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CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Selon des informations dignes de foi en notre possession, à l’initiative du général Ouanzé – Luinguissara, ci – devant ministre conseiller du premier ministre en matière de défense et de sécurité, un groupe d’hommes d’affaires, de nationalité jordanienne, serait arrivé à Bangui et logé à l’hôtel Ledger Plaza. Le but de leur mission serait clair et précis : obtenir coûte que coûte l’alléchant et très juteux marché de gestion des nouveaux passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et autres précieux documents administratifs. Suite à des échanges avec des experts du ministère de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, pour en avoir le cœur net sur la capacité réelle de ces partenaires à faire ou non le travail, aurait convoqué une réunion de cabinet à laquelle aurait pris part le directeur général de l’immigration – émigration dont le nom, comme ceux de ses prédécesseurs relevés naguère de leurs fonctions et sanctionnés par l’ancien ministre de la sécurité publique, le général Sambia, serait régulièrement cité dans des pratiques de gestion opaque et mercantiliste des cartes de séjour.

A l’arrivée, deux (2) camps dont les propositions s’opposent : un premier camp, celui du directeur général de l’immigration – émigration, acquis à la cause du général Ouanzé – Linguissara et donc de l’attribution dudit marché aux hommes d’affaires jordaniens, et un deuxième camp, celui du directeur de cabinet, fermement déterminé à centrafricaniser la gestion de ces précieux documents et rendre opérationnelle la nouvelle machine destinée à leur biométrisation. Prenant ses responsabilités, le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aurait demandé à son directeur de cabinet de lui préparer et soumettre à sa signature deux (2) arrêtés : un arrêté portant suspension de la circulation et de la mise en circulation de tous les anciens précieux documents administratifs pour une durée de trois (3) mois, et un arrêté portant opérationnalisation de la cellule locale de la biométrisation.

Si cette information venait à se révéler exacte dans les heures qui suivront la publication de cet article, alors le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aura frappé un grand coup. Il aura non seulement posé un acte éminemment louable, nationaliste et digne de la République, mais surtout un acte politique extrêmement courageux, à enseigner plus tard en République centrafricaine dans toutes les écoles des combattants de la liberté et des meneurs d’hommes. Car, aucun ministre de la sécurité n’a eu la volonté politique de braver la main mise des sujets étrangers sur ces domaines et leurs puissances financières et de centrafricaniser en toute responsabilité la gestion des passeports et des cartes nationales d’identité. Pour preuve, l’alléchant et très juteux marché de la gestion des passeports a été confié à un libanais, sous le régime du président François Bozizé. De la répartition des quotes – parts nées de la perception des recettes de la délivrance de ce document dont le montant est de 50.000 Francs CFA, l’Etat centrafricain ou plus exactement le trésor public ne perçoit difficilement que 10%, soit 5.000 Francs CFA. Et pourtant, l’essentiel des opérations de la confection dudit document est entièrement fourni par les différents services du ministère de la sécurité publique. Pourquoi alors ne pas confier la responsabilité de la gestion de ce document à une cellule locale, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat et d’en tirer des ressources propres indispensables à l’exécution de certaines dépenses régaliennes, mais surtout de permettre à l’Etat de disposer d’une banque de données sur les centrafricains en âge de majorité, et sur les étrangers présents sur le territoire national ?

L’amour de la cupidité a toujours été plus fort que l’amour de la patrie, n’est – ce pas ? Tout se passe comme si la République centrafricaine n’était – elle pas devenue un pays atypique ? En confiant la responsabilité de la gestion de ces précieux documents administratifs à une cellule locale, le ministre de la sécurité publique n’est – il pas en train de trouver un tant soit peu une réponse à la cause de la crise sécuritaire actuelle, en neutralisant les lobbies ou groupes de pression qui les confectionnent et les mettent à la disposition des sujets étrangers, des mercenaires, et des marchands de la mort qui s’en servent par la suite pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et in fine pour demander la partition du pays ?

Dans tous les cas, un petit pas mais un grand pas dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la présence massive et incontrôlée des sujets étrangers en Centrafrique aura été franchi. Et qu’il pleuve ou qu’il neige, contre vents et marées, Jean – Serge Bokassa est tenu de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, en secouant vigoureusement le cocotier, en bousculant becs et ongles les anciennes habitudes de gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs, et en finissant courageusement avec l’ère des liquidateurs de la République qui sont légion autour de lui, s’il veut encore avoir un avenir politique dans les années à venir.

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

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Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Combats entre armée ougandaise et Séléka, au moins 15 morts

CENTRAFRIQUE: Combats entre armée ougandaise et Séléka, au moins 15 morts

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Des affrontements entre des soldats de l’armée ougandaise présents en Centrafrique et des rebelles de la Séléka ont fait au moins une quinzaine de morts dimanche et lundi, a-t-on appris auprès de sources présentes sur place.

Les forces ougandaises mènent des opérations contre les insurgés ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont fait de la Centrafrique l’une de leurs bases arrières.

Dimanche et lundi, elles n’ont pas ouvert le feu sur des hommes de la LRA mais sur la Séléka lors de combats qui se sont déroulés dans l’est du pays, une zone sillonnée par plusieurs mouvements armés.

« Les Ougandais ont tiré par erreur sur nos hommes qu’ils ont pris pour des membres de la LRA », a déclaré à Reuters Eric Massi, un représentant de la Séléka installé à Bangui.

« Il y a eu 15 morts et trois blessés dans nos rangs. Et il y a eu trois morts et trois blessés de leur côté », a-t-il ajouté. « Nous tentons de calmer la situation. »

Un prêtre de cette région frontalière avec la République démocratique du Congo, Bienfait Walibanga, a confirmé qu’il y avait eu des affrontements mais a livré une version et un bilan différents.

Selon lui, un soldat ougandais a trouvé la mort dimanche dans une attaque menée par la Séléka et deux membres du groupe rebelle ont été tués lors de tirs de représailles. Les forces ougandaises auraient tué 14 rebelles de la Séléka lundi lors de nouveaux accrochages.

La Séléka, un groupe à majorité musulmane, s’est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier dernier sous la pression de la communauté internationale.

(Crispin Dembassa-Kette; Simon Carraud pour le service français)

AFP

 

 
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Publié par le 01/07/2014 dans Uncategorized

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE N*002 / 06/ 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE N*002 / 06/ 2014

Regroupons le cadre politique de l’ex-Séléka et les membres de l’Etat major. C’est tenu à Birao le 28/06/2014.

L’ordre du jour porter sur l’examen du comité final le 23ème sommet de l’Union Africaine tenu à MALABO le 26 au 27/06/2014 qui a inscrit en marche la situation de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

 En l’usus de cette réunion, il a été décidé ce qui suit :

1-     La suspension des activités de la coordination provisoire mis en place à N’Délé

2-    L’organisation d’une Assemblé General (AG) à Birao le 03/07/2014 en vu de réfléchir sur la participation des ex-Séléka. Au grand forum de BRAZZAVILLE et la mis en place d’un nouveau bureau politique.

    Les participations ont réitéré que toute activité que mènera la coordination après la publication de ce communiqué de presse sont nul que nul effet et n’engageront que leur hauteur.

Fait à Birao le 28/06/2014

Le vice président de la coalition de l’ex-Seleca

 Général Noureddine ADAM  

                                                          

                                                                                                                     

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Publié par le 30/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Le Ramadan a commencé et la religion n’appartient à personne ni à une communauté particulière.

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Le Ramadan qui est une période sacrée de tous les musulmans du monde entier en général et de mes compatriotes musulmans Centrafricains en particulier a commencé. C’est le moment ou tous les musulmans doivent se rapprocher de Dieu en faisant leur prière et tout en restant en communion avec lui. C’est l’une de l’occasion des musulmans de se repentir et d’être en bon terme avec tout le monde.  Ainsi le messager de Dieu (Que la bénédiction et le salut de Dieu soient sur lui) a exalté tous les musulmans d’être justes. C’est pour cela que Dieu aime ceux qui sont justes. Le bon croyant s’efforce donc  à réaliser la volonté de Dieu et non le contraire. La situation des musulmans de notre pays nous interpelle tous en ce moment de ramadan. Si deux parties en désaccord sont tenues de régler leur querelle comme l’exige la fraternité, il est du devoir de la société de les réconcilier. La société musulmane est marquée par l’entraide et la solidarité. Ainsi, il n’est pas permis au musulman de regarder en simple spectateur certains de ses membres se quereller et s’entre-tuer, laissant l’incendie se propager et la rupture s’aggraver.

Il au contraire du devoir de ceux qui détiennent la sagesse et les moyens, d’intervenir pour ramener la paix entre eux en toute impartialité et justice, et sans obéir à leur penchants. Dieu exalté a même dit en effet : « Ramenez donc la paix entre vos deux frères et craignez Dieu »(49 :10).

Le prophète Mohamed messager de Dieu  (Que la bénédiction et le salut de Dieu soient sur lui) a montré le mérite de la réconciliation et le danger des querelles et de l’animosité. Il a dit : « Voulez-vous que je vous indique une action plus méritoire que la prière, le jeûne et les aumônes ? » Ils dirent : « Vous voulez bien, ô Messager de Dieu ! » et il dit : « La réconciliation car, lorsque les relations se détériorent, ce fléau rase tout sur son passage. Je ne dis pas qu’il rase les cheveux, mais il rase la foi » (at-Tirmidhi et d’autres). Certes Dieu a interdit diverses choses  dans les versets que je vous ai cité. Ila ainsi sauvegardé la fraternité, la paix, la réconciliation et le respect des droits d’autrui.

Nos compatriotes passent ce moment sacré dans les difficultés à l’étranger et dans des situations draconiennes. C’est l’unique occasion pour méditer ensemble dans le dessein de trouver une solution rapide et fiable par la voie de Dieu et non par les armes et les machettes. La paix et la réconciliation sont les bases de vivre ensemble dans la fraternité et l’entraide entre le non musulman et le musulman. Ce conflit n’aura jamais un vainqueur ni un vaincu. Nous sommes faits pour vivre ensemble dans la paix l’harmonie, la fraternité et l’entraide que Dieu nous a montrée le chemin. En ce moment cruciale et sacré qui est le Ramadan, moment pour se rapprocher de Dieu. Il est vraiment nécessaire et importante d’ouvrir votre cœur afin de laver la méfiance, la rancœur, l’esprit de vengeance et de la haine tout en faisant une place  très importante dans votre cœur pour la paix, le pardon et la réconciliation. Que la paix et la grâce de Dieu soient avec vous dans ce moment sacré et qu’il vous conduit sur droit chemin qui est le chemin de la paix et de la réconciliation.

 

Par Bruno-Serge PIOZZA

 
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Publié par le 29/06/2014 dans Uncategorized

 

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Centrafrique: Bambari sous très haute tension

Centrafrique: Bambari sous très haute tension

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La ville du centre de la RCA a été le théâtre de violences ce lundi 23 juin. Tout est parti d’un premier assaut près du village de Liwa, à une dizaine de kilomètres de la ville. Ce même village où une dizaine de personnes avaient été tuées le 12 juin dernier. La violence s’est ensuite propagée dans plusieurs quartiers de Bambari.
 

Tout a commencé avant l’aube ce lundi 23 juin. Un groupe d’anti-balaka attaque un campement peul à proximité du village de Liwa, faisant plus d’une quinzaine de morts.

Difficile de ne pas y voir une opération de représailles à la tuerie survenue le 12 juin, lorsque des jeunes venus de Bambari avaient tué une dizaine de chrétiens dans ce même village de Liwa.

A Bangui, les leaders anti-balaka, joints par RFI, rejettent toute responsabilité dans l’attaque de ce lundi. « Ces gens-là, on ne les maîtrise pas, on n’a aucun contact avec eux, on ne cautionne pas ce genre de chose », explique Sebastien Wenezoui, numéro deux du mouvement . « Ils ne doivent pas continuer à semer du désordre au nom des vrais anti-balaka », conclut-il.

Quoiqu’il en soit, quand la nouvelle de l’attaque du campement peul atteint Bambari dans la matinée, les esprits s’enflamment pendant plusieurs heures. Des musulmans et des éléments de la Seleka tentent une sortie en direction de Liwa mais ils sont pris à partie.

Plusieurs maisons sont incendiées et des personnes sont tuées dans plusieurs quartiers. Dans la soirée, personne ne se risquait à donner de bilan précis. Toute la journée en tout cas, les habitants des quartiers chrétiens ont afflué vers les sites religieux. « Au moins 6 000 personnes sont à l’évêché », expliquait à RFI en fin de journée une source religieuse. Les forces internationales, elles, se sont déployées pour prévenir une nouvelle flambée de violences.

AFP

 
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Publié par le 24/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : les défis d’une paix durable en Centrafrique

CENTRAFRIQUE : les défis d’une paix durable en Centrafrique

Un an après avoir alerté une première fois sur la situation catastrophique en Centrafrique, cinq associations chrétiennes dont le Secours Catholique-Caritas France, engagées de longue date auprès des populations de ce pays, renouvellent leur demande d’une mobilisation internationale.

© Matthieu Alexandre/Caritas Internationalis Jeune fille dans un camp de la mission catholique de Bossangoa, en mars dernier. -  PNG - 132.6 ko
© Matthieu Alexandre/Caritas Internationalis
Jeune fille dans un camp de la mission catholique de Bossangoa, en mars dernier.

Le 10 avril dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la Résolution 2149 autorisant une opération de maintien de la paix en Centrafrique, composée de près de 12 000 casques bleus. C’est un succès diplomatique, fruit d’un intense travail de plaidoyer notamment de l’État français et de la société civile, tant centrafricaine que française.

Cependant, l’histoire récente – en RDC, au Darfour – a montré que les opérations de maintien de la paix ne peuvent pas tout résoudre. En Centrafrique, où la situation reste des plus instables et violentes malgré la nouvelle donne politique et la présence militaire internationale, les défis d’une paix durable sont immenses.

La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres de la planète, connaît depuis son indépendance : l’insécurité, les violations des droits de l’homme, l’impunité des auteurs et responsables d’exactions, la mauvaise gouvernance, la corruption et une absence chronique d’État. La crise qui démarre en décembre 2012 avec la progression de la Séléka, puis la prise de Bangui en mars 2013, est le résultat de cette mauvaise gouvernance, les Séléka dénonçant le non-respect d’accords de démobilisation.

Mais cette crise, qui plonge le pays de façon durable dans une logique de pillages et d’exactions, prend à force d’amalgames, une tournure confessionnelle inédite lorsque les milices populaires anti-balaka s’en prennent à la population civile musulmane, accusée de complicité avec les Séléka dont la rébellion a parfois été confondue avec une tentative d’islamisation.

C’est la haine et la vengeance qui s’expriment

Dix-huit mois après le début de la crise, le pays s’est enfoncé dans la destruction, les innombrables violations des droits de l’homme et la haine intercommunautaire. Les crimes de guerre et contre l’humanité, imputables tant aux ex-Séléka qu’aux anti-balaka, se poursuivent aujourd’hui en toute impunité. L’État et l’administration, déjà fragiles voire absents, ont sombré sous les violences.

La situation humanitaire est catastrophique : à l’intérieur de la RCA, plus de 550 000 personnes vivent dans des camps ou dans la brousse ; plus de trois cent mille ont fui dans les pays voisins. La violence s’est banalisée : c’est la haine et la vengeance qui s’expriment, tandis que l’analyse de la crise fait défaut et que se justifie trop souvent l’exclusion de la population musulmane, considérée dans son ensemble comme, d’une part, trop riche, tenant le commerce et l’exploitation diamantifère, et d’autre part, d’origine étrangère à la RCA.

Nous pensons que la majorité de la population est victime de cette situation et qu’il faut l’aider à sortir de ce cycle de violences. Tout au long de cette année apocalyptique que la RCA a vécue, des communautés locales ont lutté et su résister aux forces de la haine : la plateforme inter-religieuse, et des communautés tant chrétiennes que musulmanes ont fait un travail courageux pour tenter de contrer les vagues d’exclusion, voire d’épuration.

La restauration de l’État et de l’administration sont nécessaires pour ranimer le pays et le remettre debout, mais c’est aussi sur les communautés locales que repose une paix durable. Qu’il s’agisse des enjeux de justice, de réconciliation ou de relance économique et politique, la concertation étroite avec les communautés locales est primordiale pour aider la Centrafrique dans la reconstruction d’une paix durable.

C’est ainsi que l’on contribuera à bâtir ce qui fait défaut en Centrafrique : une mobilisation citoyenne. Ce processus prendra du temps. Le processus électoral est important pour le rétablissement de la démocratie, il doit permettre un travail d’éducation citoyenne sur les droits et les devoirs de chacun, et la construction d’une société civile forte. En ce sens, la priorité n’est sans doute pas à l’organisation d’élections dans un temps court, tant que des milliers de personnes déplacées ou réfugiées ne sont pas en mesure de voter et que l’insécurité perdure.

Une aide orientée vers les communautés et organisations locales

Les associations signataires de cette tribune, engagées depuis des décennies auprès d’associations centrafricaines, se félicitent de la mobilisation, certes tardive mais forte maintenant, de la communauté internationale à travers la participation au maintien de la paix.

Cet appui, qui fait suite à la mobilisation de l’Union africaine et à l’intervention française, doit contribuer à rétablir la sécurité, sans laquelle rien ne peut se construire, et une certaine relance économique et politique ; il va permettre également de répondre aux besoins humanitaires immenses et urgents de la population.

Mais la sécurité, si prioritaire soit-elle, n’est pas encore la paix. Pour s’inscrire dans la durée, il faut que l’aide soit orientée aussi vers les communautés et organisations locales qui sont de véritables acteurs du changement sans lesquels le pays ne peut reconstruire son avenir.

François PICART, président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT)

Bernard PREVOST, président d’Apprentis d’Auteuil

Guy AURENCHE, président du CCFD-Terre Solidaire

François FAYOL, président de la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC)

François SOULAGE, président du Secours Catholique-Cari

 
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Publié par le 23/06/2014 dans Uncategorized

 

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Centrafrique: La présidente centrafricaine a saisi la CPI

Centrafrique: La présidente centrafricaine a saisi la CPI

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Le gouvernement de transition de Centrafrique a indiqué mardi avoir saisi fin mai la Cour pénale internationale (CPI), l’invitant à enquêter sur les crimes les plus graves commis dans le pays depuis le 1er août 2012.

« L’intervention de la Cour pénale internationale nous est apparue aujourd’hui indispensable à la poursuite et au jugement des auteurs des plus graves de ces crimes qui ne sauraient rester impunis », a déclaré la ministre de la Justice Isabelle Gaudeuille, dans un communiqué gouvernemental lu à la radio d’Etat.

« Par conséquent, au nom de la RCA en date du 30 mai 2014, la présidente de transition (Catherine Samba Panza) a posé un acte clair et fort contre l’impunité. Elle a demandé officiellement à Mme la procureure de la CPI d’enquêter sur la situation qui se déroule en RCA depuis le 1er août 2012 », a poursuivi la ministre.

« Les juridictions centrafricaines durablement affectées par les violences et les crimes qu’a connus notre pays depuis plusieurs années ne sont pas aujourd’hui en mesure de mener à bien seules les enquêtes et les poursuites indispensables sur ces crimes », a-t-elle expliqué.

Le gouvernement promet que « la justice centrafricaine va apporter son appui total à la Cour pénale internationale pour que les commanditaires de ces crimes soient poursuivis, mis hors d’état de nuire, afin d’enrayer ce cycle infernal de violence et en finir avec l’impunité de ces criminels ».

La procureure de la CPI Fatou Bensouda a ouvert début février une enquête préliminaire sur les exactions commises en Centrafrique depuis mars 2013.

En mai, une première mission de la CPI s’était rendue à Bangui dans le cadre de cette enquête préliminaire, selon Ndeke Luka, une radio indépendante.

La CPI est déjà saisie d’une affaire portant sur la Centrafrique, mais dans le cadre d’une autre situation. Il s’agit du procès de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba poursuivi pour crimes commis en 2002 et 20013 sur le territoire centrafricain.

L’homme politique congolais répond d’exactions perpétrées par ses anciens rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) qui avaient alors été envoyés en renfort au président centrafricain de l’époque, Ange-Félix Patassé.

AFP Rn

 
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Publié par le 20/06/2014 dans Uncategorized

 

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Centrafrique: Que contient l’accord signé entre la Seleka et les anti-balaka?

Centrafrique: Que contient l’accord signé entre la Seleka et les anti-balaka?

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A Bangui, lundi 16 juin, Seleka et anti-balaka ont signé un premier document. Un texte qui officialise le début de discussions autour de l’ONG Pareto, qui joue le rôle de médiateur.

Eric Neiri Massi a signé au nom de la Seleka, Patrice-Edouard Ngaissona pour les anti-balaka. Les deux parties estiment que c’est un premier pas aller vers un cessez-le-feu. Néanmoins, cet accord reste fragile, car les deux groupes armés sont extrêmement divisés.

Ni les anti-balaka, ni la Seleka ne commentent l’accord signé ce lundi en présence de six membres de chaque mouvement armé.

« Ce silence, ça fait partie de la stratégie, indique l’un des participants. Nous voulons que l’information passe auprès des combattants, mais aussi dans les villages sans provoquer de nouveaux troubles. »

« Il y aura bientôt, nous espérons d’ici dix jours, une déclaration commune, un appel au cessez-le-feu », ajoute un membre de la partie adverse.

A l’origine de ce premier pas, il y a l’ONG Pareto, Paix réconciliation et tolérance, créée en janvier 2014 par Emile Gros Raymond Nakombo, un homme connu autant sur la scène politique que dans le secteur des affaires. C’est le coordinateur de l’organisation, le Guinéen Béni Kouyaté, qui a été chargé de mener les tractations.

« Samedi dernier, le premier tête-à-tête entre Eric Massi et Patrice Martin Ngaissona a été glacial, mais le travail effectué depuis le mois de mars a porté ses fruits », indique à RFI le médiateur.

« C’est une bonne initiative, c’est toujours bon de dialoguer », décrypte un diplomate occidental en poste à Bangui, qui conclut : « Reste à voir si les signataires de ce texte seront capables d’aller plus loin, et surtout de contrôler leurs combattants toujours actifs sur le terrain.

AFP

 
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Publié par le 20/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Qu’avez vous à gagner si les centrafricains s’entretuent?

CENTRAFRIQUE : Qu’avez vous à gagner si les centrafricains s’entretuent?

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Que dire aussi de l’extermination du peuple Centrafricain par les SELEKA tchadiens et Soudanais ? Plus de 15 000 Centrafricains tués  par les criminels Tchadiens. A vous de conclure qu’elle partie est animée d’un esprit d’extermination d’un peuple natif c’est bien sur le Tchad.

C’est encore une preuve que c’est le Tchad qui attise la haine entre les centrafricains ; ce sont les tchadiens qui sont la cause de notre malheur ; ce sont encore ces mêmes bandits qui sont les responsables du carnage de l’église de Fatima. Cette vidéo est mise en ligne par le site alwihd.info du 03/06/14Tchad est montée  de toute pièce pour détourner l’attention du grand public, nous centrafricains les vrais (chrétiens comme vrais  musulmans) condamnons l’acte terroriste  le drame de Fatima, et surtout que la responsabilité du Tchad est engagé suite aux menaces diverses des hauts responsables Tchadiens. N’eut été l’intervention des complices des séléka, les voleurs, pilleurs et tueurs, la population serait  allée, avec les mains nues, désarmer cet îlot qui abrite encore ces bandits au camp  Km5  doit être désarmé.

Pourquoi mentir avec des images d’un autre conflit pour attiser la haine interreligieuse en Centrafrique?
Ne soyez pas le vecteur des mensonges qui ont conduit ce pays la ou il se trouve aujourd’hui ?

De toute façon, DEBY reste le parrain de cette nébuleuse appelée seleka cette association des voyous que représente t –elle les milliers des Centrafricains  tues par les mercenaires Tchado-Soudanais ? Centaines  de  millier de véhicules  volés par les milices  de Deby parquées au Palais des roses à N’Djamena au Tchad (plus de 1000 voitures 4×4, des centaines des camions, engins, etc…)  Par cette guerre, la RCA a perdu plusieurs centaines de milliards en valeur, des biens volés par les mercenaires tchadiens et les soldats infiltrés de DEBY.

Que dire encore sur  l’extermination du peuple Centrafricain par les SELEKA tchadiens. A vous de conclure qu’elle partie est animée d’un esprit d’extermination d’un peuple natif. A vrai dire  les hauts responsables Tchadiens doivent répondre  leurs actes devant la justice internationale suite à leur complexité avec la seleka. L’ONU doit voter une résolution contre eux les vrais fossoyeurs de troubles en RCA ? Chrétiens  et Musulmans nous sommes avant  tout des Centrafricains et vivons en bonne intelligence  depuis fort longtemps.

C’est avec chagrin au cœur que je lance un appel  patriotique à vous, mes chers compatriotes centrafricains et centrafricaines que l’heure est venue pour que chacun de nous puisse  amener sa part de pierre à la construction de l’édifice qui est  la paix. Le réarmement des FACAS est une condition et  source de paix en RCA.

Par SIMON -KOITOUA

 

 
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Publié par le 04/06/2014 dans Uncategorized

 

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