RSS

Archives de Tag: CENTRAFRIQUE BANGUI FRANCE DJOTODIA SELEKA REBELLE

CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

ayandho

Il y a peu, au Gabon, un pays frère de la sous-région Afrique Centrale, à la suite et dans un tout autre contexte qui aurait pu conduire à une tragédie généralisée, le Président Ali BONGO ODIMBA avait eu à dire ceci, je cite:

« Un(e) gabonais(e) qui meurt, c’est un drame. Plusieurs gabonais(es) qui meurent, c’est une catastrophe », fin de citation.

Je fais mienne cette approche, cette perception. Je fais également mienne cette gravité de ton et de responsabilité dans le propos. Parce qu’il ne saurait en être autrement. Les faits, en pareilles circonstances, devraient nous obliger tous à ce type de ressenti, à cette conviction citoyenne et patriotique assumée, et non à laisser entendre ou imaginer. Elle doit s’affirmer au quotidien, du sommet de l’État au citoyen lambda. Parce que l’affirmation de soi, de son honneur, de sa dignité, ne dépend pas de ses moyens, de sa capacité d’influence ou de dissuasion. Mais, on peut être prêt et disposé à mourir pour cela…

Honnêteté intellectuelle oblige, personne ne peut se permettre de nier aujourd’hui les conditions extraordinairement difficiles dont a hérité le Président Faustin Archange TOUADERA, combien sa volonté pourrait être contrariée, combien ses actions peuvent être lestées. Il semble s’investir avec sa force et sa détermination dans la mission délicate qui est désormais la sienne. Est-il
réellement accompagné
et effectivement soutenu par ses alliés dans cette oeuvre de recherches et de reconstruction? Comme à l’école, que celles et ceux qui le font lèvent la main…

En début comme en cours de mandature, des hésitations, des erreurs d’appréciation, d’actions et/ou d’actes posés sont d’usage. L’important, c’est d’être et de demeurer d’une très grande écoute, de savoir en tenir compte afin de pouvoir rectifier ou corriger.

Ainsi, de certains faits ici évoqués dans le lien, en tant que Institution suprême, de surcroît avec les mains nues, je me demande encore et toujours si c’était politiquement une bonne inspiration que d’avoir entrepris ces contacts de dialogue avec certains dits chefs rebelles ou chefs de guerre? Pourquoi une pareille formulation? De quelle guerre s’agit-il, en l’absence d’une confrontation directe, si ce ne sont pas que des sévices cruelles et des tueries sur les innocentes populations civiles?
De mon point de vue, si le désir et la volonté d’un dialogue était vraiment de mise, ceux rencontrés jusque-là ne seront jamais les bons interlocuteurs. Ceux-là, ils sont ailleurs. S’agissant de notre pays à tous, il faudra à un moment ou un autre devoir solliciter ces compatriotes, devoir les faire sortir de leur retranchement voire de leurs abris, les rencontrer, échanger avec eux sans aucun tabou, sans aucun soupçon, comme dirait l’autre, les convaincre de la prise en compte absolue de leurs légitimes réclamations en tant que partie intégrante de la nation, mais surtout de la promesse de s’y tenir. Car personne, même pas ces compatriotes momentanément égarés, n’a d’intérêt à ce que le pays demeure dans la crise actuelle. En tant que nouvelles autorités, ces personnes ne sauront que vous accorder leur confiance, mais aussi l’exigence de votre mise à l’épreuve. L’issue d’une entente aura forcément un prix, mais qui ne vaudra jamais autant que la Paix et la Sécurité retrouvées. Et puis, en politique, si l’on est vraiment un homme politique, il n’y a pas d’orgueil qui vaille sinon l’intérêt supérieur de la nation. Une fois que nous nous serons retrouvés, entretenus et entendus sur l’essentiel, plus aucun autre intérêt ne saura plus jamais nous opposer les uns aux autres et nous diviser sous quelque prétexte ou raison que ce soit. D’ailleurs, la situation générale du pays étant ce qu’elle est, il serait bien que l’on traite conséquemment la question « Sidiki », afin de prévenir à terme toute flétrissure regrettable de nos frontières…

La démarche que je me permets ici de suggérer très humblement à nos nouvelles autorités n’est d’aucune faiblesse, mais de raison et de responsabilité. Parce que, malgré tout, force restera à la Loi. La lutte contre l’impunité sera envers et contre tout afin que la justice sociale soit pour tous. Les compatriotes ayant pris les armes l’auraient fait pour ces raisons. Ils ne seront donc pas réfractaires à cette exigence absolue et non négociable.

Enfin, que les hommes et les femmes politiques qui seraient en soutien au Président Faustin Archange TOUADERA se positionnent et comblent les « blancs » de ses messages, de ses discours, justifiant ainsi leur sincérité, plutôt que de faire autant sinon pire et ensuite de décrier. Anciens candidats à la présidence de la république, certains aujourd’hui sont des élus et représentants du peuple, pourquoi nous ne les entendons pas de manière audible sur les questions de l’heure, auprès de nos populations, de la rébellion, de nos partenaires au developpement et autres? Cela n’est tout simplement pas sérieux et encore moins crédible. C’est à se demander, si eux n’ont jamais eu de projets fédérateurs à partager et autre? Aussi et ainsi, qui participe aussi de la paralysie? De mes certitudes, de mes convictions, souvent j’aime à dire que la politique peut être dite et faite autrement. On ne la fait pas pour soi, mais pour le plus grand nombre. Et ce dont on peut être porteur peut également l’être parce que cédé ou confié à un autre, toujours au service du plus grand nombre.

Par  Jacques Ayandho

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

Publié par le 29/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE Politique / M. Doubane ou une diplomatie non agressive, non imaginative, non payante et non porteuse d’espoirs Octobre 1985.

charles-armel-doubane

Séminaire interdiocésain de Saint – Paul, sis à Ouango à côté de l’archidiocèse de Bangui. Il était ce jour – là 8 h 00, lorsque M. Pierre – Yves Maillard, de nationalité suisse et professeur de français en classe de 1ére, fait son apparition, pour dispenser son premier cours de l’année, l’air autoritaire et calme. Pour ces anciens élèves de la seconde, quelque chose d’insolite est sur le point de se passer pour tester le niveau de tous. Après les formalités d’usage et d’échanges fraternels et chaleureux, il colle une dissertation au tableau évidemment pour jauger de la qualité des uns et des autres et trier sur – le champ l’ivraie du blé. Le thème : « De l’imagination au pouvoir. Qu’en dites – vous ?

Analysez et commentez ». Tout à coup, un silence de plomb s’abat sur toute la classe. Un silence de cimetière si pesant que l’on pouvait même entendre des moustiques, si nombreux en cette période de saison pluvieuse finissante, voler d’un endroit à un endroit de la classe. « Au travail », dit – il brusquement, pour rompre cette atmosphère de peur bleue et rendre la classe plus vivante, plus gaie, et plus laborieuse. Sur ce, ses anciens élèves soulèvent leur pupitre, arrachent leur bic et se mettent immédiatement, sans demander leur reste, au travail dont la durée est de deux (2) heures de temps. Ils seront suivis quelques minutes plus tard par les nouveaux venus, c’est – à – dire ceux qui sont directement admis en 1ére sans passer par la 2e, obligés de faire comme les autres, de se jeter à l’eau quitte à tenter l’expérience pour en tirer des acquis pour les prochains devoirs. Deux (2) jours plus tard, les résultats tombent, catastrophiques ; sur 18 élèves, 5 obtiendront la moyenne dont la note variant de 14/20 à 3/20. Et la sentence est sans appel pour toute la suite, car à son habitude, ceux qui ont réussi cet examen de test, obtiendront la moyenne toute l’année et ceux qui n’ont pas eu la moyenne, n’obtiendront jamais la moyenne toute l’année.

Analysant la méthode de ce professeur depuis la 2e, j’ai fini par comprendre que pour ce pédagogue, dans la vie comme dans toute action humaine, ce sont toujours les premières intentions, les premières décisions, et les premières méthodes qui fondent et guident la réussite d’un homme dans toutes ses entreprises, même s’il est établi que la persévérance ou l’abandon joue aussi un rôle important dans l’obtention d’une victoire ou d’une défaite. En nous demandant d’analyser et de commenter cette dissertation, M. Pierre – Yves Maillard a voulu tout simplement nous faire comprendre que c’est l’homme qui est au centre de l’univers, gestionnaire de son destin et moteur du changement dans sa société. Tant pis pour les élèves qui ne l’avaient pas compris et pour tous les hommes qui ne l’ont pas compris ! Car, c’est l’homme qui fait l’histoire et non l’histoire qui fait l’homme. Et l’histoire de l’humanité est jalonnée de l’histoire de ces hommes et de ces femmes qui, par leur ardeur au travail, leur capacité d’imagination, et leurs qualités, ont réussi à changer le destin d’autres hommes, celui de leur société et celui de leur pays.

C’est ainsi que l’empire romain n’aurait jamais existé sans un certain Jules césar. L’empire grec ou « La Grèce Antique » ou « La Civilisation Hellène » n’aurait jamais existé sans Périclès. La brillante civilisation égyptienne n’aurait jamais existé sans la dynastie des Pharaons, celle de Toutankhamon et autres. Et à une époque relativement récente, il faut admettre que l’histoire du Burkina – Faso est intimement liée à celle d’un certain Thomas Sankara. Même la République centrafricaine n’aurait jamais été ce qu’elle est aujourd’hui sans un certain Jean – Bedel Bokassa, le bâtisseur, le tyran et l’assassin. C’est fort de toute ces expériences que le peuple centrafricain, après plus de trois (3) ans de violences inouïes et d’actes de barbarie humaine qui ont secoué son pays et qu’il a vécus dans sa chair, a courageusement décidé de confier la gestion de sa destinée au président Touadéra. Convaincu de ce que l’homme écrira l’une des plus belles pages de son histoire en mettant un terme à ses souffrances et à ses litanies de malheurs. Malheureusement, depuis plus de cinq (5) mois de gouvernance, rien n’a été fait dans tous les domaines et aucun signal fort n’a été lancé à l’endroit de ce peuple. Pis, dans le domaine de la diplomatie, considérée comme la locomotive de la coopération et du développement, l’on assiste aussi à des hésitations, à des indécisions et à des atermoiements ou plus exactement à une politique de rupture dans la continuité qui laissent penser que l’on refuse de faire comme l’avait fait héroïquement un certain B. Boganda, en dénonçant au monde de son temps, les cris de désespoirs des autochtones de l’Oubangui – Chari, et en exprimant à l’endroit de l’opinion française et internationale leurs chants d’espoirs. Cette offensive diplomatique, ce combat pour l’accession à l’indépendance, ce sacrifice suprême pour ses frères et sœurs, il le paiera de sa vie dans un mystérieux accident d’avion, le 29 mars 1959.

Dès la prise du pouvoir par le président Touadéra, le 30 mars 2016, tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de notre pays par des conquistadores s’attendaient tout naturellement à ce que sa méthode fût copiée, à travers une diplomatie agressive, imaginative, payante et porteuse d’espoirs pour le peuple centrafricain. Une diplomatie visant à sortir la République centrafricaine du pré -carré français et de toutes les grandes puissances qui ont fait de la crise actuelle un véritable fonds de commerce, en tirent largement profits et n’ont pas d’intérêts à ce qu’elle prenne fin, par le réarmement et le redéploiement des forces armées centrafricaines dans nos villages, communes, sous – préfectures et préfectures. Une diplomatie agressive et imaginative de main tendue à la civilisation du numérique et aux puissances émergentes d’Asie parmi lesquelles la Chine qui doit exploiter le pétrole de Boromata et explorer d’autres champs dans l’Ouham et la Sangha – Mbaéré, afin de copier leur exemple et leur méthode. En sa qualité de puissance nucléaire, militaire et membre permanent du conseil de sécurité, en retour de nos très fortes potentialités économiques, elle aurait dû frapper du poing sur la table, comme la Russie de Poutine l’a fait en Syrie pour sauver le fauteuil du président Bachar El Assad, jadis seul contre tous, à savoir la France, les Etats – Unis et l’Otan, et in fine pousser, par son droit de veto, les auteurs de la persistance de cette crise à un rééquilibre de forces dans ce conflit en terre centrafricaine.

En signant un accord de défense, par exemple avec la Chine, Touadéra et Doubane seraient allés directement dans la voie tant souhaitée par le peuple centrafricain, celle de contourner la mesure de l’embargo sur les armes à destination de la République, celle de doter les forces armées centrafricaines dans le cadre d’une assistance technique et militaire, et celle de leur redéploiement sur toute l’étendue du territoire. Malheureusement, comme nous l’avons souligné un peu plus haut, au lieu de faire preuve d’imagination au pouvoir, M. Doubane comme son mentor, Touadéra, a décidé d’opter pour une diplomatie de la rupture dans la continuité. Une diplomatie non payante et non porteuse d’espoirs pour le peuple centrafricain.

Jean – Paul Naïba

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE Politique / M. Doubane ou une diplomatie non agressive, non imaginative, non payante et non porteuse d’espoirs Octobre 1985.

Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

ayandho

Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
1 commentaire

Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA DRESSE UN BILAN POSITIF APRES DEUX ANNÉES EN CENTRAFRIQUE

Parfait Onanga-Anyanga

 

Bangui le 14  septembre 2016 – La situation en Centrafrique en septembre 2016 est meilleure que celle qui prévalait dans le pays il y a deux ans au moment où la MINUSCA succédait à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), a indiqué mercredi la mission onusienne, à la veille de son deuxième anniversaire. « Il y a deux ans, la Centrafrique s’était replongée dans les affres de violences récurrentes. Deux ans plus tard, la situation en Centrafrique a complétement changée et s’est beaucoup améliorée », a déclaré le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

Conformément à la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le transfert de responsabilités de la MISCA à la MINUSCA a eu le lieu le 15 septembre 2014. Parmi les progrès enregistrés et auxquels le rôle de la MINUSCA a été essentiel, Vladimir Monteiro a cité la sécurité qui ne cesse de gagner du terrain ainsi que la mise en place d’institutions élues « au prix d’un processus électoral exemplaire pour toute l’Afrique alors que les doutes sur leur réussite étaient nombreux ».

« Au-delà de la détermination des Centrafricains de tourner la page, il convient de souligner le rôle de la MINUSCA. Grâce à ses quelques 13.000 casques bleus militaires et civils, elle a protégé, rassuré, appuyé, soutenu et fait usage de la force lorsque cela s’est avéré nécessaire pour protéger la population, faire respecter l’autorité de l’État et éviter la partition du territoire » a affirmé le porte-parole, qui a réitéré l’engagement de la mission à maintenir son appui aux efforts des autorités centrafricaines, dans le cadre de son mandat.

A l’occasion de ce deuxième anniversaire, la MINUSCA réaffirme par ailleurs son impartialité et son engagement à collaborer avec tous les acteurs centrafricains soucieux d’apporter leur pierre à l’édifice. « A cet effet, elle appelle tous les Centrafricains à retrouver la foi dont ils ont fait preuve lors de la visite du Pape François et du processus électoral pour aider le pays à avancer », a indiqué Monteiro.

La  création de la MINUSCA par la résolution 2149 est une réponse du Conseil de Sécurité à la demande des autorités de transition, contenue dans une lettre du ministre des Affaires étrangères, du 27 janvier 2014, en vue du « déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies qui aurait pour mission de stabiliser le pays et de traiter les aspects civils de la crise ».  Cinq jours avant le vote du Conseil de sécurité, le Secrétaire general de l’ONU, Ban Ki-moon, avait effectué une visite de quelques heures en Centrafrique pour rencontrer les autorités de transition, évaluer la situation humanitaire et sécuritaire et mettre en garde la communauté internationale contre les risques de génocide.

Pour sa part le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Clément Cimana a fait savoir que, la situation sécuritaire a été marquée l’année écoulée par une sécurité volatile suite à la criminalité, au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance. Cette insécurité a entrainé les déplacements massifs de la population. Face à ces situations, la Force a mené plusieurs opérations  pour sécuriser la population, tant à Bangui que dans les secteurs Est, Centre et Ouest contre des éléments armés mais aussi pour assurer la sécurité pendant le processus électoral. La Force de la MINUSCA compte aujourd’hui plus de 10.000 hommes, en provenance d’une vingtaine de pays. Avec ses 11 bataillons déployés à travers tout le pays, la Force a  établi une trentaine de bases militaires pour protéger la population.

De son côté le porte-parole de la police, Oana Andreea Propescu, a rappelé l’action de la composante Police de la MINUSCA notamment dans la protection des personnes et de soutien aux forces de sécurité intérieure. Parmi ses interventions, la sécurisation de la visite du pape et du processus électoral. La police de la MINUSCA est intervenue également dans le renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie et,  à cet effet, elle a mis en place six  projets à impact rapide (QIPs) d’une valeur de près de 90 millions FCFA et organisé 26 formations qui ont touché 3.133 bénéficiaires de la Police et et la Gendarmerie. « Les résultats atteints sont le résultat d’une collaboration étroite avec les forces de sécurité intérieure et les forces internationales », a conclu la porte-parole. La composante Police de la MINUSCA dispose d’un effectif maximal de 2.080 policiers, à savoir 1.134 éléments d’unités de police constituées, 280 éléments de protection rapprochés et 333 officiers de police internationale.

 

Source: Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA DRESSE UN BILAN POSITIF APRES DEUX ANNÉES EN CENTRAFRIQUE

Publié par le 15/09/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :ARRESTATION DE FRANCIS BOZIZE A BANGUI ?

francis

Le fils aîné et Ministre de la défense de l’ancien Président le Général François BOZIZÉ, le Colonel Francis BOZIZÉ a atterri à l’aéroport de Bangui sur le vol régulier de la compagnie Kenya Aiways, le Mercredi passé.

Selon certaines sources, ce retour au pays de BOZIZÉ fils aurait été sollicité expressément par l’ancien Premier Ministre de son père, devenu Président de la République depuis le 30 Mars dernier Faustin Archange TOUADÉRA en personne.

Des rumeurs auraient spéculer sur son possible retour au sein du prochain gouvernement comme Ministre de la défense.

Mais coup de théâtre, ce vendredi à peine 1 heure, apprend t-on des sources sures, Francis BOZIZE aurait été arrêté par les FACA mais dans l’enceinte du bureau des Nations Unies(MINUSCA).

Selon nos sources, il aurait été placé en garde à vue à la section se Recherches et d’investigation (SRI).

L’ancien ministre délégué à la Défense et fils de l’ancien président François Bozizé était sous le coup d’un mandat d’arrêt, émis par le parquet de Bangui.

L’enquête a été ouverte après une plainte déposée contre le fils de l’ancien président.

Des sources internes au Kwa Na Kwa (KNK), le parti qu dirige son père indiquent que Francis Bozizé a été arrêté par la Minusca qui l’a transmis à la SRI.

Toutefois, l’entourage de l’ancien chef de l’État dit ne pas connaître les réels motifs pour lesquels Francis Bozizé est placé en garde à vue.

Que venait il chercher à Bangui?

Pourquoi cette interpellation ?

Interdit de voyager par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, le Colonel Francis BOZIZÉ circulait librement depuis plusieurs mois sans être inquiété en dépit de cette sanction qui pèse encore sur lui.

Est-il tombé dans un guet-apens ?
Peut on craindre une réaction de ses partisans face à cette arrestation?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 05 Aout 2016

Par Charlie Joseph LARABO

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE FLASH-INFO :ARRESTATION DE FRANCIS BOZIZE A BANGUI ?

Publié par le 05/08/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Centrafrique : Michel Djotodia chargé de raisonner Noureddine Adam ?

Particulièrement inquiètes des intentions belliqueuses de Noureddine Adam, les autorités centrafricaines ont demandé à l’ancien président Michel Djotodia, toujours en exil au Bénin, de tenter de le raisonner.

Même s’il affirme ne plus avoir de contacts avec son ancien acolyte depuis plus de deux mois, Djotodia ne serait pas opposé à cette idée et pourrait envoyer des émissaires à la rencontre de l’ex-numéro deux de la Séléka. Bangui craint qu’Adam ne profite du départ de la force Sangaris et de la fin de la saison des pluies (aux alentours de septembre) pour lancer une offensive.

Une option jugée peu réaliste par une source sécuritaire française. « Il n’en a pas les moyens. Ses tentatives de réunir les différentes factions de l’ex-Séléka ont pour le moment échoué, et il est plutôt dans une logique de partition », explique notre source.

Source: AFP/JA
 
Commentaires fermés sur Centrafrique : Michel Djotodia chargé de raisonner Noureddine Adam ?

Publié par le 04/08/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: COUVERTURE TERRITORIALE EN RADIO ET TÉLÉVISION : TOUADERA JOINT L’ACTE A LA PAROLE

RBTE

Bangui le 21 Juillet 2016 Comme annoncé dans son discours de la célébration des 100 jours au pouvoir, le Président de la RCA, Professeur Faustin Archange Touadera a assisté ce matin à la signature d’une convention commerciale entre le gouvernement représenté par M. Charles Lemasset, ministre de la Communication et Information et le géant chinois de la communication Startimes représenté par M. GU Xun, Président des affaires internationales du groupe.


Les principaux points de cette convention sont le passage de l’analogie au numérique et l’équipement de la Radio et de la Télévision centrafricaine en moyens techniques modernes. Nous vous publions la déclaration que le président Touadera a faite lors de cette cerémonie.
« Mesdames et Messieurs bonjour. Je vous remercie d’être venus assister à cette importante cérémonie. Je remercie le gouvernement centrafricain représenté ici par le ministre de la communication M. Lemasset. C’est un évènement très important et nous pensons que cette convention va permettre à notre pays de pouvoir passer de la phase analogique à la phase numérique qui est un aspect important de la communication. Et comme vous savez aujourd’hui la radio nationale n’est concentrée qu’au niveau de Bangui ,ce qui n’est pas bien pour notre politique de communication et de développement . Je pense qu’avec cette convention nous pouvons couvrir l’ensemble du pays et faire un saut technologique important dans le domaine de la communication au profit de notre pays.

C’est pour cette raison que j’ai tenu à être présent, et présider moi-même cette cérémonie de la signature. J’invite donc les deux parties à procéder à la signature en espérant que nous allons passer très vite à la phase opérationnelle de cette convention.
« Nous estimons que pour la réalisation dudit projet, il nous faut 3 ans à peu près, bien que cela dépend de l’avancement du financement dudit projet » a déclaré à la presse M. Gu Xun.

 

Source : Service de communication de la Présidence pour CARnews ou RCAinfos

 
1 commentaire

Publié par le 21/07/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : QUAND BIDA KOYAMBELE REFUSE DE SALUER LA MAIN SANGUINAIRE DE CHARLES MALINAS(AMBASSADEUR DE FRANCE)

bida

Si les Centrafricains avaient compris comme l’a compris Pascal Bida Koyagbele, le jeune leader des paysans centrafricains en posant des actes peu recommandables mais indicatif pour cette nation longtemps meurtrie.

Trois mois passés, Pascal Bida en a fait à Eric Massi, porte-parole de l’ex rébellion Seleka, à l’hôtel Ledger de Bangui où il l’a humilié en publique refusant de lui serrer les mains.

En effet, l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas s’était rendu à la cérémonie de funérailles de Carole Lakoué, la mère des enfants de Pascal Bida Koyambelé.
C’est une scène qui s’est produite publiquement en présence des hautes personnalités centrafricaines et congolaise à cette cérémonie de funérailles.

L’acte qu’a posé Pascal Bida Koyagbele a surpris plus d’un mais certains s’y attendait de voir de visu.

La scène s’est produite à la cérémonie de l’enterrement du corps de l’épouse de Pascal Bida Koyagbele, Carole Lakoué décédée la semaine dernière au Congo-Brazza. Tout a commencé lorsque les hautes personnalités ayant pris part à la cérémonie se recueillaient pour saluer la famille de Pascal Bida Koyagbele.

A tour de rôle, le recueillement s’est poursuit. Les personnalités centrafricaines dont le président élu Faustin Archange Touadera avec sa femme Brigitte Touadera, le président du parlement Karim Meckassoua, l’ex président du Conseil National de Transition, Alexandre Nguendet, l’ex premier ministre Nicolas Tiangaye, la délégation présidentielle congolaise conduite par Antoinette Sassou nguesso, ainsi que de la délégation présidentielle sud-africaine.

Au passage de ces hautes personnalités pour ledit recueillement, le leader des paysans le révolutionnaire Pascal Bida s’est mis débout avec ses deux enfants pour les saluer, ce qu’il ne fera pas au tour du diplomate français Charles Malinas. Scandale!

Arrivé à son tour au recueillement, le diplomate français à Bangui Charles Malinas a tendu la main à Pascal Bida Koyagbele pour les saluer, ses fils et lui. A la grande surprise de tous, Pascal Bida a fait un refus catégorique à la main tendue de l’ambassadeur. Il ne s’est pas arrêté à ce niveau, il a même intimé l’ordre à ses deux fils de faire de même.

Malgré l’insistance de son beau-père, Enoch Derand, homme politique centrafricain, le leader des paysans centrafricains a maintenu sa position : pas question de lui serrer la main.

Mais pour quelle raison ? « Je ne salue pas les gens qui divise mon peuple et qui ont les mains souillées du sang de mon peuple ; à savoir l’ambassadeur de France à Bangui que j’accuse par la même occasion. Ainsi, j’accuse aussi la France », nous a confié Pascal Bida Koyagbele, leader des paysans centrafricains.

Aussitôt, le diplomate français Charles Malinas s’est retiré de la cérémonie tout mouillé pour sortir par la petite porte.
Hollande a-t-il compris la lecon Bida ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 28 Juin 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
1 commentaire

Publié par le 28/06/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE: Un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes armés quelles que soient leurs compétences

De la d+®monstration de force militaire de la MINUSCA a  l-page-001De la d+®monstration de force militaire de la MINUSCA a  l-page-002De la d+®monstration de force militaire de la MINUSCA a  l-page-003De la d+®monstration de force militaire de la MINUSCA a  l-page-004

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE: Un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes armés quelles que soient leurs compétences

Publié par le 23/06/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CENTRAFRIQUE : l’experte de l’ONU note l’urgence de désarmer les groupes armés  et de rétablir l’autorité de l’Etat

marie-therese-keita-bocoum

BANGUI / GENEVE (21 juin 2016) – Au terme de sa septième visite en République centrafricaine, l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’est inquiétée de la menace que font peser les groupes armés affiliés aux Anti-balaka et aux ex-Seleka et le grand banditisme sur la protection des civils, les ressources naturelles et les perspectives d’une sortie de crise durable.
       
Malgré la présence d’opportunités pour une amélioration des droits de l’homme, Mme Keita-Bocoum a constaté une situation sécuritaire encore très précaire et imprévisible, marquée par les violences survenues depuis le 10 juin à Bangui, dans le quartier de PK5, et à Ngaoundaye, dans l’ouest du pays. 

« J’invite le gouvernement, en coordination avec les forces internationales, à mettre en œuvre des mesures robustes pour faire cesser les affrontements, assurer l’impératif de protection des civils et des acteurs humanitaires, et porter assistance aux victimes et aux personnes déplacées », a déclaré Mme Keita Bocoum. 

Elle a noté l’urgence de désarmer les groupes armés, de réformer les forces de sécurité et de défense nationale, et de rétablir l’autorité de l’Etat par une présence effective de l’administration sur l’ensemble du territoire centrafricain. 

« Au cours de ma visite, j’ai fait le constat d’une société civile inquiète et qui attend de voir les premières mesures du gouvernement se réaliser de manière inclusive et stratégique, notamment en matière de sécurité et de justice. J’ai aussi noté la frustration et le sentiment d’exclusion parmi les jeunes, les femmes et les communautés religieuses, à Bangui et l’intérieur du pays», a déclaré l’experte.

Au lendemain du discours de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée nationale, Mme Keita-Bocoum a encouragé les autorités à rendre opérationnels cette feuille de route et les plans d’actions sectoriels dans les meilleurs délais, avec l’appui coordonné des partenaires internationaux. Elle a salué la reconnaissance de l’importance de mettre en œuvre les mesures du Pacte républicain adopté à l’issue du Forum de Bangui en mai dernier, notamment en matière de lutte contre l’impunité, et en faveur de l’inclusion des personnes et des groupes qui se sentent marginalisés

Mme Keita-Bocoum a noté avec satisfaction les récents progrès en faveur de la mise en place de la Cour Pénale Spéciale chargée de juger les crimes commis depuis 2003, notamment l’adoption de son budget de fonctionnement. Elle a encouragé les autorités à accélérer les processus de recrutement afin de rapidement démarrer les enquêtes et établir un programme de protection pour les victimes et les témoins qui participeront aux procédures judiciaires. 

En matière de justice ordinaire, l’experte a invité les autorités à valider la feuille de route pour la réforme de la justice et à mettre en œuvre les premières actions urgentes, dont notamment la seconde session des audiences criminelles devant la Cour d’assises.

L’experte a insisté sur le fait que des mécanismes non-judiciaires de recherche de la vérité et des mesures de réparation seront également nécessaires pour faire la lumière sur le passé, tourner la page de l’héritage des violences antérieures et garantir la non-répétition.   

Au cours de sa visite à Bangui et à Ndélé, l’experte a rencontré plusieurs représentants du nouveau gouvernement, y compris le Premier Ministre, les ministres de la justice, de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, des affaires sociales et de la réconciliation et de l’environnement. Elle a également échangé avec le Président de l’Assemblée Nationale et les membres de son bureau, des partenaires internationaux, des représentants de la société civile et des autorités religieuses.

L’experte indépendante s’est également informée de la situation des allégations d’exploitation et abus sexuels portés à l’encontre des forces internationales. Elle a pris note des efforts déployés en matière d’enquête, de protection des victimes et des témoins et des mesures prévention pour mettre fin à ce fléau. 

Le 28 juin, Mme Keita Bocoum discutera, devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, de la question de la justice transitionnelle avec des représentants des autorités centrafricaines, de la MINUSCA et des organisations de la société civile.

L’experte indépendante présentera son rapport final au Conseil des droits de l’homme en septembre 2016. 

 

Source: Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
Commentaires fermés sur CENTRAFRIQUE : l’experte de l’ONU note l’urgence de désarmer les groupes armés  et de rétablir l’autorité de l’Etat

Publié par le 22/06/2016 dans Uncategorized

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :