RSS

Archives de Tag: CENTRAFRIQUE DJOTODIA TIANGAYE LA FRANCE FRANCAIS

CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

ayandho

Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
1 commentaire

Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Communiqué :Réunion ministérielle sur la République centrafricaine

pdt_rca_touadera_sg

1. Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, au nom du Secrétaire général, a convoqué une réunion ministérielle sur la République centrafricaine (RCA) le 23 septembre 2016, en présence du Président de la République centrafricaine, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, et des partenaires clefs de la RCA, dont la France, les Etats-Unis, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, la Banque mondiale ainsi que le Président de la configuration de la Commission de consolidation de la paix pour la République centrafricaine. Cette réunion a donné au Président Touadéra, l’opportunité de présenter les progrès réalisés par le Gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de sa vision pour la stabilisation de son pays, particulièrement dans les domaines de la réconciliation nationale, le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des membres des groupes armés, les réformes clés dans le secteur de sécurité et de la défense, la bonne gouvernance, la promotion et la protection des droits de l’homme, en particulier les droits des femmes et des enfants ainsi que la lutte contre l’impunité.

2. Les participants ont salué la vision du Président Touadéra pour transformer le pays ainsi que ses priorités immédiates pour résoudre les causes profondes du conflit et favoriser le développement du pays à long terme. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à continuer leurs efforts en faveur d’une approche inclusive associant toutes les composantes de la société centrafricaine. Les participants ont également insisté sur l’importance d’actions concrètes pour obtenir des progrès rapides dans le processus de paix et la réconciliation nationale à tous les niveaux de la société, et pour permettre le retour des 468.000 réfugiés et des 384.000 personnes déplacées internes, afin qu’ils retrouvent leurs biens et leurs moyens de subsistance.

3. Reconnaissant que la présence continue des groupes armés représente l’obstacle le plus immédiat à la stabilité et au redressement du pays, les participants ont encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre un processus de concertation avec les représentants des groupes armés au sein des instances prévues à cet effet en vue de permettre le lancement sans délai du programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement. Les participants ont également encouragé les autorités centrafricaines à s’assurer que ce processus s’inscrive dans le cadre plus large des stratégies visant à traiter les causes profondes du conflit, en particulier à travers un dialogue inclusif au niveau national et local et favorisant le désenclavement et le développement équitable de toutes les régions du pays. Les participants ont souligné que ces efforts devaient aller de pair avec la mise en œuvre de réformes concrètes dans les secteurs de la sécurité, de la défense et de la justice, et bénéficier du soutien indéfectible de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ainsi que du reste de la communauté internationale.

4. Le Président Touadéra a présenté la proposition du Gouvernement centrafricain de Cadre d’Engagement Mutuel entre le Gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux, régionaux et bilatéraux. Le Président a réaffirmé sa volonté de finaliser le document pour la conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine, afin de donner un signal fort d’un partenariat durable entre la République centrafricaine et la communauté internationale, pour obtenir une paix durable. Le Président a souligné que le Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA) proposé et le processus de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République centrafricaine (RCPC) devaient constituer des cadres cohérents et complémentaires pour orienter la relation entre la RCA et ses partenaires internationaux. Les participants ont salué le Cadre d’Engagement Mutuel comme un mécanisme important pour maintenir un haut niveau de partenariat stratégique entre la République centrafricaine et la communauté internationale.

5. Les participants ont souligné le rôle crucial que jouera la conférence des partenaires de la RCA et des bailleurs de fonds, qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre, pour sécuriser les ressources nécessaires afin de permettre la mise en œuvre des priorités visant le relèvement et la stabilisation du pays au cours des trois à cinq prochaines années. Les participants ont également exprimé leur préoccupation devant le manque de financement, entravant une réponse adéquate à la crise humanitaire en cours en RCA, avec 2,3 millions de personnes ayant besoin d’aide. Les participants se sont accordés à travailler ensemble durant les prochaines semaines, pour encourager de nouvelles promesses financières en soutien à ces priorités, notamment auprès de nouveaux donateurs potentiels pour la RCA. Ils ont enfin souligné la nécessité pour le gouvernement de mettre en œuvre des réformes structurelles dans le domaine de la gouvernance, de la décentralisation et de la gestion des finances publiques afin que ces fonds soient investis de manière efficiente, ainsi que l’importance d’un engagement dans la durée, y compris à travers le Groupe International de Soutien.

New York, le 23 septembre 2016

 
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Communiqué :Réunion ministérielle sur la République centrafricaine

Publié par le 25/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : Insécurité à BAMBARI / M. Ban Ki – Moon : La population de Bambari exige le départ de M. Onanga Anyanga de son poste en Centrafrique MEMORANDUM A L’ATTENTION DE MONSIEUR LE CHEF DE BUREAU DE LA MINUSCA DE BAMBARI

bambari

Nous, populations de la Ouaka, sommes mécontentes du mutisme et du laissez aller vis-à-vis de l’insécurité chronique qui sévit à Bambari, Ngakobo, Kouango, et les environs.
Constatons que :
Ali NDARASSA et ses hommes tuent depuis 2014 jusqu’à ce jour et n’est jamais inquiet;
Aucun pouvoir public n’a posé des actes concrets pour arrêter ces barbaries;
En une semaine, 09 Centrafricains sont tués à Ngakobo par des éléments de la Séléka Peulhs de Ali NDARASSA avec la complicité des Mauritaniens de la MINUSCA.
Avons écouté sur les ondes de la Radio Ndéké Luka, les propos injurieux de Mr ONIANGA – ANIANGA Représentant Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique traitant les Centrafricains de voleurs de bœufs, alors que
ces derniers démunis de toutes forces ne vivent que des produits champêtres. Ce Centrafricain du nom de DANDE Bienvenue tué à Ngakobo, revenait du champ avec ses épouses et n’a jamais mis pied dans un parc qui n’existe nulle part à Ngakobo.

Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka

Dans d’autres préfectures règnent la paix et la sécurité, et la libre circulation des biens et des personnes est une réalité quotidienne.
Pourquoi et toujours la Ouaka qui continue de souffrir ?Pourquoi la population  de la Ouaka doit-elle continuer à subir des actes de barbaries ?
Nous avons espérer qu’avec le retour à la légalité constitutionnelle, la Préfecture de la Ouaka devrait respirer une aire nouvelle ; hélas nous vivons le pire. Les éléments de la MINUSCA affectés dans la Ouaka sont tous des musulmans et entretiennent leurs frères au détriment du reste de la population ; ce qui n’est pas acceptable.
La complicité de la MINUSCA est visible et claire, car c’est elle qui fournit des armes et des munitions aux éléments de la Séléka pour tuer la population civile.
Les éléments de la Séléka se promènent librement l’arme aux poings, érigent des barrières au su et au vu de la MINUSCA qui ne réagit pas.
La Ouaka est vue comme un dépotoir où il faut y déverser tous les criminels musulmans, d’une part et, la MINUSCA qui se déplace avec éléments de la
Séléka qui sont des rebelles dans les véhicules des Nations Unies que ce Mr. ONIANGA ANIANGA qui n’ose pas condamner ni dénoncer, mais se contente de les défendre d’autre part.
Nos souffrances ont trop durées et nous disons tous de vive voix « ça suffit ». Recommandons:
. L’arrestation immédiate d’Ali DARASSA n’excédant pas 30 jours;
. Le départ sans condition des Mauritaniens et leur remplacement par des contingents non musulmans.
. Départ sans condition du chef de Bureau de la MINUSCA de Bambari
. La levée immédiate de toutes les barrières érigées par les SÉLÈKA ainsi que leur cantonnement et isolement sans condition à 30 Kms hors de la ville ;
. Le départ de Monsieur ONIANGA – ANIANGA à la tête de la MINUSCA qui n’est pas à la hauteur de la tâche, et qui injurie les centrafricains alors que le mandat qui lui a été accordé semble oublié et il ne joue qu’à l’amateurisme.

Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka
. Que la volonté du peuple soit respectée.
. Non à une forme de complot de ‘‘PARTITION’’ à travers un silence et une inaction du Gouvernement.
Paix = volonté du peuple
Excédées, nous prendrons nos responsabilités aux prix de notre ‘‘VIE’’

Ampliation

– Présidence de la République
– Primature
– Assemblée Nationale
– Ambassade des USA
– Ambassade de France
– Union Européenne
– Union Africaine
– MINUSCA
– Partis Politiques
– Presse
– Archives

VIVE LA PATRIE !
UN POUR TOUS
TOUS POUR UN

Fait à Bambari, le 04 Septembre 2016
Pour la population de la Ouaka
Le Coordonnateur du MRDP
REDJE OUAKA Arcad-Kennedy

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : Insécurité à BAMBARI / M. Ban Ki – Moon : La population de Bambari exige le départ de M. Onanga Anyanga de son poste en Centrafrique MEMORANDUM A L’ATTENTION DE MONSIEUR LE CHEF DE BUREAU DE LA MINUSCA DE BAMBARI

Publié par le 13/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Selon des informations dignes de foi en notre possession, à l’initiative du général Ouanzé – Luinguissara, ci – devant ministre conseiller du premier ministre en matière de défense et de sécurité, un groupe d’hommes d’affaires, de nationalité jordanienne, serait arrivé à Bangui et logé à l’hôtel Ledger Plaza. Le but de leur mission serait clair et précis : obtenir coûte que coûte l’alléchant et très juteux marché de gestion des nouveaux passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et autres précieux documents administratifs. Suite à des échanges avec des experts du ministère de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, pour en avoir le cœur net sur la capacité réelle de ces partenaires à faire ou non le travail, aurait convoqué une réunion de cabinet à laquelle aurait pris part le directeur général de l’immigration – émigration dont le nom, comme ceux de ses prédécesseurs relevés naguère de leurs fonctions et sanctionnés par l’ancien ministre de la sécurité publique, le général Sambia, serait régulièrement cité dans des pratiques de gestion opaque et mercantiliste des cartes de séjour.

A l’arrivée, deux (2) camps dont les propositions s’opposent : un premier camp, celui du directeur général de l’immigration – émigration, acquis à la cause du général Ouanzé – Linguissara et donc de l’attribution dudit marché aux hommes d’affaires jordaniens, et un deuxième camp, celui du directeur de cabinet, fermement déterminé à centrafricaniser la gestion de ces précieux documents et rendre opérationnelle la nouvelle machine destinée à leur biométrisation. Prenant ses responsabilités, le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aurait demandé à son directeur de cabinet de lui préparer et soumettre à sa signature deux (2) arrêtés : un arrêté portant suspension de la circulation et de la mise en circulation de tous les anciens précieux documents administratifs pour une durée de trois (3) mois, et un arrêté portant opérationnalisation de la cellule locale de la biométrisation.

Si cette information venait à se révéler exacte dans les heures qui suivront la publication de cet article, alors le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aura frappé un grand coup. Il aura non seulement posé un acte éminemment louable, nationaliste et digne de la République, mais surtout un acte politique extrêmement courageux, à enseigner plus tard en République centrafricaine dans toutes les écoles des combattants de la liberté et des meneurs d’hommes. Car, aucun ministre de la sécurité n’a eu la volonté politique de braver la main mise des sujets étrangers sur ces domaines et leurs puissances financières et de centrafricaniser en toute responsabilité la gestion des passeports et des cartes nationales d’identité. Pour preuve, l’alléchant et très juteux marché de la gestion des passeports a été confié à un libanais, sous le régime du président François Bozizé. De la répartition des quotes – parts nées de la perception des recettes de la délivrance de ce document dont le montant est de 50.000 Francs CFA, l’Etat centrafricain ou plus exactement le trésor public ne perçoit difficilement que 10%, soit 5.000 Francs CFA. Et pourtant, l’essentiel des opérations de la confection dudit document est entièrement fourni par les différents services du ministère de la sécurité publique. Pourquoi alors ne pas confier la responsabilité de la gestion de ce document à une cellule locale, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat et d’en tirer des ressources propres indispensables à l’exécution de certaines dépenses régaliennes, mais surtout de permettre à l’Etat de disposer d’une banque de données sur les centrafricains en âge de majorité, et sur les étrangers présents sur le territoire national ?

L’amour de la cupidité a toujours été plus fort que l’amour de la patrie, n’est – ce pas ? Tout se passe comme si la République centrafricaine n’était – elle pas devenue un pays atypique ? En confiant la responsabilité de la gestion de ces précieux documents administratifs à une cellule locale, le ministre de la sécurité publique n’est – il pas en train de trouver un tant soit peu une réponse à la cause de la crise sécuritaire actuelle, en neutralisant les lobbies ou groupes de pression qui les confectionnent et les mettent à la disposition des sujets étrangers, des mercenaires, et des marchands de la mort qui s’en servent par la suite pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et in fine pour demander la partition du pays ?

Dans tous les cas, un petit pas mais un grand pas dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la présence massive et incontrôlée des sujets étrangers en Centrafrique aura été franchi. Et qu’il pleuve ou qu’il neige, contre vents et marées, Jean – Serge Bokassa est tenu de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, en secouant vigoureusement le cocotier, en bousculant becs et ongles les anciennes habitudes de gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs, et en finissant courageusement avec l’ère des liquidateurs de la République qui sont légion autour de lui, s’il veut encore avoir un avenir politique dans les années à venir.

Par Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra : Jusques à quand M. Sarandji continuera- t- il de faire humilier l’UNDP et toute la République ?

Souvenez – vous ! Au lendemain de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement Sarandji, l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, forte de ses treize (13) députés devant siéger dans la prochaine assemblée nationale, en son nom et pour la cause de tous les sans – voix de notre société, fière de sa non moindre déterminante contribution à l’éclatante victoire du candidat Faustin Archange Touadéra à la présidentielle, et en sa qualité de premier parti politique sur l’échiquier national, conformément aux dispositions de la loi constitutionnelle, avait officiellement contesté dans un communiqué de presse, à travers une offensive communicationnelle dont elle a seule le secret, la présence dans ce gouvernement d’un certain Gaby Francky Leffa, 4ème vice – président du comité provisoire, dissous depuis le 1er mars 2016 par la mise en place d’un bureau de la coordination nationale.

Au regard des recommandations du congrès, organe suprême du parti, de la charte définissant ses grandes orientations et de ses textes fondateurs, le bureau de la coordination nationale s’est vu dans l’obligation de prendre une décision de suspension de toute activité au sein du parti, à l’encontre du militant mis et dont le nom et le cv ne figurent pas dans la banque des données de la coordination des experts, pour indiscipline caractérisée et atteinte à l’honneur, à l’image et à la dignité du parti. Lors d’une audience avec le chef du gouvernement, M. Sarandji, cet acte de débauchage et de non – consultation des organes dirigeants et légalement institués du parti, dans la prise des grandes décisions devant engager la vie de la nation et l’avenir du peuple centrafricain, a été vigoureusement mais calmement et fermement dénoncé. Mais, alors que l’UNDP, représentée sur le plan national par le bureau politique et la coordination des experts s’attendaient logiquement à ce que le premier ministre puisse corriger cette erreur de casting, en exploitant, avant toute décision de nomination à des hautes fonctions de l’Etat, la proposition de la liste des experts de l’UNDP soumise à son appréciation, grande devait être leur surprise d’écouter quelques jours plus tard sur les antennes de la radio nationale, la nomination d’une certaine Makounzi, 2ème vice présidente dudit comité provisoire dissous, dont le nom et le cv ne sont nulle part mentionnés dans la banque des données des experts du parti, au poste de chargée de missions en matière des affaires sociales, avec rang et prérogatives de ministre, à la primature.

Une fois de plus, cette volonté manifeste du premier ministre d’ignorer superbement l’existence et l’avis du bureau de la coordination nationale, dans le choix de la proposition de ses experts, a fait formellement l’objet d’une rencontre et d’un échange très fraternel et très chaleureux avec le président de la République, Faustin Archange Touadéra.

Fort de ce qui précède, même si le locataire du palais de la Renaissance qui n’a pas fait, lui aussi, appel à une quelconque compétence de l’UNDP dans la composition de son cabinet et la nomination de ses conseillers et chargés de missions, s’est engagé à travailler dorénavant en étroite collaboration avec les instances légales de l’UNDP, les militants de ce parti, ses experts, et tous les combattants de la liberté ne peuvent pas s’empêcher de s’interroger sur les raisons et les mobiles du refus systématique des nouvelles autorités d’écouter leurs voix et de leur donner leur place dans la gestion consensuelle de l’appareil de l’Etat, à la présidence, à la primature, dans le gouvernement, etc.

En réalité, pour eux, tout se passe comme si le premier ministre, M. Sarandji était résolument déterminé à fragiliser l’UNDP et humilier ses experts, en les ignorant tout simplement et en se passant de leurs avis et propositions pour donner du crédit et de la valeur, non pas en tenant compte effectivement de leur savoir – faire et de leurs compétences intrinsèques, mais plutôt sur la base des critères douteux, ombrageux et même opaques, à des individus qui ne représentent que leur petite personne et ne défendent que les bas intérêts de leur panse. Car, comment comprendre que dans certains pays, comme la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Bénin ou la Burkina – Faso en ne citant que ceux – là qui progressent à grands pas dans la lutte contre la pauvreté, ne peuvent être nommés dans le gouvernement et à des hautes fonctions de l’Etat à la primature que des hommes et des femmes ayant la maîtrise réelle de la technicité, des qualifications requises, un savoir – faire incontesté et incontestable, une certaine vision pour leur pays, et un carnet d’adresses assez fourni et qu’au même moment, en RCA, le Pr. Sarandji, universitaire de son état, l’une des meilleures perles de la cathédrale du savoir de notre pays, ne puisse recourir qu’à la formule de débauchage et du choix des hommes et des femmes, incapables de s’exprimer en français et même de faire traduire leurs discours ou déclarations, au nom de la République, au nom du gouvernement, et au nom du peuple centrafricain, en sango ou en yakoma par des interprètes chevronnés, comme le faisaient si bien et sans honte une certaine Mme Domitien, un certain Kadhafi ou une certaine Golda Meïr ?

Comment pourra – t – il alors réussir à donner forme, pour le bien – être des couches les plus défavorisées de notre société, aux grandes actions contenues dans le programme politique du président de la République, sur la base duquel ce dernier a été élu, si ses ministres ignorent tout des règles élémentaires de gestion de toute administration digne de ce nom, de la feuille de route de leurs départements et de la spécificité de leurs missions, ont un complexe d’infériorité par rapport à leurs collaborateurs les plus immédiats, et pis, n’arrivent pas à prendre la parole ou seulement ouvrir la bouche pour lire une déclaration devant leurs conseillers ou chargés de missions et devant d’autres ministres et d’autres experts dans des conférences internationales où ils sont régulièrement mandatés pour représenter le gouvernement, la République centrafricaine et le peuple centrafricain ? N’est – il pas tout simplement en train de scier la branche sur laquelle il est assis avec le président de la République, en continuant de faire confiance à ces bras cassés, ces analphabètes du 21ème siècle, ces baroudeurs et ces hommes politiques de petit calibre ? Voilà de très pertinentes questions que les militants de l’UNDP, les experts de ce parti et tous les combattants de la liberté sans exclusive se posent, depuis un certain temps et auxquelles le chef du gouvernement, le Pr. Sarandji se doit de répondre avant qu’il ne soit trop ; car au-delà de l’humiliation faite quotidiennement à l’UNDP et tous ses experts dont les compétences sont établies et avérées, à travers les déboires officiels, les déclarations incompréhensibles, inaudibles et inintelligibles, les charabia, et les onomatopées de M. Gaby Francky Leffa, et de Mme Makounzi, c’est l’honneur de la République qui est jeté dans la boue de la honte et de l’indignité ; c’est l’honneur et la mémoire du président fondateur, Barthélemy Boganda, s’exprimant dans la langue de Molière avec une verve oratoire des plus rares et des plus éloquentes, pour porter à l’attention du Général De Gaulle, de la France profonde, et de l’opinion internationale, les cris de détresse des autochtones de l’Oubangui – Chari, et leurs élans d’espoirs, qui est jeté en pâture à des pourceaux ; c’est l’honneur, le savoir – transmettre, et le savoir – faire des professeurs d’université que sont le Pr. Touadéra et le Pr. Sarandji qui sont remis en cause ; c’est l’honneur et la dignité de toutes les meilleures perles et les luminosités que la République a enfantées, formées et formatées, dans tous les domaines de compétences qui est aujourd’hui enfoui dans les immondices et les poubelles de la honte et de l’ignominie.

Il est donc grand temps que le président de la République qui a été élu sur la base de la politique de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle puisse entendre toutes ces profondes raisons et amèner son premier ministre à la raison. Le faire, c’est refuser catégoriquement qu’un ministre de la République, en mission, ne puisse plus jeter de la honte sur la République, comme ce qui s’est passé, à Cotonou, lors de la cérémonie officielle d’inauguration du premier vol de Karinou, sur le trajet Bangui – Douala – Cotonou -, où M. Leffa, ministre de l’Habitat et représentant du gouvernement en lieu et place du ministre des transports et des équipements, en mission, aurait été incapable de prononcer sa déclaration et même d’ouvrir la bouche pour lire ses propres amendements. C’est refuser aussi catégoriquement qu’une chargée de missions, représentant la primature, troisième institution de la République, ne puisse plus jeter de la honte sur la République, comme ce qui s’est passé, il y a de cela quelques jours où Mme Makounzi, chargée de missions en matière des affaires sociales à la primature, avec rang et prérogatives de ministre, aurait été tout simplement incapable, devant des professionnels des médias et leurs caméras, d’agencer des lettres, des mots et des phrases, pour expliquer à l’opinion nationale et internationale, les objectifs visés par le gouvernement, à travers l’organisation d’une journée nationale de dépistages volontaires de VIH. Le faire, c’est tout simplement passer de la parole et des promesses faites à l’UNDP à l’acte et c’est tourner définitivement le dos aux formules anciennes et rétrogrades, et inventer le futur en tendant de bon cœur la main à toutes les compétences les plus futées dont regorge le pays, comme le font le président Ouattara en Côte d’Ivoire et le président Kagamé au Rwanda, afin de précipiter la République centrafricaine dans la caravane humaine du progrès et pour le bien – être de toutes ses populations.

Par Jean – Paul Naïba

 

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra : Jusques à quand M. Sarandji continuera- t- il de faire humilier l’UNDP et toute la République ?

Publié par le 06/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra et M. Sarandji : Pourquoi les Facas en faction au PK 12 n’avaient – elles pas réagi lors de la fuite organisée des criminels du Km 5 ?

 

Pourquoi les forces de défense et de sécurité en faction cette nuit – là, à la barrière de PK 12 n’avaient- elles pas vigoureusement et militairement réagi, comme le leur recommandent leurs missions, celle de défendre l’intégrité du territoire national, celle d’assurer la sécurité des biens et des personnes et celle de préserver les intérêts fondamentaux de l’Etat ?

Pourquoi le poste de contrôle, selon les témoignages de l’une des victimes de cet évènement qui rentrait chez lui à 21 heures passées de la nuit, était – il curieusement désert, alors que les informations relatives à la planification de cette fuite organisée étaient connues de l’état – major des forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police nationales et que des éléments et de matériels de guerre auraient été déployés en renfort à cet effet ?

Pourquoi avait – il fallu à M. Alpha Gounoumoudjou plusieurs coups de klaxons pour faire sortir de son lieu de cachette un élément des forces armées centrafricaines qui devait l’abandonner quelques minutes plus tard, à son triste sort, prenant ses jambes à son cou, dès la vue, au niveau du Camp du Rdot, des phares du convoi des six (6) véhicules des égorgeurs et des fuyards remontant à vives allures vers la barrière du PK 12 ?

Pourquoi le capitaine et ses éléments qui étaient bel et bien au courant de cette échappée des criminels du Km 5, selon des informations de sources dignes de foi, recoupées, et mises à leur disposition par les services des renseignements généraux, avaient – ils tout simplement décidé d’abandonner leurs postes, au lieu de saisir cette opportunité pour prouver leur sens élevé du devoir et du sacrifice pour la patrie, en jouant le plus beau match de leur vie ou plus exactement en livrant le plus beau combat de toute leur carrière militaire dont l’issue victorieuse les aurait élevés au rang des héros, non pas à la barrière du PK 12, mais en leur tendant un véritable guet-apens sur le pont de Shô, où avait d’ailleurs violemment chuté, du sixième véhicule, un des fuyards, retrouvé par la population aux premières lueurs du jour et remis avec son arme à la SRI ?

Le désir de vivre était – il plus fort que le devoir de mourir pour la patrie ?

Si tel devait être le cas, n’étions – nous pas là devant un acte de désertion devant l’ennemi, un acte de haute trahison, et un acte de reniement de l’engagement, susceptibles de poursuites judiciaires devant la cour martiale ?

Avaient – ils tout simplement reçu un contre – ordre leur interdisant de réagir vigoureusement et militairement contre le convoi des criminels fuyards ou avaient – ils tout simplement été corrompus par ces criminels ou leurs complices présents dans la hiérarchie gouvernementale, ministérielle et militaire ?

Telles sont des pertinentes questions qui ne cessent de fuser des lèvres de tous les combattants de la liberté, des démocrates dignes de ce nom, et des résistants à l’occupation de la République par des conquistadores et des égorgeurs patentés, quelques jours après la fuite organisée des criminels et des buveurs de sang du Km 5.

Des pertinentes questions qui malheureusement demeurent à ce jour sans réponse de la part des plus hautes autorités, à savoir : du président de la République, M. Faustin Archange Touadéra, du premier ministre, M. Simplice Matthieu Sarandji, du ministre de la défense nationale, M. Joseph Yaketé, et du ministre de la sécurité publique, M. Jean – Serge Bokassa. Sur cette affaire qui prouve une fois de plus l’amateurisme et l’incapacité de nouveaux princes de la République à trouver des solutions idoines à la crise sécuritaire, le peuple centrafricain fatigué de courir, de mourir et d’enterrer ses cadavres, par la voix des guerriers de la plume, a droit à des explications et attend des réponses claires et précises de la part du président de la République, sur l’effectivité de la mise en œuvre de sa politique de la rupture, du changement et de la fin de l’impunité, sur la base de laquelle se fondent aujourd’hui toute sa légitimité et toute sa crédibilité aux commandes des affaires de la cité.

Une attente qui se justifie par une politique de main tendue, à son initiative personnelle, à des liquidateurs de la République et à des enfants du malheur, à travers des audiences accordées au palais de la République, au seigneur de Bambari, Ali Darass, et au roitelet du Km 5, Abdoulaye Hissen et à toute sa bande, mais une politique de main tendue qui, quoique judicieusement menée dans le cadre de la recherche de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, ressemble fort étrangement à une politique de collaboration et de complicité avec les ennemis de la République, des hommes et des femmes qui prétendent jouir de la nationalité centrafricaine, tout en n’hésitant pas à pactiser avec des mercenaires de la pire espèce, comme Ali Darass qui ne sait ni parler français ni s’exprimer en sango, pour tuer des centrafricains, incendier des villages, violer des femmes, s’attaquer à des édifices publics et enfreindre insolemment et impunément à l’image, à l’honneur, aux valeurs et aux attributs de la République.

Une politique de collaboration qui s’est traduite in fine par le silence du locataire du palais de la Renaissance sur cet évènement. Ne dit – on pas que « qui ne dit mot consent » ?

Au président de la République de trouver les mots justes pour expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour – là, afin de rassurer tout simplement le peuple centrafricain qui lui a confié la gestion de sa destinée, avant qu’il ne soit trop tard. Sur cette même affaire, le peuple centrafricain abandonné par les leaders des partis politiques, ses représentants légaux à l’assemblée nationale et par la société civile, attend aussi, par la voix des guerriers de la plume et des communicateurs, des explications claires et précises de la part du chef du gouvernement, M. Simplice Matthieu Sarandji. Car, au – delà de la question de la responsabilité des soldats de la Minusca dans la relaxe pure et simple et la remise en liberté de Mrs. Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et Tidjiani, dans un premier temps arrêtés à Sibut dans leur fuite, soulevée et dénoncée officiellement par le premier ministre, et ce, en flagrante violation du mandat d’arrêt international décerné à l’encontre de tous les auteurs des crimes perpétrés en Centrafrique, et sur lequel ces mêmes soldats de la Minusca se sont fondés pour procéder à l’arrestation de M. JF Bozizé, le peuple centrafricain ne comprend toujours pas pourquoi le chef du gouvernement ne s’en était pas voulu à lui – même et à ses ministres, pour n’avoir pas donné des instructions fermes, aux forces de défense et de sécurité, basées au PK 12, aux fins d’empêcher par tous les moyens cette fuite et au besoin de neutraliser ces criminels, selon les règles de l’art militaire.

Une inquiétude fondée tant plusieurs jours après ce qui constitue un acte de désertion de ces forces de défense et de sécurité devant l’ennemi, aucune enquête n’ a été diligentée ni par le gouvernement et ni par l’inspection générale des armées, pour que des responsabilités soient établies et que des sanctions de dernière rigueur soient prises à l’endroit de tous ceux qui avaient rendu possible cette fuite, et leurs complices dont les ramifications sont visibles, selon des sources dignes de foi, dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat, à la primature, dans les services sensibles des ministères de la défense nationale et de la sécurité publique, au niveau de l’ état – major et dans les services hautement stratégiques relevant des directions générales de la gendarmerie et de la police nationales.

Une inquiétude justifiée d’abord par l’incompétence notoire des conseillers militaires du président de la République qui avaient fui devant l’avancée des éléments de la séléka, ensuite par celle des ministres en charge de la gestion de la défense nationale et de la sécurité publique qui, n’ayant pas la maîtrise réelle de la technicité, passent plus de temps à user de leurs pouvoirs pour empocher les fonds hebdomadaires alloués à la sécurité et racketter quelques commerçants véreux de la capitale qu’à s’investir personnellement et efficacement dans la recherche et les recoupements des informations utiles à la protection des biens et des personnes, à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat, et bien évidemment à la défense de l’intégrité du territoire national, et enfin par celle des bureaucrates nommés en lieu et place des fantassins à des postes stratégiques au sein de l’état – major des facas et dans les principaux services de la police et de la gendarmerie nationales.

Une inquiétude qui pose dans toute sa nudité l’épineuse et éternelle question de l’incapacité des éléments des forces de défense et de sécurité à s’assumer et à assumer leurs missions de guerriers et de défenseurs de la République. Une armée de policards, d’affairistes, de corrompus, d’indisciplinés, de déserteurs, et de racketteurs dont la restructuration doit être la priorité des priorités pour le président de la République, s’il veut en finir avec la crise sécuritaire, restaurer l’autorité de l’Etat dans nos préfectures et dans nos villages, sortir son pays des griffes de la Minusca et de la communauté internationale, et rentrer dans l’histoire comme un combattant de la liberté et un des bâtisseurs de la République et s’il veut éviter d’écourter son mandat à la tête de la République par un soulèvement populaire.

En attendant, le peuple centrafricain a droit à des explications de la part de son président, d’abord sur son silence et sur sa probable responsabilité directe ou indirecte dans la fuite organisée de ces criminels, ensuite sur le contre – ordre interdisant aux forces de défense et de sécurité en faction cette nuit – là au PK 12 de réagir vigoureusement, et enfin sur la diversion savamment orchestrée dans cette terrible affaire par son premier ministre en pointant un doigt accusateur sur les soldats de la Minusca, basés à Sibut. Affaire à suivre…….

 

Par Jean – Paul Naïba

 
1 commentaire

Publié par le 22/08/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA REMET DEUX MEMBRES DU CONVOI ARMÉ AUX AUTORITÉS CENTRAFRICAINES

rdc
Source: image d’illustration/afp

 

Bangui, le 19 août 2016 – A la demande du Procureur de la République, la MINUSCA a remis aux autorités centrafricaines, vendredi, deux des quatre individus qui étaient soignés par la Mission, parmi les 11 personnes appréhendées samedi dernier par la MINUSCA dans les environs de Sibut. Les deux autres individus seront également remis aux autorités nationales dès que leur état de santé le permettra.  

La MINUSCA et les autorités centrafricaines sont en contact constant depuis le début de cette affaire. La MINUSCA rappelle que, selon son mandat contenu dans la résolution 2301, et sans préjudice de la responsabilité principale des autorités centrafricaines, elle concourt “au rétablissement et au maintien de la sécurité publique et de l’état de droit, notamment en arrêtant et en remettant aux autorités centrafricaines, conformément au droit international, les personnes responsables dans le pays de graves atteintes aux droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire afin qu’elles puissent être traduites en justice”. 

La MINUSCA souligne à cet égard sa détermination à appuyer les efforts du Gouvernement centrafricain en vue d’un règlement durable de la crise centrafricaine.

 

Source: Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA REMET DEUX MEMBRES DU CONVOI ARMÉ AUX AUTORITÉS CENTRAFRICAINES

Publié par le 19/08/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Faustin-Archange Touadéra : « Il n’y aura pas de chasse aux sorcières »

 

Le nouveau président n’a qu’un mot à la bouche : le dialogue. Avec les groupes armés comme avec les anciens maîtres de Bangui, même si, insiste-t-il face aux journalistes de Jeune Afrique, cela n’empêchera pas la justice de faire son travail.

L’homme simple qu’est Faustin-Archange Touadéra découvre les fastes de la fonction présidentielle. Ce 18 juillet après le dîner, c’est dans une suite du tout nouvel hôtel Marriott de Kigali que le chef de l’État centrafricain nous reçoit.

Élu en février dernier à la surprise générale, il vient de participer à son premier sommet de l’Union africaine (UA). Un moment fort, presque émouvant : c’est la première fois depuis trois ans et le coup d’État de Michel Djotodia qu’un leader centrafricain est autorisé à siéger au sein de l’organisation panafricaine. « Pour nous, c’est une fierté de pouvoir retrouver notre place, notre droit de vote et de parole au sein de cette grande famille », résume Faustin-Archange Touadéra, 59 ans.

Depuis le début du mois de juillet, différentes factions de l’ex-Séléka se déchirent pour des questions de leadership, et celui qui fut décrit, sous François Bozizé, comme un Premier ministre effacé doit désormais montrer qu’il ne cédera pas à la pression des armes.

L’ancien recteur de l’université de Bangui semble, pour l’instant, bénéficier de la bienveillance de ses concitoyens, et, ces dernières semaines, c’est contre son Premier ministre, Simplice Sarandji, que s’est concentré l’essentiel des critiques. Décrit comme trop impulsif, colérique, celui qui fut son directeur de cabinet à la primature s’est mis à dos une bonne partie de la classe politique centrafricaine.

Le président lui accorde-t-il encore toute sa confiance ? « Comment voulez-vous juger de la capacité d’un gouvernement en si peu de temps ? » objecte Touadéra. Rencontre avec un président pas comme les autres, qu’un emploi du temps chargé n’empêche pas, de temps à autre, de continuer à donner des cours de mathématiques à l’université.

Jeune Afrique : Vous avez achevé début juillet vos cent jours à la tête de la Centrafrique. Êtes-vous satisfait de l’évolution du pays depuis votre accession au pouvoir ?

Faustin-archange touadéra : Bien entendu, il reste des attentes à combler et des situations difficiles à gérer, comme le désarmement ou la réforme du secteur de la sécurité. Mais la Centrafrique est aujourd’hui revenue dans l’ordre constitutionnel et les Centrafricains ont clairement indiqué qu’ils voulaient la paix. Ils ont un président qui a été bien élu et une Assemblée nationale qui fonctionne.

Vous avez affiché une certaine fermeté face aux groupes armés. En avez-vous les moyens ?

Dès ma prise de fonctions, j’ai invité tous les responsables des groupes armés pour partager avec eux ma vision du désarmement. Beaucoup étaient d’accord avec moi. J’ai mis en place une structure, au niveau de la présidence, chargée du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion [DDR] pour montrer que c’est une priorité de mon mandat. Ce sujet est central, car on ne peut pas parler de redressement et de développement si nous n’avons pas la paix et que les armes circulent. Je leur lance une invitation au dialogue et à l’adhésion au processus de DDR.

Les violences ont pourtant repris début juillet…

C’est un processus difficile qui vient tout juste d’être entamé. Il y a quelques jours, nous avons invité les groupes armés à désigner leurs représentants. Ce processus a été élaboré avec la communauté internationale, avec des experts centrafricains et avec les groupes armés, qu’il faut prendre le temps d’écouter. Certains ont des propositions pour faire avancer les choses.

En Centrafrique, les armes ont toujours été un moyen d’accès au pouvoir. Ce temps est-il révolu ?

Je le pense. Du moins en ce qui me concerne. La violence ne peut pas continuer. Les Centrafricains n’en peuvent plus. On ne doit plus revenir aux armes.

Faut-il dialoguer avec tout le monde ? Même avec Noureddine Adam, l’ex-numéro deux de la Séléka, que de nombreux Centrafricains voudraient voir arrêté ?

J’ai vu Noureddine Adam au Tchad avant mon élection. Nous allons continuer à discuter et à échanger. Mais ce dialogue n’empêche pas que la justice fasse son travail.

Comptez-vous intégrer dans l’armée des membres des groupes armés ?

Ceux qui remplissent les critères seront intégrés pour respecter l’équilibre régional.

Craignez-vous que le départ de la force française Sangaris ait des conséquences sécuritaires ?

J’ai fait connaître au président français, François Hollande, ma déception face à cette décision [annoncée le 13 juillet], mais c’est ainsi. Nous avons formulé des requêtes pour que le mandat de la Minusca [la Mission des Nations unies en Centrafrique] soit renforcé afin de tenir compte de ce nouvel environnement sécuritaire et pour que le retrait de Sangaris ne déséquilibre pas les structures actuelles.

Où en sont les enquêtes sur les accusations de viols contre l’armée française et la force de l’ONU ?

C’est une question primordiale pour nous, Centrafricains. Les faits ont été commis sur notre sol, contre nos compatriotes. Pour le moment, nous ne sommes pas informés des procédures et c’est inacceptable. Nous souhaitons qu’il y ait une vraie coopération avec la France et voulons être associés aux enquêtes, qui doivent aller plus vite. La justice doit être rendue.

Que pouvez-vous nous dire des prospections pétrolières qui ont lieu dans le nord de la Centrafrique ?

Nous savons que des sociétés chinoises travaillent dans ces zones. L’État devrait être en mesure d’assurer leur sécurité, mais cela n’est malheureusement pas le cas, puisqu’il n’est pas présent [la sécurité est assurée par des éléments d’une des factions de l’ex-Séléka]. C’est un problème que nous devons régler.

Comptez-vous renégocier le contrat qu’elles avaient signé avec le régime de l’ancien président Bozizé ?

Je n’ai pour le moment pas assez d’éléments pour le dire. Nous allons étudier ces contrats et nous prononcer.

Concrètement, dans quel état sont les finances de la Centrafrique ?

Nous sommes en difficulté. Vous savez bien que le conflit a sapé les bases de notre économie. Dans certaines régions, la population ne peut plus cultiver à cause de l’insécurité, nous ne pouvons pas lever les impôts. Mais nous faisons tout pour inverser la tendance. Nous avons discuté d’un programme avec le FMI, nous avons des échanges avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Nous prévoyons par ailleurs d’organiser, le 17 novembre à Bruxelles, une table ronde des bailleurs de fonds, sous l’égide de l’Union européenne.

Vous aviez promis un audit de la transition. Où en est-il ?

Il ne s’agit pas d’un audit de la transition. Ce que nous voulons faire, c’est un état des lieux pour savoir comment se portent certaines structures et pour nous permettre d’ajuster notre stratégie. S’il y a des suspicions sur certains contrats, nous aviserons au cas par cas. Mais ne vous attendez pas à une chasse aux sorcières !

Quelles sont vos relations avec vos prédécesseurs, Catherine Samba-Panza, Michel Djotodia ou François Bozizé ?

Nous avons des contacts avec ces anciens chefs d’État. Mais rien de régulier.

Certains s’inquiètent de la présence dans votre entourage d’anciens proches de Bozizé…

En tant que président de la République, je travaille avec tout le monde. Je connais des Centrafricains qui, à l’époque de Bozizé, ont bien travaillé. Faudrait-il les mettre dehors ? Moi-même, j’ai été son Premier ministre pendant cinq ans. Les Centrafricains m’ont pourtant élu avec plus de 63 % des suffrages ! On parle trop des anciens proches de Bozizé, pas assez de ceux qui n’étaient pas dans son parti et qui m’entourent aujourd’hui.

Source : AFP/ JA/ 

Par Michael Pauron et Vincent Duhem – à Kigali

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Faustin-Archange Touadéra : « Il n’y aura pas de chasse aux sorcières »

Publié par le 04/08/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE:L’ONU met en garde contre le risque d’une nouvelle flambée de violences en Centrafrique

 

Après une série de violents incidents survenus dans la capitale et plusieurs zones rurales, l’ONU a averti lundi, par voie de communiqué, que la situation sécuritaire pourrait à nouveau se dégrader dans le pays.

« Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, dans un communiqué rendu public lundi 4 juillet.

« Il est urgent de désarmer les groupes armés, qui restent bien trop puissants et ont toujours le potentiel de rallumer le conflit, de rétablir l’autorité étatique et l’état de droit, et de garantir la sécurité de tous les civils », a-t-il ajouté.

Regain des violences

Le jour-même, indique le haut responsable, les Casques bleus de la mission de l’ONU en Centrafrique (la Minusca) ont dû intervenir pour faire évacuer des membres de la police centrafricaine et de la mission onusienne qui se trouvaient dans les locaux d’un commissariat de la capitale encerclé par une foule hostile et armée.

Au total selon l’ONU, les heurts qui ont éclaté depuis mi-juin entre des éléments armés et les Casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) dans l’enclave musulmane du PK5 de Bangui ont fait six morts (parmi les hommes armés) et blessé une quinzaine de civils. Le 24 juin, un Casque bleu sénégalais avait été tué dans les rues de la capitale par des hommes armés non identifiés et dans des circonstances non élucidées. 

« Plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions, où les groupes armés continuent d’exercer leur contrôle, de commettre des violations graves des droits de l’homme et de prendre les civils pour proie », a souligné le Haut-commissaire. Selon l’ONU, ces affrontements impliquant des groupes armés, y compris les ex-Séléka et anti-Balaka, ont fait au moins 17 morts depuis début juin.

Zeid Ra’ad Al Hussein a également exprimé sa préoccupation face aux violations continues des droits de l’homme commises dans le sud-est du pays par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui s’est rendu coupable de meurtres à grande échelle, de mutilations, d’enlèvements, d’esclavage sexuel et de recrutement forcé d’enfants soldats.

S’appuyant sur des « informations crédibles et troublantes », le Haut-Commissaire s’est dit tout autant préoccupé par les violations et aux droits de l’homme qui auraient été commises cette fois par des membres de l’armée ougandaise déployés en Centrafrique dans le cadre d’opérations contre la LRA. Parmi ces allégations figurent notamment des accusations de violence et d’exploitation sexuelle, d’enlèvement et de mariage forcé.

« Les autorités ougandaises doivent garantir que d’autres abus ne surviennent pas, que tous les auteurs présumés fassent l’objet d’une enquête et qu’ils soient condamnés et punis avec toute la rigueur de la loi, si des preuves suffisantes sont réunies », a insisté le Haut-Commissaire.

 

Source: Jeune Afrique

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE:L’ONU met en garde contre le risque d’une nouvelle flambée de violences en Centrafrique

Publié par le 04/07/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: VERS LA CREATION D’UN RESEAU DES MAIRES CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES

mairiedebangui

Bangui, le 29 juin 2016 – Les maires des huit arrondissements de Bangui, de Bimbo et de Bégoua, se réunissent jeudi et vendredi à Bangui, pour mettre en place un Réseau pour la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, aux enfants et aux hommes. L’objectif recherché par les maires de Bangui, de Bimbo et de Bégoua est de contribuer à la prévention et à la protection des femmes, des enfants et des hommes contre les violences sexuelles liées au conflit.

Selon les initiateurs, l’inexistence des systèmes de collecte et d’analyse des données sur les violences, l’absence ou l’inefficacité des services spécialisés de lutte contre les violences sexuelles liées au conflit en Centrafrique ainsi que l’impunité dont bénéficient les présumés coupables augmentent les violences sexuelles.

A travers cette initiative, ils pourront jouer un rôle significatif dans la prévention et la lutte contre l’impunité, tout en disposant d’un système de partage d’informations en continue sur la situation des violences sexuelles dans leurs villes.

Pendant deux jours, les maires vont élire en leur sein, un bureau composé d’un coordonnateur, de deux rapporteurs et de trois membres, lesquels formeront un comité ad hoc. Ce comité aura pour mission d’élaborer les projets de textes statutaires de l’organisation et sera appuyé par l’Unité de la protection des femmes de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCainfos
 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: VERS LA CREATION D’UN RESEAU DES MAIRES CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES

Publié par le 30/06/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :