, deux (2) camps dont les propositions s’opposent : un premier camp, celui du directeur général de l’immigration – émigration, acquis à la cause du général Ouanzé – Linguissara et donc de l’attribution dudit marché aux hommes d’affaires jordaniens, et un deuxième camp, celui du directeur de cabinet, fermement déterminé à centrafricaniser la gestion de ces précieux documents et rendre opérationnelle la nouvelle machine destinée à leur biométrisation. Prenant ses responsabilités, le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aurait demandé à son directeur de cabinet de lui préparer et soumettre à sa signature deux (2) arrêtés : un arrêté portant suspension de la circulation et de la mise en circulation de tous les anciens précieux documents administratifs pour une durée de trois (3) mois, et un arrêté portant opérationnalisation de la cellule locale de la biométrisation.

Si cette information venait à se révéler exacte dans les heures qui suivront la publication de cet article, alors le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aura frappé un grand coup. Il aura non seulement posé un acte éminemment louable, nationaliste et digne de la République, mais surtout un acte politique extrêmement courageux, à enseigner plus tard en République centrafricaine dans toutes les écoles des combattants de la liberté et des meneurs d’hommes. Car, aucun ministre de la sécurité n’a eu la volonté politique de braver la main mise des sujets étrangers sur ces domaines et leurs puissances financières et de centrafricaniser en toute responsabilité la gestion des passeports et des cartes nationales d’identité. Pour preuve, l’alléchant et très juteux marché de la gestion des passeports a été confié à un libanais, sous le régime du président François Bozizé. De la répartition des quotes – parts nées de la perception des recettes de la délivrance de ce document dont le montant est de 50.000 Francs CFA, l’Etat centrafricain ou plus exactement le trésor public ne perçoit difficilement que 10%, soit 5.000 Francs CFA. Et pourtant, l’essentiel des opérations de la confection dudit document est entièrement fourni par les différents services du ministère de la sécurité publique. Pourquoi alors ne pas confier la responsabilité de la gestion de ce document à une cellule locale, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat et d’en tirer des ressources propres indispensables à l’exécution de certaines dépenses régaliennes, mais surtout de permettre à l’Etat de disposer d’une banque de données sur les centrafricains en âge de majorité, et sur les étrangers présents sur le territoire national ?

L’amour de la cupidité a toujours été plus fort que l’amour de la patrie, n’est – ce pas ? Tout se passe comme si la République centrafricaine n’était – elle pas devenue un pays atypique ? En confiant la responsabilité de la gestion de ces précieux documents administratifs à une cellule locale, le ministre de la sécurité publique n’est – il pas en train de trouver un tant soit peu une réponse à la cause de la crise sécuritaire actuelle, en neutralisant les lobbies ou groupes de pression qui les confectionnent et les mettent à la disposition des sujets étrangers, des mercenaires, et des marchands de la mort qui s’en servent par la suite pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et in fine pour demander la partition du pays ?

Dans tous les cas, un petit pas mais un grand pas dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la présence massive et incontrôlée des sujets étrangers en Centrafrique aura été franchi. Et qu’il pleuve ou qu’il neige, contre vents et marées, Jean – Serge Bokassa est tenu de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, en secouant vigoureusement le cocotier, en bousculant becs et ongles les anciennes habitudes de gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs, et en finissant courageusement avec l’ère des liquidateurs de la République qui sont légion autour de lui, s’il veut encore avoir un avenir politique dans les années à venir.

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Quand la OUAKA s’organise pour…

DÉCLARATION N°001/UK/MRDP /16

Nous, jeunes de Centrafrique en général, et celle de la Ouaka en particulier, réunis à une importante Assemblée Générale le 04 août 2016 à Bambari, avions  créée un mouvement dénommé : Mouvement de Résistance pour la Défense de la Patrie (M.R.D.P).

  • Vu le danger, la gravité, les agissements des certains groupes armés non conventionnels tel que l’Unité du Peuple Centrafricain (UPC) du mercenaire Nigérien TOUAREG ALI NDARASSA constitué à 100% des Peulhs  Mbororo,
  • Vu les assassinats, les tortures, les exactions sommaires sous le regard tranquille de la communauté internationale à savoir la MINUSCA censé de protéger la population civile,
  • Considérant que les Peulhs Mboros sont des minorités selon la Communauté Internationale ;
  • Considérant que ces soient disants Minorités sont lourdement armés, et commettent des exactions de toutes natures et font LEURS LOIS au vu et au su de la Communauté Internationale et du Gouvernement démocratiquement  élu ;
  • Considérant que Ali DARASSA qui n’est pas Centrafricain, est non seulement Chef de guerre, mais aussi Homme d’Affaires , car il fait le trafic d’or et de diamants, prélève des taxes sur tous les produits  et marchandises (café et autres), et fait le commerce des bœufs en direction de Bangui ;
  • Considérant que le Forum de Bangui a recommandé la sécurisation de toutes les zones minières de la RCA, et que la ville de Bambari dispose d’un chantier d’or à NDASSIMA et, beaucoup d’autres dans les autres sous préfectures de la Ouaka contrôlés par l’UPC,  qui extraient frauduleusement ces minerais pour les vendre à certains éléments de la MINUSCA et de la SANGARIS ;
  • Considérant que  les éléments de l’UPC sur instructions de Ali DARASSA a érigé de barrières illégales sur toutes les axes qu’ils occupent dans les différentes localités ;
  • Considérant que certains éléments de la MINUSCA entretiennent des relations d’affaires avec Ali DARASSA ce qui prouve leur partialité, leur complicité avec l’UPC, source de courage de Peulhs Mboros éléments de l’UPC à commettre des exactions sur les populations civiles de la Ouaka et ses environs sans être inquiéter ;
  • Considérant que les filles, jeunes filles, femmes, jeunes et personnes du 3eme âge subissent toutes les formes de violences ;
  • Considérons que l’UPC se dote en armes de jour en jour et renforce  ses positions en mercenaires dans les localités suivantes : Base village MBROUTCHOU PK29 axe IPPY-BRIA , Base village KOZO PK 47 IPPY, Ex BASE BABALADE, Village GREYANDA PK 80 axe NGAKOBO- KOUANGO commune de KOCHOTOU , Village BOKOLOBO PK 60 de BAMBARI pour ne citer que ceux là ;
  • Considérant que ces opérations se déroulent à la connaissance de certains éléments de la MINUSCA, complices et acolytes de Ali DARASSA basées  dans la Ouaka, alors que l’ONU avec la complicité de la France ont décidé de prolonger l’embargo sur les armes en RCA ainsi que la non reprise en activités des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ;
  • Considérant que les exactions menées par les ennemis de la paix consistent à déstabiliser le régime démocratiquement élu, et à mettre en œuvre l’idée de la partition de la RCA ;
  • Considérant le retour à l’ordre constitutionnel de la RCA depuis cinq(5) mois qu’aucun signal fort n’est lancé en ce qui concerne la protection des populations civiles de la Ouaka ;
  •  Nous, Jeunes de la Ouaka avions décidé de prendre en mains notre destinée afin d’assurer notre protection et celle des nôtres en nous constituant en un Mouvement dénommé « Mouvement de Résistance Pour la Défense de la Patrie » en abrégé «  MRDP »;
  • Acceptons les résultats des élections présidentielles et reconnaissons la légitimité du pouvoirs en place ;

Demandons 

Au Gouvernement

  • De lever de toutes les barrières illégales mises en place par les éléments de l’UPC sur les axes : Bambari- Alindao ; Bambari- Bria ; Bambari- Ippy ; Bambari- Mbrés ; Bambari- Kouango ;
  • D’extrader les Sieurs Ali DARASSA, AMATH FAYA ABDOULAYE,NAGRECH, MABUTU, ABDOULAYE YOUSSOUF, COLONEL GONI, GÉNÉRAL DAOUDA, AMIDE, DAHARO, FADALA OUMARO, YAYA SCOTTE, ACHAFI DAOUDE, AROUN MAHAMAT, ALABIBE, MOUSSA BACHIR et tous leurs acolytes « Non Centrafricains » dans leurs pays d’origine ou de les traduire devant la justice ;
  • De traduire leurs complices Centrafricains tels que : WANGAYE Didier, Aladji ADAMOU BI Ousmane, Hardo Moussa à Ngakobo  et leurs chefs de guerre anti-populations ;
  • De traduire en justice tous les auteurs, co- auteurs et les complices des violences à l’égard des femmes, des personnes du 3eme âge, et jeunes devant les juridictions compétentes ;
  • D’assurer la protection des populations civiles  et leurs retours chez eux dans des bonnes conditions;
  • De sécuriser les chantiers d’exploitation d’or, diamants tel que NDASSIMA et autres ;
  • De désarmer par la force tous les milices et plus précisément les éléments de l’UPC les« soient disants minorités » lourdement armés  qui sévissent dans la Ouaka;
  • D’augmenter de vigilances quant à la mise en œuvre des certaines résolutions de l’ONU par la MINUSCA ;
  • De mettre en place un mécanisme de contrôle et de surveillance des frontières notamment les frontières Centrafrique-Tchad et Soudan-Centrafrique concernant l’entrée des armes et des mercenaires en RCA ;
  • De redéployer  urgemment nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans la Ouaka ;

À LA MINUSCA

  • D’appuyer sincèrement le Gouvernement Centrafricain dans ses efforts de retour de la paix en Centrafrique ;
  • D’être impartiale dans la résolution de la crise Centrafricaine ;
  • De remplir textuellement  leurs missions au lieu de faire le « BUSINESS » ;
  • De mettre en œuvre la Résolution 2127 relative au désarmement forcé de tous les milices ;

À L’ENDROIT DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE EN GÉNÉRAL, ET CELLE DE LA OUAKA EN PARTICULIER

 Nous vous lançons un vibrant  appel de  vous joindre à nous pour  la libération totale et effective de notre Ouaka, de la République Centrafricaine, NOTRE BEAU, UNIQUE ET INDIVISIBLE  PAYS.

Le MRDP a pour but de défendre la population Centrafricaine, la Patrie, et n’a aucune intention de devenir un Parti Politique. Il se dissoudra dès que le redéploiement effectif et réel de nos forces de défense et de sécurité sera sur l’ensemble du territoire Centrafricain.

VIVE LA PATRIE.

UN POUR TOUS ! TOUS POUR UN !

POUR QUE VIVE LA OUAKA !

Faite à Bambari le 04 août 2016

Ampliations                                          Pour la Coordination

–      Présidence de la République                         Le Porte Parole

–      Primature

–      Assemblée Nationale

–      MINUSCA

–      Union Africaine                                             KOMEYA Séraphin

–      Union Européenne

–      Ambassade de France

–      Ambassade des USA

–      Partis Politiques

–      Presse

–      Archives

Source : ACP/kadei.vox
 
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Publié par le 17/08/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Faustin-Archange Touadéra : « Il n’y aura pas de chasse aux sorcières »

 

Le nouveau président n’a qu’un mot à la bouche : le dialogue. Avec les groupes armés comme avec les anciens maîtres de Bangui, même si, insiste-t-il face aux journalistes de Jeune Afrique, cela n’empêchera pas la justice de faire son travail.

L’homme simple qu’est Faustin-Archange Touadéra découvre les fastes de la fonction présidentielle. Ce 18 juillet après le dîner, c’est dans une suite du tout nouvel hôtel Marriott de Kigali que le chef de l’État centrafricain nous reçoit.

Élu en février dernier à la surprise générale, il vient de participer à son premier sommet de l’Union africaine (UA). Un moment fort, presque émouvant : c’est la première fois depuis trois ans et le coup d’État de Michel Djotodia qu’un leader centrafricain est autorisé à siéger au sein de l’organisation panafricaine. « Pour nous, c’est une fierté de pouvoir retrouver notre place, notre droit de vote et de parole au sein de cette grande famille », résume Faustin-Archange Touadéra, 59 ans.

Depuis le début du mois de juillet, différentes factions de l’ex-Séléka se déchirent pour des questions de leadership, et celui qui fut décrit, sous François Bozizé, comme un Premier ministre effacé doit désormais montrer qu’il ne cédera pas à la pression des armes.

L’ancien recteur de l’université de Bangui semble, pour l’instant, bénéficier de la bienveillance de ses concitoyens, et, ces dernières semaines, c’est contre son Premier ministre, Simplice Sarandji, que s’est concentré l’essentiel des critiques. Décrit comme trop impulsif, colérique, celui qui fut son directeur de cabinet à la primature s’est mis à dos une bonne partie de la classe politique centrafricaine.

Le président lui accorde-t-il encore toute sa confiance ? « Comment voulez-vous juger de la capacité d’un gouvernement en si peu de temps ? » objecte Touadéra. Rencontre avec un président pas comme les autres, qu’un emploi du temps chargé n’empêche pas, de temps à autre, de continuer à donner des cours de mathématiques à l’université.

Jeune Afrique : Vous avez achevé début juillet vos cent jours à la tête de la Centrafrique. Êtes-vous satisfait de l’évolution du pays depuis votre accession au pouvoir ?

Faustin-archange touadéra : Bien entendu, il reste des attentes à combler et des situations difficiles à gérer, comme le désarmement ou la réforme du secteur de la sécurité. Mais la Centrafrique est aujourd’hui revenue dans l’ordre constitutionnel et les Centrafricains ont clairement indiqué qu’ils voulaient la paix. Ils ont un président qui a été bien élu et une Assemblée nationale qui fonctionne.

Vous avez affiché une certaine fermeté face aux groupes armés. En avez-vous les moyens ?

Dès ma prise de fonctions, j’ai invité tous les responsables des groupes armés pour partager avec eux ma vision du désarmement. Beaucoup étaient d’accord avec moi. J’ai mis en place une structure, au niveau de la présidence, chargée du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion [DDR] pour montrer que c’est une priorité de mon mandat. Ce sujet est central, car on ne peut pas parler de redressement et de développement si nous n’avons pas la paix et que les armes circulent. Je leur lance une invitation au dialogue et à l’adhésion au processus de DDR.

Les violences ont pourtant repris début juillet…

C’est un processus difficile qui vient tout juste d’être entamé. Il y a quelques jours, nous avons invité les groupes armés à désigner leurs représentants. Ce processus a été élaboré avec la communauté internationale, avec des experts centrafricains et avec les groupes armés, qu’il faut prendre le temps d’écouter. Certains ont des propositions pour faire avancer les choses.

En Centrafrique, les armes ont toujours été un moyen d’accès au pouvoir. Ce temps est-il révolu ?

Je le pense. Du moins en ce qui me concerne. La violence ne peut pas continuer. Les Centrafricains n’en peuvent plus. On ne doit plus revenir aux armes.

Faut-il dialoguer avec tout le monde ? Même avec Noureddine Adam, l’ex-numéro deux de la Séléka, que de nombreux Centrafricains voudraient voir arrêté ?

J’ai vu Noureddine Adam au Tchad avant mon élection. Nous allons continuer à discuter et à échanger. Mais ce dialogue n’empêche pas que la justice fasse son travail.

Comptez-vous intégrer dans l’armée des membres des groupes armés ?

Ceux qui remplissent les critères seront intégrés pour respecter l’équilibre régional.

Craignez-vous que le départ de la force française Sangaris ait des conséquences sécuritaires ?

J’ai fait connaître au président français, François Hollande, ma déception face à cette décision [annoncée le 13 juillet], mais c’est ainsi. Nous avons formulé des requêtes pour que le mandat de la Minusca [la Mission des Nations unies en Centrafrique] soit renforcé afin de tenir compte de ce nouvel environnement sécuritaire et pour que le retrait de Sangaris ne déséquilibre pas les structures actuelles.

Où en sont les enquêtes sur les accusations de viols contre l’armée française et la force de l’ONU ?

C’est une question primordiale pour nous, Centrafricains. Les faits ont été commis sur notre sol, contre nos compatriotes. Pour le moment, nous ne sommes pas informés des procédures et c’est inacceptable. Nous souhaitons qu’il y ait une vraie coopération avec la France et voulons être associés aux enquêtes, qui doivent aller plus vite. La justice doit être rendue.

Que pouvez-vous nous dire des prospections pétrolières qui ont lieu dans le nord de la Centrafrique ?

Nous savons que des sociétés chinoises travaillent dans ces zones. L’État devrait être en mesure d’assurer leur sécurité, mais cela n’est malheureusement pas le cas, puisqu’il n’est pas présent [la sécurité est assurée par des éléments d’une des factions de l’ex-Séléka]. C’est un problème que nous devons régler.

Comptez-vous renégocier le contrat qu’elles avaient signé avec le régime de l’ancien président Bozizé ?

Je n’ai pour le moment pas assez d’éléments pour le dire. Nous allons étudier ces contrats et nous prononcer.

Concrètement, dans quel état sont les finances de la Centrafrique ?

Nous sommes en difficulté. Vous savez bien que le conflit a sapé les bases de notre économie. Dans certaines régions, la population ne peut plus cultiver à cause de l’insécurité, nous ne pouvons pas lever les impôts. Mais nous faisons tout pour inverser la tendance. Nous avons discuté d’un programme avec le FMI, nous avons des échanges avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Nous prévoyons par ailleurs d’organiser, le 17 novembre à Bruxelles, une table ronde des bailleurs de fonds, sous l’égide de l’Union européenne.

Vous aviez promis un audit de la transition. Où en est-il ?

Il ne s’agit pas d’un audit de la transition. Ce que nous voulons faire, c’est un état des lieux pour savoir comment se portent certaines structures et pour nous permettre d’ajuster notre stratégie. S’il y a des suspicions sur certains contrats, nous aviserons au cas par cas. Mais ne vous attendez pas à une chasse aux sorcières !

Quelles sont vos relations avec vos prédécesseurs, Catherine Samba-Panza, Michel Djotodia ou François Bozizé ?

Nous avons des contacts avec ces anciens chefs d’État. Mais rien de régulier.

Certains s’inquiètent de la présence dans votre entourage d’anciens proches de Bozizé…

En tant que président de la République, je travaille avec tout le monde. Je connais des Centrafricains qui, à l’époque de Bozizé, ont bien travaillé. Faudrait-il les mettre dehors ? Moi-même, j’ai été son Premier ministre pendant cinq ans. Les Centrafricains m’ont pourtant élu avec plus de 63 % des suffrages ! On parle trop des anciens proches de Bozizé, pas assez de ceux qui n’étaient pas dans son parti et qui m’entourent aujourd’hui.

Source : AFP/ JA/ 

Par Michael Pauron et Vincent Duhem – à Kigali

 
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Publié par le 04/08/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Mû et bouleversé, mais surtout très indigné par la situation actuelle de notre pays, par le statu quo.

 

jayandho

Un média international, RFI, pour ne pas le nommer, dans le rôle qui est immanquablement et indéniablement le sien, aurait cru devoir tendre un micro et accorder une interview à un triste et sinistre individu, que je ne saurais d’ailleurs appeler autrement. De toutes les incongruités qui ont pu provenir de ce qui lui sert de corps, j’en retiens une, celle faisant allusion aux cendres qui couveraient des braises ardentes…et qu’un vent malencontreux suffirait à embraser…

Je ne sais pas si cet individu, en proie à un évident délire sévère, sait de quoi il parle lorsqu’il se permet à chaque fois, à chaque occasion, de pareilles libertés de vues et d’injonctions sur les questions hautement centrafricaines? Aussi, peut-être que finalement, à force de temporisation et de quelque intérêt porté, les différentes postures des uns et des autres l’y autoriseraient-elles?

Cependant, la métaphore de ce dernier me sied. Cela m’inspire mais surtout me conforte dans une vieille conviction. En effet, d’entre les premières et sérieuses origines de nos maux, j’aime à le dire chaque fois que cela s’impose, le « vent de la BAULE », mêlé à l’Harmattan, ce vent de sable qui s’élève et qui nous vient du Sahara, avait porté dans ses nuées un « monstre » qui, à longueur de temps et d’époques, a déployé et contracté ses redoutables anneaux, tel un serpent des mers ayant jeté son dévolu sur notre pays, la République Centrafricaine. Fait du changement climatique aidant et la faveur d’une déjà perceptible désertification sous nos latitudes, les bourrasques qui n’avaient plus de cesse de s’abattre sur notre paisible espace social et donc de vie soulevèrent des feuilles mortes, libérèrent ainsi de leurs abris et à jamais certains petits êtres repoussants, et qui se révélèrent depuis et finalement d’une extrême dangerosité, influençant nuisiblement les esprits fragiles ou empêchant toutes les meilleures volontés.
Mû et bouleversé, mais surtout très indigné par la situation actuelle de notre pays, par le statu quo, comme qui dirait presque convenu et qui semble participer de l’insupportable enlisement de la crise, de la situation des déplacés et des réfugiés, à la consolidation du chaos et de l’occupation de zones entières, de nos régions, l’expectative nous conduit indubitablement et bien malgré nous à notre délitement total. J’estime donc que la seule urgence qui vaille est celle des responsabilités. La légitimité du peuple, les institutions démocratiques et républicaines, le pouvoir régalien et discrétionnaire, n’autorisent plus aux questionnements, mais commandent à la sauvegarde, la préservation de l’intérêt national face à l’insupportable, à l’inadmissible. La « matrice » ayant contribué à la manipulation de certains coeurs en mal d’amour, de certains esprits fragiles, en l’occurence ceux de nombre de certains de nos compatriotes, celle-ci ne saurait plus servir à des intérêts autres que ceux devant toujours et plus que jamais nourrir et protéger notre Unité, notre Fraternité, notre Vivre-ensemble. Nous avons été envahis. Nous devons maintenant nous employer à devoir les repousser et reconquérir toutes nos provinces, tous nos droits, toutes nos libertés.

J’admets et j’assume, une fois de plus, sans aucune réserve, ma part de responsabilité passive, d’autant qu’elle ne suffira jamais à disculper les véritables auteurs et coupables de tous ces crimes, c’est-à-dire: toutes celles et tous ceux qui auront été au début, pendant et à la fin de toute cette longue et désespérante chaîne de responsabilités, celle de tous les errements et, aujourd’hui, celle de cette indicible tragédie. Dans mon entendement et dans celui de bien d’autres encore que ma seule personne, aucun digne fils du pays, aucun centrafricain digne de ce nom, au nom de je ne sais quelle promesse ou motivation, même si cela devait être au nom de justes et de légitimes revendications voire frustrations, puisse se laisser séduire et convaincre, venir en « conquérant » sur ses propres terres semer sur son passage la destruction, la désolation, une déferlante de la mort des siens. Et toute cette vague ravageuse avec l’aide inique de hordes sauvages étrangères, au seul et unique but jusque-là déclaré de conquérir le Pouvoir et d’asservir.

Le Centrafrique qui était le mien, celui de bien d’autres encore que moi, j’aimerais pouvoir le retrouver. Je le connais mieux que quiconque parce que j’ai eu à le parcourir dès l’âge de 06 ans, en compagnie de mes frères et soeurs, sous la conduite éclairée de notre père qui était en responsabilité publique. Il avait en constance le souci premier de nous amener avec lui pour nous faire découvrir et connaître le pays profond. Les années se suivant, nos vacances scolaires étaient essentiellement consacrées à cela.
Notre pays n’avait pas de routes nationales ni d’autoroutes bitumées, sinon des pistes bien entretenues que ponctuaient, selon la saison, des barrières de pluies, pour préserver leur état des intempéries. Et toute autorité était astreinte à cette règle. Il nous a toujours été agréable et très enrichissant de parcourir ainsi, plus ou moins régulièrement, l’arrière-pays, le vaste ensemble de notre territoire national, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, en passant inévitablement par le Centre (Bambari/ « Hôtel des Chasses »; Alindao/Mission de Kongbo).

J’ai donc connu les pistes en latérite, certes poussiéreuses mais très praticables; croisé les cars en réquisition pour le transport et le retour des élèves vacanciers dans leurs contrées voire la nouvelle rentrée académique; les troupeaux et convois de zébus; les barrières de pluies ainsi que les temps d’attente pour le passage autorisé; les vastes espaces verts cultivables qui s’étendaient à perte de vue; les arbres grands et hauts de nos forêts; les hautes herbes et les savanes d’où s’échappaient des antilopes, des pintades, des perdrix; les magnifiques reliefs majestueux du Dar-el-Kouti;…; les barges câblées ou motorisée; les ponts entretenus et fonctionnels qui permettaient le passage de nos belles rivières, de jour comme de nuit; la grâce et la féerie de nos chutes d’eau; les villages aux abords des pistes, avec quelques caprins et quelques volailles, où il était toujours plaisant de faire une halte méritée et conviviale; les populations, quant à elles, lumineuses d’accueil et d’hospitalité, chacune dans sa diversité… Ces « excursions », au plus près des populations et des réalités, elles ont ensuite discontinué, au point de s’estomper au fil du temps, au fur et à mesure de la courbe de dégradation de l’état du pays…
Depuis lors, les choses n’ont plus jamais été comme avant. L’environnement politique et social, jadis de Paix, de relatif Bien-être et du Vivre-ensemble, aujourd’hui, a été sabordé. Nous saurons nous retrouver et nous réconcilier durablement.

Il n’y a pas eu un seul endroit de notre pays, la République Centrafricaine, que je n’eusse pas connu, que je n’ai pas aimé. J’en ai aujourd’hui le coeur qui saigne devant tant de désastre, devant tant de gâchis!

Par Jacques AYANDHO

 
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Publié par le 22/07/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: VERS LA CREATION D’UN RESEAU DES MAIRES CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES

mairiedebangui

Bangui, le 29 juin 2016 – Les maires des huit arrondissements de Bangui, de Bimbo et de Bégoua, se réunissent jeudi et vendredi à Bangui, pour mettre en place un Réseau pour la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, aux enfants et aux hommes. L’objectif recherché par les maires de Bangui, de Bimbo et de Bégoua est de contribuer à la prévention et à la protection des femmes, des enfants et des hommes contre les violences sexuelles liées au conflit.

Selon les initiateurs, l’inexistence des systèmes de collecte et d’analyse des données sur les violences, l’absence ou l’inefficacité des services spécialisés de lutte contre les violences sexuelles liées au conflit en Centrafrique ainsi que l’impunité dont bénéficient les présumés coupables augmentent les violences sexuelles.

A travers cette initiative, ils pourront jouer un rôle significatif dans la prévention et la lutte contre l’impunité, tout en disposant d’un système de partage d’informations en continue sur la situation des violences sexuelles dans leurs villes.

Pendant deux jours, les maires vont élire en leur sein, un bureau composé d’un coordonnateur, de deux rapporteurs et de trois membres, lesquels formeront un comité ad hoc. Ce comité aura pour mission d’élaborer les projets de textes statutaires de l’organisation et sera appuyé par l’Unité de la protection des femmes de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCainfos
 
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Publié par le 30/06/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAL AFRICAN REPUBLIC : MINUSCA STRONGLY CONDEMNS THE KILLING OF A PEACEKEEPER IN BANGUI

 onuminusca

Bangui, June 27, 2016 – A peacekeeper of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) was shot dead by unidentified armed men on June 24 2016 in Bangui. 

MINUSCA peacekeepers were alerted and, in coordination with the national security forces, immediately organized a search of the victim’s body at the alleged crime scene. The body was found at Bangui General Hospital, in not yet elucidated circumstances. An investigation was immediately launched to gather evidence of this deplorable crime. 

MINUSCA condemns in the strongest terms this shameful and unjustified act. “Attacking a peacekeeper could be considered a war crime. Everything will be done in order to find those who carried out this act and bring them to justice”, said the Special Representative of the Secretary-General of the United Nations for the Central African Republic and Chief of MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga. 

MINUSCA presents its deepest and heartfelt condolences to the family of the victim, as well as to his contingent and his country. 

 

Source : MINUSCA service of communication for CARnews or RCAinfos

 

 
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Publié par le 28/06/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,CHEF DE L’ÉTAT A L’OCCASION DU PREMIER SOMMET MONDIAL DE HUMANITAIRE. (Istanbul 23 mai 2016)

• Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;
• Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
• Distingués Membres des délégations ;
• Mesdames et Messieurs,

La République Centrafricaine mon pays a connu depuis trois(3)décennies une série des crises militaro politiques dont la plus profonde et la plus dévastatrice a été celle qui a démarré en 2013.

Cette dernière a mis à mal les fondements même du pays et a entrainé une crise humanitaire sans précédent.

Plus de 900.000 personnes ont été poussées hors de chez elles pour se mettre à l’abri soit à l’intérieur du pays ou dans les pays limitrophes.

Selon la Croix Rouge Centrafricaine, environ 1746 de personnes ont perdu la vie et 2600 personnes ont été blessées par armes blanches ou armes à feu.

Aussi, des biens, meubles et immeubles appartenant à l’Etat ou à des particuliers ont été pillés ou détruits.

Des infrastructures sociales de base comme les formations sanitaires, les écoles ou autres structures socioéconomiques ont été mis à sac et aujourd’hui encore plus de 2, 3 millions de personnes sont dans le besoin d’assistance humanitaire.

Avec l’appui de la Communauté internationale et dans la mesure du possible, le Gouvernement a essayé d’apporté les réponses à cette crise humanitaire qui malheureusement persiste par endroit dans le pays.

La mobilisation des ressources a été le point faible de la réponse à la crise humanitaire centrafricaine car sur toutes les prévisions aussi bien pour l’année 2014 que 2015, les ressources mobilisés n’ont jamais dépassées le taux de 70%.

Avec le passage du Saint Père dans mon pays la situation humanitaire s’est nettement apaisée caractérisé par un désarmement du cœur avec un retour de l’esprit de cohésion sociale et du vivre ensemble. Cependant, il est important d’indiquer qu’il existe encore des poches d’insécurité et d’obstacles à la cohésion sociale et le vivre ensemble dans quelques régions de la Centrafrique.

C’est ici l’occasion de remercier toute la communauté internationale pour sa mobilisation qui a permis d’éviter l’implosion de mon pays et d’enclencher le processus de dialogue participatif et inclusif qui a aboutit au retour à la légalité constitutionnelle.

• Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;
• Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
• Distingués Membres des délégations ;
• Mesdames et Messieurs,

Tenant compte des efforts consentis par le Gouvernement pour trouver une solution durable à cette crise et particulièrement le retour consenti et la réintégration de nos compatriotes, je voudrais lancer du Haut de cette tribune un appel pressant à la communauté internationale pour renforcer l’appui à mon pays afin de lui permettre de développer et mettre en œuvre une stratégie appropriée de retour des déplacés comprenant un Projet de reconstruction de logement pour les déplacés, un projet de réinsertion socio-économique pour les personnes de retour et un Projet de domestication des instruments juridiques régionaux et internationaux ratifiés par mon pays parmi lesquels la Convention de l’Union Africaine sur la Protection et l’assistance à apporter aux Personnes Déplacées Internes dite Convention de Kampala.

Il s’agit de créer les conditions les meilleures pour un retour volontaire et digne des compatriotes déplacés.

Il est vrai que la sortie de crise se fera avec les centrafricains eux-mêmes mais nous pensons que la communauté internationale doit continuer à nous appuyer pour que aussi bien les aspects de relèvement précoce pour les zones où les activités ont repris normalement et que les aspects urgence qui devront se poursuivre dans les zones où les conditions optimales de reprise ne sont pas encore réunies.

Devant la situation de fragilité où se trouve encore la République Centrafricaine, l’appui de la communauté internationale demeure indispensable particulièrement sur la question humanitaire.

C’est pourquoi je voudrais réitérer l’importance du maintien et du renforcement de la Centrafrique dans l’agenda humanitaire international, notamment sur les problèmes du retour et de la réinsertion des Personnes des déplacées internes ainsi que des réfugiés.

Je voudrais solliciter le Secrétaire Général des Nations Unies pour un plaidoyer profond auprès de la communauté internationale pour une reprise de mon pays dans les différents agendas internationaux.

Il sera important que la coordination de l’action humanitaire soit renforcée dans mon pays où il se pose un problème en terme d’interface du Gouvernement en la matière, ce qui fragilise les actions concertées qui sont développées entre la réponse d’urgence et celle en termes de relèvement pour un développement durable.

Je ne saurai conclure mes propos sans remercier la République de la Turquie qui nous a réservé un accueil chaleureux à moi et ma délégation ainsi que les organisateurs de ce sommet mondial, pour l’opportunité qui m’a été offerte pour présenter la situation humanitaire que connait aujourd’hui mon pays.

 
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Publié par le 24/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

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Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Politique / Quand la République n’est gérée que par Touadéra, Grébada et Sarandji

touadera

C’est ce que les centrafricains murmurent aujourd’hui, chuchotent et se disent, dans les taxis et bus, les bureaux et les lieux de services, les restaurants et les débits de boisson, sur les marchés et même dans les églises. Une triste réalité pour une grande majorité des centrafricains qui ont cru au candidat indépendant Touadéra et qui ont massivement porté leurs voix sur sa modeste personne, pour leur avoir fermement promis le changement et la rupture. Des mots qui tardent à prendre effectivement forme, à moins de 55 jours du bilan de ses 100 premiers jours de gestion des affaires de la cité.

Une triste réalité qui se justifie par une certaine hésitation, une certaine indécision et une certaine timidité qui caractérise l’homme du 30 décembre 2015, dans sa prise de décision. En effet, il n’est aujourd’hui de secret pour personne que depuis sa prise de pouvoir, le 30 mars 2016, Touadéra brille par une certaine indécision dans l’effectivité ou l’entièreté de l’exercice du pouvoir de l’Etat, à travers une prompte diligence dans la prise des actes de nominations et d’affectation de ses hommes de confiance sur les postes stratégiques du pays, pour une mainmise réelle et totale sur la gestion de l’appareil de l’Etat. De la présidence de la République à la primature en passant par les services hautement sensibles de l’administration et les entités périphériques, non seulement l’homme du 30 décembre 2015 peine lourdement à convaincre par des nominations d’hommes de compétence, d’intégrité et de haute probité morale, mais surtout donne l’impression de se chercher et de ne pas s’être suffisamment préparé à gérer la République, sitôt investi dans ses fonctions.

Comme l’avait fait au Benin, Patrice Talon qui, quelques heures seulement après la cérémonie de sa prise de pouvoir, avait rassuré ses compatriotes de sa capacité à écrire l’une des pages glorieuses de leur pays, en nommant son premier ministre, en mettant en place son gouvernement, et en nommant ses hommes sur les postes stratégiques de l’Etat, dans l’administration, les sociétés d’état, et les entités périphériques. Et cela en moins d’un jour ! Un exemple de politique de rupture et de changement. Une politique qui est passée par le départ des médiocres et leur substitution par des méritocrates. Malheureusement, au rebours de la capacité d’homme d’état dont avait fait preuve Patrice Talon, Touadéra apparait aux yeux d’une grande majorité des centrafricains comme un inexpérimenté qui n’arrive même pas, plus de 45 jours après sa prise de pouvoir à constituer son propre cabinet et à rendre opérationnelle avec des experts chevronnés la première institution de la République qu’est le secrétariat général de la présidence. De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que le nom du nouveau secrétaire général de la présidence de la République n’est pas connu plusieurs jours après la publication du décret portant nomination du directeur de cabinet !

De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que le nom du nouvel inspecteur général d’état et celui du nouvel inspecteur général des finances ne sont pas connus, plus de 45 jours après la prise de pouvoir d’un nouveau président !

De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que le nom du nouveau directeur général du trésor et de la comptabilité publique et celui du nouveau caissier principal, gestionnaires des fonds publics, tenanciers du portefeuille de l’Etat et principaux collaborateurs du président de la République tardent à être rendus publics, plus de 45 jours après la prise de pouvoir d’un nouveau président !

De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que les nom du nouveau directeur général de la douane et des droits indirects, du nouveau directeur général des impôts et des domaines, du nouveau directeur de la direction générale du Budget, du nouveau directeur général des marchés publics, du nouveau secrétaire permanent près l’autorité des marchés publics, et du nouveau directeur général de l’agence nationale d’investigations financières, ne sont pas connus, plus de 45 jours après la prise de pouvoir d’un nouveau président !

De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que le nom du nouveau chef d’état – major des armées et celui de ses adjoints ne sont pas connus, plus de 45 jours après la prise de pouvoir d’un nouveau président !

De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que le nom du nouveau procureur général près la cour d’appel et celui du nouveau procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui ne sont pas connus, plus de 45 jours après la prise de pouvoir d’un nouveau président !

De l’histoire de tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays, c’est bien pour la première fois que le nom du nouveau directeur général de la documentation et des archives de l’Etat, et celui du nouveau conseiller en communication à la présidence de la République ne sont pas connus, plus de 45 jours après la prise de pouvoir d’un nouveau président ! A quand donc la prise réelle de pouvoir de Touadéra ?

Cette prise de pouvoir n’est – elle pas, après la cérémonie du 30 mars 2016, le contrôle des services stratégiques de l’Etat par ses hommes, pour la mise en œuvre de son programme politique et de son projet de société ?

Comment Touadéra peut – il user de la plénitude du pouvoir, s’il n’est pas en mesure de contrôler l’armée, la police, la gendarmerie, les régies financières, les sociétés d’Etat, les communes et les préfectures ?

Un long attentisme et un interminable atermoiement qui font douter bien des centrafricains de la capacité réelle de leur président à se glisser dans la peau d’un Chef d’Etat, et à disposer, à son service, d’un panel d’experts déterminés à l’aider à asseoir sa politique de la renaissance, dans le domaine de la sécurisation, du désarmement, de la relance économique, de la restauration de l’Etat, et de la reconstruction nationale. Une bien triste réalité qui ne cesse de heurter la conscience de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui ont fait confiance à Touadéra pour sa promesse de politique du changement et de rupture, mais qui sont obligés d’assister la mort dans l’âme à la mise en œuvre d’une politique de continuité, de collaboration et de coopération avec le maintien en poste de tous les liquidateurs de la République. Conséquences : démotivation totale à la présidence de la République où les dossiers s’amoncellent dans les parapheurs, zèle des anciens dignitaires et gestionnaires des régies financières, et pourtant responsables d’odieux actes de détournements des deniers de l’Etat, à l’exemple de la direction générale de la douane où la loi portant bancarisation des recettes de l’Etat a été bancorisée, et paralysie des services substantiels de l’administration.

En somme, la République n’est gérée à ce jour que par Touadéra, Grébada et Sarandji. Et en face, d’un côté, des hommes et des femmes qui attendent tout naturellement et impatiemment d’être relevés de leurs fonctions, et de l’autre, une marée de cadres opprimés et frustrés qui attend logiquement et impatiemment à prendre leur place, afin de redonner de la vigueur et de la vitalité à la République. Parmi eux, de milliers de cadres des partis politiques qui ont apporté leur indéfectible soutien au candidat Touadéra. Mais, que disent donc leurs plus proches collaborateurs de toutes ces inquiétudes et de toutes ces indécisions dont les conséquences sont déjà palpables sur le fonctionnement de la République ?

Pour certains, après la crise née de la composition du gouvernement, l’homme du 30 décembre 2015 voudrait bien se donner un temps de réflexion et d’enquête sur les hommes à nommer à ces postes de responsabilité. Pour d’autres, au nom de la réconciliation, Touadéra rechignerait à dérouler sa politique de la rupture qui ne serait pas vue d’un bon œil par les anciens dignitaires et une partie de la communauté internationale.

Des explications qui sont loin de convaincre les sentinelles de l’espoir qui veulent plus d’agressivité de la part de l’homme du 30 décembre de 2015 et qui lui proposent comme solution de sortie plus d’esprit d’humilité, d’initiatives, et de franche collaboration avec tous ses alliés, parmi lesquels l’UNDP de Michel Amine qui, arrivée en tête des législatives, dispose, plus que tous les autres partis, de cadres chevronnés dans tous les domaines de compétences et d’expertise. A Touadéra de s’assumer hic et nunc et de comprendre qu’il ne lui reste que plus de quatre années à la tête de la République et que le bilan de ses 100 premiers jours sera un test à hauts risque pour le restant des jours à venir et de son quinquennat !

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

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