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CENTRAFRIQUE: Les casques bleus de la MINUSCA ripostent à une attaque au PK5 

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Bangui, le 21 juin 2016
 : Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont conduit, dans l’après-midi du lundi 20 juin 2016, une opération militaire à PK5, dans le 3e arrondissement de Bangui, afin d’extraire des éléments des forces de l’ordre et de sécurité centrafricaines et des casques bleus du commissariat de Police de la zone prise d’assaut par une foule hostile. 

Durant l’opération, les casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l’attaque. Au moins trois assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade. Tous les officiers de police ont pu être extraits sains et saufs. 

La MINUSCA condamne fermement cette hostilité et rappelle que toute attaque contre le personnel de l’ONU pourrait constituer un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur. Elle appelle toutes les parties impliquées dans ces actes criminels à la retenue et à renoncer à toute velléité de violence armée. Elle les invite à privilégier le dialogue et la quête permanente d’un avenir inclusif et paisible pour tous.

«Nous nous trouvons à un tournant crucial de l’histoire de la République centrafricaine ; sombrer à nouveau dans la violence compromettra dangereusement les avancées démocratiques et mettra en péril les fragiles acquis de la réconciliation et de la cohésion sociale », a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga. 

Comme le stipule son mandat, la MINUSCA est en Centrafrique pour restaurer la paix, la stabilité, l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit. Elle continuera à soutenir les autorités centrafricaines dans le cadre de ce mandat.

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 
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Publié par le 21/06/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : TOUADERA, GOUVERNEMENT PARALLÈLE ET LA CONSTITUTION.

Le gouvernement parallèle est l’une des pratiques institutionnelles et politiques déviante depuis l’indépendance de la République Centrafricaine, pratique susceptible de déboucher sur la déformation institutionnelle ou perversion institutionnelle de la présidence.
I-Historique des Gouvernements parallèles

La pratique du « gouvernement parallèle à la Présidence » nait en République Centrafricaine par un Décret N°64/011 du Président David Dacko qui, le 11 janvier 1964, nomme Marcel Douzima, Ministre d’État à la Présidence de la République chargé de la Justice, avant de l’étendre à d’autres personnalités.
Depuis, cette pratique est désormais bien établie dans le système institutionnel centrafricain. On l’observe sous tous les régimes.

L’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était lui aussi régulièrement adonné cette pratique ; l’Empereur avait par exemple nommé, le 15 février 1979, Joachim Da Silva Ministre délégué à la Présidence chargé du Développement Rural et des Eaux et Forêts .

Le Président André Kolingba s’entourait au palais présidentiel des ministres conseillers à la présidence nommés par lui.
Le Président Ange Félix Patassé ne s’était point distingué puisqu’il avait nommé, entre autres, Michel Gbézéra-Bria, Ministre d’État chargé des affaires présidentielles.

Le Président François Bozizé nommait de façon récurrente des ministres à la présidence, à l’image de Côme Zoumara, Ministre Conseiller et Porte Parole de la Présidence de la République. Le 19 avril 2011 étaient nommés plusieurs « ministres délégués à la présidence », c’est-à-dire rattachés et placés directement sous l’autorité du Président de la République : Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé, Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio , Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou, Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso.

Cependant et incontestablement, c’est sous le régime de la transition politique instituée par les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 et confortée par la Charte Constitutionnelle du 18 janvier 2013 que la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » a nettement pris de l’ampleur, ce qui ne contribue point à sortir l’État centrafricain de son malheur déjà majeur.

Dans un premier temps, le Président Michel Djotodia, arrivé au pouvoir le 24 mars 2013, nomme le 27 mai plusieurs ministres à la Présidence : Mahamat Kamoun, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet, Dieudonné Salamatou, Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales, Josué Binoua, Ministre Conseiller chargé des affaires religieuses et des minorités ethniques , Jean Jacques Démafouth, nommé Ministre conseiller à la présidence de la République chargé des programmes du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et de relation avec la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique(MISCA).

Dans un second temps, Catherine Samba-Panza qui succède à Michel Djotodia ne rompt pas avec la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence ». Dans le Cabinet Présidentiel qu’elle constitue par le Décret N° 14/016 du 03 février 2014, la Cheffe de l’État de Transition, nomme deux Ministres d’État, et neuf Ministres Conseillers :
Ministre d’Etat, Conseiller Spécial : Kamoun Mahamat ;
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet : Joseph Mabingui ;
Ministre Conseiller Diplomatique : Léonie Bangha-Bothy, née Mbazoa ;
Ministre Conseiller en matière de sécurité, chargé des relations avec la Misca et Sangaris : Jean-Jacques Démafouth ;
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire : Léon Diberet ;
Ministre Conseiller en matière de Développement rural : Mathieu Ngoubou ;

Cette pratique institutionnelle et politiquement incorrecte refait encore surface avec le démocratiquement élu Faustin Archange Touadera.

Une des grosses erreurs d’ordre institutionnel qu’il faut absolument corriger en République Centrafricaine, c’est la pratique récurrente et inconstitutionnelle de la transformation de facto du Cabinet Présidentiel en ce qu’on peut désigner sous le vocable de « gouvernement parallèle à la présidence ».

On a une illustration magistrale de cette théorie en Centrafrique avec la dernière nomination à la présidence de la République.
Obed Namsio est désigné secrétaire général de la présidence. Au poste de Chef d’État major particulier, le général de brigade Antoine Gambi. Pierre Mapouka remplace Jean Edouard Koyambounou à l’inspection générale d’État.
Donatien Maleyombo occupe le poste du chef de cabinet particulier.

Au cabinet civile, Jean Wilibiro Sacko est nommé ministre conseiller spécial, coordonnateur au Désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR), à la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la réconciliation nationale.
Fidèle Ngouandjika refait surface comme ministre conseiller spécial charge des relations avec des organisations nationales.

Au poste de ministres conseillers :

Marie Noëlle Koyara s’occupe désormais de l’agriculture. Rameaux Claude Biro devient ministre conseiller économique. Le poste du ministre conseiller en charge du suivi des projets revient à Georges Kougoué. Jean Baptiste Koba, ministre conseiller chargé des investissements. Stanislas Moussa-Kembé ministre conseiller diplomatique. Regina Kozimongo, ministre conseillère en matière de Réconciliation nationale.

Au poste de conseillers :

Conseiller à la RSS, le général de division François Mobebou. Conseiller au DDR, le colonel Noël Bienvenu Séléson. Conseiller en matière des Finances, Lazare Dokoula. Isidore Alphonse Dibert conseiller politique. Conseiller en matière des ressources naturelles, Rufin Bénam. Gina Roseline Nalotèyé Roosalem est nommée conseillère en matière de l’habitat du logement et de la reforme foncière. Conseiller en communication, porte parole de la présidence, Albert Mokpem.

Et enfin au poste des chargés de mission, Wilfrid Sébiro à la Communication, Thierry Oronfio aux nouvelles technologies, et Alain Mbaya, à la Jeunesse et aux ONG.

Pour certains observateurs, ces personnalités ont officié quand Touadéra était Premier ministre et seraient proches de François Bozizé et de Sylvain Ndoutingai c’est la raison principale de leur nomination.

Ce super gouvernement serait piloté par Obed Namsio, ancien directeur de cabinet de Sylvain Ndoutingai qui dans la réalité serait le vrai premier ministre pendant ce quinquennat.

A côté du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, constitué et fonctionnant conformément aux règles constitutionnelles d’un État, on assiste, dans ce même État, à l’existence d’un second « gouvernement »

Ce gouvernement de Namsio qui regroupe des hommes et femmes du sérail serait plutôt établi dans une logique de contestation ou de rejet du premier gouvernement.

Sa mission est de participer à l’évaluation et au suivi des politiques publiques et d’être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées.

II- L ’Inconstitutionnalité du gouvernement parallèle.

Il faut souligner que la nomination, à côté du gouvernement officiel, de plusieurs ministres dans le Cabinet Présidentiel dénature aujourd’hui le Cabinet Présidentiel, créant ainsi une confusion institutionnelle au sommet de l’État.

Puisque les membres de ce Cabinet Présidentiel sont perçus plus comme des ministres que comme des membres d’un Cabinet, nous totalisons plus de 45 ministres sous ce début de mandature du démocratiquement élu, or c’est inconstitutionnel.

Ces personnalités ne sont absolument rien d’autre que des membres du Cabinet Présidentiel, des collaborateurs personnels du Président de la République, des personnalités naissant et disparaissant avec le Président de la République, dépourvues de pouvoir de décision et n’ayant que des missions d’assistance et de conseil auprès du Chef de l’État.

Violation de la constitution ?

Sur le plan juridique, est absolument inconstitutionnelle la pratique consistant à nommer des membres du cabinet présidentiel tout en leur attribuant une fonction supplémentaire, la fonction ministérielle.
L’inconstitutionnalité de cette pratique tient à plusieurs raisons ;

En premier lieu, et depuis la naissance de cette pratique, le Chef de l’État qui nomme des Ministres à la Présidence par ailleurs dotés d’une fonction de cabinet, a toujours agi en s’affranchissant du pouvoir de proposition constitutionnellement reconnu au Premier Ministre. Si, d’un point de vue constitutionnel, le Président de la République est le seul compétent pour nommer les ministres, la quasi-totalité des textes constitutionnels Centrafricains depuis l’indépendance assortissent cette prérogative présidentielle d’une condition, le pouvoir de proposition du Premier Ministre.

En deuxième lieu, les ministres nommés à la présidence et dotés d’une fonction de cabinet présidentiel ne peuvent pas être considérés comme des membres du gouvernement constitutionnel c’est-à-dire celui constitutionnellement placé sous l’autorité immédiate du Premier Ministre, celui-ci étant défini par la Constitution comme le Chef du Gouvernement.

En troisième lieu, les ministres nommés dans le cabinet présidentiel ne disposent pas chacun d’un cabinet, contrairement aux ministres placés sous l’autorité immédiate du Premier Ministre.

Si chacun des ministres conseillers à la Présidence devait disposer d’un cabinet, on aurait, à côté du Cabinet Présidentiel, une multitude de cabinets ministériels à la Présidence, ce qui donnerait naissance à une pétaudière institutionnelle, et ne serait pas sans conséquence sur le budget de l’État notamment les fameux fonds spéciaux ou secrets affectés à la Présidence de la République.

En quatrième lieu, contrairement aux membres du gouvernement officiel, les ministres nommés à la Présidence et dotés d’une fonction de cabinet ne peuvent prétendre au statut de chef de département ministériel.

En cinquième lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence » ne peuvent pas, d’un point de vue constitutionnel, prendre part au Conseil des Ministres. Conformément à la constitution, cet organe collégial n’admet en son sein que les seuls ministres nommés par le Président de la République mais sur proposition obligatoire du Premier Ministre, et chargés ensuite de la gestion politique et administrative d’un département, conformément à la politique générale du gouvernement.

En dernier lieu, les membres du « gouvernement parallèle à la Présidence », n’étant pas chargés de la mise en œuvre sectorielle de la politique générale du gouvernement, et à défaut d’avoir bénéficié ab initio de la légitimité politique conférée aux membres du gouvernement officiel par le parlement lors de l’adoption de la politique générale du gouvernement, ne sont pas assujettis au principe constitutionnel de la responsabilité politique du gouvernement devant le parlement.

La rupture chantée sur tous les toits voudrait aussi que cessent les pratiques institutionnelles et politiques incorrectes.
Le Cabinet Présidentiel peut être constitué de tous les postes que le Président de la République estimera utiles pour l’aider à exercer ses fonctions, à la seule condition d’ordre constitutionnel qui est de ne pas y nommer des ministres.

Les éminentes personnalités politiques, notamment les anciens candidats aux élections présidentielles, Premiers ministres et ministres, qui veulent servir à nouveau le pays en voulant intégrer le Cabinet Présidentiel doivent s’incliner devant l’exigence constitutionnelle, mieux la volonté souveraine du peuple opposable au Chef de l’État, qui lui commande de ne point attribuer aux membres de son Cabinet la qualité de ministre.

En plus d’être un dédoublement institutionnel, une anomalie institutionnelle, la pratique du « gouvernement parallèle à la présidence » contribue à banaliser et à rabaisser la fonction de ministre en Centrafrique.

Un ministre n’est pas un collaborateur personnel du Chef de l’État, à l’inverse d’un membre du Cabinet Présidentiel.
Un ministre est plutôt un serviteur éminent du peuple. Fonction ministérielle et fonction de cabinet donc sont incompatibles.

La seconde est au service de la première.

L’archange a-t-il compris qu’il vient de perpétuer la vieille tradition en planant sur la constitution de la Républica?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 20 Mai 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
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CENTRAFRIQUE : INTERVIEW EXCLUSIVE DU COORDONNATEUR NATIONAL DE L’UNDP

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CARNEWS : Monsieur ELA Aimery, Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Aimery ELA : Bonjour. Je suis Aimery ELA, Juriste , Coordonnateur National du parti UNDP.

CARNEWS : La publication des résultats de la législative donne l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), votre formation politique en première position avec treize députés élus. En tant qu’acteur de la scène politique centrafricaine, quelle lecture faites-vous de cette victoire?

Aimery ELA : Je vous remercie. 13 députés aujourd’hui parmi lesquels 2 femmes élues au premier tour.Qui aura imaginé que l’UNDP qui fait partie des nouveaux nés de la scène politique ait atteint ce niveau en un temps record ?
Il y’a un adage qui dit «On n’est jamais premier par hasard ».

Dès la création du parti un travail colossal a bien été abattu .C’est d’ailleurs dans un contexte de crise que nous avons travaillé inlassablement.

Permettez-moi de rappeler quelques actions réalisées par le parti en moins de trois années d’existence :
Aujourd’hui nous totalisons 17 Fédérations, 82 Sous-fédérations et des centaines de Sections, de Comités de base et organes affiliés (Organisations des Femmes et de la Jeunesse du Parti) créés à travers tout le pays. On y ajoute aussi la Coordination des Experts du Parti.

Ensuite, sur appui financier de son Président Fondateur, le Parti avait assuré la formation de courte durée à l’intention de ses cadres à Douala et de longue durée à Yaoundé au Cameroun. Plusieurs militants du Parti avaient, eux aussi bénéficié sur place à Bangui des séries d’échanges avec les experts camerounais en vue de renforcer leurs capacités. Plusieurs artistes et responsables des quotidiens ont bénéficié d’un appui financier substantiel du Président Fondateur en ce qui concerne la mise en valeur de leur programme tant à Bangui qu’à l’extérieur ;
.
Enfin, nous avons organisé des primaires dans toutes les circonscriptions pour designer nos candidats aux législatives. Ces primaires ont permis à nos militants et militantes de choisir leurs représentants aux législatives.

A mon humble avis, l’UNDP est le seul parti politique qui avait instauré les consultations populaires à la base pour designer ses candidats.

CARNEWS : Votre parti semble susciter l’engouement des populations. Quel est votre secret ?

Aimery ELA : Comprenez simplement que le peuple nous a vu à l’œuvre et a fait confiance à la philosophie du parti basée sur la RÉVOLUTION VERTE.

Je voudrais au passage saluer la fidélité et la loyauté de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui travaillent chaque jour avec engagement et détermination pour mener à bien et avec conviction, le projet UNDP.
C’est le seul parti politique à investir vraiment auprès de la population en prenant en charge, plusieurs malades et d’autres cas sociaux (déplacés internes).

CARNEWS : La candidature de Michel Amine, le président du parti avait été invalidé pour des démêlées judiciaires. Ne regrettez-vous pas ces élections sans Amine Michel?

Aimery ELA : Regret Non pas du tout. Du gâchis pour la démocratie oui.

Il faut comprendre que la candidature de notre président soutenue d’ailleurs par le peuple a été invalidée à tort ; Tout le monde a compris qu’il s’agissait des manœuvres pour freiner l’élan du parti mais comme le dit un adage, on n’endigue pas le progrès. L’UNDP c’est le progrès

J’ai sous les yeux l’arrêt de la Cour et le certificat de non appel délivrés par la justice centrafricaine à propos de cette affaire.
Condamné en première instance et quoique la condamnation n’ait pas été de nature à empêcher Amine Michel à jouir de ses droits civiques et politiques, tout a été fait pour qu’il ne soit pas candidat à la présidentielle. Connaissant ses droits, Amine Michel a interjeté appel.

C’est ainsi que la Cour d’Appel de Bangui qui est composée d’hommes de toges qui savent dire le droit, a débouté les juges du TGI.

. Tout au long de ce dossier, nous avons toujours affirmé que Michel AMINE ne se reprochait rien. Par conséquent, les vraies raisons de ces tracasseries d’antan se trouveraient ailleurs

CARNEWS : Dans un communiqué de presse que vous venez de publier, vous dénoncer l’entrée au gouvernement d’un militant de l’UNDP qui sera suspendu de toutes activités au sein du parti. Pourquoi une telle démarche?

Aimery ELA : Parce que pour nous, l’UNDP est un parti qui fonctionne à base des textes. Nous avons dit dans notre document que l’entrée d’un cadre du Parti dans un Gouvernement est soumise par sa désignation ou sa proposition formellement motivée par le Président – Fondateur et le Bureau Politique.

Or dans le cas d’espèce, nous constatons que ni le président ni le parti n’ont proposé ce frère pour faire partie du gouvernement Sarandji au nom de l’UNDP.

Alors par voie de conséquence, il est du devoir du bureau de la coordination nationale de prendre des mesures disciplinaires qui s’imposent.

CARNEWS : Certains militants frondeurs bouderaient votre bureau aux motifs qu’il ne serait pas légitime.Et les dissidents ont crée l’UNDP RÉNOVÉ. Qu’en dites vous ?

Aimery ELA : Cela est un faux débat dont je me refuse de commenter.L’UNDP est un parti respectueux des lois de la République et évite de céder à toute provocation de « quelque nature que ce soit.La dénomination UNDP est enregistrée au ministère de l’administration du territoire en conformité avec les lois de la République.Donc si des personnes qui n’ont ni titre, ni qualité et en violation de la loi se permettent de tenir des réunions en brandissant le nom UNDP, c’est pénalement poursuivable.

S’agissant de la légitimité du bureau de la Coordination.

Je dis que le tout premier congrès du parti a investi le président Michel Amine. En cette qualité, Amine reste et demeure le seul détenteur de la légitimité à travers son investiture par le premier congres du parti.

Mr le Journaliste, ces individus qui s’agitent ne sont simplement que certains anciens membres des instances provisoires du parti qui ont été dissoutes par le president.

Et certains membres de ces comités provisoires dissouts croient faire de la résistance.

D’ ou tirent ils leur légitimité puisqu’ils avaient été nommés par Michel Amine. Seul, le president Amine investit par le congres détient la légitimité au sein de l’UNDP jusqu’à preuve contraire.

Comme tout parti politique, l’UNDP ne peut tolérer un tel désordre car le parti est régit par des textes fondateurs et des valeurs que chaque militant est tenu de respecter.

Nous sévirons contre tout militant et militante qui tenterait de faire obstruction aux textes du parti.

D’ores et déjà certaines mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre de certains militants faute d’obéissances aux lignes du parti..

Ne pas l’admettre, ne pas le comprendre, ne pas prendre à sa juste mesure cette position, serait une faute politique définitive.

Pour revenir sur le dernier volet de votre question, le bureau de la coordination nationale dont je dirige est actuellement, le seul organe légitime du parti. Pourquoi spéculer en distillant des fausses informations ?

CARNEWS : Monsieur le coordonnateur quel est votre programme pour les prochains mois ? Vos projets ?

Il me semble aujourd’hui essentiel de réaffirmer clairement que notre vision c’est l’horizon 2021.

Notre approche du problème centrafricain, notre projet ont suscité une mobilisation si spontanée, si déterminée et si intense de notre peuple.

Cette adhésion est d’autant plus exceptionnelle qu’il faut continuer le travail à la base. Cette vision 2021 est une chance pour notre pays.

J’ai la conviction qu’il marque l’amorce d’un profond renouveau.
C’est pourquoi l’UNDP poursuivra ses vastes projets de développement à la base dans les préfectures, sous-préfectures, villages, communes et arrondissements afin de couvrir l’ensemble du territoire .

CARNEWS : Monsieur Amine Michel est accusé de favoriser son ethnie au sein du parti .Que pensez-vous de ces accusations ?

. J’ai entendu ces allégations dans certaines presses de la place. Tous ont tendance à dire que les parents de Michel Amine se sont accaparés du parti.

Nous avons un problème dans ce pays c’est la médisance et la calomnie. Comme si c’était une tare que nous portons. Comme si c’était une maladie. Ces allégations sont propagées partout pour ternir l’image de l’UNDP et de son président fondateur.

En tout cas le président Amine Michel que je connais, n’a pas cette mentalité en ce que je sache.

La vérité est que Michel Amine est un rassembleur. Regardez la représentativité du parti lors des récentes élections législatives.

L’UNDP a présenté des candidats de l’Est à l’Ouest du Nord au Sud du pays.

Notre parti regorge en son sein de milliers de jeunes, femmes, adultes et de tous horizons et de toutes confessions.

Moi-même qui vous parle, je n’ai aucun lien de parenté avec Michel Amine. Pourtant, c’est à moi qu’il a fait confiance pour diriger le parti.
Alors pourquoi taxer cet homme de tribalisme ?
Les aspects que nos détracteurs soulignent nous éloignent de l’essentiel

CARNEWS : Pour vous, c’est quoi l’essentiel ?

Aimery ELA:L’essentiel, c’est la situation de notre pays. Suite aux conflits fratricides qui ont déchiré notre pays, il nous faut, sans attendre, nous relier, nous accorder et bâtir un socle commun.

L’essentiel pour notre parti c’est le quotidien difficile et intenable des centrafricaines et des Centrafricains.
Et le seul parti politique qui s’en soucie aujourd’hui c’est l’UNDP de Michel Amine.Je pense qu’il ne faut pas nous distraire.

CARNEWS : Lors des élections du président de l’Assemblée Nationale , les députés de l’UNDP sont loin d’avoir suivi à la lettre les consignes du président Amine Michel qui dans une lettre adressée depuis Brazzaville préconisait de voter pour Martin Ziguelé.
Alors que le mot d’ordre était clair, c’est Abdou Karim Meckassoua qui a été élu. Avez-vous le contrôle de vos parlementaires ? N’est-ce pas de l’indiscipline ?

Aimery ELA :Écoutez, je crois savoir qu’après les élections générales, un indépendant a été élu président de la République, chef de l’état en occurrence le professeur Faustin Archange Touadera.

Ce contexte nous a amené en tant que parti politique a pensé qu’il faut bien soutenir un politique au perchoir de l’assemblée nationale. C’était le sens du soutien apporté au candidat Ziguélé.

.Le président Amine a écrit une lettre interne pour donner les orientations au parti. Le message que nous avons transmis aux députés UNDP était clair et sans équivoque. C’est tout. On est en démocratie c’est notre vision et nous la défendons.

Concernant nos députés, avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
Notre groupe parlementaire regroupe actuellement tous les députés UNDP sans exception qui siègent à l’Assemblée Nationale.

CARNEWS : Pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Karim Meckassoua a été élu au perchoir. Des soupçons de corruption ont émaillé cette élection. Quelle est votre réaction ?

Aimery ELA : Nous avons eu malheureusement des informations sur des soupçons de corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale.

Si ces allégations sont vraies, nous pensons que c’est déshonorant pour un pays qui renoue avec la démocratie. Vous conviendrez avec moi que ces soupçons touchent l’instance qui est censée contrôler la nation dans tous les domaines. C’est très grave.

Maintenant, il faut chercher à établir la vérité sur ces allégations avant de prendre des mesures.

Le président Faustin Archange Touadera et son gouvernement doivent situer l’opinion nationale sur cette affaire en ouvrant des enquêtes qui pourront nous dire réellement ce qui s’est passé.

CARNEWS : Certains de vos parlementaires sont soupçonnés d’avoir reçu de l’argent de Abdou Karim Meckassoua ? Qu’en dites-vous ?

Aimery ELA: Tout le monde sait depuis l’affaire Koudoufara, la tentation forte et terriblement humaine de se prostituer politiquement ou de débauchage. Cela doit pourtant cesser dans ce pays car le peuple en a beaucoup souffert.

Bien attendu à l’UNDP, nous ne sommes pas des opportunistes politiques.Le parti n’a jamais demandé à un député de prendre de l’argent chez quiconque.

Si certains de nos députés seraient impliqués dans ce genre de comportement rétrograde, le parti avisera.Toutefois, attendons les enquêtes.

CARNEWS : Quelle sera la prochaine étape pour l’ UNDP ?

Aimery ELA : Tout parti politique a vocation à conquérir le pouvoir et à l’exercer. Je fais remarquer que le suffrage massif acquis à notre parti aux législatives, aurait pu nous installer au pouvoir n’eut été le harcèlement judiciaire inique doublé des manipulations contre notre candidat.

Notre ambition et celle de la multitude qui nous soutient, est de gouverner, ce qui nous permettra d’instaurer en Centrafrique, l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance ainsi que le respect des droits et libertés des citoyens.

Pour cela tous les moyens légaux à notre disposition seront mis à contribution et, croyez-moi, nous entendons en faire un usage sain et judicieux lors des prochains scrutins à l’horizon 2021.

CARNEWS : Avez-vous un message à lancer aux militants de l’UNDP ?

Aimery ELA : Je demanderais aux militants et militantes de l’UNDP de rester calme, serein, vigilant et mobilisé. Le parti à travers le bureau de coordination nationale dont je préside prépare actuellement le congrès.

Mais c’est une impérieuse nécessité pour relever le parti. Nous devons savoir exprimer ce que nous voulons comme un parti digne et responsable.

A nous d’identifier nos problèmes, de savoir délibérer librement et collectivement pour apporter les solutions convenables à nos aspirations profondes.

C’est pourquoi, il est temps de resserrer les coudes pour réorganiser le parti afin d’atteindre les objectifs dont nous nous sommes assignés.

CARNEWS : Quel est votre mot de la fin ?

Aimery ELA : Notre dernier mot reviendrait à ce que nous sommes optimistes car le meilleur est à venir.

Propos recueillis, le 13 Mai 2016
Par Jocelyn PENDA KILO

 
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CENTRAFRIQUE: Association Egalité Pour Tous (E.P.T)

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CENTRAFRIQUE : LA CENTRAFRIQUE SE DOTE D’UN COMITÉ POUR LA PRÉVENTION DU GÉNOCIDE ET CRIMES DE GUERRE

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Bangui, 11 mai 2016 – La République centrafricaine aura, à partir de mardi 17 mai, un Comité national pour la prévention du génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination. Lors du point de presse du mercredi, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a indiqué que le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sera à Bangui pour assister à la cérémonie de lancement du comité et à la formation de ses membres. 

Selon Monteiro, le bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général appuie la mise en place dudit Comité à la demande des autorités centrafricaines. Au cours de son séjour, Adama Dieng aura également des entretiens avec les autorités et des représentants de la société civile. 

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs pour les élections législatives partielles du 15 mai 2016 notamment l’aspect sécuritaire, avec la finalisation du plan de sécurité entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et ses partenaires nationaux et internationaux. Le matériel électoral sensible a déjà été envoyé dans les circonscriptions électorales concernées de Kaga-Bandoro, Bambari, Sibut, Bossangoa et Bangassou en début de semaine, avec l’appui de la MINUSCA, et sera conclu samedi à Ombella-Mpoko et Bangui. La formation des agents électoraux a démarré mardi dans la préfecture de Kemo et s’est poursuivi mercredi dans les deux circonscriptions concernées de Bangui. Pour leur part, les Bureaux Électoraux Régionaux (BER) des Nations Unies poursuivent les rencontres d’informations avec les différents acteurs du processus électoral et les séances de sensibilisation en vue des élections paisibles.  

Vladimir Monteiro a aussi annoncé que le nombre d’assistants de liaison de la MINUSCA sur le terrain va être bientôt doublé, passant de 24 à 52. Ces assistants de liaison sont des hommes et des femmes qui font le lien entre la population centrafricaine et la force de maintien de la paix et jouent un rôle important, notamment la collecte d’informations, l’évaluation des besoins de protection et des risques pour améliorer la capacité de réponse de la MINUSCA. 

Pour sa part, la Porte-Parole de la police Oana Andreea Popescu, a indiqué que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée à Bangui par des coups de feu les 7 et 8 mai. La composante police de la Minusca s’est dépêchée sur les lieux et les patrouilles ont été intensifiées pour prévenir toute éventualité. Par ailleurs, le 9 mai, à Bangui, les points focaux de la police de la cellule protection des civils et de l’enfant ont échangé avec le commandant de la Police Judiciaire et le Directeur des Investigations Judiciaires, au sujet de deux cas de viol sur mineures. Les présumés auteurs ayant été interpellés, la police des Nations Unies a conseillé aux enquêteurs de référer les victimes à une structure sanitaire pour leur prise en charge médicale et psychosociale. La police des Nations Unies a aussi suggéré de faire diligence dans la procédure pour traduire les présumés auteurs devant le Procureur de la République. 

De son côté, le Porte-Parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a affirmé que la semaine dernière, la force de la Minusca a multiplié ses patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes dans tout le pays, pour rechercher et neutraliser tous les malfaiteurs qui cherchent toujours à perturber la quiétude de la population. La force a aussi noté des heurts entre les groupes dans certaines régions du pays. Le Porte-parole de la force a mentionné que la force a parcouru 6580 km de patrouilles, aériennes et terrestres et a assuré la sécurité de 733 véhicules la semaine passée sur tous les axes du pays. Cependant, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana déplore la criminalité dans certains endroits et des cas banditisme sur les grands axes d’approvisionnement du pays, particulièrement sur l’axe Cameroun-Bangui, tout en ajoutant que la Minusca cherche à prévenir ces actes.

Source : Service de la communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
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Publié par le 12/05/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Nourredine ADAM, le grand perdant… Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 20-12-2015/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Nourredine ADAM, le grand perdant…  Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix !

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Malgré les incidents qui ont endeuillé la capitale, le peuple centrafricain vient d’adopter démocratiquement la nouvelle constitution. Désormais, la campagne pour les élections présidentielles et législatives bat son plein dans tout le pays. Et c’est bien ce qui dérange les rares partisans de Nourredine Adam. En effet, après qu’il ait annoncé l’autonomie des régions du Nord-Est de la Centrafrique dans l’indifférence générale, quelques éléments du FPRC cherchent à priver une partie des populations de leur droit à s’exprimer librement. Une fois de plus, le général Adam et ses sbires sont responsables de la privation des libertés individuelles et continuent de s’opposer à la sortie de crise pourtant si proche. Alors qu’un vent d’espoir et de paix souffle sur notre terre, je vous invite à consulter le médiocre bilan de l’ennemi public numéro 1 et à prendre connaissance des agissements de cet homme qui, depuis, a pris la fuite et s’est isolé probablement en Vakaga. 

Tout en restant dans la droite lignée des radicaux du FPRC, Nourredine s’exprime sur les ondes de radio N’Deke Luka le 4 décembre. Son message confirme ce que l’on pensait : cet homme n’a plus les pieds sur terre ! En effet, alors que tous les mouvements et partis politiques du pays (sauf le FPRC) naviguent sur le même cap, lui nage à contre-courant… Ses dernières frasques ? Rejet des fonctionnaires de l’état, opposition aux élections, tentative de créer une république ! Le général Adam reste sur sa ligne dure qui n’a, heureusement, aucun avenir ! Ayant compris ses erreurs et, à sa grande habitude, il aurait tenté de revenir sur ses propos en dénonçant un piège tendu par la radio. 

Mais, sur le fond, quel est le bilan de Nourredine depuis la division de l’ex-Séléka ? Très maigre, voire inexistant ! En effet, parmi ses échecs, on notera l’absence d’une 3e transition souhaitée depuis des mois, des échecs militaires retentissants, de nombreuses dissidences de cadres du mouvement, une tentative avortée de créer une province autonome du « Nord Dar El Khouti », etc…

Sur le plan militaire, ses moyens de frappe sont de plus en plus remis en doute et le général est très affaibli. Son contingent ne serait constitué que d’une petite centaine d’irréductibles. En effet, les autres soldats ont vite compris qu’il n’y avait pas d’avenir et ont préféré rejoindre d’autres mouvements comme le MPC, notamment la branche du général Al Khatim. Corrompu jusqu’à l’os et obligé de quémander des soutiens venus des pays limitrophes, il fait acheminer de l’armement en provenance du Soudan. N’ayant pas cessé ses activités de contrebande, il persiste dans le trafic d’armes de guerre qui, selon lui, lui permettrait de chasser. Chasser ? Ou plutôt chercher l’argent facile en braconnant !

Sur la scène politique, incapable de construire un programme, Nourredine Adam est complètement isolé et ses plus fidèles lieutenants du FPRC le lâchent un par un. D’ailleurs, même si le mouvement continue à prôner une troisième transition et s’oppose à la tenue des élections, un communiqué diffusé le 11 décembre par son secrétaire général politique privilégie les paroles aux armes ! Ne parvenant plus à rassembler autour de lui, de nombreux cadres se sont tournés vers d’autres partis beaucoup plus modérés, notamment l’UPC ou le MPC, qui s’inscrivent dans la dynamique nationale. Et que dire de l’influence du FPRC sur la capitale ? Il n’y a quasiment plus de représentation politique ! En effet, depuis les évènements tragiques du 13 décembre dans le 3e arrondissement, Haroun Gaye et Hamit Tidjani se font botter par la population du KM5 ! Il était temps…

Comme il l’a fait lors du référendum, Nourredine cherche toujours à entretenir la confusion. Il manipule les minorités et les monte les unes contre les autres parce qu’il cherche à causer des affrontements interreligieux. Un objectif: empêcher les électeurs de s’exprimer et créer un terrain favorable à la transition. Mais, lui, le musulman qui se prétend intègre, n’a même plus le soutien de ses frères. Ces derniers ont choisi la voie des urnes et souhaitent une sortie de crise immédiate. Aujourd’hui, les musulmans de Bangui ne veulent plus entendre parler du général Adam car c’est lui le vrai ennemi des musulmans ! 

Comme il l’a exposé à la radio, l’objectif de Nourredine Adam est d’entraver le processus électoral. Depuis début décembre, il se déplace dans l’extrême nord-est du pays notamment dans les régions de N’Délé et Birao. A l’approche du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre, comme pour le référendum, les options dont il dispose lui permette encore de mener des actions d’intimidation sur la population afin d’inciter les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Selon des témoins de plusieurs quartiers de Kaga Bandoro, il avait interdit que les listes électorales soient rendues publiques ! Pourquoi ? Parce que l’homme est vexé. En effet, dans sa « déclaration sur une 3etransition » parue le 5 aout 2015, il annonçait l’échec total du recensement électoral. Avec plus de 95% de personnes recensées pour les élections, Nourredine s’est une nouvelle fois illustré par son manque de clairvoyance! Depuis, le OUI l’a emporté très largement au référendum. 

Faisant route vers la Vakaga, il a exalté quelques partisans de N’Délé de se joindre à lui pour tenter de semer le désordre. Très vite, des notables et le préfet de la ville historique du Sultan Sénoussi ont alerté les autorités de Bangui que des actes d’incivisme et des violences étaient perpétrées par les illuminés à la botte du général. Et les faits sont tous simplement déplorables ! Outre des affiches de candidats arrachées, les groupes armés de Nourredine ont cherché à s’attaquer à des agents de l’état chargés de mettre en place la logistique électorale. Ils ont ensuite tentés de faire irruption dans les écoles pour faire peur aux enfants à qui l’ont promet depuis des années un avenir radieux. Finalement, ils n’ont pas osé s’attaquer à des maisons ou à des établissements administratifs, parce que la MINUSCA a réagi et les a mis en déroute, appuyés par la population de la ville. 

Même s’il a perdu pied à Kaga-Bandoro, les évènements du 13 décembre confirment que l’homme et ses idées sont toujours à considérer comme une menace sur les populations du nord-est et sur les libertés individuelles qu’il veut interdire. Aujourd’hui, les autorités locales et les habitants des régions de Bamingui-Bangoran et de Vakaga ne peuvent plus accepter que Nourredine et ses hordes s’installent durablement sur leurs terres. Quelle que soit la ville dans laquelle il fera halte et dans laquelle il cherchera à s’établir, c’est bien un accueil très hostile qui attend ce traitre à la nation. 

Général déchu à la solde des rebelles soudanais et tchadiens, Nourredine Adam est un individu qui n’a plus sa place en Centrafrique. Ses intentions anti-démocratiques n’ont jamais été en accord avec la volonté du peuple centrafricain, celle de retrouver la voie de la réconciliation et de la paix durable. Ayant recours à la violence depuis de trop nombreuses années, tout doit être mis en œuvre pour exclure Adam et faire cesser ses manœuvres déstabilisatrices. Tous les Centrafricains ont droit au vote car tous les Centrafricains ont envie de tourner cette page tragique de notre histoire à laquelle le nom de Nourredine sera associé !

Abdoulaye NGAMENDE

 
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Publié par le 20/12/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: On doit être uni pour le bien et pour l’avenir de notre pays.

Publié par CARnews ou RCAinfo le 10 Novembre 2015/Bruno-Serge PIOZZA
CENTRAFRIQUE: On doit être uni pour le bien et pour l’avenir de notre pays.
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Que le bon DIEU tout puissant nous aide à faire comprendre cela à tout le monde. Cette guerre n’était pas confessionnelle, elle est devenue confessionnelle par la force des choses et sur la base même de nos actes et de nos pensées orchestrées par les hommes politiques et les occidentaux pour leurs intérêts. C’est à nous Centrafricains de tout faire par nos actes, nos pensées et nos façons d »agir pour qu’elle reste politique et nous allons tout faire pour qu’elle le reste POLITIQUE car nous sommes ensemble pour toujours même si on est pas nombreux à défendre cette idée mais l’avenir nous donnera raison.Nous continuons de CRIER HAUT ET FORT que LA CENTRAFRIQUE est pour nous tous et nous resterons UN peuple uni quelque soit notre différence confessionnelle. Il faut aussi avoir le courage et la force de condamner avec force et vigueur les actes ignobles et insensés causés par les anti balaka sur des Centrafricains civils musulmans et aussi des actes causés par certains Musulmans Centrafricains sur la population civile innocente et martyrisée. La condamnation doit être de deux côtés pour qu’on puisse trouver le chemin de la paix. Par la voix des membres de la Coalition Islamo-Chrétienne pour la Cohésion, Nous condamnons avec force, fermeté et rigueur l’acte inhumain des anti balaka intervenu hier et qui a causé la mort d’un frère Centrafricain de confession musulmane alors qu’une période d’accalmie régnait sur Bangui. La Centrafrique est pour tous.

Par BSP Bruno-Serge PIOZZA

 
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Publié par le 10/11/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Une réaction tardive et hypocrite de la MINUSCA

Publié par CARnews ou RCAinfo le 5-11-2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Une réaction tardive et hypocrite de la MINUSCA

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Une réaction tardive de la part de la MINUSCA, lorsque les barbares de KM5 quittaient pour aller jusqu’ au niveau de Cattin, plateau, c’était pas la nuit, c’est au vu et au su de MINUSCA, les maisons étaient brûlées, des gens égorgés, ils laissent faire et leurs objectifs étaient  atteint, nous sommes pas des dupes. Concernant le réarmement des FACA, RCA n’est pas un pays indépendant?notre armée est une armée Républicaine,et dans tous les cas, il ne faut  pas faire la confusion, l’islam est une religion comme toute autre religion, qui prône la non violence,des Tchadiens , des soudanais qui sont nés, vécu pendant certaines périodes sont des Centrafricains,mais des barbares qui sont venus du Soudan, Tchad et autres pays qui se trouvent au niveau de KM5 ne sont pas des Centrafricains, ils ne peuvent intégrer notre armée, et on ne peut pas se mettre au tour de table avec les bandits, donc il faut les désarmées par la force comme a été dit les résolutions votées par l ONU, le forum de Bangui. La RCA est victime d’ une agression extérieure, piloter par la France, c’est un génocide mais la France sera rattraper par l’histoire, et ces pays qui font partie de cette mission Onusienne seront également jugés. Enfin, la Présidente est revenue à la raison, elle parlait d’ un coup d’ Etat, l’histoire la jugera aussi, on est pas des extrémistes,ni un politicien. Un centrafricain ne mérite pas ce traitement, mais un jour……………

Par N  Ngana

 
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Publié par le 05/11/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: Affaire John Mapenzi / Qu’attend Mahamat Kamoun pour retirer le PEA B à la Société « STBC » ?

CSP

Il y a déjà quelques mois, la cérémonie de la première coupe de bois de la Société « STBC » avait eu lieu à Nola. En la présence du premier ministre, Mahamat Kamoun qu’entouraient le ministre en charge de la gestion forestière, les membres de son cabinet et de la présidence, les responsables de la Société « STBC », des invités officiels, et des professionnels des médias d’Etat et privés. Ce jour – là, beaucoup de belles allocutions ont été prononcées, et d’alléchantes promesses faites à l’Etat centrafricain, aux populations riveraines, et aux communes locales.

Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont et plusieurs mois se sont écoulés. Qu’en est – il aujourd’hui des réalisations de ces séduisantes paroles, de ces délicieuses et enivrantes promesses, et des engagements contenus dans le cahier des charges ? Combien l’Etat centrafricain a – t – il encaissé à ce jour, en termes de recettes en contrepartie de l’exploitation du PEA B ? Combien de taxes communales, les autorités locales ont – elles effectivement perçues en contrepartie des activités de cette société dans les caisses de leurs communes ? Combien d’écoles, de centres de santé et de kilomètres de routes ont – ils créés ou entretenus par cette société au bénéfice des populations autochtones, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

De très pertinentes questions auxquelles ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni les responsables de la STBC, ni les autorités locales ne peuvent donner une réponse satisfaisante. Afin d’y voir clair et d’y trouver une explication, notre journaliste d’investigation s’est penché sur la question et vous propose les conclusions de son enquête dans son prochain numéro. Affaire à suivre !!!!!

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

Publié par CARnews ou RCAinfo le 29 Octobre 2015/ Bruno-Serge PIOZZA &AE
CENTRAFRIQUE Insécurité / Km 5 et Fatima : Vive la sécurité en Centrafrique !

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Bangui, 28 octobre 2015. Il est 9 heures sur le pont de la Minusca où tout le monde se bouscule pour prendre un taxi. Subitement, sauve qui peut. Un groupe armé jusqu’aux dents d’hommes en moto en provenance du KM 5, vient d’effectuer une descente musclée dans la zone et se met à tirer en l’air sur le point d’arrêt de moto et taxis de la BINUCA. Dans la foulée et après avoir semé la panique, ces jihadistes réussiront à partir avec six (6) motos taxis dont les conducteurs ont préféré prendre la poudre d’escampette. Selon les témoins des évènements, cela s’est passé une fois de plus au nez et à la barbe des forces onusiennes qui seraient restées de marbre durant cette action spectaculaire. Par la suite, aucune patrouille des forces internationales n’a été observée dans le secteur, à la recherche de ces malfrats et afin de récupérer les motos emportées. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, ne cesse de marteler un certain Parfait Onanga Anyanga! Un jour plus tard, Bangui, 29 octobre 2015. Il est 9 heures à Fatima.

Des éléments armés, toujours en provenance de l’enclave des jihadistes du Km 5, sont repérés sur des motos vers Kéténguéré. Trois (3) d’entre eux sont atteints mortellement par des antibalakas, dont un, lapidé et brûlé à vif. En représailles, les jihadistes s’en prendront à la population de Kina, aux petits commerces, et même à l’Eglise Mid – Mission. Une histoire de vol de motos, comme la veille, qui aurait mal tourné ou une histoire de règlements de compte ? Personne ne peut répondre à cette question. Toutefois, il a été noté que les forces onusiennes basées dans le secteur du Km 5 n’ont pas anticipé, et réagi avec vigueur, robustesse, et responsabilité pour assurer la protection des populations civiles, femmes, enfants et personnes du 3ème âge. Vive le retour de la sécurité en Centrafrique, M. Parfait Onanga ! Franchement, l’insécurité est devenue le lot quotidien du peuple centrafricain. Et pourtant, selon des informations dignes de foi en notre possession, avant le déploiement des casques bleus en Centrafrique, le 15 septembre 2014, les attentes de la population étaient énormes. Certaines personnes souhaitaient accueillir une force qui pourra mettre un terme aux hostilités dans le pays.

La MINUSCA qui commande cette intervention onusienne jugeait cette troisième opération, celle qui pourra prendre une nouvelle dimension pour protéger la population, appuyer la transition politique et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat. Le 15 septembre était la date du lancement officiel de cette force onusienne. Son déploiement, sous couvert de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies vise à stabiliser la Centrafrique, confrontée à une crise depuis plusieurs mois. Selon les souhaits exprimés par une partie de la population de la capitale, les casques bleus devraient être plus efficaces que les forces précédentes. « La Misca et la Sangaris n’ont pas bien mené leurs missions. Les armes circulent encore, même à Bangui. Des exactions sont toujours enregistrées au quotidien. L’expérience des Nations Unies pourra aider la Centrafrique à retrouver sa stabilité. Nous ne voulons plus entendre parler des milices ou groupes rebelles durant leurs missions », a souhaité un habitant de Bangui. « Cette force onusienne doit tout faire pour étouffer l’esprit de la partition du pays, en restaurant effectivement l’autorité de l’Etat partout », c’était l’attente majeure d’une femme commerçante. La société civile centrafricaine, l’une des entités qui avait réclamé le déploiement des casques bleus pour stabiliser la Centrafrique, espère une force qui pourra mettre en application son mandant. « J’espère que cette force ne va pas faire comme les autres qui ont mis de côté leur mandat. Elle doit tout faire pour mettre hors d’état de nuire toutes les forces négatives.

Leurs interventions devraient permettre à ce qu’on aille très rapidement aux élections et faciliter le retour des déplacés ainsi que des refugiés », a souligné Gervais Lakosso, coordonateur du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine. Comme initialement prévu, le 15 septembre 2014, la Minusca s’est déployée effectivement en République centrafricaine, en remplacement de la Misca, incapable de sécuriser le pays, d’aider à la restructuration et à la réhabilitation des forces armées centrafricaines, au retour des milliers des personnes déplacées dans leurs villages, à la restauration de l’Etat et in fine à l’organisation des élections inclusives, transparentes, régulières, et crédibles . Désormais, la Minusca devait faire siennes toutes ces missions, mais cette fois – ci sous le chapitre 7 de la charte de l’Onu, dotée de mesures plus robustes et plus vigoureuses, de plus de 12.000 hommes, et d’une puissance militaire et matérielle de feu, éminemment impressionnante et incomparable. Malheureusement, plus de 10 plus tard les résultats de son déploiement sont un échec cuisant sur toutes les lignes.

Certes, la présence des forces onusiennes a empêché tout un peuple de basculer et de sombrer dans les violences intercommunautaires et dans la spirale d’une guerre génocidaire. Sur le plan social, les fonctionnaires et agents resteront à jamais reconnaissants à la communauté internationale qui supporte financièrement le paiement des salaires, bourses et pensions. Et le peuple n’oubliera jamais ces hommes et ces femmes qui ont quitté leur pays, et abandonné leurs familles et enfants pour venir en mission de pacification, en Centrafrique et dont certains y ont laissé la vie. Ces sacrifices suprêmes resteront à jamais graver dans la mémoire du peuple centrafricain. Cependant, le haut commandement de la Minusca n’ a pas été en mesure d’imposer à l’ensemble des troupes la discipline nécessaire à l’exécution des missions sus – évoquées. Versés dans les actes de contrebande, de débauches sexuelles, de trafics de l’or et de diamant, le Gl Babacar Gaye, le Gl Tumenta et Autres ont plutôt vite fait de faire de la crise centrafricaine un véritable fonds de commerce et ont travaillé activement à sa pérennisation. En caressant les bandes armées dans le sens du poils, à travers la mesure communément appelée « mesure de confiance » qui reconnait à des violeurs de femmes, à des liquidateurs de la République et à des égorgeurs de tout un peuple, le droit de détenir des armes de guerre et de s’en servir. A l’arrivée plus de 10 mois plus tard, même si un calme précaire règne à Bangui, des bandes armées écument toujours la République centrafricaine, règnent en de véritables conquistadores, prennent des populations en otages, pillent, volent, rackettent et tuent impunément. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste aujourd’hui à Bambari, chef – lieu de la Ouaka où un ressortissant peuhl, un certain Ali Darassa qui, à la tête d’une armée de mercenaires, lève l’impôt, rackette la population, viole des femmes, vole, pille et tue au vu et au su des forces onusiennes du contingent congolais de la Rdc. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste, sur l’axe Bangui / Douala où sévissent des bandes armées dont l’objectif est non seulement de braquer et de dépouiller les commerçants de leurs biens, mais surtout de rendre inopérationnel cet axe économique vital pour les finances de la République, au vu et au su des forces onusiennes du contingent bangalais. Tel est le spectacle de désolation auquel l’on assiste à Kaga – Bandoro où les populations des communes environnantes sont obligées de déserter leurs villages du fait des exactions des éleveurs peuhls. Tel est le spectacle auquel l’on assiste à Bangui dans l’enclave de Km 5 où règnent des jihaddistes qui n’ont pas hésité un seul instant à ouvrir le feu sur des forces onusiennes, détruisant un véhicule blindé, faisant un mort et laissant sur le carreau plusieurs blessés. Tous ces graves manquements au combat pour la pacification du pays ont fini par obliger M. Ban Ki – Moon à forcer le Gl Babacar Gaye à la démission et à nommer un civil, M. Parfait Onenga – Anyanga à sa place. Si un général n’avait rien pu faire pour le retour de la paix en Centrafrique, qu’en serait – il d’un civil, murmurent déjà des centrafricains. Une très pertinente question à laquelle M. Onenga – Anyanga se doit de trouver une réponse avant la tenue des prochaines échéances électorales. Pour ce faire et afin d’éviter de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur, M. Parfait Onenga – Anyanga doit hic et nunc frapper du poing sur la table, en recourant sans aucune réserve à la force pour neutraliser et écraser les états – major des éléments de la Séléka et des faux Antibalakas: en attaquant toutes leurs positions tant à Bangui que partout en provinces et celles des milices armées. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra créer les conditions indispensables à l’organisation des élections libres et transparentes, et être utile à la population centrafricaine et à la Minusca. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra rentrer à jamais dans l’histoire du pays de B. Boganda, en tant que digne fils d’Afrique et du Monde.

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 29/10/2015 dans Uncategorized

 

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