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CENTRAFRIQUE: Politique : M. Touadéra, avez-vous reçu et ordonné à Sidiki de tuer des centrafricains et occuper l’Ouham – Pendé ?

Touadera

Il n’est aujourd’hui de secret pour personne que, depuis la prise de pouvoir de manière la plus démocratique par le président Touadéra, n’en déplaise à ses détracteurs qui l’accusent d’avoir volé les élections avec la complicité active de Mme Samba – Panza pour couvrir ses laideurs et bénéficier de sa protection, au premier rang desquels un certain Anicet Georges Dologuélé, le mensonge, la roublardise, la duplicité et la propension systématique aux contre – vérités aurait le vent en poupe, notamment au plus haut sommet de l’Etat. Cependant, comme le disait si fièrement feu président Ange – Félix Patassé, avec sa voix chatoyante et séduisante, le mensonge prend l’ascenseur pour parvenir plus vite au sommet, mais finit toujours par être rattrapé par la vérité qui arrive par l’escalier lentement mais sûrement. A ce propos, le chaos dans lequel s’était installée pendant un moment la République ne saurait justifier, plus de cinq (5) mois après l’accession du candidat de la politique de la rupture à la magistrature suprême de l’Etat, cette institutionnalisation de la culture du mensonge et surtout son appropriation par Touadéra et toute son équipe. Une pratique honteuse et une infirmité indigne des représentants de la nation qui ont fini par déranger tous ceux qui lui ont confié la gestion de la destinée du pays et heurter la conscience de toutes les bonnes volontés qui ont encore confiance au président de la République. Une propension au mensonge au plus sommet de l’Etat qui friserait la haute trahison, susceptible de démission. Jugez – en vous-mêmes ! Il y a quelques jours, l’affaire de la fuite organisée des criminels du Km 5, à la tête desquels Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et Mahamat Tidjiani, avait défrayé les chroniques.

Pendant plus d’un (1) mois, au sein des partis politiques, de la société civile et des milieux des observateurs de la politique centrafricaine, des voix se sont élevées non seulement pour dénoncer la facilité avec laquelle une bande de criminels de la pire espèce, d’égorgeurs de tout un peuple, de conquistadores, de marchands de la mort et de mercenaires a quitté la ville pour être plus ou moins stoppée à 20 Km de Sibut par les forces onusiennes, mais surtout pointer un doigt accusateur sur le président qui leur aurait serré les mains pleines du sang du peuple centrafricain, les auraient reçus au palais de la Renaissance, leur aurait remis de l’argent en liquides, et leur aurait même délivré un ordre de mission. Même si dans sa déclaration à la population de Bria, Touadéra avait tenté de revenir sur cette affaire, toutes les parties sombres ou cachées de cette affaire n’auraient pas à ce jour été élucidées, du fait de sa fameuse politique de main tendue, de réconciliation nationale et de cohésion sociale, à des liquidateurs de la République et à des enfants du malheur. Outre la bande à Abdoulaye Hissen, le président Touadéra, en application et dans le cadre de cette politique, aurait aussi rencontré d’autres seigneurs de guerre qui ont mis le pays à coupes réglées, comme Ali Darass, le roitelet de Bambari dont les éléments viennent de commettre de nouveaux crimes odieux et crapuleux sur des paisibles populations de Kouango, et un certain Sidiki, selon des sources généralement dignes de foi. Un autre seigneur de guerre qui aurait joué un rôle déterminant dans la libération des 45 otages de Baboua, détenus par les éléments d’un certain Abdoulaye Miskine, et qui lui aurait valu une certaine audience auprès du président de la République. Pour cet acte de bravoure, il aurait été chaleureusement et affectueusement reçu au palais de la Renaissance et serait reparti avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Avec comme consigne particulière de contrôler et de sécuriser toute la préfecture de l’Ouham – Pendé. Mais, d’origine peuhle et appartenant à la Séléka, ce dernier serait sorti de cette rencontre ragaillardi et mandaté du pouvoir de tuer, d’avancer et de conquérir toute la préfecture. Ousman Dan Fodio, ne l’avait – il pas usé de cette même méthode ? Qui a conseillé à Touadéra de serrer la main de cet égorgeur, de lui tendre la main et de lui donner ces pleins pouvoirs ? C’est donc dans ce contexte que tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores doivent prendre très au sérieux les propos tenus par ce dernier, au lendemain de l’attaque meurtrière de la ville de Koui, et relayés en ces termes par Diaspora – Magazine : « Depuis le début de ce mois de septembre, la population de la préfecture de l’Ouham Pende au nord de Centrafrique est retombée dans la psychose à cause des éléments du général SIDIKI, un chef rebelle camerounais, qui tuent pillent et occupent des villages dans ladite région du pays. Le 19 septembre dernier, plus d’une centaine de personnes ont été massacrées dans le village Dankouri situé à 300 km de la capitale Bangui dans la préfecture de l’houam-pende au nord du pays, par les éléments du chef rebelle camerounais appelé le général SIDIKI.

Le 25 septembre dernier, selon Mme Hélène GUENABAYE, sous préfète de la ville de KOUI située à environ 400 km de la capitale Bangui, ces hommes armés ont déjà occupé toute la localité et promettent de poursuivre leur conquête des autres villes stratégiques de ladite préfecture. Selon la sous-préfète, le général SIDIKI a affirmé à la population de KOUI que c’est le président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui le mois dernier, qui lui a ordonné de contrôler toute la préfecture en vue d’empêcher les bandits armés qui sévissent dans la localité. Et que d’ici peu de temps, il mettra le cap sur la sous préfecture de BOKARANGA ainsi de suite. Plusieurs cas de morts sont déjà signalés par la population de ces localités qui cherche refuge dans les villes environnantes. Selon une source communautaire joint par téléphone le 25 septembre dernier, la population de la sous préfecture de BOKARANGA et ses environs commence à vider la région pour se réfugier pour la plupart des cas dans la ville de BOUAR qui abrite le camp de formation militaire appelé camp LE-CLERCK où sont souvent formés les militaires centrafricains. Pour le moment, les autorités nationales ne se sont pas encore prononcées sur cette triste réalité même si le chef de l’Etat est en déplacement à New York. La MINUSCA qui est sensée garantir la sécurité de la population civile sur toute l’étendue du territoire conformément à leur dernier mandat du 26 juillet 2016 elle aussi, ne réagit toujours pas pour arrêter ces massacres. L’enjeu de ces actes odieux perpétrés par le chef rebelle camerounais le pseudo-général SIDIKI et ces hommes va impérativement répercuter négativement sur la réussite de la table ronde de Bruxelles entre l’Etat centrafricain et ses partenaires au développement, prévue le 17 novembre prochain ».

Des propos évidemment, rapidement et formellement démentis par le ministre de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, dans une annonce sur les antennes de RNL. Mais, un démenti qui n’étonne personne et qui ne convainc personne, surtout qu’il émane d’un gouvernement qui est sans armée, qui ne manifeste aucune volonté pour en avoir par tous les moyens, qui accepte sans gêne de jouer le rôle de sapeurs – pompiers, de décompteurs de cadavres, de médecins intervenant après la mort et de pigistes chargés de lire, sur les antennes de la radio Bangui, des communiqués de presse à caractère nécrologique, laconiques et lapidaires.

Fort de toutes ces mascarades au sommet de l’Etat, cette complicité active entre le président de la République, son gouvernement et les bourreaux du peuple centrafricain à travers sa fameuse politique de main tendue, qui ne rapporte rien du tout, à des ogres ou des criminels de la pire espèce qui, sous d’autres cieux, devraient être tout simplement neutralisés par tous les moyens, d’une part, le refus de la Minusca de désarmer par la force, conformément à l’article 7 de la charte de l’Onu, tous ces seigneurs de guerre et leurs bandes armées, ou sa propension à les laisser faire ou à ne rien faire pour arrêter leurs folies meurtrières contre des populations civiles, et pis, le grand complot contre le réarmement des forces armées centrafricaines, d’autre part, doivent interpeller Touadéra dès son retour de New – York. S’il veut très sincèrement éviter une vague de contestations populaires contre son pouvoir et un départ précipité. Car, sa collaboration avec les ennemis du peuple n’est plus un secret de polichinelle. A moins qu’il n’ait pas été élu par ce peuple et qu’il n’ait donc pas de compte à lui rendre !

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 30/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Selon des informations dignes de foi en notre possession, à l’initiative du général Ouanzé – Luinguissara, ci – devant ministre conseiller du premier ministre en matière de défense et de sécurité, un groupe d’hommes d’affaires, de nationalité jordanienne, serait arrivé à Bangui et logé à l’hôtel Ledger Plaza. Le but de leur mission serait clair et précis : obtenir coûte que coûte l’alléchant et très juteux marché de gestion des nouveaux passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et autres précieux documents administratifs. Suite à des échanges avec des experts du ministère de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, pour en avoir le cœur net sur la capacité réelle de ces partenaires à faire ou non le travail, aurait convoqué une réunion de cabinet à laquelle aurait pris part le directeur général de l’immigration – émigration dont le nom, comme ceux de ses prédécesseurs relevés naguère de leurs fonctions et sanctionnés par l’ancien ministre de la sécurité publique, le général Sambia, serait régulièrement cité dans des pratiques de gestion opaque et mercantiliste des cartes de séjour.

A l’arrivée, deux (2) camps dont les propositions s’opposent : un premier camp, celui du directeur général de l’immigration – émigration, acquis à la cause du général Ouanzé – Linguissara et donc de l’attribution dudit marché aux hommes d’affaires jordaniens, et un deuxième camp, celui du directeur de cabinet, fermement déterminé à centrafricaniser la gestion de ces précieux documents et rendre opérationnelle la nouvelle machine destinée à leur biométrisation. Prenant ses responsabilités, le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aurait demandé à son directeur de cabinet de lui préparer et soumettre à sa signature deux (2) arrêtés : un arrêté portant suspension de la circulation et de la mise en circulation de tous les anciens précieux documents administratifs pour une durée de trois (3) mois, et un arrêté portant opérationnalisation de la cellule locale de la biométrisation.

Si cette information venait à se révéler exacte dans les heures qui suivront la publication de cet article, alors le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aura frappé un grand coup. Il aura non seulement posé un acte éminemment louable, nationaliste et digne de la République, mais surtout un acte politique extrêmement courageux, à enseigner plus tard en République centrafricaine dans toutes les écoles des combattants de la liberté et des meneurs d’hommes. Car, aucun ministre de la sécurité n’a eu la volonté politique de braver la main mise des sujets étrangers sur ces domaines et leurs puissances financières et de centrafricaniser en toute responsabilité la gestion des passeports et des cartes nationales d’identité. Pour preuve, l’alléchant et très juteux marché de la gestion des passeports a été confié à un libanais, sous le régime du président François Bozizé. De la répartition des quotes – parts nées de la perception des recettes de la délivrance de ce document dont le montant est de 50.000 Francs CFA, l’Etat centrafricain ou plus exactement le trésor public ne perçoit difficilement que 10%, soit 5.000 Francs CFA. Et pourtant, l’essentiel des opérations de la confection dudit document est entièrement fourni par les différents services du ministère de la sécurité publique. Pourquoi alors ne pas confier la responsabilité de la gestion de ce document à une cellule locale, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat et d’en tirer des ressources propres indispensables à l’exécution de certaines dépenses régaliennes, mais surtout de permettre à l’Etat de disposer d’une banque de données sur les centrafricains en âge de majorité, et sur les étrangers présents sur le territoire national ?

L’amour de la cupidité a toujours été plus fort que l’amour de la patrie, n’est – ce pas ? Tout se passe comme si la République centrafricaine n’était – elle pas devenue un pays atypique ? En confiant la responsabilité de la gestion de ces précieux documents administratifs à une cellule locale, le ministre de la sécurité publique n’est – il pas en train de trouver un tant soit peu une réponse à la cause de la crise sécuritaire actuelle, en neutralisant les lobbies ou groupes de pression qui les confectionnent et les mettent à la disposition des sujets étrangers, des mercenaires, et des marchands de la mort qui s’en servent par la suite pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et in fine pour demander la partition du pays ?

Dans tous les cas, un petit pas mais un grand pas dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la présence massive et incontrôlée des sujets étrangers en Centrafrique aura été franchi. Et qu’il pleuve ou qu’il neige, contre vents et marées, Jean – Serge Bokassa est tenu de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, en secouant vigoureusement le cocotier, en bousculant becs et ongles les anciennes habitudes de gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs, et en finissant courageusement avec l’ère des liquidateurs de la République qui sont légion autour de lui, s’il veut encore avoir un avenir politique dans les années à venir.

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Choléra. Une épidémie fait 16 morts en Centrafrique

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Une épidémie de choléra a fait 16 victimes en Centrafrique. Au total, 66 cas ont été enregistrés le long du fleuve Oubangui, et 19 dans la région depuis le début du mois d’août. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et le ministère de la Santé sont mobilisés.

Une épidémie de choléra qui sévit en République Centrafricaine a fait 16 morts. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a établi vendredi ce nouveau bilan, alourdissant celui du ministère de la Santé, qui avait fait état de dix décès mardi. 

Au total, « 66 cas, dont au moins sept enfants, sont enregistrés le long du fleuve Oubangui », a indiqué l’Unicef dans un communiqué.L’épidémie s’est déclarée dans la commune de Ndjoukou, à une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale Bangui. Depuis le début du mois d’août, 19 cas ont été enregistrés dans la région.

« Nous devons agir vite »

« Les enfants, surtout en dessous de cinq ans, sont particulièrement vulnérables. Nous devons agir vite (…) », a déclaré le représentant de l’Unicef en Centrafique, Mohammed Malick Fall. L’agence indique fournir avec le ministère de la Santé des médicaments, de l’eau portable ainsi que des kits d’hygiène, et mène également des campagnes de sensibilisation dans les zones touchées.

Le choléra entraîne une diarrhée sévère et une déshydratation pouvant être mortelle. La maladie se contracte en absorbant de l’eau ou de la nourriture contaminée par la bactérie vibrio, présente dans les matières fécales. 

Source: AFP/OF

 
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Publié par le 17/08/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

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Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

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Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres. 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile. 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine, avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles.  

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d’informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA. 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République. 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

Source : Service de la communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
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Publié par le 12/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza, M. Mahamat Kamoun et Autres : Et le grand complot ourdi contre Michel Amine se confirme

Publié par CARnews ou RCAinfo le 9-12-2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza, M. Mahamat Kamoun et Autres : Et le grand complot ourdi contre Michel Amine se confirme
samba

S’il y a au jour d’aujourd’hui une chose contre laquelle les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République et à l’asservissement du peuple centrafricain par des conquistadores, les marchands de la mort, et les talibans en mal du territoire, ne doivent plus se taire et crier leur colère aux yeux du monde entier, c’est bel et bien la volonté clairement affichée par la présidente de la transition, Mme Samba Panza depuis sa désignation par un organe parlementaire certes légal mais illégitime— puisque les conseillers nationaux qui l’ont désignée ont été coptés grâce à leur appartenance à des partis politiques, à des associations, aux organisations, aux clans, aux sectes, et aux régions, mais non élus au suffrage universel direct par le peuple centrafricain— à ne faire confiance qu’à des médiocres, des arrivistes, et à des agents des influences lucifériennes qui n’ont aucune idée de la notion de l’Etat et de la défense de l’intérêt général, et qui ne sont guidés que par la soif de s’en mettre plein la poche et la bouche.

Depuis sa désignation, tels ont toujours été ses critères de nominations à des postes de responsabilité à la présidence de la République, à la primature, dans le gouvernement, les sociétés d’Etat, et dans les entités périphériques. Cette pratique qui, aux yeux du commun des mortels centrafricain, apparaît somme toute logique, puisque tout comme l’ont fait ses prédécesseurs à ce haut niveau de responsabilités, son tour à elle et aux siens est arrivé pour se remplir le ventre et la bouche, revêt plutôt une autre connotation dans la conscience des combattants de la liberté et pose dans toute sa nudité le problème des organisations, des sectes, des clans et de certaines bonnes familles dont le peuple centrafricain est prisonnier, depuis 1960 à ce jour.

En réalité, Mme Samba – Panza ne pouvait pas faire autrement que ce qu’elle a fait et en train de faire actuellement. Car faire autrement reviendrait tout simplement à changer la courbe de l’histoire, à être du côté des masses populaires, c’est – à – dire à faire de l’esclave le maître mais avec le gros risque de scier la branche d’arbre sur laquelle elle et les siens sont assis, donc de se tuer politiquement, et de ne plus disposer d’hommes et de femmes, présents dans le « Manoir du Graal » et capables de représenter la famille et de défendre ses intérêts dans les temps à venir. Par conséquent, afin de ne pas se suicider politiquement ad aeternam vitam, et d’abandonner les membres de la famille dans l’arène face à des fauves enragées, elle se devait de faire comme les autres, c’est – à dire de placer parents, amis et connaissances dans les hautes sphères de l’Etat, à la présidence de la République, à la primature, dans le gouvernement, au CNT, à l’ANE, dans les sociétés d’Etat, les différents départements ministériels, les administrations décentralisées et dans les entités périphériques. En agissant ainsi, elle est rassurée d’avoir préservé pour une bonne dizaine de décennies son avenir politique, celui de la famille et celui de ses petits – enfants.

Cependant, une telle conception politique de gestion sectaire, clanique et familiale des affaires de la cité, avec des représentants très actifs et disséminés dans toutes les structures politiques et économiques de la société s’appelle tout simplement « Cartel ». Pour ce faire, elle se devait de prendre toutes les dispositions pour éviter que quelqu’un en dehors des siens et de son réseau ne puisse gagner la confiance des centrafricains, et accéder au pouvoir de la manière la plus royale, c’est – à – dire par la voie des urnes. C’est ainsi qu’il n’est pas au jour d’aujourd’hui étonnant, dans le cadre des élections présidentielle et législatives prochaines, qu’elle ait tout simplement demandé et obtenu l’invalidation de la candidature de Monsieur Michel Amine, président – fondateur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, au motif qu’il aurait été condamné à six (06) mois d’emprisonnement ferme, assorti d’une amende. Ce grand complot atsucieusement conçu, depuis la création de ce parti en 2014 et l’apparition soudaine dans l’arène politique de son leader incontesté et incontestable et dont l’apothéose est le rejet fantaisiste de sa candidature par la cour constitutionnelle de transition, s’est déroulé comme une vraie pièce de théâtre en trois (03) actes. 

Le premier acte était le plus médiatisé : -l’arrestation spectaculaire de Michel Amine, à l’aéroport Bangui M’poko, alors qu’il devait embarquer pour Marseille, par le ministre de la sécurité publique, un certain Samedi Karnou, homme de main et de basses besognes de Mme Samba – Panza. Motif évoqué : l’homme serait détenteur d’un faux passeport camerounais. Mais, après quelques jours de détention, Michel Amine va recouvrer la liberté, mais condamné à six (06) d’emprisonnement avec sursis, assorti d’une amende.

Le deuxième acte était le moins médiatisé, mais le plus dangereux : l’assassinat manqué de Michel Amine, à Douala, par un commando à la solde des plus hautes autorités de la transition.

Le troisième acte vient de prendre fin, ce jour le mardi 08 décembre 2015, au palais de justice : l’invalidation fantaisiste du dossier de candidature de Michel Amine, à la présidentielle du 27 décembre 2015. Un troisième acte dont l’acteur principal serait, une fois de plus, un certain Samedi Karnou.

Comme les combattants de la liberté l’avaient si bien souligné un peu plus haut, toutes ces tracasseries politiques dont Michel Amine est aujourd’hui victime trouvent leurs racines dans la volonté de Mme Samba – Panza et de ses hommes de paille de maintenir le peuple centrafricain dans la précarité et d’empêcher par tous les moyens l’arrivée aux commandes des affaires de la cité d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes, plus élégants, plus dignes et plus soucieux du devenir du peuple centrafricain.

Homme nouveau, riche, et incarnant le rêve d’une jeunesse qui refuse de subir et qui veut croire à un lendemain meilleur pour tous, dans cette merveille qu’est la Centrafrique, Michel Amine ne pouvait que voir sa candidature être écartée par une poignée de hauts magistrats, à la solde des liquidateurs de la République, des marchands de la mort, et des enfants du malheur. Mais, de hauts magistrats qui répondront certainement de leurs actes devant l’histoire…..

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 09/12/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

CSP

Il y a déjà quelques mois, la cérémonie de la première coupe de bois de la Société « STBC » avait eu lieu à Nola. En la présence du premier ministre, Mahamat Kamoun qu’entouraient le ministre en charge de la gestion forestière, les membres de son cabinet et de la présidence, les responsables de la Société « STBC », des invités officiels, et des professionnels des médias d’Etat et privés. Ce jour – là, beaucoup de belles allocutions ont été prononcées, et d’alléchantes promesses faites à l’Etat centrafricain, aux populations riveraines, et aux communes locales.

Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont et plusieurs mois se sont écoulés. Qu’en est – il aujourd’hui des réalisations de ces séduisantes paroles, de ces délicieuses et enivrantes promesses, et des engagements contenus dans le cahier des charges ? Combien l’Etat centrafricain a – t – il encaissé à ce jour, en termes de recettes en contrepartie de l’exploitation du PEA B ? Combien de taxes communales, les autorités locales ont – elles effectivement perçues en contrepartie des activités de cette société dans les caisses de leurs communes ? Combien d’écoles, de centres de santé et de kilomètres de routes ont – ils créés ou entretenus par cette société au bénéfice des populations autochtones, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

De très pertinentes questions auxquelles ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni les responsables de la STBC, ni les autorités locales ne peuvent donner une réponse satisfaisante. Afin d’y voir clair et d’y trouver une explication, notre journaliste d’investigation s’est penché sur la question et vous propose les conclusions de son enquête dans son prochain numéro. Affaire à suivre !!!!!

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

mapenzi

Jean – Paul Naïba « Dans un article intitulé « Hyacinthe Touhouyé : Pourquoi vous devez revoir le permis d’exploitation alloué à la société « Thanry », paru le 04 février 2014, sous le numéro 053, le journal « Transparency » avait déjà eu le courage d’interpeller les nouvelles autorités en charge de la gestion des affaires de la cité sur la continuité de certains pratiques mafieuses qui ont été la marque de fabrique des régimes précédents. Au jour d’aujourd’hui, selon des informations de sources constantes et concordantes, et après moult recoupements, il est établi que visiblement ce message n’a pas non seulement été compris, mais surtout il a tout simplement eu l’effet d’une goutte d’eau sur la plume d’un canard.

En effet, il nous a été rapporté que le nouveau ministre des eaux et forêts, M. Hyacinthe Touhouyé, de surcroît inspecteur des impôts et ressortissant de Clermont – Ferrand, serait en train de marcher sur les traces de ses prédécesseurs, en collaborant étroitement avec les responsables de certaines sociétés forestières qui ne sont pas en règle vis – à – vis de leurs impositions fiscales, de leurs taxes forestières, et de l’exécution de leurs cahiers de charges. Il s’agit bel et bien du groupe « Vicwood », et de la société « Thanry » dont la zone de juridiction couvre Dédé – Mokouba, Bamba, et Sosso Nakombo. De quoi s’agit ? Soumissionnaire à un appel d’offres pour l’acquisition d’un nouveau permis d’exploitation forestière, le groupe « Vicwood » via la société « Thanry » aurait vu son offre être purement et simplement rejetée par la commission interministérielle d’attributions des marchés publics.

Pour des raisons évidemment techniques et dont l’essentiel tournerait autour de la proposition de son offre financière et de ses nombreux déboires fiscaux. Mais, au lieu de s’en tenir à la décision de la commission interministérielle d’attributions, M. Hyacinthe Touhouyé, en sa qualité de ministre des eaux et forêts, aurait décidé de remettre non seulement dans la course, la société « Thanry », mais surtout aurait exigé, en se substituant à la CIMA, qu’un des lots lui soit attribué, aux motifs qu’elle emploierait plus de 350 travailleurs. Voilà une information qui doit siffler très fort dans les oreilles d’un certain André Nzapayéké et qui est de nature à ternir davantage l’image du gouvernement des fameux technocrates dont il a la charge. Pour quelles raisons, une société qui n’ a jamais exécuté plus de 50% de sa superficie, qui n’est pas en règle vis – à – vis du fisc, de l’OCSS, des taxes communales et dont les travailleurs sont en chômage, peut – elle être attributaire d’un autre permis ? Quels intérêts défend ici M. Hyacinthe Touhouyé, les siens ou ceux des populations riveraines ? Et peut – il en sa qualité de ministre de la République se substituer à la commission interministérielle ? Ne sommes – nous pas là devant un cas de violation des dispositions de la loi portant code des marchés publics en RCA ? Qu’en dit alors le premier ministre, M. André Nzapayéké, en sa qualité de président de l’autorité de régulation des marchés publics ? Jean – Paul Naïba ». Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu……. ? Affaire à suivre….. !

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 26 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

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Depuis son arrestation, des voix s’élèvent pour conférer à cette affaire un caractère plus politique que technique ou pénal et faire porter à Mme Samba – Panza la responsabilité de cette atteinte à la liberté. Mais, selon des informations en notre possession, des faits graves seraient effecctivement reprochés à M. John Mapenzi et n’auraient aucune connotation commerciale comme voudraient bien le faire croire certaines sources. Pour avoir une idée de la solidité de ce dossier, lisez plutôt ce qui suit : « Affaire « Société de Transformation des Bois de Centrafrique », en abrégé « STBC »
Fort du capital obtenu grâce à d’opaques opérations d’extractions frauduleuses des fonds publics de la caisse de l’Etat, il a créé de toutes pièces et dans la foulée « la Société de Transformation des Bois de Centrafrique », après publication d’un avis d’appel d’offres et suite aux instructions de la Société – Mère dénommée aussi STBC sise au Cameroun et dont les partenaires financiers sont de nationalités camerounaise et italienne. Pour obtenir le marché d’attribution du PEA, il a eu recours à des actes manifestes de manipulations et de corruption active ….. » Affaire à suivre….

Jean-Paul Naïba

 
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Publié par le 26/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE :Insécurité / Le film du désarmement, de l’arrestation et de l’humiliation des forces onusiennes par des antibalakas sur l’axe Boali Transparency

Publié par CARnews ou RCAinfo le 22 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA
CENTRAFRIQUE :Insécurité / Le film du désarmement, de l’arrestation et de l’humiliation des forces onusiennes par des antibalakas sur l’axe Boali Transparency
4MINUSCA_Patrol

Bangui, 21 octobre 2015. Il est 10 h 21 mn. Je me rendais au bureau, lorsque je croisais devant le palais de la justice un de mes cadets dont j’avais fait la connaissance au Petit Séminaire Saint Marcel de Sibut, il y a aujourd’hui plus de 30 ans. Après quelques échanges de formules de politesse et alors que j’étais encore là, il reprenait le fil d’un échange qu’il avait déjà commencé avec une femme d’une trentaine qui se tenait là, à côté d’un vendeur de crédits. Aussitôt, devaient s’arrêter brutalement deux (02) éléments de la gendarmerie qui allaient leur chemin. Intéressés par ce qu’il expliquait, pour tendre l’oreille et en savoir un peu plus sur l’information que mon interlocuteur était en train de partager avec la femme : celle relative à l’enlèvement des éléments de la gendarmerie, la veille sur l’axe Boali, par des antibalakas. Selon notre informateur, il revenait d’une cérémonie d’inhumation, le samedi 17 octobre 2015, aux environs de 15 h 00, lorsqu’il avait vu coucher par terre des gendarmes, leur convoi s’étant arrêté afin de permettre aux uns et aux autres de se désaltérer et de s’approvisionner en nourriture, dans la ville au niveau du marché. A ce moment précis, son attention était attirée par l’arrivée, sur une moto, d’un homme, en blouson, armé, et téléphone portable à la main. Après avoir minutieusement observé les occupants du convoi, ce suspect s’est détaché pour passer une communication. A qui ? Il ne tardera pas à le savoir.

En effet, quelques instants plus tard, le convoi reprenait la route. Mais, arrivé à Boali – Poste au sortir de la ville, un homme armé va intimider l’ordre au premier véhicule du convoi de se garer. Sans hésiter, notre informateur qui se trouvait à bord dudit véhicule, n’hésite pas un seul instant à se souvenir de la communication passée par l’homme en blouson, armé et téléphone portable à la main, et ordonne immédiatement au chauffeur, en sa qualité de représentant du préfet de l’Ombella – Mpoko, de s’arrêter. Aussitôt, une voix autoritaire demande à tous les occupants du véhicule de descendre, insiste sur la présence d’un ministre de la République dans le convoi, et lui enjoint l’ordre de décliner son identité et de se rendre. Alors, Mme Mboua, née Koyassoum Doumta Léa, 1er vice – président du conseil national de transition, et ancien ministre de la République prend la parole et se présente. A peine a-t-il fini de parler que ses aides de camp qui sont des gendarmes, sont désarmés et conduits vers un buisson pour être exécutés. Grâce au courage de Mme Mboua, ceux – ci auront la vie sauve et après plus de deux (02) heures de négociations, le convoi sera libéré et autorisé à reprendre la route, muni d’une liste de revendications au gouvernement.Cependant, il s’est passé entretemps un autre évènement qui a ému Mme Mboua et tous ses compagnons d’infortune.

En effet, au moment où elle était en train de discuter avec ses ravisseurs, Mme Mboua a vu arriver un véhicule de la Minusca, avec des forces onusiennes à bord, bien armées. Sur – le champ, une voix autoritaire leur a donné l’ordre de se mettre à l’écart et après quelques tirs de sommation, plus d’une cinquante d’éléments lourdement armés vont sortir de la brousse, encercler le véhicule, et procéder au désarmement de tous ses occupants. « Des armes et même des casques des forces onusiennes qui traînaient sur la tête des antibalakas », dira 2 jours plus tard Mme Mboua, dans son intervention sur les antennes de la RNL. 6 ou 7 éléments des forces onusiennes, impuissantes, méconnaissables, désarmées et humiliées par des bandes armées qu’elles ont la mission de désarmer, et ce, devant des hommes et des femmes qu’elles ont la mission de secourir, de protéger, de rassurer et d’aider à reprendre goût à la vie. Quel spectacle ! Des centrafricaines et des centrafricains qui malheureusement vont assister, ce jour – là, abasourdis, impuissants, et la mort dans l’âme, au désarmement, à l’enlèvement, et à l’humiliation des forces onusiennes, en mission de sécurisation en Centrafrique, sous le chapitre VII de la charte de l’Onu, et dotées de moyens logistiques, matériels, et militaires impressionnants, conformément aux dispositions des résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité. Des centrafricaines et des centrafricains qui n’ont pas hésité à témoigner de cet incident malheureux, comme l’a fait mon ancienne connaissance du Petit Séminaire St Marcel de Sibut. A telle enseigne qu’en ce jour du lundi 19 octobre 2015, toute la ville de Bangui ne grouillait que de cette information, dans les taxis et bus, les débits de boisson et lieux de restauration, à la maison et dans les bureaux.

Partout, une seule question : comment cet incident malheureux a – t – il été possible ? Comment le haut commandement militaire de la Minusca à qui il vient d’être confié la gestion de toutes les opérations de sécurisation n’a – t – il pas prévu et mis en place, sur les barrières et dans les zones à hauts risques, des brigades de contrôle et des missions de patrouilles régulières et inopinées, sur l’axe Bangui – Boali ? A quoi servent finalement tous les moyens logistiques, matériels et militaires impressionnants, en leur possession ? N’est – il pas là un signe d’abandon, un acte de désertion devant l’ennemi et un acte de non – assitance à tout un peuple en danger, sur sa propre terre ? Tout un peuple qui s’interroge et qui ne cesse de s’interroger sur les raisons de cette impuissance, les raisons du refus de désarmer par la force toutes les bandes armées, conformément aux dispositions des résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité, et sur les raisons de cette résignation inouïe face à de permanents actes de provocation et d’humiliation, de la part de toutes les bandes armées. N’est – ce pas là une fois de plus l’expression visible et palpable du grand complot minutieusement ourdi et tant dénoncé contre le peuple centrafricain pour l’exterminer et faire mains basses sur toutes les ressources dont regorgent le sol et le sous – sol de son pays ? Dans tous les cas, quelles que soient les raisons à évoquer pour justifier ce qui s’est passé, cet évènement est une honte pour des forces onusiennes qui, à force de jouer au chat et à la souris, de refuser de désarmer par la force, de reconnaitre à des bandes armées le droit de disposer d’armes de guerre et de s’en servir, de collaborer avec des seigneurs de guerre et d’assurer leur protection, sont devenues des ennemis de la paix en Centrafrique et de tout un peuple, prisonnier des bandes armées et des seigneurs de guerre, depuis plus de deux (02) années sur sa propre terre. Alors, honte à Ban Ki – Moon ! Honte à François Hollande ! Honte à Hervé Ladsous ! Honte à Parfait Onanga Anyanga !

Par Jean – Paul Naïba

 

 

 
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Publié par le 22/10/2015 dans Uncategorized

 

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