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CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

CSP

Il y a déjà quelques mois, la cérémonie de la première coupe de bois de la Société « STBC » avait eu lieu à Nola. En la présence du premier ministre, Mahamat Kamoun qu’entouraient le ministre en charge de la gestion forestière, les membres de son cabinet et de la présidence, les responsables de la Société « STBC », des invités officiels, et des professionnels des médias d’Etat et privés. Ce jour – là, beaucoup de belles allocutions ont été prononcées, et d’alléchantes promesses faites à l’Etat centrafricain, aux populations riveraines, et aux communes locales.

Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont et plusieurs mois se sont écoulés. Qu’en est – il aujourd’hui des réalisations de ces séduisantes paroles, de ces délicieuses et enivrantes promesses, et des engagements contenus dans le cahier des charges ? Combien l’Etat centrafricain a – t – il encaissé à ce jour, en termes de recettes en contrepartie de l’exploitation du PEA B ? Combien de taxes communales, les autorités locales ont – elles effectivement perçues en contrepartie des activités de cette société dans les caisses de leurs communes ? Combien d’écoles, de centres de santé et de kilomètres de routes ont – ils créés ou entretenus par cette société au bénéfice des populations autochtones, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

De très pertinentes questions auxquelles ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni les responsables de la STBC, ni les autorités locales ne peuvent donner une réponse satisfaisante. Afin d’y voir clair et d’y trouver une explication, notre journaliste d’investigation s’est penché sur la question et vous propose les conclusions de son enquête dans son prochain numéro. Affaire à suivre !!!!!

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

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Bangui, 28 octobre 2015. Il est 9 heures sur le pont de la Minusca où tout le monde se bouscule pour prendre un taxi. Subitement, sauve qui peut. Un groupe armé jusqu’aux dents d’hommes en moto en provenance du KM 5, vient d’effectuer une descente musclée dans la zone et se met à tirer en l’air sur le point d’arrêt de moto et taxis de la BINUCA. Dans la foulée et après avoir semé la panique, ces jihadistes réussiront à partir avec six (6) motos taxis dont les conducteurs ont préféré prendre la poudre d’escampette. Selon les témoins des évènements, cela s’est passé une fois de plus au nez et à la barbe des forces onusiennes qui seraient restées de marbre durant cette action spectaculaire. Par la suite, aucune patrouille des forces internationales n’a été observée dans le secteur, à la recherche de ces malfrats et afin de récupérer les motos emportées. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, ne cesse de marteler un certain Parfait Onanga Anyanga! Un jour plus tard, Bangui, 29 octobre 2015. Il est 9 heures à Fatima.

Des éléments armés, toujours en provenance de l’enclave des jihadistes du Km 5, sont repérés sur des motos vers Kéténguéré. Trois (3) d’entre eux sont atteints mortellement par des antibalakas, dont un, lapidé et brûlé à vif. En représailles, les jihadistes s’en prendront à la population de Kina, aux petits commerces, et même à l’Eglise Mid – Mission. Une histoire de vol de motos, comme la veille, qui aurait mal tourné ou une histoire de règlements de compte ? Personne ne peut répondre à cette question. Toutefois, il a été noté que les forces onusiennes basées dans le secteur du Km 5 n’ont pas anticipé, et réagi avec vigueur, robustesse, et responsabilité pour assurer la protection des populations civiles, femmes, enfants et personnes du 3ème âge. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, M. Parfait Onanga ! Franchement, l’insécurité est devenue le lot quotidien du peuple centrafricain. Et pourtant, selon des informations dignes de foi en notre possession, avant le déploiement des casques bleus en Centrafrique, le 15 septembre 2014, les attentes de la population étaient énormes. Certaines personnes souhaitaient accueillir une force qui pourra mettre un terme aux hostilités dans le pays.

La MINUSCA qui commande cette intervention onusienne jugeait cette troisième opération, celle qui pourra prendre une nouvelle dimension pour protéger la population, appuyer la transition politique et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat. Le 15 septembre était la date du lancement officiel de cette force onusienne. Son déploiement, sous couvert de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies vise à stabiliser la Centrafrique, confrontée à une crise depuis plusieurs mois. Selon les souhaits exprimés par une partie de la population de la capitale, les casques bleus devraient être plus efficaces que les forces précédentes. « La Misca et la Sangaris n’ont pas bien mené leurs missions. Les armes circulent encore, même à Bangui. Des exactions sont toujours enregistrées au quotidien. L’expérience des Nations Unies pourra aider la Centrafrique à retrouver sa stabilité. Nous ne voulons plus entendre parler des milices ou groupes rebelles durant leurs missions », a souhaité un habitant de Bangui. « Cette force onusienne doit tout faire pour étouffer l’esprit de la partition du pays, en restaurant effectivement l’autorité de l’Etat partout », c’était l’attente majeure d’une femme commerçante. La société civile centrafricaine, l’une des entités qui avait réclamé le déploiement des casques bleus pour stabiliser la Centrafrique, espère une force qui pourra mettre en application son mandant. « J’espère que cette force ne va pas faire comme les autres qui ont mis de côté leur mandat. Elle doit tout faire pour mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives.

Leurs interventions devraient permettre à ce qu’on aille très rapidement aux élections et faciliter le retour des déplacés ainsi que des refugiés », a souligné Gervais Lakosso, coordonateur du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine. Comme initialement prévu, le 15 septembre 2014, la Minusca s’est déployée effectivement en République centrafricaine, en remplacement de la Misca, incapable de sécuriser le pays, d’aider à la restructuration et à la réhabilitation des forces armées centrafricaines, au retour des milliers des personnes déplacées dans leurs villages, à la restauration de l’Etat et in fine à l’organisation des élections inclusives, transparentes, régulières, et crédibles . Désormais, la Minusca devait faire siennes toutes ces missions, mais cette fois – ci sous le chapitre 7 de la charte de l’Onu, dotée de mesures plus robustes et plus vigoureuses, de plus de 12.000 hommes, et d’une puissance militaire et matérielle de feu, éminemment impressionnante et incomparable. Malheureusement, plus de 10 plus tard les résultats de son déploiement sont un échec cuisant sur toutes les lignes.

Certes, la présence des forces onusiennes a empêché tout un peuple de basculer et de sombrer dans les violences intercommunautaires et dans la spirale d’une guerre génocidaire. Sur le plan social, les fonctionnaires et agents resteront à jamais reconnaissants à la communauté internationale qui supporte financièrement le paiement des salaires, bourses et pensions. Et le peuple n’oubliera jamais ces hommes et ces femmes qui ont quitté leur pays, et abandonné leurs familles et enfants pour venir en mission de pacification, en Centrafrique et dont certains y ont laissé la vie. Ces sacrifices suprêmes resteront à jamais graver dans la mémoire du peuple centrafricain. Cependant, le haut commandement de la Minusca n’ a pas été en mesure d’imposer à l’ensemble des troupes la discipline nécessaire à l’exécution des missions sus – évoquées. Versés dans les actes de contrebande, de débauches sexuelles, de trafics de l’or et de diamant, le Gl Babacar Gaye, le Gl Tumenta et Autres ont plutôt vite fait de faire de la crise centrafricaine un véritable fonds de commerce et ont travaillé activement à sa pérennisation. En caressant les bandes armées dans le sens du poils, à travers la mesure communément appelée « mesure de confiance » qui reconnait à des violeurs de femmes, à des liquidateurs de la République et à des égorgeurs de tout un peuple, le droit de détenir des armes de guerre et de s’en servir. A l’arrivée plus de 10 mois plus tard, même si un calme précaire règne à Bangui, des bandes armées écument toujours la République centrafricaine, règnent en de véritables conquistadores, prennent des populations en otages, pillent, volent, rackettent et tuent impunément. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste aujourd’hui à Bambari, chef – lieu de la Ouaka où un ressortissant peuhl, un certain Ali Darassa qui, à la tête d’une armée de mercenaires, lève l’impôt, rackette la population, viole des femmes, vole, pille et tue au vu et au su des forces onusiennes du contingent congolais de la Rdc. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste, sur l’axe Bangui / Douala où sévissent des bandes armées dont l’objectif est non seulement de braquer et de dépouiller les commerçants de leurs biens, mais surtout de rendre inopérationnel cet axe économique vital pour les finances de la République, au vu et au su des forces onusiennes du contingent bangalais. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste à Kaga – Bandoro où les populations des communes environnantes sont obligées de déserter leurs villages du fait des exactions des éleveurs peuhls. Tel est le spectacle auquel l’on assiste à Bangui dans l’enclave de Km 5 où règnent des jihaddistes qui n’ont pas hésité un seul instant à ouvrir le feu sur des forces onusiennes, détruisant un véhicule blindé, faisant un mort et laissant sur le carreau plusieurs blessés. Tous ces graves manquements au combat pour la pacification du pays ont fini par obliger M. Ban Ki – Moon à forcer le Gl Babacar Gaye à la démission et à nommer un civil, M. Parfait Onenga – Anyanga à sa place. Si un général n’avait rien pu faire pour le retour de la paix en Centrafrique, qu’en serait – il d’un civil, murmurent déjà des centrafricains. Une très pertinente question à laquelle M. Onenga – Anyanga se doit de trouver une réponse avant la tenue des prochaines échéances électorales. Pour ce faire et afin d’éviter de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur, M. Parfait Onenga – Anyanga doit hic et nunc frapper du poing sur la table, en recourant sans aucune réserve à la force pour neutraliser et écraser les états – major des éléments de la Séléka et des faux Antibalakas: en attaquant toutes leurs positions tant à Bangui que partout en provinces et celles des milices armées. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra créer les conditions indispensables à l’organisation des élections libres et transparentes, et être utile à la population centrafricaine et à la Minusca. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra rentrer à jamais dans l’histoire du pays de B. Boganda, en tant que digne fils d’Afrique et du Monde.

Par Jean – Paul Naïba

 
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CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire Mapenzi / M. Hyacinthe Touhouyé : Pouvez – vous vous substituer à la CIMA ? Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu…….. ? Affaire à suivre…… !

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Jean – Paul Naïba « Dans un article intitulé « Hyacinthe Touhouyé : Pourquoi vous devez revoir le permis d’exploitation alloué à la société « Thanry », paru le 04 février 2014, sous le numéro 053, le journal « Transparency » avait déjà eu le courage d’interpeller les nouvelles autorités en charge de la gestion des affaires de la cité sur la continuité de certains pratiques mafieuses qui ont été la marque de fabrique des régimes précédents. Au jour d’aujourd’hui, selon des informations de sources constantes et concordantes, et après moult recoupements, il est établi que visiblement ce message n’a pas non seulement été compris, mais surtout il a tout simplement eu l’effet d’une goutte d’eau sur la plume d’un canard.

En effet, il nous a été rapporté que le nouveau ministre des eaux et forêts, M. Hyacinthe Touhouyé, de surcroît inspecteur des impôts et ressortissant de Clermont – Ferrand, serait en train de marcher sur les traces de ses prédécesseurs, en collaborant étroitement avec les responsables de certaines sociétés forestières qui ne sont pas en règle vis – à – vis de leurs impositions fiscales, de leurs taxes forestières, et de l’exécution de leurs cahiers de charges. Il s’agit bel et bien du groupe « Vicwood », et de la société « Thanry » dont la zone de juridiction couvre Dédé – Mokouba, Bamba, et Sosso Nakombo. De quoi s’agit ? Soumissionnaire à un appel d’offres pour l’acquisition d’un nouveau permis d’exploitation forestière, le groupe « Vicwood » via la société « Thanry » aurait vu son offre être purement et simplement rejetée par la commission interministérielle d’attributions des marchés publics.

Pour des raisons évidemment techniques et dont l’essentiel tournerait autour de la proposition de son offre financière et de ses nombreux déboires fiscaux. Mais, au lieu de s’en tenir à la décision de la commission interministérielle d’attributions, M. Hyacinthe Touhouyé, en sa qualité de ministre des eaux et forêts, aurait décidé de remettre non seulement dans la course, la société « Thanry », mais surtout aurait exigé, en se substituant à la CIMA, qu’un des lots lui soit attribué, aux motifs qu’elle emploierait plus de 350 travailleurs. Voilà une information qui doit siffler très fort dans les oreilles d’un certain André Nzapayéké et qui est de nature à ternir davantage l’image du gouvernement des fameux technocrates dont il a la charge. Pour quelles raisons, une société qui n’ a jamais exécuté plus de 50% de sa superficie, qui n’est pas en règle vis – à – vis du fisc, de l’OCSS, des taxes communales et dont les travailleurs sont en chômage, peut – elle être attributaire d’un autre permis ? Quels intérêts défend ici M. Hyacinthe Touhouyé, les siens ou ceux des populations riveraines ? Et peut – il en sa qualité de ministre de la République se substituer à la commission interministérielle ? Ne sommes – nous pas là devant un cas de violation des dispositions de la loi portant code des marchés publics en RCA ? Qu’en dit alors le premier ministre, M. André Nzapayéké, en sa qualité de président de l’autorité de régulation des marchés publics ? Jean – Paul Naïba ». Affaire Mapenzi / Et si le journal « Transparency » rentrait dans le jeu……. ? Affaire à suivre….. !

Par Jean – Paul Naïba

 
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CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 26 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Alerte – Infos / Attention, le dossier « MAPENZI » semble plus solide, plus technique que politique !

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Depuis son arrestation, des voix s’élèvent pour conférer à cette affaire un caractère plus politique que technique ou pénal et faire porter à Mme Samba – Panza la responsabilité de cette atteinte à la liberté. Mais, selon des informations en notre possession, des faits graves seraient effecctivement reprochés à M. John Mapenzi et n’auraient aucune connotation commerciale comme voudraient bien le faire croire certaines sources. Pour avoir une idée de la solidité de ce dossier, lisez plutôt ce qui suit : « Affaire « Société de Transformation des Bois de Centrafrique », en abrégé « STBC »
Fort du capital obtenu grâce à d’opaques opérations d’extractions frauduleuses des fonds publics de la caisse de l’Etat, il a créé de toutes pièces et dans la foulée « la Société de Transformation des Bois de Centrafrique », après publication d’un avis d’appel d’offres et suite aux instructions de la Société – Mère dénommée aussi STBC sise au Cameroun et dont les partenaires financiers sont de nationalités camerounaise et italienne. Pour obtenir le marché d’attribution du PEA, il a eu recours à des actes manifestes de manipulations et de corruption active ….. » Affaire à suivre….

Jean-Paul Naïba

 
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CENTRAFRIQUE: LA CHIENLIT DE LA SAPPOTICAILLE

Publié par CARnews ou RCAInfo le 21 Octobre 2015/  Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : LA CHIENLIT DE LA SAPPOTICAILLE

 sappot

                                      PAR RJPM

Réputée pour ses intimidations, ses trafics d’influence, mais plus particulièrement pour sa cupidité et notamment son amour immodéré de la perception des pots-de-vin des investisseurs étrangers, la « Sappotite » est un des kystes cancéreux et incurables de la « Sambapanzie » qui risquerait, si l’on n’y prend pas garde, de poser à la longue un véritable problème de société. De nombreux Centrafricains ne cachent plus leur désarroi face à l’ingérence des jeunes escrocs en col blanc dans la gestion de la chose publique. De prime abord, plusieurs sources concordantes font état de l’ombre diabolique de la « Sappoticaillerie » derrière l’arrestation de Michel Amine, la confiscation du passeport de Karim Meckassoua, les matraquages médiatiques qui entouraient le refus des Américains d’accueillir Jean Jacques Démafouth sur leur sol et plus récemment l’interdiction de voyager dont vient de faire l’expérience Elie Doté. En vérité, la montée en puissance de Michel Amine et son franc-parler agaçaient la Régence en Centrafrique, au point qu’ordre fut donné de le faire taire par tout moyen. La suite de l’épisode, tout le monde le connait. Quant à Karim Meckassoua, la « Sappotite » estime qu’il fait de l’ombrage à la présidente sur la scène internationale par la multiplication de ses déplacements à l’étranger et ils esperaient qu’en confisquant son passeport, ils parviendraient à le réduire au silence. Comment la « Sappoticaillerie » dont les leaders ne sont qu’une bande de gamin d’une trentaine d’années peut-elle se permettre de jouer avec l’avenir d’un peuple tout entier ? Excepté MAFOUTAPA qui fait un peu peur aux « Molégué ti kozo seleka », personne n’a plus droit au respect en Centrafrique de la part de ce groupuscule. D’ailleurs, la « Sappotite » s’est donnée pour mission de combattre, par personne interposée, Démafouth le plus redoutable des conseillers de la « Sambapanzie ». La fuite organisée de l’information sur le refus de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique d’accorder le visa au Conseiller Démafouth était l’oeuvre de la « Sappotite ». En centrafrique, l’abus de pouvoir et d’autorité ont regagné toutes leurs lettres de noblesses grâce aux enfants de la reine mère. Des policiers rapportent par exemple que lorsqu’ils ont le malheur de tomber sur la « Sappoticaille », lors des contrôles de routine, ils ont systématiquement droit aux remontrances, et pour mieux leur faire peur dans l’exercice de leur mission régalienne, ils doivent se contenter de la pièce d’identité de Cathérine Samba-Panza elle-même, en lieu et place de l’assurance et carte grise du véhicule. A vrai dire, les exemples sont légions. Bon nombre de personnes s’accordent à dire que la famille Sappot constitue le maillon dur de la ruine du pays pendant la transition. Cette famille comptabilise plusieurs maisons éparpillées dans le monde. Plus d’une dizaine de voitures de luxe destinées en principe à la République Centrafricaine, sont bunkérisées au Cameroun par la famille régnante de Centrafrique. Des maisons construites à la hâte poussent comme des champignons. En ce moment, le vice président de la transition est entrain de construire, avec l’argent du peuple centrafricain meurtri, une maison individuelle sur un terrain de 866m2 à Fleury les Aubrais, une bourgade limitrophe d’Orléans. C’est la société « Maison Kerbea » qui est en charge de la construction. Pour les plus téméraires, l’image d’illustration du présent article pourrait leur apporter des détails supplémentaires.

L’objectif poursuivi ici, n’est nullement de jeter le discrédit sur la « Sappotite ». Encore moins de livrer la « Sappoticaillerie » à la vindicte populaire. Cependant, les frasques de la famille présidentielle, que l’on pensait d’une époque révolue, devront être dénoncées avec la dernière énergie. Et cela ouvre le débat sur l’exemplarité des familles dirigeantes en Centrafrique. C’est même à ce titre que nous n’avons pas hésité à interroger les différents candidats qui ambitionnent le fauteuil présidentiel, sur le rôle que joueront leurs progénitures si jamais ils accèdent au pouvoir.

Aux questions : Qu’en sera-t-il de vos enfants et autres membres de votre famille ? Devons-nous craindre qu’une fois au pouvoir, ces derniers contracteront-ils aussi le « virus » des enfants et parents des présidents centrafricains ? Nous voulons parler de la propension des proches des présidents centrafricains à s’arroger certaines prérogatives au mépris des règles de l’état de droit et l’interférence dans la gestion de la chose publique. Seront-ils des centrafricains avec les droits et devoirs que les autres, notamment le respect des institutions ? Respecteront-ils le peuple ? Donneront-ils l’exemple ?

Martin Ziguélé le Président du MLPC répond ceci: « Si vous me connaissez un peu vous n’auriez pas ces inquiétudes. Je suis un fils de gendarme, qui a vécu les premières années de sa vie dans les casernes de gendarmerie, puis je suis entré à l’âge de 11 ans au Petit Séminaire Saint-Jean de Bossangoa, dirigé par des pères capucins. Je suis ensuite entré en seconde au Lycée d’Etat des Rapides où j’ai vécu en internat jusqu’en terminale avec des collègues comme Honoré Nzessioué, Joseph Agbo, Marmier Dédé Patrick, Mboe Gervais, Kalambani Fulbert et d’autres encore. Je n’ai donc pas découvert la discipline sur le tard. J’ai dit à mes enfants que le seul héritage que je peux leur laisser ne sera ni l’or ni l’argent, parce que tout cela se dilapide facilement. Je leur ai toujours dit que la seule richesse que je tente de leur transmettre par l’éducation est le respect qu’ils doivent à l’Autre ».

Quant à Anicet Georges Dologuélé de l’URCA, il dit : « Dans un Etat organisé, ce que vous décrivez n’est pas possible parce qu’il y a des contrepouvoirs. Chez nous et de plus en plus, il y a une tendance à privatiser l’Etat avec un cynisme presque agressif. Les conséquences sont désastreuses et tous les candidats à l’élection du Président de la République devront tirer des leçons de passé et du présent pour éviter de prendre ces raccourcis dangereux. Pour ma part, j’ai quatre enfants, dont trois encore mineurs. Ce n’est pas eux qui joueront aux fils de Président, si j’étais élu. Quant à ma fille ainée, elle se tient loin de tout ce qui est politique. Ma famille au sens large sait que j’ai horreur des mélanges de genre. N’oubliez pas que j’ai déjà servi l’Etat à un niveau de décision très élevé. »

Pour Jean Willybiro Sacko: « Quand bien même que j’ai occupé de nombreux postes de responsabilité de hauts niveaux dans le pays aviez-vous un jour entendu parlé de mes enfants ? J’ai été Ambassadeur de la RCA à Paris Aviez-vous entendu parle de mes enfants ?

Pour les enfants, ce qui compte c’est l’éducation et leur préparation à la vie d’homme par leurs parents. Tous mes enfants ont reçu des formations et obtenus des diplômes qui leur ont permis de devenir aujourd’hui sans exception des cadres dans différentes entreprises au pays et à l’étranger. Ils sont déjà capables de vivre de leurs propres moyens à mon modèle et n’attendront pas demain que j’accède à la magistrature suprême de l’Etat pour les pistonner ou leur donner des moyens illicites pour bien vivre. Je suis un homme de principe et tous mes proches le savent, ce n’est pas demain que je changerai ».

En fin de compte, les frasques de la « Sappoticaille » n’est rien d’autre qu’ une chienlit d’une autre ère. Il est temps que chaque candidat à la présidence éduque ses enfants sur la sacralisation de la fonction présidentielle car le peuple en assez des « génocidaires économiques » en col blanc. Alors, usons toujours des mots pour lutter contre les maux de notre pays.

–) Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
–) Source : http://www.lesplumesderca.com/la-chienlit-de-la-sappoticaille/
 
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CENTRAFRIQUE : Nouveaux heurts à Bangui

Publié par CARnews ou RCAinfo le 16 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : Nouveaux heurts à Bangui
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Des milliers d’habitants ont fui jeudi 15 octobre au soir le quartier majoritairement musulman du PK-5 de la capitale centrafricaine alors que des violences, accompagnées de tirs nourris, y ont tué au moins une personne et blessé dix autres, selon des sources médicales et militaires. Vendredi matin, le calme était revenu et nombre d’entre eux regagnaient leur domicile.

« Ces nouveaux affrontements ont éclaté à la suite de la mort d’un jeune musulman qui a été tué par des individus supposés anti-balaka [miliciens majoritairement chrétien]. Ceux-ci ont ensuite lancé des attaques contre le PK-5 repoussées par des musulmans armés », a expliqué sous couvert d’anonymat une source militaire.

Ce regain de violences au PK-5 survient après les affrontements de la fin de septembre qui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme. Dans les deux cas, c’est l’assassinat d’un musulman dans le quartier du PK-5 qui a été à l’origine des heurts.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l’ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, entraînant notamment un nouveau report des élections présidentielle et législatives dont le premier tour était prévu le 18 octobre. La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, mène des concertations depuis lundi avec « les forces vives de la nation » sur la situation sécuritaire et le choix de nouvelles dates pour les élections.

AFP le Monde

Publié par CARnews ou RCAinfo le 16 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
 
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CENTRAFRIQUE: La République Centrafricaine, un chaos inextricable ?

RCA

Malgré l’intervention militaire Française et une présence de la MINUSCA, la RCA semble retomber dans les tourments de la guerre civile. Les exactions reprennent, les civiles fuient, le pouvoir vacille. Depuis son indépendance, la RCA, ne connait que dictatures, chefs d’Etat fantasques et coups d’Etat à répétition.

Après l’assassinat d’un jeune chauffeur de taxi moto musulman le jour de l’Aid El Kebir, Bangui est retombé dans un chaos proche de la guerre civile. En quelques jours, ce n’est pas moins de 50 victimes décédées et 150 blessés comptabilisés. Plusieurs ONG ont été vandalisées et une église incendiée. De multiples manifestations ont éclaté partout dans la capitale. Afin de stopper une marche vers le palais présidentiel, les casques bleu Burundais ont usé de la force, tuant trois manifestants.  La Présidente de transition, Madame Catherine Samba Panza a dû interrompre son séjour à New-York pour rentrer d’urgence à Bangui. Cette résurgence de violence rappelle dangereusement la guerre civile de 2012-2014.

Carte guerre RCA

En 2012  plusieurs mouvements de rébellions s’unissent pour former la force « Séléka » (« alliance » en langue Sango). Elle est composée de groupes rebelles très hétérogènes mais souvent musulmans. La Séléka devient rapidement une force militaire puissante dont l’objectif est affiché clairement  « depuis 50 ans que les chrétiens dirigent ce pays les résultats sont catastrophiques, ils ont échoué, il faut à présent donner l’occasion à un musulman de tenir les rênes du pays ». Le Président Bozizé, sentant le danger imminent, demande de l’aide à la France et aux USA. Aucune des deux puissances ne souhaite intervenir. La Séléka prend rapidement le pouvoir et certains de ses éléments tentent d’appliquer la charia en Centrafrique. Le pays s’enfonce dans un conflit meurtrier, obligeant la communauté internationale à intervenir. Les forces françaises, appuyées par le Tchad et le Burundi, reprennent rapidement Bangui, et nomment un gouvernement de transition. Depuis, l’ordre et les élections démocratiques peinent à revenir.

Un conflit inextricable ?

Pour beaucoup d’observateurs la situation en République de Centre Afrique  semble trop confuse voir même inextricable. Pour d’autres celle-ci se résume en un simple conflit religieux : musulmans vs chrétiens. La situation est bien plus complexe, pour mieux l’appréhender voici les grands facteurs de la crise en RCA :

1/ Un facteur ethnique fort :

Carte ethnies RCA

Plusieurs centaines d’éthnies cohabitent en République de Centre Afrique, sans vouloir en faire la liste exhaustive en voici les principales et leurs caractéristiques :

  • Les Gbayas et les  Bandas, ce sont deux peuples de la savane, à elles seules les deux ethnies représentent plus de la moitié des habitant de la RCA. Les Gbayas sont les plus nombreux, il semble qu’il s’agisse du peuple originel de la RCA. Organisés en petits villages très autonomes, les Gbayas sont initialement des cultivateurs/chasseurs, ils sont réputés pour être d’excellents guerriers et chasseurs. L’organisation traditionnelle de leurs sociétés est basée sur l’autonomie des villages. Seuls des chefs de guerres, et uniquement en période de conflit, peuvent prétendre à une autorité sur les communautés. Pendant la colonisation française, les Gbayas n’ont jamais réellement cédé à l’autorité.  Encore aujourd’hui ce trait de caractère est fort. Les Gbayas formaient l’essentiel de la force armée combattante face aux sélékas.

  • Les Rungas sont un peuple d’origine sahélienne, parlant arabe de pratiquant la religion musulmane sunnite. Il s’agit d’un peuple de culture nomade, qui allie traditionnellement commerce, élevage et razzia. Les Rungas sont aussi présents au Tchad et au Soudan. Il existe un conflit historique entre les Rungas et les Bandas. En effet, les peuples nomades du nord ont une forte tradition d’opposition avec les sédentaires pour des motifs territoriaux, notamment pour les pâtures du bétail. Les Rungas ont toujours refusé l’autorité des peuples de la savane, jugés inférieurs.

  • Les Oubanguiens, sont le peuple des rives  de l’Oubangui. Hommes de pêche et de commerce, les hommes du fleuve disposent d’une culture à l’identité très affirmée. Leurs communautés ont de fortes relations avec celles similaires le long du fleuve, notamment en RDC.

  •  Les Saras représentent 8 % de la population centrafricaine. L’organisation traditionnelle de la société Saras est basée sur la culture et l’élevage. Les Saras organisent leurs villages autour de plantations communes à tous les habitants. Contrairement au Bandas ils ont une organisation communautaire.

  • Les Nzakarazandes, sont un peuple guerrier d’origine soudanaise. Contraints de migrer pour fuir la traite esclavagiste arabe, ils ont atteint l’Est de la RCA à partir du X siècle. Avec une culture riche et une organisation sociétale forte, ils créèrent un royaume puissant qui perdurera jusqu’à la colonisation.

  • La minorité Peuls, Non représentée sur la carte. Les peuls sont présents à l’Est du pays. Peuple de commerçants et d’éleveurs prospères ils vivent entre les zones non habitées et les territoires Bandas.

Outre leurs multitudes, les ethnies centrafricaines sont profondément différentes par leurs organisations sociales, leurs cultures, leurs activités vivrières ainsi que leurs origines géographiques. La colonisation, puis le développement à partir du milieu du 20éme siècles bouleversa l’organisation et les modes de vies ethniques. Aujourd’hui restent seules les langues, quelques traditions, et les rancœurs entre éthnies.  Les luttes de pouvoir entre les éthnies sont importantes et conditionnent la vie politique en RCA. A son arrivée au pouvoir en 1993, le Président Patassé, marginalisa les ethnies du Sud, au profit de sa propre ethnie les Saras. A la suite d’un coup d’état le Président Bozizé prit la direction du pays, excluant aussitôt les Saras, au profit de son ethnie les Gbayas. De façon systématique, le nouveau leader du pays exclut l’éthnie du précédent et impose la sienne. En créant au passage des animosités constantes ainsi qu’un profond trouble dans l’organisation de l’administration et de l’Etat.

2/ Une guerre religieuse

En plus du facteur ethnique s’ajoute un conflit et des tensions religieuses importantes.Les tensions religieuses sont initialement fortes en RCA, deux raisons à cela :

  • Une raison historique profonde ; les peuples sédentaires chrétiens et animistes ont souffert pendant des siècles de razzias organisées par des peuples nomades et musulmans (originaires de l’actuelle Libye, du Soudan et du Tchad). Ceux-ci cherchaient à s’accaparer des ressources ainsi qu’à capturer des esclaves, vendus par la suite aux commerçants arabes. Cette traite a laissé des traumatismes et des rancœurs importants dans les populations.

  • Une raison historique contemporaine ; la RCA a accueilli au cours du dernier siècle de nombreux réfugiés Tchadiens et Soudanais, victimes de guerre religieuses ou civiles dans leurs pays.

Ces tensions, même si elles sont fortement enracinées, n’ont pas compromis le « vivre ensemble » de la société Centrafricaine.   Principalement  car les communautés vivent séparées, chacunes dans leurs zones, le Nord du pays et le quartier PK05 de Bangui, pour les musulmans. La donne a changé quand les rebelles du Nord, pourtant musulmans modérés, ont choisi de faire alliance avec des groupes bien plus extrêmes, issus notamment du Tchad et du Nord-Soudan. Mêmes groupes qui suite à la chute du Colonel Kadhafi, ont eu accès à un stock d’armes et de munitions ultra abondant et donc très bon marché.

 La coalition ainsi formée, appelée « Séléka », n’a pas eu de mal à mettre une armée centrafricaine sous-équipée en déroute. Le pays fut rapidement pris et le Président Bozizé déchu. Après sa prise de pouvoir la Séléka connait des tensions internes importantes, les lignes politiques des rebelles Centrafricains modérés et des groupes extrêmes extérieurs ne peuvent s’accorder. La Séléka est de facto brisée, les éléments les plus extrêmes tentent d’appliquer la charia dans les zones sous leur contrôle, quant aux éléments rebelles du Nord de la RCA, ils restent totalement dépassés par les évènements. De nombreux crimes de guerres sont commis et les victimes civiles des exactions sont estimées à plus de 30 000.

En représailles aux assassinats de masse, aux viols et aux exactions en tous genres, une rébellion s’organise. Dés éléments proche de l’ancien Président Bozizé, des anciens militaires, et des membres de familles de victimes, créent les « anti-balaka ». Le groupe mal commandé, sous ou pas armé, ne peut s’attaquer frontalement au groupe Séléka. Sans faire de discernement, ils s’attaquent à une cible plus facile ; les civils musulmans centrafricains.

Les tensions anciennes, nourries par des exactions et des crimes bilatéraux entraineront rapidement le pays dans une guerre religieuse.

3/ Un état failli

La Centrafrique est considéré à tort comme un état failli. La RCA n’est pas un état failli car elle n’a même jamais été un Etat. Déjà pendant sa période coloniale le pays n’a pas reçu les investissements de base nécessaires à sa bonne administration. C’est un pays sans routes, sans administration ni infrastructure, qui accède à l’indépendance en 1960. Sans registre des populations ni moyens de transports sûrs, la levée de l’impôt est pratiquement impossible. Les seules ressources sont les subventions internationales et la vente de diamants.  Les coups d’état et le détournement  de l’argent public finiront par achever la situation financière du jeune pays. L’administration accumule les retards de paiement des salaires. De façon symétrique la corruption gangrène progressivement le pays.

4/ Des influences extérieurs fortes :

Les influences externes régionales se caractérisent principalement par le soutien initial du Tchad à la rébellion séléka.  Rappelons par la même que le groupe rebel est formé à plus de 30 % de Tchadiens.  Les objectifs initiaux du Tchad sont nombreux, d’abord économiques, la majeure partie des hydrocarbures en RCA proviennent du Tchad. Une pacification de la zone du Nord de la Centrafrique permettrait l’exploitation de gisements de gaz et de pétroles, qui offriraient l’autosuffisance au pays et qui par la même priverait le pays d’Idriss Deby d’une ressource importante. En outre, le gouvernement Tchadien  espérait qu’un régime « reconnaissant » en RCA faciliterait la coopération entre les deux Etats, notamment en renforçant l’hégémonie de N’Djamena  dans la sous-région. Enfin, au vue du caractère particulièrement instable des éléments tchadiens de la Séléka, il est plus sûr de les « occuper » à l’extérieur du pays, que de les garder en son sein, et de risquer de graves troubles intérieurs.

Le Soudan du Nord est aussi un fidèle soutien aux rébellions Centrafricaines. En effet le Soudan du Nord, principalement Musulman, est en guerre contre le Soudan du Sud à majorité chrétienne, dont un des soutiens locaux était le régime du Président Bozizé. Par conséquent le Soudan du Nord cherche à saper les  régimes soutenant sont ennemi.  En outre, le Soudan du Nord est considéré comme un allié important de la chine en Afrique. La chine investit de façon abondante dans le pays en échange de juteux contrats d’exportations d’hydrocarbures. Pekin a notamment financé deux usines d’armement, qui produisent des AK47 ainsi que des mitrailleuses lourdes. Le Soudan a donc ainsi trouvé des clients  à son industrie d’armement. Peu regardant sur les moyens de paiement, le Soudan a accepté le butin de guerre des Séléka (Or, Diamants et bois précieux), avant de l’expédier chez son partenaire asiatique.

La Chine a joué une influence discrète mais importante dans le conflit. A la recherche de matières premières et de zones d’influences, Pekin a d’abord cherché à conclure des accords avec le régime Bozizé. Quelques contrats ont été signés, mais la proximité entre le régime et la France n’a pas permis une réelle coopération  Sino-Centrafricaine.  La chine s’est alors tournée vers la rébellion nordiste par le biais de son partenaire soudanais. Les conditions de travail et le droit social chinois n’étant pas particulièrement restrictif, les entreprises chinoises ne craignent pas de signer des marchés dans des zones de guerre et d’y envoyer des employés. L’année dernière plus de 400 employés chinois sont d’ailleurs décédés sur le continent africain…

Enfin principal soutien international de la RCA : la France. Elle joue un rôle important dans la situation centrafricaine. La position française a d’abord été très en retrait du conflit, afin de ne pas froisser son allié Tchadien. Le gouvernement avait déjà engagé les forces armées au Mali et ne souhaitait pas lancer une seconde intervention simultanément. Ce n’est que plusieurs mois après la prise de pouvoir de la Séléka, et devant l’ampleur du désastre humanitaire et sécuritaire, que la France décide d’intervenir. Cette intervention tardive permet de mettre un frein au conflit et de défendre les intérêts français sur place.

5/ Une situation géographique difficile :

carte des ressources en RCA

Le pays est recouvert en partie par une forêt de bois précieux et semi-précieux, en plus de cette ressource importante, le sous-sol centrafricain est riche d’or, de cuivre, de diamant ou encore d’hydrocarbure. Malheureusement la position enclavée du pays ainsi que l’absence d’infrastructure, rend le commerce particulièrement complexe. Le pays est desservi par deux axes routiers de mauvaises qualités : l’axe Bangui-Douala et l’axe Bangui-Pointe noire. Cette dépendance rend la déstabilisation du pays aisée. Les exactions des coupeurs de routes et autres bandits créent parfois une paralysie complète du pays. En quelques jours le prix des denrées de base explose et les quelques exportations cessent. Pour aller plus loin sur ce sujet, retrouvez notre article : RCA, bénis par les dieux, maudite par sa géographie.

La guerre civile en RCA est donc nourrie par un conflit éthnique, un conflit religieux et des influences extérieures contradictoires. Le tout dans un pays sous-développé, corrompu et enclavé. Une solution de paix viable, devra allier désarmement des groupes (ex-séléka, anti-balaka), politique de réconciliations et de justice, politique de décentralisation, sécurisation de l’intégralité du territoire, refonte de l’administration, ainsi qu’un plan d’investissement important afin de relancer l’économie d’exportation. Une équation qui semble difficile à tenir sans une aide internationale importante.

Par Globaldiplomatie  

Antoine VALENTIN
Co-fondateur du Blog Globale Diplomatie.com, étudiant en école de commerce et à l’IRIS SUP (institut des relations internationales et stratégiques). Auditeur jeune de l’IHEDN (institut des hautes études de la défense nationale) et de l’IFP (Institut de formation politique). Contact : a.valentin@globalediplomatie.com
 
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Publié par le 15/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Mme DOROTHEE MALENZAPA PARLE DE L’EXPÉRIENCE DE Mme SAMBA PANZA. (Mme Dorothée MALENZAPA, présidente du RESOLEP-FC, ancien ministre )

Publié par CARnews ou RCAinfo le 6 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE : Mme DOROTHEE MALENZAPA PARLE DE L’EXPÉRIENCE DE Mme SAMBA PANZA.
(Mme Dorothée MALENZAPA, présidente du RESOLEP-FC, ancien ministre )

MALENZAPA

Question:Qu’est ce que le RESOLEP – FC ? Que fait-il concrètement?

Réponse:RESOLEP-FC signifie : Réseau de Soutien au Leadership Politique des Femmes Centrafricaines. Il a pour mission de promouvoir le leadership politique et sociétal de la femme centrafricaine. J’en suis l’initiatrice, et la coordonnatrice. Le RESOLEP-FC a été crée à la suite du Colloque de Bangui que j’avais organisé du 11 au 12 Mars 2015, à l’occasion de la journée internationale de la femme, sur le thème : «La place des femmes dans le nouveau paysage politique centrafricain : Enjeux, défis et perspectives », avec l’appui financier de la MINUSCA. Et cela, en partenariat avec le Réseau Francophone pour l’égalité Femme-Homme, dont je suis membre fondateur, et l’Association des Femmes Educatrices pour le Développement en Centrafrique, (AFEDEC), que j’ai créée, il y’a plus de vingt ans.

L’essentiel de la mission du RESOLEP-FC se décline de la manière suivante :
– Rappeler régulièrement les engagements de la RCA à l’égard de la promotion de la femme;
– Suivre l’évolution de la mise en œuvre des textes juridiques relatifs aux Droits des femmes ;
– Œuvrer pour l’accroissement du nombre des femmes dans les instances de prise de décisions ;
– Affirmer le rôle et la place des femmes dans tout processus de développement.

A cet effet, le RESOLEP-FC regroupe six commissions ou groupes thématiques spécialisés de réflexions, de prospectives et d’actions dans des domaines précis, que sont :
– Education, formation, santé, environnement, développement rural et énergie ;
– Démocratie, sécurité, paix et développement ;
– Autonomisation économique des femmes, appui aux femmes rurales, Sciences et nouvelles Technologies ;
– Droits des femmes, lutte contre les violences basées sur le genre et accès à la justice ;
– Pouvoir, participation politique, gouvernance et leadership féminin ;
– Communication et relations publiques.
Toutes les préoccupations qui sous-tendent le développement sont ici prises en compte.

Question:Dans votre dernière déclaration, vous accusez les autorités de la Transition de voir le coup d’ état partout, à qui incombe la responsabilité de ces violences à Bangui et quelles en sont les raisons ?

Réponse:Tout est parti de ce que d’aucuns qualifient de « fait divers » et que nous nommons crime crapuleux, car il s’agit d’une vie humaine ôtée. En effet, un homme a été assassiné et son corps a été transporté du lieu de son assassinat et jeté au quartier combattant d’où il a été transféré, à dessein, au quartier du km5 où vit la communauté musulmane dont il était originaire.
Ce mode opératoire a déjà été utilisé il y’a peu, avec la différence que le corps avait été calciné et les résultats attendus étaient les mêmes : pour une victime, en représailles bon nombre d’autres victimes avaient payé de leur vie dans les mêmes conditions atroces : usage d’armes à feu, d’armes blanches pour égorger, tuer et brûler les habitants.

Puisque les autorités de Transition soutiennent connaître les coupables, pourquoi l’histoire s’est elle répétée ? N’y avait-il pas moyens de diligenter une enquête et, preuves à l’appui, de procéder à l’arrestation des coupables en vue de les traduire en justice?
Mieux : au forum de Brazzaville comme à celui de Bangui, la Recommandation majeure a été faite de procéder aux désarmements des forces non conventionnelles. C’est à cette condition que ceux qui ont représenté les différents éléments armés avaient signé l’Accord de paix. Les autorités de Transition avaient, à l’issue du Forum, un délai d’un mois pour obtenir ce désarmement, au besoin par la force. Qu’en a-t-il été fait ?
Vous conviendrez donc avec nous que ceux qui doivent répondre de la sécurité de la population soient désignés comme les premiers responsables, du fait de leur manque de diligence ou de leur incapacité à accomplir l’une des tâches capitales contenues dans leur feuille de route.

La responsabilité des violences incombent en premier lieu aux autorités de Transition, qui observent la zone surarmée du km5 comme un « no man’s land » où s’arrête l’autorité de l’Etat.

La Résolution 2149 a donné le pouvoir d’user de la force pour rétablir la paix, en désarmant les forces non conventionnelles. Mais le pouvoir de Transition estime qu’il faut laisser cette zone telle quelle, avec toutes les démonstrations récurrentes de forces auxquelles elle se livre, comme pour narguer le reste des citoyens. Vous comprenez alors que la population se sachant vulnérables, avec une armée nationale dépourvue de moyens de la protéger, dans un sursaut de légitime défense, assure vaille que vaille sa sécurité. Loin de nous l’idée de soutenir les atrocités, jamais connues en Centrafrique par le passé, que nous condamnons fermement.

En outre, la Force de la MINUSCA, dans certaines de ses composantes, suscite l’hostilité de la population, du fait de son parti pris en faveur de la population du km5, sans apporter assistance aux autres, lorsque les agressions viennent de ce camp.

A titre d’illustration, le mercredi 29 septembre, dans le quartier de Combattants encore, alors que les éléments de la MINUSCA levaient les barricades érigées pour empêcher les débordements des exactions venant du km5, une grenade aurait explosé. En représailles, les éléments de la SANGARIS, en hélicoptère, ont tiré sur la population civile, sans distinction. Telle est la triste réalité sur le terrain.

La Force SANGARIS a créé, en accord avec celle de la MINUSCA, en violation des Résolutions onusiennes, la pratique « des mesures de confiance » consistant à demander des désarmements volontaires, qui jusqu’à ce jour sont un fiasco.

Question:Le RESOLEP –FC est – il prêt à répondre à l’appel à la mobilisation du « Plus jamais ça» lancé par la Présidente de Transition ?
Réponse:Le RESOLEP – FC est prêt à s’associer aux actions sincères et efficaces, pour conduire notre pays à une paix durable. D’ailleurs les activités jusque là entreprises par notre Réseau le démontrent à suffisance. La cheffe d’Etat de Transition n’en est pas à son premier slogan, elle a d’abord dit être la « mère de tous les centrafricains », une mère fait-elle une distinction entre ses enfants ?

La répression des éléments armés non conventionnels doit se faire de manière identique à l’encontre de tous fauteurs de trouble. Les mesures de protection doivent être les mêmes pour toutes les composantes de la société centrafricaine, dans leurs diversités ethniques, religieuses et culturelles, qui font la richesse de notre Nation et qui nous permettaient jusqu’alors de vivre en harmonie.

Ce n’est pas en réitérant les mêmes comportements qui ont conduit à la déliquescence de l’état et la fracture sociale, tels le népotisme, le clanisme, le favoritisme, que la cheffe d’Etat de transition accomplira le « plus jamais ça ». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les centrafricains attendaient mieux de cette transition dont le rôle, suivant la feuille de route est de ramener la paix, contrairement au spectacle de gabegie auquel ils assistent, alors qu’ils sont démunis, sans logement et pour nombre d’entre eux, sans espoir ! Nous devons faire très attention avec le pouvoir, qui est une arme à double tranchant.

En effet qu’est ce qu’une Transition? Tout simplement, c’est une période conçue pour apporter des réponses spécifiques, outre le schéma tracé par la feuille de route, aux problèmes de santé, et d’éducation, pour ne citer que ceux-là, qui sont en relation étroite avec cette masse critique de jeunes, qui constituent plus de 60 % de la population, qui sont laissés en rade et qui hélas! N’ayant plus rien à perdre, déferlent dans les rues à la moindre alerte, pour faire ce que nous savons tous et déplorons.

Question:Etes- vous solidaire de l’action de « Temps de bê Africa » qui appelle à la désobéissance civile?

Réponse:La désobéissance civile conduisant à l’inactivité, avec quoi les vaillantes femmes centrafricaines qui sont les premières levées pour rechercher les produits vivriers à porter au marché, nourriront-elles leurs familles ? Cela concerne davantage les fonctionnaires, mais ceux-là aussi, de quoi nourriront-ils leurs familles ? Au reste, face aux tueries, aux déplacements d’un quartier pour un autre, d’un arrondissement pour un autre, les centrafricains ont spontanément accepté de se regrouper pour dire leur raz-le bol de cette Transition, qui ne fait rien pour soulager leurs maux. Singulièrement, c’est celui-là même, à la tête de l’action « temps de Bê Africa » qui va les inviter à se retirer sous des prétextes, non vérifiés, d’infiltration de casseurs !! Où est le sérieux ? Les burkinabè, animés d’une volonté sans faille ont revendiqué et obtenu le respect de leurs Droits à s’autogérer. Nous sommes encore loin de ce schéma faute de réels leaders pétris de patriotisme et d’amour des centrafricains. C’est à l’émergence de telles Femmes-Leaders que nous œuvrons au RESOLEP !

Question:Que peut-être la solution pour un retour au calme?

Réponse:La solution ne peut être que « centrafricano – centrafricaine ». Elle ne peut être qu’inclusive, il faut que tous les protagonistes de la crise aient la possibilité de s’exprimer, afin de trouver ensemble, le meilleur moyen de nous en sortir. Il n’est pas concevable que des étrangers prétendent connaître mieux que «les propriétaires d’un pays », ce qui est bien pour eux. Votre question nous ramène à la sempiternelle préoccupation du désarmement. Aujourd’hui, l’usage des armes est banalisé en Centrafrique et les grenades se vendent au coin des rues, comme des petits pains. Ne peut-on pas, rien que pour la crédibilité des gouvernants, contrôler et mettre un terme à ce désordre?

Nous constatons que les femmes centrafricaines ne parlent plus d’une seule et même voix comme par le passé, que se passe t-il?

Par le passé, les femmes centrafricaines avaient comme adversaires les hommes qui mettaient un frein à leur promotion. Aujourd’hui ce sont les femmes qui, étant au pouvoir, entravent l’émergence de celles qui pourront, à tort ou à raison, leur faire de l’ombre.

Question:Y a t-il une relation entre le RESOLEP, L’OFCA ET LE G23 ?

Réponse:Il s’agit, pour toutes ces organisations, de réseaux d’ONG regroupant plusieurs autres. Nous pensons que là s’arrête la relation. Il faut surtout souligner que le RESOLEP – FC est à un autre niveau de réflexions, qui veut conduire les centrafricaines à s’assumer pleinement.

Question:Ne pensez – vous pas que Catherine SAMBA PANZA est une expérience amère pour l’avenir politique de la femme centrafricaine ?

Réponse:Pour ceux qui pensent que la responsabilité est à géométrie variable, de sorte que les forfaitures des uns puissent entacher la respectabilité des autres, oui !

Mais nous, au RESOLEP – FC, nous prônons la responsabilité personnelle et le mérite est l’un des principes cardinaux du leadership des femmes. La compétence, l’intégrité sont les critères fondamentaux pour le choix de la femme qu’il faut à la place qu’il faut, sans aucune considération restrictive de lien familial, de copinage, de tribu etc.

Sur cette base, puisque la cheffe d’Etat de Transition fait de l’impunité son cheval de bataille, nous pensons donc tout naturellement que le moment venu, sa gestion passera aussi au crible, c’est ce que les centrafricains attendent.

Non! L’expérience de Madame Catherine SAMBA PANZA ne répand aucune amertume pour l’avenir politique de la femme centrafricaine.

Question:S’il y’avait un appel à l’endroit des personnalités nationales et internationales suivantes, Que diriez-vous ?
Catherine SAMBA PANZA
Alexandre Ferdinand NGUENDET
La classe politique d’opposition armée et non
Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur de la crise centrafricaine
Monsieur Parfait ONANGA ANYANGA Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, chef de la MINUSCA
Monsieur Laurent FABIUS, ministre français des Affaires étrangères

Réponse:A – Nous conseillons Madame Catherine SAMBA PANZA de soigner son langage, et d’éviter des propos incendiaires, de nature à dresser contre elle l’opinion publique. D’user d’humilité qui la grandirait aux yeux de ses compatriotes qui, dans leur désespoir ne manquent aucune occasion de la fustiger. Nous l’appelons à plus de conséquence. A dire une chose pour faire son contraire, on perd toute crédibilité. Au Mois de Mai 2015, à l’occasion du Forum de Bangui, elle a soutenu sans sourciller devant le Médiateur, le Président Denis SASSOU NGUESSO que les élections devaient bel et bien avoir lieu en Août 2015, lui emboîtant le pas avec confiance, le Médiateur a soutenu cette affirmation. La semaine suivante, à la clôture du Forum, coup de théâtre, une affirmation contraire vit le jour ! Bon enfant, toute la classe politique a accepté d’accorder du temps pour un chronogramme fiable. Depuis, nous allons de chronogramme fiable en chronogramme fiable. Comment la patience des uns et des autres ne serait-elle pas entamée? Le jeu de dupe ne peut prendre indéfiniment pour obtenir ad vitam aeternam, une prolongation de la Transition avec les résultats que l’on constate.
Le peuple centrafricain veut retrouver son équilibre dans un Etat souverain car ce n’est pas lui qui est à l’origine de cette crise importée et qualifiée à dessein de crise communautaire inter-religieux.

B – A Monsieur Alexandre Ferdinand NGUENDET, nos encouragements pour qu’il œuvre par des actions multiformes, pour la réalisation du vœu des centrafricains, de retrouver un Etat de droit. Il doit à ce titre et au nom du peuple centrafricain demander une enquête internationale sur les derniers événements.
Enfin, nous l’exhortons à afficher plus de visibilité et à susciter une meilleure symbiose des idées, susceptibles d’aboutir à des positions objectives au sein du CNT.

C – A la classe politique d’opposition armée et non, nous demandons de ne plus réitérer les erreurs du passé qui est encore proche. Il faut mettre fin aux calculs mesquins, qui ne tiennent absolument pas compte de l’intérêt des citoyens. Derrière tous les schémas proposés, où se situe réellement l’intérêt du peuple ? Telle est la question que nous devons tous nous poser. Elle doit surtout se concerter et parler d’une même voix.

D – Nous sollicitons du Président Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur de la crise centrafricaine, une plus grande implication pendant cette fin de Transition, afin de prendre la mesure réelle de la misère du peuple Centrafricain, ainsi que ses désidératas.

C – Nous pensons que Monsieur Parfait ONANGA ANYANGA, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, s’est déjà bien imprégné de la situation centrafricaine et qu’il agira en conséquence.

E – Nous savons tous, selon une citation de feu le Général DE GAULLE, que « la France n’a pas d’amis, mais des intérêts ». Par conséquent, nous demandons aux autorités françaises de tenir compte des nouveaux équilibres régionaux, afin de permettre au peuple centrafricain de jouir de ses richesses, au même titre que les autres.

Bangui, le 05 Septembre 2015
Propos recueillis par Prospert YAKA MAÏDE

 

 
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CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 6 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

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S’il y a au jour d’aujourd’hui une chose contre laquelle les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République et à l’asservissement du peuple centrafricain par des conquistadores, les marchands de la mort, et les talibans en mal du territoire, ne doivent plus se taire et crier leur colère aux yeux du monde entier, c’est bel et bien la volonté clairement affichée par Mme la présidente de la transition, Samba—Panza depuis sa désignation par un organe parlementaire légal mais illégitime— puisque les conseillers nationaux qui l’ont élue ont été coptés grâce à leur appartenance à des partis politiques, à des associations, aux organisations, aux clans, aux sectes, et aux régions, mais non élus au suffrage universel direct par le peuple centrafricain— à utiliser tous les subterfuges pour s’accrocher au pouvoir et à persister à prendre tout simplement les centrafricains qui ne l’ont pas élue et qui ne se reconnaissent pas en elle comme des cons.

C’est ainsi que, dès son retour de New – York, elle n’a pas hésité un seul instant dans son discours évasif à la nation, au lendemain du massacre des centrafricains par des jihadistes du Km 5, suite à la découverte du corps sans vie d’un jeune musulman, conducteur de taxi – moto, au quartier Combattant, à qualifier de coup d’état, le mouvement citoyen de ras – le bol généralisé de tout un peuple contre l’insécurité. Un beau mensonge, astucieusement conçu par son premier ministre, Mahamat Kamoun qui voyait son fauteuil vaciller dangereusement, que Mme Samba – Panza a fait ingurgiter par Ban – Ki Moon, mais qui a été craché par terre devant elle par le chargé d’affaires américain, David Brown, et l’ambassadeur de France, Charles Malinas, lors d’une audience. En effet, informés de ce gros mensonge, ces deux (02) diplomates qui tiennent coûte que coûte à l’organisation des élections et à son départ du pouvoir au plus tard le 31 décembre 2015, n’ont pas mâché les mots pour lui dire la vérité en face, et la remettre dans sa paire de ballerines. Au cours de cette rencontre, il lui a été tout simplement et franchement rappelé l’urgence de la communauté internationale : voir la transition prendre fin au plus tard le 31 décembre 2105. Une vérité qui l’a désarçonnée tant elle était décidée une fois de plus, lors de la prochaine rencontre avec toutes les forces vives de la nation, à leur faire ingurgiter un nouveau report des élections, jusqu’au mois de mars 2015. D’où sa timidité et sa froideur à convoquer cette importante rencontre, le pot aux roses ayant été découvert et le grand complot connu de tous. C’est pourquoi pour s’en sortir, elle miserait désormais sur l’imagination très fertile de son premier ministre, Mahamat Kamoun. Une superbe prouesse dont le locataire de l’immeuble – Pétroca vient de faire la parfaite démonstration, au fort moment de la dernière crise, lorsque, sentant son fauteuil effectivement vaciller, et la rue grondant de manifestants très hostiles à leur inertie face à l’insécurité, il aurait pris sur lui la responsabilité d’appeler à la rescousse les jihadistes de Bambari et ceux de Kaga – Bandoro.

Fort heureusement, les renforts qui devaient arriver de Bambari, auraient été neutralisés par les forces onusiennes du contingent congolais de la RDC, sur le pont de la Ouaka. Par contre, ceux qui devaient arriver de Kaga – Bandoro et qui auraient été stoppés net, selon de sources généralement bien informées, dans leur avancée par les soldats de l’opération sangaris, auraient finalement, depuis plus de 48 heures, atteint les faubourgs de la sous- préfecture de Dékoa, située à 235 km de Bangui. Bloquées dans un premier temps par le contingent burundais, sur l’axe principal, celles – ci auraient emprunté des pistes contournées, celles régulièrement empruntées par des convoyeurs de bétails, pour se positionner à 7 km de la ville de Dékoa, sur l’axe Dékoa – Mala. Au moment où nous mettons sous presse cet article, ces bandes armées se seraient installées dans les villages environnants, vidés de toutes leurs populations et menaceraient ouvertement et clairement, selon les informations révélées par le sous – préfet de Dékoa sur les antennes de RNL, le pouvoir de Mme Samba – Panza et de Mahamat Kamoun, en voulant installer au pouvoir l’un des leurs, en fonction à la présidence de la République.

Voilà donc, une nouvelle situation qui doit immédiatement interpeller l’ambassadeur de France, Charles Malinas, le chargé d’affaires américain, David Brown, et le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Parfait Onanga – Anyanga. Car, il s’agirait encore, ni plus ni moins, d’une de ces manœuvres politiciennes dont seuls Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun ont le secret : alimenter par tous les moyens l’insécurité afin de faire proroger ad aeternam vitam leur mandat à la tête de la transition. Afin de ne pas leur en donner l’opportunité, les soldats de l’opération sangaris et les forces onusiennes doivent immédiatement sévir, conformément à la volonté de la communauté internationale de voir la transition prendre fin, au plus tard le 31 décembre 2015, contre ces bandes armées dont l’objectif est de créer du désordre et de nuire dangereusement au processus électoral.

Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : Nation / Mme Samba – Panza et Mahamat Kamoun : Saviez – vous que ceux qui en veulent à votre pouvoir illégitime sont à Dékoa ?

Publié par le 06/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 5 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :LA MILICE ANTI BALAKA S’EMPARE D’UN STOCK D’ARMEMENT LOURD DE LA MINUSCA?

Central African Republic Counting the Dead

L’axe Garamboulai Bangui est paralysé depuis les dernières violences qui ont secoué Bangui.

Les Anti Balaka de Bozoum, Bossangoa, Bouca sont descendus à Bossembelé ou ils se sont rendus maitres des lieux.
Des convois des Nations unies ne peuvent plus emprunter cette voie car ces miliciens Anti-Balaka sont très visibles.

Selon une source sécuritaire, des convois de la Minusca composée de nourriture et d’armement lourd ont été pillés par les Anti Balaka.
Un important stock d’armes lourdes acheminées aux contingents à Bangui est tombé entre les mains des miliciens.

Une source proche des miliciens confirme qu’ils ont trouvé des armes de guerres.

La crainte de la Minusca est qu’une fois que les miliciens auront appris le maniement de ces armements, la menace sera encore plus grande.

Cette question est préoccupante et la Minusca veut négocier avec les Anti Balaka afin de rétablir au moins une sécurité toute relative.

Mais certaines sources parlent d’une prochaine attaque contre les miliciens.

Erreur ou défaillance ? Comment est-ce possible ?
Avec cet armement entre les mains des bandits, la paix est elle possible en Centrafrique ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 05 Octobre 2015
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 05/10/2015 dans Uncategorized

 

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