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CENTRAFRIQUE: Révélation / M. Anicet Georges Dologuélé, combien avez – vous payé la facture de votre interview, accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

dologuele

Souvenez – vous de la dernière interview, accordée à M. Anicet -Georges Dologuélé par l’hebdomadaire « Jeune Afrique », il y a de cela une semaine ! Voici les termes contenus dans la version papier, résumée par Anne Kappes – Grange : « Vous aviez à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadéra, pourquoi ? «Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique, il n’y a pas vraiment d’Armée, de Police, de Gendarmerie.….Chez nous, c’est la population qui est armée ! C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadéra pour éviter les violences) «Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.» – Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque ? «Non, je l’assume parfaitement.

C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange TOUADERA, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. Le problème c’est qu’une fois élu, Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadéra)» – Début Aout, Jean-FrancisBozizé, le fils de l’ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché…Qu pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ? «Dans le fond, peut-on vraiment dire qu’il a pris un risque en revenant à Bangui ? Je pense qu’il s’était préalablement entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances, en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui.

C’est d’ailleurs la MINUSCA qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction.» – Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra ? «Il est au pouvoir depuis 5 mois : c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu. Or dans le cas présent, il ne s’est rien passé.» – N’êtes-vous pas alarmiste ? «NON, après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté. Mais, depuis, plus rien. Alors peut être que me taire n’était pas la bonne stratégie.» Fin de citation.

Nota Bene : Pourquoi le président de l’URCA, M. Anicet Georges Dologuélé qui prétend être le leader du premier parti politique sur l’échiquier national avec 13 députés, alors que les informations provenant de l’assemblée nationale le classe en 2ème position après l’UNDP de M. Michel Amine, fort de ses 14 représentants, n’ a – t – il pas eu le courage de rompre le silence et de donner sa lecture ou sa vision de la gestion des affaires de la cité par le président Touadéra, lors d’une conférence de presse, à Bangui et dans un hôtel de la place ? Pourquoi a – t – il préféré, en abordant des questions substantielles qui touchent à la vie de la nation et à l’avenir de son pays, recourir à l’expertise d’une presse étrangère, déconnectée des réalités de la Rca, au lieu de mettre le doigt dans la plaie en s’adressant directement à la presse locale, moyennant une offensive communicationnelle agressive et payante ?

En agissant de la sorte, ne donne – t – il pas raison à ceux qui pensent qu’il est l’homme de l’extérieur, un antinationaliste, et tout simplement un baroudeur politique trop imbu de sa petite personne, de son savoir – faire, de ses suffisances, de ses richesses et de ses relations avec la bourgeoisie locale, au service d’une bande de manipulateurs étrangers ? N’est – il pas de sa responsabilité, en tant que leader du « premier parti politique national », de soutenir les professionnels des médias publics et privés ?Très franchement et très honnêtement, peut – il dire combien lui a coûté la facture de l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Examen du projet de la loi de finances rectificative, analyses et suggestions du Groupe Parlementaire UNDP

YAMA

Avant d’aborder les analyses et suggestions au projet de la loi de finances de l’exercice 2016, au nom du Groupe Parlementaire UNDP, la situation politique sécuritaire actuelle me recommande de m’appesantir un tant soit peu sur le contexte d’insécurité que connait le pays, notamment le regain des hostilités à Kaga – Bandoro, Ndomété, Bambari, Kouango, Koui, etc. Ces tensions permanentes qui ne cessent de se manifester par des occupations de la majorité de nos préfectures, des tueries, de pillages et de violences inouïes dont la responsabilité incombe à des bandes armées relevant de la Séléka, ne sont pas de nature à aider le Gouvernement à recouvrer de manière efficace et effective toutes les ressources propres prévues dans cette loi de finances, indispensables à la mise en œuvre de sa politique et de la stratégie nationale de développement.

C’est ici l’occasion pour l’UNDP de demander de vives voix , dans un premier temps, au Gouvernement et à la communauté internationale de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour le redéploiement de l’administration civile et militaire sur toute l’étendue du territoire national, et de procéder dans le meilleur délai au lancement du projet DDRR, et dans un deuxième temps, à toutes les bandes armées qui continuent d’élever des barrières, racketter la population, lever l’impôt et de percevoir les taxes douanières à des fins personnelles, en lieu et place des agents des régies financières, d’avoir un sens patriotique et de saisir cette opportunité pour créer des conditions favorables à des investissements relatifs aux constructions des routes, des écoles, des centres de santé et des forages d’eau potable dans les régions qu’elles occupent. Ceci étant dit, depuis le 13 septembre 2016, les représentants de la nation sont convoqués à une session extraordinaire relative à l’examen et à l’adoption du projet de la loi de finances rectificative, généralement appelée « Collectif Budgétaire ».

Cet exercice combien important vise à adapter les ressources disponibles aux nouvelles réalités socio politiques intervenues, après la tenue des élections législatives et présidentielle. Comme il est de notoriété publique, la loi des finances qui est un document – cadre, détermine chaque année les ressources dont l’Etat a besoin pour faire face à ses dépenses régaliennes que sont les salaires, les pensions, les bourses, les constructions des routes, des forages d’eau potable, des écoles, des hôpitaux, etc. Pour ce Collectif Budgétaire de l’exercice 2016, les ressources proposées sont estimées à 162.900.000.000 Francs CFA et les dépenses à 213.800.000.000 de Francs CFA, ce qui représente un déficit de 51.000.000.000 de Francs CFA, soit 4,9% du PIB. A ce niveau du débat, pour l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, l’importance n’est pas ici de polémiquer sur les voies à utiliser pour combler le gap sus – évoqué qui s’élève à 51 milliards de Francs CFA et représente le quart (¼) du Budget, mais plutôt sur les mesures à prendre et à exécuter en vue de conférer à la gestion de nos finances publiques un caractère fiable. En effet, un bon système de gestion des finances publiques et du budget est indispensable pour la mise en œuvre des politiques nationales et la réalisation des nombreux projets de développement, à travers l’atteinte de trois objectifs budgétaires principaux, à savoir la discipline budgétaire, l’allocation stratégique des ressources et la prestation efficiente des services publics. Ce système transparent et organisé doit passer obligatoirement par la maîtrise effective des agrégats budgétaires et la gestion des risques afin de maintenir la discipline budgétaire, la planification et l’exécution du budget fondées sur les priorités nationales en vue de faciliter la réalisation des objectifs du gouvernement, et la bonne gestion de l’utilisation des ressources budgétisées pour obtenir la prestation efficiente des services et l’utilisation optimale des ressources. Or, malheureusement depuis plusieurs années, les gouvernements qui se sont succédé à la tête de ce pays, n’ont rien fait pour donner à notre budget un caractère transparent et organisé qui repose sur les six (6) dimensions essentielles d’un bon système de gestion des finances publiques : la crédibilité du budget ; l’exhaustivité et la transparence ; la budgétisation fondée sur les politiques nationales ; la prévisibilité et le contrôle de l’exécution du budget ; la comptabilité, l’enregistrement de l’information et les rapports financiers ; la surveillance et la vérification externes.

A ce propos, il suffit de comparer le respect scrupuleux de ces principes budgétaires dans certains pays, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, et le Rwanda, aux réalités qui guident l’exécution des lois de finances en Centrafrique, pour se rendre à l’évidence que ce sont des pratiques non orthodoxes et opaques qui gouvernent dans notre pays. 1- La crédibilité du budget : le budget est réaliste et il est exécuté comme prévu. Ce qui signifie que si dans le budget de l’exercice en cours, il est alloué 6 millions de Francs CFA à l’achat des fournitures de bureau pour la Direction de Cabinet du Ministère de l’Administration du Territoire, cette dépense doit être mensuellement engagée, ordonnancée, liquidée et payée. L’objet de la dépense dont le montant est de 500.000 Francs CFA par mois, à savoir les fournitures de bureau (rames de papier, paquets de bics, bloc – notes, etc.), doit être effectivement livré pour le fonctionnement des services relevant de cette Direction. Malheureusement, tel n’est pas le cas. Hormis les salaires qui sont traités mensuellement, ordonnancés et payés, tous les autres postes de dépenses de l’Etat soit ne sont pas engagés et tombent dans la masse en fin d’exercice, soit font effectivement l’objet d’engagement, mais les prestations sont partiellement exécutées, ou ne sont pas du tout réalisées ou les fonds sont purement et simplement détournés par les gestionnaires en connivence avec les fournisseurs de l’Etat (qui n’ont pas de bureau, de personnels, et de moyens matériels et logistiques). Il en est ainsi pour les crédits alloués annuellement, sur le budget ou le financement de l’Etat, aux projets de constructions d’écoles, de centres de santé, de routes, de forages d’eau potable, etc. Par conséquent, le budget est irréaliste n’est pas exécuté comme prévu, et n’a pas un impact positif sur le niveau de vie de la population. Pour ce faire, l’UNDP demande au Ministère des Finances et du Budget d’exiger , au titre de l’exercice en cours, des fournisseurs habilités à traiter avec l’Etat, la livraison de l’objet de la dépense, dès l’obtention du visa du Contrôleur Financier sur le Bon de Commande et d’inscrire toutes les dépenses de fonctionnement dont le montant ne dépasse pas 500.000 Francs CFA dans les dépenses obligatoires.

Cette mesure permettra aux entités bénéficiaires desdits crédits de disposer des fournitures de bureau et contribuera un tant soit peu à conférer au budget un caractère réaliste. 2- L’exhaustivité et la transparence : le budget et le suivi des risques budgétaires sont exhaustifs et les informations financières et budgétaires sont accessibles au public. Ces termes techniques signifient tout simplement que la documentation budgétaire (le budget annuel et les documents annexés) soumise à l’Assemblée Nationale pour examen et approbation, doit donner une image complète des prévisions, des crédits affectés par entités et surtout des résultats des exercices précédents. Outre les informations détaillées sur les recettes et les dépenses, la documentation budgétaire, pour être considérée comme étant complète et annuelle, doit inclure les informations suivantes : les hypothèses macro – économiques, à savoir les estimations de croissance totale et les taux d’inflation et de change ; le déficit budgétaire ; le financement du déficit ; le stock total de la dette ; les avoirs financiers ; l’exécution du budget au titre de l’exercice précédent ; le budget de l’exercice en cours ; le résumé des données sur les recettes publiques et les dépenses ; l’explication des conséquences des nouvelles initiatives des pouvoirs publics sur le budget et la politique fiscale et douanière. Si, d’une manière générale, toutes les informations sus – évoquées figurent dans la documentation présentée, il y a lieu de noter l’absence de l’état d’exécution du budget au titre de l’exercice précédent. L’absence de ce document important et l’inaccessibilité du public aux principales informations budgétaires (presse, sites web, vente des journaux, etc.) ne permettent donc pas d’avoir une idée exacte sur les ressources, les dépenses et les projets proposés et adoptés, leurs réalisations, les difficultés ou les retards intervenus dans leurs exécutions pour mieux analyser le projet de cette loi de finances rectificative. Cette faiblesse a toujours limité la capacité des gouvernements à maintenir la discipline budgétaire, à bien gérer les risques, et n’a fait que réduire la capacité du corps législatif, de la société civile et des médias à évaluer la mise en œuvre des engagements prioritaires par le gouvernement, et les collectivités locales.

D’où gaspillage des ressources et réduction ou inexistence des prestations des services. Pour corriger cette défaillance, l’Etat doit veiller dans le meilleur délai à la redynamisation de la Direction du Contrôle Financier, organe de contrôle a priori, sur place et sur pièces, incontestable et incontesté. Intervenant dans la chaîne de l’exécution du budget et disposant des Délégués du Contrôleur Financier près les départements ministériels, les sociétés d’état, offices publics et autres, et près les communes, cette direction pourra valablement contribuer à la réalisation d’une banque des données et des informations sur l’exécution du budget, et indispensables à la production de la loi de règlement.

3- La budgétisation fondée sur les politiques nationales : le budget est établi en tenant compte des politiques publiques. Toute loi de finances n’étant que la transcription en chiffres d’un programme politique, un processus de budgétisation basé sur les politiques publiques permet au gouvernement de planifier l’utilisation des ressources conformément à sa politique budgétaire et à la stratégie nationale. Ce qui signifie que l’absence de certains départements aux travaux de conférences budgétaires, et l’affectation d’office ou la reconduction tacite des crédits peuvent conduire à l’établissement d’un budget non conforme au cadre budgétaire et réduire l’importance donnée aux objectifs dans les négociations budgétaires finales. Ce qui justifie toujours l’allocation des ressources ne tenant pas compte des priorités du gouvernement, des départements et autres entités bénéficiaires et des nouvelles initiatives.

A ce propos, il est impératif de demander vivement au premier ministre de bien vouloir revenir sur les dernières instructions limitant l’accessibilité de certains départements ministériels, de certaines sociétés d’état, et pis, des collectivités locales (en ce qui concerne les taxes minières et les taxes d’abattage dues aux Communes par les différentes sociétés forestières et logées dans un compte à la BEAC, en application des termes d’une instruction présidentielle signée par le Général François Bozizé) à leurs comptes ouverts dans les banques commerciales de la place. Cette mesure permettra une utilisation optimale des ressources en faveur des entités bénéficiaires, et contribuera effectivement à la création de l’emploi et des richesses. 4- La prévisibilité et le contrôle de l’exécution du budget : le budget est exécuté d’une manière ordonnée et prévisible, et des mécanismes existent pour assurer le contrôle et le suivi de l’utilisation des fonds publics. C’est ici l’opportunité de dénoncer la responsabilité des régies financières dans l’exécution désordonnée du budget. Car, si l’on parle des ressources, il faut parler de l’efficacité du recouvrement des contributions fiscales et douanières, et du rôle combien trop important dévolu aux agents de la douane, des impôts et du trésor. Or, depuis la prise de pouvoir par le Président Touadéra, si à la Direction Générale de la Douane et des Droits Indirects, il a été procédé aux mouvements du personnel, il n’est pas de même dans toutes les autres régies financières, à telle enseigne que l’on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi seulement ce mouvement à la douane. Pour répondre à cette question, il est aujourd’hui grand temps, afin de permettre à l’Etat de disposer effectivement de ressources propres, que ce mouvement s’étende aussi à la Direction Générale des Impôts et des Domaines, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité publique, et à la Direction Générale du Budget ( Direction de la Solde et la Direction des Pensions) où règnent la démotivation et le désengouement depuis la fin de la transition et où sévissent surtout des pratiques de détention de quittances parallèles, de détournements des deniers publics, et de rétentions ou de blocages délibérés dans le traitement des dossiers (à l’exemple de ce qui se passe à la Direction des Pensions où des retraités doivent s’user et user de tous les moyens pour obtenir gain de cause). Il doit en être de même à la Direction du Contrôle Financier et la Direction Générale des Marchés Publics qui interviennent dans l’exécution et le contrôle interne ou a priori des dépenses.

En ce qui concerne la Direction Générale des Marchés Publics dont l’une des attributions substantielles consiste à vulgariser les dispositions de la loi n°08.017 du 06 juin 2008 portant code des marchés publics et leur appropriation par les gestionnaires et les administrateurs de crédits, un accent particulier doit être mis sur des compétences avérées, la maîtrise réelle de la technicité, et des profils des plus pointus. L’UNDP qui dispose d’un panel d’experts peut vous en faire des propositions.

5- La comptabilité, l’enregistrement de l’information et les rapports financiers : des données et des informations appropriées sont produites, conservées et diffusées pour les besoins de maîtrise des prises de décision, de la gestion et de préparation des rapports. Dans les régies financières, les départements ministériels, les sociétés d’état, les collectivités locales, le manque de données appropriées en temps voulu sur les prévisions de recettes, le niveau des liquidités et le flux de dépenses ne peut que réduire la capacité du gouvernement à déterminer et contrôler les agrégats budgétaires, l’allocation effective et stratégique des ressources et in fine impacter négativement sur la planification et la gestion des services. Et c’est ce qui explique la non – production de la loi de règlement ou du document faisant l’état de l’exécution du budget de l’exercice précédent. Cette faille peut facilement gripper l’état de nos relations avec les partenaires tant dans le cadre bilatéral que multilatéral qui y voient toujours des actes de graves dérapages et de non respect de la discipline budgétaire. Pour résoudre cette situation, l’UNDP propose et demande l’intégration dans les régies financières, les départements ministériels, les entités périphériques et les collectivités locales des professionnels en informatique sur le marché de l’emploi et la formation des personnels aux techniques et à la maîtrise de cet important outil de travail et de communications.

Cette mesure boostera la culture du numérique dans la gestion quotidienne de l’administration et créera sans doute les conditions pour une gestion saine des données comptables et une meilleure circulation ou partage d’informations. 6- La surveillance et la vérification externe : les dispositions relatives à l’examen des finances publiques et aux mesures de suivi par les responsables concernés sont opérationnelles. Pour l’UNDP, Il est question ici de prendre toutes les mesures pour que l’efficacité de l’examen effectué par le corps législatif et toutes les entités de vérification externe constituent un élément qui permet de tenir le gouvernement responsable de sa politique budgétaire, de sa politique de dépenses et de leur mise en œuvre. Ce qui signifie que le contrôle parlementaire, à travers les séances d’interpellations régulières et les commissions d’enquêtes parlementaires, doit être accru, et les mesures ou sanctions proposées et prises rigoureusement appliquées. Dans cette noble mission, les parlementaires doivent être soutenus par les institutions de contrôle externe ou a posteriori, à savoir l’Inspection Générale d’Etat, l’Inspection Générale des Finances et la Cour des Comptes dont les attributions consistent à veiller à la bonne exécution du budget, à la lutte contre la corruption et au respect des règles de la bonne gouvernance et de la transparence. Malheureusement, l’absence de compétences de bonne moralité à la tête et dans ces institutions et leur politisation ont fini par faire de ces instruments de contrôle externe des caisses de résonance, des refuges sûrs pour des hommes et des femmes en fin de carrière et traînant derrière eux de vielles casseroles, et de parallèles structures de recouvrement à l’exemple de l’Inspection Générale des Finances (Affaire de détention des carnets de quittances en lieu et place des comptables et affaire d’affectation, par un ordre de travail, d’un agent des impôts à l’aéroport en lieu et place d’un comptable, pourtant nommé par un arrêté). Pour trouver des solutions idoines à ces graves dysfonctionnements, l’UNDP exige qu’il y ait de profondes réformes dans toutes ces institutions afin de les ouvrir à des experts plus jeunes et plus qualifiés, d’en faire des organes de carrière et non des structures de recyclage, et de s’en servir comme une locomotive de la bonne gouvernance et de la transparence. En conclusion, les 14 députés de l’UNDP voteront ce projet de loi de finances rectificatives afin de donner les moyens financiers au Gouvernement de réaliser le programme politique et les projets de société sur la base desquels le président Touadéra a été brillamment élu.

Fait à Bangui, le 24 Septembre 2016

Pour le Groupe Parlementaire UNDP (é)

Augustin YANGANA – YAHOTE Député du 4ème 2

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Communiqué :Réunion ministérielle sur la République centrafricaine

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1. Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, au nom du Secrétaire général, a convoqué une réunion ministérielle sur la République centrafricaine (RCA) le 23 septembre 2016, en présence du Président de la République centrafricaine, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, et des partenaires clefs de la RCA, dont la France, les Etats-Unis, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, la Banque mondiale ainsi que le Président de la configuration de la Commission de consolidation de la paix pour la République centrafricaine. Cette réunion a donné au Président Touadéra, l’opportunité de présenter les progrès réalisés par le Gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de sa vision pour la stabilisation de son pays, particulièrement dans les domaines de la réconciliation nationale, le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des membres des groupes armés, les réformes clés dans le secteur de sécurité et de la défense, la bonne gouvernance, la promotion et la protection des droits de l’homme, en particulier les droits des femmes et des enfants ainsi que la lutte contre l’impunité.

2. Les participants ont salué la vision du Président Touadéra pour transformer le pays ainsi que ses priorités immédiates pour résoudre les causes profondes du conflit et favoriser le développement du pays à long terme. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à continuer leurs efforts en faveur d’une approche inclusive associant toutes les composantes de la société centrafricaine. Les participants ont également insisté sur l’importance d’actions concrètes pour obtenir des progrès rapides dans le processus de paix et la réconciliation nationale à tous les niveaux de la société, et pour permettre le retour des 468.000 réfugiés et des 384.000 personnes déplacées internes, afin qu’ils retrouvent leurs biens et leurs moyens de subsistance.

3. Reconnaissant que la présence continue des groupes armés représente l’obstacle le plus immédiat à la stabilité et au redressement du pays, les participants ont encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre un processus de concertation avec les représentants des groupes armés au sein des instances prévues à cet effet en vue de permettre le lancement sans délai du programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement. Les participants ont également encouragé les autorités centrafricaines à s’assurer que ce processus s’inscrive dans le cadre plus large des stratégies visant à traiter les causes profondes du conflit, en particulier à travers un dialogue inclusif au niveau national et local et favorisant le désenclavement et le développement équitable de toutes les régions du pays. Les participants ont souligné que ces efforts devaient aller de pair avec la mise en œuvre de réformes concrètes dans les secteurs de la sécurité, de la défense et de la justice, et bénéficier du soutien indéfectible de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ainsi que du reste de la communauté internationale.

4. Le Président Touadéra a présenté la proposition du Gouvernement centrafricain de Cadre d’Engagement Mutuel entre le Gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux, régionaux et bilatéraux. Le Président a réaffirmé sa volonté de finaliser le document pour la conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine, afin de donner un signal fort d’un partenariat durable entre la République centrafricaine et la communauté internationale, pour obtenir une paix durable. Le Président a souligné que le Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA) proposé et le processus de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République centrafricaine (RCPC) devaient constituer des cadres cohérents et complémentaires pour orienter la relation entre la RCA et ses partenaires internationaux. Les participants ont salué le Cadre d’Engagement Mutuel comme un mécanisme important pour maintenir un haut niveau de partenariat stratégique entre la République centrafricaine et la communauté internationale.

5. Les participants ont souligné le rôle crucial que jouera la conférence des partenaires de la RCA et des bailleurs de fonds, qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre, pour sécuriser les ressources nécessaires afin de permettre la mise en œuvre des priorités visant le relèvement et la stabilisation du pays au cours des trois à cinq prochaines années. Les participants ont également exprimé leur préoccupation devant le manque de financement, entravant une réponse adéquate à la crise humanitaire en cours en RCA, avec 2,3 millions de personnes ayant besoin d’aide. Les participants se sont accordés à travailler ensemble durant les prochaines semaines, pour encourager de nouvelles promesses financières en soutien à ces priorités, notamment auprès de nouveaux donateurs potentiels pour la RCA. Ils ont enfin souligné la nécessité pour le gouvernement de mettre en œuvre des réformes structurelles dans le domaine de la gouvernance, de la décentralisation et de la gestion des finances publiques afin que ces fonds soient investis de manière efficiente, ainsi que l’importance d’un engagement dans la durée, y compris à travers le Groupe International de Soutien.

New York, le 23 septembre 2016

 
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole

 
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Publié par le 25/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : DANGER DANS L’AIR  attention les Centrafricains

salo

Pourquoi Air France annule ses vols sur Bangui le 30 Septembre 2016???????
La France ne changera jamais et c’est pourquoi nous devons nous méfier :
1/ Observez que la France a mis en alerte depuis des jours les soldats français en RCA
2/ Observez que subitement tous les opposants assoifés et les collabos accusent le pouvoir Touadera de ne rien faire pour la reconciliation et la Paix
3/ Regardez toutes les attaques meurtrières sporadigues dans l’arrière pays ces dernières semaines
4/ Aujourdhui nous apprenons que les vols de Air France prévus pour le 30 septembre sont annulés
Chers centrafricains si cette fois ci nous laissons la France destabiliser ce pays avec la complicité des gens sans parole qui changent de discours d’un jour à lautre alors ce sera très grave pour la RCA
La France colonisatrice veut empêcher toute diversification des partenaires économiques de la RCA et veut manipuler des minables politiciennes et prostitués politiques sans cervelles qu’on a deja vu à des postes ministeriels dans leur minableries venir aujourd’hui faire croire qu’ils ou elles sont trop pressés pour la Commission de Reconciliation et Paix en Centrafrique.
La RCA doit aller doucement mais surement et non avancer avec l’intoxication des colons et leurs sbires tapis dans l’ombre que nous serons obligés de dénoncer bientôt et
les enfants et les petits enfants de Barthelemy Boganda veulent vivre en paix travailler et remettre le pays sur les rails.
Vigilance pour tous et à tous les niveaux. Restons-unis et solidaire contre ce qui se prépare en ce moment. Trop c’est trop
TOUS UNIS POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN CENTRAFRIQUE
Afrikanews

Par Ben El-Arabi

 
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Publié par le 24/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE – LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN ET LA MINUSCA ÉVALUENT LA SITUATION A KOUANGO

seleka

 

Bangui, 23 septembre 2016 – Une délégation conjointe Gouvernement de la République centrafricaine et MINUSCA devra se rendre prochainement au village de Kouango (environ 160 km à l’est de Bangui) pour évaluer la situation sur place. La visite est une des recommandations de la rencontre vendredi entre le Premier ministre et une délégation de la Mission. 

Lors de cet entretien, la MINUSCA a informé le chef du gouvernement sur les mesures qu’elle a prises sur place après les violences enregistrées le 10 et 11 septembre sur l’axe Kouango-Bianka. La Force de la MINUSCA a immédiatement renforcé sa position, ce qui a permis de ramener le calme dans cette zone. Aucun incident n’a été enregistré depuis.

Selon des rapports reçus à la Mission, les violences auraient provoqué la mort de 10 à 20 personnes et quelques 3500 déplacés. La délégation conjointe essaiera de déterminer les faits concernant ces incidents.

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
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Publié par le 24/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : INVITATION A LA CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT RCA – MINUSCA

CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE

Le cabinet du Ministre Porte-parole du Gouvernement de la République centrafricaine et le Bureau de la communication et de l’information de la MINUSCA tiendront une conférence de presse conjointe le mercredi, 21 septembre 2016.

AVIS MEDIAS

Avis aux médias : Conférence de presse conjointe Gouvernement de la République centrafricaine et la MINUSCA

Qui ?

Ministre Porte-Parole du Gouvernement Théodore Jousso

Et

Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro

Quand ?

Mercredi, 21 septembre 2016 à 11h00

Où ?

Ministère de Ministère de l’Equipement, PK2, Avenue David Dacko

Bangui – RCA

 
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Publié par le 20/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Politique / Quand Africard empoche plus d’un (1) milliards de FFCA et ne verse que la modique somme de 21 millions à l’Etat

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C’est terrible, inacceptable, et insupportable, n’est – ce pas ? Et pourtant, c’est bel et bien vrai, une triste réalité, et la lettre du directeur de la société « Africard », un certain Anthony Mikhael, en date du 10 août 2016, au ministre des finances et du budget, Jean Marie Dondra, en est la preuve matérielle la plus irréfragable. Malheureusement, cette arnaque d’Etat n’a ému personne, et comme si la République centrafricaine était devenue un Etat atypique, celle – ci ne pouvait tout naturellement faire l’objet d’une vigoureuse dénonciation officielle ni de la part du président de la République, le Pr. Faustin Archange Touadéra, candidat de la rupture, du changement, et de l’alternance générationnelle, ni de la part de « son ami et grand – frère », l’autre professeur, M. Sarandji, ni de la part du ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa, et surtout ni de la part du ministre des finances et du budget, Jean – Marie Dondra.
Un silence assourdissant irresponsable. Un silence de cimetière accusateur. Un silence criminel et coupable. Un terrible complot astucieusement ourdi par une caste de privilégiés, constitués d’hommes d’affaires libanais et des baroudeurs politiques de petit calibre à la présidence de la République, dans le gouvernement et dans les départements ministériels, contre le peuple centrafricain et l’avenir de ses enfants. Une loi de l’omerta que tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de notre pays par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et des assassins de notre destinée commune, doivent dénoncer avec toute la vigueur révolutionnaire de leurs âmes.
Pour dire vrai, l’histoire de ce partage de gâteaux remonte en 2011. En effet, cette année – là, après la tenue des élections législatives et présidentielle, l’une des plus frauduleuses de toute l’histoire de la Républicaine centrafricaine, le pays de B. Boganda a cessé d’être un Etat digne de ce nom. Il est devenu tout simplement un royaume. Le royaume du général d’opérette, François Bozizé, de son épouse, de ses maîtresses, de son parti, le Knk, de ses rejetons de fils, de ses parents, de ses amis et connaissances. Toutes les institutions de la République étaient ses propriétés exclusives, à savoir : la présidence de la République, l’assemblée nationale, le gouvernement, les départements ministériels, l’armée nationale, l’inspection générale des finances, l’inspection générale d’état, la cour des comptes, toutes les juridictions administratives et judiciaires, les sociétés d’état, les offices publics, les agences nationales, toutes les entités périphériques, etc. Dans ce royaume, tout naturellement, ne pouvaient être nommés à n’importe quel poste de responsabilité que des hommes et des femmes ayant des liens directs ou indirects avec le monarque, son épouse, ses maîtresses, ses rejetons de fils, son parti, ses plus proches parents, ses amis et ses connaissances.
C’est ainsi que, lorsqu’il s’était agi de traiter de la question de l’attribution du juteux marché de la gestion et de la délivrance des passeports, deux (2) de ces rejetons de fils, un certain Socrates et un certain Kévin, en avaient fait leurs propres affaires, une véritable affaire en or, en créant la société dénommée « Africard » en partenariat avec des opérateurs économiques libanais, et en y achetant des actions. Pour parvenir à leurs fins, ils n’avaient pas lésiné sur les moyens, y compris des menaces verbales, des menaces à mains armées, des intimidations et des trafics d’influence. C’est ainsi que pour bien jouir de la gestion de l’attribution de ce juteux marché et en tirer suffisamment profits, ils avaient eu l’intelligence de signer avec l’Etat ou ce qui en restait, leur Etat ou leur royaume, une convention de partenariat. Une fameuse convention qui leur avait évidemment accordé plus de 90% des recettes générées de la délivrance des passeports et seulement 10% à l’Etat, alors que l’essentiel des prestations était fait et est fait par les services de la police. En clair, si la société venait à encaisser la rondelette somme d’Un (1) milliard de Francs CFA de recettes, ce qui représente la confection de 20.000 passeports, seule la modique somme de 100.000.000 de Francs CFA devait revenir à l’Etat. Si la société venait à encaisser la coquette somme de 10 milliards de Francs CFA, ce qui représente les frais de traitement de 200.000 passeports, seule la somme d’Un (1) milliard de Francs CFA devait revenir à l’Etat. Si la société venait à encaisser la rondelette somme de (50) milliards de Francs CFA de recettes, ce qui représente la confection d’Un (1) million de passeports, seule la modique somme de 5.000.000.000 de Francs CFA devait revenir à l’Etat. Des fonds virés directement sur le compte de la société « Africard » qui, à son tour, fait reverser, selon ses humeurs et ses besoins de l’heure, les quotes – parts de l’Etat sur des comptes censés être plus ou moins ceux du Trésor Public.
Quelle arnaque d’Etat ! Quelle mafia ! Quel gâchis ! Quelle perte pour l’Etat et pour un pays aussi pauvre qu’est la République centrafricaine qui a grandement besoin de ces ressources pour construire et réhabiliter des routes, des écoles, des centres de santé, des forages d’eau potable ! Quelle trahison !
Il en était même ainsi de la gestion des cartes nationales d’identité qui était l’apanage exclusif d’une des innombrables maîtresses du monarque. Au lendemain du coup d’état du 23 mars 2013, les rejetons du monarque quittent le pays, mais leurs partenaires libanais résistent et font survivre la société, grâce à leurs puissants réseaux et moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes, et des dons en nature aux nouveaux maîtres de la République. Mais, si après le départ précipité d’un certain Djotodia, l’enfant du malheur, la délivrance des passeports par la société « Africard » devait reprendre de fort belle manière, il n’en était pas de même pour les cartes nationales d’identité dont le traitement et la délivrance seraient interrompus par le vol de la machine de confection. Alors qu’à l’arrivée du président Faustin Archange Touadéra, candidat de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle, les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et d’illusions, s’attendaient à ce que les termes de cette convention fussent révisés, que la société « Africard » fût purement et simplement dessaisie de la gestion de ces passeports, et qu’une cellule spéciale, chargée de la gestion, du traitement et de la délivrance de ces précieux documents, entre autre le passeport, fût créée dans les meilleurs délais, grande devait être tout simplement leur surprise.
Car, non seulement la société « Africard » continue tout naturellement ses activités plus de 5 mois plus tard après la prise de pouvoir de Touadéra , même malgré le fait que plus de 400 passeports auraient été retrouvés à Qatar et que des faux passeports centrafricains seraient en circulation à travers le monde, mais surtout toutes les dispositions sont prises pour que les miettes auxquelles la République a droit, ne lui soient pas régulièrement et temps réel reversées. En est la preuve la plus patente, le très difficile versement de la somme de 21 millions de Francs CFA, représentant ses quotes – parts du 3ème trimestre 2015, et l’omission délibérée des reversements ou des transferts de ses quotes – parts du 4ème trimestre 2015, et celles des 1er et 2ème trimestres 2016. Au vu et au su des autorités légitimes à qui le peuple centrafricain vient de confier la gestion de sa destinée !
Quant aux cartes nationales d’identité dont des lots auraient été emportés par les fous de la Séléka et dont des dizaines des lots seraient entre les mains des sujets étrangers, et circuleraient dans les tiroirs de certains lobbies ou groupes de pression au sein du ministère de la sécurité publique, leur délivrance est tout simplement suspendue, faute de machine de confection. Dans le même temps, les cartes de séjour continuent, elles aussi, d’être gérées de manière opaque et mercantiliste par le directeur général de l’immigration- émigration, malgré le limogeage de son prédécesseur par le ministre Sambia, pour « faux et usage de faux, gestion irrégulière et détournements ». Des visas d’entrée, n’en parlons pas. Ils continuent d’être octroyés, conformément aux dispositions d’une autre convention conjointement signée par le ministre des affaires étrangères, le ministre des finances et du budget, et le ministre de la sécurité publique. Une autre convention qui a littéralement assassiné le budget de la République, en accordant de gracieuses et trop larges exonérations à la Minusca et aux ongs internationales qui s’en servent pour exercer des activités lucratives en Centrafrique.
Quel gâchis, donc ? Quelle honte ? La République centrafricaine n’est – elle pas tout simplement devenue un Etat atypique ? Est – il possible qu’un pays aussi pauvre qu’est la République centrafricaine, accepte sans broncher que ses principales ressources soient perçues et détournées par des entreprises étrangères et des ongs internationales, avec la complicité active de ses propres enfants ? Comment ferait – elle pour faire face à ses principales dépenses régaliennes, si l’aide financière dont elle bénéficie aujourd’hui venait à tarir ou à être tout simplement suspendue ? Le moment n’est – il pas venu aujourd’hui de secouer le cocotier et d’en finir avec cette caste de privilégiés qui, en collaboration avec de vrais faux opérateurs économiques libanais, a fait main basse sur toute l’économie de la République ?
A Touadéra de répondre franchement et clairement à toutes ces préoccupations, avant qu’il ne soit trop tard !

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 12/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Lettre de protestation de Me Nicolas TIANGAYE à Roland MARCHAL

Nicolas TIANGAYE
 Avocat à la Cour
 Ancien Bâtonnier de l’Ordre
 Ancien Premier Ministre
 74, Avenue B. BOGANDA
 B.P. 2094 BANGUI
 (République Centrafricaine)

                                                                                        Bangui, le 09 septembre 2016

Objet : Protestation

                                                         A

                                                        Monsieur Roland MARCHAL

                                                                       (CNRS/Sciences PO Paris) – France

                                                  

 Monsieur

         Dans un rapport intitulé « Brève histoire d’une transition singulière. La République Centrafricaine de janvier 2014 à mars 2016 », que vous aviez présenté le 08 septembre 2016  à l’hôtel Ledger vous écrivez à la page 34 :

« Même la réputation de Nicolas TIANGAYE sortait entamée de cette période. Les gens- y compris certains de ses alliés politiques- évoquaient des achats immobiliers à Douala et à Orléans. D’autres rappelaient que si sa demeure à Bangui avait été pillée par la Séléka au début décembre 2013 (mais également par la population ensuite), il avait bénéficié d’un dédommagement très généreux du gouvernement qu’il conduisait encore ». 

Vos affirmations infondées et diffamatoires relèvent de la mauvaise foi. Déjà en décembre 2013, vous aviez, en portant des attaques personnelles contre moi sur les ondes de Radio France Internationale, déclaré que les Préfets centrafricains qui avaient été nommés se promenaient à Paris alors que ces derniers n’avaient pas les moyens d’aller en villégiature aux bords de la Seine. Le mensonge était grossier.

Au sujet des achats immobiliers de Douala et d’Orléans, il est de notoriété publique que les biens auxquels vous faites allusion dans ces 2 villes ont été acquis depuis plus de 15 ans. Je totalise 33 ans d’exercice de la profession d’avocat dont je suis actuellement le Doyen au sein du Barreau Centrafricain. Je n’ai pas attendu d’être Premier Ministre pour avoir un logement.

S’agissant du « dédommagement très généreux » dont j’aurais bénéficié du Gouvernement que je dirigeais, j’autorise le « chercheur » que vous êtes à rendre publics les documents attestant de la véracité de vos allégations. Il y va de votre crédibilité.

Si le citoyen centrafricain que je suis vous est redevable de vos efforts pour rendre plus compréhensible la crise centrafricaine dans la perspective de sa résolution,  je reste sceptique sur votre probité intellectuelle.

Je regrette en outre que drapé dans vos certitudes de « spécialiste de l’Afrique Centrale », vous quittiez le champ de l’investigation scientifique pour régler des comptes personnels. La raison est simple : vous êtes instrumentalisé par des adversaires politiques bien connus pour nuire. Dès lors, vous n’êtes plus dans la recherche.

Je connais de vrais spécialistes des sciences sociales que je respecte pour leur rigueur scientifique, leur objectivité  et la distanciation épistémologique qu’ils s’imposent  dans l’analyse des faits sociaux et politiques complexes.

Votre démarche est intellectuellement malhonnête et moralement abjecte.

Par ce que vous avez délibérément opté pour un subjectivisme débridé et puéril, et à défaut d’imprimer une quelconque autorité scientifique à vos élucubrations tropicales dont vous êtes dorénavant le spécialiste autoproclamé, vous avez désormais la triste réputation d’être un propagateur patenté de mensonges, un vulgaire colporteur  de ragots  et  un fouineur nocturne de poubelles en service commandé.

Recevez Monsieur, mes meilleures salutations.

Ampliations :

  • Invités à la présentation du  rapport                                          Me Nicolas TIANGAYE

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Source: Centrafrique-presse-overblog.com

 

 
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Publié par le 12/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : CAMBRIOLAGES RÉCURRENTS AU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

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Une fois n’est pas coutume mais deux fois l’est dit un adage africain. Le Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’étranger est et demeure la vitrine du pays à l’extérieur.

Au sein de ce département, il se passe des choses incroyables.
Des sources fiables, le ministère centrafricain des affaires étrangères aurait fait l’objet de plusieurs cambriolages, ces derniers temps.

Selon les informations reçues, le dernier cambriolage aurait eu lieu dans la nuit du 07 au 08 Septembre 2016,dont les locaux du service du personnel aurait été cambriolé. Un ordinateur contenant de nombreux documents de travail a été dérobés par les malfrats. Des portes auraient également été fracturées.

Après la découverte de ce cambriolage, le ministre Charles Armel Doubane hésiterait toujours a déposé une plainte contre X.
Ces faits interviennent alors que d’autres services avaient été précédemment visités par des voleurs bien que des veilleurs recrutés et payés par le ministère existent.

Le personnel s’inquiète de ces vols récurrents car selon eux ces trois cambriolages consécutifs sont de nature à ralentir le travail, dont l’essentiel du matériel a été volé, ainsi qu’à favoriser la fraude des documents administratifs.

Pour l’heure, ce qui étonne dans cette affaire c’est bien l’attitude du ministre resté muet.

Est-ce parce que la plupart des gardiens seraient ses parents et proches ?

Les mauvaises langues supposent que du coup, ces gardiens bénéficieraient du parapluie du Ministre Charles Armel Doubane.
Est c’est suffisant pour ne pas mener des enquêtes enfin de déterminer les auteurs de ces actes ?
Comment peut-on admettre qu’un si grand ministère soit cambriolé et le ministre (l’autorité censée enclencher la poursuite) ne réagit toujours pas ?

Serait-il de connivence avec les malfrats ?

Est-ce cela la gestion de la chose publique made in Touadera ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 09 Septembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Révélation / M. Touadéra et M. Bokassa : Comment Africard détourne les fonds nés de la délivrance des passeports AFRICARD

 

Bangui, le 10 Août 2016 De Directeur Général d’AFRICARD Co RCA A Son Excellence Monsieur le Ministre des Finances et du Budget Bangui Réf : 059/2016 Objet : Versement de la part de l’Autorité du troisième Trimestre de l’année 2015

Excellence Monsieur le Ministre,

Suite à votre correspondance datant du 21 Juillet 2016, Réf.053/2016, nous avons l’honneur de vous présenter la quittance de 21.000.000 de Francs CFA (Vingt Un Millions de Francs CFA) comme preuve de paiement de la part d’AFRICARD du Troisième Trimestre de l’année 2015, comme déjà cité dans notre correspondance susmentionnée. La quittance indique le transfert du montant mentionné ci- haut vers votre compte auprès de la BEAC sous le numéro 30311101.0.3001, selon votre lettre datant du 08.11.2013 Réf : 727/MSIEOP/DIRCAB/SP.

Veuillez agréer Monsieur, mes salutations les plus distinguées. Directeur Général Anthony Mikhael (é) Ci – joint : . Quittance du transfert de la BPMC vers la BEAC Ampliation :  Présidence de la République (Comité des passeports) ; .Ministère de la Sécurité de l’Emigration et de l’Ordre Public ;. Monsieur le Directeur Général du Trésor Public Nota Bene : Où sont donc les quotes – parts de l’Etat du 4ème trimestre 2015, et des 1er et 2ème trimestres 2016 ? Pourquoi ce retard dans le virement ou le transfert sur le compte du Trésor Public des reliquats sus – mentionnés ? Pourquoi l’inspection générale d’Etat et l’inspection générale des finances, promptes à mener des missions de recouvrement en lieu et place du trésor public, ne se sont- elles jamais attaquées à cet épineux dossier ?

Il est vraiment grand temps que le Président Touadéra puisse frapper du poing sur la table, secouer le cocotier et, s’il en était besoin, engager des poursuites disciplinaires contre les auteurs de ces actes de détournements. Toute la lumière doit non seulement être faite sur cette gestion des recettes nées de la délivrance des passeports, mais surtout sur celle des cartes nationales d’identité, celle des cartes de séjour et celle des visas où , des cadres du ministère de la sécurité publique, et certains puissants lobbies se sont remplis les panses sur le dos de la République.

 

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

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