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CENTRAFRIQUE : des soldats français racontent le chaos de Sangaris

sangaris

Un soldat français en patrouille dans un village au nord de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, le 3 janvier 2014.REUTERS/Andreea Campeanu

Cinq militaires comparaissent ce jeudi devant une cour militaire pour des violences commises en Centrafrique et témoignent des abus commis par les forces françaises et des carences de leur hiérarchie.

Pour l’Armée française, le cauchemar de Sangaris tarde à se dissiper. Cinq soldats et officiers comparaissent aujourd’hui devant un conseil militaire à Poitiers, pour des violences commises au cours de cette opération de sécurisation en Centrafrique, qui s’est achevée en juin dernier. 

Au delà des faits qui leur sont reprochés, leurs témoignages dévoilent la triste réalité de l’intervention française: pénurie de moyens, absence de hiérarchie, complicité passive face aux exactions commises par les troupes tchadiennes. Un an après la dénonciation par l’ONU des viols perpétrés par des casques bleus français sur des mineurs centrafricains, la « grande muette » est de nouveau éclaboussée par ces révélations embarrassantes.  

Ces témoignages sont consignés dans un rapport d’enquête, menée au printemps dernier pour appuyer les poursuites disciplinaires à l’encontre des soldats. Le Parisien a révélé ce jeudi matin quelques extraits de ce document confidentiel.  

Pénurie de matériel

Les faits remontent à début 2014: depuis le 5 décembre, les troupes françaises sont engagées en République centrafricaine pour mettre fin aux violences interreligieuses. Des affrontements sanglants opposent milices chrétiennes anti-balaka et rebelles musulmans de la Séléka. Les exactions se multiplient, la guerre civile confine au génocide. Les militaires du 2e Rima débarquent au milieu du chaos. Postés à l’entrée nord de la capitale, Bangui, il se retrouvent aux premières loges des massacres. 

« On est arrivés dans un pays en guerre civile et on est arrivés au moment le plus fort, raconte un soldat aux enquêteurs. Nous n’avions pas de couchage, pas de lits picots, pas de moustiquaires. On prenait les cartons des rations pour dormir dessus. Parallèlement à ça, on était menacés par la hiérarchie d’être punis en cas de paludisme. »  

Un seul véhicule blindé pour plusieurs dizaines d’hommes, alors que les combats de rue font rage. Les militaires improvisent et plaquent des gilets pare-balles sur leurs camions pour assurer un semblant de protection. Matériel vieillissant et inadapté, manque d’eau potable et de munitions, conditions d’hygiène déplorables, l’intendance peine à suivre ces petites unités dispersée à travers la ville. Des conditions matérielles dénoncées à plusieurs reprises par les soldats de retour chez eux. 

Obligés de subir le feu de leurs alliés

« Au quotidien, c’était des embuscades, des mouvements de foule, maintien de l’ordre, des découvertes de cadavres (…). Chaque fois que l’on trouvait des cadavres ex-Séléka, on était obligés de monter la garde pour éviter que les anti-balakas, voire la population, les découpent et les mangent », raconte l’un des soldats.  

Pour les militaires, la confrontation avec l’horreur est quotidienne. L’arrivée des soldats tchadiens ne fait qu’aggraver les choses. Le président Idriss Deby, premier allié de l’Élysée dans la région, a envoyé des troupes en renfort pour sécuriser la capitale. Mais, indisciplinées et en majorité musulmanes, elles ne tardent pas à se joindre aux exactions contre les civils. 

L’un des officiers mis en cause évoque un « massacre de la population » et « au moins trente corps ». Dans la confusion, les militaires français sont eux aussi pris à parti. Impossible de répliquer à ces ingérables frères d’armes: le commandement ne transmet aucun ordre. « J’étais obligé de poster les mecs en leur donnant l’ordre de ne jamais ouvrir le feu sur les Tchadiens. Nous n’avons jamais reçu de conduite à tenir du PC (NDLR : poste de commandement). » 

Livrés à eux-mêmes, témoins d’atrocités quotidiennes, les « marsouins » flanchent peu à peu. « Face aux horreurs que l’on a vues là-bas, on a commencé à devenir agressifs », confesse ce même officier. Ils basculent à leur tour, en mars 2014: alors que l’opération s’achève, les cinq prévenus décident de ramener des baïonnettes gravées, en souvenir, et les commandent à un marchand local… qui s’enfuit avec l’argent avancé. Il est localisé et rattrapé par les militaires quelques jours plus tard.   

Il est roué de coups, puis attaché à un arbre, les mains dans le dos, un sac en plastique sur la tête. Il ne sera libéré qu’au bout de plusieurs heures, par un officier qui le menace du bout de son fusil: « Si tu parles, ou si on te revoit dans les parages, c’est finex (sic) pour toi », rapporteLe Parisien.  

Cette agression, dénoncée en avril dernier, a conduit à la suspension des militaires impliqués. Ils pourraient être définitivement révoqués si les faits son avérés. Quelles que soient les sanctions disciplinaire, ils n’en auront pas terminé avec la justice: la section militaire du parquet de Paris a également ouvert une enquête. Elle pourrait révéler d’autres manquements dans la conduite des opérations

Source : Express

 

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CENTRAFRIQUE:LA SITUATION HUMANITAIRE SE DETERIORE A KAGA BANDORO

ocha

Kaga Bandoro, le 30 septembre 2016Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a exprimé sa profonde inquiétude face à la récente détérioration de la situation humanitaire à Kaga Bandoro, dans la préfecture de la Nana Gribizi. Lors d’une visite de terrain le 29 septembre, il a constaté le départ d’acteurs humanitaires importants en raison d’agressions et de braquages devenus très fréquents depuis le début du mois de septembre. «Je condamne fermement les attaques contre les acteurs humanitaires à Kaga Bandoro et partout ailleurs en Centrafrique » a-t-il dit. «J’exhorte les auteurs de ces actes à respecter sans condition le Droit international humanitaire, notamment le principe de neutralité selon lequel les travailleurs humanitaires accordent une aide sans discrimination » a-t-il martelé.

Dans la période du 9 au 26 septembre 2016, plus de 16 cas de braquage de domiciles de travailleurs humanitaires nationaux ont été enregistrés. A cela s’ajoute le vol de matériel de valeur ainsi que les tentatives de cambriolage.

Le Coordonnateur humanitaire a également mis en garde les conséquences négatives de l’insécurité sur la protection des civils, notamment l’accès humanitaire et l’appui aux populations vulnérables. En effet, l’insécurité sur certains axes a limité les mouvements des humanitaires vers les populations qui avaient besoin d’une aide. Cette situation est d’autant plus déplorable qu’une légère accalmie avait permis le retour des habitants de Ndomété qui s’étaient réfugiées dans la brousse après les incidents du 16 et 17 septembre 2016. Environ 70% des 3200 personnes déplacées, avaient pu regagner leur maison.

Ce retour a permis aux acteurs humanitaires d’apporter une aide sanitaire et un appui Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) aux populations. Des dons de médicaments, le renforcement du centre d’écoute pour la prise en charge des cas de traumatismes, la recherche des enfants séparés et la réunification familiale sont entre autres les principales actions qui avaient déjà été engagées.

A présent, le départ d’organisations humanitaires et la cessation des activités de leurs partenaires de mise en œuvre risquent de mettre en situation d’insécurité alimentaire 120 000 personnes en sus des 35 000 déplacés qui ne recevront pas d’aide alimentaire selon le Programme alimentaire mondial. Un projet de l’UNICEF qui visait à procurer des repas à 25 000 enfants a également été mis en veille. A cet égard, Fabrizio Hochschild a rappelé qu’à l’heure où la RCA prépare un avenir plus radieux avec son programme de relèvement et de stabilisation, il est «urgent de rompre avec les cycles de violence du passé ».

 

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DES EX ANTI-BALAKA RELATIF A CE NOUVEAU REGAIN DE  VIOLENCE DANS LES PROVINCES

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Crédit Photo:M. Igor Lamaka, Porte parole des ex anti-balaka

 

EX ANTIBALAKA COORDINATION NATIONALE

SECRETARIAT GENERAL

PORTE PAROLE

COMMUNIQUE DE PRESSE : N°____005___ /2016 /CN/SG/PP/

Chers patriotes centrafricains, nous appelons à votre conscience car l’heure est grave !!!

Avant-hier c’était la ville de Kouango avec 55 morts, hier c’était Kaga Bandoro avec une vingtaine de morts, aujourd’hui c’est la ville de KOUI-DEGAULLE. Demain ça sera quelle ville ?

Ça ne sert à rien de jouer à la politique d’autruche, il faut sauver la patrie, la nation. Que dirons-nous demain à nos enfants ? Sinon que l’histoire nous rattrapera.

Ça ne sert à rien de condamner et ça ne sert à rien de dénoncer, il faut agir maintenant et prendre notre destinée en main.

Ce n’est pas à la Communauté Internationale ni encore la MINUSCA qui le fera à notre place mais c’est à nous tous. La MINUSCA nous a déjà démontré son incapacité et ses limites.

Nous nous sommes bien engagés dans le processus du DDRR et CVR (Réduction des Violences Communautaires) depuis bientôt 2ans. Ceci témoigne à combien nous sommes attachés aux vertus de la Paix, la réconciliation, le vivre ensemble et le développement de la République Centrafricaine.

Malgré cela, nous constatons un complot ourdi contre la République Centrafricaine, une campagne d’intoxication et de déstabilisation menée tous Azimuts, par une main invisible ennemi de la Paix en Centrafrique Partis politiques, Sociétés civiles, Hommes, Femmes, Jeunes et Vieux Journalistes, Avocats, Magistrats, Médecins, Étudiants, Cultivateurs, Éleveurs, Commerçants.

Mettons-nous debout pour sauver notre seule et unique patrie.

Au regard du niveau élevé d’insécurité qui prévaut actuellement dans le pays par la complicité de la MINUSCA, nous souhaiterons quitter le processus du DDRR, pour voir clair ce qui arrive devant nous, et renforcer notre RESISTANCE.

Parce que la MINUSCA n’as pas les capacités de la protection civile de notre population. Prend à témoin la Communauté Nationale et Internationale.

Par ailleurs, la Coordination Nationale des Ex-combattants ANTIBALAKA demande aux Autorités de la place de tout mettre en œuvre pour ramener la quiétude au sein de notre population qui a tant souffert et qui ne demande pas mieux que de vaquer à leurs occupations quotidiennes et de vivre en paix.

Vive la Paix en République Centrafricaine UN PAYS, UN PEUPLE, UNE PAIX

Fait à Bangui, le 28 Septembre 2016

La Coordination Nationale

Le Chargé de la Communication Porte Parole

Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

igor.lamaka@yahoo.fr 0023672661508

 

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CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

ayandho

Il y a peu, au Gabon, un pays frère de la sous-région Afrique Centrale, à la suite et dans un tout autre contexte qui aurait pu conduire à une tragédie généralisée, le Président Ali BONGO ODIMBA avait eu à dire ceci, je cite:

« Un(e) gabonais(e) qui meurt, c’est un drame. Plusieurs gabonais(es) qui meurent, c’est une catastrophe », fin de citation.

Je fais mienne cette approche, cette perception. Je fais également mienne cette gravité de ton et de responsabilité dans le propos. Parce qu’il ne saurait en être autrement. Les faits, en pareilles circonstances, devraient nous obliger tous à ce type de ressenti, à cette conviction citoyenne et patriotique assumée, et non à laisser entendre ou imaginer. Elle doit s’affirmer au quotidien, du sommet de l’État au citoyen lambda. Parce que l’affirmation de soi, de son honneur, de sa dignité, ne dépend pas de ses moyens, de sa capacité d’influence ou de dissuasion. Mais, on peut être prêt et disposé à mourir pour cela…

Honnêteté intellectuelle oblige, personne ne peut se permettre de nier aujourd’hui les conditions extraordinairement difficiles dont a hérité le Président Faustin Archange TOUADERA, combien sa volonté pourrait être contrariée, combien ses actions peuvent être lestées. Il semble s’investir avec sa force et sa détermination dans la mission délicate qui est désormais la sienne. Est-il
réellement accompagné
et effectivement soutenu par ses alliés dans cette oeuvre de recherches et de reconstruction? Comme à l’école, que celles et ceux qui le font lèvent la main…

En début comme en cours de mandature, des hésitations, des erreurs d’appréciation, d’actions et/ou d’actes posés sont d’usage. L’important, c’est d’être et de demeurer d’une très grande écoute, de savoir en tenir compte afin de pouvoir rectifier ou corriger.

Ainsi, de certains faits ici évoqués dans le lien, en tant que Institution suprême, de surcroît avec les mains nues, je me demande encore et toujours si c’était politiquement une bonne inspiration que d’avoir entrepris ces contacts de dialogue avec certains dits chefs rebelles ou chefs de guerre? Pourquoi une pareille formulation? De quelle guerre s’agit-il, en l’absence d’une confrontation directe, si ce ne sont pas que des sévices cruelles et des tueries sur les innocentes populations civiles?
De mon point de vue, si le désir et la volonté d’un dialogue était vraiment de mise, ceux rencontrés jusque-là ne seront jamais les bons interlocuteurs. Ceux-là, ils sont ailleurs. S’agissant de notre pays à tous, il faudra à un moment ou un autre devoir solliciter ces compatriotes, devoir les faire sortir de leur retranchement voire de leurs abris, les rencontrer, échanger avec eux sans aucun tabou, sans aucun soupçon, comme dirait l’autre, les convaincre de la prise en compte absolue de leurs légitimes réclamations en tant que partie intégrante de la nation, mais surtout de la promesse de s’y tenir. Car personne, même pas ces compatriotes momentanément égarés, n’a d’intérêt à ce que le pays demeure dans la crise actuelle. En tant que nouvelles autorités, ces personnes ne sauront que vous accorder leur confiance, mais aussi l’exigence de votre mise à l’épreuve. L’issue d’une entente aura forcément un prix, mais qui ne vaudra jamais autant que la Paix et la Sécurité retrouvées. Et puis, en politique, si l’on est vraiment un homme politique, il n’y a pas d’orgueil qui vaille sinon l’intérêt supérieur de la nation. Une fois que nous nous serons retrouvés, entretenus et entendus sur l’essentiel, plus aucun autre intérêt ne saura plus jamais nous opposer les uns aux autres et nous diviser sous quelque prétexte ou raison que ce soit. D’ailleurs, la situation générale du pays étant ce qu’elle est, il serait bien que l’on traite conséquemment la question « Sidiki », afin de prévenir à terme toute flétrissure regrettable de nos frontières…

La démarche que je me permets ici de suggérer très humblement à nos nouvelles autorités n’est d’aucune faiblesse, mais de raison et de responsabilité. Parce que, malgré tout, force restera à la Loi. La lutte contre l’impunité sera envers et contre tout afin que la justice sociale soit pour tous. Les compatriotes ayant pris les armes l’auraient fait pour ces raisons. Ils ne seront donc pas réfractaires à cette exigence absolue et non négociable.

Enfin, que les hommes et les femmes politiques qui seraient en soutien au Président Faustin Archange TOUADERA se positionnent et comblent les « blancs » de ses messages, de ses discours, justifiant ainsi leur sincérité, plutôt que de faire autant sinon pire et ensuite de décrier. Anciens candidats à la présidence de la république, certains aujourd’hui sont des élus et représentants du peuple, pourquoi nous ne les entendons pas de manière audible sur les questions de l’heure, auprès de nos populations, de la rébellion, de nos partenaires au developpement et autres? Cela n’est tout simplement pas sérieux et encore moins crédible. C’est à se demander, si eux n’ont jamais eu de projets fédérateurs à partager et autre? Aussi et ainsi, qui participe aussi de la paralysie? De mes certitudes, de mes convictions, souvent j’aime à dire que la politique peut être dite et faite autrement. On ne la fait pas pour soi, mais pour le plus grand nombre. Et ce dont on peut être porteur peut également l’être parce que cédé ou confié à un autre, toujours au service du plus grand nombre.

Par  Jacques Ayandho

 

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CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA ANNONCENT DES ENQUETES SUR LES VIOLENCES A NDOMETE ET KAGA BANDORO

 

Bangui, le 21 septembre 2016 – Le gouvernement de la République centrafricaine et la Minusca ont mis en garde les auteurs et commanditaires des dernières violences à Ndomété et à Kaga-Bandoro et annoncé l’ouverture d’enquêtes sur ces incidents qui ont coûté la vie à six personnes, les 16 et 17 septembre derniers. Au cours de leur seconde conférence de presse mensuelle conjointe, mercredi à Bangui, les deux institutions ont rappelé leur étroite collaboration notamment en matière de sécurité.

« Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec la Minusca, à deux niveaux. Un niveau politique avec des concertations permanentes entre le Président de la République et le Premier ministre avec le Représentant spécial du Secrétaire général et ses collaborateurs, et un niveau opérationnel et militaire, avec des rencontres entre les états-majors de la Minusca et de la République centrafricaine », a indiqué le ministre et porte-parole, Théodore Jousso.

S’exprimant sur les évènements dans la localité de Kaga-Bandoro, Théodore Jousso a souligné qu’ils « s’inscrivent dans la droite ligne de déstabilisation orchestrée par les ennemis de la paix », au moment où le pays est en train d’enregistrer de nombreux élans de solidarité en sa faveur. En citant les membres Anti-Balaka et des ex-Séléka, le porte-parole du gouvernement a rappelé la position du gouvernement, qui a condamné ces scènes de violence et a annoncé l’ouverture d’une enquête contre les auteurs, tout en insistant que « les crimes de ces derniers jours, relèvent de la compétence de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique ».

De son côté, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a annoncé le  déploiement d’une équipe des droits de l’homme pour enquêter sur les violences afin d’établir les responsabilités. « Les responsables de ces violences ainsi que leurs complices, seront tenus responsables pour leurs actes », a-t-il averti.

Monteiro a par ailleurs rappelé que, conformément à leur mandat, les forces de la Mission sont intervenues au cours des heurts pour faire baisser la tension et ont pris des mesures de sécurisation, notamment le déploiement de casques bleus du Burundi et du Gabon pour renforcer ceux du Pakistan, présents dans la région. « A ce jour, une centaine d’hommes assure la protection du village de Ndomété tandis qu’à Kaga Bandoro, des points de contrôle ont été installés pour mieux sécuriser la ville, en particulier les points sensibles tels que l’hôpital, le marché et le camp des déplacés de l’Evêché. Les patrouilles dans la ville se poursuivent. Enfin, une mission conjointe militaro-civile vient d’arriver surplace pour analyser la situation», a précisé le porte-parole de la Minusca.

Sur les informations relatives à un autre foyer de tension qui se serait déclenchée dans la ville de Kouango en début de semaine, Monteiro a indiqué que la Force est en train d’évaluer la situation, en précisant «  que ce soit à Ndomété, Kaga Bandoro, Kouango ou d’autres endroits, la MINUSCA veut rassurer la population quant à sa determination à assurer la protection de la population, dans le cadre du mandat”.

Autre sujet abordé lors de cette conférence de presse est le retour des réfugiés centrafricains au Mali et des déplacés internes. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir que des opérations du profilage ont déjà commencé et que, très bientôt, une solution sera trouvée, avec l’appui de la communauté internationale. Théodore Jusso a saisi cette conférence de presse pour remercier la MINUSCA, au nom du gouvernement, pour le travail accompli dans le pays. « Sans cet appui, nous ne savons pas dans quel état se trouverait notre pays en ce moment », a-t-il souligné.

 

Source : Bureau de la Communication et de l’information publique de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos
 
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Publié par le 21/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : INVITATION A LA CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT RCA – MINUSCA

CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE

Le cabinet du Ministre Porte-parole du Gouvernement de la République centrafricaine et le Bureau de la communication et de l’information de la MINUSCA tiendront une conférence de presse conjointe le mercredi, 21 septembre 2016.

AVIS MEDIAS

Avis aux médias : Conférence de presse conjointe Gouvernement de la République centrafricaine et la MINUSCA

Qui ?

Ministre Porte-Parole du Gouvernement Théodore Jousso

Et

Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro

Quand ?

Mercredi, 21 septembre 2016 à 11h00

Où ?

Ministère de Ministère de l’Equipement, PK2, Avenue David Dacko

Bangui – RCA

 

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CENTRAFRIQUE: L’assainissement des finances publiques est en marche par le Ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra.

hondra

Effectivement pour un ministre des finances et du budget, il y a de quoi être irrité. Les directeurs généraux des entreprises publiques ne reversent pas leurs TVA dans la caisse de l’Etat qui en a bien besoin.

Nul doute que le ministre a pour objectif quotidien de remettre les caisses de l’Etat à flot. C’est au cours d’une réunion qui s’est déroulée mercredi 10 août 2016 à l’hôtel Ledger de Bangui et avec la participation d’Arthur Piri contrôleur général du secteur parapublic et du cabinet du ministre qu’il a été examiné les orientations a donné en ce qui concerne le rétablissement des finances publiques.

Recouvrir la TVA est excessivement difficile. Le ministre a déclaré avec beaucoup de contrariété  « Je ne suis pas du tout content que les TVA que vous collectées ne soient pas versées sur le compte du Trésor Public ».

Face à la presse le ministre Henri-Marie Dondra a précisé : « Comme vous le savez, l’Etat traverse une période assez difficile en termes de trésorerie. Et nous avons remarqué qu’il y a des sociétés d’Etat et des offices publics qui collectent certaines taxes dont notamment la TVA mais ne les reversent pas dans la caisse de l’Etat. Ces entreprises qui, parfois pour des raisons diverses notamment les factures impayées de l’Etat, se permettent de garder par-devers elles ces taxes, ce qui n’est pas normal. Donc j’ai voulu, sur instruction du président de la République et le Premier ministre, les rencontrer afin de leur faire comprendre qu’il est temps que ces taxes soient reversées dans la caisse de l’Etat. C’est pourquoi je suis venu les rencontrer et le travail va continuer pour que nous puissions aussi trouver les solutions en ce qui concerne le règlement de leurs factures à payer du côté de l’Etat de manière à ce qu’Il faut arriver aussi à trouver un arrangement de part et d’autre. Mais l’impératif est que ces taxes soient reversées dans le compte de l’Etat « .

Après la terrible crise sans précèdent de 2013, le Centrafrique est confronté à un tissu économique détruit et il est nécessaire de le reconstruire. Pour cela il faut des sacrifices et cela demande beaucoup de volonté.

Source: CP/CL

 

 

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CENTRAFRIQUE: QUELQUES ÉLÉMENTS DE LANGAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT A KAGA BANDORO

TOUADERA

1. Monsieur le préfet, Mesdames et Messieurs les notables, vaillante population de Kaga Bandoro.
2. Je suis heureux de vous retrouver ce jour ici à Kaga Bandoro, Chef-lieu de la préfecture de la Nana Gribizi.
3. Je suis venu vous rendre visite comme je l’avais annoncé lors de mon récent déplacement à Bouar.
4. Je suis aussi venu, non seulement pour vous rendre visite, mais surtout pour remercier toute la population de la Nana Gribizi pour la confiance qu’elle m’a témoignée lors des dernières élections présidentielle, en m’élisant très massivement.
5. Je vous dis aujourd’hui encore une fois merci pour ce vote, merci pour cette confiance.
6. Je puis vous assurer de ma totale volonté de changer la République centrafricaine pour qu’elle redevienne un pays digne, respecté, un Etat comme les autres capables d’assurer le bien de son peuple et son développement.
7. Mais, je ne vous cache pas que je n’ai pas hérité d’un Etat, mais d’un pays ou tout est à reconstruire, ou tout est à refaire.
8. Mais, avec l’aide de Dieu et le travail de tous, nous nous en sortirons.
9. Comme je viens de le dire, les défis du pays sont immenses.
10. La toute première priorité est la paix et la sécurité. Sans cette paix et cette sécurité, on ne pourra rien entreprendre. Le pays restera paralysé, il n y aura aucune possibilité d’engager les programmes de développement.
11. Mais, pour obtenir la paix et la sécurité, il nous faudra procèder au désarmement, c’est-à-dire retirer entre les mains des groupes armés les nombreuses armes qui sont en circulation sur le territoire national.
12. Dans cette perspective, j’ai rencontre chaque responsable des groupes armés à qui j’ai expliqué la nécessite pour nous d’aller au désarmement dans la concertation.
13. Grace à Dieu, beaucoup m’ont écouté et se sont engagés à suivre cette voie.
14. Il y deux(2) jours, j’ai nommé des personnalités devant faire partie de l’équipe qui travaille en ce moment sur le DDRR à la présidence de la république .Le travail a déjà commencé et j’ai espoir qu’il ira vite pour qu’on arrive à ce désarmement effectif.
15. Mais, je tiens à profiter de cette rencontre de Kaga Bandoro pour rappeler à tous les centrafricaines que la période d’exception, la période de transition est terminée.
16. Nous avons organisé des élections sur l’ensemble du territoire national, le peuple souverain s’est exprimé.
17. Nous devons aujourd’hui, bâtir un nouvel Etat, un Etat de Droit.
18. L’Etat de droit signifie qu’il n y a plus d’anarchie, que tout doit se passer conformément à la loi.
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19. Mais, pourquoi, les hors la loi veulent-ils encore imposer à notre peuple l’anarchie, la rébellion alors qu’il a choisi la voie de la démocratie ?
20. Il faut vous lever et dire non à tous ceux qui veulent nous ramener en arrière, à ceux qui veulent maintenir le pays dans le chaos et leur dire que c’est l’ère de la paix et du développement.
21. Dans les actions que nous sommes en train d’entreprendre, il y a une action qui est très indispensable pour la stabilité et la sécurité de notre pays. Elle concerne la restructuration de notre armée nationale.
22. La restructuration de l’armée, nous la mènerons en même temps que le DDRR pour nous permettre d’avoir une armée pluri ethnique, professionnelle et apolitique à très court terme, pour les besoins de la sécurité nationale.
23. Mais cette armée que nous allons bâtir n’aura pas pour mission de faire la guerre contre d’autres centrafricains .Elle sera mise en place pour la sécurité du pays et celle de tous les centrafricains qu’ils soient à l’Est, à l’Ouest, au Centre, au Nord ou au Sud.
24. Je me battrai pour que cette nouvelle armée ait le minimum de moyens requis pour assurer sa mission.
25. En même temps, j’engagerai le gouvernement à travailler pour assurer la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.
26. Dans cette perspective, les préfets, les sous préfets, les postes de police et de gendarmerie seront également déployés sur l’ensemble du pays.
27. L’Etat doit se redéployer partout pour assurer les besoins vitaux de l’ensemble de nos populations. Nous devrons dès à présent assurer un développement intégral et intègre de toute la République centrafricaine. En procédant de cette manière, on mettra fin aux frustrations qui ont longtemps marqué nos compatriotes de certaines régions du pays.
28. J’en viens à l’agriculture et à l’élevage, ils doivent plus que ne jamais être au centre de nos actions.
29. Je demanderai au Gouvernement de tout faire pour que le travail de la terre et que l’élevage reprenne dans la Nana Gribizi.
30. Aussi, je veux évoquer la question de la libre circulation des personnes et biens dans la Nana Gribizi.
31. J’apprends que des hommes en armes qui tiennent des réunions ici à Kaga Bandoro et dans ses environs tels les membres, prennent pratiquement en otage les paisibles populations. Il leur serait fait interdiction de circuler en motos.
32. Pourquoi tout cela ?
33. Pourquoi certains de nos compatriotes font-ils tant de mal au pays ?
34. Faire obstacle au retour à la vie normale et empêcher les populations civiles de vaquer à leurs occupations sont des actes que je condamne avec vigueur.
35. Que cherchent-ils au juste ? Pourquoi, ne sont-il pas présentés aux élections s’ils veulent faire de la politique ou s’ils pensent qu’il sont porteurs de projets politiques ?
36. Le peuple veut aujourd’hui de la paix et du développement, c’est pourquoi j’exhorte ceux qui entretiennent l’insécurité sur cette partie du pays à cesser ces actes qui relèvent du grand banditisme.
37. Je termine en annonçant qu’après la Nana Gribizi, je me rendrai dans d’autres parties du territoire national pour parler de la paix et de la réconciliation nationale.
38. Que Dieu bénisse notre pays, je vous remercie pour cet accueil chaleureux.

Source : Service de communication de la Présidence pour CARnews OU RCAinfos
 
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Publié par le 06/08/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Mû et bouleversé, mais surtout très indigné par la situation actuelle de notre pays, par le statu quo.

 

jayandho

Un média international, RFI, pour ne pas le nommer, dans le rôle qui est immanquablement et indéniablement le sien, aurait cru devoir tendre un micro et accorder une interview à un triste et sinistre individu, que je ne saurais d’ailleurs appeler autrement. De toutes les incongruités qui ont pu provenir de ce qui lui sert de corps, j’en retiens une, celle faisant allusion aux cendres qui couveraient des braises ardentes…et qu’un vent malencontreux suffirait à embraser…

Je ne sais pas si cet individu, en proie à un évident délire sévère, sait de quoi il parle lorsqu’il se permet à chaque fois, à chaque occasion, de pareilles libertés de vues et d’injonctions sur les questions hautement centrafricaines? Aussi, peut-être que finalement, à force de temporisation et de quelque intérêt porté, les différentes postures des uns et des autres l’y autoriseraient-elles?

Cependant, la métaphore de ce dernier me sied. Cela m’inspire mais surtout me conforte dans une vieille conviction. En effet, d’entre les premières et sérieuses origines de nos maux, j’aime à le dire chaque fois que cela s’impose, le « vent de la BAULE », mêlé à l’Harmattan, ce vent de sable qui s’élève et qui nous vient du Sahara, avait porté dans ses nuées un « monstre » qui, à longueur de temps et d’époques, a déployé et contracté ses redoutables anneaux, tel un serpent des mers ayant jeté son dévolu sur notre pays, la République Centrafricaine. Fait du changement climatique aidant et la faveur d’une déjà perceptible désertification sous nos latitudes, les bourrasques qui n’avaient plus de cesse de s’abattre sur notre paisible espace social et donc de vie soulevèrent des feuilles mortes, libérèrent ainsi de leurs abris et à jamais certains petits êtres repoussants, et qui se révélèrent depuis et finalement d’une extrême dangerosité, influençant nuisiblement les esprits fragiles ou empêchant toutes les meilleures volontés.
Mû et bouleversé, mais surtout très indigné par la situation actuelle de notre pays, par le statu quo, comme qui dirait presque convenu et qui semble participer de l’insupportable enlisement de la crise, de la situation des déplacés et des réfugiés, à la consolidation du chaos et de l’occupation de zones entières, de nos régions, l’expectative nous conduit indubitablement et bien malgré nous à notre délitement total. J’estime donc que la seule urgence qui vaille est celle des responsabilités. La légitimité du peuple, les institutions démocratiques et républicaines, le pouvoir régalien et discrétionnaire, n’autorisent plus aux questionnements, mais commandent à la sauvegarde, la préservation de l’intérêt national face à l’insupportable, à l’inadmissible. La « matrice » ayant contribué à la manipulation de certains coeurs en mal d’amour, de certains esprits fragiles, en l’occurence ceux de nombre de certains de nos compatriotes, celle-ci ne saurait plus servir à des intérêts autres que ceux devant toujours et plus que jamais nourrir et protéger notre Unité, notre Fraternité, notre Vivre-ensemble. Nous avons été envahis. Nous devons maintenant nous employer à devoir les repousser et reconquérir toutes nos provinces, tous nos droits, toutes nos libertés.

J’admets et j’assume, une fois de plus, sans aucune réserve, ma part de responsabilité passive, d’autant qu’elle ne suffira jamais à disculper les véritables auteurs et coupables de tous ces crimes, c’est-à-dire: toutes celles et tous ceux qui auront été au début, pendant et à la fin de toute cette longue et désespérante chaîne de responsabilités, celle de tous les errements et, aujourd’hui, celle de cette indicible tragédie. Dans mon entendement et dans celui de bien d’autres encore que ma seule personne, aucun digne fils du pays, aucun centrafricain digne de ce nom, au nom de je ne sais quelle promesse ou motivation, même si cela devait être au nom de justes et de légitimes revendications voire frustrations, puisse se laisser séduire et convaincre, venir en « conquérant » sur ses propres terres semer sur son passage la destruction, la désolation, une déferlante de la mort des siens. Et toute cette vague ravageuse avec l’aide inique de hordes sauvages étrangères, au seul et unique but jusque-là déclaré de conquérir le Pouvoir et d’asservir.

Le Centrafrique qui était le mien, celui de bien d’autres encore que moi, j’aimerais pouvoir le retrouver. Je le connais mieux que quiconque parce que j’ai eu à le parcourir dès l’âge de 06 ans, en compagnie de mes frères et soeurs, sous la conduite éclairée de notre père qui était en responsabilité publique. Il avait en constance le souci premier de nous amener avec lui pour nous faire découvrir et connaître le pays profond. Les années se suivant, nos vacances scolaires étaient essentiellement consacrées à cela.
Notre pays n’avait pas de routes nationales ni d’autoroutes bitumées, sinon des pistes bien entretenues que ponctuaient, selon la saison, des barrières de pluies, pour préserver leur état des intempéries. Et toute autorité était astreinte à cette règle. Il nous a toujours été agréable et très enrichissant de parcourir ainsi, plus ou moins régulièrement, l’arrière-pays, le vaste ensemble de notre territoire national, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, en passant inévitablement par le Centre (Bambari/ « Hôtel des Chasses »; Alindao/Mission de Kongbo).

J’ai donc connu les pistes en latérite, certes poussiéreuses mais très praticables; croisé les cars en réquisition pour le transport et le retour des élèves vacanciers dans leurs contrées voire la nouvelle rentrée académique; les troupeaux et convois de zébus; les barrières de pluies ainsi que les temps d’attente pour le passage autorisé; les vastes espaces verts cultivables qui s’étendaient à perte de vue; les arbres grands et hauts de nos forêts; les hautes herbes et les savanes d’où s’échappaient des antilopes, des pintades, des perdrix; les magnifiques reliefs majestueux du Dar-el-Kouti;…; les barges câblées ou motorisée; les ponts entretenus et fonctionnels qui permettaient le passage de nos belles rivières, de jour comme de nuit; la grâce et la féerie de nos chutes d’eau; les villages aux abords des pistes, avec quelques caprins et quelques volailles, où il était toujours plaisant de faire une halte méritée et conviviale; les populations, quant à elles, lumineuses d’accueil et d’hospitalité, chacune dans sa diversité… Ces « excursions », au plus près des populations et des réalités, elles ont ensuite discontinué, au point de s’estomper au fil du temps, au fur et à mesure de la courbe de dégradation de l’état du pays…
Depuis lors, les choses n’ont plus jamais été comme avant. L’environnement politique et social, jadis de Paix, de relatif Bien-être et du Vivre-ensemble, aujourd’hui, a été sabordé. Nous saurons nous retrouver et nous réconcilier durablement.

Il n’y a pas eu un seul endroit de notre pays, la République Centrafricaine, que je n’eusse pas connu, que je n’ai pas aimé. J’en ai aujourd’hui le coeur qui saigne devant tant de désastre, devant tant de gâchis!

Par Jacques AYANDHO

 
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Publié par le 22/07/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: VERS LA CREATION D’UN RESEAU DES MAIRES CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES

mairiedebangui

Bangui, le 29 juin 2016 – Les maires des huit arrondissements de Bangui, de Bimbo et de Bégoua, se réunissent jeudi et vendredi à Bangui, pour mettre en place un Réseau pour la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, aux enfants et aux hommes. L’objectif recherché par les maires de Bangui, de Bimbo et de Bégoua est de contribuer à la prévention et à la protection des femmes, des enfants et des hommes contre les violences sexuelles liées au conflit.

Selon les initiateurs, l’inexistence des systèmes de collecte et d’analyse des données sur les violences, l’absence ou l’inefficacité des services spécialisés de lutte contre les violences sexuelles liées au conflit en Centrafrique ainsi que l’impunité dont bénéficient les présumés coupables augmentent les violences sexuelles.

A travers cette initiative, ils pourront jouer un rôle significatif dans la prévention et la lutte contre l’impunité, tout en disposant d’un système de partage d’informations en continue sur la situation des violences sexuelles dans leurs villes.

Pendant deux jours, les maires vont élire en leur sein, un bureau composé d’un coordonnateur, de deux rapporteurs et de trois membres, lesquels formeront un comité ad hoc. Ce comité aura pour mission d’élaborer les projets de textes statutaires de l’organisation et sera appuyé par l’Unité de la protection des femmes de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCainfos
 

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