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CENTRAFRIQUE : des soldats français racontent le chaos de Sangaris

sangaris

Un soldat français en patrouille dans un village au nord de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, le 3 janvier 2014.REUTERS/Andreea Campeanu

Cinq militaires comparaissent ce jeudi devant une cour militaire pour des violences commises en Centrafrique et témoignent des abus commis par les forces françaises et des carences de leur hiérarchie.

Pour l’Armée française, le cauchemar de Sangaris tarde à se dissiper. Cinq soldats et officiers comparaissent aujourd’hui devant un conseil militaire à Poitiers, pour des violences commises au cours de cette opération de sécurisation en Centrafrique, qui s’est achevée en juin dernier. 

Au delà des faits qui leur sont reprochés, leurs témoignages dévoilent la triste réalité de l’intervention française: pénurie de moyens, absence de hiérarchie, complicité passive face aux exactions commises par les troupes tchadiennes. Un an après la dénonciation par l’ONU des viols perpétrés par des casques bleus français sur des mineurs centrafricains, la « grande muette » est de nouveau éclaboussée par ces révélations embarrassantes.  

Ces témoignages sont consignés dans un rapport d’enquête, menée au printemps dernier pour appuyer les poursuites disciplinaires à l’encontre des soldats. Le Parisien a révélé ce jeudi matin quelques extraits de ce document confidentiel.  

Pénurie de matériel

Les faits remontent à début 2014: depuis le 5 décembre, les troupes françaises sont engagées en République centrafricaine pour mettre fin aux violences interreligieuses. Des affrontements sanglants opposent milices chrétiennes anti-balaka et rebelles musulmans de la Séléka. Les exactions se multiplient, la guerre civile confine au génocide. Les militaires du 2e Rima débarquent au milieu du chaos. Postés à l’entrée nord de la capitale, Bangui, il se retrouvent aux premières loges des massacres. 

« On est arrivés dans un pays en guerre civile et on est arrivés au moment le plus fort, raconte un soldat aux enquêteurs. Nous n’avions pas de couchage, pas de lits picots, pas de moustiquaires. On prenait les cartons des rations pour dormir dessus. Parallèlement à ça, on était menacés par la hiérarchie d’être punis en cas de paludisme. »  

Un seul véhicule blindé pour plusieurs dizaines d’hommes, alors que les combats de rue font rage. Les militaires improvisent et plaquent des gilets pare-balles sur leurs camions pour assurer un semblant de protection. Matériel vieillissant et inadapté, manque d’eau potable et de munitions, conditions d’hygiène déplorables, l’intendance peine à suivre ces petites unités dispersée à travers la ville. Des conditions matérielles dénoncées à plusieurs reprises par les soldats de retour chez eux. 

Obligés de subir le feu de leurs alliés

« Au quotidien, c’était des embuscades, des mouvements de foule, maintien de l’ordre, des découvertes de cadavres (…). Chaque fois que l’on trouvait des cadavres ex-Séléka, on était obligés de monter la garde pour éviter que les anti-balakas, voire la population, les découpent et les mangent », raconte l’un des soldats.  

Pour les militaires, la confrontation avec l’horreur est quotidienne. L’arrivée des soldats tchadiens ne fait qu’aggraver les choses. Le président Idriss Deby, premier allié de l’Élysée dans la région, a envoyé des troupes en renfort pour sécuriser la capitale. Mais, indisciplinées et en majorité musulmanes, elles ne tardent pas à se joindre aux exactions contre les civils. 

L’un des officiers mis en cause évoque un « massacre de la population » et « au moins trente corps ». Dans la confusion, les militaires français sont eux aussi pris à parti. Impossible de répliquer à ces ingérables frères d’armes: le commandement ne transmet aucun ordre. « J’étais obligé de poster les mecs en leur donnant l’ordre de ne jamais ouvrir le feu sur les Tchadiens. Nous n’avons jamais reçu de conduite à tenir du PC (NDLR : poste de commandement). » 

Livrés à eux-mêmes, témoins d’atrocités quotidiennes, les « marsouins » flanchent peu à peu. « Face aux horreurs que l’on a vues là-bas, on a commencé à devenir agressifs », confesse ce même officier. Ils basculent à leur tour, en mars 2014: alors que l’opération s’achève, les cinq prévenus décident de ramener des baïonnettes gravées, en souvenir, et les commandent à un marchand local… qui s’enfuit avec l’argent avancé. Il est localisé et rattrapé par les militaires quelques jours plus tard.   

Il est roué de coups, puis attaché à un arbre, les mains dans le dos, un sac en plastique sur la tête. Il ne sera libéré qu’au bout de plusieurs heures, par un officier qui le menace du bout de son fusil: « Si tu parles, ou si on te revoit dans les parages, c’est finex (sic) pour toi », rapporteLe Parisien.  

Cette agression, dénoncée en avril dernier, a conduit à la suspension des militaires impliqués. Ils pourraient être définitivement révoqués si les faits son avérés. Quelles que soient les sanctions disciplinaire, ils n’en auront pas terminé avec la justice: la section militaire du parquet de Paris a également ouvert une enquête. Elle pourrait révéler d’autres manquements dans la conduite des opérations

Source : Express

 
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Publié par le 30/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

ayandho

Il y a peu, au Gabon, un pays frère de la sous-région Afrique Centrale, à la suite et dans un tout autre contexte qui aurait pu conduire à une tragédie généralisée, le Président Ali BONGO ODIMBA avait eu à dire ceci, je cite:

« Un(e) gabonais(e) qui meurt, c’est un drame. Plusieurs gabonais(es) qui meurent, c’est une catastrophe », fin de citation.

Je fais mienne cette approche, cette perception. Je fais également mienne cette gravité de ton et de responsabilité dans le propos. Parce qu’il ne saurait en être autrement. Les faits, en pareilles circonstances, devraient nous obliger tous à ce type de ressenti, à cette conviction citoyenne et patriotique assumée, et non à laisser entendre ou imaginer. Elle doit s’affirmer au quotidien, du sommet de l’État au citoyen lambda. Parce que l’affirmation de soi, de son honneur, de sa dignité, ne dépend pas de ses moyens, de sa capacité d’influence ou de dissuasion. Mais, on peut être prêt et disposé à mourir pour cela…

Honnêteté intellectuelle oblige, personne ne peut se permettre de nier aujourd’hui les conditions extraordinairement difficiles dont a hérité le Président Faustin Archange TOUADERA, combien sa volonté pourrait être contrariée, combien ses actions peuvent être lestées. Il semble s’investir avec sa force et sa détermination dans la mission délicate qui est désormais la sienne. Est-il
réellement accompagné
et effectivement soutenu par ses alliés dans cette oeuvre de recherches et de reconstruction? Comme à l’école, que celles et ceux qui le font lèvent la main…

En début comme en cours de mandature, des hésitations, des erreurs d’appréciation, d’actions et/ou d’actes posés sont d’usage. L’important, c’est d’être et de demeurer d’une très grande écoute, de savoir en tenir compte afin de pouvoir rectifier ou corriger.

Ainsi, de certains faits ici évoqués dans le lien, en tant que Institution suprême, de surcroît avec les mains nues, je me demande encore et toujours si c’était politiquement une bonne inspiration que d’avoir entrepris ces contacts de dialogue avec certains dits chefs rebelles ou chefs de guerre? Pourquoi une pareille formulation? De quelle guerre s’agit-il, en l’absence d’une confrontation directe, si ce ne sont pas que des sévices cruelles et des tueries sur les innocentes populations civiles?
De mon point de vue, si le désir et la volonté d’un dialogue était vraiment de mise, ceux rencontrés jusque-là ne seront jamais les bons interlocuteurs. Ceux-là, ils sont ailleurs. S’agissant de notre pays à tous, il faudra à un moment ou un autre devoir solliciter ces compatriotes, devoir les faire sortir de leur retranchement voire de leurs abris, les rencontrer, échanger avec eux sans aucun tabou, sans aucun soupçon, comme dirait l’autre, les convaincre de la prise en compte absolue de leurs légitimes réclamations en tant que partie intégrante de la nation, mais surtout de la promesse de s’y tenir. Car personne, même pas ces compatriotes momentanément égarés, n’a d’intérêt à ce que le pays demeure dans la crise actuelle. En tant que nouvelles autorités, ces personnes ne sauront que vous accorder leur confiance, mais aussi l’exigence de votre mise à l’épreuve. L’issue d’une entente aura forcément un prix, mais qui ne vaudra jamais autant que la Paix et la Sécurité retrouvées. Et puis, en politique, si l’on est vraiment un homme politique, il n’y a pas d’orgueil qui vaille sinon l’intérêt supérieur de la nation. Une fois que nous nous serons retrouvés, entretenus et entendus sur l’essentiel, plus aucun autre intérêt ne saura plus jamais nous opposer les uns aux autres et nous diviser sous quelque prétexte ou raison que ce soit. D’ailleurs, la situation générale du pays étant ce qu’elle est, il serait bien que l’on traite conséquemment la question « Sidiki », afin de prévenir à terme toute flétrissure regrettable de nos frontières…

La démarche que je me permets ici de suggérer très humblement à nos nouvelles autorités n’est d’aucune faiblesse, mais de raison et de responsabilité. Parce que, malgré tout, force restera à la Loi. La lutte contre l’impunité sera envers et contre tout afin que la justice sociale soit pour tous. Les compatriotes ayant pris les armes l’auraient fait pour ces raisons. Ils ne seront donc pas réfractaires à cette exigence absolue et non négociable.

Enfin, que les hommes et les femmes politiques qui seraient en soutien au Président Faustin Archange TOUADERA se positionnent et comblent les « blancs » de ses messages, de ses discours, justifiant ainsi leur sincérité, plutôt que de faire autant sinon pire et ensuite de décrier. Anciens candidats à la présidence de la république, certains aujourd’hui sont des élus et représentants du peuple, pourquoi nous ne les entendons pas de manière audible sur les questions de l’heure, auprès de nos populations, de la rébellion, de nos partenaires au developpement et autres? Cela n’est tout simplement pas sérieux et encore moins crédible. C’est à se demander, si eux n’ont jamais eu de projets fédérateurs à partager et autre? Aussi et ainsi, qui participe aussi de la paralysie? De mes certitudes, de mes convictions, souvent j’aime à dire que la politique peut être dite et faite autrement. On ne la fait pas pour soi, mais pour le plus grand nombre. Et ce dont on peut être porteur peut également l’être parce que cédé ou confié à un autre, toujours au service du plus grand nombre.

Par  Jacques Ayandho

 
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Publié par le 29/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Kaga – Bandoro :Yaketé et Bokassa, les forces de défense et de sécurité sont- elles dans la ville, et Al – Katim et ses éléments en fuite ?

Selon des informations dignes de foi en notre possession et de sources constantes, concordantes et indépendantes, les forces de défense et de sécurité, composées de gendarmes et de policiers dont le déploiement dans la ville était fermement et officiellement promis au peuple par le ministre de la sécurité publique, M. Jean – Serge Bokassa, au lendemain du massacre qui y a été perpétré par les éléments de la Séléka, sous le haut commandement d’un certain Al – Katim qui prend son ordre de travail de son chef hiérarchique direct, l’égorgeur de tout un peuple, un certain Nourreldine Adam, et au vu et au su des forces onusiennes du contingent pakistanais qui sont restées l’arme au pied, seraient finalement arrivées à Kaga – Bandoro, la semaine dernière.

En effet, après avoir été un tant soit peu bloquées à Dékoa, au motifs que le calme serait revenu à Kaga – Bandoro, Ndomété et dans les villages environnants en ruines et en fumée, et que parmi les éléments des forces de défense et de sécurité en mouvement seraient disséminés des éléments des forces armées centrafricaines, et sur fermes instructions du haut commandement de la Minusca dont le mandat consiste effectivement à assurer la protection des populations civiles et soutenir les efforts des autorités légitimes et légales dans leur volonté et leur farouche détermination à sécuriser le pays, celles – ci seraient autorisées in fine à rentrer dans la ville, appuyées par les contingents burundais et congolais.

A l’annonce de leur imminente arrivée, les éléments de la Séléka qui y régnaient en de véritables conquistadores dont leur chef, Al – Katim, auraient abandonné les bâtiments administratifs et privés qu’ils occupaient illégalement, auraient pris leurs jambes à leur cou et les principaux auteurs des dernières violences, massacres, pillages, viols des femmes, destructions des biens publics et privés, incendies des habitations et greniers, se seraient tout simplement évaporés dans la nature. Ces mêmes sources ont affirmé que ceux qui ne savent plus où aller auraient trouvé refuge à la mosquée et dans la concession de leur comzone, Al – Katim, où ils survivraient grâce aux subsides, donations et à des générosités des bonnes volontés. Pour combien de temps encore ?

En attendant le DDRR, peut – être ? Telles sont les deux (2) questions que tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, et des marchands de la mort, se posent depuis lors. En réponse claire et précise, la justice devrait sans tarder s’occuper de leur sort, ouvrir une enquête et procéder à l’arrestation des auteurs et complices de cette tragédie, comme la Minusca l’avait souligné dans son communiqué de presse, avant qu’il ne fût vraiment trop tard ; car, selon des informations dignes de foi en notre possession, les populations de Kaga – Bandoro, Ndomété et des villages environnants, victimes de ces dernières violences inouïes, se prépareraient à une vengeance noire et aveugle pour laver l’affront subi sur leur terre, celle de leurs ancêtres et de leurs aïeux et nettoyer la préfecture de tous les mercenaires, les égorgeurs et autres jihadistes qui y auraient trouvé refuge. Ne l’avaient – elles pas toujours dit « tôt ou tard, nous jouerons le match retour » , ce qui signifie en Sango « lawalawa, i ké pika dembo ti kiringoni » ?

Pour l’heure, Kaga – Bandoro, Ndomété et les villages environnants seraient sous contrôle des forces de défense et de sécurité et des barrières auraient été érigées dans la ville et aucune arme ne devrait ni y être visible ni y être détenue par un quelconque individu. Même la perception des taxes du convoyage des bœufs dont le montant s’élevait à 25.000 Francs par tête et qui était gérée par les éléments de la Séléka, serait désormais assurée par les forces de défense et de sécurité et leur montant revu à la baisse à hauteur de 2.500 Francs CFA. Rappelons qu’un véritable massacre s’est déroulé dans cette localité, il y a de cela une semaine, sous les yeux et à la barbe des forces onusiennes du contingent pakistanais, déployées en Centrafrique, conformément aux recommandations et résolutions du conseil de sécurité et dotées d’un mandat robuste, celui de recourir à la force pour assurer la protection des populations civiles ! Des forces onusiennes qui sont restées l’arme au pied, les 16, 17 et 18 septembre 2016 et qui n’ont rien pu faire ou qui ont tout simplement laissé le massacre se commettre ! Une tragédie qui se passe de tout commentaire ! C’est ainsi que, selon des informations dignes de foi en notre possession, plus d’une vingtaine de personnes auraient perdu la vie, en trois (3) jours, lors de ces actes de violences inouïes et aveugles, plusieurs blessés et des victimes dont le pronostic vital est sérieusement entamé, des femmes violées et égorgées, l’hôpital régional de la Nana – Gribizi pillé et des malades violentés et contraints de prendre leurs jambes à leur cou pour trouver refuge ailleurs ou mourir tout simplement en cours de route, des ongs à buts humanitaires saccagées, l’église catholique assiégée et pillée, des édifices publics et privés attaqués et détruits, etc. Parmi les victimes, M. Ngaté, le chef du village de Ndomété, la première autorité de l’Etat, M. Lagony, un brave cultivateur, connu de tous, et un certain Bigao.

Des sources sûres, le village Ndomété gardera pour longtemps les stigmates de cette attaque : des maisons et des greniers brûlés, des commerces pillés et saccagés, des biens publics et privés emportés, des animaux domestiques froidement abattus, et des hommes, des femmes, des enfants et des personnes du 3ème âge contraints de trouver refuge en brousse, en cette période de saison pluvieuse, avec le risque d’être mordus par des serpents, de boire l’eau des étangs et de consommer des racines pour tenter de survivre comme des animaux….. Aux dernières nouvelles, de sources proches de la gendarmerie, ce sont les contingents congolais et burundais qui contrôleraient la ville et ses environs. Quant aux forces de défense et de sécurité, elles auraient regagné leur base à Bangui, depuis la fin de la semaine dernière. Alors, M. Jean – Serge Bokassa, quelles forces sont – elles encore présentes à Kaga – Bandoro ?

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Politique / M. Doubane ou une diplomatie non agressive, non imaginative, non payante et non porteuse d’espoirs Octobre 1985.

charles-armel-doubane

Séminaire interdiocésain de Saint – Paul, sis à Ouango à côté de l’archidiocèse de Bangui. Il était ce jour – là 8 h 00, lorsque M. Pierre – Yves Maillard, de nationalité suisse et professeur de français en classe de 1ére, fait son apparition, pour dispenser son premier cours de l’année, l’air autoritaire et calme. Pour ces anciens élèves de la seconde, quelque chose d’insolite est sur le point de se passer pour tester le niveau de tous. Après les formalités d’usage et d’échanges fraternels et chaleureux, il colle une dissertation au tableau évidemment pour jauger de la qualité des uns et des autres et trier sur – le champ l’ivraie du blé. Le thème : « De l’imagination au pouvoir. Qu’en dites – vous ?

Analysez et commentez ». Tout à coup, un silence de plomb s’abat sur toute la classe. Un silence de cimetière si pesant que l’on pouvait même entendre des moustiques, si nombreux en cette période de saison pluvieuse finissante, voler d’un endroit à un endroit de la classe. « Au travail », dit – il brusquement, pour rompre cette atmosphère de peur bleue et rendre la classe plus vivante, plus gaie, et plus laborieuse. Sur ce, ses anciens élèves soulèvent leur pupitre, arrachent leur bic et se mettent immédiatement, sans demander leur reste, au travail dont la durée est de deux (2) heures de temps. Ils seront suivis quelques minutes plus tard par les nouveaux venus, c’est – à – dire ceux qui sont directement admis en 1ére sans passer par la 2e, obligés de faire comme les autres, de se jeter à l’eau quitte à tenter l’expérience pour en tirer des acquis pour les prochains devoirs. Deux (2) jours plus tard, les résultats tombent, catastrophiques ; sur 18 élèves, 5 obtiendront la moyenne dont la note variant de 14/20 à 3/20. Et la sentence est sans appel pour toute la suite, car à son habitude, ceux qui ont réussi cet examen de test, obtiendront la moyenne toute l’année et ceux qui n’ont pas eu la moyenne, n’obtiendront jamais la moyenne toute l’année.

Analysant la méthode de ce professeur depuis la 2e, j’ai fini par comprendre que pour ce pédagogue, dans la vie comme dans toute action humaine, ce sont toujours les premières intentions, les premières décisions, et les premières méthodes qui fondent et guident la réussite d’un homme dans toutes ses entreprises, même s’il est établi que la persévérance ou l’abandon joue aussi un rôle important dans l’obtention d’une victoire ou d’une défaite. En nous demandant d’analyser et de commenter cette dissertation, M. Pierre – Yves Maillard a voulu tout simplement nous faire comprendre que c’est l’homme qui est au centre de l’univers, gestionnaire de son destin et moteur du changement dans sa société. Tant pis pour les élèves qui ne l’avaient pas compris et pour tous les hommes qui ne l’ont pas compris ! Car, c’est l’homme qui fait l’histoire et non l’histoire qui fait l’homme. Et l’histoire de l’humanité est jalonnée de l’histoire de ces hommes et de ces femmes qui, par leur ardeur au travail, leur capacité d’imagination, et leurs qualités, ont réussi à changer le destin d’autres hommes, celui de leur société et celui de leur pays.

C’est ainsi que l’empire romain n’aurait jamais existé sans un certain Jules césar. L’empire grec ou « La Grèce Antique » ou « La Civilisation Hellène » n’aurait jamais existé sans Périclès. La brillante civilisation égyptienne n’aurait jamais existé sans la dynastie des Pharaons, celle de Toutankhamon et autres. Et à une époque relativement récente, il faut admettre que l’histoire du Burkina – Faso est intimement liée à celle d’un certain Thomas Sankara. Même la République centrafricaine n’aurait jamais été ce qu’elle est aujourd’hui sans un certain Jean – Bedel Bokassa, le bâtisseur, le tyran et l’assassin. C’est fort de toute ces expériences que le peuple centrafricain, après plus de trois (3) ans de violences inouïes et d’actes de barbarie humaine qui ont secoué son pays et qu’il a vécus dans sa chair, a courageusement décidé de confier la gestion de sa destinée au président Touadéra. Convaincu de ce que l’homme écrira l’une des plus belles pages de son histoire en mettant un terme à ses souffrances et à ses litanies de malheurs. Malheureusement, depuis plus de cinq (5) mois de gouvernance, rien n’a été fait dans tous les domaines et aucun signal fort n’a été lancé à l’endroit de ce peuple. Pis, dans le domaine de la diplomatie, considérée comme la locomotive de la coopération et du développement, l’on assiste aussi à des hésitations, à des indécisions et à des atermoiements ou plus exactement à une politique de rupture dans la continuité qui laissent penser que l’on refuse de faire comme l’avait fait héroïquement un certain B. Boganda, en dénonçant au monde de son temps, les cris de désespoirs des autochtones de l’Oubangui – Chari, et en exprimant à l’endroit de l’opinion française et internationale leurs chants d’espoirs. Cette offensive diplomatique, ce combat pour l’accession à l’indépendance, ce sacrifice suprême pour ses frères et sœurs, il le paiera de sa vie dans un mystérieux accident d’avion, le 29 mars 1959.

Dès la prise du pouvoir par le président Touadéra, le 30 mars 2016, tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de notre pays par des conquistadores s’attendaient tout naturellement à ce que sa méthode fût copiée, à travers une diplomatie agressive, imaginative, payante et porteuse d’espoirs pour le peuple centrafricain. Une diplomatie visant à sortir la République centrafricaine du pré -carré français et de toutes les grandes puissances qui ont fait de la crise actuelle un véritable fonds de commerce, en tirent largement profits et n’ont pas d’intérêts à ce qu’elle prenne fin, par le réarmement et le redéploiement des forces armées centrafricaines dans nos villages, communes, sous – préfectures et préfectures. Une diplomatie agressive et imaginative de main tendue à la civilisation du numérique et aux puissances émergentes d’Asie parmi lesquelles la Chine qui doit exploiter le pétrole de Boromata et explorer d’autres champs dans l’Ouham et la Sangha – Mbaéré, afin de copier leur exemple et leur méthode. En sa qualité de puissance nucléaire, militaire et membre permanent du conseil de sécurité, en retour de nos très fortes potentialités économiques, elle aurait dû frapper du poing sur la table, comme la Russie de Poutine l’a fait en Syrie pour sauver le fauteuil du président Bachar El Assad, jadis seul contre tous, à savoir la France, les Etats – Unis et l’Otan, et in fine pousser, par son droit de veto, les auteurs de la persistance de cette crise à un rééquilibre de forces dans ce conflit en terre centrafricaine.

En signant un accord de défense, par exemple avec la Chine, Touadéra et Doubane seraient allés directement dans la voie tant souhaitée par le peuple centrafricain, celle de contourner la mesure de l’embargo sur les armes à destination de la République, celle de doter les forces armées centrafricaines dans le cadre d’une assistance technique et militaire, et celle de leur redéploiement sur toute l’étendue du territoire. Malheureusement, comme nous l’avons souligné un peu plus haut, au lieu de faire preuve d’imagination au pouvoir, M. Doubane comme son mentor, Touadéra, a décidé d’opter pour une diplomatie de la rupture dans la continuité. Une diplomatie non payante et non porteuse d’espoirs pour le peuple centrafricain.

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE  : Insécurité / M. Jean – Serge Bokassa, neutralisez – les ou partez tout simplement !

jsb

Alors que l’on pensait que le calme était revenu dans nos villages, communes, sous – préfectures et nos préfectures, après quelque période d’accalmie suite à la brillante élection du Pr Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, les démons de la violence et de la haine viennent encore de frapper, il y a quelques jours. A Kaga – Bandoro, Ndomété, Bambari, Kouango, Nana – Boguila, Koui, etc. Partout les stigmates de désolation et de malheurs : des morts, des femmes violées, abîmées, torturées et traumatisées à jamais, des habitations et des greniers incendiés, des biens publics et privés pillés, saccagés et emportés, des femmes, des enfants, des personnes de 3ème âge et même des malades à l’article de la mort contraints de quitter leurs villages pour aller trouver refuge en brousse, au risque d’être mordus par un serpent, de boire de l’eau des marécages et de consommer des racines, comme des animaux pour tenter de survivre…. Toujours, au vu et au su des forces onusiennes, l’arme aux pieds, laissant tout simplement le massacre et les violences se commettre….

En face, un gouvernement qui, sans armée ou sans une réelle et ferme volonté d’en avoir par tous les moyens, accepte sans gêne de jouer tous les jours le rôle des sapeurs pompiers, de décompteurs de cadavres ou celui des médecins constatant le décès et obligés d’en délivrer l’acte, à travers la publication des communiqués de presse, lapidaires. C’est ainsi que, faisant suite au carnage qui s’est perpétré à Koui par une branche peuhle de la Séléka, l’on a eu droit à cette information relayée sur les antennes de RNL, en ces termes : « Le gouvernement centrafricain assure que les auteurs des « violences de ces derniers jours dans les localités de Koui et de Kouango seront poursuivis ». Annonce faite le lundi par Jean Serge Bokassa, ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire. Pour ce dernier, « les régions de l’Ouham Pendé et de la Ouaka ont été le théâtre de violences meurtrières perpétrées par des hommes armés ». Des violences qui auraient fait de « nombreuses victimes et des centaines d’habitations incendiées », selon le membre du gouvernement qui s’estime préoccupé par la situation. « Le président de la République a ouvert un dialogue avec tous les chefs de guerre, il est attaché à toutes les vertus de la guerre »,a rappelé Jean Serge Bokassa, ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire. Pour ce dernier, « avec le dialogue, nous pouvons arriver à un niveau de compréhension », ajoutant par ailleurs « qu’il est hors de question que cela puisse être interprété comme un mandat donné à un chef de guerre », a-t-il précisé. Tenant absolument à rétablir cette vérité, Jean Serge Bokassa a indiqué que « le chef de l’Etat n’a mandaté aucun chef de guerre » pour faire « quoi que ce soit au nom de l’Etat », qualifiant d’ «une usurpation flagrante, une calomnie honteuse » le fait pour le chef rebelle Sidiki d’annoncer avoir reçu l’aval du chef de l’Etat de contrôler toute la zone nord-ouest sous sa juridiction. Le Ministre a expliqué par ailleurs que le gouvernement « prendra toutes ses responsabilités non seulement par rapport aux actes posés par certains chefs de guerre » mais, également « en rapport aux propos tenus par ces gens » qui, selon Jean Serge Bokassa « ne font qu’ajouter aux charges supplémentaires qui pèsent sur eux ». Comme il fallait s’y attendre, depuis la prise du pouvoir par le président Touadéra, tout se passe comme si la transition continuait tranquillement son bon bout de chemin, malgré la promesse de la politique de la rupture, de la fin de l’impunité, et de la justice sociale tant promise au peuple centrafricain. En effet, Après plus de cinq (5) mois de gestion des affaires de la cité par l’homme du 30 décembre 2015 et son ami et grand – frère, l’autre universitaire, Sarandji, rien n’ a été fait comme l’a si bien souligné avec une rare agressivité un certain Anicet Georges Dologuélé, président de l’URCA, et aucune décision courageuse n’a été prise, ne serait – ce que pour choisir des compétences parmi les plus pointues dont regorge la République, former une équipe d’hommes et de femmes autour des projets fédérateurs, et nettoyer l’écurie de toute la vielle racaille qui s’y trouve en vue de donner un nouvel élan à la nation, longtemps soumise et longtemps brimée par tous, créer de la motivation, mettre un terme à la paralysie qui règne partout et en finir une bonne fois pour toutes avec la crise insécuritaire qui empoisonne la vie dans ce pays, depuis plus de trois (3) ans. Malheureusement, au lieu d’aller irrésistiblement de l’avant, de ramer dans la logique voulue par tous les sans – voix qui lui ont confié la gestion de leur destinée, en tournant résolument le dos aux formules anciennes, en faisant preuve d’imagination et d’esprit de créativité, et en s’attaquant directement et de front aux maux dont souffre la République, Touadéra fait du surplace, hésite, dandine, recule et opte finalement .pour la rupture dans la continuité.

Cette politique d’indécision caractérisée, d’hésitation maladive, de permanents atermoiements qu’il qualifie fort curieusement urbi et orbi de politique de la main tendue, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, aux liquidateurs de la République, aux conquistadores, aux marchands de la mort, aux criminels de la pire espèce que le pays a jamais connus, aux seigneurs de guerre et aux mercenaires de tout acabit, a fini par faire croire à ces derniers qu’ils ont un droit de vie ou de mort sur le peuple centrafricain, sur sa terre, celle de ses ancêtres et de ses aïeux. Ajouté à cela le refus délibéré de la communauté internationale et de la Minusca à user de la force, conformément aux recommandations et résolutions du conseil de sécurité, sous le chapitre 7 de la charte de l’Onu, pour désarmer toutes ces forces négatives et imposer la paix sur toute l’étendue du territoire, toutes les conditions seraient désormais réunies pour que le peuple et certains partenaires sérieux doutent de sa capacité réelle à digérer le pays et que les éléments de la Séléka en profitent pour semer partout la désolation et même mûrir l’espoir d’inquiéter dans un avenir proche son pouvoir. Ne pouvant plus accepter que tous les bozizistes qui ont littéralement mis le pays en coupes réglées et qui ont fait de la République, dans un passé récent, un royaume, celui du général d’opérette, François Bozizé et de sa famille, sont tous revenus aux affaires à la faveur de sa prise de pouvoir et mettant à profit sa très maladroite et inefficace politique de main tendue, au lieu d’user de tous les moyens diplomatiques pour obtenir la levée de la mesure sur l’embargo et réarmer les forces armées centrafricaines, quitte à signer un accord de défense avec la Chine, ceux – ci se sont évidemment rendus à l’évidence et ont compris qu’ils sont tout simplement en territoire conquis.

Fort de cette politique de passiveté, de roublardise et de jeu de quilles, tous les seigneurs de guerre et leurs bandes armées ont alors pris la décision de renoncer au projet DDRR, de relancer les hostilités et de le pousser à la démission. Leur méthode est toute simple : faire régner partout la terreur au point d’amener le peuple qui l’a souverainement élu à une insurrection populaire. Jean – Serge Bokassa, au lieu de passer son temps à lire des communiqués, devrait plutôt se raviser et comprendre que dans une République digne de ce nom, il est formellement interdit de serrer la main d’un terroriste et de négocier avec des bandits et autres preneurs d’otages. On les neutralise tout simplement ou on se tait et on rend le tablier en brave garçon….

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

ayandho

Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
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Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND SATAN PARLA A ANICET GEORGES DOLOGUELE ?

dologuele

Depuis quelques jours Monsieur Anicet Georges Dologuélé, président de l’Union pour la Renaissance de Centrafrique(URCA) candidat malheureux aux dernières élections présidentielles est sorti de son mutisme.

Normale car en démocratie l’opinion est libre et cette sortie n’est que l’exercice de la démocratie après 5 mois de trêve suite à l’élection de Faustin Archange TOUADERA.

Maladroit comme tout disciple du mal, Anicet Georges Dologuélé a cru distraire le peuple en affirmant que Faustin Archange TOUADERA aurait volé les élections. RIRRRRE.

Les Centrafricains attendent des politiques, une démarche constructive pour relever le pays qui sort difficilement de la crise.

Mais Dologuelé, à travers ses sorties médiatiques de ces derniers temps, a montré sa volonté de détruire pour détruire. Dans l’interview accordée à Jeune Afrique, le président de l’URCA a montré qu’il n’a pas digéré la double défaite notamment à la présidence de la République et au perchoir du parlement.

Mais, ce que Anicet Georges Dologuelé a donné l’impression d’avoir ignoré, c’est que son double échec est une sanction infligée par le peuple qui n’a fait que réagir au passé assez sombre de ce leader politique contestable et contesté.

Piqué par le syndrome PING, notre Monsieur 10% National a multiplié des campagnes de dénigrement contre le président, sa famille et ses proches.

Et comme pour compenser une douleur qui le rongeait à l’estomac et en quête de consolation, il s’autoproclame : PREMIER PARTI NATIONAL.

C’est justement là où le diable l’a plus inspiré dans ses propos.

Le fait de se bomber la poitrine d’être le premier parti politique de Centrafrique est une vision étriquée et erronée de la real politique.

Qui est réellement le premier parti politique du pays ?

Ce n’est pas la première fois que ce sujet est mis sur la table, après une déroute des partis historiques.

Mais cette question n’a sans aucun doute jamais été aussi légitime. Le parti URCA a certes remporté 13 sièges au parlement en si peu de temps .Une progression légitime, qu’il faut accepter tout en nuances. Le risque de tomber dans la caricature, dans un sens comme de l’autre, est en effet si vite arrivé.

Les arguments ne manquent pas pour nuancer cette affirmation de Dologuélé.

Plusieurs politiciens contactés refusent d’attribuer au parti de Dologuél la qualité de premier parti de de la RCA.

La force d’un parti politique ne se limite pas uniquement à ses résultats aux présidentielles. Il faut encore se poser la question de la représentativité ».

A ce petit jeu, il est vrai que l’URCA n’est pas en mesure de tenir la dragée haute au Parti de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès de Michel Amine qui en compte 14 députés.

En sus l’UNDP est représentative car elle a remporté les élections presque dans toutes les préfectures et non uniquement dans des zones déterminées.

Cette analyse vient de facto atténuer le poids des résultats de l’URCA.

L’affirmation de Dologuélé est certes discutable, puisque l’UNDP compte plus de députés que l’URCA et fait partie de la majorité gouvernementale, et que l’URCA veut maintenant se situer dans une opposition acrobatique vis-à-vis du gouvernement, pourtant, il a un ministre dans l’équipe actuelle.

Helàs des sources concordantes et sures SATAN, notre ennemi colonial a parlé avec l’homme Dologuélé.Un plan funeste, un pacte secret pour empêcher toute diversification des partenaires économiques de la RCA et veut manipuler ce minable politicien vomi par le peuple à déstabiliser encore le pays de Boganda.

Qu’est ce qui fait courir Anicet Georges Dologuélé ?

Dans le tourbillon actuel, TOUADERA sortira t-il indemne ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 26 Septembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 26/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE – LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN ET LA MINUSCA ÉVALUENT LA SITUATION A KOUANGO

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Bangui, 23 septembre 2016 – Une délégation conjointe Gouvernement de la République centrafricaine et MINUSCA devra se rendre prochainement au village de Kouango (environ 160 km à l’est de Bangui) pour évaluer la situation sur place. La visite est une des recommandations de la rencontre vendredi entre le Premier ministre et une délégation de la Mission. 

Lors de cet entretien, la MINUSCA a informé le chef du gouvernement sur les mesures qu’elle a prises sur place après les violences enregistrées le 10 et 11 septembre sur l’axe Kouango-Bianka. La Force de la MINUSCA a immédiatement renforcé sa position, ce qui a permis de ramener le calme dans cette zone. Aucun incident n’a été enregistré depuis.

Selon des rapports reçus à la Mission, les violences auraient provoqué la mort de 10 à 20 personnes et quelques 3500 déplacés. La délégation conjointe essaiera de déterminer les faits concernant ces incidents.

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
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Publié par le 24/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Lettre Ouverte à son Excellence Monsieur Ban Ki-moon Secrétaire Général des Nations Unies

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Publié par le 23/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Insécurité : Gestion et Traitement des Documents Administratifs

passeport

 

1- Les Passeports
Depuis un certain temps, la gestion et la confection des passeports relèvent de la responsabilité exclusive de la Société dénommée Africard Co RCA. Conformément aux termes de la convention signée entre le gouvernement et cette Société, l’Etat ou le Trésor Public ne perçoit que 10% sur les 50.000 Francs CFA des frais de délivrance du passeport, soit 5.000 Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit Un (1) milliard de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme de 100 millions de Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit 10 milliards de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme d’Un (1) milliard de Francs CFA. Un acte irresponsable et inacceptable pour un pays aussi pauvre que la RCA qui a besoin de toutes ses ressources pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux et des forages d’eau potable ! Et ces 10% sont reversés difficilement sur des comptes censés être ceux de l’Etat, depuis plusieurs années. Pour preuve, ce n’est que tout dernièrement que les quotes – parts de l’Etat ou du Trésor du 3ème trimestre 2015 dont le montant est de 21.400.000 Francs CFA (et la société n’a pas dit combien elle a perçu) viennent à peine d’être reversées et celles du 4ème trimestre 2015 et des 1er et 2ème trimestres 2016 ne sont pas à ce jour encore reversées. Et n’en parlons pas des tracasseries et des extorsions financières rencontrées lors des démarches. Et pourtant, l’essentiel des prestations est fourni par les différents services de la police. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et dessaisir cette Société de la gestion des passeports, car selon des informations dignes de foi, plus de 400 passeports centrafricains auraient été retrouvés à Qatar et que des sujets étrangers les utiliseraient pour se prévaloir de la nationalité centrafricaine et tuer des centrafricains. Le Gouvernement doit créer une cellule autonome devant traiter et délivrer le passeport et rendre ainsi opérationnelle la machine biométrique, acquise sur les ressources de l’Etat, depuis plus de 3 à 4 mois.
2- Les Cartes Nationales d’Identité
Depuis le coup d’état de la Séléka, la machine servant à la confection des cartes nationales d’identité dont la propriétaire était l’une des nombreuses maîtresses du général d’opérette, François Bozizé, a disparu et les centrafricains n’ont plus droit à cet important document administratif. En leur place, il n’est délivré que des récépissés….. Et pourtant, leur confection génèrerait non seulement d’importantes ressources, mais surtout permettrait efficacement à l’Etat de disposer d’une banque des données sur des centrafricains en âge de majorité.
3- Les Cartes de Séjour
Il n’est aujourd’hui de secret pour personne qu’après le départ de la Séléka, plusieurs lots des cartes de séjour ont été portées disparues et sont en circulation entre les mains des sujets étrangers, des policiers et de certains groupes de pression proches du ministère de la sécurité publique. La gestion opaque et mercantiliste de ce précieux document, par le passé, est aujourd’hui l’une des causes de la crise sécuritaire qui a ébranlé l’âme de la République, en ce sens qu’elle a permis l’intrusion des sujets étrangers, des mercenaires et des liquidateurs de la République sur le territoire national. Des hommes et des femmes qui ont usé de cette nationalité pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et demander la partition du pays. Il est grand temps que s’arrête cette anarchie organisée et que seule la Régie d’Avance et des Recettes puisse avoir l’œil sur la gestion et la délivrance de ces cartes de séjour. Cela permettra à l’Etat de disposer des ressources et d’une banque de données sur les sujets étrangers circulant sur le territoire national.
4- Les Visas
Selon des informations qui circulent, il a été signé entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministère des affaires étrangères, le ministère de la sécurité publique et le ministère des finances et du budget, et les partenaires internationaux, une convention octroyant des exonérations des visas d’entrée. Cet acte de générosité a permis à des ongs internationales de faire rentrer sur le territoire national des biens et services, d’alimenter certains réseaux de commerce illégal, et d’exercer in fine des activités à but lucratif sur le dos de la République centrafricaine. Notre pays étant l’un des pays les plus pauvres du monde et dont le budget est fiscaliste, il est plus qu’urgent de revoir les dispositions de cette convention afin de lui permettre de disposer des ressources indispensables à des investissements dans la relance de l’agriculture et la construction des routes, des écoles, des hôpitaux, etc….

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 21/09/2016 dans Uncategorized

 

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