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CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

ayandho

Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
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Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

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Centrafrique : plus de 6 personnes tuées à Koui dans l’Ouham-Pendé

bouffon

Six morts et environs 800 maisons incendiées, c’est le bilan provisoire d’une attaque qui a eu lieu au courant de la semaine à Koui dans l’Ouham Péndé. Un bilan susceptible de s’alourdir à en croire plusieurs autorités locales contactées par RNL. 

« Depuis plusieurs jours, les rebelles du colonel Sidiki ont attaqué plusieurs villages  notamment Sangré 3, Bouzou, Sangaldoro et Kélamawélé », a déclaré Euzebe Ngaïssé, député de Koui au travers d’une interview exclusive à RNL. Selon l’élu de cette ville, « ces rebelles ont tué ce 19 septembre plusieurs personnes au village Dangobira ». Parmi ces victimes, figurent « le chef de village Sène Jacob »,  et « 2 autres personnes dont une femme enceinte au village Jahourouboutou » a précisé le député de Koui.

Cette attaque attribuée aux rebelles du Colonel Sidiki actuellement basée à Sangrélim à environs 10 Km de De Gaulles, a fait fuir les « habitants de la région qui ont trouvé exil dans les villes de Bocaranga, Bouar et Bohong »,a-t-il expliqué.

Selon des sources concordantes, « les rumeurs d’une offensive des Antibalaka sur les positions des éléments du colonel Sidiki en mouvement dans la région auraient impulsé cet assaut ».

Tout en condamnant cette attaque contre la population civile, Euzene Ngaïssé sollicite une intervention d’urgence du gouvernement afin dit-il, « de mettre hors d’état de nuire ces rebelles ». Dans leur folie, rajoute l’élu de la nation, les rebelles du colonel Sidiki ont « incendié plus de 800 maisons et pillé les biens des villageois ». Il ajoute également que la présence des rebelles du colonel Sidiki

Ces violences interviennent après celles de Kaga-Bandoro qui ont officiellement fait 6 morts selon un bilan donné par le gouvernement et la Minusca. Mais d’autres sources affirment que les exactions de Kaga-Bandoro auraient fait plus d’une vingtaine de morts parmi les populations civiles.

Source : RNL

 
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Publié par le 23/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Lettre Ouverte à son Excellence Monsieur Ban Ki-moon Secrétaire Général des Nations Unies

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Publié par le 23/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Quelques compatriotes ont bien suivi M. Anicet Georges Doléguélé ce jour 21 septembre 2016 sur les ondes de la radio « Ndékéluka » dans la rubrique « invité  » à partir de 6h15 en français et à 7h15 en sango. Trois points saillants ont retenu ma réflexion et je compte les partager avec vous.

marcelgouana

1- Le laxisme du gouvernement actuel à faire face aux nombreux défis survenus après les dernières crises politico-militaires déclenchées en Décembre 2012 et qui se sont poursuivies pendant 2013 et qui ont détruit les infrastructures économiques et sociales. Les pillages des unités économiques, la précarité alimentaire, l’exploitation anarchique des ressources naturelles et le gel de financement des projets de développement ont contribué à fragiliser le pays. La restauration de l’autorité de l’État n’est pas effective sur toute l’étendue du territoire. L’impossibilité pour l’Etat à faire face à ses missions régaliennes et aux besoins des populations en services sociaux de base. La République centrafricaine est ainsi totalement dépendant de l’assistance extérieure. L’analyse de la situation de crise du pays montre que la R.C.A demeure dans une extrême fragilité.

2- La sécurité et la paix. D’après le Président de l’URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain) le constat est clair. les quelques poches d’insécurité sont encore visibles dans le pays et empêchent les centrafricains de circuler en toute liberté de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud. Cela, au vu et au su des autorités légalement établies après le retour à l’ordre constitutionnel. Pourquoi continue t-on de parler de l’embargo alors qu’un pays souverain a ce pouvoir d’armer ses forces de défense et de sécurité ? Où allons caser les éléments des FACA alors qu’ils constituent un corps budgétivore ? Pourquoi ne pas les reverser dans la gendarmerie ou la police pour nous faire ce sale boulot en lieu et place de la MINUSCA dotée d’un mandat robuste selon les termes de la résolution 2301 votée fraichement par les Nations Unies ? Le cas des tueries de Kaga-Bandoro et environs est une illustration de cette politique de qui  » n’a rien fait et laisse faire ». La population civile doit s’organiser pour se défendre contre ces bandes armées qui essaiment à travers certaines zones sous leur contrôle.
Voilà la nécessité d’un désarmement global des groupes armés et de la population civile et la lutte contre la prolifération des armes au lieu d’autoriser les Députés (élus de la nation) à posséder chacun une arme de défense contre qui ?
Les autorités légales et légitimes du pays doivent peser de tout leur poids afin de procéder à la levée immédiate de l’embargo sur les armes comme volonté populaire du peuple et réhabiliter à part entière et réarmer les FACA.

3- La Table ronde des Bailleurs, des donateurs, des investisseurs ou autres partenaires au développement est un événement dont l’enjeu est capital pour le relèvement de la République centrafricaine. A ce jour, la RCA est un pays totalement ruiné du fait de l’effondrement de la production nationale. Le spectre de la fragilité établi au cours d’évaluations rapides dans le cadre du processus New Deal impliquant la soci »té civile, le secteur privé et l’administration, r »vèle qu’aucune avancée n’est obtenue dans les secteurs de la sécurité, de la justice, du fondement économique et social et des revenus et emplois. Pour la réussite de cette importante rencontre au sommet comme disait le Président du MLPC à la radio « Ndékéluka », il faut la contribution de toutes et de tous les fils de ce pays. Et M. Dologuélé de mettre un accent particulier sur l’inclusivité des préparatifs de ce rendez-vous de Bruxelles.
Pour ce faire, le challenger du président TOUADERA a souligné qu’une bonne stratégie de communication et de sensibilisation autour de cette Table ronde augmentera les chances d’adhésion de la population à cette politique du relèvement à travers des plaidoyers auprès des partenaires en vue de mobiliser les ressources nécessaires tous azimuts à la mise en œuvre de différents projets bancables identifiés.
D’aucuns se rappellent l’élaboration du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté « DSRP » 1(2008-2011) et 2 (2011-2015).
En chantier pour la préparation de la prochaine Table ronde de novembre 2016, le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, dans ses missions traditionnelles d’orientation à Moyen et Long terme de la stratégie de développement et de la réduction de la pauvreté, s’attèle à traduire en programme économique et social le projet de société qui a motivé l’élection du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Pour susciter l’adhésion de tous à ce programme, il faut communiquer.
Une communication efficace vise à renforcer et approfondir l’impact des initiatives de développement. C’est en ce sens que la République centrafricaine entend orienter sa stratégie de sortie de crise après les soubresauts militaro-politiques qui ont secoué le pays au cours de ces trois dernières années.
La stratégie mise en place consistera à identifier les activités faciles à réaliser et adaptées au contexte national.
La recherche de financements pour le relèvement d’un pays post-conflit comme la RCA passe irrémédiablement par la sensibilisation de tous les acteurs impliqués dans ce processus avec l’appui des partenaires techniques et financiers.
La couverture médiatique des activités et autres événements relatifs à la Table ronde doit figurer en bonne place dans la programmation de différentes étapes de l’organisation de ce grand rendez-vous de Bruxelles. Il est question dans ce cas de figure, de mettre à la disposition des médias les informations nécessaires, y compris les informations de base sur des questions de développement.

Bonne lecture à tous

 

Par Marcel GOUANA

 
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Publié par le 21/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Insécurité à BAMBARI / M. Ban Ki – Moon : La population de Bambari exige le départ de M. Onanga Anyanga de son poste en Centrafrique MEMORANDUM A L’ATTENTION DE MONSIEUR LE CHEF DE BUREAU DE LA MINUSCA DE BAMBARI

bambari

Nous, populations de la Ouaka, sommes mécontentes du mutisme et du laissez aller vis-à-vis de l’insécurité chronique qui sévit à Bambari, Ngakobo, Kouango, et les environs.
Constatons que :
Ali NDARASSA et ses hommes tuent depuis 2014 jusqu’à ce jour et n’est jamais inquiet;
Aucun pouvoir public n’a posé des actes concrets pour arrêter ces barbaries;
En une semaine, 09 Centrafricains sont tués à Ngakobo par des éléments de la Séléka Peulhs de Ali NDARASSA avec la complicité des Mauritaniens de la MINUSCA.
Avons écouté sur les ondes de la Radio Ndéké Luka, les propos injurieux de Mr ONIANGA – ANIANGA Représentant Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique traitant les Centrafricains de voleurs de bœufs, alors que
ces derniers démunis de toutes forces ne vivent que des produits champêtres. Ce Centrafricain du nom de DANDE Bienvenue tué à Ngakobo, revenait du champ avec ses épouses et n’a jamais mis pied dans un parc qui n’existe nulle part à Ngakobo.

Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka

Dans d’autres préfectures règnent la paix et la sécurité, et la libre circulation des biens et des personnes est une réalité quotidienne.
Pourquoi et toujours la Ouaka qui continue de souffrir ?Pourquoi la population  de la Ouaka doit-elle continuer à subir des actes de barbaries ?
Nous avons espérer qu’avec le retour à la légalité constitutionnelle, la Préfecture de la Ouaka devrait respirer une aire nouvelle ; hélas nous vivons le pire. Les éléments de la MINUSCA affectés dans la Ouaka sont tous des musulmans et entretiennent leurs frères au détriment du reste de la population ; ce qui n’est pas acceptable.
La complicité de la MINUSCA est visible et claire, car c’est elle qui fournit des armes et des munitions aux éléments de la Séléka pour tuer la population civile.
Les éléments de la Séléka se promènent librement l’arme aux poings, érigent des barrières au su et au vu de la MINUSCA qui ne réagit pas.
La Ouaka est vue comme un dépotoir où il faut y déverser tous les criminels musulmans, d’une part et, la MINUSCA qui se déplace avec éléments de la
Séléka qui sont des rebelles dans les véhicules des Nations Unies que ce Mr. ONIANGA ANIANGA qui n’ose pas condamner ni dénoncer, mais se contente de les défendre d’autre part.
Nos souffrances ont trop durées et nous disons tous de vive voix « ça suffit ». Recommandons:
. L’arrestation immédiate d’Ali DARASSA n’excédant pas 30 jours;
. Le départ sans condition des Mauritaniens et leur remplacement par des contingents non musulmans.
. Départ sans condition du chef de Bureau de la MINUSCA de Bambari
. La levée immédiate de toutes les barrières érigées par les SÉLÈKA ainsi que leur cantonnement et isolement sans condition à 30 Kms hors de la ville ;
. Le départ de Monsieur ONIANGA – ANIANGA à la tête de la MINUSCA qui n’est pas à la hauteur de la tâche, et qui injurie les centrafricains alors que le mandat qui lui a été accordé semble oublié et il ne joue qu’à l’amateurisme.

Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka
. Que la volonté du peuple soit respectée.
. Non à une forme de complot de ‘‘PARTITION’’ à travers un silence et une inaction du Gouvernement.
Paix = volonté du peuple
Excédées, nous prendrons nos responsabilités aux prix de notre ‘‘VIE’’

Ampliation

– Présidence de la République
– Primature
– Assemblée Nationale
– Ambassade des USA
– Ambassade de France
– Union Européenne
– Union Africaine
– MINUSCA
– Partis Politiques
– Presse
– Archives

VIVE LA PATRIE !
UN POUR TOUS
TOUS POUR UN

Fait à Bambari, le 04 Septembre 2016
Pour la population de la Ouaka
Le Coordonnateur du MRDP
REDJE OUAKA Arcad-Kennedy

 
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Publié par le 13/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : TABASKI : ILLÉGAL ÉGORGEMENT DE LA LOI ?

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En ce jour, les musulmans d’Afrique fêtent l’aïd el-kébir, en souvenir de ce brave Ibrahim qui se fit à l’idée d’égorger son fils Ismaël, juste avant que Dieu interceptât le couteau.

Comme chaque mois de dhou al-hijja (un des quatre mois sacrés de l’islam) est célébrée par la communauté musulmane.

En Centrafrique, la fête de ramadan avait été décrétée journée chômée non payée par le gouvernement en 2015.
Pour des observateurs de la vie politique centrafricaine, la célébration de la fête musulmane est une exigence des recommandations du forum de Bangui du 4 au 11 mai 2015.

La communauté musulmane a salué le geste fait par le passé par Mme Catherine Samba Panza alors présidente de la transition dans le sens de respecter les dispositions du forum de Bangui en consacrant le ramadan jour férié pour que les recommandations du Forum de Bangui soient appliquées.

Pour les musulmans, ces journées ne sont pas formellement fériées, mais obtiennent le même statut que le Jour des fêtes religieuses chrétiennes telles que Noel, le lundi de Pentecôte, l’Ascension et l’Assomption inscrites dans le calendrier de la nation.

Une réciprocité de fait qu’ils souhaiteraient voir s’incorporer à la liste des fêtes légales du pays.

Du côté de la population non musulmane, les appréciations divergent. Les nostalgiques d’une Centrafrique pure indiquent que cette réciprocité est inadmissible car selon eux consacrer toutes les fêtes musulmanes fériées seraient synonyme d’opposer les deux communautés et croient savoir que ce qui se passe serait une imposition de la communauté internationale.

Même s’ils n’osent plus se prétendre propriétaires du calendrier, les chrétiens restent sur la défensive, arguant qu’il s’agit moins d’une peur des musulmans qu’une tendre et légitime mélancolie inspirée par le souci d’équité nationale.

Et les animistes pourront-ils un jour voir consacrer la fête de Ngakola, journée fériée, se demande un étudiant en sociologie à l’université de Bangui.

D’autres refusent d’observer une telle fête et dénoncent des arrangements politiciens que le peuple centrafricain dans son ensemble ne suivra guère.

Au demeurant, s’il est juste de réparer le tort fait à la minorité musulmane, il faut reconnaitre que même en France pays des droits de l’homme cette fête de tabaski n’est guère un jour de suspension de taf (travail, tel qu’on l’appelle dans le langage argotique en France) pour les musulmans de France qui souhaitent, en tout bruit et toute odeur, maltraiter un bélier dans leur baignoire.

Pour les juristes, il existe une anomalie juridique car en consacrant ces fêtes musulmanes par décret le gouvernement Touadera perpétuerait la violation flagrante de la constitution comme l’a fait allégrement Catherine Samba Panza.

Les praticiens du droit indiquent que « les fêtes légales sont du domaine de la loi, et non le ressort d’un décret ».

Ils proposent à ce qu’un projet de loi soit présenté aux élus de la nation pour être voté avant la mise en application de cette volonté du forum national de Bangui.

Il est vrai tout de même que la Centrafrique ne détiendrait pas le record des jours fériés.

Les Argentins friseraient la dizaine de célébrations nationales justifiant une suspension du travail .

L’accumulation de ces jours fériés, chômés constituerait un farniente improductif dans le pays qui entend pourtant atteindre l’émergence.

Pour autant, les centrafricains devraient-ils laïciser leurs jours fériés, à défaut de les «païeniser»?

Laïciser en assainissant la liste des célébrations civiles des considérations religieuses?

Ou, au contraire, en restant à équidistance des confessions, ce qui signifierait n’en privilégier aucune ?

 

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 12 Septembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

 
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Publié par le 12/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Politique / M. Touadéra : Jean – Serge Bokassa frappe un grand coup et centrafricanise la gestion des nouveaux passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, etc.

Selon des informations dignes de foi en notre possession, à l’initiative du général Ouanzé – Luinguissara, ci – devant ministre conseiller du premier ministre en matière de défense et de sécurité, un groupe d’hommes d’affaires, de nationalité jordanienne, serait arrivé à Bangui et logé à l’hôtel Ledger Plaza. Le but de leur mission serait clair et précis : obtenir coûte que coûte l’alléchant et très juteux marché de gestion des nouveaux passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et autres précieux documents administratifs. Suite à des échanges avec des experts du ministère de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, pour en avoir le cœur net sur la capacité réelle de ces partenaires à faire ou non le travail, aurait convoqué une réunion de cabinet à laquelle aurait pris part le directeur général de l’immigration – émigration dont le nom, comme ceux de ses prédécesseurs relevés naguère de leurs fonctions et sanctionnés par l’ancien ministre de la sécurité publique, le général Sambia, serait régulièrement cité dans des pratiques de gestion opaque et mercantiliste des cartes de séjour.

A l’arrivée, deux (2) camps dont les propositions s’opposent : un premier camp, celui du directeur général de l’immigration – émigration, acquis à la cause du général Ouanzé – Linguissara et donc de l’attribution dudit marché aux hommes d’affaires jordaniens, et un deuxième camp, celui du directeur de cabinet, fermement déterminé à centrafricaniser la gestion de ces précieux documents et rendre opérationnelle la nouvelle machine destinée à leur biométrisation. Prenant ses responsabilités, le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aurait demandé à son directeur de cabinet de lui préparer et soumettre à sa signature deux (2) arrêtés : un arrêté portant suspension de la circulation et de la mise en circulation de tous les anciens précieux documents administratifs pour une durée de trois (3) mois, et un arrêté portant opérationnalisation de la cellule locale de la biométrisation.

Si cette information venait à se révéler exacte dans les heures qui suivront la publication de cet article, alors le ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa aura frappé un grand coup. Il aura non seulement posé un acte éminemment louable, nationaliste et digne de la République, mais surtout un acte politique extrêmement courageux, à enseigner plus tard en République centrafricaine dans toutes les écoles des combattants de la liberté et des meneurs d’hommes. Car, aucun ministre de la sécurité n’a eu la volonté politique de braver la main mise des sujets étrangers sur ces domaines et leurs puissances financières et de centrafricaniser en toute responsabilité la gestion des passeports et des cartes nationales d’identité. Pour preuve, l’alléchant et très juteux marché de la gestion des passeports a été confié à un libanais, sous le régime du président François Bozizé. De la répartition des quotes – parts nées de la perception des recettes de la délivrance de ce document dont le montant est de 50.000 Francs CFA, l’Etat centrafricain ou plus exactement le trésor public ne perçoit difficilement que 10%, soit 5.000 Francs CFA. Et pourtant, l’essentiel des opérations de la confection dudit document est entièrement fourni par les différents services du ministère de la sécurité publique. Pourquoi alors ne pas confier la responsabilité de la gestion de ce document à une cellule locale, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat et d’en tirer des ressources propres indispensables à l’exécution de certaines dépenses régaliennes, mais surtout de permettre à l’Etat de disposer d’une banque de données sur les centrafricains en âge de majorité, et sur les étrangers présents sur le territoire national ?

L’amour de la cupidité a toujours été plus fort que l’amour de la patrie, n’est – ce pas ? Tout se passe comme si la République centrafricaine n’était – elle pas devenue un pays atypique ? En confiant la responsabilité de la gestion de ces précieux documents administratifs à une cellule locale, le ministre de la sécurité publique n’est – il pas en train de trouver un tant soit peu une réponse à la cause de la crise sécuritaire actuelle, en neutralisant les lobbies ou groupes de pression qui les confectionnent et les mettent à la disposition des sujets étrangers, des mercenaires, et des marchands de la mort qui s’en servent par la suite pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et in fine pour demander la partition du pays ?

Dans tous les cas, un petit pas mais un grand pas dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la présence massive et incontrôlée des sujets étrangers en Centrafrique aura été franchi. Et qu’il pleuve ou qu’il neige, contre vents et marées, Jean – Serge Bokassa est tenu de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, en secouant vigoureusement le cocotier, en bousculant becs et ongles les anciennes habitudes de gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs, et en finissant courageusement avec l’ère des liquidateurs de la République qui sont légion autour de lui, s’il veut encore avoir un avenir politique dans les années à venir.

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 09/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Politique / Le langage de fermeté du président Touadéra à Bria à l’endroit des seigneurs de guerre et de toutes les bandes armées

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Monsieur le Préfet de la Haute Kotto ; Messieurs les Sous-préfets de Bria et Yalinga ; Mesdames et Messieurs les Notables de la Haute-Kotto; Vaillantes populations de la Haute-Kotto ; Au nom de toute la délégation qui m’accompagne et au Mien propre, je vous adresse mes sincères salutations ; Je ne sais comment exprimer la joie qui m’anime en me retrouvant aujourd’hui parmi vous, à Bria la Scintillante, Chef-lieu de la Haute- Kotto.

Je suis venu à Bria, non seulement pour vous rendre visite, mais aussi et surtout pour remercier toute la population de la Haute-Kotto pour la confiance qu’elle m’a témoignée lors de l’élection présidentielle en m’élisant massivement comme Président de la République, Chef de l’Etat. Je vous en est particulièrement reconnaissant. Je suis venu aussi m’enquérir de vos conditions d’existence et de vous parler de l’avenir. A travers BRIA, je veux m’adresser à toutes les populations de la Haute-Kotto. Pour ma part, la Haute-Kotto, notre belle préfecture représente la région par laquelle le développement économique de notre pays devrait intervenir. Elle regorge en effet d’immenses potentialités minières, forestières, faunique, agricole et d’élevage et constitue une alternative de développement pour un pays qui ne possède pas d’accès à la mer. C’est ici à Bria, alors Oubangui Oriental, que le premier diamant centrafricain fut découvert, en 1913 par Monsieur BRUSTIER, tandis que l’or le fut en 1927 à Roandji à Bambari. Mais ce n’est pas sans ressentir une vive émotion que je prends aujourd’hui la parole parmi vous. Trop de souvenirs, également doux et chers, viennent également m’assaillir lorsque je me reporte aux jours heureux, aux jours où BRIA, La Scintillante, ville minière par excellence était inondée des hommes d’affaires de toutes nationalités.

Aujourd’hui, BRIA symbolise les méfaits de la grave crise militaro-politique qui a secoué durement notre pays. La population de BRIA est l’une de celle qui a le plus souffert des effets nuisibles de la crise. Mieux que quiconque, la population de BRIA connaît l’importance de la paix. C’est pourquoi, je vous demande de croire à l’avenir, d’aider le Gouvernement à reconstruire la paix, le vivre ensemble. Si nous avons la paix, nous pouvons amener l’eau potable, l’électricité, construire l’école, les centres de santé et autres services sociaux de base. L’agriculture et l’élevage et l’exploitation minière peuvent renaître pour le bien de la population. Je profite de l’occasion de BRIA pour dire à toutes les populations centrafricaines qu’il n’y a pas une autre alternative à la paix.

Le moyen le plus approprié pour avoir la paix c’est le DDR, c’est le dialogue. Le DDR pour retirer les armes qui sèment la désolation dans les foyers. Vite on aura retiré les armes, vite on aura la paix et le développement. Le DDR se fait en même temps que la restructuration de notre Armée pour qu’elle soit une armée de garnison et non de projection, une Armée pluriethnique, républicaine. C’est le sens de la RSS. Le dialogue, mais pas un dialogue politique comme d’aucuns le réclament mais notre capacité à nous surmonter et à échanger sur ce qui nous divise et ce qu’on aura à faire après cette paix. Il ne sert à rien de marcher contre cette paix. Le peuple centrafricain a clairement exprimé sa soif de la paix lors des dernières consultations électorales. Il ne sert à rien, après les élections saluées par l’ensemble de la communauté internationale, de vouloir perpétuer la violence aveugle en défiant l’autorité légalement établie, les institutions issues des élections et la justice qui est le seul gage d’égalité entre les citoyens. Je saisis cette occasion pour condamner avec force les faits qui se sont produits dans la nuit du 12 août 2016 où quelques responsables de groupes armés contre qui des mandats d’arrêt sont décernés pour des crimes graves, à bord de véhicules lourdement armés, ont quitté le Km5 pour traverser la barrière du PK12 où se trouvaient les éléments des forces de défense et de sécurité, avec effraction et violences. Les fugitifs arrivés sur la barrière du PK 12 ont ouvert le feu sur les éléments des forces de défense et de sécurité qui s’y trouvaient, alors qu’ils n’ont nullement été agressés ni poursuivis. Grâce à Dieu, il n’y a pas eu mort d’hommes. Le convoi qui s’était ébranlé et qui a essuyé de la riposte au poste avancé de Damara tenu par quelques éléments de sécurité centrafricains a finalement été stoppé au Sud-est de Sibut, à Galafondo par la MINUSCA. Au cours de ce coup d’arrêt, il y a eu des morts du côté des malfaiteurs et sept (7) d’entre eux ont été fait prisonniers.

Quelques éléments du convoi se sont évadés prenant des otages pouvant les guider dans leur fuite, ce qui a provoqué la décision des habitants des villages de s’armer pour aller les libérer. Les poursuites continuent. Je rends hommage aux victimes innocentes de cette folie meurtrière. Pourquoi tant de violences contre les populations qui n’aspirent qu’à la paix et tant de défis contre les nouvelles autorités établies ? Contrairement à leurs allégations mensongères, aucune autorité ne leur a délivré un ordre de mission. D’ailleurs, en quelle qualité devraient-ils obtenir un ordre de mission ? Par ailleurs, restant dans la logique de défier l’autorité de l’État, les mêmes personnes ont lancé un ultimatum exigeant la libération des personnes arrêtées sous 48 heures, faute de quoi ils engageront des actions robustes contre les populations dans les zones sous leur occupation. Est-il acceptable que des personnes non élues, ne possédant aucun mandat et ne représentant qu’elles-mêmes puissent ainsi défier l’autorité de L’État ? Cela est inacceptable. Le temps de la guerre est fini. L’heure est à la paix et la réconciliation nationale. Il est temps de panser les plaies, d’unir les cœurs, de revivre ensemble. J’invite tout le monde à rejoindre le camp de la paix. Il est temps d’arrêter d’armer le Centrafricain contre son frère Centrafricain. Il faut cesser les violences aveugles ! Il faut éviter de se comporter comme des barbares, des hommes sans foi ni loi.

A la fin de ces affrontements meurtriers, dévastateurs, parmi les victimes humaines, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. Saisissons ces élections saluées du monde entier pour nous réconcilier avec le monde et avec nous-mêmes. Si Dieu m’a donné pour responsabilité de conduire la destinée de notre pays, mon premier devoir, dans le cadre de cette responsabilité, est d’épuiser tous les moyens possibles pour épargner à mes Compatriotes les maux d’une autre crise tragique comme celle que nous venons de connaître et qui n’honore pas notre pays. Ceux qui travaillent pour la paix auront la prime de la paix. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice quel que soit le temps écoulé. A force de combattre la paix, ils cumulent des infractions et seront poursuivis tôt ou tard. En ma qualité de Père de la Nation, je demande aux fugitifs de Galafondo qui sont dans la brousse, malgré les intempéries et qui bravent les moustiques et les bêtes féroces, de se rendre à la justice. Ils ne risquent rien pour leur vie et leur intégrité physique.

La justice examinera leur situation au cas par cas, car je sais qu’il y en a qui sont emballés dans cette entreprise criminelle contre leur gré. Je les exhorte à mettre fin à la prise d’otage pour servir de guide car cela entretient inutilement la violence. Le message de BRIA est un message de paix et de réconciliation nationale.

Je suis venu ici, aujourd’hui, pour proclamer la paix dans notre pays, l’unité nationale et l’indivisibilité de notre pays. Compatriotes de BRIA et de toute la Haute-Kotto, soyez des Ambassadeurs de la paix ! Levez-vous pour dire non, non et non à tous ceux qui veulent ramener notre pays dans le chaos, non à ceux qui veulent faire la partition de notre pays !

La RCA est Une et Indivisible. Que le Dieu de paix bénisse notre pays !

Je vous remercie.

 
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Publié par le 08/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra : Jusques à quand M. Sarandji continuera- t- il de faire humilier l’UNDP et toute la République ?

Souvenez – vous ! Au lendemain de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement Sarandji, l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, forte de ses treize (13) députés devant siéger dans la prochaine assemblée nationale, en son nom et pour la cause de tous les sans – voix de notre société, fière de sa non moindre déterminante contribution à l’éclatante victoire du candidat Faustin Archange Touadéra à la présidentielle, et en sa qualité de premier parti politique sur l’échiquier national, conformément aux dispositions de la loi constitutionnelle, avait officiellement contesté dans un communiqué de presse, à travers une offensive communicationnelle dont elle a seule le secret, la présence dans ce gouvernement d’un certain Gaby Francky Leffa, 4ème vice – président du comité provisoire, dissous depuis le 1er mars 2016 par la mise en place d’un bureau de la coordination nationale.

Au regard des recommandations du congrès, organe suprême du parti, de la charte définissant ses grandes orientations et de ses textes fondateurs, le bureau de la coordination nationale s’est vu dans l’obligation de prendre une décision de suspension de toute activité au sein du parti, à l’encontre du militant mis et dont le nom et le cv ne figurent pas dans la banque des données de la coordination des experts, pour indiscipline caractérisée et atteinte à l’honneur, à l’image et à la dignité du parti. Lors d’une audience avec le chef du gouvernement, M. Sarandji, cet acte de débauchage et de non – consultation des organes dirigeants et légalement institués du parti, dans la prise des grandes décisions devant engager la vie de la nation et l’avenir du peuple centrafricain, a été vigoureusement mais calmement et fermement dénoncé. Mais, alors que l’UNDP, représentée sur le plan national par le bureau politique et la coordination des experts s’attendaient logiquement à ce que le premier ministre puisse corriger cette erreur de casting, en exploitant, avant toute décision de nomination à des hautes fonctions de l’Etat, la proposition de la liste des experts de l’UNDP soumise à son appréciation, grande devait être leur surprise d’écouter quelques jours plus tard sur les antennes de la radio nationale, la nomination d’une certaine Makounzi, 2ème vice présidente dudit comité provisoire dissous, dont le nom et le cv ne sont nulle part mentionnés dans la banque des données des experts du parti, au poste de chargée de missions en matière des affaires sociales, avec rang et prérogatives de ministre, à la primature.

Une fois de plus, cette volonté manifeste du premier ministre d’ignorer superbement l’existence et l’avis du bureau de la coordination nationale, dans le choix de la proposition de ses experts, a fait formellement l’objet d’une rencontre et d’un échange très fraternel et très chaleureux avec le président de la République, Faustin Archange Touadéra.

Fort de ce qui précède, même si le locataire du palais de la Renaissance qui n’a pas fait, lui aussi, appel à une quelconque compétence de l’UNDP dans la composition de son cabinet et la nomination de ses conseillers et chargés de missions, s’est engagé à travailler dorénavant en étroite collaboration avec les instances légales de l’UNDP, les militants de ce parti, ses experts, et tous les combattants de la liberté ne peuvent pas s’empêcher de s’interroger sur les raisons et les mobiles du refus systématique des nouvelles autorités d’écouter leurs voix et de leur donner leur place dans la gestion consensuelle de l’appareil de l’Etat, à la présidence, à la primature, dans le gouvernement, etc.

En réalité, pour eux, tout se passe comme si le premier ministre, M. Sarandji était résolument déterminé à fragiliser l’UNDP et humilier ses experts, en les ignorant tout simplement et en se passant de leurs avis et propositions pour donner du crédit et de la valeur, non pas en tenant compte effectivement de leur savoir – faire et de leurs compétences intrinsèques, mais plutôt sur la base des critères douteux, ombrageux et même opaques, à des individus qui ne représentent que leur petite personne et ne défendent que les bas intérêts de leur panse. Car, comment comprendre que dans certains pays, comme la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Bénin ou la Burkina – Faso en ne citant que ceux – là qui progressent à grands pas dans la lutte contre la pauvreté, ne peuvent être nommés dans le gouvernement et à des hautes fonctions de l’Etat à la primature que des hommes et des femmes ayant la maîtrise réelle de la technicité, des qualifications requises, un savoir – faire incontesté et incontestable, une certaine vision pour leur pays, et un carnet d’adresses assez fourni et qu’au même moment, en RCA, le Pr. Sarandji, universitaire de son état, l’une des meilleures perles de la cathédrale du savoir de notre pays, ne puisse recourir qu’à la formule de débauchage et du choix des hommes et des femmes, incapables de s’exprimer en français et même de faire traduire leurs discours ou déclarations, au nom de la République, au nom du gouvernement, et au nom du peuple centrafricain, en sango ou en yakoma par des interprètes chevronnés, comme le faisaient si bien et sans honte une certaine Mme Domitien, un certain Kadhafi ou une certaine Golda Meïr ?

Comment pourra – t – il alors réussir à donner forme, pour le bien – être des couches les plus défavorisées de notre société, aux grandes actions contenues dans le programme politique du président de la République, sur la base duquel ce dernier a été élu, si ses ministres ignorent tout des règles élémentaires de gestion de toute administration digne de ce nom, de la feuille de route de leurs départements et de la spécificité de leurs missions, ont un complexe d’infériorité par rapport à leurs collaborateurs les plus immédiats, et pis, n’arrivent pas à prendre la parole ou seulement ouvrir la bouche pour lire une déclaration devant leurs conseillers ou chargés de missions et devant d’autres ministres et d’autres experts dans des conférences internationales où ils sont régulièrement mandatés pour représenter le gouvernement, la République centrafricaine et le peuple centrafricain ? N’est – il pas tout simplement en train de scier la branche sur laquelle il est assis avec le président de la République, en continuant de faire confiance à ces bras cassés, ces analphabètes du 21ème siècle, ces baroudeurs et ces hommes politiques de petit calibre ? Voilà de très pertinentes questions que les militants de l’UNDP, les experts de ce parti et tous les combattants de la liberté sans exclusive se posent, depuis un certain temps et auxquelles le chef du gouvernement, le Pr. Sarandji se doit de répondre avant qu’il ne soit trop ; car au-delà de l’humiliation faite quotidiennement à l’UNDP et tous ses experts dont les compétences sont établies et avérées, à travers les déboires officiels, les déclarations incompréhensibles, inaudibles et inintelligibles, les charabia, et les onomatopées de M. Gaby Francky Leffa, et de Mme Makounzi, c’est l’honneur de la République qui est jeté dans la boue de la honte et de l’indignité ; c’est l’honneur et la mémoire du président fondateur, Barthélemy Boganda, s’exprimant dans la langue de Molière avec une verve oratoire des plus rares et des plus éloquentes, pour porter à l’attention du Général De Gaulle, de la France profonde, et de l’opinion internationale, les cris de détresse des autochtones de l’Oubangui – Chari, et leurs élans d’espoirs, qui est jeté en pâture à des pourceaux ; c’est l’honneur, le savoir – transmettre, et le savoir – faire des professeurs d’université que sont le Pr. Touadéra et le Pr. Sarandji qui sont remis en cause ; c’est l’honneur et la dignité de toutes les meilleures perles et les luminosités que la République a enfantées, formées et formatées, dans tous les domaines de compétences qui est aujourd’hui enfoui dans les immondices et les poubelles de la honte et de l’ignominie.

Il est donc grand temps que le président de la République qui a été élu sur la base de la politique de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle puisse entendre toutes ces profondes raisons et amèner son premier ministre à la raison. Le faire, c’est refuser catégoriquement qu’un ministre de la République, en mission, ne puisse plus jeter de la honte sur la République, comme ce qui s’est passé, à Cotonou, lors de la cérémonie officielle d’inauguration du premier vol de Karinou, sur le trajet Bangui – Douala – Cotonou -, où M. Leffa, ministre de l’Habitat et représentant du gouvernement en lieu et place du ministre des transports et des équipements, en mission, aurait été incapable de prononcer sa déclaration et même d’ouvrir la bouche pour lire ses propres amendements. C’est refuser aussi catégoriquement qu’une chargée de missions, représentant la primature, troisième institution de la République, ne puisse plus jeter de la honte sur la République, comme ce qui s’est passé, il y a de cela quelques jours où Mme Makounzi, chargée de missions en matière des affaires sociales à la primature, avec rang et prérogatives de ministre, aurait été tout simplement incapable, devant des professionnels des médias et leurs caméras, d’agencer des lettres, des mots et des phrases, pour expliquer à l’opinion nationale et internationale, les objectifs visés par le gouvernement, à travers l’organisation d’une journée nationale de dépistages volontaires de VIH. Le faire, c’est tout simplement passer de la parole et des promesses faites à l’UNDP à l’acte et c’est tourner définitivement le dos aux formules anciennes et rétrogrades, et inventer le futur en tendant de bon cœur la main à toutes les compétences les plus futées dont regorge le pays, comme le font le président Ouattara en Côte d’Ivoire et le président Kagamé au Rwanda, afin de précipiter la République centrafricaine dans la caravane humaine du progrès et pour le bien – être de toutes ses populations.

Par Jean – Paul Naïba

 

 
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CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra et M. Sarandji : Pourquoi les Facas en faction au PK 12 n’avaient – elles pas réagi lors de la fuite organisée des criminels du Km 5 ?

 

Pourquoi les forces de défense et de sécurité en faction cette nuit – là, à la barrière de PK 12 n’avaient- elles pas vigoureusement et militairement réagi, comme le leur recommandent leurs missions, celle de défendre l’intégrité du territoire national, celle d’assurer la sécurité des biens et des personnes et celle de préserver les intérêts fondamentaux de l’Etat ?

Pourquoi le poste de contrôle, selon les témoignages de l’une des victimes de cet évènement qui rentrait chez lui à 21 heures passées de la nuit, était – il curieusement désert, alors que les informations relatives à la planification de cette fuite organisée étaient connues de l’état – major des forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police nationales et que des éléments et de matériels de guerre auraient été déployés en renfort à cet effet ?

Pourquoi avait – il fallu à M. Alpha Gounoumoudjou plusieurs coups de klaxons pour faire sortir de son lieu de cachette un élément des forces armées centrafricaines qui devait l’abandonner quelques minutes plus tard, à son triste sort, prenant ses jambes à son cou, dès la vue, au niveau du Camp du Rdot, des phares du convoi des six (6) véhicules des égorgeurs et des fuyards remontant à vives allures vers la barrière du PK 12 ?

Pourquoi le capitaine et ses éléments qui étaient bel et bien au courant de cette échappée des criminels du Km 5, selon des informations de sources dignes de foi, recoupées, et mises à leur disposition par les services des renseignements généraux, avaient – ils tout simplement décidé d’abandonner leurs postes, au lieu de saisir cette opportunité pour prouver leur sens élevé du devoir et du sacrifice pour la patrie, en jouant le plus beau match de leur vie ou plus exactement en livrant le plus beau combat de toute leur carrière militaire dont l’issue victorieuse les aurait élevés au rang des héros, non pas à la barrière du PK 12, mais en leur tendant un véritable guet-apens sur le pont de Shô, où avait d’ailleurs violemment chuté, du sixième véhicule, un des fuyards, retrouvé par la population aux premières lueurs du jour et remis avec son arme à la SRI ?

Le désir de vivre était – il plus fort que le devoir de mourir pour la patrie ?

Si tel devait être le cas, n’étions – nous pas là devant un acte de désertion devant l’ennemi, un acte de haute trahison, et un acte de reniement de l’engagement, susceptibles de poursuites judiciaires devant la cour martiale ?

Avaient – ils tout simplement reçu un contre – ordre leur interdisant de réagir vigoureusement et militairement contre le convoi des criminels fuyards ou avaient – ils tout simplement été corrompus par ces criminels ou leurs complices présents dans la hiérarchie gouvernementale, ministérielle et militaire ?

Telles sont des pertinentes questions qui ne cessent de fuser des lèvres de tous les combattants de la liberté, des démocrates dignes de ce nom, et des résistants à l’occupation de la République par des conquistadores et des égorgeurs patentés, quelques jours après la fuite organisée des criminels et des buveurs de sang du Km 5.

Des pertinentes questions qui malheureusement demeurent à ce jour sans réponse de la part des plus hautes autorités, à savoir : du président de la République, M. Faustin Archange Touadéra, du premier ministre, M. Simplice Matthieu Sarandji, du ministre de la défense nationale, M. Joseph Yaketé, et du ministre de la sécurité publique, M. Jean – Serge Bokassa. Sur cette affaire qui prouve une fois de plus l’amateurisme et l’incapacité de nouveaux princes de la République à trouver des solutions idoines à la crise sécuritaire, le peuple centrafricain fatigué de courir, de mourir et d’enterrer ses cadavres, par la voix des guerriers de la plume, a droit à des explications et attend des réponses claires et précises de la part du président de la République, sur l’effectivité de la mise en œuvre de sa politique de la rupture, du changement et de la fin de l’impunité, sur la base de laquelle se fondent aujourd’hui toute sa légitimité et toute sa crédibilité aux commandes des affaires de la cité.

Une attente qui se justifie par une politique de main tendue, à son initiative personnelle, à des liquidateurs de la République et à des enfants du malheur, à travers des audiences accordées au palais de la République, au seigneur de Bambari, Ali Darass, et au roitelet du Km 5, Abdoulaye Hissen et à toute sa bande, mais une politique de main tendue qui, quoique judicieusement menée dans le cadre de la recherche de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, ressemble fort étrangement à une politique de collaboration et de complicité avec les ennemis de la République, des hommes et des femmes qui prétendent jouir de la nationalité centrafricaine, tout en n’hésitant pas à pactiser avec des mercenaires de la pire espèce, comme Ali Darass qui ne sait ni parler français ni s’exprimer en sango, pour tuer des centrafricains, incendier des villages, violer des femmes, s’attaquer à des édifices publics et enfreindre insolemment et impunément à l’image, à l’honneur, aux valeurs et aux attributs de la République.

Une politique de collaboration qui s’est traduite in fine par le silence du locataire du palais de la Renaissance sur cet évènement. Ne dit – on pas que « qui ne dit mot consent » ?

Au président de la République de trouver les mots justes pour expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour – là, afin de rassurer tout simplement le peuple centrafricain qui lui a confié la gestion de sa destinée, avant qu’il ne soit trop tard. Sur cette même affaire, le peuple centrafricain abandonné par les leaders des partis politiques, ses représentants légaux à l’assemblée nationale et par la société civile, attend aussi, par la voix des guerriers de la plume et des communicateurs, des explications claires et précises de la part du chef du gouvernement, M. Simplice Matthieu Sarandji. Car, au – delà de la question de la responsabilité des soldats de la Minusca dans la relaxe pure et simple et la remise en liberté de Mrs. Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et Tidjiani, dans un premier temps arrêtés à Sibut dans leur fuite, soulevée et dénoncée officiellement par le premier ministre, et ce, en flagrante violation du mandat d’arrêt international décerné à l’encontre de tous les auteurs des crimes perpétrés en Centrafrique, et sur lequel ces mêmes soldats de la Minusca se sont fondés pour procéder à l’arrestation de M. JF Bozizé, le peuple centrafricain ne comprend toujours pas pourquoi le chef du gouvernement ne s’en était pas voulu à lui – même et à ses ministres, pour n’avoir pas donné des instructions fermes, aux forces de défense et de sécurité, basées au PK 12, aux fins d’empêcher par tous les moyens cette fuite et au besoin de neutraliser ces criminels, selon les règles de l’art militaire.

Une inquiétude fondée tant plusieurs jours après ce qui constitue un acte de désertion de ces forces de défense et de sécurité devant l’ennemi, aucune enquête n’ a été diligentée ni par le gouvernement et ni par l’inspection générale des armées, pour que des responsabilités soient établies et que des sanctions de dernière rigueur soient prises à l’endroit de tous ceux qui avaient rendu possible cette fuite, et leurs complices dont les ramifications sont visibles, selon des sources dignes de foi, dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat, à la primature, dans les services sensibles des ministères de la défense nationale et de la sécurité publique, au niveau de l’ état – major et dans les services hautement stratégiques relevant des directions générales de la gendarmerie et de la police nationales.

Une inquiétude justifiée d’abord par l’incompétence notoire des conseillers militaires du président de la République qui avaient fui devant l’avancée des éléments de la séléka, ensuite par celle des ministres en charge de la gestion de la défense nationale et de la sécurité publique qui, n’ayant pas la maîtrise réelle de la technicité, passent plus de temps à user de leurs pouvoirs pour empocher les fonds hebdomadaires alloués à la sécurité et racketter quelques commerçants véreux de la capitale qu’à s’investir personnellement et efficacement dans la recherche et les recoupements des informations utiles à la protection des biens et des personnes, à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat, et bien évidemment à la défense de l’intégrité du territoire national, et enfin par celle des bureaucrates nommés en lieu et place des fantassins à des postes stratégiques au sein de l’état – major des facas et dans les principaux services de la police et de la gendarmerie nationales.

Une inquiétude qui pose dans toute sa nudité l’épineuse et éternelle question de l’incapacité des éléments des forces de défense et de sécurité à s’assumer et à assumer leurs missions de guerriers et de défenseurs de la République. Une armée de policards, d’affairistes, de corrompus, d’indisciplinés, de déserteurs, et de racketteurs dont la restructuration doit être la priorité des priorités pour le président de la République, s’il veut en finir avec la crise sécuritaire, restaurer l’autorité de l’Etat dans nos préfectures et dans nos villages, sortir son pays des griffes de la Minusca et de la communauté internationale, et rentrer dans l’histoire comme un combattant de la liberté et un des bâtisseurs de la République et s’il veut éviter d’écourter son mandat à la tête de la République par un soulèvement populaire.

En attendant, le peuple centrafricain a droit à des explications de la part de son président, d’abord sur son silence et sur sa probable responsabilité directe ou indirecte dans la fuite organisée de ces criminels, ensuite sur le contre – ordre interdisant aux forces de défense et de sécurité en faction cette nuit – là au PK 12 de réagir vigoureusement, et enfin sur la diversion savamment orchestrée dans cette terrible affaire par son premier ministre en pointant un doigt accusateur sur les soldats de la Minusca, basés à Sibut. Affaire à suivre…….

 

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 22/08/2016 dans Uncategorized

 

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