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CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

kaga_bandoro 

Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres. 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile. 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine, avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles.  

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d’informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA. 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République. 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

Source : Service de la communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
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Publié par le 12/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Centrafricains. Comment voter à l’Élection Présidentielle et législative de 2015.

Publié par CARnews ou RCAinfo le 24-12-2015/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Centrafricains. Comment voter à l’Élection Présidentielle et législative de 2015. 

Vote

Je vous invite à comprendre le fonctionnement d’un bureau de vote pour ne pas se tromper le jour de l’élection. Cette photo vous informe des démarches que vous devrez effectuer pour pouvoir voter, et de la procédure à suivre lors de l’ouverture des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire Centrafricain.

Voter un droit et un devoir de tous citoyens Centrafricains. Levez-vous et décidez de votre avenir et celui de votre pays car vous aviez trop souffert et martyrisé. Ce serait l’unique occasion qu’on vous donne pour vous exprimer donc ne me dit pas que ce n’est pas important et que tu ne sais pas qui voter ou encore c’est une perte de temps car le candidat était déjà désigné par les occidentaux c’est faux et archi faux. Si vous êtes souffrants, donner une procuration à un membre de ta famille sinon vous allez encore pleurer. Une élection présidentielle ne se passe pas tous les jours.

Centrafricain Centrafricaine, votre seule arme et espoir sera le bulletin que vous allez mettre dans les urnes dans quelques jours. Il ne faut pas se fier à l’apparence c’est-à-dire au récit des soi-disant hommes politiques centrafricains qui cherchent à vous vendre les rêves utopiques ou vous bercez avec des discours démagogiques. Choisissez un bon candidat intègre, patriotique, humain qui nous propose un bon projet de société et aussi pour une sortie de crise sans turbulence. Souvenez-vous de toutes les souffrances que vous avez  dû endurer depuis plus de deux ans. Je vous déconseille de ne plus accepter un sac du sel, de l’huile, du savon ou encore un billet de banque pour voter un candidat. Votez avec âmes et consciences quelles que soient la conviction politique et religieuse du candidat. N’oubliez pas vos souffrances de ces deux dernières années et sanctionnez ceux qui de près ou de loin ont contribué à votre malheur ; des bébés, vieillards, jeunes hommes, femmes, handicapés tombés sous les balles des rebelles Tchadiens et soudanais. On comptait nos morts par centaine tous les jours. Le pays n’existe plus que de nom, pas d’économie, pas d’hôpitaux, pas d’administration, pas d’écoles et pas de routes. Dieu vous aidera ce dimanche dans le choix de celui qui nous allons lui confier notre destinée des années à venir.

Pour en finir on n’a pas droit à l’erreur dans ce moment fatidique qui sera l’élection du Président de la République sinon nous seront encore les premiers à pleurer ou à se plaindre de la souffrance. Que Dieu vous bénisse et nous aide à retrouver le chemin de la paix définitive avec ce nouveau Président qui sera élu dans les jours à venir. Faites un vote utile.

 

Par Bruno-Serge PIOZZA

 
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Publié par le 24/12/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Le rassemblement des forces du progrès pour une alternance crédible en République centrafricaine

Publié par CARnews ou RCainfo le 22-11-2015/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : Le rassemblement des forces du progrès pour une alternance crédible en République centrafricaine
Par Alain LAMESSI

alain-lamessi

C’est dit et répété. C’est connu de tous et reconnu par tous : la crise multiforme à laquelle est confrontée, à son corps défendant, la République centrafricaine depuis décembre 2012, a fortement ébranlé les fondements de la république. Elle l’a littéralement précipitée dans l’abîme, au-delà d’abominables viols, vols et du nombre incalculable des pertes en vies humaines dont nous ne cesserons de pleurer la mémoire. Elle a surtout remis en cause nos propres certitudes : Nous n’étions pas un Etat fort. Nous n’avions pas d’institutions solides. Nous n’étions pas un peuple uni. Notre armée nationale était en lambeaux. Depuis belle lurette. Nos dirigeants malgré tout n’ont pas toujours été à la hauteur de leur responsabilité.

Pour une alternance crédible

Cette crise nous interpelle. Elle nous oblige de changer la manière de percevoir la réalité de notre pays. Au demeurant elle exige de nous de prendre conscience d’une néo réalité : la nécessité de nous rassembler pour envisager l’avenir de notre pays comme un défi commun à relever. C’est un défi titanesque qui nécessite bien sûr de mobiliser toutes les énergies et toutes les intelligences. Aucun bras ne sera de trop dans cette nouvelle configuration.

L’élection présidentielle du 27 décembre prochain est un tournant historique que nous devons prendre. C’est un virage à 90° que nous devons négocier avec sérieux, lucidité et sang froid. A la sortie de ce virage, doit être prise une nouvelle direction devant aboutir à la naissance d’un Centrafrique nouveau. L’objectif est de tourner le dos à ce passé tumultueux par trop négatif pour impulser une dynamique nouvelle au pays.

Que veut dire alternance crédible aux régimes passés ? Cela veut dire des idées nouvelles, des pratiques revisitées, des hommes et des femmes politiques nouveaux ou à tout le moins renouvelés. A la vérité, le peuple centrafricain a besoin de profonds changements structurels pour ne pas parler de la révolution qui est aujourd’hui hélas un mot bien galvaudé. Ces changements structurels doivent déboucher à très courts termes sur de changements significatifs dans ses conditions de vie et d’existence : travail, santé, école, route, alimentation, logement, etc. Qui d’autres que les centrafricains peuvent apporter ces changements aux centrafricains.

Vers une stratégie de l’unité des forces démocratiques

La pléthore des candidats à l’élection présidentielle est le meilleur indicateur de la déliquescence de l’Etat. En effet, plus un Etat est fort, solide et crédible, moins il y a des candidats à l’élection présidentielle. A l’inverse, plus un Etat est faible et fragile plus il ya des candidats à l’élection présidentielle. C’est une hypothèse qui mérite d’être vérifiée.

En République centrafricaine, tout le monde ou presque pense être compétent pour résoudre comme par coups de baguette magique les multiples problèmes qui se posent au pays sans jamais prendre en compte sa capacité réelle, sans jamais réfléchir au préalable sur la complexité du problème en présence et surtout sans même jamais préciser quels sont les moyens à mettre en œuvre. C’est la conception magique du pouvoir qui prévaut comme on peut en observer chez les adolescents. Nous ne sommes pas loin de l’état métaphysique décrit par Auguste COMTE au XVIIIe Siècle dans sa théorie de « la loi des trois états ».

Pire, on se croirait dans une compétition où toutes les catégories sont confondues : Les poids-plumes, les poids-coqs et les poids-légers défient allègrement les poids lourds et les mi-lourds sur un ring en bois où tous les coups sont permis. Les minimes, les cadets et les juniors jouent sur le même terrain en latérite que les seniors et les vétérans, les uns pieds nus et les autres en bottines sans arbitre ni juge de touche. Le spectacle peut être délirant si ce n’est dramatique à la fin.

Une évidence s’impose d’emblée : la multiplication des candidatures à l’élection présidentielle a pour inconvénient majeur de favoriser l’émiettement de l’électorat, l’exacerbation du clivage ethnique, régionaliste, religieux, et le repli identitaire. Si nous sommes aujourd’hui en République centrafricaine dans une situation de fractures sociales multiples, béantes et purulentes, il y a à craindre que celles-ci ne se métastasent pour devenir un cancer généralisé. De la démocratie peut naître un monstre. HITLER accéda au pouvoir par le jeu démocratique. Son bilan est connu. De l’élection présidentielle peut accéder au pouvoir un incompétent de la pire espèce d’autant plus que les critères subjectifs vont encore prévaloir sur les critères objectifs. Et demain nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.

La stratégie de l’unité est de loin meilleure à la stratégie de la division et de l’émiettement des forces populaires. Par conséquent, dépasser les clivages artificiels et sectaires, les égoïsmes partisans, ethniques et religieux doit être le premier défi à relever après l’instauration de l’autorité de l’Etat et le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire. D’ailleurs, on ne trouve aucune ligne de démarcation idéologique crédible entre les différents partis politiques : tous ou presque y compris les derniers nés se réclament du socialisme ou de la social-démocratie dont le commun des militants ne comprend rien. On peut même s’étonner que les dix ou quinze partis politiques de cette obédience ne soient pas en mesure de s’unir à moins que ce ne soit encore que des coquilles vides. Par ailleurs, pourquoi aucun parti politique ne se réclame du libéralisme pourtant à la mode dans les grandes démocraties ?

Même dans la tradition centrafricaine, ne devient pas chef du village qui veut. Il y a des critères sélectifs rigoureux parfois mystiques, toujours éthiques qui président au choix consensuel du chef du village. Pourquoi, dans un contexte de crise généralisée que connaît la République centrafricaine doit-on laisser au hasard le choix du futur Président de la république ? Pour éviter ce cas de figure, il faut privilégier le rassemblement des forces du progrès. Alors qui peut faire consensus ? C’est un vœu pieux, je l’admets.

Par Alain LAMESSI

Source :Publié depuis OverBlog et Twitter et Facebook et LK
 
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Publié par le 22/11/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

CSP

Il y a déjà quelques mois, la cérémonie de la première coupe de bois de la Société « STBC » avait eu lieu à Nola. En la présence du premier ministre, Mahamat Kamoun qu’entouraient le ministre en charge de la gestion forestière, les membres de son cabinet et de la présidence, les responsables de la Société « STBC », des invités officiels, et des professionnels des médias d’Etat et privés. Ce jour – là, beaucoup de belles allocutions ont été prononcées, et d’alléchantes promesses faites à l’Etat centrafricain, aux populations riveraines, et aux communes locales.

Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont et plusieurs mois se sont écoulés. Qu’en est – il aujourd’hui des réalisations de ces séduisantes paroles, de ces délicieuses et enivrantes promesses, et des engagements contenus dans le cahier des charges ? Combien l’Etat centrafricain a – t – il encaissé à ce jour, en termes de recettes en contrepartie de l’exploitation du PEA B ? Combien de taxes communales, les autorités locales ont – elles effectivement perçues en contrepartie des activités de cette société dans les caisses de leurs communes ? Combien d’écoles, de centres de santé et de kilomètres de routes ont – ils créés ou entretenus par cette société au bénéfice des populations autochtones, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

De très pertinentes questions auxquelles ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni les responsables de la STBC, ni les autorités locales ne peuvent donner une réponse satisfaisante. Afin d’y voir clair et d’y trouver une explication, notre journaliste d’investigation s’est penché sur la question et vous propose les conclusions de son enquête dans son prochain numéro. Affaire à suivre !!!!!

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

mapenzi

Jean – Paul Naïba « Dans un article intitulé « Hyacinthe Touhouyé : Pourquoi vous devez revoir le permis d’exploitation alloué à la société « Thanry », paru le 04 février 2014, sous le numéro 053, le journal « Transparency » avait déjà eu le courage d’interpeller les nouvelles autorités en charge de la gestion des affaires de la cité sur la continuité de certains pratiques mafieuses qui ont été la marque de fabrique des régimes précédents. Au jour d’aujourd’hui, selon des informations de sources constantes et concordantes, et après moult recoupements, il est établi que visiblement ce message n’a pas non seulement été compris, mais surtout il a tout simplement eu l’effet d’une goutte d’eau sur la plume d’un canard.

En effet, il nous a été rapporté que le nouveau ministre des eaux et forêts, M. Hyacinthe Touhouyé, de surcroît inspecteur des impôts et ressortissant de Clermont – Ferrand, serait en train de marcher sur les traces de ses prédécesseurs, en collaborant étroitement avec les responsables de certaines sociétés forestières qui ne sont pas en règle vis – à – vis de leurs impositions fiscales, de leurs taxes forestières, et de l’exécution de leurs cahiers de charges. Il s’agit bel et bien du groupe « Vicwood », et de la société « Thanry » dont la zone de juridiction couvre Dédé – Mokouba, Bamba, et Sosso Nakombo. De quoi s’agit ? Soumissionnaire à un appel d’offres pour l’acquisition d’un nouveau permis d’exploitation forestière, le groupe « Vicwood » via la société « Thanry » aurait vu son offre être purement et simplement rejetée par la commission interministérielle d’attributions des marchés publics.

Pour des raisons évidemment techniques et dont l’essentiel tournerait autour de la proposition de son offre financière et de ses nombreux déboires fiscaux. Mais, au lieu de s’en tenir à la décision de la commission interministérielle d’attributions, M. Hyacinthe Touhouyé, en sa qualité de ministre des eaux et forêts, aurait décidé de remettre non seulement dans la course, la société « Thanry », mais surtout aurait exigé, en se substituant à la CIMA, qu’un des lots lui soit attribué, aux motifs qu’elle emploierait plus de 350 travailleurs. Voilà une information qui doit siffler très fort dans les oreilles d’un certain André Nzapayéké et qui est de nature à ternir davantage l’image du gouvernement des fameux technocrates dont il a la charge. Pour quelles raisons, une société qui n’ a jamais exécuté plus de 50% de sa superficie, qui n’est pas en règle vis – à – vis du fisc, de l’OCSS, des taxes communales et dont les travailleurs sont en chômage, peut – elle être attributaire d’un autre permis ? Quels intérêts défend ici M. Hyacinthe Touhouyé, les siens ou ceux des populations riveraines ? Et peut – il en sa qualité de ministre de la République se substituer à la commission interministérielle ? Ne sommes – nous pas là devant un cas de violation des dispositions de la loi portant code des marchés publics en RCA ? Qu’en dit alors le premier ministre, M. André Nzapayéké, en sa qualité de président de l’autorité de régulation des marchés publics ? Jean – Paul Naïba ». Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu……. ? Affaire à suivre….. !

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: LA CHIENLIT DE LA SAPPOTICAILLE

Publié par CARnews ou RCAInfo le 21 Octobre 2015/  Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : LA CHIENLIT DE LA SAPPOTICAILLE

 sappot

                                      PAR RJPM

Réputée pour ses intimidations, ses trafics d’influence, mais plus particulièrement pour sa cupidité et notamment son amour immodéré de la perception des pots-de-vin des investisseurs étrangers, la « Sappotite » est un des kystes cancéreux et incurables de la « Sambapanzie » qui risquerait, si l’on n’y prend pas garde, de poser à la longue un véritable problème de société. De nombreux Centrafricains ne cachent plus leur désarroi face à l’ingérence des jeunes escrocs en col blanc dans la gestion de la chose publique. De prime abord, plusieurs sources concordantes font état de l’ombre diabolique de la « Sappoticaillerie » derrière l’arrestation de Michel Amine, la confiscation du passeport de Karim Meckassoua, les matraquages médiatiques qui entouraient le refus des Américains d’accueillir Jean Jacques Démafouth sur leur sol et plus récemment l’interdiction de voyager dont vient de faire l’expérience Elie Doté. En vérité, la montée en puissance de Michel Amine et son franc-parler agaçaient la Régence en Centrafrique, au point qu’ordre fut donné de le faire taire par tout moyen. La suite de l’épisode, tout le monde le connait. Quant à Karim Meckassoua, la « Sappotite » estime qu’il fait de l’ombrage à la présidente sur la scène internationale par la multiplication de ses déplacements à l’étranger et ils esperaient qu’en confisquant son passeport, ils parviendraient à le réduire au silence. Comment la « Sappoticaillerie » dont les leaders ne sont qu’une bande de gamin d’une trentaine d’années peut-elle se permettre de jouer avec l’avenir d’un peuple tout entier ? Excepté MAFOUTAPA qui fait un peu peur aux « Molégué ti kozo seleka », personne n’a plus droit au respect en Centrafrique de la part de ce groupuscule. D’ailleurs, la « Sappotite » s’est donnée pour mission de combattre, par personne interposée, Démafouth le plus redoutable des conseillers de la « Sambapanzie ». La fuite organisée de l’information sur le refus de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique d’accorder le visa au Conseiller Démafouth était l’oeuvre de la « Sappotite ». En centrafrique, l’abus de pouvoir et d’autorité ont regagné toutes leurs lettres de noblesses grâce aux enfants de la reine mère. Des policiers rapportent par exemple que lorsqu’ils ont le malheur de tomber sur la « Sappoticaille », lors des contrôles de routine, ils ont systématiquement droit aux remontrances, et pour mieux leur faire peur dans l’exercice de leur mission régalienne, ils doivent se contenter de la pièce d’identité de Cathérine Samba-Panza elle-même, en lieu et place de l’assurance et carte grise du véhicule. A vrai dire, les exemples sont légions. Bon nombre de personnes s’accordent à dire que la famille Sappot constitue le maillon dur de la ruine du pays pendant la transition. Cette famille comptabilise plusieurs maisons éparpillées dans le monde. Plus d’une dizaine de voitures de luxe destinées en principe à la République Centrafricaine, sont bunkérisées au Cameroun par la famille régnante de Centrafrique. Des maisons construites à la hâte poussent comme des champignons. En ce moment, le vice président de la transition est entrain de construire, avec l’argent du peuple centrafricain meurtri, une maison individuelle sur un terrain de 866m2 à Fleury les Aubrais, une bourgade limitrophe d’Orléans. C’est la société « Maison Kerbea » qui est en charge de la construction. Pour les plus téméraires, l’image d’illustration du présent article pourrait leur apporter des détails supplémentaires.

L’objectif poursuivi ici, n’est nullement de jeter le discrédit sur la « Sappotite ». Encore moins de livrer la « Sappoticaillerie » à la vindicte populaire. Cependant, les frasques de la famille présidentielle, que l’on pensait d’une époque révolue, devront être dénoncées avec la dernière énergie. Et cela ouvre le débat sur l’exemplarité des familles dirigeantes en Centrafrique. C’est même à ce titre que nous n’avons pas hésité à interroger les différents candidats qui ambitionnent le fauteuil présidentiel, sur le rôle que joueront leurs progénitures si jamais ils accèdent au pouvoir.

Aux questions : Qu’en sera-t-il de vos enfants et autres membres de votre famille ? Devons-nous craindre qu’une fois au pouvoir, ces derniers contracteront-ils aussi le « virus » des enfants et parents des présidents centrafricains ? Nous voulons parler de la propension des proches des présidents centrafricains à s’arroger certaines prérogatives au mépris des règles de l’état de droit et l’interférence dans la gestion de la chose publique. Seront-ils des centrafricains avec les droits et devoirs que les autres, notamment le respect des institutions ? Respecteront-ils le peuple ? Donneront-ils l’exemple ?

Martin Ziguélé le Président du MLPC répond ceci: « Si vous me connaissez un peu vous n’auriez pas ces inquiétudes. Je suis un fils de gendarme, qui a vécu les premières années de sa vie dans les casernes de gendarmerie, puis je suis entré à l’âge de 11 ans au Petit Séminaire Saint-Jean de Bossangoa, dirigé par des pères capucins. Je suis ensuite entré en seconde au Lycée d’Etat des Rapides où j’ai vécu en internat jusqu’en terminale avec des collègues comme Honoré Nzessioué, Joseph Agbo, Marmier Dédé Patrick, Mboe Gervais, Kalambani Fulbert et d’autres encore. Je n’ai donc pas découvert la discipline sur le tard. J’ai dit à mes enfants que le seul héritage que je peux leur laisser ne sera ni l’or ni l’argent, parce que tout cela se dilapide facilement. Je leur ai toujours dit que la seule richesse que je tente de leur transmettre par l’éducation est le respect qu’ils doivent à l’Autre ».

Quant à Anicet Georges Dologuélé de l’URCA, il dit : « Dans un Etat organisé, ce que vous décrivez n’est pas possible parce qu’il y a des contrepouvoirs. Chez nous et de plus en plus, il y a une tendance à privatiser l’Etat avec un cynisme presque agressif. Les conséquences sont désastreuses et tous les candidats à l’élection du Président de la République devront tirer des leçons de passé et du présent pour éviter de prendre ces raccourcis dangereux. Pour ma part, j’ai quatre enfants, dont trois encore mineurs. Ce n’est pas eux qui joueront aux fils de Président, si j’étais élu. Quant à ma fille ainée, elle se tient loin de tout ce qui est politique. Ma famille au sens large sait que j’ai horreur des mélanges de genre. N’oubliez pas que j’ai déjà servi l’Etat à un niveau de décision très élevé. »

Pour Jean Willybiro Sacko: « Quand bien même que j’ai occupé de nombreux postes de responsabilité de hauts niveaux dans le pays aviez-vous un jour entendu parlé de mes enfants ? J’ai été Ambassadeur de la RCA à Paris Aviez-vous entendu parle de mes enfants ?

Pour les enfants, ce qui compte c’est l’éducation et leur préparation à la vie d’homme par leurs parents. Tous mes enfants ont reçu des formations et obtenus des diplômes qui leur ont permis de devenir aujourd’hui sans exception des cadres dans différentes entreprises au pays et à l’étranger. Ils sont déjà capables de vivre de leurs propres moyens à mon modèle et n’attendront pas demain que j’accède à la magistrature suprême de l’Etat pour les pistonner ou leur donner des moyens illicites pour bien vivre. Je suis un homme de principe et tous mes proches le savent, ce n’est pas demain que je changerai ».

En fin de compte, les frasques de la « Sappoticaille » n’est rien d’autre qu’ une chienlit d’une autre ère. Il est temps que chaque candidat à la présidence éduque ses enfants sur la sacralisation de la fonction présidentielle car le peuple en assez des « génocidaires économiques » en col blanc. Alors, usons toujours des mots pour lutter contre les maux de notre pays.

–) Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
–) Source : http://www.lesplumesderca.com/la-chienlit-de-la-sappoticaille/
 
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Publié par le 21/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: La République Centrafricaine, un chaos inextricable ?

RCA

Malgré l’intervention militaire Française et une présence de la MINUSCA, la RCA semble retomber dans les tourments de la guerre civile. Les exactions reprennent, les civiles fuient, le pouvoir vacille. Depuis son indépendance, la RCA, ne connait que dictatures, chefs d’Etat fantasques et coups d’Etat à répétition.

Après l’assassinat d’un jeune chauffeur de taxi moto musulman le jour de l’Aid El Kebir, Bangui est retombé dans un chaos proche de la guerre civile. En quelques jours, ce n’est pas moins de 50 victimes décédées et 150 blessés comptabilisés. Plusieurs ONG ont été vandalisées et une église incendiée. De multiples manifestations ont éclaté partout dans la capitale. Afin de stopper une marche vers le palais présidentiel, les casques bleu Burundais ont usé de la force, tuant trois manifestants.  La Présidente de transition, Madame Catherine Samba Panza a dû interrompre son séjour à New-York pour rentrer d’urgence à Bangui. Cette résurgence de violence rappelle dangereusement la guerre civile de 2012-2014.

Carte guerre RCA

En 2012  plusieurs mouvements de rébellions s’unissent pour former la force « Séléka » (« alliance » en langue Sango). Elle est composée de groupes rebelles très hétérogènes mais souvent musulmans. La Séléka devient rapidement une force militaire puissante dont l’objectif est affiché clairement  « depuis 50 ans que les chrétiens dirigent ce pays les résultats sont catastrophiques, ils ont échoué, il faut à présent donner l’occasion à un musulman de tenir les rênes du pays ». Le Président Bozizé, sentant le danger imminent, demande de l’aide à la France et aux USA. Aucune des deux puissances ne souhaite intervenir. La Séléka prend rapidement le pouvoir et certains de ses éléments tentent d’appliquer la charia en Centrafrique. Le pays s’enfonce dans un conflit meurtrier, obligeant la communauté internationale à intervenir. Les forces françaises, appuyées par le Tchad et le Burundi, reprennent rapidement Bangui, et nomment un gouvernement de transition. Depuis, l’ordre et les élections démocratiques peinent à revenir.

Un conflit inextricable ?

Pour beaucoup d’observateurs la situation en République de Centre Afrique  semble trop confuse voir même inextricable. Pour d’autres celle-ci se résume en un simple conflit religieux : musulmans vs chrétiens. La situation est bien plus complexe, pour mieux l’appréhender voici les grands facteurs de la crise en RCA :

1/ Un facteur ethnique fort :

Carte ethnies RCA

Plusieurs centaines d’éthnies cohabitent en République de Centre Afrique, sans vouloir en faire la liste exhaustive en voici les principales et leurs caractéristiques :

  • Les Gbayas et les  Bandas, ce sont deux peuples de la savane, à elles seules les deux ethnies représentent plus de la moitié des habitant de la RCA. Les Gbayas sont les plus nombreux, il semble qu’il s’agisse du peuple originel de la RCA. Organisés en petits villages très autonomes, les Gbayas sont initialement des cultivateurs/chasseurs, ils sont réputés pour être d’excellents guerriers et chasseurs. L’organisation traditionnelle de leurs sociétés est basée sur l’autonomie des villages. Seuls des chefs de guerres, et uniquement en période de conflit, peuvent prétendre à une autorité sur les communautés. Pendant la colonisation française, les Gbayas n’ont jamais réellement cédé à l’autorité.  Encore aujourd’hui ce trait de caractère est fort. Les Gbayas formaient l’essentiel de la force armée combattante face aux sélékas.

  • Les Rungas sont un peuple d’origine sahélienne, parlant arabe de pratiquant la religion musulmane sunnite. Il s’agit d’un peuple de culture nomade, qui allie traditionnellement commerce, élevage et razzia. Les Rungas sont aussi présents au Tchad et au Soudan. Il existe un conflit historique entre les Rungas et les Bandas. En effet, les peuples nomades du nord ont une forte tradition d’opposition avec les sédentaires pour des motifs territoriaux, notamment pour les pâtures du bétail. Les Rungas ont toujours refusé l’autorité des peuples de la savane, jugés inférieurs.

  • Les Oubanguiens, sont le peuple des rives  de l’Oubangui. Hommes de pêche et de commerce, les hommes du fleuve disposent d’une culture à l’identité très affirmée. Leurs communautés ont de fortes relations avec celles similaires le long du fleuve, notamment en RDC.

  •  Les Saras représentent 8 % de la population centrafricaine. L’organisation traditionnelle de la société Saras est basée sur la culture et l’élevage. Les Saras organisent leurs villages autour de plantations communes à tous les habitants. Contrairement au Bandas ils ont une organisation communautaire.

  • Les Nzakarazandes, sont un peuple guerrier d’origine soudanaise. Contraints de migrer pour fuir la traite esclavagiste arabe, ils ont atteint l’Est de la RCA à partir du X siècle. Avec une culture riche et une organisation sociétale forte, ils créèrent un royaume puissant qui perdurera jusqu’à la colonisation.

  • La minorité Peuls, Non représentée sur la carte. Les peuls sont présents à l’Est du pays. Peuple de commerçants et d’éleveurs prospères ils vivent entre les zones non habitées et les territoires Bandas.

Outre leurs multitudes, les ethnies centrafricaines sont profondément différentes par leurs organisations sociales, leurs cultures, leurs activités vivrières ainsi que leurs origines géographiques. La colonisation, puis le développement à partir du milieu du 20éme siècles bouleversa l’organisation et les modes de vies ethniques. Aujourd’hui restent seules les langues, quelques traditions, et les rancœurs entre éthnies.  Les luttes de pouvoir entre les éthnies sont importantes et conditionnent la vie politique en RCA. A son arrivée au pouvoir en 1993, le Président Patassé, marginalisa les ethnies du Sud, au profit de sa propre ethnie les Saras. A la suite d’un coup d’état le Président Bozizé prit la direction du pays, excluant aussitôt les Saras, au profit de son ethnie les Gbayas. De façon systématique, le nouveau leader du pays exclut l’éthnie du précédent et impose la sienne. En créant au passage des animosités constantes ainsi qu’un profond trouble dans l’organisation de l’administration et de l’Etat.

2/ Une guerre religieuse

En plus du facteur ethnique s’ajoute un conflit et des tensions religieuses importantes.Les tensions religieuses sont initialement fortes en RCA, deux raisons à cela :

  • Une raison historique profonde ; les peuples sédentaires chrétiens et animistes ont souffert pendant des siècles de razzias organisées par des peuples nomades et musulmans (originaires de l’actuelle Libye, du Soudan et du Tchad). Ceux-ci cherchaient à s’accaparer des ressources ainsi qu’à capturer des esclaves, vendus par la suite aux commerçants arabes. Cette traite a laissé des traumatismes et des rancœurs importants dans les populations.

  • Une raison historique contemporaine ; la RCA a accueilli au cours du dernier siècle de nombreux réfugiés Tchadiens et Soudanais, victimes de guerre religieuses ou civiles dans leurs pays.

Ces tensions, même si elles sont fortement enracinées, n’ont pas compromis le « vivre ensemble » de la société Centrafricaine.   Principalement  car les communautés vivent séparées, chacunes dans leurs zones, le Nord du pays et le quartier PK05 de Bangui, pour les musulmans. La donne a changé quand les rebelles du Nord, pourtant musulmans modérés, ont choisi de faire alliance avec des groupes bien plus extrêmes, issus notamment du Tchad et du Nord-Soudan. Mêmes groupes qui suite à la chute du Colonel Kadhafi, ont eu accès à un stock d’armes et de munitions ultra abondant et donc très bon marché.

 La coalition ainsi formée, appelée « Séléka », n’a pas eu de mal à mettre une armée centrafricaine sous-équipée en déroute. Le pays fut rapidement pris et le Président Bozizé déchu. Après sa prise de pouvoir la Séléka connait des tensions internes importantes, les lignes politiques des rebelles Centrafricains modérés et des groupes extrêmes extérieurs ne peuvent s’accorder. La Séléka est de facto brisée, les éléments les plus extrêmes tentent d’appliquer la charia dans les zones sous leur contrôle, quant aux éléments rebelles du Nord de la RCA, ils restent totalement dépassés par les évènements. De nombreux crimes de guerres sont commis et les victimes civiles des exactions sont estimées à plus de 30 000.

En représailles aux assassinats de masse, aux viols et aux exactions en tous genres, une rébellion s’organise. Dés éléments proche de l’ancien Président Bozizé, des anciens militaires, et des membres de familles de victimes, créent les « anti-balaka ». Le groupe mal commandé, sous ou pas armé, ne peut s’attaquer frontalement au groupe Séléka. Sans faire de discernement, ils s’attaquent à une cible plus facile ; les civils musulmans centrafricains.

Les tensions anciennes, nourries par des exactions et des crimes bilatéraux entraineront rapidement le pays dans une guerre religieuse.

3/ Un état failli

La Centrafrique est considéré à tort comme un état failli. La RCA n’est pas un état failli car elle n’a même jamais été un Etat. Déjà pendant sa période coloniale le pays n’a pas reçu les investissements de base nécessaires à sa bonne administration. C’est un pays sans routes, sans administration ni infrastructure, qui accède à l’indépendance en 1960. Sans registre des populations ni moyens de transports sûrs, la levée de l’impôt est pratiquement impossible. Les seules ressources sont les subventions internationales et la vente de diamants.  Les coups d’état et le détournement  de l’argent public finiront par achever la situation financière du jeune pays. L’administration accumule les retards de paiement des salaires. De façon symétrique la corruption gangrène progressivement le pays.

4/ Des influences extérieurs fortes :

Les influences externes régionales se caractérisent principalement par le soutien initial du Tchad à la rébellion séléka.  Rappelons par la même que le groupe rebel est formé à plus de 30 % de Tchadiens.  Les objectifs initiaux du Tchad sont nombreux, d’abord économiques, la majeure partie des hydrocarbures en RCA proviennent du Tchad. Une pacification de la zone du Nord de la Centrafrique permettrait l’exploitation de gisements de gaz et de pétroles, qui offriraient l’autosuffisance au pays et qui par la même priverait le pays d’Idriss Deby d’une ressource importante. En outre, le gouvernement Tchadien  espérait qu’un régime « reconnaissant » en RCA faciliterait la coopération entre les deux Etats, notamment en renforçant l’hégémonie de N’Djamena  dans la sous-région. Enfin, au vue du caractère particulièrement instable des éléments tchadiens de la Séléka, il est plus sûr de les « occuper » à l’extérieur du pays, que de les garder en son sein, et de risquer de graves troubles intérieurs.

Le Soudan du Nord est aussi un fidèle soutien aux rébellions Centrafricaines. En effet le Soudan du Nord, principalement Musulman, est en guerre contre le Soudan du Sud à majorité chrétienne, dont un des soutiens locaux était le régime du Président Bozizé. Par conséquent le Soudan du Nord cherche à saper les  régimes soutenant sont ennemi.  En outre, le Soudan du Nord est considéré comme un allié important de la chine en Afrique. La chine investit de façon abondante dans le pays en échange de juteux contrats d’exportations d’hydrocarbures. Pekin a notamment financé deux usines d’armement, qui produisent des AK47 ainsi que des mitrailleuses lourdes. Le Soudan a donc ainsi trouvé des clients  à son industrie d’armement. Peu regardant sur les moyens de paiement, le Soudan a accepté le butin de guerre des Séléka (Or, Diamants et bois précieux), avant de l’expédier chez son partenaire asiatique.

La Chine a joué une influence discrète mais importante dans le conflit. A la recherche de matières premières et de zones d’influences, Pekin a d’abord cherché à conclure des accords avec le régime Bozizé. Quelques contrats ont été signés, mais la proximité entre le régime et la France n’a pas permis une réelle coopération  Sino-Centrafricaine.  La chine s’est alors tournée vers la rébellion nordiste par le biais de son partenaire soudanais. Les conditions de travail et le droit social chinois n’étant pas particulièrement restrictif, les entreprises chinoises ne craignent pas de signer des marchés dans des zones de guerre et d’y envoyer des employés. L’année dernière plus de 400 employés chinois sont d’ailleurs décédés sur le continent africain…

Enfin principal soutien international de la RCA : la France. Elle joue un rôle important dans la situation centrafricaine. La position française a d’abord été très en retrait du conflit, afin de ne pas froisser son allié Tchadien. Le gouvernement avait déjà engagé les forces armées au Mali et ne souhaitait pas lancer une seconde intervention simultanément. Ce n’est que plusieurs mois après la prise de pouvoir de la Séléka, et devant l’ampleur du désastre humanitaire et sécuritaire, que la France décide d’intervenir. Cette intervention tardive permet de mettre un frein au conflit et de défendre les intérêts français sur place.

5/ Une situation géographique difficile :

carte des ressources en RCA

Le pays est recouvert en partie par une forêt de bois précieux et semi-précieux, en plus de cette ressource importante, le sous-sol centrafricain est riche d’or, de cuivre, de diamant ou encore d’hydrocarbure. Malheureusement la position enclavée du pays ainsi que l’absence d’infrastructure, rend le commerce particulièrement complexe. Le pays est desservi par deux axes routiers de mauvaises qualités : l’axe Bangui-Douala et l’axe Bangui-Pointe noire. Cette dépendance rend la déstabilisation du pays aisée. Les exactions des coupeurs de routes et autres bandits créent parfois une paralysie complète du pays. En quelques jours le prix des denrées de base explose et les quelques exportations cessent. Pour aller plus loin sur ce sujet, retrouvez notre article : RCA, bénis par les dieux, maudite par sa géographie.

La guerre civile en RCA est donc nourrie par un conflit éthnique, un conflit religieux et des influences extérieures contradictoires. Le tout dans un pays sous-développé, corrompu et enclavé. Une solution de paix viable, devra allier désarmement des groupes (ex-séléka, anti-balaka), politique de réconciliations et de justice, politique de décentralisation, sécurisation de l’intégralité du territoire, refonte de l’administration, ainsi qu’un plan d’investissement important afin de relancer l’économie d’exportation. Une équation qui semble difficile à tenir sans une aide internationale importante.

Par Globaldiplomatie  

Antoine VALENTIN
Co-fondateur du Blog Globale Diplomatie.com, étudiant en école de commerce et à l’IRIS SUP (institut des relations internationales et stratégiques). Auditeur jeune de l’IHEDN (institut des hautes études de la défense nationale) et de l’IFP (Institut de formation politique). Contact : a.valentin@globalediplomatie.com
 
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Publié par le 15/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 6 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

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S’il y a au jour d’aujourd’hui une chose contre laquelle les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République et à l’asservissement du peuple centrafricain par des conquistadores, les marchands de la mort, et les talibans en mal du territoire, ne doivent plus se taire et crier leur colère aux yeux du monde entier, c’est bel et bien la volonté clairement affichée par Mme la présidente de la transition, Samba—Panza depuis sa désignation par un organe parlementaire légal mais illégitime— puisque les conseillers nationaux qui l’ont élue ont été coptés grâce à leur appartenance à des partis politiques, à des associations, aux organisations, aux clans, aux sectes, et aux régions, mais non élus au suffrage universel direct par le peuple centrafricain— à utiliser tous les subterfuges pour s’accrocher au pouvoir et à persister à prendre tout simplement les centrafricains qui ne l’ont pas élue et qui ne se reconnaissent pas en elle comme des cons.

C’est ainsi que, dès son retour de New – York, elle n’a pas hésité un seul instant dans son discours évasif à la nation, au lendemain du massacre des centrafricains par des jihadistes du Km 5, suite à la découverte du corps sans vie d’un jeune musulman, conducteur de taxi – moto, au quartier Combattant, à qualifier de coup d’état, le mouvement citoyen de ras – le bol généralisé de tout un peuple contre l’insécurité. Un beau mensonge, astucieusement conçu par son premier ministre, Mahamat Kamoun qui voyait son fauteuil vaciller dangereusement, que Mme Samba – Panza a fait ingurgiter par Ban – Ki Moon, mais qui a été craché par terre devant elle par le chargé d’affaires américain, David Brown, et l’ambassadeur de France, Charles Malinas, lors d’une audience. En effet, informés de ce gros mensonge, ces deux (02) diplomates qui tiennent coûte que coûte à l’organisation des élections et à son départ du pouvoir au plus tard le 31 décembre 2015, n’ont pas mâché les mots pour lui dire la vérité en face, et la remettre dans sa paire de ballerines. Au cours de cette rencontre, il lui a été tout simplement et franchement rappelé l’urgence de la communauté internationale : voir la transition prendre fin au plus tard le 31 décembre 2105. Une vérité qui l’a désarçonnée tant elle était décidée une fois de plus, lors de la prochaine rencontre avec toutes les forces vives de la nation, à leur faire ingurgiter un nouveau report des élections, jusqu’au mois de mars 2015. D’où sa timidité et sa froideur à convoquer cette importante rencontre, le pot aux roses ayant été découvert et le grand complot connu de tous. C’est pourquoi pour s’en sortir, elle miserait désormais sur l’imagination très fertile de son premier ministre, Mahamat Kamoun. Une superbe prouesse dont le locataire de l’immeuble – Pétroca vient de faire la parfaite démonstration, au fort moment de la dernière crise, lorsque, sentant son fauteuil effectivement vaciller, et la rue grondant de manifestants très hostiles à leur inertie face à l’insécurité, il aurait pris sur lui la responsabilité d’appeler à la rescousse les jihadistes de Bambari et ceux de Kaga – Bandoro.

Fort heureusement, les renforts qui devaient arriver de Bambari, auraient été neutralisés par les forces onusiennes du contingent congolais de la RDC, sur le pont de la Ouaka. Par contre, ceux qui devaient arriver de Kaga – Bandoro et qui auraient été stoppés net, selon de sources généralement bien informées, dans leur avancée par les soldats de l’opération sangaris, auraient finalement, depuis plus de 48 heures, atteint les faubourgs de la sous- préfecture de Dékoa, située à 235 km de Bangui. Bloquées dans un premier temps par le contingent burundais, sur l’axe principal, celles – ci auraient emprunté des pistes contournées, celles régulièrement empruntées par des convoyeurs de bétails, pour se positionner à 7 km de la ville de Dékoa, sur l’axe Dékoa – Mala. Au moment où nous mettons sous presse cet article, ces bandes armées se seraient installées dans les villages environnants, vidés de toutes leurs populations et menaceraient ouvertement et clairement, selon les informations révélées par le sous – préfet de Dékoa sur les antennes de RNL, le pouvoir de Mme Samba – Panza et de Mahamat Kamoun, en voulant installer au pouvoir l’un des leurs, en fonction à la présidence de la République.

Voilà donc, une nouvelle situation qui doit immédiatement interpeller l’ambassadeur de France, Charles Malinas, le chargé d’affaires américain, David Brown, et le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Parfait Onanga – Anyanga. Car, il s’agirait encore, ni plus ni moins, d’une de ces manœuvres politiciennes dont seuls Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun ont le secret : alimenter par tous les moyens l’insécurité afin de faire proroger ad aeternam vitam leur mandat à la tête de la transition. Afin de ne pas leur en donner l’opportunité, les soldats de l’opération sangaris et les forces onusiennes doivent immédiatement sévir, conformément à la volonté de la communauté internationale de voir la transition prendre fin, au plus tard le 31 décembre 2015, contre ces bandes armées dont l’objectif est de créer du désordre et de nuire dangereusement au processus électoral.

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 06/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 5 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Central African Republic Counting the Dead

L’axe Garamboulai Bangui est paralysé depuis les dernières violences qui ont secoué Bangui.

Les Anti Balaka de Bozoum, Bossangoa, Bouca sont descendus à Bossembelé ou ils se sont rendus maitres des lieux.
Des convois des Nations unies ne peuvent plus emprunter cette voie car ces miliciens Anti-Balaka sont très visibles.

Selon une source sécuritaire, des convois de la Minusca composée de nourriture et d’armement lourd ont été pillés par les Anti Balaka.
Un important stock d’armes lourdes acheminées aux contingents à Bangui est tombé entre les mains des miliciens.

Une source proche des miliciens confirme qu’ils ont trouvé des armes de guerres.

La crainte de la Minusca est qu’une fois que les miliciens auront appris le maniement de ces armements, la menace sera encore plus grande.

Cette question est préoccupante et la Minusca veut négocier avec les Anti Balaka afin de rétablir au moins une sécurité toute relative.

Mais certaines sources parlent d’une prochaine attaque contre les miliciens.

Erreur ou défaillance ? Comment est-ce possible ?
Avec cet armement entre les mains des bandits, la paix est elle possible en Centrafrique ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 05 Octobre 2015
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 05/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA SE FÉLICITE DE L’ADOPTION DU PROJET DE CONSTITUTION

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Publié par le 02/09/2015 dans Uncategorized

 

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