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CENTRAFRIQUE: Révélation / M. Anicet Georges Dologuélé, combien avez – vous payé la facture de votre interview, accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

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Souvenez – vous de la dernière interview, accordée à M. Anicet -Georges Dologuélé par l’hebdomadaire « Jeune Afrique », il y a de cela une semaine ! Voici les termes contenus dans la version papier, résumée par Anne Kappes – Grange : « Vous aviez à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadéra, pourquoi ? «Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique, il n’y a pas vraiment d’Armée, de Police, de Gendarmerie.….Chez nous, c’est la population qui est armée ! C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadéra pour éviter les violences) «Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.» – Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque ? «Non, je l’assume parfaitement.

C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange TOUADERA, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. Le problème c’est qu’une fois élu, Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadéra)» – Début Aout, Jean-FrancisBozizé, le fils de l’ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché…Qu pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ? «Dans le fond, peut-on vraiment dire qu’il a pris un risque en revenant à Bangui ? Je pense qu’il s’était préalablement entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances, en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui.

C’est d’ailleurs la MINUSCA qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction.» – Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra ? «Il est au pouvoir depuis 5 mois : c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu. Or dans le cas présent, il ne s’est rien passé.» – N’êtes-vous pas alarmiste ? «NON, après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté. Mais, depuis, plus rien. Alors peut être que me taire n’était pas la bonne stratégie.» Fin de citation.

Nota Bene : Pourquoi le président de l’URCA, M. Anicet Georges Dologuélé qui prétend être le leader du premier parti politique sur l’échiquier national avec 13 députés, alors que les informations provenant de l’assemblée nationale le classe en 2ème position après l’UNDP de M. Michel Amine, fort de ses 14 représentants, n’ a – t – il pas eu le courage de rompre le silence et de donner sa lecture ou sa vision de la gestion des affaires de la cité par le président Touadéra, lors d’une conférence de presse, à Bangui et dans un hôtel de la place ? Pourquoi a – t – il préféré, en abordant des questions substantielles qui touchent à la vie de la nation et à l’avenir de son pays, recourir à l’expertise d’une presse étrangère, déconnectée des réalités de la Rca, au lieu de mettre le doigt dans la plaie en s’adressant directement à la presse locale, moyennant une offensive communicationnelle agressive et payante ?

En agissant de la sorte, ne donne – t – il pas raison à ceux qui pensent qu’il est l’homme de l’extérieur, un antinationaliste, et tout simplement un baroudeur politique trop imbu de sa petite personne, de son savoir – faire, de ses suffisances, de ses richesses et de ses relations avec la bourgeoisie locale, au service d’une bande de manipulateurs étrangers ? N’est – il pas de sa responsabilité, en tant que leader du « premier parti politique national », de soutenir les professionnels des médias publics et privés ?Très franchement et très honnêtement, peut – il dire combien lui a coûté la facture de l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

Jean – Paul Naïba

 

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CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

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Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
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Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND SATAN PARLA A ANICET GEORGES DOLOGUELE ?

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Depuis quelques jours Monsieur Anicet Georges Dologuélé, président de l’Union pour la Renaissance de Centrafrique(URCA) candidat malheureux aux dernières élections présidentielles est sorti de son mutisme.

Normale car en démocratie l’opinion est libre et cette sortie n’est que l’exercice de la démocratie après 5 mois de trêve suite à l’élection de Faustin Archange TOUADERA.

Maladroit comme tout disciple du mal, Anicet Georges Dologuélé a cru distraire le peuple en affirmant que Faustin Archange TOUADERA aurait volé les élections. RIRRRRE.

Les Centrafricains attendent des politiques, une démarche constructive pour relever le pays qui sort difficilement de la crise.

Mais Dologuelé, à travers ses sorties médiatiques de ces derniers temps, a montré sa volonté de détruire pour détruire. Dans l’interview accordée à Jeune Afrique, le président de l’URCA a montré qu’il n’a pas digéré la double défaite notamment à la présidence de la République et au perchoir du parlement.

Mais, ce que Anicet Georges Dologuelé a donné l’impression d’avoir ignoré, c’est que son double échec est une sanction infligée par le peuple qui n’a fait que réagir au passé assez sombre de ce leader politique contestable et contesté.

Piqué par le syndrome PING, notre Monsieur 10% National a multiplié des campagnes de dénigrement contre le président, sa famille et ses proches.

Et comme pour compenser une douleur qui le rongeait à l’estomac et en quête de consolation, il s’autoproclame : PREMIER PARTI NATIONAL.

C’est justement là où le diable l’a plus inspiré dans ses propos.

Le fait de se bomber la poitrine d’être le premier parti politique de Centrafrique est une vision étriquée et erronée de la real politique.

Qui est réellement le premier parti politique du pays ?

Ce n’est pas la première fois que ce sujet est mis sur la table, après une déroute des partis historiques.

Mais cette question n’a sans aucun doute jamais été aussi légitime. Le parti URCA a certes remporté 13 sièges au parlement en si peu de temps .Une progression légitime, qu’il faut accepter tout en nuances. Le risque de tomber dans la caricature, dans un sens comme de l’autre, est en effet si vite arrivé.

Les arguments ne manquent pas pour nuancer cette affirmation de Dologuélé.

Plusieurs politiciens contactés refusent d’attribuer au parti de Dologuél la qualité de premier parti de de la RCA.

La force d’un parti politique ne se limite pas uniquement à ses résultats aux présidentielles. Il faut encore se poser la question de la représentativité ».

A ce petit jeu, il est vrai que l’URCA n’est pas en mesure de tenir la dragée haute au Parti de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès de Michel Amine qui en compte 14 députés.

En sus l’UNDP est représentative car elle a remporté les élections presque dans toutes les préfectures et non uniquement dans des zones déterminées.

Cette analyse vient de facto atténuer le poids des résultats de l’URCA.

L’affirmation de Dologuélé est certes discutable, puisque l’UNDP compte plus de députés que l’URCA et fait partie de la majorité gouvernementale, et que l’URCA veut maintenant se situer dans une opposition acrobatique vis-à-vis du gouvernement, pourtant, il a un ministre dans l’équipe actuelle.

Helàs des sources concordantes et sures SATAN, notre ennemi colonial a parlé avec l’homme Dologuélé.Un plan funeste, un pacte secret pour empêcher toute diversification des partenaires économiques de la RCA et veut manipuler ce minable politicien vomi par le peuple à déstabiliser encore le pays de Boganda.

Qu’est ce qui fait courir Anicet Georges Dologuélé ?

Dans le tourbillon actuel, TOUADERA sortira t-il indemne ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 26 Septembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

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Centrafrique : plus de 6 personnes tuées à Koui dans l’Ouham-Pendé

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Six morts et environs 800 maisons incendiées, c’est le bilan provisoire d’une attaque qui a eu lieu au courant de la semaine à Koui dans l’Ouham Péndé. Un bilan susceptible de s’alourdir à en croire plusieurs autorités locales contactées par RNL. 

« Depuis plusieurs jours, les rebelles du colonel Sidiki ont attaqué plusieurs villages  notamment Sangré 3, Bouzou, Sangaldoro et Kélamawélé », a déclaré Euzebe Ngaïssé, député de Koui au travers d’une interview exclusive à RNL. Selon l’élu de cette ville, « ces rebelles ont tué ce 19 septembre plusieurs personnes au village Dangobira ». Parmi ces victimes, figurent « le chef de village Sène Jacob »,  et « 2 autres personnes dont une femme enceinte au village Jahourouboutou » a précisé le député de Koui.

Cette attaque attribuée aux rebelles du Colonel Sidiki actuellement basée à Sangrélim à environs 10 Km de De Gaulles, a fait fuir les « habitants de la région qui ont trouvé exil dans les villes de Bocaranga, Bouar et Bohong »,a-t-il expliqué.

Selon des sources concordantes, « les rumeurs d’une offensive des Antibalaka sur les positions des éléments du colonel Sidiki en mouvement dans la région auraient impulsé cet assaut ».

Tout en condamnant cette attaque contre la population civile, Euzene Ngaïssé sollicite une intervention d’urgence du gouvernement afin dit-il, « de mettre hors d’état de nuire ces rebelles ». Dans leur folie, rajoute l’élu de la nation, les rebelles du colonel Sidiki ont « incendié plus de 800 maisons et pillé les biens des villageois ». Il ajoute également que la présence des rebelles du colonel Sidiki

Ces violences interviennent après celles de Kaga-Bandoro qui ont officiellement fait 6 morts selon un bilan donné par le gouvernement et la Minusca. Mais d’autres sources affirment que les exactions de Kaga-Bandoro auraient fait plus d’une vingtaine de morts parmi les populations civiles.

Source : RNL

 

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CENTRAFRIQUE: Lettre Ouverte à son Excellence Monsieur Ban Ki-moon Secrétaire Général des Nations Unies

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CENTRAFRIQUE: Politique / Le langage de fermeté du président Touadéra à Bria à l’endroit des seigneurs de guerre et de toutes les bandes armées

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Monsieur le Préfet de la Haute Kotto ; Messieurs les Sous-préfets de Bria et Yalinga ; Mesdames et Messieurs les Notables de la Haute-Kotto; Vaillantes populations de la Haute-Kotto ; Au nom de toute la délégation qui m’accompagne et au Mien propre, je vous adresse mes sincères salutations ; Je ne sais comment exprimer la joie qui m’anime en me retrouvant aujourd’hui parmi vous, à Bria la Scintillante, Chef-lieu de la Haute- Kotto.

Je suis venu à Bria, non seulement pour vous rendre visite, mais aussi et surtout pour remercier toute la population de la Haute-Kotto pour la confiance qu’elle m’a témoignée lors de l’élection présidentielle en m’élisant massivement comme Président de la République, Chef de l’Etat. Je vous en est particulièrement reconnaissant. Je suis venu aussi m’enquérir de vos conditions d’existence et de vous parler de l’avenir. A travers BRIA, je veux m’adresser à toutes les populations de la Haute-Kotto. Pour ma part, la Haute-Kotto, notre belle préfecture représente la région par laquelle le développement économique de notre pays devrait intervenir. Elle regorge en effet d’immenses potentialités minières, forestières, faunique, agricole et d’élevage et constitue une alternative de développement pour un pays qui ne possède pas d’accès à la mer. C’est ici à Bria, alors Oubangui Oriental, que le premier diamant centrafricain fut découvert, en 1913 par Monsieur BRUSTIER, tandis que l’or le fut en 1927 à Roandji à Bambari. Mais ce n’est pas sans ressentir une vive émotion que je prends aujourd’hui la parole parmi vous. Trop de souvenirs, également doux et chers, viennent également m’assaillir lorsque je me reporte aux jours heureux, aux jours où BRIA, La Scintillante, ville minière par excellence était inondée des hommes d’affaires de toutes nationalités.

Aujourd’hui, BRIA symbolise les méfaits de la grave crise militaro-politique qui a secoué durement notre pays. La population de BRIA est l’une de celle qui a le plus souffert des effets nuisibles de la crise. Mieux que quiconque, la population de BRIA connaît l’importance de la paix. C’est pourquoi, je vous demande de croire à l’avenir, d’aider le Gouvernement à reconstruire la paix, le vivre ensemble. Si nous avons la paix, nous pouvons amener l’eau potable, l’électricité, construire l’école, les centres de santé et autres services sociaux de base. L’agriculture et l’élevage et l’exploitation minière peuvent renaître pour le bien de la population. Je profite de l’occasion de BRIA pour dire à toutes les populations centrafricaines qu’il n’y a pas une autre alternative à la paix.

Le moyen le plus approprié pour avoir la paix c’est le DDR, c’est le dialogue. Le DDR pour retirer les armes qui sèment la désolation dans les foyers. Vite on aura retiré les armes, vite on aura la paix et le développement. Le DDR se fait en même temps que la restructuration de notre Armée pour qu’elle soit une armée de garnison et non de projection, une Armée pluriethnique, républicaine. C’est le sens de la RSS. Le dialogue, mais pas un dialogue politique comme d’aucuns le réclament mais notre capacité à nous surmonter et à échanger sur ce qui nous divise et ce qu’on aura à faire après cette paix. Il ne sert à rien de marcher contre cette paix. Le peuple centrafricain a clairement exprimé sa soif de la paix lors des dernières consultations électorales. Il ne sert à rien, après les élections saluées par l’ensemble de la communauté internationale, de vouloir perpétuer la violence aveugle en défiant l’autorité légalement établie, les institutions issues des élections et la justice qui est le seul gage d’égalité entre les citoyens. Je saisis cette occasion pour condamner avec force les faits qui se sont produits dans la nuit du 12 août 2016 où quelques responsables de groupes armés contre qui des mandats d’arrêt sont décernés pour des crimes graves, à bord de véhicules lourdement armés, ont quitté le Km5 pour traverser la barrière du PK12 où se trouvaient les éléments des forces de défense et de sécurité, avec effraction et violences. Les fugitifs arrivés sur la barrière du PK 12 ont ouvert le feu sur les éléments des forces de défense et de sécurité qui s’y trouvaient, alors qu’ils n’ont nullement été agressés ni poursuivis. Grâce à Dieu, il n’y a pas eu mort d’hommes. Le convoi qui s’était ébranlé et qui a essuyé de la riposte au poste avancé de Damara tenu par quelques éléments de sécurité centrafricains a finalement été stoppé au Sud-est de Sibut, à Galafondo par la MINUSCA. Au cours de ce coup d’arrêt, il y a eu des morts du côté des malfaiteurs et sept (7) d’entre eux ont été fait prisonniers.

Quelques éléments du convoi se sont évadés prenant des otages pouvant les guider dans leur fuite, ce qui a provoqué la décision des habitants des villages de s’armer pour aller les libérer. Les poursuites continuent. Je rends hommage aux victimes innocentes de cette folie meurtrière. Pourquoi tant de violences contre les populations qui n’aspirent qu’à la paix et tant de défis contre les nouvelles autorités établies ? Contrairement à leurs allégations mensongères, aucune autorité ne leur a délivré un ordre de mission. D’ailleurs, en quelle qualité devraient-ils obtenir un ordre de mission ? Par ailleurs, restant dans la logique de défier l’autorité de l’État, les mêmes personnes ont lancé un ultimatum exigeant la libération des personnes arrêtées sous 48 heures, faute de quoi ils engageront des actions robustes contre les populations dans les zones sous leur occupation. Est-il acceptable que des personnes non élues, ne possédant aucun mandat et ne représentant qu’elles-mêmes puissent ainsi défier l’autorité de L’État ? Cela est inacceptable. Le temps de la guerre est fini. L’heure est à la paix et la réconciliation nationale. Il est temps de panser les plaies, d’unir les cœurs, de revivre ensemble. J’invite tout le monde à rejoindre le camp de la paix. Il est temps d’arrêter d’armer le Centrafricain contre son frère Centrafricain. Il faut cesser les violences aveugles ! Il faut éviter de se comporter comme des barbares, des hommes sans foi ni loi.

A la fin de ces affrontements meurtriers, dévastateurs, parmi les victimes humaines, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. Saisissons ces élections saluées du monde entier pour nous réconcilier avec le monde et avec nous-mêmes. Si Dieu m’a donné pour responsabilité de conduire la destinée de notre pays, mon premier devoir, dans le cadre de cette responsabilité, est d’épuiser tous les moyens possibles pour épargner à mes Compatriotes les maux d’une autre crise tragique comme celle que nous venons de connaître et qui n’honore pas notre pays. Ceux qui travaillent pour la paix auront la prime de la paix. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice quel que soit le temps écoulé. A force de combattre la paix, ils cumulent des infractions et seront poursuivis tôt ou tard. En ma qualité de Père de la Nation, je demande aux fugitifs de Galafondo qui sont dans la brousse, malgré les intempéries et qui bravent les moustiques et les bêtes féroces, de se rendre à la justice. Ils ne risquent rien pour leur vie et leur intégrité physique.

La justice examinera leur situation au cas par cas, car je sais qu’il y en a qui sont emballés dans cette entreprise criminelle contre leur gré. Je les exhorte à mettre fin à la prise d’otage pour servir de guide car cela entretient inutilement la violence. Le message de BRIA est un message de paix et de réconciliation nationale.

Je suis venu ici, aujourd’hui, pour proclamer la paix dans notre pays, l’unité nationale et l’indivisibilité de notre pays. Compatriotes de BRIA et de toute la Haute-Kotto, soyez des Ambassadeurs de la paix ! Levez-vous pour dire non, non et non à tous ceux qui veulent ramener notre pays dans le chaos, non à ceux qui veulent faire la partition de notre pays !

La RCA est Une et Indivisible. Que le Dieu de paix bénisse notre pays !

Je vous remercie.

 
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Publié par le 08/09/2016 dans Uncategorized

 

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Centrafrique : le président Touadéra va bientôt parler aux groupes armés

Touadera

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a indiqué lundi qu’il allait bientôt « démarrer les échanges » avec les groupes armés pour mettre en place le programme « DDR » (désarmement, démobilisation, réinsertion) dans son pays miné par l’insécurité post-guerre civile.

« Avec les représentants des groupes armés, je pense que dans la semaine ou la semaine prochaine, on va démarrer les échanges pour clarifier un certain nombre de points. Avec les groupes armés et les experts », a déclaré M. Touadéra à la radio Ndeke Luka de Bangui.

« Il y a beaucoup d’armes dans le pays, du grand banditisme. Dans l’arrière-pays, les gens ne peuvent pas aller aux champs. Il faut aborder très vite ce processus », a ajouté le président, de retour de son premier sommet de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) samedi à Malabo.

Les autres pays membres (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad) ont annoncé une aide de quatre milliards de francs CFA (environ six millions d’euros) en faveur du retour de la paix en Centrafrique.

« Les quatre milliards ne vont pas suffire pour couvrir tout le processus mais c’est un signal très fort », a commenté M. Touadéra. Une conférence des bailleurs de fonds de la Centrafrique va se tenir à Bruxelles le 29 novembre.

M. Touadéra a été élu en début d’année avec pour mission de relever son pays ravagé par la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé entre rébellion Séléka et milices anti-Balaka.

Une mission des Nations unies d’environ 1 000 soldats et policiers (la Minusca) a pris sur le terrain le relais de l’opération militaire française Sangaris, dont Paris a annoncé la fin pour octobre, en attendant la reconstruction d’une armée centrafricaine.

Un total de 3 152 ex-combattants a été enregistrés en un an par le programme pré-DDR, avait indiqué fin juillet un porte-parole de la Minusca

 

Source :AFP/Le Monde

 

 

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE FINAL DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFÉRENCE DES CHEFS D’ÉTAT DE LA CEMAC

 

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A l’invitation de Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Équatoriale, Président en exercice de la
Communauté, la Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC s’est tenue le 30 Juillet 2016 à MALABO au Centre
des Conférences Internationales de SIPOPO. Cette session extraordinaire a eu pour principal objet l’examen de l’état des négociations de l’Accord de Partenariat Économique (APE), entre l’Union Européenne et la Configuration Afrique Centrale.
Ont participé à cette session :
Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine ;
Son Excellence Denis SASSOU-N’GUESSO, Président de la République du Congo ;

Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise ;
Son Excellence Philémon YANG, Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Cameroun, représentant son Excellence Paul BIYA, Président de la République ;
Son Excellence Albert PAHIMI PADACKE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Tchad, représentant son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République.

Prenait également part à cette session extraordinaire, Son Excellence Homero SALVATERRA, Ambassadeur en Guinée-Equatoriale de la République Démocratique de Sao-Tomé et Principe, pays non membre de la CEMAC faisant partie de la Configuration Afrique Centrale des négociations de l’APE. Messieurs Abdoulaye BATHILY et TABU ABDALLAH MANIRAKIZA, respectivement Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique Centrale et Secrétaire Général Adjoint de la CEEAC, prenaient part à cette session en qualité d’observateurs.

Cette Conférence au sommet a été précédée par la deuxième session extraordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) tenue le 27 juillet 2016 à Malabo.
La cérémonie solennelle d’ouverture de la Conférence des Chefs d’Etat a été marquée tour à tour par le mot de bienvenue du Représentant de Madame le Maire de MALABO, le message du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique Centrale, l’allocution du Président de la Commission, Monsieur Pierre MOUSSA et le discours d’ouverture de Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Équatoriale, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC.

AVANT d’aborder les points inscrits à l’ordre du jour, les Chefs D’État et de Gouvernement ont adressé leurs sincères et chaleureuses félicitations à Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, pour sa brillante élection aux hautes fonctions de Président de la République Centrafricaine. Ils se sont félicités du retour à l’ordre constitutionnel et réitéré leur soutien total au processus de normalisation et de consolidation de la paix et de la sécurité dans ce pays frère.
PASSANT à l’examen de leur ordre du jour, les Chefs d’État et de Gouvernement ont échangé sur la question de l’état des négociations de l’Accord de Partenariat Économique (APE), entre l’Union Européenne et la Configuration Afrique Centrale.
A ce sujet, la Conférence a pris acte du rapport du Comité Ministériel des Négociations APE (COMINA) tenu le 22 juillet 2016 à Libreville.
TENANT compte de la signature par le Cameroun d’un APE dont le démantèlement tarifaire est fixé au 04 Août 2016, la Conférence a rappelé l’importance d’examiner la proposition du texte juridique élaboré sur la base de cet APE, et validé lors de la dernière réunion du COMINA.

Elle a exhorté le Parrain des négociations, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, à entreprendre les démarches nécessaires auprès des Autorités du Cameroun, de concert avec la partie européenne, en vue de poursuivre les négociations dans un esprit de solidarité entre les États. Les conclusions de ces négociations devraient permettre d’aboutir à un Accord régional complet, équilibré et équitable au plan commercial et financier, capable d’accompagner le développement de la région.
A cet égard, la mise en place d’un mécanisme de compensation des pertes de recettes liées à l’ouverture des marchés d’Afrique centrale, à travers l’absorption de l’Impact Fiscal Net (IFN), devra être inscrite parmi les priorités des négociations.
POURSUIVANT leurs travaux, les Chefs D’État et de Gouvernement se sont montrés préoccupés par la situation politique prévalant en République Démocratique de Sao-Tomé et Principe. Ils ont lancé un vibrant appel à l’ensemble des acteurs politiques afin de parachever sereinement le processus électoral en cours.De manière générale, la Conférence a appelé les acteurs politiques ainsi que les différentes parties prenantes, à faire preuve davantage de maturité politique et de modération dans leurs propos, lors des échéances électorales.
ABORDANT la question de l’exécution de la feuille de route du Président en exercice de la CEMAC, les Chefs D’État et de Gouvernement ont félicité Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO,

Président de la République de Guinée Équatoriale, pour les différentes mesures prises en vue de la mise en œuvre des conclusions de leur dernier sommet tenu à Libreville le 06 mai 2015.

EN CE QUI CONCERNE la finalisation du Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC (PRI), la Conférence a décidé de reporter son examen à sa prochaine session.
S’AGISSANT de la conjoncture économique et financière en zone CEMAC, les Chefs d’État et de Gouvernement ont relevé le caractère particulièrement préoccupant de cette situation, en raison de l’effondrement des cours des matières premières. La Conférence a décidé de la mise en place d’un Programme de Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), placé sous la présidence de son Excellence Denis SASSOU-N’GUESSO, Président de la République du Congo. Ce Programme s’appuiera sur un Comité de Pilotage (COPIL) comprenant les représentants de certaines structures communautaires et des États membres.
EN CE QUI CONCERNE la situation de la République Centrafricaine (RCA), la Conférence s’est félicitée de l’initiative de l’organisation d’une table ronde des Bailleurs de fonds à Bruxelles le 17 novembre 2016. En vue de l’accompagnement politique et économique de cet État, la Conférence a exhorté les États membres, la communauté internationale ainsi que les partenaires techniques et financiers, à soutenir cette initiative et à mettre en œuvre un plan d’engagement plus robuste des forces déployées sur le terrain. A cet effet, la Conférence a adopté le principe de l’admission des éléments des forces armées centrafricaines dans les différents centres d’instruction des États membres de la CEMAC.
La Conférence a également décidé :
1. d’apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de francs CFA à cette République sœur, à la charge du Cameroun, du
Congo, du Gabon et de la Guinée Équatoriale, en vue du démarrage de son programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) ;
2. de rétrocéder à la République Centrafricaine le remboursement de l’avance faite aux États sur le Fonds Spécial d’Intégration, soit cinq milliards de Francs CFA ;
3. de charger la BDEAC de jouer un rôle particulièrement actif dans le financement de projets mentionnés au Programme de Relance Économique du Gouvernement de la République Centrafricaine ;
4. de l’octroi, par la Banque centrale, d’une avance exceptionnelle de neuf milliards de francs CFA ;
5. de la consolidation de la dette de la RCA envers la Banque centrale ;
6. d’étudier la création d’un fonds fiduciaire propre à la remise à flot des secteurs sociaux de base et à la relance des secteurs économiques prioritaires ;
7. d’ériger un Observatoire de Crises qui soit en mesure d’accompagner le relèvement de la République Centrafricaine mais qui soit tout aussi appelé, pour l’avenir, à faciliter le règlement des conflits qui pourraient survenir au sein de la Communauté.

Les Chefs d’État et de Gouvernement ont pris acte des remerciements de Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, pour le soutien multiforme et la solidarité que les autres États de la CEMAC ont témoignés à la République Centrafricaine durant toute la période de crise.

Par ailleurs, la Conférence a décidé d’attribuer les postes ci-après au sein de la BEAC aux États membres concernés, à pourvoir suivant les procédures en vigueur :
1. Gouverneur : République du Tchad, à partir de janvier 2017 ;
2. Vice-Gouverneur : République du Cameroun ;
3. Secrétaire Général : République gabonaise ;4. Directeur Général du Contrôle Général : République centrafricaine ;5. Directeur Général de l’Exploitation : République du Congo ;6. Directeur Général des Études, des Finances et des Relations Internationales : République de Guinée-Equatoriale.Au sujet du poste de Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC), la Conférence a décidé del’attribuer à la République de Guinée Équatoriale au terme du mandat du Président actuel.
AU TITRE des mesures individuelles, la Conférence a entériné la nomination de Madame ENAW née Judith EFUNDEM AGBOR, de nationalité camerounaise, au poste de Secrétaire Général de la CICOS.

ABORDANT la question relative à la grippe aviaire, la Conférence a pris acte des résultats de la consultation régionale d’urgence tenue à l’initiative de la CEBEVIRHA à Douala (Cameroun), du 20 au 22 juillet 2016.

Les Chefs D’État et de Gouvernement ont instruit la Commission et la CEBEVIRHA de prendre toutes les dispositions nécessaires, à l’effet de mettre en œuvre le plan de contingence et de communication pour la prévention et le contrôle de la grippe aviaire en zone CEMAC.

AVANT de clore leurs travaux, les Chefs D’État et de Gouvernement ont réitéré leur solidarité autour des candidatures sous régionales uniques aux postes de Directeur Général de l’ASECNA et de Directeur du Département Afrique du FMI.
Les Chefs D’État et de Gouvernement ont félicité la Commission de la CEMAC et le Conseil des Ministres de l’UEAC pour l’excellente qualité des dossiers élaborés et présentés à leur examen.

Les Chefs d’État et de Gouvernement ont exprimé leurs sincères remerciements à leur Frère, Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Équatoriale, pour ses actions multiformes en qualité de Président en exercice de la Conférence. Ils ont aussi manifesté leur reconnaissance à son Gouvernement et au Peuple équato-guinéen, pour l’accueil hautement chaleureux et fraternel, pour les délicates attentions dont chacun a été l’objet en terre équato-guinéenne ainsi que pour la généreuse hospitalité qui leur a été réservée tout au long de leur séjour à MALABO.
Les travaux de la Session Extraordinaire des Chefs d’État de la CEMAC se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité et d’entente cordiale de compréhension réciproque et de fraternité.

Fait à Malabo, le 30 juillet 2016
Pour la Conférence

Le Président en exercice

Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO

 

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CENTRAFRIQUE: Mû et bouleversé, mais surtout très indigné par la situation actuelle de notre pays, par le statu quo.

 

jayandho

Un média international, RFI, pour ne pas le nommer, dans le rôle qui est immanquablement et indéniablement le sien, aurait cru devoir tendre un micro et accorder une interview à un triste et sinistre individu, que je ne saurais d’ailleurs appeler autrement. De toutes les incongruités qui ont pu provenir de ce qui lui sert de corps, j’en retiens une, celle faisant allusion aux cendres qui couveraient des braises ardentes…et qu’un vent malencontreux suffirait à embraser…

Je ne sais pas si cet individu, en proie à un évident délire sévère, sait de quoi il parle lorsqu’il se permet à chaque fois, à chaque occasion, de pareilles libertés de vues et d’injonctions sur les questions hautement centrafricaines? Aussi, peut-être que finalement, à force de temporisation et de quelque intérêt porté, les différentes postures des uns et des autres l’y autoriseraient-elles?

Cependant, la métaphore de ce dernier me sied. Cela m’inspire mais surtout me conforte dans une vieille conviction. En effet, d’entre les premières et sérieuses origines de nos maux, j’aime à le dire chaque fois que cela s’impose, le « vent de la BAULE », mêlé à l’Harmattan, ce vent de sable qui s’élève et qui nous vient du Sahara, avait porté dans ses nuées un « monstre » qui, à longueur de temps et d’époques, a déployé et contracté ses redoutables anneaux, tel un serpent des mers ayant jeté son dévolu sur notre pays, la République Centrafricaine. Fait du changement climatique aidant et la faveur d’une déjà perceptible désertification sous nos latitudes, les bourrasques qui n’avaient plus de cesse de s’abattre sur notre paisible espace social et donc de vie soulevèrent des feuilles mortes, libérèrent ainsi de leurs abris et à jamais certains petits êtres repoussants, et qui se révélèrent depuis et finalement d’une extrême dangerosité, influençant nuisiblement les esprits fragiles ou empêchant toutes les meilleures volontés.
Mû et bouleversé, mais surtout très indigné par la situation actuelle de notre pays, par le statu quo, comme qui dirait presque convenu et qui semble participer de l’insupportable enlisement de la crise, de la situation des déplacés et des réfugiés, à la consolidation du chaos et de l’occupation de zones entières, de nos régions, l’expectative nous conduit indubitablement et bien malgré nous à notre délitement total. J’estime donc que la seule urgence qui vaille est celle des responsabilités. La légitimité du peuple, les institutions démocratiques et républicaines, le pouvoir régalien et discrétionnaire, n’autorisent plus aux questionnements, mais commandent à la sauvegarde, la préservation de l’intérêt national face à l’insupportable, à l’inadmissible. La « matrice » ayant contribué à la manipulation de certains coeurs en mal d’amour, de certains esprits fragiles, en l’occurence ceux de nombre de certains de nos compatriotes, celle-ci ne saurait plus servir à des intérêts autres que ceux devant toujours et plus que jamais nourrir et protéger notre Unité, notre Fraternité, notre Vivre-ensemble. Nous avons été envahis. Nous devons maintenant nous employer à devoir les repousser et reconquérir toutes nos provinces, tous nos droits, toutes nos libertés.

J’admets et j’assume, une fois de plus, sans aucune réserve, ma part de responsabilité passive, d’autant qu’elle ne suffira jamais à disculper les véritables auteurs et coupables de tous ces crimes, c’est-à-dire: toutes celles et tous ceux qui auront été au début, pendant et à la fin de toute cette longue et désespérante chaîne de responsabilités, celle de tous les errements et, aujourd’hui, celle de cette indicible tragédie. Dans mon entendement et dans celui de bien d’autres encore que ma seule personne, aucun digne fils du pays, aucun centrafricain digne de ce nom, au nom de je ne sais quelle promesse ou motivation, même si cela devait être au nom de justes et de légitimes revendications voire frustrations, puisse se laisser séduire et convaincre, venir en « conquérant » sur ses propres terres semer sur son passage la destruction, la désolation, une déferlante de la mort des siens. Et toute cette vague ravageuse avec l’aide inique de hordes sauvages étrangères, au seul et unique but jusque-là déclaré de conquérir le Pouvoir et d’asservir.

Le Centrafrique qui était le mien, celui de bien d’autres encore que moi, j’aimerais pouvoir le retrouver. Je le connais mieux que quiconque parce que j’ai eu à le parcourir dès l’âge de 06 ans, en compagnie de mes frères et soeurs, sous la conduite éclairée de notre père qui était en responsabilité publique. Il avait en constance le souci premier de nous amener avec lui pour nous faire découvrir et connaître le pays profond. Les années se suivant, nos vacances scolaires étaient essentiellement consacrées à cela.
Notre pays n’avait pas de routes nationales ni d’autoroutes bitumées, sinon des pistes bien entretenues que ponctuaient, selon la saison, des barrières de pluies, pour préserver leur état des intempéries. Et toute autorité était astreinte à cette règle. Il nous a toujours été agréable et très enrichissant de parcourir ainsi, plus ou moins régulièrement, l’arrière-pays, le vaste ensemble de notre territoire national, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, en passant inévitablement par le Centre (Bambari/ « Hôtel des Chasses »; Alindao/Mission de Kongbo).

J’ai donc connu les pistes en latérite, certes poussiéreuses mais très praticables; croisé les cars en réquisition pour le transport et le retour des élèves vacanciers dans leurs contrées voire la nouvelle rentrée académique; les troupeaux et convois de zébus; les barrières de pluies ainsi que les temps d’attente pour le passage autorisé; les vastes espaces verts cultivables qui s’étendaient à perte de vue; les arbres grands et hauts de nos forêts; les hautes herbes et les savanes d’où s’échappaient des antilopes, des pintades, des perdrix; les magnifiques reliefs majestueux du Dar-el-Kouti;…; les barges câblées ou motorisée; les ponts entretenus et fonctionnels qui permettaient le passage de nos belles rivières, de jour comme de nuit; la grâce et la féerie de nos chutes d’eau; les villages aux abords des pistes, avec quelques caprins et quelques volailles, où il était toujours plaisant de faire une halte méritée et conviviale; les populations, quant à elles, lumineuses d’accueil et d’hospitalité, chacune dans sa diversité… Ces « excursions », au plus près des populations et des réalités, elles ont ensuite discontinué, au point de s’estomper au fil du temps, au fur et à mesure de la courbe de dégradation de l’état du pays…
Depuis lors, les choses n’ont plus jamais été comme avant. L’environnement politique et social, jadis de Paix, de relatif Bien-être et du Vivre-ensemble, aujourd’hui, a été sabordé. Nous saurons nous retrouver et nous réconcilier durablement.

Il n’y a pas eu un seul endroit de notre pays, la République Centrafricaine, que je n’eusse pas connu, que je n’ai pas aimé. J’en ai aujourd’hui le coeur qui saigne devant tant de désastre, devant tant de gâchis!

Par Jacques AYANDHO

 
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Publié par le 22/07/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: PLUS DE 3000 EX-COMBATTANTS ENREGISTRES DANS LE CADRE DE PRE-DDR

 

Bangui, 20 juillet 2016 – Les opérations du pré-DDR se poursuivent à travers la Centrafrique alors que le nombre d’ex-combattants enregistrés dans le programme est désormais de 3.154, depuis son lancement par la MINUSCA en octobre 2015. Cette annonce a été faite au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission ce mercredi 20 juillet, par le porte-parole Vladimir Monteiro. 

Selon Monteiro, une délégation de Bangui s’est réunie à Bria avec les autorités locales et notamment le président du comité pour le pré-DDR local, les représentants d’ex-combattants ainsi que leurs superviseurs afin de discuter de la nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation et collecte d’armes. Les combattants ont été invités à mettre un terme aux actes de violence commis dans leurs localités. D’autres initiatives ont eu lieu à Bouar, avec une rencontre avec les responsables du Ministère de l’Education nationale sur l’élaboration d’un programme d’alphabétisation pour des ex-combattants, et à Birao, où plus de 50 participants au pré-DDR ont aménagé près de 4.000 mètres carrés de terres pour la culture d’arachides, dans le cadre de la campagne «Birao Propre ». 

S’agissant de la protection et de la promotion des Droits de l’Homme, le Porte-parole a fait état de 18 incidents de violations et abus des droits de l’homme qui ont fait au moins 73 victimes. Les auteurs de ces violations seraient les ex-Séléka, les Anti-Balaka, la LRA et les agents de l’état dans une moindre mesure. 

De son côté, le porte-Parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a souligné que la perméabilité des frontières au Nord du pays, le rassemblement des mouvements ex-Seleka et les actes de représailles entre groupes armés contribuent à exacerber la tension et la violence. En réponse et en guise de la prévention, la Force de la Minusca a mis en place un système de surveillance pour renforcer la protection de la population et augmenté ses patrouilles. Par ailleurs, au cours de la semaine écoulée, la Force a escorté environ 750 véhicules commerciaux sur les trois grands axes routiers centrafricains (Bangui-Cantonnier, Bangui-Kaga Bandoro-Kabo et Bangui-Sibut-Bria). 

Pour sa part, la porte-parole de la Police de la Minusca, Oana Popescu, a rappelé les efforts conjugués des autorités centrafricaines et de la Minusca, avec le renforcement de la surveillance dans les secteurs où des cas de violence à caractère intercommunautaire ont été signalés. La Police de la MINUSCA a également intensifé les patrouilles en collaboration avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines, selon Popescu. Par ailleurs, 140 policiers et gendarmes de l’Unité de police constituée (UPC) de la République du Congo sont arrivés le 15 juillet à Bangui, dans le cadre des rotations au sein de l’institution.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 

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