RSS

Archives de Tag: CENTRAFRIQUE LES SELEKA TIANGAYE DJOTODIA TIANGAYE

CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

ayandho

Il y a peu, au Gabon, un pays frère de la sous-région Afrique Centrale, à la suite et dans un tout autre contexte qui aurait pu conduire à une tragédie généralisée, le Président Ali BONGO ODIMBA avait eu à dire ceci, je cite:

« Un(e) gabonais(e) qui meurt, c’est un drame. Plusieurs gabonais(es) qui meurent, c’est une catastrophe », fin de citation.

Je fais mienne cette approche, cette perception. Je fais également mienne cette gravité de ton et de responsabilité dans le propos. Parce qu’il ne saurait en être autrement. Les faits, en pareilles circonstances, devraient nous obliger tous à ce type de ressenti, à cette conviction citoyenne et patriotique assumée, et non à laisser entendre ou imaginer. Elle doit s’affirmer au quotidien, du sommet de l’État au citoyen lambda. Parce que l’affirmation de soi, de son honneur, de sa dignité, ne dépend pas de ses moyens, de sa capacité d’influence ou de dissuasion. Mais, on peut être prêt et disposé à mourir pour cela…

Honnêteté intellectuelle oblige, personne ne peut se permettre de nier aujourd’hui les conditions extraordinairement difficiles dont a hérité le Président Faustin Archange TOUADERA, combien sa volonté pourrait être contrariée, combien ses actions peuvent être lestées. Il semble s’investir avec sa force et sa détermination dans la mission délicate qui est désormais la sienne. Est-il
réellement accompagné
et effectivement soutenu par ses alliés dans cette oeuvre de recherches et de reconstruction? Comme à l’école, que celles et ceux qui le font lèvent la main…

En début comme en cours de mandature, des hésitations, des erreurs d’appréciation, d’actions et/ou d’actes posés sont d’usage. L’important, c’est d’être et de demeurer d’une très grande écoute, de savoir en tenir compte afin de pouvoir rectifier ou corriger.

Ainsi, de certains faits ici évoqués dans le lien, en tant que Institution suprême, de surcroît avec les mains nues, je me demande encore et toujours si c’était politiquement une bonne inspiration que d’avoir entrepris ces contacts de dialogue avec certains dits chefs rebelles ou chefs de guerre? Pourquoi une pareille formulation? De quelle guerre s’agit-il, en l’absence d’une confrontation directe, si ce ne sont pas que des sévices cruelles et des tueries sur les innocentes populations civiles?
De mon point de vue, si le désir et la volonté d’un dialogue était vraiment de mise, ceux rencontrés jusque-là ne seront jamais les bons interlocuteurs. Ceux-là, ils sont ailleurs. S’agissant de notre pays à tous, il faudra à un moment ou un autre devoir solliciter ces compatriotes, devoir les faire sortir de leur retranchement voire de leurs abris, les rencontrer, échanger avec eux sans aucun tabou, sans aucun soupçon, comme dirait l’autre, les convaincre de la prise en compte absolue de leurs légitimes réclamations en tant que partie intégrante de la nation, mais surtout de la promesse de s’y tenir. Car personne, même pas ces compatriotes momentanément égarés, n’a d’intérêt à ce que le pays demeure dans la crise actuelle. En tant que nouvelles autorités, ces personnes ne sauront que vous accorder leur confiance, mais aussi l’exigence de votre mise à l’épreuve. L’issue d’une entente aura forcément un prix, mais qui ne vaudra jamais autant que la Paix et la Sécurité retrouvées. Et puis, en politique, si l’on est vraiment un homme politique, il n’y a pas d’orgueil qui vaille sinon l’intérêt supérieur de la nation. Une fois que nous nous serons retrouvés, entretenus et entendus sur l’essentiel, plus aucun autre intérêt ne saura plus jamais nous opposer les uns aux autres et nous diviser sous quelque prétexte ou raison que ce soit. D’ailleurs, la situation générale du pays étant ce qu’elle est, il serait bien que l’on traite conséquemment la question « Sidiki », afin de prévenir à terme toute flétrissure regrettable de nos frontières…

La démarche que je me permets ici de suggérer très humblement à nos nouvelles autorités n’est d’aucune faiblesse, mais de raison et de responsabilité. Parce que, malgré tout, force restera à la Loi. La lutte contre l’impunité sera envers et contre tout afin que la justice sociale soit pour tous. Les compatriotes ayant pris les armes l’auraient fait pour ces raisons. Ils ne seront donc pas réfractaires à cette exigence absolue et non négociable.

Enfin, que les hommes et les femmes politiques qui seraient en soutien au Président Faustin Archange TOUADERA se positionnent et comblent les « blancs » de ses messages, de ses discours, justifiant ainsi leur sincérité, plutôt que de faire autant sinon pire et ensuite de décrier. Anciens candidats à la présidence de la république, certains aujourd’hui sont des élus et représentants du peuple, pourquoi nous ne les entendons pas de manière audible sur les questions de l’heure, auprès de nos populations, de la rébellion, de nos partenaires au developpement et autres? Cela n’est tout simplement pas sérieux et encore moins crédible. C’est à se demander, si eux n’ont jamais eu de projets fédérateurs à partager et autre? Aussi et ainsi, qui participe aussi de la paralysie? De mes certitudes, de mes convictions, souvent j’aime à dire que la politique peut être dite et faite autrement. On ne la fait pas pour soi, mais pour le plus grand nombre. Et ce dont on peut être porteur peut également l’être parce que cédé ou confié à un autre, toujours au service du plus grand nombre.

Par  Jacques Ayandho

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

Publié par le 29/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : TOUADERA, GOUVERNEMENT PARALLÈLE ET LA CONSTITUTION.

Le gouvernement parallèle est l’une des pratiques institutionnelles et politiques déviante depuis l’indépendance de la République Centrafricaine, pratique susceptible de déboucher sur la déformation institutionnelle ou perversion institutionnelle de la présidence.
I-Historique des Gouvernements parallèles

La pratique du « gouvernement parallèle à la Présidence » nait en République Centrafricaine par un Décret N°64/011 du Président David Dacko qui, le 11 janvier 1964, nomme Marcel Douzima, Ministre d’État à la Présidence de la République chargé de la Justice, avant de l’étendre à d’autres personnalités.
Depuis, cette pratique est désormais bien établie dans le système institutionnel centrafricain. On l’observe sous tous les régimes.

L’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était lui aussi régulièrement adonné cette pratique ; l’Empereur avait par exemple nommé, le 15 février 1979, Joachim Da Silva Ministre délégué à la Présidence chargé du Développement Rural et des Eaux et Forêts .

Le Président André Kolingba s’entourait au palais présidentiel des ministres conseillers à la présidence nommés par lui.
Le Président Ange Félix Patassé ne s’était point distingué puisqu’il avait nommé, entre autres, Michel Gbézéra-Bria, Ministre d’État chargé des affaires présidentielles.

Le Président François Bozizé nommait de façon récurrente des ministres à la présidence, à l’image de Côme Zoumara, Ministre Conseiller et Porte Parole de la Présidence de la République. Le 19 avril 2011 étaient nommés plusieurs « ministres délégués à la présidence », c’est-à-dire rattachés et placés directement sous l’autorité du Président de la République : Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio , Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou, Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso.

Cependant et incontestablement, c’est sous le régime de la transition politique instituée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 et confortée par la Charte Constitutionnelle du 18 janvier 2013 que la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » a nettement pris de l’ampleur, ce qui ne contribue point à sortir l’État centrafricain de son malheur déjà majeur.

Dans un premier temps, le Président Michel Djotodia, arrivé au pouvoir le 24 mars 2013, nomme le 27 mai plusieurs ministres à la Présidence : Mahamat Kamoun, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet, Dieudonné Salamatou, Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales, Josué Binoua, Ministre Conseiller chargé des affaires religieuses et des minorités ethniques , Jean Jacques Démafouth, nommé Ministre conseiller à la présidence de la République chargé des programmes du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et de relation avec la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique(MISCA).

Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’État de Transition, nomme deux Ministres d’État, et neuf Ministres Conseillers :
Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;

Cette pratique institutionnelle et politiquement incorrecte refait encore surface avec le démocratiquement élu Faustin Archange Touadera.

Une des grosses erreurs d’ordre institutionnel qu’il faut absolument corriger en République Centrafricaine, c’est la pratique récurrente et inconstitutionnelle de la transformation de facto du Cabinet Présidentiel en ce qu’on peut désigner sous le vocable de « gouvernement parallèle à la présidence ».

On a une illustration magistrale de cette théorie en Centrafrique avec la dernière nomination à la présidence de la République.
Obed Namsio est désigné secrétaire général de la présidence. Au poste de Chef d’État major particulier, le général de brigade Antoine Gambi. Pierre Mapouka remplace Jean Edouard Koyambounou à l’inspection générale d’État.
Donatien Maleyombo occupe le poste du chef de cabinet particulier.

Au cabinet civile, Jean Wilibiro Sacko est nommé ministre conseiller spécial, coordonnateur au Désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR), à la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la réconciliation nationale.
Fidèle Ngouandjika refait surface comme ministre conseiller spécial charge des relations avec des organisations nationales.

Au poste de ministres conseillers :

Marie Noëlle Koyara s’occupe désormais de l’agriculture. Rameaux Claude Biro devient ministre conseiller économique. Le poste du ministre conseiller en charge du suivi des projets revient à Georges Kougoué. Jean Baptiste Koba, ministre conseiller chargé des investissements. Stanislas Moussa-Kembé ministre conseiller diplomatique. Regina Kozimongo, ministre conseillère en matière de Réconciliation nationale.

Au poste de conseillers :

Conseiller à la RSS, le général de division François Mobebou. Conseiller au DDR, le colonel Noël Bienvenu Séléson. Conseiller en matière des Finances, Lazare Dokoula. Isidore Alphonse Dibert conseiller politique. Conseiller en matière des ressources naturelles, Rufin Bénam. Gina Roseline Nalotèyé Roosalem est nommée conseillère en matière de l’habitat du logement et de la reforme foncière. Conseiller en communication, porte parole de la présidence, Albert Mokpem.

Et enfin au poste des chargés de mission, Wilfrid Sébiro à la Communication, Thierry Oronfio aux nouvelles technologies, et Alain Mbaya, à la Jeunesse et aux ONG.

Pour certains observateurs, ces personnalités ont officié quand Touadéra était Premier ministre et seraient proches de François Bozizé et de Sylvain Ndoutingai c’est la raison principale de leur nomination.

Ce super gouvernement serait piloté par Obed Namsio, ancien directeur de cabinet de Sylvain Ndoutingai qui dans la réalité serait le vrai premier ministre pendant ce quinquennat.

A côté du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, constitué et fonctionnant conformément aux règles constitutionnelles d’un État, on assiste, dans ce même État, à l’existence d’un second « gouvernement »

Ce gouvernement de Namsio qui regroupe des hommes et femmes du sérail serait plutôt établi dans une logique de contestation ou de rejet du premier gouvernement.

Sa mission est de participer à l’évaluation et au suivi des politiques publiques et d’être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées.

II- L ’Inconstitutionnalité du gouvernement parallèle.

Il faut souligner que la nomination, à côté du gouvernement officiel, de plusieurs ministres dans le Cabinet Présidentiel dénature aujourd’hui le Cabinet Présidentiel, créant ainsi une confusion institutionnelle au sommet de l’État.

Puisque les membres de ce Cabinet Présidentiel sont perçus plus comme des ministres que comme des membres d’un Cabinet, nous totalisons plus de 45 ministres sous ce début de mandature du démocratiquement élu, or c’est inconstitutionnel.

Ces personnalités ne sont absolument rien d’autre que des membres du Cabinet Présidentiel, des collaborateurs personnels du Président de la République, des personnalités naissant et disparaissant avec le Président de la République, dépourvues de pouvoir de décision et n’ayant que des missions d’assistance et de conseil auprès du Chef de l’État.

Violation de la constitution ?

Sur le plan juridique, est absolument inconstitutionnelle la pratique consistant à nommer des membres du cabinet présidentiel tout en leur attribuant une fonction supplémentaire, la fonction ministérielle.
L’inconstitutionnalité de cette pratique tient à plusieurs raisons ;

En premier lieu, et depuis la naissance de cette pratique, le Chef de l’État qui nomme des Ministres à la Présidence par ailleurs dotés d’une fonction de cabinet, a toujours agi en s’affranchissant du pouvoir de proposition constitutionnellement reconnu au Premier Ministre. Si, d’un point de vue constitutionnel, le Président de la République est le seul compétent pour nommer les ministres, la quasi-totalité des textes constitutionnels Centrafricains depuis l’indépendance assortissent cette prérogative présidentielle d’une condition, le pouvoir de proposition du Premier Ministre.

En deuxième lieu, les ministres nommés à la présidence et dotés d’une fonction de cabinet présidentiel ne peuvent pas être considérés comme des membres du gouvernement constitutionnel c’est-à-dire celui constitutionnellement placé sous l’autorité immédiate du Premier Ministre, celui-ci étant défini par la Constitution comme le Chef du Gouvernement.

En troisième lieu, les ministres nommés dans le cabinet présidentiel ne disposent pas chacun d’un cabinet, contrairement aux ministres placés sous l’autorité immédiate du Premier Ministre.

Si chacun des ministres conseillers à la Présidence devait disposer d’un cabinet, on aurait, à côté du Cabinet Présidentiel, une multitude de cabinets ministériels à la Présidence, ce qui donnerait naissance à une pétaudière institutionnelle, et ne serait pas sans conséquence sur le budget de l’État notamment les fameux fonds spéciaux ou secrets affectés à la Présidence de la République.

En quatrième lieu, contrairement aux membres du gouvernement officiel, les ministres nommés à la Présidence et dotés d’une fonction de cabinet ne peuvent prétendre au statut de chef de département ministériel.

En cinquième lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence » ne peuvent pas, d’un point de vue constitutionnel, prendre part au Conseil des Ministres. Conformément à la constitution, cet organe collégial n’admet en son sein que les seuls ministres nommés par le Président de la République mais sur proposition obligatoire du Premier Ministre, et chargés ensuite de la gestion politique et administrative d’un département, conformément à la politique générale du gouvernement.

En dernier lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence », n’étant pas chargés de la mise en œuvre sectorielle de la politique générale du gouvernement, et à défaut d’avoir bénéficié ab initio de la légitimité politique conférée aux membres du gouvernement officiel par le parlement lors de l’adoption de la politique générale du gouvernement, ne sont pas assujettis au principe constitutionnel de la responsabilité politique du gouvernement devant le parlement.

La rupture chantée sur tous les toits voudrait aussi que cessent les pratiques institutionnelles et politiques incorrectes.
Le Cabinet Présidentiel peut être constitué de tous les postes que le Président de la République estimera utiles pour l’aider à exercer ses fonctions, à la seule condition d’ordre constitutionnel qui est de ne pas y nommer des ministres.

Les éminentes personnalités politiques, notamment les anciens candidats aux élections présidentielles, Premiers ministres et ministres, qui veulent servir à nouveau le pays en voulant intégrer le Cabinet Présidentiel doivent s’incliner devant l’exigence constitutionnelle, mieux la volonté souveraine du peuple opposable au Chef de l’État, qui lui commande de ne point attribuer aux membres de son Cabinet la qualité de ministre.

En plus d’être un dédoublement institutionnel, une anomalie institutionnelle, la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » contribue à banaliser et à rabaisser la fonction de ministre en Centrafrique.

Un ministre n’est pas un collaborateur personnel du Chef de l’État, à l’inverse d’un membre du Cabinet Présidentiel.
Un ministre est plutôt un serviteur éminent du peuple. Fonction ministérielle et fonction de cabinet donc sont incompatibles.

La seconde est au service de la première.

L’archange a-t-il compris qu’il vient de perpétuer la vieille tradition en planant sur la constitution de la Républica?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 20 Mai 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : TOUADERA, GOUVERNEMENT PARALLÈLE ET LA CONSTITUTION.

Publié par le 20/05/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : INTERVIEW EXCLUSIVE DU COORDONNATEUR NATIONAL DE L’UNDP

.aimery

CARNEWS : Monsieur ELA Aimery, Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Aimery ELA : Bonjour. Je suis Aimery ELA, Juriste , Coordonnateur National du parti UNDP.

CARNEWS : La publication des résultats de la législative donne l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), votre formation politique en première position avec treize députés élus. En tant qu’acteur de la scène politique centrafricaine, quelle lecture faites-vous de cette victoire?

Aimery ELA : Je vous remercie. 13 députés aujourd’hui parmi lesquels 2 femmes élues au premier tour.Qui aura imaginé que l’UNDP qui fait partie des nouveaux nés de la scène politique ait atteint ce niveau en un temps record ?
Il y’a un adage qui dit «On n’est jamais premier par hasard ».

Dès la création du parti un travail colossal a bien été abattu .C’est d’ailleurs dans un contexte de crise que nous avons travaillé inlassablement.

Permettez-moi de rappeler quelques actions réalisées par le parti en moins de trois années d’existence :
Aujourd’hui nous totalisons 17 Fédérations, 82 Sous-fédérations et des centaines de Sections, de Comités de base et organes affiliés (Organisations des Femmes et de la Jeunesse du Parti) créés à travers tout le pays. On y ajoute aussi la Coordination des Experts du Parti.

Ensuite, sur appui financier de son Président Fondateur, le Parti avait assuré la formation de courte durée à l’intention de ses cadres à Douala et de longue durée à Yaoundé au Cameroun. Plusieurs militants du Parti avaient, eux aussi bénéficié sur place à Bangui des séries d’échanges avec les experts camerounais en vue de renforcer leurs capacités. Plusieurs artistes et responsables des quotidiens ont bénéficié d’un appui financier substantiel du Président Fondateur en ce qui concerne la mise en valeur de leur programme tant à Bangui qu’à l’extérieur ;
.
Enfin, nous avons organisé des primaires dans toutes les circonscriptions pour designer nos candidats aux législatives. Ces primaires ont permis à nos militants et militantes de choisir leurs représentants aux législatives.

A mon humble avis, l’UNDP est le seul parti politique qui avait instauré les consultations populaires à la base pour designer ses candidats.

CARNEWS : Votre parti semble susciter l’engouement des populations. Quel est votre secret ?

Aimery ELA : Comprenez simplement que le peuple nous a vu à l’œuvre et a fait confiance à la philosophie du parti basée sur la RÉVOLUTION VERTE.

Je voudrais au passage saluer la fidélité et la loyauté de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui travaillent chaque jour avec engagement et détermination pour mener à bien et avec conviction, le projet UNDP.
C’est le seul parti politique à investir vraiment auprès de la population en prenant en charge, plusieurs malades et d’autres cas sociaux (déplacés internes).

CARNEWS : La candidature de Michel Amine, le président du parti avait été invalidé pour des démêlées judiciaires. Ne regrettez-vous pas ces élections sans Amine Michel?

Aimery ELA : Regret Non pas du tout. Du gâchis pour la démocratie oui.

Il faut comprendre que la candidature de notre président soutenue d’ailleurs par le peuple a été invalidée à tort ; Tout le monde a compris qu’il s’agissait des manœuvres pour freiner l’élan du parti mais comme le dit un adage, on n’endigue pas le progrès. L’UNDP c’est le progrès

J’ai sous les yeux l’arrêt de la Cour et le certificat de non appel délivrés par la justice centrafricaine à propos de cette affaire.
Condamné en première instance et quoique la condamnation n’ait pas été de nature à empêcher Amine Michel à jouir de ses droits civiques et politiques, tout a été fait pour qu’il ne soit pas candidat à la présidentielle. Connaissant ses droits, Amine Michel a interjeté appel.

C’est ainsi que la Cour d’Appel de Bangui qui est composée d’hommes de toges qui savent dire le droit, a débouté les juges du TGI.

. Tout au long de ce dossier, nous avons toujours affirmé que Michel AMINE ne se reprochait rien. Par conséquent, les vraies raisons de ces tracasseries d’antan se trouveraient ailleurs

CARNEWS : Dans un communiqué de presse que vous venez de publier, vous dénoncer l’entrée au gouvernement d’un militant de l’UNDP qui sera suspendu de toutes activités au sein du parti. Pourquoi une telle démarche?

Aimery ELA : Parce que pour nous, l’UNDP est un parti qui fonctionne à base des textes. Nous avons dit dans notre document que l’entrée d’un cadre du Parti dans un Gouvernement est soumise par sa désignation ou sa proposition formellement motivée par le Président – Fondateur et le Bureau Politique.

Or dans le cas d’espèce, nous constatons que ni le président ni le parti n’ont proposé ce frère pour faire partie du gouvernement Sarandji au nom de l’UNDP.

Alors par voie de conséquence, il est du devoir du bureau de la coordination nationale de prendre des mesures disciplinaires qui s’imposent.

CARNEWS : Certains militants frondeurs bouderaient votre bureau aux motifs qu’il ne serait pas légitime.Et les dissidents ont crée l’UNDP RÉNOVÉ. Qu’en dites vous ?

Aimery ELA : Cela est un faux débat dont je me refuse de commenter.L’UNDP est un parti respectueux des lois de la République et évite de céder à toute provocation de « quelque nature que ce soit.La dénomination UNDP est enregistrée au ministère de l’administration du territoire en conformité avec les lois de la République.Donc si des personnes qui n’ont ni titre, ni qualité et en violation de la loi se permettent de tenir des réunions en brandissant le nom UNDP, c’est pénalement poursuivable.

S’agissant de la légitimité du bureau de la Coordination.

Je dis que le tout premier congrès du parti a investi le président Michel Amine. En cette qualité, Amine reste et demeure le seul détenteur de la légitimité à travers son investiture par le premier congres du parti.

Mr le Journaliste, ces individus qui s’agitent ne sont simplement que certains anciens membres des instances provisoires du parti qui ont été dissoutes par le president.

Et certains membres de ces comités provisoires dissouts croient faire de la résistance.

D’ ou tirent ils leur légitimité puisqu’ils avaient été nommés par Michel Amine. Seul, le president Amine investit par le congres détient la légitimité au sein de l’UNDP jusqu’à preuve contraire.

Comme tout parti politique, l’UNDP ne peut tolérer un tel désordre car le parti est régit par des textes fondateurs et des valeurs que chaque militant est tenu de respecter.

Nous sévirons contre tout militant et militante qui tenterait de faire obstruction aux textes du parti.

D’ores et déjà certaines mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre de certains militants faute d’obéissances aux lignes du parti..

Ne pas l’admettre, ne pas le comprendre, ne pas prendre à sa juste mesure cette position, serait une faute politique définitive.

Pour revenir sur le dernier volet de votre question, le bureau de la coordination nationale dont je dirige est actuellement, le seul organe légitime du parti. Pourquoi spéculer en distillant des fausses informations ?

CARNEWS : Monsieur le coordonnateur quel est votre programme pour les prochains mois ? Vos projets ?

Il me semble aujourd’hui essentiel de réaffirmer clairement que notre vision c’est l’horizon 2021.

Notre approche du problème centrafricain, notre projet ont suscité une mobilisation si spontanée, si déterminée et si intense de notre peuple.

Cette adhésion est d’autant plus exceptionnelle qu’il faut continuer le travail à la base. Cette vision 2021 est une chance pour notre pays.

J’ai la conviction qu’il marque l’amorce d’un profond renouveau.
C’est pourquoi l’UNDP poursuivra ses vastes projets de développement à la base dans les préfectures, sous-préfectures, villages, communes et arrondissements afin de couvrir l’ensemble du territoire .

CARNEWS : Monsieur Amine Michel est accusé de favoriser son ethnie au sein du parti .Que pensez-vous de ces accusations ?

. J’ai entendu ces allégations dans certaines presses de la place. Tous ont tendance à dire que les parents de Michel Amine se sont accaparés du parti.

Nous avons un problème dans ce pays c’est la médisance et la calomnie. Comme si c’était une tare que nous portons. Comme si c’était une maladie. Ces allégations sont propagées partout pour ternir l’image de l’UNDP et de son président fondateur.

En tout cas le président Amine Michel que je connais, n’a pas cette mentalité en ce que je sache.

La vérité est que Michel Amine est un rassembleur. Regardez la représentativité du parti lors des récentes élections législatives.

L’UNDP a présenté des candidats de l’Est à l’Ouest du Nord au Sud du pays.

Notre parti regorge en son sein de milliers de jeunes, femmes, adultes et de tous horizons et de toutes confessions.

Moi-même qui vous parle, je n’ai aucun lien de parenté avec Michel Amine. Pourtant, c’est à moi qu’il a fait confiance pour diriger le parti.
Alors pourquoi taxer cet homme de tribalisme ?
Les aspects que nos détracteurs soulignent nous éloignent de l’essentiel

CARNEWS : Pour vous, c’est quoi l’essentiel ?

Aimery ELA:L’essentiel, c’est la situation de notre pays. Suite aux conflits fratricides qui ont déchiré notre pays, il nous faut, sans attendre, nous relier, nous accorder et bâtir un socle commun.

L’essentiel pour notre parti c’est le quotidien difficile et intenable des centrafricaines et des Centrafricains.
Et le seul parti politique qui s’en soucie aujourd’hui c’est l’UNDP de Michel Amine.Je pense qu’il ne faut pas nous distraire.

CARNEWS : Lors des élections du président de l’Assemblée Nationale , les députés de l’UNDP sont loin d’avoir suivi à la lettre les consignes du président Amine Michel qui dans une lettre adressée depuis Brazzaville préconisait de voter pour Martin Ziguelé.
Alors que le mot d’ordre était clair, c’est Abdou Karim Meckassoua qui a été élu. Avez-vous le contrôle de vos parlementaires ? N’est-ce pas de l’indiscipline ?

Aimery ELA :Écoutez, je crois savoir qu’après les élections générales, un indépendant a été élu président de la République, chef de l’état en occurrence le professeur Faustin Archange Touadera.

Ce contexte nous a amené en tant que parti politique a pensé qu’il faut bien soutenir un politique au perchoir de l’assemblée nationale. C’était le sens du soutien apporté au candidat Ziguélé.

.Le président Amine a écrit une lettre interne pour donner les orientations au parti. Le message que nous avons transmis aux députés UNDP était clair et sans équivoque. C’est tout. On est en démocratie c’est notre vision et nous la défendons.

Concernant nos députés, avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
Notre groupe parlementaire regroupe actuellement tous les députés UNDP sans exception qui siègent à l’Assemblée Nationale.

CARNEWS : Pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Karim Meckassoua a été élu au perchoir. Des soupçons de corruption ont émaillé cette élection. Quelle est votre réaction ?

Aimery ELA : Nous avons eu malheureusement des informations sur des soupçons de corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale.

Si ces allégations sont vraies, nous pensons que c’est déshonorant pour un pays qui renoue avec la démocratie. Vous conviendrez avec moi que ces soupçons touchent l’instance qui est censée contrôler la nation dans tous les domaines. C’est très grave.

Maintenant, il faut chercher à établir la vérité sur ces allégations avant de prendre des mesures.

Le président Faustin Archange Touadera et son gouvernement doivent situer l’opinion nationale sur cette affaire en ouvrant des enquêtes qui pourront nous dire réellement ce qui s’est passé.

CARNEWS : Certains de vos parlementaires sont soupçonnés d’avoir reçu de l’argent de Abdou Karim Meckassoua ? Qu’en dites-vous ?

Aimery ELA: Tout le monde sait depuis l’affaire Koudoufara, la tentation forte et terriblement humaine de se prostituer politiquement ou de débauchage. Cela doit pourtant cesser dans ce pays car le peuple en a beaucoup souffert.

Bien attendu à l’UNDP, nous ne sommes pas des opportunistes politiques.Le parti n’a jamais demandé à un député de prendre de l’argent chez quiconque.

Si certains de nos députés seraient impliqués dans ce genre de comportement rétrograde, le parti avisera.Toutefois, attendons les enquêtes.

CARNEWS : Quelle sera la prochaine étape pour l’ UNDP ?

Aimery ELA : Tout parti politique a vocation à conquérir le pouvoir et à l’exercer. Je fais remarquer que le suffrage massif acquis à notre parti aux législatives, aurait pu nous installer au pouvoir n’eut été le harcèlement judiciaire inique doublé des manipulations contre notre candidat.

Notre ambition et celle de la multitude qui nous soutient, est de gouverner, ce qui nous permettra d’instaurer en Centrafrique, l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance ainsi que le respect des droits et libertés des citoyens.

Pour cela tous les moyens légaux à notre disposition seront mis à contribution et, croyez-moi, nous entendons en faire un usage sain et judicieux lors des prochains scrutins à l’horizon 2021.

CARNEWS : Avez-vous un message à lancer aux militants de l’UNDP ?

Aimery ELA : Je demanderais aux militants et militantes de l’UNDP de rester calme, serein, vigilant et mobilisé. Le parti à travers le bureau de coordination nationale dont je préside prépare actuellement le congrès.

Mais c’est une impérieuse nécessité pour relever le parti. Nous devons savoir exprimer ce que nous voulons comme un parti digne et responsable.

A nous d’identifier nos problèmes, de savoir délibérer librement et collectivement pour apporter les solutions convenables à nos aspirations profondes.

C’est pourquoi, il est temps de resserrer les coudes pour réorganiser le parti afin d’atteindre les objectifs dont nous nous sommes assignés.

CARNEWS : Quel est votre mot de la fin ?

Aimery ELA : Notre dernier mot reviendrait à ce que nous sommes optimistes car le meilleur est à venir.

Propos recueillis, le 13 Mai 2016
Par Jocelyn PENDA KILO

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : INTERVIEW EXCLUSIVE DU COORDONNATEUR NATIONAL DE L’UNDP

Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

Lettre-Felicitation_President-Touader-page-001Lettre-Felicitation_President-Touader-page-002
 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

kaga_bandoro 

Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres. 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile. 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine, avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles.  

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d’informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA. 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République. 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

Source : Service de la communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

Publié par le 12/05/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

CSP

Il y a déjà quelques mois, la cérémonie de la première coupe de bois de la Société « STBC » avait eu lieu à Nola. En la présence du premier ministre, Mahamat Kamoun qu’entouraient le ministre en charge de la gestion forestière, les membres de son cabinet et de la présidence, les responsables de la Société « STBC », des invités officiels, et des professionnels des médias d’Etat et privés. Ce jour – là, beaucoup de belles allocutions ont été prononcées, et d’alléchantes promesses faites à l’Etat centrafricain, aux populations riveraines, et aux communes locales.

Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont et plusieurs mois se sont écoulés. Qu’en est – il aujourd’hui des réalisations de ces séduisantes paroles, de ces délicieuses et enivrantes promesses, et des engagements contenus dans le cahier des charges ? Combien l’Etat centrafricain a – t – il encaissé à ce jour, en termes de recettes en contrepartie de l’exploitation du PEA B ? Combien de taxes communales, les autorités locales ont – elles effectivement perçues en contrepartie des activités de cette société dans les caisses de leurs communes ? Combien d’écoles, de centres de santé et de kilomètres de routes ont – ils créés ou entretenus par cette société au bénéfice des populations autochtones, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

De très pertinentes questions auxquelles ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni les responsables de la STBC, ni les autorités locales ne peuvent donner une réponse satisfaisante. Afin d’y voir clair et d’y trouver une explication, notre journaliste d’investigation s’est penché sur la question et vous propose les conclusions de son enquête dans son prochain numéro. Affaire à suivre !!!!!

Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

burundispecialrep_0

Bangui, 28 octobre 2015. Il est 9 heures sur le pont de la Minusca où tout le monde se bouscule pour prendre un taxi. Subitement, sauve qui peut. Un groupe armé jusqu’aux dents d’hommes en moto en provenance du KM 5, vient d’effectuer une descente musclée dans la zone et se met à tirer en l’air sur le point d’arrêt de moto et taxis de la BINUCA. Dans la foulée et après avoir semé la panique, ces jihadistes réussiront à partir avec six (6) motos taxis dont les conducteurs ont préféré prendre la poudre d’escampette. Selon les témoins des évènements, cela s’est passé une fois de plus au nez et à la barbe des forces onusiennes qui seraient restées de marbre durant cette action spectaculaire. Par la suite, aucune patrouille des forces internationales n’a été observée dans le secteur, à la recherche de ces malfrats et afin de récupérer les motos emportées. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, ne cesse de marteler un certain Parfait Onanga Anyanga! Un jour plus tard, Bangui, 29 octobre 2015. Il est 9 heures à Fatima.

Des éléments armés, toujours en provenance de l’enclave des jihadistes du Km 5, sont repérés sur des motos vers Kéténguéré. Trois (3) d’entre eux sont atteints mortellement par des antibalakas, dont un, lapidé et brûlé à vif. En représailles, les jihadistes s’en prendront à la population de Kina, aux petits commerces, et même à l’Eglise Mid – Mission. Une histoire de vol de motos, comme la veille, qui aurait mal tourné ou une histoire de règlements de compte ? Personne ne peut répondre à cette question. Toutefois, il a été noté que les forces onusiennes basées dans le secteur du Km 5 n’ont pas anticipé, et réagi avec vigueur, robustesse, et responsabilité pour assurer la protection des populations civiles, femmes, enfants et personnes du 3ème âge. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, M. Parfait Onanga ! Franchement, l’insécurité est devenue le lot quotidien du peuple centrafricain. Et pourtant, selon des informations dignes de foi en notre possession, avant le déploiement des casques bleus en Centrafrique, le 15 septembre 2014, les attentes de la population étaient énormes. Certaines personnes souhaitaient accueillir une force qui pourra mettre un terme aux hostilités dans le pays.

La MINUSCA qui commande cette intervention onusienne jugeait cette troisième opération, celle qui pourra prendre une nouvelle dimension pour protéger la population, appuyer la transition politique et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat. Le 15 septembre était la date du lancement officiel de cette force onusienne. Son déploiement, sous couvert de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies vise à stabiliser la Centrafrique, confrontée à une crise depuis plusieurs mois. Selon les souhaits exprimés par une partie de la population de la capitale, les casques bleus devraient être plus efficaces que les forces précédentes. « La Misca et la Sangaris n’ont pas bien mené leurs missions. Les armes circulent encore, même à Bangui. Des exactions sont toujours enregistrées au quotidien. L’expérience des Nations Unies pourra aider la Centrafrique à retrouver sa stabilité. Nous ne voulons plus entendre parler des milices ou groupes rebelles durant leurs missions », a souhaité un habitant de Bangui. « Cette force onusienne doit tout faire pour étouffer l’esprit de la partition du pays, en restaurant effectivement l’autorité de l’Etat partout », c’était l’attente majeure d’une femme commerçante. La société civile centrafricaine, l’une des entités qui avait réclamé le déploiement des casques bleus pour stabiliser la Centrafrique, espère une force qui pourra mettre en application son mandant. « J’espère que cette force ne va pas faire comme les autres qui ont mis de côté leur mandat. Elle doit tout faire pour mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives.

Leurs interventions devraient permettre à ce qu’on aille très rapidement aux élections et faciliter le retour des déplacés ainsi que des refugiés », a souligné Gervais Lakosso, coordonateur du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine. Comme initialement prévu, le 15 septembre 2014, la Minusca s’est déployée effectivement en République centrafricaine, en remplacement de la Misca, incapable de sécuriser le pays, d’aider à la restructuration et à la réhabilitation des forces armées centrafricaines, au retour des milliers des personnes déplacées dans leurs villages, à la restauration de l’Etat et in fine à l’organisation des élections inclusives, transparentes, régulières, et crédibles . Désormais, la Minusca devait faire siennes toutes ces missions, mais cette fois – ci sous le chapitre 7 de la charte de l’Onu, dotée de mesures plus robustes et plus vigoureuses, de plus de 12.000 hommes, et d’une puissance militaire et matérielle de feu, éminemment impressionnante et incomparable. Malheureusement, plus de 10 plus tard les résultats de son déploiement sont un échec cuisant sur toutes les lignes.

Certes, la présence des forces onusiennes a empêché tout un peuple de basculer et de sombrer dans les violences intercommunautaires et dans la spirale d’une guerre génocidaire. Sur le plan social, les fonctionnaires et agents resteront à jamais reconnaissants à la communauté internationale qui supporte financièrement le paiement des salaires, bourses et pensions. Et le peuple n’oubliera jamais ces hommes et ces femmes qui ont quitté leur pays, et abandonné leurs familles et enfants pour venir en mission de pacification, en Centrafrique et dont certains y ont laissé la vie. Ces sacrifices suprêmes resteront à jamais graver dans la mémoire du peuple centrafricain. Cependant, le haut commandement de la Minusca n’ a pas été en mesure d’imposer à l’ensemble des troupes la discipline nécessaire à l’exécution des missions sus – évoquées. Versés dans les actes de contrebande, de débauches sexuelles, de trafics de l’or et de diamant, le Gl Babacar Gaye, le Gl Tumenta et Autres ont plutôt vite fait de faire de la crise centrafricaine un véritable fonds de commerce et ont travaillé activement à sa pérennisation. En caressant les bandes armées dans le sens du poils, à travers la mesure communément appelée « mesure de confiance » qui reconnait à des violeurs de femmes, à des liquidateurs de la République et à des égorgeurs de tout un peuple, le droit de détenir des armes de guerre et de s’en servir. A l’arrivée plus de 10 mois plus tard, même si un calme précaire règne à Bangui, des bandes armées écument toujours la République centrafricaine, règnent en de véritables conquistadores, prennent des populations en otages, pillent, volent, rackettent et tuent impunément. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste aujourd’hui à Bambari, chef – lieu de la Ouaka où un ressortissant peuhl, un certain Ali Darassa qui, à la tête d’une armée de mercenaires, lève l’impôt, rackette la population, viole des femmes, vole, pille et tue au vu et au su des forces onusiennes du contingent congolais de la Rdc. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste, sur l’axe Bangui / Douala où sévissent des bandes armées dont l’objectif est non seulement de braquer et de dépouiller les commerçants de leurs biens, mais surtout de rendre inopérationnel cet axe économique vital pour les finances de la République, au vu et au su des forces onusiennes du contingent bangalais. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste à Kaga – Bandoro où les populations des communes environnantes sont obligées de déserter leurs villages du fait des exactions des éleveurs peuhls. Tel est le spectacle auquel l’on assiste à Bangui dans l’enclave de Km 5 où règnent des jihaddistes qui n’ont pas hésité un seul instant à ouvrir le feu sur des forces onusiennes, détruisant un véhicule blindé, faisant un mort et laissant sur le carreau plusieurs blessés. Tous ces graves manquements au combat pour la pacification du pays ont fini par obliger M. Ban Ki – Moon à forcer le Gl Babacar Gaye à la démission et à nommer un civil, M. Parfait Onenga – Anyanga à sa place. Si un général n’avait rien pu faire pour le retour de la paix en Centrafrique, qu’en serait – il d’un civil, murmurent déjà des centrafricains. Une très pertinente question à laquelle M. Onenga – Anyanga se doit de trouver une réponse avant la tenue des prochaines échéances électorales. Pour ce faire et afin d’éviter de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur, M. Parfait Onenga – Anyanga doit hic et nunc frapper du poing sur la table, en recourant sans aucune réserve à la force pour neutraliser et écraser les états – major des éléments de la Séléka et des faux Antibalakas: en attaquant toutes leurs positions tant à Bangui que partout en provinces et celles des milices armées. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra créer les conditions indispensables à l’organisation des élections libres et transparentes, et être utile à la population centrafricaine et à la Minusca. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra rentrer à jamais dans l’histoire du pays de B. Boganda, en tant que digne fils d’Afrique et du Monde.

Par Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

mapenzi

Jean – Paul Naïba « Dans un article intitulé « Hyacinthe Touhouyé : Pourquoi vous devez revoir le permis d’exploitation alloué à la société « Thanry », paru le 04 février 2014, sous le numéro 053, le journal « Transparency » avait déjà eu le courage d’interpeller les nouvelles autorités en charge de la gestion des affaires de la cité sur la continuité de certains pratiques mafieuses qui ont été la marque de fabrique des régimes précédents. Au jour d’aujourd’hui, selon des informations de sources constantes et concordantes, et après moult recoupements, il est établi que visiblement ce message n’a pas non seulement été compris, mais surtout il a tout simplement eu l’effet d’une goutte d’eau sur la plume d’un canard.

En effet, il nous a été rapporté que le nouveau ministre des eaux et forêts, M. Hyacinthe Touhouyé, de surcroît inspecteur des impôts et ressortissant de Clermont – Ferrand, serait en train de marcher sur les traces de ses prédécesseurs, en collaborant étroitement avec les responsables de certaines sociétés forestières qui ne sont pas en règle vis – à – vis de leurs impositions fiscales, de leurs taxes forestières, et de l’exécution de leurs cahiers de charges. Il s’agit bel et bien du groupe « Vicwood », et de la société « Thanry » dont la zone de juridiction couvre Dédé – Mokouba, Bamba, et Sosso Nakombo. De quoi s’agit ? Soumissionnaire à un appel d’offres pour l’acquisition d’un nouveau permis d’exploitation forestière, le groupe « Vicwood » via la société « Thanry » aurait vu son offre être purement et simplement rejetée par la commission interministérielle d’attributions des marchés publics.

Pour des raisons évidemment techniques et dont l’essentiel tournerait autour de la proposition de son offre financière et de ses nombreux déboires fiscaux. Mais, au lieu de s’en tenir à la décision de la commission interministérielle d’attributions, M. Hyacinthe Touhouyé, en sa qualité de ministre des eaux et forêts, aurait décidé de remettre non seulement dans la course, la société « Thanry », mais surtout aurait exigé, en se substituant à la CIMA, qu’un des lots lui soit attribué, aux motifs qu’elle emploierait plus de 350 travailleurs. Voilà une information qui doit siffler très fort dans les oreilles d’un certain André Nzapayéké et qui est de nature à ternir davantage l’image du gouvernement des fameux technocrates dont il a la charge. Pour quelles raisons, une société qui n’ a jamais exécuté plus de 50% de sa superficie, qui n’est pas en règle vis – à – vis du fisc, de l’OCSS, des taxes communales et dont les travailleurs sont en chômage, peut – elle être attributaire d’un autre permis ? Quels intérêts défend ici M. Hyacinthe Touhouyé, les siens ou ceux des populations riveraines ? Et peut – il en sa qualité de ministre de la République se substituer à la commission interministérielle ? Ne sommes – nous pas là devant un cas de violation des dispositions de la loi portant code des marchés publics en RCA ? Qu’en dit alors le premier ministre, M. André Nzapayéké, en sa qualité de président de l’autorité de régulation des marchés publics ? Jean – Paul Naïba ». Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu……. ? Affaire à suivre….. !

Par Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi : Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu ….. ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 27 Octobre 2015/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi : Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu ….. ?
mapenzi

Selon des informations dignes de foi en notre possession et des sources très proches du parquet, l’examen du dossier de M. John Mapenzi aurait révélé que pour attirer l’attention des autorités de la transition ( Présidente de la République, Premier ministre, Président du CNT et les conseillers nationaux, Ministre de l’Economie Forestière et Ministre Chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et Ministre des Finances et du Budget) sur son dossier, il a fait recours à la presse écrite dans le but de ternir l’image du Groupe Vic – Wood auquel appartient la Société « Thanry ». Voilà une grave accusation qui, d’après les résultats de nos recherches, fait effectivement référence à l’éditorial du journal « Transparency » intitulé « Mal Gouvernance et Corruption : Thanry bientôt déboutée », paru effectivement sous le numéro 067 du 15 juillet 2014. Ce jour – là, l’article sus – évoqué traitait de l’affaire du PEA dont l’attribution est aujourd’hui remise en cause, en ces termes : « Lorsque les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom, et les adeptes d’une nouvelle Centrafrique, prospère, pacifique, respectueuse des droits de l’homme, et des valeurs de la morale et de l’intérêt général, avaient décidé de créer le journal « Transparency », leur seule et patriotique ambition était de lutter contre la mal gouvernance, la corruption, et les malversations financières. Des laideurs et des indignités qui ont toujours servi de lit à toutes les récurrentes crises qui ne cessent de plonger la République centrafricaine dans les profondeurs des ténèbres.

Dans ses dernières parutions, le journal « Transparency » s’est appesanti sur l’affaire Thanry, soumissionnaire à un appel d’offres d’attribution d’un permis d’exploitation forestière. Une affaire dans laquelle se trouvait déjà empêtré le ministre de l’économie forestière, de l’environnement et du tourisme, M. Hyacinthe Touhouyé qui voulait contourner les propositions de la commission interministérielle en décidant d’octroyer le permis, non pas à STBC qualifiée pour des raisons techniques incontestées et incontestables, mais plutôt à Thanry, déjà disqualifiée. Grâce aux informations relayées par le journal « Transparency », son dessein machiavélique et guidé uniquement par la soif de s’en mettre plein la poche n’a pas été satisfait, les décrets d’attribution ayant été signés et rendus publics. Mais, alors que tous pensaient que ce dossier a été définitivement vidé de toute sa puanteur, grande sera la surprise de voir le ministre et ses amis de la société revenir dans la danse en réussissant à retirer le permis attribué à ALPICA, et à attaquer la société STBC devant le conseil d’état. Mais, après l’audition des membres de la CIMA, il aurait été révélé la mise à l’écart de l’offre de la société « Thanry » pour des déboires fiscaux, dès l’analyse technique si les commissaires avaient été plus respectueux des textes, et que le travail qui a été fait et qui a été au bénéfice de STBC ne saurait être remis en cause.

En d’autres termes, il est désormais établi que le ministre Hyacinthe Touhouyé et ses compagnons de la Thanry seraient dans les jours à venir déboutés de leur requête. Il est donc grand temps pour que dans le prochain gouvernement, il soit relevé pour avoir sacrifié l’intérêt de l’Etat sur l’autel de ses desseins. Jean – Paul Naïba ». Affaire John Mapenzi /Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu….. ? Affaire à suivre……. !

Jean – Paul Naïba

 

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi : Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu ….. ?

Publié par le 27/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 26 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

mapenzi

Depuis son arrestation, des voix s’élèvent pour conférer à cette affaire un caractère plus politique que technique ou pénal et faire porter à Mme Samba – Panza la responsabilité de cette atteinte à la liberté. Mais, selon des informations en notre possession, des faits graves seraient effecctivement reprochés à M. John Mapenzi et n’auraient aucune connotation commerciale comme voudraient bien le faire croire certaines sources. Pour avoir une idée de la solidité de ce dossier, lisez plutôt ce qui suit : « Affaire « Société de Transformation des Bois de Centrafrique », en abrégé « STBC »
Fort du capital obtenu grâce à d’opaques opérations d’extractions frauduleuses des fonds publics de la caisse de l’Etat, il a créé de toutes pièces et dans la foulée « la Société de Transformation des Bois de Centrafrique », après publication d’un avis d’appel d’offres et suite aux instructions de la Société – Mère dénommée aussi STBC sise au Cameroun et dont les partenaires financiers sont de nationalités camerounaise et italienne. Pour obtenir le marché d’attribution du PEA, il a eu recours à des actes manifestes de manipulations et de corruption active ….. » Affaire à suivre….

Jean-Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

Publié par le 26/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :