RSS

Archives de Tag: centrafrique guerre hollande djotodia rebelle tiangaye seleka

CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Selon des informations dignes de foi en notre possession, à l’initiative du général Ouanzé – Luinguissara, ci – devant ministre conseiller du premier ministre en matière de défense et de sécurité, un groupe d’hommes d’affaires, de nationalité jordanienne, serait arrivé à Bangui et logé à l’hôtel Ledger Plaza. Le but de leur mission serait clair et précis : obtenir coûte que coûte l’alléchant et très juteux marché de gestion des nouveaux passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et autres précieux documents administratifs. Suite à des échanges avec des experts du ministère de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, pour en avoir le cœur net sur la capacité réelle de ces partenaires à faire ou non le travail, aurait convoqué une réunion de cabinet à laquelle aurait pris part le directeur général de l’immigration – émigration dont le nom, comme ceux de ses prédécesseurs relevés naguère de leurs fonctions et sanctionnés par l’ancien ministre de la sécurité publique, le général Sambia, serait régulièrement cité dans des pratiques de gestion opaque et mercantiliste des cartes de séjour.

A l’arrivée, deux (2) camps dont les propositions s’opposent : un premier camp, celui du directeur général de l’immigration – émigration, acquis à la cause du général Ouanzé – Linguissara et donc de l’attribution dudit marché aux hommes d’affaires jordaniens, et un deuxième camp, celui du directeur de cabinet, fermement déterminé à centrafricaniser la gestion de ces précieux documents et rendre opérationnelle la nouvelle machine destinée à leur biométrisation. Prenant ses responsabilités, le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aurait demandé à son directeur de cabinet de lui préparer et soumettre à sa signature deux (2) arrêtés : un arrêté portant suspension de la circulation et de la mise en circulation de tous les anciens précieux documents administratifs pour une durée de trois (3) mois, et un arrêté portant opérationnalisation de la cellule locale de la biométrisation.

Si cette information venait à se révéler exacte dans les heures qui suivront la publication de cet article, alors le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aura frappé un grand coup. Il aura non seulement posé un acte éminemment louable, nationaliste et digne de la République, mais surtout un acte politique extrêmement courageux, à enseigner plus tard en République centrafricaine dans toutes les écoles des combattants de la liberté et des meneurs d’hommes. Car, aucun ministre de la sécurité n’a eu la volonté politique de braver la main mise des sujets étrangers sur ces domaines et leurs puissances financières et de centrafricaniser en toute responsabilité la gestion des passeports et des cartes nationales d’identité. Pour preuve, l’alléchant et très juteux marché de la gestion des passeports a été confié à un libanais, sous le régime du président François Bozizé. De la répartition des quotes – parts nées de la perception des recettes de la délivrance de ce document dont le montant est de 50.000 Francs CFA, l’Etat centrafricain ou plus exactement le trésor public ne perçoit difficilement que 10%, soit 5.000 Francs CFA. Et pourtant, l’essentiel des opérations de la confection dudit document est entièrement fourni par les différents services du ministère de la sécurité publique. Pourquoi alors ne pas confier la responsabilité de la gestion de ce document à une cellule locale, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat et d’en tirer des ressources propres indispensables à l’exécution de certaines dépenses régaliennes, mais surtout de permettre à l’Etat de disposer d’une banque de données sur les centrafricains en âge de majorité, et sur les étrangers présents sur le territoire national ?

L’amour de la cupidité a toujours été plus fort que l’amour de la patrie, n’est – ce pas ? Tout se passe comme si la République centrafricaine n’était – elle pas devenue un pays atypique ? En confiant la responsabilité de la gestion de ces précieux documents administratifs à une cellule locale, le ministre de la sécurité publique n’est – il pas en train de trouver un tant soit peu une réponse à la cause de la crise sécuritaire actuelle, en neutralisant les lobbies ou groupes de pression qui les confectionnent et les mettent à la disposition des sujets étrangers, des mercenaires, et des marchands de la mort qui s’en servent par la suite pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et in fine pour demander la partition du pays ?

Dans tous les cas, un petit pas mais un grand pas dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la présence massive et incontrôlée des sujets étrangers en Centrafrique aura été franchi. Et qu’il pleuve ou qu’il neige, contre vents et marées, Jean – Serge Bokassa est tenu de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, en secouant vigoureusement le cocotier, en bousculant becs et ongles les anciennes habitudes de gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs, et en finissant courageusement avec l’ère des liquidateurs de la République qui sont légion autour de lui, s’il veut encore avoir un avenir politique dans les années à venir.

Par Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

Lettre-Felicitation_President-Touader-page-001Lettre-Felicitation_President-Touader-page-002
 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

Publié par le 16/05/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

kaga_bandoro 

Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres. 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile. 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine, avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles.  

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d’informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA. 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République. 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

Source : Service de la communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

Publié par le 12/05/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Noureddine Adam regrette d’avoir prôné la partition du pays

Publié par CARNews ou RCAinfo le 23-12-2015/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Noureddine Adam regrette d’avoir prôné la partition du pays

nourrredine

Noureddine Adam, l’ancien numéro deux de l’ex-Seleka et actuel patron du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, déclare depuis Ndjamena où il est arrivé il y a quelques jours, qu’il renonce à perturber la tenue des prochaines élections et dit regretter d’avoir prôné la partition de la RCA.

Le chef rebelle centrafricain est entré au Tchad par Daha, à la frontière sud-est, proche de la région centrafricaine de Birao. C’est là que les services tchadiens l’ont récupéré pour le conduire à Ndjamena.

De sources tchadiennes, c’est à la demande de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) que Noureddine Adam a été accueilli au Tchad où l’a retrouvé le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, envoyé spécial de l’OCI pour la crise centrafricaine. « Nous n’avons pas souhaité nous mêler des affaires centrafricaines pour y avoir laissé trop de plumes », explique un officiel tchadien.

Après plusieurs discussions avec l’envoyé spécial de l’OCI en présence d’officiels tchadiens, Noureddine Adam dit, dans une déclaration, qu’il s’engage à apporter une contribution positive et sincère à la tenue des prochaines élections générales en Centrafrique le 27 décembre prochain. « Nous exprimons nos regrets pour les récents affrontements et les actes qui nous ont fait prêcher une partition pure et simple. Au contraire nous nous sommes battus toute notre vie pour une République centrafricaine unie, indivisible, mais réellement inclusive et qui accepte et protège tous ses enfants, qu’ils soient chrétiens, musulmans, animistes ou adeptes de toute forme de croyance », ajoute Noureddine Adam dans sa déclaration.

Source: http://www.rfi.fr/afrique/20151222-rca-noureddine-adam-ex-seleka-fprc-regrette-avoir-prone-partition-pays

 
1 commentaire

Publié par le 23/12/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: On doit être uni pour le bien et pour l’avenir de notre pays.

Publié par CARnews ou RCAinfo le 10 Novembre 2015/Bruno-Serge PIOZZA
CENTRAFRIQUE: On doit être uni pour le bien et pour l’avenir de notre pays.
gfr

Que le bon DIEU tout puissant nous aide à faire comprendre cela à tout le monde. Cette guerre n’était pas confessionnelle, elle est devenue confessionnelle par la force des choses et sur la base même de nos actes et de nos pensées orchestrées par les hommes politiques et les occidentaux pour leurs intérêts. C’est à nous Centrafricains de tout faire par nos actes, nos pensées et nos façons d »agir pour qu’elle reste politique et nous allons tout faire pour qu’elle le reste POLITIQUE car nous sommes ensemble pour toujours même si on est pas nombreux à défendre cette idée mais l’avenir nous donnera raison.Nous continuons de CRIER HAUT ET FORT que LA CENTRAFRIQUE est pour nous tous et nous resterons UN peuple uni quelque soit notre différence confessionnelle. Il faut aussi avoir le courage et la force de condamner avec force et vigueur les actes ignobles et insensés causés par les anti balaka sur des Centrafricains civils musulmans et aussi des actes causés par certains Musulmans Centrafricains sur la population civile innocente et martyrisée. La condamnation doit être de deux côtés pour qu’on puisse trouver le chemin de la paix. Par la voix des membres de la Coalition Islamo-Chrétienne pour la Cohésion, Nous condamnons avec force, fermeté et rigueur l’acte inhumain des anti balaka intervenu hier et qui a causé la mort d’un frère Centrafricain de confession musulmane alors qu’une période d’accalmie régnait sur Bangui. La Centrafrique est pour tous.

Par BSP Bruno-Serge PIOZZA

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: On doit être uni pour le bien et pour l’avenir de notre pays.

Publié par le 10/11/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

CSP

Il y a déjà quelques mois, la cérémonie de la première coupe de bois de la Société « STBC » avait eu lieu à Nola. En la présence du premier ministre, Mahamat Kamoun qu’entouraient le ministre en charge de la gestion forestière, les membres de son cabinet et de la présidence, les responsables de la Société « STBC », des invités officiels, et des professionnels des médias d’Etat et privés. Ce jour – là, beaucoup de belles allocutions ont été prononcées, et d’alléchantes promesses faites à l’Etat centrafricain, aux populations riveraines, et aux communes locales.

Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont et plusieurs mois se sont écoulés. Qu’en est – il aujourd’hui des réalisations de ces séduisantes paroles, de ces délicieuses et enivrantes promesses, et des engagements contenus dans le cahier des charges ? Combien l’Etat centrafricain a – t – il encaissé à ce jour, en termes de recettes en contrepartie de l’exploitation du PEA B ? Combien de taxes communales, les autorités locales ont – elles effectivement perçues en contrepartie des activités de cette société dans les caisses de leurs communes ? Combien d’écoles, de centres de santé et de kilomètres de routes ont – ils créés ou entretenus par cette société au bénéfice des populations autochtones, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

De très pertinentes questions auxquelles ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni les responsables de la STBC, ni les autorités locales ne peuvent donner une réponse satisfaisante. Afin d’y voir clair et d’y trouver une explication, notre journaliste d’investigation s’est penché sur la question et vous propose les conclusions de son enquête dans son prochain numéro. Affaire à suivre !!!!!

Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

burundispecialrep_0

Bangui, 28 octobre 2015. Il est 9 heures sur le pont de la Minusca où tout le monde se bouscule pour prendre un taxi. Subitement, sauve qui peut. Un groupe armé jusqu’aux dents d’hommes en moto en provenance du KM 5, vient d’effectuer une descente musclée dans la zone et se met à tirer en l’air sur le point d’arrêt de moto et taxis de la BINUCA. Dans la foulée et après avoir semé la panique, ces jihadistes réussiront à partir avec six (6) motos taxis dont les conducteurs ont préféré prendre la poudre d’escampette. Selon les témoins des évènements, cela s’est passé une fois de plus au nez et à la barbe des forces onusiennes qui seraient restées de marbre durant cette action spectaculaire. Par la suite, aucune patrouille des forces internationales n’a été observée dans le secteur, à la recherche de ces malfrats et afin de récupérer les motos emportées. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, ne cesse de marteler un certain Parfait Onanga Anyanga! Un jour plus tard, Bangui, 29 octobre 2015. Il est 9 heures à Fatima.

Des éléments armés, toujours en provenance de l’enclave des jihadistes du Km 5, sont repérés sur des motos vers Kéténguéré. Trois (3) d’entre eux sont atteints mortellement par des antibalakas, dont un, lapidé et brûlé à vif. En représailles, les jihadistes s’en prendront à la population de Kina, aux petits commerces, et même à l’Eglise Mid – Mission. Une histoire de vol de motos, comme la veille, qui aurait mal tourné ou une histoire de règlements de compte ? Personne ne peut répondre à cette question. Toutefois, il a été noté que les forces onusiennes basées dans le secteur du Km 5 n’ont pas anticipé, et réagi avec vigueur, robustesse, et responsabilité pour assurer la protection des populations civiles, femmes, enfants et personnes du 3ème âge. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, M. Parfait Onanga ! Franchement, l’insécurité est devenue le lot quotidien du peuple centrafricain. Et pourtant, selon des informations dignes de foi en notre possession, avant le déploiement des casques bleus en Centrafrique, le 15 septembre 2014, les attentes de la population étaient énormes. Certaines personnes souhaitaient accueillir une force qui pourra mettre un terme aux hostilités dans le pays.

La MINUSCA qui commande cette intervention onusienne jugeait cette troisième opération, celle qui pourra prendre une nouvelle dimension pour protéger la population, appuyer la transition politique et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat. Le 15 septembre était la date du lancement officiel de cette force onusienne. Son déploiement, sous couvert de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies vise à stabiliser la Centrafrique, confrontée à une crise depuis plusieurs mois. Selon les souhaits exprimés par une partie de la population de la capitale, les casques bleus devraient être plus efficaces que les forces précédentes. « La Misca et la Sangaris n’ont pas bien mené leurs missions. Les armes circulent encore, même à Bangui. Des exactions sont toujours enregistrées au quotidien. L’expérience des Nations Unies pourra aider la Centrafrique à retrouver sa stabilité. Nous ne voulons plus entendre parler des milices ou groupes rebelles durant leurs missions », a souhaité un habitant de Bangui. « Cette force onusienne doit tout faire pour étouffer l’esprit de la partition du pays, en restaurant effectivement l’autorité de l’Etat partout », c’était l’attente majeure d’une femme commerçante. La société civile centrafricaine, l’une des entités qui avait réclamé le déploiement des casques bleus pour stabiliser la Centrafrique, espère une force qui pourra mettre en application son mandant. « J’espère que cette force ne va pas faire comme les autres qui ont mis de côté leur mandat. Elle doit tout faire pour mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives.

Leurs interventions devraient permettre à ce qu’on aille très rapidement aux élections et faciliter le retour des déplacés ainsi que des refugiés », a souligné Gervais Lakosso, coordonateur du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine. Comme initialement prévu, le 15 septembre 2014, la Minusca s’est déployée effectivement en République centrafricaine, en remplacement de la Misca, incapable de sécuriser le pays, d’aider à la restructuration et à la réhabilitation des forces armées centrafricaines, au retour des milliers des personnes déplacées dans leurs villages, à la restauration de l’Etat et in fine à l’organisation des élections inclusives, transparentes, régulières, et crédibles . Désormais, la Minusca devait faire siennes toutes ces missions, mais cette fois – ci sous le chapitre 7 de la charte de l’Onu, dotée de mesures plus robustes et plus vigoureuses, de plus de 12.000 hommes, et d’une puissance militaire et matérielle de feu, éminemment impressionnante et incomparable. Malheureusement, plus de 10 plus tard les résultats de son déploiement sont un échec cuisant sur toutes les lignes.

Certes, la présence des forces onusiennes a empêché tout un peuple de basculer et de sombrer dans les violences intercommunautaires et dans la spirale d’une guerre génocidaire. Sur le plan social, les fonctionnaires et agents resteront à jamais reconnaissants à la communauté internationale qui supporte financièrement le paiement des salaires, bourses et pensions. Et le peuple n’oubliera jamais ces hommes et ces femmes qui ont quitté leur pays, et abandonné leurs familles et enfants pour venir en mission de pacification, en Centrafrique et dont certains y ont laissé la vie. Ces sacrifices suprêmes resteront à jamais graver dans la mémoire du peuple centrafricain. Cependant, le haut commandement de la Minusca n’ a pas été en mesure d’imposer à l’ensemble des troupes la discipline nécessaire à l’exécution des missions sus – évoquées. Versés dans les actes de contrebande, de débauches sexuelles, de trafics de l’or et de diamant, le Gl Babacar Gaye, le Gl Tumenta et Autres ont plutôt vite fait de faire de la crise centrafricaine un véritable fonds de commerce et ont travaillé activement à sa pérennisation. En caressant les bandes armées dans le sens du poils, à travers la mesure communément appelée « mesure de confiance » qui reconnait à des violeurs de femmes, à des liquidateurs de la République et à des égorgeurs de tout un peuple, le droit de détenir des armes de guerre et de s’en servir. A l’arrivée plus de 10 mois plus tard, même si un calme précaire règne à Bangui, des bandes armées écument toujours la République centrafricaine, règnent en de véritables conquistadores, prennent des populations en otages, pillent, volent, rackettent et tuent impunément. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste aujourd’hui à Bambari, chef – lieu de la Ouaka où un ressortissant peuhl, un certain Ali Darassa qui, à la tête d’une armée de mercenaires, lève l’impôt, rackette la population, viole des femmes, vole, pille et tue au vu et au su des forces onusiennes du contingent congolais de la Rdc. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste, sur l’axe Bangui / Douala où sévissent des bandes armées dont l’objectif est non seulement de braquer et de dépouiller les commerçants de leurs biens, mais surtout de rendre inopérationnel cet axe économique vital pour les finances de la République, au vu et au su des forces onusiennes du contingent bangalais. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste à Kaga – Bandoro où les populations des communes environnantes sont obligées de déserter leurs villages du fait des exactions des éleveurs peuhls. Tel est le spectacle auquel l’on assiste à Bangui dans l’enclave de Km 5 où règnent des jihaddistes qui n’ont pas hésité un seul instant à ouvrir le feu sur des forces onusiennes, détruisant un véhicule blindé, faisant un mort et laissant sur le carreau plusieurs blessés. Tous ces graves manquements au combat pour la pacification du pays ont fini par obliger M. Ban Ki – Moon à forcer le Gl Babacar Gaye à la démission et à nommer un civil, M. Parfait Onenga – Anyanga à sa place. Si un général n’avait rien pu faire pour le retour de la paix en Centrafrique, qu’en serait – il d’un civil, murmurent déjà des centrafricains. Une très pertinente question à laquelle M. Onenga – Anyanga se doit de trouver une réponse avant la tenue des prochaines échéances électorales. Pour ce faire et afin d’éviter de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur, M. Parfait Onenga – Anyanga doit hic et nunc frapper du poing sur la table, en recourant sans aucune réserve à la force pour neutraliser et écraser les états – major des éléments de la Séléka et des faux Antibalakas: en attaquant toutes leurs positions tant à Bangui que partout en provinces et celles des milices armées. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra créer les conditions indispensables à l’organisation des élections libres et transparentes, et être utile à la population centrafricaine et à la Minusca. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra rentrer à jamais dans l’histoire du pays de B. Boganda, en tant que digne fils d’Afrique et du Monde.

Par Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

mapenzi

Jean – Paul Naïba « Dans un article intitulé « Hyacinthe Touhouyé : Pourquoi vous devez revoir le permis d’exploitation alloué à la société « Thanry », paru le 04 février 2014, sous le numéro 053, le journal « Transparency » avait déjà eu le courage d’interpeller les nouvelles autorités en charge de la gestion des affaires de la cité sur la continuité de certains pratiques mafieuses qui ont été la marque de fabrique des régimes précédents. Au jour d’aujourd’hui, selon des informations de sources constantes et concordantes, et après moult recoupements, il est établi que visiblement ce message n’a pas non seulement été compris, mais surtout il a tout simplement eu l’effet d’une goutte d’eau sur la plume d’un canard.

En effet, il nous a été rapporté que le nouveau ministre des eaux et forêts, M. Hyacinthe Touhouyé, de surcroît inspecteur des impôts et ressortissant de Clermont – Ferrand, serait en train de marcher sur les traces de ses prédécesseurs, en collaborant étroitement avec les responsables de certaines sociétés forestières qui ne sont pas en règle vis – à – vis de leurs impositions fiscales, de leurs taxes forestières, et de l’exécution de leurs cahiers de charges. Il s’agit bel et bien du groupe « Vicwood », et de la société « Thanry » dont la zone de juridiction couvre Dédé – Mokouba, Bamba, et Sosso Nakombo. De quoi s’agit ? Soumissionnaire à un appel d’offres pour l’acquisition d’un nouveau permis d’exploitation forestière, le groupe « Vicwood » via la société « Thanry » aurait vu son offre être purement et simplement rejetée par la commission interministérielle d’attributions des marchés publics.

Pour des raisons évidemment techniques et dont l’essentiel tournerait autour de la proposition de son offre financière et de ses nombreux déboires fiscaux. Mais, au lieu de s’en tenir à la décision de la commission interministérielle d’attributions, M. Hyacinthe Touhouyé, en sa qualité de ministre des eaux et forêts, aurait décidé de remettre non seulement dans la course, la société « Thanry », mais surtout aurait exigé, en se substituant à la CIMA, qu’un des lots lui soit attribué, aux motifs qu’elle emploierait plus de 350 travailleurs. Voilà une information qui doit siffler très fort dans les oreilles d’un certain André Nzapayéké et qui est de nature à ternir davantage l’image du gouvernement des fameux technocrates dont il a la charge. Pour quelles raisons, une société qui n’ a jamais exécuté plus de 50% de sa superficie, qui n’est pas en règle vis – à – vis du fisc, de l’OCSS, des taxes communales et dont les travailleurs sont en chômage, peut – elle être attributaire d’un autre permis ? Quels intérêts défend ici M. Hyacinthe Touhouyé, les siens ou ceux des populations riveraines ? Et peut – il en sa qualité de ministre de la République se substituer à la commission interministérielle ? Ne sommes – nous pas là devant un cas de violation des dispositions de la loi portant code des marchés publics en RCA ? Qu’en dit alors le premier ministre, M. André Nzapayéké, en sa qualité de président de l’autorité de régulation des marchés publics ? Jean – Paul Naïba ». Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu……. ? Affaire à suivre….. !

Par Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 26 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

mapenzi

Depuis son arrestation, des voix s’élèvent pour conférer à cette affaire un caractère plus politique que technique ou pénal et faire porter à Mme Samba – Panza la responsabilité de cette atteinte à la liberté. Mais, selon des informations en notre possession, des faits graves seraient effecctivement reprochés à M. John Mapenzi et n’auraient aucune connotation commerciale comme voudraient bien le faire croire certaines sources. Pour avoir une idée de la solidité de ce dossier, lisez plutôt ce qui suit : « Affaire « Société de Transformation des Bois de Centrafrique », en abrégé « STBC »
Fort du capital obtenu grâce à d’opaques opérations d’extractions frauduleuses des fonds publics de la caisse de l’Etat, il a créé de toutes pièces et dans la foulée « la Société de Transformation des Bois de Centrafrique », après publication d’un avis d’appel d’offres et suite aux instructions de la Société – Mère dénommée aussi STBC sise au Cameroun et dont les partenaires financiers sont de nationalités camerounaise et italienne. Pour obtenir le marché d’attribution du PEA, il a eu recours à des actes manifestes de manipulations et de corruption active ….. » Affaire à suivre….

Jean-Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

Publié par le 26/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE :Insécurité / Le film du désarmement, de l’arrestation et de l’humiliation des forces onusiennes par des antibalakas sur l’axe Boali Transparency

Publié par CARnews ou RCAinfo le 22 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA
CENTRAFRIQUE :Insécurité / Le film du désarmement, de l’arrestation et de l’humiliation des forces onusiennes par des antibalakas sur l’axe Boali Transparency
4MINUSCA_Patrol

Bangui, 21 octobre 2015. Il est 10 h 21 mn. Je me rendais au bureau, lorsque je croisais devant le palais de la justice un de mes cadets dont j’avais fait la connaissance au Petit Séminaire Saint Marcel de Sibut, il y a aujourd’hui plus de 30 ans. Après quelques échanges de formules de politesse et alors que j’étais encore là, il reprenait le fil d’un échange qu’il avait déjà commencé avec une femme d’une trentaine qui se tenait là, à côté d’un vendeur de crédits. Aussitôt, devaient s’arrêter brutalement deux (02) éléments de la gendarmerie qui allaient leur chemin. Intéressés par ce qu’il expliquait, pour tendre l’oreille et en savoir un peu plus sur l’information que mon interlocuteur était en train de partager avec la femme : celle relative à l’enlèvement des éléments de la gendarmerie, la veille sur l’axe Boali, par des antibalakas. Selon notre informateur, il revenait d’une cérémonie d’inhumation, le samedi 17 octobre 2015, aux environs de 15 h 00, lorsqu’il avait vu coucher par terre des gendarmes, leur convoi s’étant arrêté afin de permettre aux uns et aux autres de se désaltérer et de s’approvisionner en nourriture, dans la ville au niveau du marché. A ce moment précis, son attention était attirée par l’arrivée, sur une moto, d’un homme, en blouson, armé, et téléphone portable à la main. Après avoir minutieusement observé les occupants du convoi, ce suspect s’est détaché pour passer une communication. A qui ? Il ne tardera pas à le savoir.

En effet, quelques instants plus tard, le convoi reprenait la route. Mais, arrivé à Boali – Poste au sortir de la ville, un homme armé va intimider l’ordre au premier véhicule du convoi de se garer. Sans hésiter, notre informateur qui se trouvait à bord dudit véhicule, n’hésite pas un seul instant à se souvenir de la communication passée par l’homme en blouson, armé et téléphone portable à la main, et ordonne immédiatement au chauffeur, en sa qualité de représentant du préfet de l’Ombella – Mpoko, de s’arrêter. Aussitôt, une voix autoritaire demande à tous les occupants du véhicule de descendre, insiste sur la présence d’un ministre de la République dans le convoi, et lui enjoint l’ordre de décliner son identité et de se rendre. Alors, Mme Mboua, née Koyassoum Doumta Léa, 1er vice – président du conseil national de transition, et ancien ministre de la République prend la parole et se présente. A peine a-t-il fini de parler que ses aides de camp qui sont des gendarmes, sont désarmés et conduits vers un buisson pour être exécutés. Grâce au courage de Mme Mboua, ceux – ci auront la vie sauve et après plus de deux (02) heures de négociations, le convoi sera libéré et autorisé à reprendre la route, muni d’une liste de revendications au gouvernement.Cependant, il s’est passé entretemps un autre évènement qui a ému Mme Mboua et tous ses compagnons d’infortune.

En effet, au moment où elle était en train de discuter avec ses ravisseurs, Mme Mboua a vu arriver un véhicule de la Minusca, avec des forces onusiennes à bord, bien armées. Sur – le champ, une voix autoritaire leur a donné l’ordre de se mettre à l’écart et après quelques tirs de sommation, plus d’une cinquante d’éléments lourdement armés vont sortir de la brousse, encercler le véhicule, et procéder au désarmement de tous ses occupants. « Des armes et même des casques des forces onusiennes qui traînaient sur la tête des antibalakas », dira 2 jours plus tard Mme Mboua, dans son intervention sur les antennes de la RNL. 6 ou 7 éléments des forces onusiennes, impuissantes, méconnaissables, désarmées et humiliées par des bandes armées qu’elles ont la mission de désarmer, et ce, devant des hommes et des femmes qu’elles ont la mission de secourir, de protéger, de rassurer et d’aider à reprendre goût à la vie. Quel spectacle ! Des centrafricaines et des centrafricains qui malheureusement vont assister, ce jour – là, abasourdis, impuissants, et la mort dans l’âme, au désarmement, à l’enlèvement, et à l’humiliation des forces onusiennes, en mission de sécurisation en Centrafrique, sous le chapitre VII de la charte de l’Onu, et dotées de moyens logistiques, matériels, et militaires impressionnants, conformément aux dispositions des résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité. Des centrafricaines et des centrafricains qui n’ont pas hésité à témoigner de cet incident malheureux, comme l’a fait mon ancienne connaissance du Petit Séminaire St Marcel de Sibut. A telle enseigne qu’en ce jour du lundi 19 octobre 2015, toute la ville de Bangui ne grouillait que de cette information, dans les taxis et bus, les débits de boisson et lieux de restauration, à la maison et dans les bureaux.

Partout, une seule question : comment cet incident malheureux a – t – il été possible ? Comment le haut commandement militaire de la Minusca à qui il vient d’être confié la gestion de toutes les opérations de sécurisation n’a – t – il pas prévu et mis en place, sur les barrières et dans les zones à hauts risques, des brigades de contrôle et des missions de patrouilles régulières et inopinées, sur l’axe Bangui – Boali ? A quoi servent finalement tous les moyens logistiques, matériels et militaires impressionnants, en leur possession ? N’est – il pas là un signe d’abandon, un acte de désertion devant l’ennemi et un acte de non – assitance à tout un peuple en danger, sur sa propre terre ? Tout un peuple qui s’interroge et qui ne cesse de s’interroger sur les raisons de cette impuissance, les raisons du refus de désarmer par la force toutes les bandes armées, conformément aux dispositions des résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité, et sur les raisons de cette résignation inouïe face à de permanents actes de provocation et d’humiliation, de la part de toutes les bandes armées. N’est – ce pas là une fois de plus l’expression visible et palpable du grand complot minutieusement ourdi et tant dénoncé contre le peuple centrafricain pour l’exterminer et faire mains basses sur toutes les ressources dont regorgent le sol et le sous – sol de son pays ? Dans tous les cas, quelles que soient les raisons à évoquer pour justifier ce qui s’est passé, cet évènement est une honte pour des forces onusiennes qui, à force de jouer au chat et à la souris, de refuser de désarmer par la force, de reconnaitre à des bandes armées le droit de disposer d’armes de guerre et de s’en servir, de collaborer avec des seigneurs de guerre et d’assurer leur protection, sont devenues des ennemis de la paix en Centrafrique et de tout un peuple, prisonnier des bandes armées et des seigneurs de guerre, depuis plus de deux (02) années sur sa propre terre. Alors, honte à Ban Ki – Moon ! Honte à François Hollande ! Honte à Hervé Ladsous ! Honte à Parfait Onanga Anyanga !

Par Jean – Paul Naïba

 

 

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE :Insécurité / Le film du désarmement, de l’arrestation et de l’humiliation des forces onusiennes par des antibalakas sur l’axe Boali Transparency

Publié par le 22/10/2015 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :