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CENTRAFRIQUE : TOUADERA, GOUVERNEMENT PARALLÈLE ET LA CONSTITUTION.

Le gouvernement parallèle est l’une des pratiques institutionnelles et politiques déviante depuis l’indépendance de la République Centrafricaine, pratique susceptible de déboucher sur la déformation institutionnelle ou perversion institutionnelle de la présidence.
I-Historique des Gouvernements parallèles

La pratique du « gouvernement parallèle à la Présidence » nait en République Centrafricaine par un Décret N°64/011 du Président David Dacko qui, le 11 janvier 1964, nomme Marcel Douzima, Ministre d’État à la Présidence de la République chargé de la Justice, avant de l’étendre à d’autres personnalités.
Depuis, cette pratique est désormais bien établie dans le système institutionnel centrafricain. On l’observe sous tous les régimes.

L’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était lui aussi régulièrement adonné cette pratique ; l’Empereur avait par exemple nommé, le 15 février 1979, Joachim Da Silva Ministre délégué à la Présidence chargé du Développement Rural et des Eaux et Forêts .

Le Président André Kolingba s’entourait au palais présidentiel des ministres conseillers à la présidence nommés par lui.
Le Président Ange Félix Patassé ne s’était point distingué puisqu’il avait nommé, entre autres, Michel Gbézéra-Bria, Ministre d’État chargé des affaires présidentielles.

Le Président François Bozizé nommait de façon récurrente des ministres à la présidence, à l’image de Côme Zoumara, Ministre Conseiller et Porte Parole de la Présidence de la République. Le 19 avril 2011 étaient nommés plusieurs « ministres délégués à la présidence », c’est-à-dire rattachés et placés directement sous l’autorité du Président de la République : Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio , Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou, Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso.

Cependant et incontestablement, c’est sous le régime de la transition politique instituée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 et confortée par la Charte Constitutionnelle du 18 janvier 2013 que la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » a nettement pris de l’ampleur, ce qui ne contribue point à sortir l’État centrafricain de son malheur déjà majeur.

Dans un premier temps, le Président Michel Djotodia, arrivé au pouvoir le 24 mars 2013, nomme le 27 mai plusieurs ministres à la Présidence : Mahamat Kamoun, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet, Dieudonné Salamatou, Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales, Josué Binoua, Ministre Conseiller chargé des affaires religieuses et des minorités ethniques , Jean Jacques Démafouth, nommé Ministre conseiller à la présidence de la République chargé des programmes du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et de relation avec la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique(MISCA).

Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’État de Transition, nomme deux Ministres d’État, et neuf Ministres Conseillers :
Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;

Cette pratique institutionnelle et politiquement incorrecte refait encore surface avec le démocratiquement élu Faustin Archange Touadera.

Une des grosses erreurs d’ordre institutionnel qu’il faut absolument corriger en République Centrafricaine, c’est la pratique récurrente et inconstitutionnelle de la transformation de facto du Cabinet Présidentiel en ce qu’on peut désigner sous le vocable de « gouvernement parallèle à la présidence ».

On a une illustration magistrale de cette théorie en Centrafrique avec la dernière nomination à la présidence de la République.
Obed Namsio est désigné secrétaire général de la présidence. Au poste de Chef d’État major particulier, le général de brigade Antoine Gambi. Pierre Mapouka remplace Jean Edouard Koyambounou à l’inspection générale d’État.
Donatien Maleyombo occupe le poste du chef de cabinet particulier.

Au cabinet civile, Jean Wilibiro Sacko est nommé ministre conseiller spécial, coordonnateur au Désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR), à la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la réconciliation nationale.
Fidèle Ngouandjika refait surface comme ministre conseiller spécial charge des relations avec des organisations nationales.

Au poste de ministres conseillers :

Marie Noëlle Koyara s’occupe désormais de l’agriculture. Rameaux Claude Biro devient ministre conseiller économique. Le poste du ministre conseiller en charge du suivi des projets revient à Georges Kougoué. Jean Baptiste Koba, ministre conseiller chargé des investissements. Stanislas Moussa-Kembé ministre conseiller diplomatique. Regina Kozimongo, ministre conseillère en matière de Réconciliation nationale.

Au poste de conseillers :

Conseiller à la RSS, le général de division François Mobebou. Conseiller au DDR, le colonel Noël Bienvenu Séléson. Conseiller en matière des Finances, Lazare Dokoula. Isidore Alphonse Dibert conseiller politique. Conseiller en matière des ressources naturelles, Rufin Bénam. Gina Roseline Nalotèyé Roosalem est nommée conseillère en matière de l’habitat du logement et de la reforme foncière. Conseiller en communication, porte parole de la présidence, Albert Mokpem.

Et enfin au poste des chargés de mission, Wilfrid Sébiro à la Communication, Thierry Oronfio aux nouvelles technologies, et Alain Mbaya, à la Jeunesse et aux ONG.

Pour certains observateurs, ces personnalités ont officié quand Touadéra était Premier ministre et seraient proches de François Bozizé et de Sylvain Ndoutingai c’est la raison principale de leur nomination.

Ce super gouvernement serait piloté par Obed Namsio, ancien directeur de cabinet de Sylvain Ndoutingai qui dans la réalité serait le vrai premier ministre pendant ce quinquennat.

A côté du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, constitué et fonctionnant conformément aux règles constitutionnelles d’un État, on assiste, dans ce même État, à l’existence d’un second « gouvernement »

Ce gouvernement de Namsio qui regroupe des hommes et femmes du sérail serait plutôt établi dans une logique de contestation ou de rejet du premier gouvernement.

Sa mission est de participer à l’évaluation et au suivi des politiques publiques et d’être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées.

II- L ’Inconstitutionnalité du gouvernement parallèle.

Il faut souligner que la nomination, à côté du gouvernement officiel, de plusieurs ministres dans le Cabinet Présidentiel dénature aujourd’hui le Cabinet Présidentiel, créant ainsi une confusion institutionnelle au sommet de l’État.

Puisque les membres de ce Cabinet Présidentiel sont perçus plus comme des ministres que comme des membres d’un Cabinet, nous totalisons plus de 45 ministres sous ce début de mandature du démocratiquement élu, or c’est inconstitutionnel.

Ces personnalités ne sont absolument rien d’autre que des membres du Cabinet Présidentiel, des collaborateurs personnels du Président de la République, des personnalités naissant et disparaissant avec le Président de la République, dépourvues de pouvoir de décision et n’ayant que des missions d’assistance et de conseil auprès du Chef de l’État.

Violation de la constitution ?

Sur le plan juridique, est absolument inconstitutionnelle la pratique consistant à nommer des membres du cabinet présidentiel tout en leur attribuant une fonction supplémentaire, la fonction ministérielle.
L’inconstitutionnalité de cette pratique tient à plusieurs raisons ;

En premier lieu, et depuis la naissance de cette pratique, le Chef de l’État qui nomme des Ministres à la Présidence par ailleurs dotés d’une fonction de cabinet, a toujours agi en s’affranchissant du pouvoir de proposition constitutionnellement reconnu au Premier Ministre. Si, d’un point de vue constitutionnel, le Président de la République est le seul compétent pour nommer les ministres, la quasi-totalité des textes constitutionnels Centrafricains depuis l’indépendance assortissent cette prérogative présidentielle d’une condition, le pouvoir de proposition du Premier Ministre.

En deuxième lieu, les ministres nommés à la présidence et dotés d’une fonction de cabinet présidentiel ne peuvent pas être considérés comme des membres du gouvernement constitutionnel c’est-à-dire celui constitutionnellement placé sous l’autorité immédiate du Premier Ministre, celui-ci étant défini par la Constitution comme le Chef du Gouvernement.

En troisième lieu, les ministres nommés dans le cabinet présidentiel ne disposent pas chacun d’un cabinet, contrairement aux ministres placés sous l’autorité immédiate du Premier Ministre.

Si chacun des ministres conseillers à la Présidence devait disposer d’un cabinet, on aurait, à côté du Cabinet Présidentiel, une multitude de cabinets ministériels à la Présidence, ce qui donnerait naissance à une pétaudière institutionnelle, et ne serait pas sans conséquence sur le budget de l’État notamment les fameux fonds spéciaux ou secrets affectés à la Présidence de la République.

En quatrième lieu, contrairement aux membres du gouvernement officiel, les ministres nommés à la Présidence et dotés d’une fonction de cabinet ne peuvent prétendre au statut de chef de département ministériel.

En cinquième lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence » ne peuvent pas, d’un point de vue constitutionnel, prendre part au Conseil des Ministres. Conformément à la constitution, cet organe collégial n’admet en son sein que les seuls ministres nommés par le Président de la République mais sur proposition obligatoire du Premier Ministre, et chargés ensuite de la gestion politique et administrative d’un département, conformément à la politique générale du gouvernement.

En dernier lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence », n’étant pas chargés de la mise en œuvre sectorielle de la politique générale du gouvernement, et à défaut d’avoir bénéficié ab initio de la légitimité politique conférée aux membres du gouvernement officiel par le parlement lors de l’adoption de la politique générale du gouvernement, ne sont pas assujettis au principe constitutionnel de la responsabilité politique du gouvernement devant le parlement.

La rupture chantée sur tous les toits voudrait aussi que cessent les pratiques institutionnelles et politiques incorrectes.
Le Cabinet Présidentiel peut être constitué de tous les postes que le Président de la République estimera utiles pour l’aider à exercer ses fonctions, à la seule condition d’ordre constitutionnel qui est de ne pas y nommer des ministres.

Les éminentes personnalités politiques, notamment les anciens candidats aux élections présidentielles, Premiers ministres et ministres, qui veulent servir à nouveau le pays en voulant intégrer le Cabinet Présidentiel doivent s’incliner devant l’exigence constitutionnelle, mieux la volonté souveraine du peuple opposable au Chef de l’État, qui lui commande de ne point attribuer aux membres de son Cabinet la qualité de ministre.

En plus d’être un dédoublement institutionnel, une anomalie institutionnelle, la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » contribue à banaliser et à rabaisser la fonction de ministre en Centrafrique.

Un ministre n’est pas un collaborateur personnel du Chef de l’État, à l’inverse d’un membre du Cabinet Présidentiel.
Un ministre est plutôt un serviteur éminent du peuple. Fonction ministérielle et fonction de cabinet donc sont incompatibles.

La seconde est au service de la première.

L’archange a-t-il compris qu’il vient de perpétuer la vieille tradition en planant sur la constitution de la Républica?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 20 Mai 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

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CENTRAFRIQUE: KAGA BANDORO : DES ROUTES REHABILITEES ET LA COHESION SOCIALE RENFORCEE

CENTRAFRIQUE: KAGA BANDORO : DES ROUTES REHABILITEES ET LA COHESION SOCIALE RENFORCEE

minusca

Ennemis d’hier, 120 jeunes, dont 52 femmes, de différentes confessions religieuses, ont travaillé ensemble pendant trois semaines à la réhabilitation de deux axes routiers dans la région de Kaga Bandoro. Ce projet, initié par la MINUSCA, a permis non seulement de rendre 22 kilomètres de routes praticables mais a aussi contribué à la réconciliation entre communautés.

Les indemnités versées aux participants, (2500 F CFA par jour, environ 4,40 US dollars) soulagent aussi des familles, très pauvres, qui font face à de grandes difficultés.

Désormais les axes entre Boto et Doukoumbé et entre Ndomété et Village Kassaï, 11 kilomètres chacun, sont praticables et équipés de système de récupération des eaux de ruissellement, qui endommagent régulièrement les pistes de brousse.

Ce sont les participants à ces travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) qui ont sélectionné le type d’activité. En engageant les jeunes dans des activités qui leur apportent travail et revenus, en faisant travailler ensemble des musulmans et des chrétiens, la MINUSCA renforce la cohésion sociale et contribue à éloigner les jeunes des groupes armés.

« J’ai reçu quelque chose qui va me permettre de m’occuper de ma famille (…) Sur le chantier, tout s’est bien passé. Il n’y a pas de haine, on a laissé dernière nous tout ce qui s’est passé. Maintenant nous voulons vivre ensemble », a expliqué Paulin Pugaza, l’un de jeunes qui a participé au projet.

Même satisfaction de la part des habitants, qui comme Moise Nkaya-Konsamalé, parent d’élève de la commune de Boto, estime que « le travail doit continuer ». « Entre musulmans, chrétiens, jeunes, vieux, on travaille tous ensemble. Ca marque la réconciliation des fils du même pays, c’est un bon départ », a-t-il ajouté.

L’initiative va se poursuivre et prochainement des « jeunes à risque » travailleront, toujours avec le soutien de la MINUSCA, à la construction la salle de réunion de la mairie de Kaga Bandoro. A ce jour, les travaux à haute intensité de main d’œuvre initiés par la MINUSCA ont bénéficié à Kaga Bandoro à 1.861 personnes dont 35% de femmes.

Ce projet participe à la cohésion sociale et la coexistence pacifique entre et au sein des différentes communautés. Il permet la création d’emplois rapides, génère des sources de revenus pour les jeunes et contribue à reconstruction des infrastructures détruites durant les conflits.

La MINUSCA soutient ainsi les efforts du gouvernement centrafricain  dans sa dynamique de réconciliation nationale, de stabilité communautaire  et de développement.

 

 Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 

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CENTRAFRIQUE : Le rassemblement des forces du progrès pour une alternance crédible en République centrafricaine

Publié par CARnews ou RCainfo le 22-11-2015/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : Le rassemblement des forces du progrès pour une alternance crédible en République centrafricaine
Par Alain LAMESSI

alain-lamessi

C’est dit et répété. C’est connu de tous et reconnu par tous : la crise multiforme à laquelle est confrontée, à son corps défendant, la République centrafricaine depuis décembre 2012, a fortement ébranlé les fondements de la république. Elle l’a littéralement précipitée dans l’abîme, au-delà d’abominables viols, vols et du nombre incalculable des pertes en vies humaines dont nous ne cesserons de pleurer la mémoire. Elle a surtout remis en cause nos propres certitudes : Nous n’étions pas un Etat fort. Nous n’avions pas d’institutions solides. Nous n’étions pas un peuple uni. Notre armée nationale était en lambeaux. Depuis belle lurette. Nos dirigeants malgré tout n’ont pas toujours été à la hauteur de leur responsabilité.

Pour une alternance crédible

Cette crise nous interpelle. Elle nous oblige de changer la manière de percevoir la réalité de notre pays. Au demeurant elle exige de nous de prendre conscience d’une néo réalité : la nécessité de nous rassembler pour envisager l’avenir de notre pays comme un défi commun à relever. C’est un défi titanesque qui nécessite bien sûr de mobiliser toutes les énergies et toutes les intelligences. Aucun bras ne sera de trop dans cette nouvelle configuration.

L’élection présidentielle du 27 décembre prochain est un tournant historique que nous devons prendre. C’est un virage à 90° que nous devons négocier avec sérieux, lucidité et sang froid. A la sortie de ce virage, doit être prise une nouvelle direction devant aboutir à la naissance d’un Centrafrique nouveau. L’objectif est de tourner le dos à ce passé tumultueux par trop négatif pour impulser une dynamique nouvelle au pays.

Que veut dire alternance crédible aux régimes passés ? Cela veut dire des idées nouvelles, des pratiques revisitées, des hommes et des femmes politiques nouveaux ou à tout le moins renouvelés. A la vérité, le peuple centrafricain a besoin de profonds changements structurels pour ne pas parler de la révolution qui est aujourd’hui hélas un mot bien galvaudé. Ces changements structurels doivent déboucher à très courts termes sur de changements significatifs dans ses conditions de vie et d’existence : travail, santé, école, route, alimentation, logement, etc. Qui d’autres que les centrafricains peuvent apporter ces changements aux centrafricains.

Vers une stratégie de l’unité des forces démocratiques

La pléthore des candidats à l’élection présidentielle est le meilleur indicateur de la déliquescence de l’Etat. En effet, plus un Etat est fort, solide et crédible, moins il y a des candidats à l’élection présidentielle. A l’inverse, plus un Etat est faible et fragile plus il ya des candidats à l’élection présidentielle. C’est une hypothèse qui mérite d’être vérifiée.

En République centrafricaine, tout le monde ou presque pense être compétent pour résoudre comme par coups de baguette magique les multiples problèmes qui se posent au pays sans jamais prendre en compte sa capacité réelle, sans jamais réfléchir au préalable sur la complexité du problème en présence et surtout sans même jamais préciser quels sont les moyens à mettre en œuvre. C’est la conception magique du pouvoir qui prévaut comme on peut en observer chez les adolescents. Nous ne sommes pas loin de l’état métaphysique décrit par Auguste COMTE au XVIIIe Siècle dans sa théorie de « la loi des trois états ».

Pire, on se croirait dans une compétition où toutes les catégories sont confondues : Les poids-plumes, les poids-coqs et les poids-légers défient allègrement les poids lourds et les mi-lourds sur un ring en bois où tous les coups sont permis. Les minimes, les cadets et les juniors jouent sur le même terrain en latérite que les seniors et les vétérans, les uns pieds nus et les autres en bottines sans arbitre ni juge de touche. Le spectacle peut être délirant si ce n’est dramatique à la fin.

Une évidence s’impose d’emblée : la multiplication des candidatures à l’élection présidentielle a pour inconvénient majeur de favoriser l’émiettement de l’électorat, l’exacerbation du clivage ethnique, régionaliste, religieux, et le repli identitaire. Si nous sommes aujourd’hui en République centrafricaine dans une situation de fractures sociales multiples, béantes et purulentes, il y a à craindre que celles-ci ne se métastasent pour devenir un cancer généralisé. De la démocratie peut naître un monstre. HITLER accéda au pouvoir par le jeu démocratique. Son bilan est connu. De l’élection présidentielle peut accéder au pouvoir un incompétent de la pire espèce d’autant plus que les critères subjectifs vont encore prévaloir sur les critères objectifs. Et demain nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.

La stratégie de l’unité est de loin meilleure à la stratégie de la division et de l’émiettement des forces populaires. Par conséquent, dépasser les clivages artificiels et sectaires, les égoïsmes partisans, ethniques et religieux doit être le premier défi à relever après l’instauration de l’autorité de l’Etat et le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire. D’ailleurs, on ne trouve aucune ligne de démarcation idéologique crédible entre les différents partis politiques : tous ou presque y compris les derniers nés se réclament du socialisme ou de la social-démocratie dont le commun des militants ne comprend rien. On peut même s’étonner que les dix ou quinze partis politiques de cette obédience ne soient pas en mesure de s’unir à moins que ce ne soit encore que des coquilles vides. Par ailleurs, pourquoi aucun parti politique ne se réclame du libéralisme pourtant à la mode dans les grandes démocraties ?

Même dans la tradition centrafricaine, ne devient pas chef du village qui veut. Il y a des critères sélectifs rigoureux parfois mystiques, toujours éthiques qui président au choix consensuel du chef du village. Pourquoi, dans un contexte de crise généralisée que connaît la République centrafricaine doit-on laisser au hasard le choix du futur Président de la république ? Pour éviter ce cas de figure, il faut privilégier le rassemblement des forces du progrès. Alors qui peut faire consensus ? C’est un vœu pieux, je l’admets.

Par Alain LAMESSI

Source :Publié depuis OverBlog et Twitter et Facebook et LK
 
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Publié par le 22/11/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: La République Centrafricaine, un chaos inextricable ?

RCA

Malgré l’intervention militaire Française et une présence de la MINUSCA, la RCA semble retomber dans les tourments de la guerre civile. Les exactions reprennent, les civiles fuient, le pouvoir vacille. Depuis son indépendance, la RCA, ne connait que dictatures, chefs d’Etat fantasques et coups d’Etat à répétition.

Après l’assassinat d’un jeune chauffeur de taxi moto musulman le jour de l’Aid El Kebir, Bangui est retombé dans un chaos proche de la guerre civile. En quelques jours, ce n’est pas moins de 50 victimes décédées et 150 blessés comptabilisés. Plusieurs ONG ont été vandalisées et une église incendiée. De multiples manifestations ont éclaté partout dans la capitale. Afin de stopper une marche vers le palais présidentiel, les casques bleu Burundais ont usé de la force, tuant trois manifestants.  La Présidente de transition, Madame Catherine Samba Panza a dû interrompre son séjour à New-York pour rentrer d’urgence à Bangui. Cette résurgence de violence rappelle dangereusement la guerre civile de 2012-2014.

Carte guerre RCA

En 2012  plusieurs mouvements de rébellions s’unissent pour former la force « Séléka » (« alliance » en langue Sango). Elle est composée de groupes rebelles très hétérogènes mais souvent musulmans. La Séléka devient rapidement une force militaire puissante dont l’objectif est affiché clairement  « depuis 50 ans que les chrétiens dirigent ce pays les résultats sont catastrophiques, ils ont échoué, il faut à présent donner l’occasion à un musulman de tenir les rênes du pays ». Le Président Bozizé, sentant le danger imminent, demande de l’aide à la France et aux USA. Aucune des deux puissances ne souhaite intervenir. La Séléka prend rapidement le pouvoir et certains de ses éléments tentent d’appliquer la charia en Centrafrique. Le pays s’enfonce dans un conflit meurtrier, obligeant la communauté internationale à intervenir. Les forces françaises, appuyées par le Tchad et le Burundi, reprennent rapidement Bangui, et nomment un gouvernement de transition. Depuis, l’ordre et les élections démocratiques peinent à revenir.

Un conflit inextricable ?

Pour beaucoup d’observateurs la situation en République de Centre Afrique  semble trop confuse voir même inextricable. Pour d’autres celle-ci se résume en un simple conflit religieux : musulmans vs chrétiens. La situation est bien plus complexe, pour mieux l’appréhender voici les grands facteurs de la crise en RCA :

1/ Un facteur ethnique fort :

Carte ethnies RCA

Plusieurs centaines d’éthnies cohabitent en République de Centre Afrique, sans vouloir en faire la liste exhaustive en voici les principales et leurs caractéristiques :

  • Les Gbayas et les  Bandas, ce sont deux peuples de la savane, à elles seules les deux ethnies représentent plus de la moitié des habitant de la RCA. Les Gbayas sont les plus nombreux, il semble qu’il s’agisse du peuple originel de la RCA. Organisés en petits villages très autonomes, les Gbayas sont initialement des cultivateurs/chasseurs, ils sont réputés pour être d’excellents guerriers et chasseurs. L’organisation traditionnelle de leurs sociétés est basée sur l’autonomie des villages. Seuls des chefs de guerres, et uniquement en période de conflit, peuvent prétendre à une autorité sur les communautés. Pendant la colonisation française, les Gbayas n’ont jamais réellement cédé à l’autorité.  Encore aujourd’hui ce trait de caractère est fort. Les Gbayas formaient l’essentiel de la force armée combattante face aux sélékas.

  • Les Rungas sont un peuple d’origine sahélienne, parlant arabe de pratiquant la religion musulmane sunnite. Il s’agit d’un peuple de culture nomade, qui allie traditionnellement commerce, élevage et razzia. Les Rungas sont aussi présents au Tchad et au Soudan. Il existe un conflit historique entre les Rungas et les Bandas. En effet, les peuples nomades du nord ont une forte tradition d’opposition avec les sédentaires pour des motifs territoriaux, notamment pour les pâtures du bétail. Les Rungas ont toujours refusé l’autorité des peuples de la savane, jugés inférieurs.

  • Les Oubanguiens, sont le peuple des rives  de l’Oubangui. Hommes de pêche et de commerce, les hommes du fleuve disposent d’une culture à l’identité très affirmée. Leurs communautés ont de fortes relations avec celles similaires le long du fleuve, notamment en RDC.

  •  Les Saras représentent 8 % de la population centrafricaine. L’organisation traditionnelle de la société Saras est basée sur la culture et l’élevage. Les Saras organisent leurs villages autour de plantations communes à tous les habitants. Contrairement au Bandas ils ont une organisation communautaire.

  • Les Nzakarazandes, sont un peuple guerrier d’origine soudanaise. Contraints de migrer pour fuir la traite esclavagiste arabe, ils ont atteint l’Est de la RCA à partir du X siècle. Avec une culture riche et une organisation sociétale forte, ils créèrent un royaume puissant qui perdurera jusqu’à la colonisation.

  • La minorité Peuls, Non représentée sur la carte. Les peuls sont présents à l’Est du pays. Peuple de commerçants et d’éleveurs prospères ils vivent entre les zones non habitées et les territoires Bandas.

Outre leurs multitudes, les ethnies centrafricaines sont profondément différentes par leurs organisations sociales, leurs cultures, leurs activités vivrières ainsi que leurs origines géographiques. La colonisation, puis le développement à partir du milieu du 20éme siècles bouleversa l’organisation et les modes de vies ethniques. Aujourd’hui restent seules les langues, quelques traditions, et les rancœurs entre éthnies.  Les luttes de pouvoir entre les éthnies sont importantes et conditionnent la vie politique en RCA. A son arrivée au pouvoir en 1993, le Président Patassé, marginalisa les ethnies du Sud, au profit de sa propre ethnie les Saras. A la suite d’un coup d’état le Président Bozizé prit la direction du pays, excluant aussitôt les Saras, au profit de son ethnie les Gbayas. De façon systématique, le nouveau leader du pays exclut l’éthnie du précédent et impose la sienne. En créant au passage des animosités constantes ainsi qu’un profond trouble dans l’organisation de l’administration et de l’Etat.

2/ Une guerre religieuse

En plus du facteur ethnique s’ajoute un conflit et des tensions religieuses importantes.Les tensions religieuses sont initialement fortes en RCA, deux raisons à cela :

  • Une raison historique profonde ; les peuples sédentaires chrétiens et animistes ont souffert pendant des siècles de razzias organisées par des peuples nomades et musulmans (originaires de l’actuelle Libye, du Soudan et du Tchad). Ceux-ci cherchaient à s’accaparer des ressources ainsi qu’à capturer des esclaves, vendus par la suite aux commerçants arabes. Cette traite a laissé des traumatismes et des rancœurs importants dans les populations.

  • Une raison historique contemporaine ; la RCA a accueilli au cours du dernier siècle de nombreux réfugiés Tchadiens et Soudanais, victimes de guerre religieuses ou civiles dans leurs pays.

Ces tensions, même si elles sont fortement enracinées, n’ont pas compromis le « vivre ensemble » de la société Centrafricaine.   Principalement  car les communautés vivent séparées, chacunes dans leurs zones, le Nord du pays et le quartier PK05 de Bangui, pour les musulmans. La donne a changé quand les rebelles du Nord, pourtant musulmans modérés, ont choisi de faire alliance avec des groupes bien plus extrêmes, issus notamment du Tchad et du Nord-Soudan. Mêmes groupes qui suite à la chute du Colonel Kadhafi, ont eu accès à un stock d’armes et de munitions ultra abondant et donc très bon marché.

 La coalition ainsi formée, appelée « Séléka », n’a pas eu de mal à mettre une armée centrafricaine sous-équipée en déroute. Le pays fut rapidement pris et le Président Bozizé déchu. Après sa prise de pouvoir la Séléka connait des tensions internes importantes, les lignes politiques des rebelles Centrafricains modérés et des groupes extrêmes extérieurs ne peuvent s’accorder. La Séléka est de facto brisée, les éléments les plus extrêmes tentent d’appliquer la charia dans les zones sous leur contrôle, quant aux éléments rebelles du Nord de la RCA, ils restent totalement dépassés par les évènements. De nombreux crimes de guerres sont commis et les victimes civiles des exactions sont estimées à plus de 30 000.

En représailles aux assassinats de masse, aux viols et aux exactions en tous genres, une rébellion s’organise. Dés éléments proche de l’ancien Président Bozizé, des anciens militaires, et des membres de familles de victimes, créent les « anti-balaka ». Le groupe mal commandé, sous ou pas armé, ne peut s’attaquer frontalement au groupe Séléka. Sans faire de discernement, ils s’attaquent à une cible plus facile ; les civils musulmans centrafricains.

Les tensions anciennes, nourries par des exactions et des crimes bilatéraux entraineront rapidement le pays dans une guerre religieuse.

3/ Un état failli

La Centrafrique est considéré à tort comme un état failli. La RCA n’est pas un état failli car elle n’a même jamais été un Etat. Déjà pendant sa période coloniale le pays n’a pas reçu les investissements de base nécessaires à sa bonne administration. C’est un pays sans routes, sans administration ni infrastructure, qui accède à l’indépendance en 1960. Sans registre des populations ni moyens de transports sûrs, la levée de l’impôt est pratiquement impossible. Les seules ressources sont les subventions internationales et la vente de diamants.  Les coups d’état et le détournement  de l’argent public finiront par achever la situation financière du jeune pays. L’administration accumule les retards de paiement des salaires. De façon symétrique la corruption gangrène progressivement le pays.

4/ Des influences extérieurs fortes :

Les influences externes régionales se caractérisent principalement par le soutien initial du Tchad à la rébellion séléka.  Rappelons par la même que le groupe rebel est formé à plus de 30 % de Tchadiens.  Les objectifs initiaux du Tchad sont nombreux, d’abord économiques, la majeure partie des hydrocarbures en RCA proviennent du Tchad. Une pacification de la zone du Nord de la Centrafrique permettrait l’exploitation de gisements de gaz et de pétroles, qui offriraient l’autosuffisance au pays et qui par la même priverait le pays d’Idriss Deby d’une ressource importante. En outre, le gouvernement Tchadien  espérait qu’un régime « reconnaissant » en RCA faciliterait la coopération entre les deux Etats, notamment en renforçant l’hégémonie de N’Djamena  dans la sous-région. Enfin, au vue du caractère particulièrement instable des éléments tchadiens de la Séléka, il est plus sûr de les « occuper » à l’extérieur du pays, que de les garder en son sein, et de risquer de graves troubles intérieurs.

Le Soudan du Nord est aussi un fidèle soutien aux rébellions Centrafricaines. En effet le Soudan du Nord, principalement Musulman, est en guerre contre le Soudan du Sud à majorité chrétienne, dont un des soutiens locaux était le régime du Président Bozizé. Par conséquent le Soudan du Nord cherche à saper les  régimes soutenant sont ennemi.  En outre, le Soudan du Nord est considéré comme un allié important de la chine en Afrique. La chine investit de façon abondante dans le pays en échange de juteux contrats d’exportations d’hydrocarbures. Pekin a notamment financé deux usines d’armement, qui produisent des AK47 ainsi que des mitrailleuses lourdes. Le Soudan a donc ainsi trouvé des clients  à son industrie d’armement. Peu regardant sur les moyens de paiement, le Soudan a accepté le butin de guerre des Séléka (Or, Diamants et bois précieux), avant de l’expédier chez son partenaire asiatique.

La Chine a joué une influence discrète mais importante dans le conflit. A la recherche de matières premières et de zones d’influences, Pekin a d’abord cherché à conclure des accords avec le régime Bozizé. Quelques contrats ont été signés, mais la proximité entre le régime et la France n’a pas permis une réelle coopération  Sino-Centrafricaine.  La chine s’est alors tournée vers la rébellion nordiste par le biais de son partenaire soudanais. Les conditions de travail et le droit social chinois n’étant pas particulièrement restrictif, les entreprises chinoises ne craignent pas de signer des marchés dans des zones de guerre et d’y envoyer des employés. L’année dernière plus de 400 employés chinois sont d’ailleurs décédés sur le continent africain…

Enfin principal soutien international de la RCA : la France. Elle joue un rôle important dans la situation centrafricaine. La position française a d’abord été très en retrait du conflit, afin de ne pas froisser son allié Tchadien. Le gouvernement avait déjà engagé les forces armées au Mali et ne souhaitait pas lancer une seconde intervention simultanément. Ce n’est que plusieurs mois après la prise de pouvoir de la Séléka, et devant l’ampleur du désastre humanitaire et sécuritaire, que la France décide d’intervenir. Cette intervention tardive permet de mettre un frein au conflit et de défendre les intérêts français sur place.

5/ Une situation géographique difficile :

carte des ressources en RCA

Le pays est recouvert en partie par une forêt de bois précieux et semi-précieux, en plus de cette ressource importante, le sous-sol centrafricain est riche d’or, de cuivre, de diamant ou encore d’hydrocarbure. Malheureusement la position enclavée du pays ainsi que l’absence d’infrastructure, rend le commerce particulièrement complexe. Le pays est desservi par deux axes routiers de mauvaises qualités : l’axe Bangui-Douala et l’axe Bangui-Pointe noire. Cette dépendance rend la déstabilisation du pays aisée. Les exactions des coupeurs de routes et autres bandits créent parfois une paralysie complète du pays. En quelques jours le prix des denrées de base explose et les quelques exportations cessent. Pour aller plus loin sur ce sujet, retrouvez notre article : RCA, bénis par les dieux, maudite par sa géographie.

La guerre civile en RCA est donc nourrie par un conflit éthnique, un conflit religieux et des influences extérieures contradictoires. Le tout dans un pays sous-développé, corrompu et enclavé. Une solution de paix viable, devra allier désarmement des groupes (ex-séléka, anti-balaka), politique de réconciliations et de justice, politique de décentralisation, sécurisation de l’intégralité du territoire, refonte de l’administration, ainsi qu’un plan d’investissement important afin de relancer l’économie d’exportation. Une équation qui semble difficile à tenir sans une aide internationale importante.

Par Globaldiplomatie  

Antoine VALENTIN
Co-fondateur du Blog Globale Diplomatie.com, étudiant en école de commerce et à l’IRIS SUP (institut des relations internationales et stratégiques). Auditeur jeune de l’IHEDN (institut des hautes études de la défense nationale) et de l’IFP (Institut de formation politique). Contact : a.valentin@globalediplomatie.com
 
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Publié par le 15/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 6 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

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S’il y a au jour d’aujourd’hui une chose contre laquelle les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République et à l’asservissement du peuple centrafricain par des conquistadores, les marchands de la mort, et les talibans en mal du territoire, ne doivent plus se taire et crier leur colère aux yeux du monde entier, c’est bel et bien la volonté clairement affichée par Mme la présidente de la transition, Samba—Panza depuis sa désignation par un organe parlementaire légal mais illégitime— puisque les conseillers nationaux qui l’ont élue ont été coptés grâce à leur appartenance à des partis politiques, à des associations, aux organisations, aux clans, aux sectes, et aux régions, mais non élus au suffrage universel direct par le peuple centrafricain— à utiliser tous les subterfuges pour s’accrocher au pouvoir et à persister à prendre tout simplement les centrafricains qui ne l’ont pas élue et qui ne se reconnaissent pas en elle comme des cons.

C’est ainsi que, dès son retour de New – York, elle n’a pas hésité un seul instant dans son discours évasif à la nation, au lendemain du massacre des centrafricains par des jihadistes du Km 5, suite à la découverte du corps sans vie d’un jeune musulman, conducteur de taxi – moto, au quartier Combattant, à qualifier de coup d’état, le mouvement citoyen de ras – le bol généralisé de tout un peuple contre l’insécurité. Un beau mensonge, astucieusement conçu par son premier ministre, Mahamat Kamoun qui voyait son fauteuil vaciller dangereusement, que Mme Samba – Panza a fait ingurgiter par Ban – Ki Moon, mais qui a été craché par terre devant elle par le chargé d’affaires américain, David Brown, et l’ambassadeur de France, Charles Malinas, lors d’une audience. En effet, informés de ce gros mensonge, ces deux (02) diplomates qui tiennent coûte que coûte à l’organisation des élections et à son départ du pouvoir au plus tard le 31 décembre 2015, n’ont pas mâché les mots pour lui dire la vérité en face, et la remettre dans sa paire de ballerines. Au cours de cette rencontre, il lui a été tout simplement et franchement rappelé l’urgence de la communauté internationale : voir la transition prendre fin au plus tard le 31 décembre 2105. Une vérité qui l’a désarçonnée tant elle était décidée une fois de plus, lors de la prochaine rencontre avec toutes les forces vives de la nation, à leur faire ingurgiter un nouveau report des élections, jusqu’au mois de mars 2015. D’où sa timidité et sa froideur à convoquer cette importante rencontre, le pot aux roses ayant été découvert et le grand complot connu de tous. C’est pourquoi pour s’en sortir, elle miserait désormais sur l’imagination très fertile de son premier ministre, Mahamat Kamoun. Une superbe prouesse dont le locataire de l’immeuble – Pétroca vient de faire la parfaite démonstration, au fort moment de la dernière crise, lorsque, sentant son fauteuil effectivement vaciller, et la rue grondant de manifestants très hostiles à leur inertie face à l’insécurité, il aurait pris sur lui la responsabilité d’appeler à la rescousse les jihadistes de Bambari et ceux de Kaga – Bandoro.

Fort heureusement, les renforts qui devaient arriver de Bambari, auraient été neutralisés par les forces onusiennes du contingent congolais de la RDC, sur le pont de la Ouaka. Par contre, ceux qui devaient arriver de Kaga – Bandoro et qui auraient été stoppés net, selon de sources généralement bien informées, dans leur avancée par les soldats de l’opération sangaris, auraient finalement, depuis plus de 48 heures, atteint les faubourgs de la sous- préfecture de Dékoa, située à 235 km de Bangui. Bloquées dans un premier temps par le contingent burundais, sur l’axe principal, celles – ci auraient emprunté des pistes contournées, celles régulièrement empruntées par des convoyeurs de bétails, pour se positionner à 7 km de la ville de Dékoa, sur l’axe Dékoa – Mala. Au moment où nous mettons sous presse cet article, ces bandes armées se seraient installées dans les villages environnants, vidés de toutes leurs populations et menaceraient ouvertement et clairement, selon les informations révélées par le sous – préfet de Dékoa sur les antennes de RNL, le pouvoir de Mme Samba – Panza et de Mahamat Kamoun, en voulant installer au pouvoir l’un des leurs, en fonction à la présidence de la République.

Voilà donc, une nouvelle situation qui doit immédiatement interpeller l’ambassadeur de France, Charles Malinas, le chargé d’affaires américain, David Brown, et le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Parfait Onanga – Anyanga. Car, il s’agirait encore, ni plus ni moins, d’une de ces manœuvres politiciennes dont seuls Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun ont le secret : alimenter par tous les moyens l’insécurité afin de faire proroger ad aeternam vitam leur mandat à la tête de la transition. Afin de ne pas leur en donner l’opportunité, les soldats de l’opération sangaris et les forces onusiennes doivent immédiatement sévir, conformément à la volonté de la communauté internationale de voir la transition prendre fin, au plus tard le 31 décembre 2015, contre ces bandes armées dont l’objectif est de créer du désordre et de nuire dangereusement au processus électoral.

Jean – Paul Naïba

 

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CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 5 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Central African Republic Counting the Dead

L’axe Garamboulai Bangui est paralysé depuis les dernières violences qui ont secoué Bangui.

Les Anti Balaka de Bozoum, Bossangoa, Bouca sont descendus à Bossembelé ou ils se sont rendus maitres des lieux.
Des convois des Nations unies ne peuvent plus emprunter cette voie car ces miliciens Anti-Balaka sont très visibles.

Selon une source sécuritaire, des convois de la Minusca composée de nourriture et d’armement lourd ont été pillés par les Anti Balaka.
Un important stock d’armes lourdes acheminées aux contingents à Bangui est tombé entre les mains des miliciens.

Une source proche des miliciens confirme qu’ils ont trouvé des armes de guerres.

La crainte de la Minusca est qu’une fois que les miliciens auront appris le maniement de ces armements, la menace sera encore plus grande.

Cette question est préoccupante et la Minusca veut négocier avec les Anti Balaka afin de rétablir au moins une sécurité toute relative.

Mais certaines sources parlent d’une prochaine attaque contre les miliciens.

Erreur ou défaillance ? Comment est-ce possible ?
Avec cet armement entre les mains des bandits, la paix est elle possible en Centrafrique ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 05 Octobre 2015
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 05/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : ET puis vrai, seulement en CENTRAFRIQUE

Publié par CARnews ou RCAinfo le 17 Août 2015 à 9h34/ Bruno-Serge PIOZZA

serf

Effectivement ce qui est écrit est vrai seulement en Centrafrique car la population est devenue des robots téléguidés par les hommes politiques à cause de la pauvreté excessive dû à des années d’instabilités politiques: les coups d’état à répétition, les mutineries et la rébellion de tous genres. La population doit prendre son destin en main au lieu de rester subir tout le temps  le mauvais traitement des gens de mauvaise foi et la souffrance.

Il n’est pas trop tard, l’élection sera l’unique chance et occasion pour vous exprimer. De ce fait, votez avec âmes et consciences quelqu’un qui pourra vous faire sortir de cette souffrance continue et répétitive. Analysez le programme des candidats, leurs passés politiques, leurs biens avant l’élection présidentielle. Est ce que le candidat a une entreprise? Est ce qu’il est nationaliste , patriotique, démocrate et humain? Faites vous mêmes vos enquêtes de moralité de chaque candidat. Prenez en compte ses antécédents judiciaires et toutes ses déclarations et ses actes. Vous verrez que votre choix portera sur un très bon fruit. 

Cependant je tiens aussi à attirer votre attention sur le fait qu’Il y a beaucoup de lions prédateurs qui ont mis la peau des chèvres parmi tous ces candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle donc la vigilance et la méfiance seront les seuls mots d’ordre pour une nouvelle Centrafrique. La pauvreté n’est pas innée en soi mais elle a été causée par les gens de mauvaises fois qui n’aiment pas les Centrafricains et la République Centrafricaine. Prenez votre destin en main car vous avez tous pour vivre en harmonie et heureux. Le pouvoir c’est le peuple donc ne laissez personne décider à votre place.

Certes, j’ai ouïe dire ce matin que les anti-Balaka voulaient passer en force pour libérer Mr Bertin Béa le Secrétaire Général du parti KNK arrêté il y a quelques jours.Si cette information s’avère vraie, je certifie qu’ils ont tous faux et sont complètement à côté de la plaque et c’est dommage. Ainsi, je déplore cette situation car mes compatriotes anti-Balaka ne m’ont pas écouté et surcroît n’ont pas  mis en pratique mes conseils de rester sereins et patients avant que la justice ne fasse son travail concernant l’arrestation du Secrétaire général de KNK. Ils sont tombé dans le piège de l’équipe de transition Centrafricaine  qui ne cherche qu’une telle situation afin de prouver au monde entier qu’il serait impossible d’organiser des élections dans de telle situation. Réfléchissez un peu et choisissez le chemin de la paix et de patience car quelque soit la valeur de X on ira aux élections. Laisse le temps au temps car c’est la fin qui compte. Ils n’ont pas tiré les leçons de leurs prédécesseurs et continuent d’ emprunter le même chemin et faire les mêmes erreurs du passé. Ah mon pays la République Centrafricaine. Du jamais vu. Que Dieu soit loué. 

Que Dieu vous bénisse et que Sa paix et sa grâce  soient sur vous et la République Centrafricaine

Par Bruno-Serge PIOZZA

 

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CENTRAFRIQUE : Un ministre enlevé en Centrafrique

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Le ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Ningatoloum Sayo, a été enlevé dimanche 25 janvier par des hommes armés, a-t-on appris auprès de son épouse, Nicaise Danielle Sayo, qui a assisté au kidnapping.

« Mon mari [a été] effectivement enlevé au quartier Galabadja dans le 8e arrondissement [nord de Bangui]. C’était ce matin aux environs de 9 heures, alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture de commandement. Nous étions trois dans le véhicule en train de rentrer de l’église. Les ravisseurs sont arrivés à bord d’un taxi non numéroté, ni immatriculé. »

Selon une source proche de la famille, « le ministre et son épouse rentraient du culte à l’église protestante de Galabadja, quand deux véhicules ont foncé sur sa voiture et bloqué sa progression ».

« Quatre hommes armés étaient à bord. Trois sont sortis et ont tiré des coups de feu en l’air. Le ministre leur a demandé “Quel est le problème ?”, mais ils lui ont intimé l’ordre de monter à bord du taxi. Il est donc monté, ils ont fouillé la voiture et pris le sac de son épouse. Puis ils sont partis en direction du 4e arrondissement [quartier de Boy-Rabe]. »

Des enlèvements en série

Le rapt n’a pas encore été revendiqué. C’est la première fois qu’un membre du gouvernement en fonction est kidnappé au Centrafrique. Armel Ningatoloum Sayo était le chef de la rébellion Mouvement Révolution-Justice basée dans le nord-ouest du pays. Il est entré au gouvernement après la signature de l’accord de cessation des hostilités du 23 juillet.

Cet enlèvement survient deux jours après la libération de l’humanitaire française Thérèse « Claudia » Priest, kidnappée lundi 19 janvier par des anti-balaka en compagnie d’un Centrafricain travaillant pour la même ONG médicale catholique, Codis. Une employée de la Mission des Nations-unies en République centrafricaine (Minusca) enlevée mardi par des individus armés dans la capitale a été elle aussi libérée.

La République centrafricaine est déchirée par les affrontements entre anciens rebelles musulmans de la Seleka et miliciens anti-balaka, qui ont fait des milliers de morts et près d’un million de déplacés.

La France a décidé de retirer progressivement ses troupes de la République centrafricaine, où les soldats de la Minusca sont en cours de déploiement.

AFP

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE MANIFESTATION PLACE DE LA REPUBLIQUE LE SAMEDI 8 FEVRIER 2014 DE 14h00 à 18h00

COMMUNIQUE DE PRESSE

MANIFESTATION PLACE DE LA REPUBLIQUE

                                            LE SAMEDI 8 FEVRIER 2014 DE 14h00 à 18h00

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Manifestation à Paris place de la république pour réclamer :

–  L’envoie de 25 000 militaires pour sécuriser l’ensemble du territoire

–  De l’aide humanitaire pour les populations déplacés, des femmes et enfants

–  Financer la reconstruction des écoles et des hôpitaux

Bientôt la saison des pluies, ils seront encore un million et peut-être même plus à dormir encore dehors, sous

la pluie, sans protection et souffriront de maladies, ou d’exactions commises par les milices.

Mobilisons-nous à Paris place de la république pour réclamer :

L’envoie de 25 000 militaires pour sécuriser l’ensemble du territoire, pour protéger les femmes et les enfants.

De l’aide humanitaire pour les populations déplacées

Financer la reconstruction des écoles et des hôpitaux et autres infrastructures détruites par les Séléka.

Mobilisons-nous pour demander à la communauté internationale d’agir vite, ne pas attendre six mois pour agir.

Il faut 25000 militaires tout de suite pour sécuriser les femmes et enfants qui dorment à même le sol dans des

conditions misérables, insupportables.

Cette année si rien n’est fait, ils mourront de famine car la communauté internationale tarde à donner des

moyens pour de véritables actions humanitaires. Il

Mobilisons-nous pour l’envoi de denrées alimentaires, de l’eau potable, pour éviter les drames en somalie ou en

Éthiopie.

La promiscuité dans laquelle vit la population va engendrer des épidémies qui finiront par tuer une grande

majorité de la population déjà fragilisée.

Mobilisons-nous pour demander la paix, la sécurité et la justice pour le peuple centrafricain. LA POPULATION

VEUT RENTRER CHEZ ELLE

 

L’équipe de coordination :

worldgoreanet@gmail.com

Téléphone : 06 03 17 01 42

Groupement des Organisations, Réseaux Européens et Africains

 

 
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Publié par le 04/02/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Course contre la montre. Le temps ne joue plus à la faveur des centrafricains

CENTRAFRIQUE: Course contre la montre. Le temps ne joue plus à la faveur des centrafricains

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Le ciel est nuageux où presque noir sur la ville de Bangui. Il n y a pas de soleil en ce moment, il pleut et la ville est déserte. Personne ne s’hasarde à sortir bien que le couvre feu est terminé. La population est toujours terrée chez elle. On entend plus les coqs ni les chiens qui ont l’habitude d’errer dans les quartiers. Les animaux savent aussi que la ville de  Bangui va très mal. On voit quelques blindés français qui sillonnent à compte goutte la ville de Bangui mais pas dans les quartiers. La tension est vive et les éléments  de la  Seleka  profitent de l’inertie des éléments français pour faire le maximum des victimes avant l’entrée effective de ces derniers dans leur opération. La France devrait faire vite car les nombres victimes est en constante augmentation. De source sûre, les attaques d’hier ont été perpétrées par l’ancien chef d’Etat Major Jean Pierre DOLLE WAYE et l’actuel Ministre de l’intérieur Josué BINOUA . Des armes lourdes et des milliers d’armes légères ont été retrouvées  au domicile de ce dernier.  On ignore en ce moment où se trouve l’actuel Ministre de l’intérieur. Michel DJOTODIA  vient de confirmer sur les ondes que certains de ses ministres sont restés en contact permanent avec BOZIZE . Une simple accusation ? Où une confirmation ? Les Selekas ont occupé toutes les rues qui mènent aux 3 hôpitaux  pour filtrer l’entrée des victimes où blessés. Ils cherchent soit disant les anti balaka blessés. Aucun commerce n’est ouvert ce jour et toute personne qui tente de faire un pas dehors soit pour chercher à s’approvisionner chez le voisin où par simple curiosité est abattu froidement par les seleka. C’est le manque de provision qui va nous rendre faible dans les heures qui suivent. La population de Bangui  n’a pas fait le stock de nourriture et la faim commence à gagner du terrain  si les français n’interviennent pas vite. Pénurie de la nourriture chez la famille de l’eau et surtout des médicaments si la personne est malade où blessée. On se demande encore à quand cette intervention française. Bangui n’est plus une ville mais une morgue à ciel ouvert car les cadavres jonchent les rues et les quartiers. La croix rouge n’arrive plus à faire face. Il n y a plus de places dans les 3 grands hôpitaux de Bangui. 5 centrafricains meurent chaque minute à l’heure où je vous parle. La situation est trop confuse car la présence des patrouilles françaises n’ont pas dissuadé les rebelles seleka et anti balaka à continuer leur massacre. On croise encore les doigts pour que cette intervention française commence réellement. La population qui est terrée chez elle n’a plus rien à manger et s’inquiète vraiment de la situation. La patience est la mère de sureté. Où sont passés Josué BINOUA et Jean Pierre DOLLE WAYE ? Est- il vrai qu’ils veulent faire un coup d’état avant le vote de l’ONU ? Pour quoi ? Et pour qui ?  LA POLITIQUE EST UN COUTEAU A DOUBLE TRANCHANT. PRIONS SEULEMENT POUR NOTRE PAYS ET AUSSI POUR LE RETOUR A LA VIE NORMALE AVEC UNE MEILLEURE COHABITATION ET SOLIDARITE ENTRE LES CENTRAFRICAINS CHRETIENS, MUSULMANS,  ORTHODOXE,  JEHOVAH . VIVE LA CENTRAFRIQUE ET VIVE LA France

Par Sabrina DANGASSA  Bangui le 06 Décembre 2013-12-06

 
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Publié par le 06/12/2013 dans Uncategorized

 

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