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CENTRAFRIQUE: Un Caporal de la Force Armée Centrafricaine exécuté au quartier SARA

CENTRAFRIQUE: Un Caporal de la Force Armée Centrafricaine exécuté au quartier SARA

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Un deuxiemme élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a été abattu, dimanche après-midi, devant le Complexe sportif « 20 000 Places » à Bangui, a constaté le correspondant d’Anadolu.

Cette mort intervient quelques heures après la découverte du corps du caporal Gotran Nakona, des FACA, dans le quartier à majorité musulmane PK5, dans le 3ème arrondissement.

Le corps du caporal des Forces armées centrafricaines (FACA) Gotron Nakona, la trentaine, a été retrouvé sans vie, tôt ce dimanche, au quartier Sara dans le troisième arrondissement, peuplé majoritairement de musulmans. Leur porte-parole, Ousmane Abakar, a réfuté, dans une déclaration à Anadolu, les accusations portés contre la communauté musulmane.

« Toujours les mêmes manipulations ! Nous sommes encerclés par les Anti-Balaka. On ne peut jamais aller au-delà du pont de Yakité. Si un musulman se hasarde à franchir cette ligne jusqu’au quartier Sara comme on le dit, il ne pourra pas revenir vivant à PK 5. Donc, nous, nous n’y sommes pour rien. Le quartier Sara est contrôlé par les Anti-Balaka. Eux, peuvent dire ce qui est arrivé à ce militaire de carrière. Je vous dis que les leaders Anti-Balaka n’aiment pas la paix».

Le pasteur Ferdinand Pakendji, frère-aîné du caporal tué, continue à croire néanmoins en la responsabilité d’éléments musulmans armés dans l’assassinat de son frère

«C’est ce que les autorités veulent, puisqu’elles ont refusé volontairement de désarmer les musulmans du Km5, afin qu’ils continuent de nous massacrer. » a-t-il déclaré à Anadolu.

Aussitôt retrouvé, le corps a été acheminé vers le Palais de la Renaissance (siège de la Présidence) dans une marche qui a été dispersée par la force africaines de la MISCA, provoquant ainsi la débandade des manifestants. La circulation a alors été perturbée et le centre ville s’est vidé. Un hélicoptère de l’opération Sangaris survole la capitale avec l’intervention, sur le terrain, des forces de la MISCA.

Aucune réaction de l’armée centrafricaine ni du gouvernement centrafricain n’a été enregistrée jusqu’a 15h30 GMT.

Par AA/ Bangui/ Sylvestre Krock

 

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CENTRAFRIQUE : A Madame Samba Panza Présidente de la transition en Centrafrique

CENTRAFRIQUE : A Madame Samba Panza  Présidente de la transition en Centrafrique

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Excellence Madame la Présidente de la transition ,cheffe de la RCA.
Qu’il me soit permis enfin pour la première fois de reconnaître en vous une femme garçon,d’après le langage ivoirien pour l’action combien salutaire vous venez de poser. Oui! c’est ce qui manquait en vous et faisait de vous,une continuité légendaire des gens du même gabarit, même clan, même source d’eau car un adage africain dit ceci :  » les poissons d’ eau douce se reconnaissent entre eux, et ceux des océan pareillement. Pour la première fois, je vous accorde toute les bénédictions célestes afin que votre mission se termine sur des bonnes notes musicales et qu’ après vous,une avenue soit construite en votre honneur sans négociation :avenue Catherine Samba Panza. Deuxièmement le fait de traduire uniquement une plainte contre les exactions de 2002 a 2013 seulement,comporte des racines cachées des velleitees qui,si ces racines ne soient point déracinées ou mis a nu publiquement afin que l’agriculteur joue de toute sa liberté d’action sur le terrain agricole plus tard. Les bourgeons surgiront et envahiront la surface déjà travaillée. Voila pourquoi  vous devez sans parties pris soumettre les autres actions sanguinaires qui ont détruit toutes nos industries d’antan telles que la SOCACIG, MOCAF, MANUCACIG, SEPIA, ANDE, FNEC et biens d’autres,ainsi que ceux qui reposent précairement au cimetière de Nzila. Une plainte auprès de la CPI afin que justice soit rendue en faveur de ces âmes,et la consolation pour leurs familles endeuillées. Le cas contraire,ce serait deux poids deux mesures ce qui ne correspond pas exactement à la justice divine dont les institutions centrafricaines devaient respecter car nulle  n’est au-dessus de la loi fut-il fils d’un monarque en Centrafrique. Les affaires de 1997-98-2001 doivent être portées à la cour pénale internationale afin que plus jamais cela ne se reproduise dans notre pays. C’est  en faisant cela que personne d’autre n’osera défier la justice internationale car la justice nationale a montre ses limites par la partisanerie. Soyez bénie, Madame la Présidente et ne craignez rien,si vous vous appuyez sur dieu,le seigneur des justes vous donnera des anges puissants pour balayer tous complots ou hommes méchants sur votre passage.

Par Roberto Pasteur Samaley, President Fondateur du Parti Progressiste Centrafricain le MSRS

 

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CENTRAFRIQUE: Les deux visages de la République Centrafricaine, ou la nécessité de lier urgence et relèvement

Les deux visages de la République Centrafricaine, ou la nécessité de lier urgence et relèvement

La République Centrafricaine (RCA) est un pays hautement vulnérable où près de 85% de la population souffre de pauvreté multidimensionnelle.

Une brigade mobile d’ACTED réhabilite un pont situé sur l’axe Bangassou-Zemio (sud-est), pour améliorer les conditions de vie.

L’enclavement géographique du pays et la faiblesse des infrastructures rendent ainsi difficile l’accès aux biens de première nécessité. Par ailleurs, la volatilité du contexte sécuritaire engendre des déplacements réguliers de populations, entraînant une hausse significative de leur degré de vulnérabilité.

Les équipes d’ACTED sont ainsi engagées dans le sud-est et le nord-ouest du pays sur des projets de construction d’abris et d’infrastructures (routes, ponts, écoles, etc.), de sécurité alimentaire, et d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. L’année 2012 s’est achevée dans le trouble, du fait de l’avancée de la coalition rebelle « Séléka » vers Bangui en décembre, provoquant une crise humanitaire qui est au cœur des préoccupations d’ACTED en 2013.

Soutenir la dynamique de relèvement par le soutien à la construction d’abris et d’infrastructures

Les difficultés structurelles et l’instabilité chronique de la République Centrafricaine ont entraîné la dégradation des conditions de vie de la population.

Depuis la fin des affrontements en 2010, le nord-ouest du pays s’est engagé sur la voie du relèvement économique. Dès lors, ACTED s’est employée à soutenir les mouvements de retour des déplacés vers leurs villages d’origine en construisant des infrastructures communautaires de base. Ainsi en 2012, 5 marchés, 1 abattoir et une gare routière ont été construits pour faciliter la reprise des activités économiques dans la zone. Par ailleurs, ce sont 500 ménages vulnérables, soit 3000 personnes, qui ont pu reconstruire leur maison grâce aux outils, portes, fenêtres et pailles distribués par ACTED.

Construction du marché de Bédaka.

Par ailleurs dans le sud-est, où l’enclavement aigu de la région freine les flux commerciaux dans le pays et à l’international, tout en limitant l’accès des humanitaires aux populations vulnérables, ACTED a construit et réhabilité des ouvrages de franchissement et a amélioré l’état des routes menant à la zone.

Grâce à ces constructions et ces activités de réhabilitation d’infrastructures, les projets d’ACTED en RCA ont soutenu au total plus de 35 000 Centrafricains, acteurs de l’économie.

Assurer la sécurité alimentaire, un défi au sud-est de la RCA

Dans le sud-est de la RCA, l’accroissement de la population urbaine à la suite des attaques de la LRA depuis 2008, la faible productivité des agriculteurs due à la réduction du nombre de parcelles cultivées (situées trop loin des villes) et les pertes semencières dues à l’abandon de récoltes et des parcelles par les ménages ayant fui leur village, ont pour conséquence une pression accrue sur les ressources alimentaires locales.

A la suite de programmes initiés dans le sud-est du pays depuis 2010, les équipes d’ACTED ont mis en place en 2012 un vaste programme de soutien aux cultures vivrières et à l’élevage dans la préfecture du Haut Mbomou, permettant aux ménages de la zone de renforcer leurs capacités. Ainsi, 798 ménages vulnérables ont assimilé et mis en pratique des techniques simples et adaptées au contexte local, leur permettant de faire face à l’insécurité alimentaire chronique dans la région. Ce sont également 18 groupements de femmes qui ont vu le jour autour d’activités de poulaillers et de fabrication de fours améliorés, permettant d’optimiser l’usage du bois de chauffage.

Enfin, les éleveurs de la région ont été soutenus via une vaste campagne de vaccination du petit et du gros bétail. Les auxiliaires vétérinaires formés par ACTED ont ainsi pu vacciner et déparasiter plus de 21 000 têtes de bétail au cours de l’année, signe fort dans la lutte contre les épizooties et la consommation de viande de mauvaise qualité.

Garantir un accès à une eau potable reste un défi en RCA

La RCA présente un taux de couverture en eau et assainissement très faible. 51,2% des ménages centrafricains ont accès à une source d’eau potable et 5% seulement possèdent une latrine familiale, selon les résultats de l’enquête Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire en RCA (AGVSA) menée en 2009 par le Programme Alimentaire Mondial.

Les kits d’outils sont préparés afin d’être distribués aux bénéficiaires d’un programme de soutien à l’agriculture et à l’élevage.

Depuis plus de cinq ans, ACTED a mis en œuvre de nombreux projets en vue de permettre ou d’améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour les populations les plus vulnérables et de limiter ainsi le risque de contracter une maladie d’origine hydrique.

Dans le nord-ouest, des campagnes de sensibilisation à destination des jeunes Centrafricains ont été menées avec des matchs de football, 47 séances de sensibilisation, des pièces de théâtre ou encore des jeux concours dans les écoles. Ces messages adressés aux jeunes et la construction en parallèle de 4 forages ont ainsi permis un accès sécurisé et permanent à l’eau potable pour plus de 1500 personnes.

Subvenir aux besoins d’urgence, la priorité d’ACTED en 2013

Depuis le 10 décembre 2012, la situation sécuritaire en RCA s’est fortement dégradée avec l’avancée vers la capitale de la coalition rebelle Séléka et les attaques des villes clefs du nord du pays. Les violences et les menaces sur la sécurité des populations ont entraîné des mouvements massifs de populations à travers l’ensemble du pays. La situation humanitaire à la fin de l’année 2012 était ainsi alarmante dans au moins 6 préfectures sur 16 dans le pays.

Après la signature des accords de Libreville marquant le cessez-le-feu entre la Séléka et le gouvernement centrafricain le 11 janvier 2013, la situation s’est apaisée mais reste précaire.

Les priorités d’ACTED dans le pays en 2013 seront ainsi de porter une assistance d’urgence aux Centrafricains touchés directement par le récent conflit armé, tout en appuyant les dynamiques de relèvement dans les régions épargnée

 
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Publié par le 20/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : DECLARATION N°03-06-14 Nourredine ADAM

CENTRAFRIQUE : DECLARATION N°03-06-14 Nourredine ADAM
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Faisant suite à la recrudescence de la violence en Centrafrique en dépit des efforts
consentis par la communauté internationale, afin de mettre un terme à la crise en cours,
nous :

– Présentons nos sincères condoléances aux familles endeuillées ;
– Refusons et condamnons les attaques orientées contre tous les lieux sacrées et
demandons aux forces internationales présentent en Centrafrique de protéger ces
lieux qui sont des refuges pour les populations civiles.

A cet effet, nous demandons au Secrétaire Général de l’ONU (Organisations des Nations
Unies), Ban KIMON, ainsi qu’à l’opinion internationale d’assurer la sécurité des
populations minoritaires pris en otage dans les endroits hostiles, tels que le quartier du
Kilomètre Cinq (Km5) de Bangui, les villes de Boda, Carnot, etc.…
Nous accordons un délai d’une semaine à ces organisations afin de trouver une solution
mieux adaptés aux attentes de ces derniers. Dans le cas échéant, nous nous
engagerons à prendre nos responsabilités face à cette situation qui ne fait que trop duré.
Enfin, s’agissant de la dernière déclaration des autorités de la transition, relative au
complot ourdit contre la minorité opprimée, nous la qualifions d’injustice et de manque de
responsabilité.
Fait à Birao, le 03.06.2014

Noureddine ADAM

Général 

 
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Publié par le 04/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Discours d’un jeune centrafricain affligé au peuple centrafricain

CENTRAFRIQUE : Discours d’un jeune centrafricain affligé au peuple centrafricain

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Centrafricaine !!!!!!! Centrafricain !!!!! Molengue ti Kodro !!!!!!!

Je m’adresse  à vous en ce jour avec tout ce que j’ai de centrafricain en moi.

Je préférerai vous parler sans papier car je voulais que ce moment soit beaucoup plus intime mais il est sur papier pour être dans l’histoire. Et je vous fais confiance dans ce sens car la confiance ne s’écrit pas mais cela se mérite et c’est dans le cœur.

Mais avant de commencer je veux qu’on prenne une minute de silence en mémoire de tous ces centrafricains (Hommes, Femmes et Enfants), (Musulmans, chrétiens et animistes) tombés sous des balles ou des machettes ces derniers mois car je suis lié par ces gens par le sang centrafricain qui coule dans mes veines.

Chers frères !!!!! Chères sœurs !!!!! A ita ti mbi !!!!

La nation centrafricaine se résume pas qu’à DJOTODIA , à BOZIZE , à SAMBA NPANZA, à SELEKA ou encore moins à ANTI-BALAKAS. Nous sommes une nation de plus de quatre millions de centrafricains censés vivre mieux chez nous comme tout peuple de par le monde. Mais la somalisation de notre chère nation par certains de ses fils, de nos frères gourmands et assoiffés du pouvoir a fait que nous nous mordons dans la poussière depuis plusieurs décennies. Depuis notre indépendance , le centrafricain a toujours rêvé d’avoir un(e) président(e) qui peut rassembler , un(e) président(e) derrière chaque centrafricain, un(e) président(e) au courant de tout ce qui se passe dans le pays, un(e) président(e) qui se déplace moins mais qui se consacre totalement à son peuple. Mais durant toutes ces cinquante- trois(53) années d’indépendance vécues bancalement, aucun espoir d’avoir un(e) président(e) de ce genre ne s’est pointé à l’horizon et c’est vraiment malheureux pour nous.

Est-ce une malédiction de la part de Dieu, d’Allah ou de Ngakola ?  Oui répondraient certains de nos frères et sœurs qui ont vécu dans leur chaire les conséquences néfastes de toutes années perdues.

Mais je leur dit que c’est faux car Dieu, Allah ou Ngakola ….ne souhaite jamais  le mal de ses fils ; nous subissons tous les conséquences négatives de nos actes posés de manière irréfléchie.

Nous avons cet espoir d’avoir ce (tte) président(e) rassembleur le jour où nous déciderions d’être un peuple uni dans la diversité. Et nous serons ce peuple uni tant rêvé lorsque nous saurons que ni nos rebellions, ni la CEMAC, ni l’UA, ni l’ONU et certainement ni la France a ce pouvoir de nous rassembler pour en faire un peuple uni et compréhensif. Nous sommes le maitre de notre destin et de notre chère patrie la République Centrafricaine.

Nous sommes un peuple de Chrétiens, de Musulmans et aussi n’oublions jamais de non croyants. Cela devrait être un atout considérable pour notre développement et non un handicap pour notre survie et celle de notre jeune nation. Cette réalité de diversité devrait nous rapprocher des uns et des autres et non nous éloigner des uns et des autres.

L’univers tout entier sait aujourd’hui que le Kalachnikov n’a jamais garanti un pouvoir si ce n’est le peuple. Mobutu, Saddam Hussein, Kadhafi …… en ont fait les frais.

L’ère de croiser des armes pour faire jaillir le feu de la haine, de la division est révolue ; il faut maintenant frapper les mots contre mots,  les idées contre idées pour faire jaillir l’étincelle de la paix et de l’unité nationale facteurs important pour un bon développement durable.

Comment peut –on vivre dans un pays où les crépitements des armes se font entendre régulièrement ?

Comment peut –on vivre dans un pays où les enfants meurent de faim et ne vont pas a l’école ?

Comment peut –on vivre dans un pays où le peuple a peur de circuler ?

Comment peut –on vivre dans un pays où le président veut avoir quatre-vingt dix pour cent (90) de ses proches non qualifiés aux meilleurs postes dans l’administration publique et paraétatique ?

Comment peut –on ……, Comment peut-on……., Comment peut –on ……et Comment peut –on……., la liste est longue et la douleur intense.

Alors il est temps de taper les points sur la table et vociférer ASSEZ !!!!!! ça SUFFIT !!!!!!!

Le centrafricain veut la PAIX, la TRANQUILITE, il veut qu’on apprécie sa créativité de par le monde certes. Mais il n’est pas accompagné dans sa quête par ses partis politiques censés l’éduquer.

Nos partis politiques ont vieilli, ils n’ont jamais, jamais pu développer un projet sociétal à long terme, tout le monde cherche à prendre le pouvoir pour s’enrichir peu importe le chemin choisi. Nous avons tous vécu de moment terribles sous des centrafricains présidents mais qui n’ont jamais été présidentiables. Certains criaient qu’ils sont des démocrates quand ils étaient encore dans l’opposition et sont devenus des dictateurs quand ils sont venus au pouvoir et sont toujours inactifs et sourds face aux lamentations du peuple centrafricain?

Nous avons jamais assisté a la création d’une petite entreprise par un parti politique ne serait ce que une petite menuiserie pouvant embaucher les jeunes du parti. Ils nous montent les uns contre les autres, ils prônent l’ethnisation, la division, la discrimination et l’exclusion parmi le peuple centrafricain. Ils se prennent pour des intellectuels à la poursuite du développement tout en excluant les paysans qui ont été toujours à la base de la réussite de toutes les grandes révolutions positives de l’histoire humaine. Depuis plus d’une décennie nos papiers administratifs (Certificat de nationalité, extrait d’acte de naissance, passeport) se vendent sur le marché. Ils nous ont fait rentrer les tchadiens à Bangui le 15 Mars 2003, ils les ont intégré dans la Garde Présidentielle ; ils les ont fait revenir le 24 Mars 2013 et aujourd’hui c’est le peuple qui ne comprend toujours rien qui est puni.

Je lance un vibrant appel à tous les centrafricains de l’univers que l’on peut participer au processus du développement durable de sa nation tout en restant dans son domaine d’activité, nous n’avons besoin d’être ministre, président ou dans un bureau garni pour le faire. Faisons la paix avec nos pays frontaliers et nos partenaires tout étant vigilant car nous sommes les causes de nos problèmes. Le Ngoudia (feuille de manioc) et Gozo (farine de manioc) notre aliment de base manque sur le marché.  Est-ce la France qui nous empêche de cultiver le manioc ?

L’heure à laquelle je vous parle est grave, la République centrafricaine souffre, elle se meurt, elle est à l’agonie. Ne la laissons pas mourir pour l’amour de Dieu, nous n’avons que elle comme nation.

Appartenir à la nation centrafricaine ne doit plus être une impression pour chacun de nous mais une certitude. Nous sommes un peuple de chrétiens, de musulmans et d’animistes et nous sommes tous centrafricains. Alors tenons-nous les mains et mettons nous à marcher ensemble sur le chemin de la PAIX et du DEVELOPPEMENT.

Que Dieu, Allah ou Ngakola bénisse le peuple centrafricain

Oui que le Bon Dieu bénisse la Centrafrique !!!!!!

Le 03 Juin 2014

Par  Urbain TABEMARA

 

 
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Publié par le 03/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE :Tous les Centrafricains ont été touchés par les crimes de Michel Djotodia et la seleka « 

CENTRAFRIQUE : « Tous le Centrafricains ont été touchées par les crimes de Michel Djotodia et la Seleka « 

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Mais quand on est au pouvoir pour se comporter comme Djotodia l’a fait, avec une cohorte de morts dont on sait que manque de Commission d’enquête  pour  établir au bas mot 20 000 morts environ, je crois que c’est inadmissible. Et il le faut qu’il le paie, comme tous les crimes de sang, comme tous les crimes économiques, ils ne doivent pas être impunis. C’est ça la grande leçon je crois qu’il faut tirer de ça. Que Djotodia  lui-même puisse vraiment s’exprimer comme il le veut, comme il le souhaite, et que sa défense le soutienne, et que, aussi. Que chacun puisse en faire sa leçon, en tirer sa leçon, que chacun puisse analyser ce qu’il aura vu et entendu. Je crois que cela sera vraiment une bonne leçon dans l’histoire Centrafricaine. Djotodia est responsable du chaos actuel il doit être extrade et juge. Mais tous les Centrafricains d’une façon ou d’une autre sont touchés par ces crimes qui ont été commis, parce que si ce n’est pas un parent direct, c’est un parent indirect ou c’est un ami ou c’est une relation. C’est en cela que cette affaire elle est emblématique. Tous les Centrafricains s’y intéressent parce que tous les Centrafricains sont concernés d’une façon ou d’une autre. Les recherches menées par Human Rights Watch montrent que le régime de djotodia s’est rendu responsable de milliers d’assassinats  et arrestations arbitraires et d’un usage systématique de la torture.

Le peuple Centrafricain à son tour  attend le MLPC pour l’infliger des sanctions sévères et exemplaires du fait de son soutien aux forces du diable la seleka, ils ont signés un pacte avant l’entrée des mercenaires Tchado-Soudanais à Bangui, lors des prochaines consultations électorales. Le  MLPC par  sa culture de  haine, d’hypocrisie est parfaitement connue tous.

La situation actuelle de la Centrafrique  nécessite le réarmement des Forces Armées Centrafricaines   pour  que la population Centrafricaine soit confiante, rassurante  et en même temps les FACAS puissent sécuriser  l’ensemble du territoire national. Selon une source qui a requit l’anonymat le président DEBY  serait derrière les actes terroristes et lâches  de Fatima par le biais de groupe terroriste la seleka recruté et financier pour cette mission bien précise, de vouloir faire payer la défaite des seleka et le pouvoir dont Djotodia avait perdu, des séries d »attaques terroristes seront  opérées sur l »ensemble du territoire  national dans les jours qui suivent .Bref, les autorités Centrafricaines au plus haut sommet doivent  décidées à saisir l’opportunité à  organiser un dialogue inter-centrafricain dans le pays pour initier de grandes actions et des recommandations dans ce sens afin que  la  Centrafrique puisse retrouver  sa place dans le concert des  nations la paix gage de  développement.

Je condamne avec dernière énergie les actes barbares, crapuleux et lâches du 28 mai 2014 de Fatima, sans oublier leurs complices et le gouvernement  Centrafricain doit diligenter une enquête pour déterminer la responsabilité du contingent Burundais de la MISCA.

  Simon koitoua

 

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CENTRAFRIQUE : LE KM5 DOIT ETRE DESARME CONDITION SINE QUA NON DE RETOUR DEFINTIF DE LA PAIX A BANGUI

CENTRAFRIQUE : LE  KM5 DOIT ETRE DÉSARMÉ CONDITION SINE QUA NON DE RETOUR DEFINTIF DE LA PAIX A BANGUI

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La transition est fragile en République centrafricaine. L’attaque d’une église à Bangui mercredi a fait une quinzaine de morts et l’appel au désarmement de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, qui a suivi, inquiète les musulmans du quartier PK5 de Bangui. La sécurisation de la transition et la manière dont celle-ci est gérée sont au coeur des préoccupations des politiques centrafricains.

On l’a vu ces derniers jours parmi les manifestants et parfois même sur les barricades, l’ancien ministre et fils de feu l’empereur Bokassa, Jean-Serge Bokassa veut faire entendre sa voix.

S’il affirme soutenir la transition, Jean-Serge Bokassa estime aussi que le pouvoir doit absolument désarmer les musulmans du PK5. Un discours virulent qui traduit un courant de pensée très répandu à Bangui. « Aujourd’hui le Kilomètre 5 jouit d’un statut privilégié, c’est tout simplement inacceptable, assure Jean-Serge Bokassa. Donc nous avons organisé une marche pacifique, tout simplement pour exprimer notre indignation, tout simplement pourhonorer la mémoire que toutes ces personnes qui ont trouvé la mort dans cet attentat[l’attaque contre l’église Notre-Dame de Fatima de Bangui NDLR] et pour demander au gouvernement trois revendications précises. La première revendication c’est le désarmement du K5 ; la deuxième revendication porte sur le retrait du contingent burundais : ce sont des soldats qui sont prompts à tirer sur des civils alors qu’ils sont venus ici pour désarmer des groupes armés. La troisième revendication c’est de rendre opérationnelles les FACA, les Forces armées centrafricaines : il est inconcevable qu’un Etat digne de ce nom puisse ne pas avoir son propre système de défense, de sécurité. Nous ne pouvons pas assister, comme c’est le cas aujourd’hui, aux opérations de désarmement, avec tous les balbutiements qu’il y a, sans que nous même nous puissions y prendre part ».

Un désarmement sans condition également pour le RDC

Du côté du RDC, le Rassemblement démocratique centrafricain, parti de l’ex-président Kolingba, on affiche un soutien aux autorités de la transition mais on souhaite aussi qu’elles fassent preuve de plus d’efficacité dans le désarmement de tous les groupes armés. Le pouvoir de transition doit fait preuve de davantage d’efficacité et accélérer le retour à l’ordre constitutionnel. « Le peuple centrafricain tout entier aujourd’hui ne veut pas rester dans cette situation de transition. Nous avions convenu de conduire la transition, nous avions convenu tous de réussir la transition…, explique Blaise Fleury Hotto, porte-parole du RDC. Et notre objectif aujourd’hui c’est le retour à l’ordre constitutionnelIl faut que les autorités s’assument pour emmener la République centrafricaine vers la fin de la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel. C’est plus important que tout le reste ».

Mais les autorités de la transition ne se donnent pas les moyens de réussir . « Il y a longtemps que le RDC a attiré l’attention des autorités de la transition sur la question essentielle du désarmement. C’est une question cruciale. Il faut absolument que le désarmement se fasse et cela sans condition, sur tous les groupes armés et sur toutes les forces non conventionnelles ».

 

 
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Publié par le 01/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : URGENCE !!! LE BATEAU CENTRAFRICAIN A BESOIN D’UN NOUVEAU CAPITAINE

CENTRAFRIQUE : URGENCE !!! LE BATEAU CENTRAFRICAIN A BESOIN D’UN NOUVEAU CAPITAINE

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Félicitée et applaudie par le peuple centrafricain et la communauté internationale, après son élection à la tête de l’Etat. Considérée comme réconciliatrice et l’homme qu’il faut, est très vite devenue impopulaire, suite à son incapacité avérée de promouvoir la paix et la sécurité, gage de réconciliation entre les filles et fils de Centrafrique.

Mme Samba-Panza, se présentant comme candidate apolitique et membre de la société civile centrafricaine, lors de son élection par le Conseil National de Transition (CNT), se trouve dos au mur et à la croisée des chemins.

Elle a oublié que le leadership, quel qu’il soit, est politique car il s’agit de rapports humains et de pouvoir reconnu assumer par le leader pour et avec le groupe. Toutefois, en matière de gouvernance étatique, il revêt d’une importance vitale et capitale pour le destin des peuples.

La présidente de la République ignore qu’elle incarne l’autorité de l’Etat ; dont elle doit veiller par son arbitrage, au respect du texte de la charte, et assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat. Vis-à-vis de l’extérieur, elle est la garante de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par le Centrafrique.

De manière plus précise, la Charte de transition fait d’elle la cheffe des armées. Ce qui a conduit, en pratique, à la conférer un rôle prédominant concernant toutes les questions de défense et de sécurité de notre pays.

Certes, la compétence n’est pas le fondement exclusif de l’autorité de la cheffe. Toutefois, la cheffe doit sans cesse se cultiver pour être en mesure de mieux servir. Son autorité morale grandira dans la mesure où elle donnera des preuves de sa valeur.

Le congrès des ex-séléka, l’établissement de leur Etat-major général dans la ville Bambari et à cela s’ajoute la recrudescence des violences à Bangui et en province ont confirmé l’incapacité et l’immaturité de l’exécutif dans la gestion des affaires du pays.

Il est temps de se rendre à l’évidence de la limite de la cheffe de l’Etat de transition. En conséquent, elle doit plier bagage pour céder la place à un leader visionnaire, pragmatique, et charismatique pour conduire la destinée de ce peuple marginalisé, affamé, meurtrie et abandonné à lui-même. A quoi sert de gouverner si l’on n’est pas à mesure de le faire ?

Céder sagement le pouvoir serait une sortie digne de la cheffe, sinon le bateau centrafricain va complètement noyer et il ne restera aucun survivant.

 

KOULABE Willy

Leader d’opinion

Email: koulabe.willy@gmail.com

 
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Publié par le 30/05/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : La vengeance et la haine sont sévèrement condamnées par DIEU.

CENTRAFRIQUE : La vengeance et la haine sont sévèrement condamnées par DIEU.

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Quand quelqu’un attaque la République, une population civile non armée, déstabilisé un pays et agit contre  l’intérêt de la nation c’est un terroriste quelques soient son origine, sa confession religieuse, son appartenance à un terroir où à un groupe ethnique. J’avais crié haut et fort il y a quelques jours suite au lynchage des 3 compatriotes de confessions musulmanes que la haine appelle à la haine, la vengeance appelle à la vengeance et dans une telle situation il n y aura jamais des vainqueurs et des vaincus. L’esprit d’analyse , de tolérance, du pardon et du vivre ensemble doit primer sur celui de la vengeance et la haine. Les Centrafricains musulmans et Chrétiens s’auto-détruisent à petit feu sous l’oeil complice de la Communauté internationale, de la France et de la MISCA  par leur passivité. L’heure est à la concertation et au débat pour analyser les causes et les conséquences de la recrudescence de ces actes de violence. A qui profite ces violences, quelles sont les origines et les auteurs, comment trouver une solution en commun accord avec les parties concernées pour éradiquer où prévenir en amont de tels actes? On a tous le même sang, la même langue, le même pays. Il est temps que ces violences s’arrêtent et que les centrafricains reprennent le chemin de vivre ensemble. Mes frères et sœurs Centrafricains, sachez que toute personne qui sait faire la guerre doit normalement savoir aussi faire la PAIX. Arrêtons de nous s’entre tuer ou faire manipuler par les hommes politiques Centrafricains, la communauté internationale, la France et le Tchad. Nous sommes tous des Centrafricains, Nous sommes frères et sœurs. Musulmans et Chrétiens sont frères et de surcroit Centrafricains. Toutes mes condoléances aux familles des victimes de l’attaque barbare de l’Eglise de Fatima cet après midi et à ces deux messagers de Dieu les deux abbés qui prônaient la paix et qui ont sacrifié leur temps en accueillant la population civile martyrisée durant des mois dans leur diocèse ont été assassiné froidement dans l’exercice de leurs fonctions que Dieu leur a accordé. Trop de violence, de haine, de vengeance mais le PARDON reste donc une arme redoutable contre tous les ennemis.

PAR Bruno-Serge PIOZZA

 

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CENTRAFIQUE : BAMBARI, DERNIER VERROU DES REBELLES SELAKA SOUS HAUTE TENSION

CENTRAFIQUE : BAMBARI, DERNIER VERROU DES REBELLES SELAKA SOUS HAUTE TENSION

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La prière vient de commencer. Les fidèles musulmans ont momentanément déposé arcs, sabres, bâtons ou lance-grenades devant leur tapis de prière. Les chrétiens sont, par milliers, réfugiés dans les églises. Toutes les apparences d’une guerre de religion sont réunies à Bambari. Les jeunes qui crient fiévreusement « Allah Akbar », ou se revendiquent spontanément de Boko Haram, viennent renforcer l’impression. Et, pourtant, la crise en République centrafricaine (RCA) est infiniment plus complexe. L’aspect confessionnel du conflit, où chacun se définit désormais en fonction de sa religion, masque les ressorts profonds du drame centrafricain.

La ville de Bambari concentre une bonne partie des enjeux du moment. Depuis moins d’une semaine, les deux communautés, qui, jusque-là, cohabitaient sans heurt majeur, vivent dans la peur l’une de l’autre. La minorité musulmane tient encore les leviers du pouvoir militaire et civil, mais pour combien de temps ? Qu’ils soient combattants de la Séléka ou simples civils, hommes mûrs ou enfants prépubères, tous déambulent armés dans les rues de cette ville située à la « frontière » entre l’ouest du pays, sous la coupe des milices anti-balaka (chrétiennes), et l’est, sous contrôle de l’ex-rébellion musulmane.

Des commerçants musulmans locaux, ou partis de Bangui pour échapper aux tueries et aux pillages, des éleveurs peuls qui ont vu leurs familles massacrées en brousse, sont terrorisés à l’idée de voir la Séléka désarmée. « Il n’y a qu’eux pour nous protéger, s’ils sont désarmés ce sera la catastrophe. Les policiers et les gendarmes, ici, sont avec les anti-balaka qui rôdent autour de la ville. Certains ont même commencé à s’infiltrer à Bambari », raconte Moussa Zoubeïrou, le président de la jeunesse musulmane locale.

L’imam de la mosquée centrale, Aboubacar Souleïmane, incite les jeunes de sa communauté à remiser les armes à la maison, appelle les Séléka à regagnerleurs bases, prêche la concorde interconfessionnelle, mais, dit-il, « si les anti-balaka rentrent, nous serons obligés de défendre nos maisons et nos commerces à n’importe quelle condition ».

A Bambari, comme ailleurs en RCA, les musulmans considèrent dans leur ensemble que les forces françaises de l’opération « Sangaris » et africaines de la Misca n’offrent aucune garantie de sécurité face aux milices paysannes et aux militaires qui constituent les troupes désunies des anti-balaka. La chasse menée depuis décembre contre leurs coreligionnaires dans tout l’ouest du pays et dans la capitale leur donne de légitimes motifs d’inquiétude.

Le passage, mercredi 21 mai, de l’ambassadeur de France, du patron de l’opération « Sangaris », de représentants de l’ONU et des autorités de transition centrafricaines a brutalement réveillé les tensions. En exprimant publiquement leur refus de voir la Séléka installer un « état-major » parallèle à Bambari et en annonçant que, dès le lendemain, les « mesures de confiance » (le cantonnement en vue d’un désarmement) seraient imposées aux combattants de l’ex-rébellion, ces visiteurs venus de Bangui ont suscité la colère d’une bonne partie de la communauté musulmane et de plusieurs chefs militaires de ceux qui se sont rebaptisés « forces républicaines ».

Des jeunes ont jeté des pierres sur les soldats français, érigé des barricades, et des accrochages ont opposé les ex-rebelles aux militaires de « Sangaris ».

Dimanche, la situation semblait s’apaiser, mais plusieurs morts sont à déplorer.« Cet état-major a été formé pour regrouper les éléments éparpillés et faire cesserle désordre des troupes. Cela ne veut pas dire que nous voulons faire partition », assure le général Zakaria Damane. Le colosse en grand boubou bleu ciel, figure historique des mouvements rebelles partis du nord-est de la RCA, poursuit :« Dans ce pays, les communautés ont été séparées contre notre volonté. Avons-nous une fois brûlé une église ? Catherine Samba-Panza [la présidente de transition] ne fait rien, c’est une anti-balaka. Alors, est-ce qu’on ne peut parler de partition pour faire pression ? »

Cette menace de coupure du pays, exprimée jusque-là mezza voce, est désormais largement reprise au sein de la communauté musulmane. Elle n’est pas brandie comme un projet réfléchi de longue date, mais comme une nécessité pour se protéger« Nous sommes centrafricains, mais les chrétiens ne veulent plus de nous. Nous n’avons aucun problème avec eux, mais quand la cohabitation devient impossible, la meilleure des choses, c’est la séparation. Vous n’avez pas critiqué la partition entre le Soudan et le Soudan du Sud, entre l’Ethiopie et l’Erythrée, alors pourquoi nous la refuser ? Il faut l’autodétermination pour le nord-est de la Centrafrique, car on ne peut pas manger la carotte quand d’autres brandissent le bâton », déclare Ali Mahamat, un ancien étudiant ensciences politiques ayant dû fuir Bangui, la machette en bandoulière sous son pardessus.

Au sein de la Séléka, la question suscite des divisions. Certains officiers inscrivent leur avenir dans l’armée nationale, qui reste à rebâtir. Mais d’autres ne sont pas prêts à abandonner le pouvoir acquis par les armes, ni les richesses, notamment tirées de l’exploitation des mines de diamants du nord-est, si l’Etat centrafricain venait à reprendre position dans une zone qu’il a désertée depuis fort longtemps.

Hassan, un boutiquier au chômage, lui, ne veut pas entendre parler de division. De passage à la cathédrale Saint-Joseph, où sont réfugiés des milliers de ses voisins, cet homme sympathique au léger embonpoint se désole : « Comment voulez-vous que nous nous séparions ? Regardez, celle-là, c’est ma belle-sœur. Ma mère était d’une famille chrétienne. »

La Soeur Marie-Claire pleure, elle aussi, le temps passé. « Des problèmes entre chrétiens et musulmans, ça n’a jamais existé. Ce sont les politiciens qui ont amené ça », déplore la religieuse. « Les musulmans n’ont jamais touché les chrétiens, et les chrétiens n’ont jamais touché les musulmans. Cette crise a été amenée par ceux qui sont affamés de pouvoir. Il n’y a aucune guerre de religion ici », ajoute Mgr Edouard Mathos. L’évêque du diocèse ne cite aucun nom, mais son courroux vise les dignitaires de l’ex-rébellion et les tenants du pouvoir central à Bangui. Les premiers, pour avoir dégradé les relations intercommunautaires, en ne pillant que les chrétiens et en obtenant la complicité des commerçants musulmans. Les seconds, pour leur « amateurisme ».

Réfugié dans l’église Saint-Joseph, Edmond Yangué, malgré ses quatre années d’arriérés de salaire et les enfants au regard durci tout autour de lui, exprime avec jovialité ce que sont, selon lui, les origines de la crise actuelle. « Ces gens sont des “situationnistes”, ils profitent de la situation. Ils sont venus comme ça, sans rien, puis ils sont devenus de grands commerçants. Ils ont acheté des fusils et veulent maintenant nous prendre comme esclaves. Ils ont marié nos filles, nos soeurs et maintenant ils nous prennent pour des couillons, car ils ont de l’argent », avance cet arrière-grand-père de 67 ans. Il ajoute : « Ils ont vu les faiblesses de nos dirigeants. Avec leur volonté de devenir président, ils ont commencé leurs bêtises, mais ils doivent savoir qu’ils ne sont pas de vrais Centrafricains. »

L’accaparement ou la conservation du pouvoir et des richesses, ainsi que les questions autour de la nationalité, sont aujourd’hui les vrais ressorts de la crise en Centrafrique. A 388 kilomètres de Bambari, sur la terrasse du Ledger, le palace de Bangui, Abdoulaye Hissene, physique de star du ballon rond, ex-rebelle, rallié aux trois derniers pouvoirs, résume la situation : « La politique en Centrafrique, on la fait à tombeau ouvert. »

AFP

 

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