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CENTRAFRIQUE : TOUADERA, GOUVERNEMENT PARALLÈLE ET LA CONSTITUTION.

Le gouvernement parallèle est l’une des pratiques institutionnelles et politiques déviante depuis l’indépendance de la République Centrafricaine, pratique susceptible de déboucher sur la déformation institutionnelle ou perversion institutionnelle de la présidence.
I-Historique des Gouvernements parallèles

La pratique du « gouvernement parallèle à la Présidence » nait en République Centrafricaine par un Décret N°64/011 du Président David Dacko qui, le 11 janvier 1964, nomme Marcel Douzima, Ministre d’État à la Présidence de la République chargé de la Justice, avant de l’étendre à d’autres personnalités.
Depuis, cette pratique est désormais bien établie dans le système institutionnel centrafricain. On l’observe sous tous les régimes.

L’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était lui aussi régulièrement adonné cette pratique ; l’Empereur avait par exemple nommé, le 15 février 1979, Joachim Da Silva Ministre délégué à la Présidence chargé du Développement Rural et des Eaux et Forêts .

Le Président André Kolingba s’entourait au palais présidentiel des ministres conseillers à la présidence nommés par lui.
Le Président Ange Félix Patassé ne s’était point distingué puisqu’il avait nommé, entre autres, Michel Gbézéra-Bria, Ministre d’État chargé des affaires présidentielles.

Le Président François Bozizé nommait de façon récurrente des ministres à la présidence, à l’image de Côme Zoumara, Ministre Conseiller et Porte Parole de la Présidence de la République. Le 19 avril 2011 étaient nommés plusieurs « ministres délégués à la présidence », c’est-à-dire rattachés et placés directement sous l’autorité du Président de la République : Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio , Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou, Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso.

Cependant et incontestablement, c’est sous le régime de la transition politique instituée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 et confortée par la Charte Constitutionnelle du 18 janvier 2013 que la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » a nettement pris de l’ampleur, ce qui ne contribue point à sortir l’État centrafricain de son malheur déjà majeur.

Dans un premier temps, le Président Michel Djotodia, arrivé au pouvoir le 24 mars 2013, nomme le 27 mai plusieurs ministres à la Présidence : Mahamat Kamoun, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet, Dieudonné Salamatou, Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales, Josué Binoua, Ministre Conseiller chargé des affaires religieuses et des minorités ethniques , Jean Jacques Démafouth, nommé Ministre conseiller à la présidence de la République chargé des programmes du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et de relation avec la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique(MISCA).

Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’État de Transition, nomme deux Ministres d’État, et neuf Ministres Conseillers :
Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;

Cette pratique institutionnelle et politiquement incorrecte refait encore surface avec le démocratiquement élu Faustin Archange Touadera.

Une des grosses erreurs d’ordre institutionnel qu’il faut absolument corriger en République Centrafricaine, c’est la pratique récurrente et inconstitutionnelle de la transformation de facto du Cabinet Présidentiel en ce qu’on peut désigner sous le vocable de « gouvernement parallèle à la présidence ».

On a une illustration magistrale de cette théorie en Centrafrique avec la dernière nomination à la présidence de la République.
Obed Namsio est désigné secrétaire général de la présidence. Au poste de Chef d’État major particulier, le général de brigade Antoine Gambi. Pierre Mapouka remplace Jean Edouard Koyambounou à l’inspection générale d’État.
Donatien Maleyombo occupe le poste du chef de cabinet particulier.

Au cabinet civile, Jean Wilibiro Sacko est nommé ministre conseiller spécial, coordonnateur au Désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR), à la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la réconciliation nationale.
Fidèle Ngouandjika refait surface comme ministre conseiller spécial charge des relations avec des organisations nationales.

Au poste de ministres conseillers :

Marie Noëlle Koyara s’occupe désormais de l’agriculture. Rameaux Claude Biro devient ministre conseiller économique. Le poste du ministre conseiller en charge du suivi des projets revient à Georges Kougoué. Jean Baptiste Koba, ministre conseiller chargé des investissements. Stanislas Moussa-Kembé ministre conseiller diplomatique. Regina Kozimongo, ministre conseillère en matière de Réconciliation nationale.

Au poste de conseillers :

Conseiller à la RSS, le général de division François Mobebou. Conseiller au DDR, le colonel Noël Bienvenu Séléson. Conseiller en matière des Finances, Lazare Dokoula. Isidore Alphonse Dibert conseiller politique. Conseiller en matière des ressources naturelles, Rufin Bénam. Gina Roseline Nalotèyé Roosalem est nommée conseillère en matière de l’habitat du logement et de la reforme foncière. Conseiller en communication, porte parole de la présidence, Albert Mokpem.

Et enfin au poste des chargés de mission, Wilfrid Sébiro à la Communication, Thierry Oronfio aux nouvelles technologies, et Alain Mbaya, à la Jeunesse et aux ONG.

Pour certains observateurs, ces personnalités ont officié quand Touadéra était Premier ministre et seraient proches de François Bozizé et de Sylvain Ndoutingai c’est la raison principale de leur nomination.

Ce super gouvernement serait piloté par Obed Namsio, ancien directeur de cabinet de Sylvain Ndoutingai qui dans la réalité serait le vrai premier ministre pendant ce quinquennat.

A côté du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, constitué et fonctionnant conformément aux règles constitutionnelles d’un État, on assiste, dans ce même État, à l’existence d’un second « gouvernement »

Ce gouvernement de Namsio qui regroupe des hommes et femmes du sérail serait plutôt établi dans une logique de contestation ou de rejet du premier gouvernement.

Sa mission est de participer à l’évaluation et au suivi des politiques publiques et d’être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées.

II- L ’Inconstitutionnalité du gouvernement parallèle.

Il faut souligner que la nomination, à côté du gouvernement officiel, de plusieurs ministres dans le Cabinet Présidentiel dénature aujourd’hui le Cabinet Présidentiel, créant ainsi une confusion institutionnelle au sommet de l’État.

Puisque les membres de ce Cabinet Présidentiel sont perçus plus comme des ministres que comme des membres d’un Cabinet, nous totalisons plus de 45 ministres sous ce début de mandature du démocratiquement élu, or c’est inconstitutionnel.

Ces personnalités ne sont absolument rien d’autre que des membres du Cabinet Présidentiel, des collaborateurs personnels du Président de la République, des personnalités naissant et disparaissant avec le Président de la République, dépourvues de pouvoir de décision et n’ayant que des missions d’assistance et de conseil auprès du Chef de l’État.

Violation de la constitution ?

Sur le plan juridique, est absolument inconstitutionnelle la pratique consistant à nommer des membres du cabinet présidentiel tout en leur attribuant une fonction supplémentaire, la fonction ministérielle.
L’inconstitutionnalité de cette pratique tient à plusieurs raisons ;

En premier lieu, et depuis la naissance de cette pratique, le Chef de l’État qui nomme des Ministres à la Présidence par ailleurs dotés d’une fonction de cabinet, a toujours agi en s’affranchissant du pouvoir de proposition constitutionnellement reconnu au Premier Ministre. Si, d’un point de vue constitutionnel, le Président de la République est le seul compétent pour nommer les ministres, la quasi-totalité des textes constitutionnels Centrafricains depuis l’indépendance assortissent cette prérogative présidentielle d’une condition, le pouvoir de proposition du Premier Ministre.

En deuxième lieu, les ministres nommés à la présidence et dotés d’une fonction de cabinet présidentiel ne peuvent pas être considérés comme des membres du gouvernement constitutionnel c’est-à-dire celui constitutionnellement placé sous l’autorité immédiate du Premier Ministre, celui-ci étant défini par la Constitution comme le Chef du Gouvernement.

En troisième lieu, les ministres nommés dans le cabinet présidentiel ne disposent pas chacun d’un cabinet, contrairement aux ministres placés sous l’autorité immédiate du Premier Ministre.

Si chacun des ministres conseillers à la Présidence devait disposer d’un cabinet, on aurait, à côté du Cabinet Présidentiel, une multitude de cabinets ministériels à la Présidence, ce qui donnerait naissance à une pétaudière institutionnelle, et ne serait pas sans conséquence sur le budget de l’État notamment les fameux fonds spéciaux ou secrets affectés à la Présidence de la République.

En quatrième lieu, contrairement aux membres du gouvernement officiel, les ministres nommés à la Présidence et dotés d’une fonction de cabinet ne peuvent prétendre au statut de chef de département ministériel.

En cinquième lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence » ne peuvent pas, d’un point de vue constitutionnel, prendre part au Conseil des Ministres. Conformément à la constitution, cet organe collégial n’admet en son sein que les seuls ministres nommés par le Président de la République mais sur proposition obligatoire du Premier Ministre, et chargés ensuite de la gestion politique et administrative d’un département, conformément à la politique générale du gouvernement.

En dernier lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence », n’étant pas chargés de la mise en œuvre sectorielle de la politique générale du gouvernement, et à défaut d’avoir bénéficié ab initio de la légitimité politique conférée aux membres du gouvernement officiel par le parlement lors de l’adoption de la politique générale du gouvernement, ne sont pas assujettis au principe constitutionnel de la responsabilité politique du gouvernement devant le parlement.

La rupture chantée sur tous les toits voudrait aussi que cessent les pratiques institutionnelles et politiques incorrectes.
Le Cabinet Présidentiel peut être constitué de tous les postes que le Président de la République estimera utiles pour l’aider à exercer ses fonctions, à la seule condition d’ordre constitutionnel qui est de ne pas y nommer des ministres.

Les éminentes personnalités politiques, notamment les anciens candidats aux élections présidentielles, Premiers ministres et ministres, qui veulent servir à nouveau le pays en voulant intégrer le Cabinet Présidentiel doivent s’incliner devant l’exigence constitutionnelle, mieux la volonté souveraine du peuple opposable au Chef de l’État, qui lui commande de ne point attribuer aux membres de son Cabinet la qualité de ministre.

En plus d’être un dédoublement institutionnel, une anomalie institutionnelle, la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » contribue à banaliser et à rabaisser la fonction de ministre en Centrafrique.

Un ministre n’est pas un collaborateur personnel du Chef de l’État, à l’inverse d’un membre du Cabinet Présidentiel.
Un ministre est plutôt un serviteur éminent du peuple. Fonction ministérielle et fonction de cabinet donc sont incompatibles.

La seconde est au service de la première.

L’archange a-t-il compris qu’il vient de perpétuer la vieille tradition en planant sur la constitution de la Républica?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 20 Mai 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

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CENTRAFRIQUE: La République Centrafricaine, un chaos inextricable ?

RCA

Malgré l’intervention militaire Française et une présence de la MINUSCA, la RCA semble retomber dans les tourments de la guerre civile. Les exactions reprennent, les civiles fuient, le pouvoir vacille. Depuis son indépendance, la RCA, ne connait que dictatures, chefs d’Etat fantasques et coups d’Etat à répétition.

Après l’assassinat d’un jeune chauffeur de taxi moto musulman le jour de l’Aid El Kebir, Bangui est retombé dans un chaos proche de la guerre civile. En quelques jours, ce n’est pas moins de 50 victimes décédées et 150 blessés comptabilisés. Plusieurs ONG ont été vandalisées et une église incendiée. De multiples manifestations ont éclaté partout dans la capitale. Afin de stopper une marche vers le palais présidentiel, les casques bleu Burundais ont usé de la force, tuant trois manifestants.  La Présidente de transition, Madame Catherine Samba Panza a dû interrompre son séjour à New-York pour rentrer d’urgence à Bangui. Cette résurgence de violence rappelle dangereusement la guerre civile de 2012-2014.

Carte guerre RCA

En 2012  plusieurs mouvements de rébellions s’unissent pour former la force « Séléka » (« alliance » en langue Sango). Elle est composée de groupes rebelles très hétérogènes mais souvent musulmans. La Séléka devient rapidement une force militaire puissante dont l’objectif est affiché clairement  « depuis 50 ans que les chrétiens dirigent ce pays les résultats sont catastrophiques, ils ont échoué, il faut à présent donner l’occasion à un musulman de tenir les rênes du pays ». Le Président Bozizé, sentant le danger imminent, demande de l’aide à la France et aux USA. Aucune des deux puissances ne souhaite intervenir. La Séléka prend rapidement le pouvoir et certains de ses éléments tentent d’appliquer la charia en Centrafrique. Le pays s’enfonce dans un conflit meurtrier, obligeant la communauté internationale à intervenir. Les forces françaises, appuyées par le Tchad et le Burundi, reprennent rapidement Bangui, et nomment un gouvernement de transition. Depuis, l’ordre et les élections démocratiques peinent à revenir.

Un conflit inextricable ?

Pour beaucoup d’observateurs la situation en République de Centre Afrique  semble trop confuse voir même inextricable. Pour d’autres celle-ci se résume en un simple conflit religieux : musulmans vs chrétiens. La situation est bien plus complexe, pour mieux l’appréhender voici les grands facteurs de la crise en RCA :

1/ Un facteur ethnique fort :

Carte ethnies RCA

Plusieurs centaines d’éthnies cohabitent en République de Centre Afrique, sans vouloir en faire la liste exhaustive en voici les principales et leurs caractéristiques :

  • Les Gbayas et les  Bandas, ce sont deux peuples de la savane, à elles seules les deux ethnies représentent plus de la moitié des habitant de la RCA. Les Gbayas sont les plus nombreux, il semble qu’il s’agisse du peuple originel de la RCA. Organisés en petits villages très autonomes, les Gbayas sont initialement des cultivateurs/chasseurs, ils sont réputés pour être d’excellents guerriers et chasseurs. L’organisation traditionnelle de leurs sociétés est basée sur l’autonomie des villages. Seuls des chefs de guerres, et uniquement en période de conflit, peuvent prétendre à une autorité sur les communautés. Pendant la colonisation française, les Gbayas n’ont jamais réellement cédé à l’autorité.  Encore aujourd’hui ce trait de caractère est fort. Les Gbayas formaient l’essentiel de la force armée combattante face aux sélékas.

  • Les Rungas sont un peuple d’origine sahélienne, parlant arabe de pratiquant la religion musulmane sunnite. Il s’agit d’un peuple de culture nomade, qui allie traditionnellement commerce, élevage et razzia. Les Rungas sont aussi présents au Tchad et au Soudan. Il existe un conflit historique entre les Rungas et les Bandas. En effet, les peuples nomades du nord ont une forte tradition d’opposition avec les sédentaires pour des motifs territoriaux, notamment pour les pâtures du bétail. Les Rungas ont toujours refusé l’autorité des peuples de la savane, jugés inférieurs.

  • Les Oubanguiens, sont le peuple des rives  de l’Oubangui. Hommes de pêche et de commerce, les hommes du fleuve disposent d’une culture à l’identité très affirmée. Leurs communautés ont de fortes relations avec celles similaires le long du fleuve, notamment en RDC.

  •  Les Saras représentent 8 % de la population centrafricaine. L’organisation traditionnelle de la société Saras est basée sur la culture et l’élevage. Les Saras organisent leurs villages autour de plantations communes à tous les habitants. Contrairement au Bandas ils ont une organisation communautaire.

  • Les Nzakarazandes, sont un peuple guerrier d’origine soudanaise. Contraints de migrer pour fuir la traite esclavagiste arabe, ils ont atteint l’Est de la RCA à partir du X siècle. Avec une culture riche et une organisation sociétale forte, ils créèrent un royaume puissant qui perdurera jusqu’à la colonisation.

  • La minorité Peuls, Non représentée sur la carte. Les peuls sont présents à l’Est du pays. Peuple de commerçants et d’éleveurs prospères ils vivent entre les zones non habitées et les territoires Bandas.

Outre leurs multitudes, les ethnies centrafricaines sont profondément différentes par leurs organisations sociales, leurs cultures, leurs activités vivrières ainsi que leurs origines géographiques. La colonisation, puis le développement à partir du milieu du 20éme siècles bouleversa l’organisation et les modes de vies ethniques. Aujourd’hui restent seules les langues, quelques traditions, et les rancœurs entre éthnies.  Les luttes de pouvoir entre les éthnies sont importantes et conditionnent la vie politique en RCA. A son arrivée au pouvoir en 1993, le Président Patassé, marginalisa les ethnies du Sud, au profit de sa propre ethnie les Saras. A la suite d’un coup d’état le Président Bozizé prit la direction du pays, excluant aussitôt les Saras, au profit de son ethnie les Gbayas. De façon systématique, le nouveau leader du pays exclut l’éthnie du précédent et impose la sienne. En créant au passage des animosités constantes ainsi qu’un profond trouble dans l’organisation de l’administration et de l’Etat.

2/ Une guerre religieuse

En plus du facteur ethnique s’ajoute un conflit et des tensions religieuses importantes.Les tensions religieuses sont initialement fortes en RCA, deux raisons à cela :

  • Une raison historique profonde ; les peuples sédentaires chrétiens et animistes ont souffert pendant des siècles de razzias organisées par des peuples nomades et musulmans (originaires de l’actuelle Libye, du Soudan et du Tchad). Ceux-ci cherchaient à s’accaparer des ressources ainsi qu’à capturer des esclaves, vendus par la suite aux commerçants arabes. Cette traite a laissé des traumatismes et des rancœurs importants dans les populations.

  • Une raison historique contemporaine ; la RCA a accueilli au cours du dernier siècle de nombreux réfugiés Tchadiens et Soudanais, victimes de guerre religieuses ou civiles dans leurs pays.

Ces tensions, même si elles sont fortement enracinées, n’ont pas compromis le « vivre ensemble » de la société Centrafricaine.   Principalement  car les communautés vivent séparées, chacunes dans leurs zones, le Nord du pays et le quartier PK05 de Bangui, pour les musulmans. La donne a changé quand les rebelles du Nord, pourtant musulmans modérés, ont choisi de faire alliance avec des groupes bien plus extrêmes, issus notamment du Tchad et du Nord-Soudan. Mêmes groupes qui suite à la chute du Colonel Kadhafi, ont eu accès à un stock d’armes et de munitions ultra abondant et donc très bon marché.

 La coalition ainsi formée, appelée « Séléka », n’a pas eu de mal à mettre une armée centrafricaine sous-équipée en déroute. Le pays fut rapidement pris et le Président Bozizé déchu. Après sa prise de pouvoir la Séléka connait des tensions internes importantes, les lignes politiques des rebelles Centrafricains modérés et des groupes extrêmes extérieurs ne peuvent s’accorder. La Séléka est de facto brisée, les éléments les plus extrêmes tentent d’appliquer la charia dans les zones sous leur contrôle, quant aux éléments rebelles du Nord de la RCA, ils restent totalement dépassés par les évènements. De nombreux crimes de guerres sont commis et les victimes civiles des exactions sont estimées à plus de 30 000.

En représailles aux assassinats de masse, aux viols et aux exactions en tous genres, une rébellion s’organise. Dés éléments proche de l’ancien Président Bozizé, des anciens militaires, et des membres de familles de victimes, créent les « anti-balaka ». Le groupe mal commandé, sous ou pas armé, ne peut s’attaquer frontalement au groupe Séléka. Sans faire de discernement, ils s’attaquent à une cible plus facile ; les civils musulmans centrafricains.

Les tensions anciennes, nourries par des exactions et des crimes bilatéraux entraineront rapidement le pays dans une guerre religieuse.

3/ Un état failli

La Centrafrique est considéré à tort comme un état failli. La RCA n’est pas un état failli car elle n’a même jamais été un Etat. Déjà pendant sa période coloniale le pays n’a pas reçu les investissements de base nécessaires à sa bonne administration. C’est un pays sans routes, sans administration ni infrastructure, qui accède à l’indépendance en 1960. Sans registre des populations ni moyens de transports sûrs, la levée de l’impôt est pratiquement impossible. Les seules ressources sont les subventions internationales et la vente de diamants.  Les coups d’état et le détournement  de l’argent public finiront par achever la situation financière du jeune pays. L’administration accumule les retards de paiement des salaires. De façon symétrique la corruption gangrène progressivement le pays.

4/ Des influences extérieurs fortes :

Les influences externes régionales se caractérisent principalement par le soutien initial du Tchad à la rébellion séléka.  Rappelons par la même que le groupe rebel est formé à plus de 30 % de Tchadiens.  Les objectifs initiaux du Tchad sont nombreux, d’abord économiques, la majeure partie des hydrocarbures en RCA proviennent du Tchad. Une pacification de la zone du Nord de la Centrafrique permettrait l’exploitation de gisements de gaz et de pétroles, qui offriraient l’autosuffisance au pays et qui par la même priverait le pays d’Idriss Deby d’une ressource importante. En outre, le gouvernement Tchadien  espérait qu’un régime « reconnaissant » en RCA faciliterait la coopération entre les deux Etats, notamment en renforçant l’hégémonie de N’Djamena  dans la sous-région. Enfin, au vue du caractère particulièrement instable des éléments tchadiens de la Séléka, il est plus sûr de les « occuper » à l’extérieur du pays, que de les garder en son sein, et de risquer de graves troubles intérieurs.

Le Soudan du Nord est aussi un fidèle soutien aux rébellions Centrafricaines. En effet le Soudan du Nord, principalement Musulman, est en guerre contre le Soudan du Sud à majorité chrétienne, dont un des soutiens locaux était le régime du Président Bozizé. Par conséquent le Soudan du Nord cherche à saper les  régimes soutenant sont ennemi.  En outre, le Soudan du Nord est considéré comme un allié important de la chine en Afrique. La chine investit de façon abondante dans le pays en échange de juteux contrats d’exportations d’hydrocarbures. Pekin a notamment financé deux usines d’armement, qui produisent des AK47 ainsi que des mitrailleuses lourdes. Le Soudan a donc ainsi trouvé des clients  à son industrie d’armement. Peu regardant sur les moyens de paiement, le Soudan a accepté le butin de guerre des Séléka (Or, Diamants et bois précieux), avant de l’expédier chez son partenaire asiatique.

La Chine a joué une influence discrète mais importante dans le conflit. A la recherche de matières premières et de zones d’influences, Pekin a d’abord cherché à conclure des accords avec le régime Bozizé. Quelques contrats ont été signés, mais la proximité entre le régime et la France n’a pas permis une réelle coopération  Sino-Centrafricaine.  La chine s’est alors tournée vers la rébellion nordiste par le biais de son partenaire soudanais. Les conditions de travail et le droit social chinois n’étant pas particulièrement restrictif, les entreprises chinoises ne craignent pas de signer des marchés dans des zones de guerre et d’y envoyer des employés. L’année dernière plus de 400 employés chinois sont d’ailleurs décédés sur le continent africain…

Enfin principal soutien international de la RCA : la France. Elle joue un rôle important dans la situation centrafricaine. La position française a d’abord été très en retrait du conflit, afin de ne pas froisser son allié Tchadien. Le gouvernement avait déjà engagé les forces armées au Mali et ne souhaitait pas lancer une seconde intervention simultanément. Ce n’est que plusieurs mois après la prise de pouvoir de la Séléka, et devant l’ampleur du désastre humanitaire et sécuritaire, que la France décide d’intervenir. Cette intervention tardive permet de mettre un frein au conflit et de défendre les intérêts français sur place.

5/ Une situation géographique difficile :

carte des ressources en RCA

Le pays est recouvert en partie par une forêt de bois précieux et semi-précieux, en plus de cette ressource importante, le sous-sol centrafricain est riche d’or, de cuivre, de diamant ou encore d’hydrocarbure. Malheureusement la position enclavée du pays ainsi que l’absence d’infrastructure, rend le commerce particulièrement complexe. Le pays est desservi par deux axes routiers de mauvaises qualités : l’axe Bangui-Douala et l’axe Bangui-Pointe noire. Cette dépendance rend la déstabilisation du pays aisée. Les exactions des coupeurs de routes et autres bandits créent parfois une paralysie complète du pays. En quelques jours le prix des denrées de base explose et les quelques exportations cessent. Pour aller plus loin sur ce sujet, retrouvez notre article : RCA, bénis par les dieux, maudite par sa géographie.

La guerre civile en RCA est donc nourrie par un conflit éthnique, un conflit religieux et des influences extérieures contradictoires. Le tout dans un pays sous-développé, corrompu et enclavé. Une solution de paix viable, devra allier désarmement des groupes (ex-séléka, anti-balaka), politique de réconciliations et de justice, politique de décentralisation, sécurisation de l’intégralité du territoire, refonte de l’administration, ainsi qu’un plan d’investissement important afin de relancer l’économie d’exportation. Une équation qui semble difficile à tenir sans une aide internationale importante.

Par Globaldiplomatie  

Antoine VALENTIN
Co-fondateur du Blog Globale Diplomatie.com, étudiant en école de commerce et à l’IRIS SUP (institut des relations internationales et stratégiques). Auditeur jeune de l’IHEDN (institut des hautes études de la défense nationale) et de l’IFP (Institut de formation politique). Contact : a.valentin@globalediplomatie.com
 
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Publié par le 15/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 6 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

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S’il y a au jour d’aujourd’hui une chose contre laquelle les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République et à l’asservissement du peuple centrafricain par des conquistadores, les marchands de la mort, et les talibans en mal du territoire, ne doivent plus se taire et crier leur colère aux yeux du monde entier, c’est bel et bien la volonté clairement affichée par Mme la présidente de la transition, Samba—Panza depuis sa désignation par un organe parlementaire légal mais illégitime— puisque les conseillers nationaux qui l’ont élue ont été coptés grâce à leur appartenance à des partis politiques, à des associations, aux organisations, aux clans, aux sectes, et aux régions, mais non élus au suffrage universel direct par le peuple centrafricain— à utiliser tous les subterfuges pour s’accrocher au pouvoir et à persister à prendre tout simplement les centrafricains qui ne l’ont pas élue et qui ne se reconnaissent pas en elle comme des cons.

C’est ainsi que, dès son retour de New – York, elle n’a pas hésité un seul instant dans son discours évasif à la nation, au lendemain du massacre des centrafricains par des jihadistes du Km 5, suite à la découverte du corps sans vie d’un jeune musulman, conducteur de taxi – moto, au quartier Combattant, à qualifier de coup d’état, le mouvement citoyen de ras – le bol généralisé de tout un peuple contre l’insécurité. Un beau mensonge, astucieusement conçu par son premier ministre, Mahamat Kamoun qui voyait son fauteuil vaciller dangereusement, que Mme Samba – Panza a fait ingurgiter par Ban – Ki Moon, mais qui a été craché par terre devant elle par le chargé d’affaires américain, David Brown, et l’ambassadeur de France, Charles Malinas, lors d’une audience. En effet, informés de ce gros mensonge, ces deux (02) diplomates qui tiennent coûte que coûte à l’organisation des élections et à son départ du pouvoir au plus tard le 31 décembre 2015, n’ont pas mâché les mots pour lui dire la vérité en face, et la remettre dans sa paire de ballerines. Au cours de cette rencontre, il lui a été tout simplement et franchement rappelé l’urgence de la communauté internationale : voir la transition prendre fin au plus tard le 31 décembre 2105. Une vérité qui l’a désarçonnée tant elle était décidée une fois de plus, lors de la prochaine rencontre avec toutes les forces vives de la nation, à leur faire ingurgiter un nouveau report des élections, jusqu’au mois de mars 2015. D’où sa timidité et sa froideur à convoquer cette importante rencontre, le pot aux roses ayant été découvert et le grand complot connu de tous. C’est pourquoi pour s’en sortir, elle miserait désormais sur l’imagination très fertile de son premier ministre, Mahamat Kamoun. Une superbe prouesse dont le locataire de l’immeuble – Pétroca vient de faire la parfaite démonstration, au fort moment de la dernière crise, lorsque, sentant son fauteuil effectivement vaciller, et la rue grondant de manifestants très hostiles à leur inertie face à l’insécurité, il aurait pris sur lui la responsabilité d’appeler à la rescousse les jihadistes de Bambari et ceux de Kaga – Bandoro.

Fort heureusement, les renforts qui devaient arriver de Bambari, auraient été neutralisés par les forces onusiennes du contingent congolais de la RDC, sur le pont de la Ouaka. Par contre, ceux qui devaient arriver de Kaga – Bandoro et qui auraient été stoppés net, selon de sources généralement bien informées, dans leur avancée par les soldats de l’opération sangaris, auraient finalement, depuis plus de 48 heures, atteint les faubourgs de la sous- préfecture de Dékoa, située à 235 km de Bangui. Bloquées dans un premier temps par le contingent burundais, sur l’axe principal, celles – ci auraient emprunté des pistes contournées, celles régulièrement empruntées par des convoyeurs de bétails, pour se positionner à 7 km de la ville de Dékoa, sur l’axe Dékoa – Mala. Au moment où nous mettons sous presse cet article, ces bandes armées se seraient installées dans les villages environnants, vidés de toutes leurs populations et menaceraient ouvertement et clairement, selon les informations révélées par le sous – préfet de Dékoa sur les antennes de RNL, le pouvoir de Mme Samba – Panza et de Mahamat Kamoun, en voulant installer au pouvoir l’un des leurs, en fonction à la présidence de la République.

Voilà donc, une nouvelle situation qui doit immédiatement interpeller l’ambassadeur de France, Charles Malinas, le chargé d’affaires américain, David Brown, et le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Parfait Onanga – Anyanga. Car, il s’agirait encore, ni plus ni moins, d’une de ces manœuvres politiciennes dont seuls Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun ont le secret : alimenter par tous les moyens l’insécurité afin de faire proroger ad aeternam vitam leur mandat à la tête de la transition. Afin de ne pas leur en donner l’opportunité, les soldats de l’opération sangaris et les forces onusiennes doivent immédiatement sévir, conformément à la volonté de la communauté internationale de voir la transition prendre fin, au plus tard le 31 décembre 2015, contre ces bandes armées dont l’objectif est de créer du désordre et de nuire dangereusement au processus électoral.

Jean – Paul Naïba

 

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CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 5 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Central African Republic Counting the Dead

L’axe Garamboulai Bangui est paralysé depuis les dernières violences qui ont secoué Bangui.

Les Anti Balaka de Bozoum, Bossangoa, Bouca sont descendus à Bossembelé ou ils se sont rendus maitres des lieux.
Des convois des Nations unies ne peuvent plus emprunter cette voie car ces miliciens Anti-Balaka sont très visibles.

Selon une source sécuritaire, des convois de la Minusca composée de nourriture et d’armement lourd ont été pillés par les Anti Balaka.
Un important stock d’armes lourdes acheminées aux contingents à Bangui est tombé entre les mains des miliciens.

Une source proche des miliciens confirme qu’ils ont trouvé des armes de guerres.

La crainte de la Minusca est qu’une fois que les miliciens auront appris le maniement de ces armements, la menace sera encore plus grande.

Cette question est préoccupante et la Minusca veut négocier avec les Anti Balaka afin de rétablir au moins une sécurité toute relative.

Mais certaines sources parlent d’une prochaine attaque contre les miliciens.

Erreur ou défaillance ? Comment est-ce possible ?
Avec cet armement entre les mains des bandits, la paix est elle possible en Centrafrique ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 05 Octobre 2015
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 05/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : ET puis vrai, seulement en CENTRAFRIQUE

Publié par CARnews ou RCAinfo le 17 Août 2015 à 9h34/ Bruno-Serge PIOZZA

serf

Effectivement ce qui est écrit est vrai seulement en Centrafrique car la population est devenue des robots téléguidés par les hommes politiques à cause de la pauvreté excessive dû à des années d’instabilités politiques: les coups d’état à répétition, les mutineries et la rébellion de tous genres. La population doit prendre son destin en main au lieu de rester subir tout le temps  le mauvais traitement des gens de mauvaise foi et la souffrance.

Il n’est pas trop tard, l’élection sera l’unique chance et occasion pour vous exprimer. De ce fait, votez avec âmes et consciences quelqu’un qui pourra vous faire sortir de cette souffrance continue et répétitive. Analysez le programme des candidats, leurs passés politiques, leurs biens avant l’élection présidentielle. Est ce que le candidat a une entreprise? Est ce qu’il est nationaliste , patriotique, démocrate et humain? Faites vous mêmes vos enquêtes de moralité de chaque candidat. Prenez en compte ses antécédents judiciaires et toutes ses déclarations et ses actes. Vous verrez que votre choix portera sur un très bon fruit. 

Cependant je tiens aussi à attirer votre attention sur le fait qu’Il y a beaucoup de lions prédateurs qui ont mis la peau des chèvres parmi tous ces candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle donc la vigilance et la méfiance seront les seuls mots d’ordre pour une nouvelle Centrafrique. La pauvreté n’est pas innée en soi mais elle a été causée par les gens de mauvaises fois qui n’aiment pas les Centrafricains et la République Centrafricaine. Prenez votre destin en main car vous avez tous pour vivre en harmonie et heureux. Le pouvoir c’est le peuple donc ne laissez personne décider à votre place.

Certes, j’ai ouïe dire ce matin que les anti-Balaka voulaient passer en force pour libérer Mr Bertin Béa le Secrétaire Général du parti KNK arrêté il y a quelques jours.Si cette information s’avère vraie, je certifie qu’ils ont tous faux et sont complètement à côté de la plaque et c’est dommage. Ainsi, je déplore cette situation car mes compatriotes anti-Balaka ne m’ont pas écouté et surcroît n’ont pas  mis en pratique mes conseils de rester sereins et patients avant que la justice ne fasse son travail concernant l’arrestation du Secrétaire général de KNK. Ils sont tombé dans le piège de l’équipe de transition Centrafricaine  qui ne cherche qu’une telle situation afin de prouver au monde entier qu’il serait impossible d’organiser des élections dans de telle situation. Réfléchissez un peu et choisissez le chemin de la paix et de patience car quelque soit la valeur de X on ira aux élections. Laisse le temps au temps car c’est la fin qui compte. Ils n’ont pas tiré les leçons de leurs prédécesseurs et continuent d’ emprunter le même chemin et faire les mêmes erreurs du passé. Ah mon pays la République Centrafricaine. Du jamais vu. Que Dieu soit loué. 

Que Dieu vous bénisse et que Sa paix et sa grâce  soient sur vous et la République Centrafricaine

Par Bruno-Serge PIOZZA

 

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CENTRAFRIQUE : Un ministre enlevé en Centrafrique

sayo

Le ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Ningatoloum Sayo, a été enlevé dimanche 25 janvier par des hommes armés, a-t-on appris auprès de son épouse, Nicaise Danielle Sayo, qui a assisté au kidnapping.

« Mon mari [a été] effectivement enlevé au quartier Galabadja dans le 8e arrondissement [nord de Bangui]. C’était ce matin aux environs de 9 heures, alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture de commandement. Nous étions trois dans le véhicule en train de rentrer de l’église. Les ravisseurs sont arrivés à bord d’un taxi non numéroté, ni immatriculé. »

Selon une source proche de la famille, « le ministre et son épouse rentraient du culte à l’église protestante de Galabadja, quand deux véhicules ont foncé sur sa voiture et bloqué sa progression ».

« Quatre hommes armés étaient à bord. Trois sont sortis et ont tiré des coups de feu en l’air. Le ministre leur a demandé “Quel est le problème ?”, mais ils lui ont intimé l’ordre de monter à bord du taxi. Il est donc monté, ils ont fouillé la voiture et pris le sac de son épouse. Puis ils sont partis en direction du 4e arrondissement [quartier de Boy-Rabe]. »

Des enlèvements en série

Le rapt n’a pas encore été revendiqué. C’est la première fois qu’un membre du gouvernement en fonction est kidnappé au Centrafrique. Armel Ningatoloum Sayo était le chef de la rébellion Mouvement Révolution-Justice basée dans le nord-ouest du pays. Il est entré au gouvernement après la signature de l’accord de cessation des hostilités du 23 juillet.

Cet enlèvement survient deux jours après la libération de l’humanitaire française Thérèse « Claudia » Priest, kidnappée lundi 19 janvier par des anti-balaka en compagnie d’un Centrafricain travaillant pour la même ONG médicale catholique, Codis. Une employée de la Mission des Nations-unies en République centrafricaine (Minusca) enlevée mardi par des individus armés dans la capitale a été elle aussi libérée.

La République centrafricaine est déchirée par les affrontements entre anciens rebelles musulmans de la Seleka et miliciens anti-balaka, qui ont fait des milliers de morts et près d’un million de déplacés.

La France a décidé de retirer progressivement ses troupes de la République centrafricaine, où les soldats de la Minusca sont en cours de déploiement.

AFP

 

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CENTRAFRIQUE : Ils décident et dirigent la République Centrafricaine par Wifi ou Bleutooth sans les Centrafricains.

CENTRAFRIQUE :  Ils décident et dirigent  la République Centrafricaine par Wifi ou Bleutooth sans les Centrafricains.

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En 2010, quand je disais  que KHADAFFI ne merite pas d’être le President de l’Union Africaine. A  partir du moment où  c’est un instrument du diable, un vrai roi Musulman déguisé en homme neutre dans le but d’ islamiser tout le continent africain car c’est un vrai monstre inconnu. Par ailleurs,  si par erreur, François Bozize assoiffé du pouvoir signait l’acte de naissance de l’Union Africaine qui se transformerait par la suite aux  Etats-Unis d’Afrique ; le peuple souverain de centrafrique se révolterait contre cette alliance qui est contre nature d’autant plus que ces musulmans veulent  islamiser tous les pays bantou par des moyens louches. Aujourd’hui, c’est la même chose pour tous les chefs d’Etats Africains corrompus qui s’amusent avec la vie de leurs concitoyens en prenant des décisions erronées au nom des peuples qu’ils ne représentent pas réellement mais frauduleusement et se disent démocrates. Cependant, on les voit s’éterniser au pouvoir comme à la monarchie  Marocaine ou Saoudienne et personne  n’en parle même les occidentaux qui se disent démocrate juste pour leurs intérêts. De quels pouvoirs décident-ils de choisir des gens comme Nguéndet  et Samba Panza comme futurs candidats à l’election Présidentielle en centrafrique comme si les centrafricains étaient leurs enfants imatures pour  choisir celui ou celle qui merite de prendre leur destinée en main. A chaque fois, c’est le même tempo si ce n’est pas Omar Mbongo ce sera Houphouet Boigny ;  si ce n’est pas ces deux, ce serait Mobutu, Abdou Diouf, Idriss Déby ou Eyadema qui devraient décider des sorts d’un pays ou d’un autre Président sachant très bien que le pouvoir n’est pas éternel et que le vrai pouvoir c’est le « PEUPLE ». Concernant les Centrafricains et la Centrafrique dans la situation ou nous sommes ; que chechent les Chefs d’Etats d’Afrique noire sur le dos des centrafricains ? Que cherche l’ONU et la France en Centrafrique ?  sont -ils devenus piromanes  où sapeurs pompiers ?  Dieu est grand la Centrafrique est une nation independante, souveraine et libre. Elle ne depend de personne en matière de choix de ses décisions ou de ces dirigeants. De ce fait,  si ces Chefs d’Etats des différents pays d’Afrique subsaheriens ne protègent pas leurs arrières en sacrifiant la vie des Centrafricains et l’avenir de Centrafrique dans leurs calculs politiciens pour plaire à leur protéger la France, ils risqueront bien fort d’assister à la disparition brutale des liens étroits entre Centrafricains et les Institutions Internationales. Il faut que cessent ces complots internationaux et africains en Centrafrique. Ces complots internationaux en bande organisée ne cesseront que par des prises de positions radicales contre tous les ennemis du progrès des Centrafricains. Trop c’est trop et on n’en veut plusque.personne autre que les centrafricains ne  décide à notre place nous les Centrafricains à savoir : Le Tchad, le Cameroun, le Congo Brazzaville, la ,le Gabon,la  France et ses allies. Un an et demi de massacre, de viole, de tuerie et de souffrance suffit car les Centrafricains veulent vivrent en paix comme les Français en France, les Tchadiens ou les Camerounais. Les Centrafricains n’ont pas besoin de FAMAS, KALASHINIKOV, OBUS, GRENADE  mais plutôt des machines agricoles, des médicaments, des écoles, des hopitaux, des routes, des livres………………… Rendez la Centrafrique aux Centrafricains et qu’on n’en parle plus.

Par Pasteur  SAMALEY  ROBERTO  

 
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Publié par le 25/06/2014 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) est SOUS LES CRITIQUES

CENTRAFRIQUE : La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) est SOUS LES CRITIQUES

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Les pays africains qui ont déployé des troupes en République centrafricaine (RCA) dans le cadre des forces de maintien de la paix semblent davantage défendre leurs propres frontières que de maintenir la paix, déplorent les évêques catholiques de RCA. Dans une lettre adressée à leurs confrères américains, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, et Mgr Nestor-Desiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, leur demandent d’intervenir pour aider à la reconstruction de leur pays.

Tant Mgr Dieudonné, président de la Conférence épiscopale de RCA que Mgr Nestor-Desiré, son vice-président, déplorent que les forces internationales engagées dans cette opération de maintien de la paix n’ont pas complètement rempli leur mandat. Les troupes de divers pays interviennent en vertu de la Résolution 2127 du Conseil de sécurité de l’ONU, instaurant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

Les tueries de civils ne relèvent pas de motifs religieux

Les évêques signataires ont appelé leurs homologues des Etats-Unis à aider à promouvoir la reconstruction de leur pays ravagé par la violence armée. Ils expriment leur méfiance à l’égard des forces de paix inter-africaines, déployées dans leur pays, en estimant qu’elles défendent la sécurité des frontières de leurs pays respectifs, au lieu de veiller à la paix en RCA.

Ainsi, ont-ils écrit, les troupes tchadiennes sont déployées dans le nord-ouest de la RCA, tout près de la frontière de leur pays, dans les zones où se concentrent de larges groupes des ex-rebelles de la Seleka. Celles du Cameroun, se trouvent à l’ouest, dans la région voisine de leur pays. Les soldats du Congo Brazzaville sont dans le sud-ouest, non loin de leur frontière, tandis que leurs homologues de la République démocratique du Congo, sont stationnés dans le sud-est, également vers la frontière de leur pays.

«La proximité de ces troupes avec leurs pays d’origine peut encourager le trafic illégal des ressources minérales au-delà de nos frontières », ont-ils souligné, tout en insistant sur le fait que «le vrai problème de la RCA est celui de l’insécurité».

La restauration de la sécurité va de pair avec la promotion du développement

Les évêques estiment cependant que la restauration de la sécurité va de pair avec la promotion du développement. Une telle approche inclusive, en développant des activités générant des revenus, pourra prendre en compte la jeunesse sans emploi qui serait tentée de rejoindre les rebelles. Ils relèvent également que les fonctionnaires n’ont pas reçu de salaire depuis cinq mois et se demandent pourquoi ces citoyens devraient écouter les responsables du pays s’ils ne sont plus payés.

Depuis plusieurs mois, les évêques de RCA répètent que les tueries de civils que les diverses milices continuent de perpétrer ne relèvent pas de motifs religieux, malgré ce qui est décrit dans les médias. Les évêques estiment que le repli des Seleka dans la partie septentrionale du pays risque de diviser le pays en deux. (apic/ibc)

 Mgr Nzapalainga

 

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CENTRAFRIQUE : LA PAIX LE PARDON ET LA RECONCILIATION NATIONALE

CENTRAFRIQUE : LA PAIX LE PARDON ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE

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LE CHEMIN EST LONG ET BOURRE DES DIFFICULTÉS MAIS DIEU EST GRAND ON VA Y ARRIVER CAR SI LE MOT PARDON EXISTE CELA SOUS ENTEND QUE TOUT EST POSSIBLE PAR LA GRACE DE DIEU. J AI LA FERME CONVICTION QUE CE TEMPS DE PAIX ET PARDON ARRIVERA UN JOUR ET QU’ON VA VIVRE DE NOUVEAU ENSEMBLE. LA COTE D’IVOIRE NOUS A MONTRE LE CHEMIN DE PARDON ET DE LA RÉCONCILIATION ENTRE MUSULMANS ET CHRÉTIENS DONC ON DOIT SUIVRE CET EXEMPLE POUR QU’ON PUISSE VIVRE DE NOUVEAU ENSEMBLE. C’EST VRAI QUE LA PLAIE EST TRÈS PROFONDE ENTRE CES DEUX COMMUNAUTÉS MAIS RIEN N’EST IMPOSSIBLE DANS CE MONDE SI ON A LA VOLONTÉ ET AUSSI SI ON ASSOCIE DIEU DANS TOUT CE QUE NOUS VOULONS FAIRE. PRÊCHONS LA BONNE PAROLE POUR LE RETOUR DE LA PAIX DANS CE PAYS MARTYRISE ET MEURTRI QUE DE PRÔNER LA HAINE ET LA DIVISION QUI NOUS CONDUIT TOUJOURS A DES MASSACRES. LA MAJORITÉ DES GENS QUI PRÔNE LA HAINE ET LA DIVISION EST A L’ETRANGER CAR S’ILS SONT EN CENTRAFRIQUE ET VIVENT CE QUE CETTE POPULATION ENDURE. JE SUIS CERTAIN QU’ILS CHANGERONT DE DISCOURS. PRIONS POUR LA MÉMOIRE DE TOUS LES CENTRAFRICAINS MUSULMANS ET CHRÉTIENS QUI ONT LAISSE LEUR VIE DANS CE CONFLIT SANS FIN ORCHESTRE PAR LES HOMMES POLITIQUES JUSTE PAR CALCUL POLITICIEN. LA PAIX EST POUR TOUS

PAR Bruno-Serge PIOZZA

 
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Publié par le 26/03/2014 dans Uncategorized

 

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