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CENTRAFRIQUE:LA SITUATION HUMANITAIRE SE DETERIORE A KAGA BANDORO

ocha

Kaga Bandoro, le 30 septembre 2016Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a exprimé sa profonde inquiétude face à la récente détérioration de la situation humanitaire à Kaga Bandoro, dans la préfecture de la Nana Gribizi. Lors d’une visite de terrain le 29 septembre, il a constaté le départ d’acteurs humanitaires importants en raison d’agressions et de braquages devenus très fréquents depuis le début du mois de septembre. «Je condamne fermement les attaques contre les acteurs humanitaires à Kaga Bandoro et partout ailleurs en Centrafrique » a-t-il dit. «J’exhorte les auteurs de ces actes à respecter sans condition le Droit international humanitaire, notamment le principe de neutralité selon lequel les travailleurs humanitaires accordent une aide sans discrimination » a-t-il martelé.

Dans la période du 9 au 26 septembre 2016, plus de 16 cas de braquage de domiciles de travailleurs humanitaires nationaux ont été enregistrés. A cela s’ajoute le vol de matériel de valeur ainsi que les tentatives de cambriolage.

Le Coordonnateur humanitaire a également mis en garde les conséquences négatives de l’insécurité sur la protection des civils, notamment l’accès humanitaire et l’appui aux populations vulnérables. En effet, l’insécurité sur certains axes a limité les mouvements des humanitaires vers les populations qui avaient besoin d’une aide. Cette situation est d’autant plus déplorable qu’une légère accalmie avait permis le retour des habitants de Ndomété qui s’étaient réfugiées dans la brousse après les incidents du 16 et 17 septembre 2016. Environ 70% des 3200 personnes déplacées, avaient pu regagner leur maison.

Ce retour a permis aux acteurs humanitaires d’apporter une aide sanitaire et un appui Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) aux populations. Des dons de médicaments, le renforcement du centre d’écoute pour la prise en charge des cas de traumatismes, la recherche des enfants séparés et la réunification familiale sont entre autres les principales actions qui avaient déjà été engagées.

A présent, le départ d’organisations humanitaires et la cessation des activités de leurs partenaires de mise en œuvre risquent de mettre en situation d’insécurité alimentaire 120 000 personnes en sus des 35 000 déplacés qui ne recevront pas d’aide alimentaire selon le Programme alimentaire mondial. Un projet de l’UNICEF qui visait à procurer des repas à 25 000 enfants a également été mis en veille. A cet égard, Fabrizio Hochschild a rappelé qu’à l’heure où la RCA prépare un avenir plus radieux avec son programme de relèvement et de stabilisation, il est «urgent de rompre avec les cycles de violence du passé ».

 

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
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Publié par le 30/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DES EX ANTI-BALAKA RELATIF A CE NOUVEAU REGAIN DE  VIOLENCE DANS LES PROVINCES

lamaka-igor
Crédit Photo:M. Igor Lamaka, Porte parole des ex anti-balaka

 

EX ANTIBALAKA COORDINATION NATIONALE

SECRETARIAT GENERAL

PORTE PAROLE

COMMUNIQUE DE PRESSE : N°____005___ /2016 /CN/SG/PP/

Chers patriotes centrafricains, nous appelons à votre conscience car l’heure est grave !!!

Avant-hier c’était la ville de Kouango avec 55 morts, hier c’était Kaga Bandoro avec une vingtaine de morts, aujourd’hui c’est la ville de KOUI-DEGAULLE. Demain ça sera quelle ville ?

Ça ne sert à rien de jouer à la politique d’autruche, il faut sauver la patrie, la nation. Que dirons-nous demain à nos enfants ? Sinon que l’histoire nous rattrapera.

Ça ne sert à rien de condamner et ça ne sert à rien de dénoncer, il faut agir maintenant et prendre notre destinée en main.

Ce n’est pas à la Communauté Internationale ni encore la MINUSCA qui le fera à notre place mais c’est à nous tous. La MINUSCA nous a déjà démontré son incapacité et ses limites.

Nous nous sommes bien engagés dans le processus du DDRR et CVR (Réduction des Violences Communautaires) depuis bientôt 2ans. Ceci témoigne à combien nous sommes attachés aux vertus de la Paix, la réconciliation, le vivre ensemble et le développement de la République Centrafricaine.

Malgré cela, nous constatons un complot ourdi contre la République Centrafricaine, une campagne d’intoxication et de déstabilisation menée tous Azimuts, par une main invisible ennemi de la Paix en Centrafrique Partis politiques, Sociétés civiles, Hommes, Femmes, Jeunes et Vieux Journalistes, Avocats, Magistrats, Médecins, Étudiants, Cultivateurs, Éleveurs, Commerçants.

Mettons-nous debout pour sauver notre seule et unique patrie.

Au regard du niveau élevé d’insécurité qui prévaut actuellement dans le pays par la complicité de la MINUSCA, nous souhaiterons quitter le processus du DDRR, pour voir clair ce qui arrive devant nous, et renforcer notre RESISTANCE.

Parce que la MINUSCA n’as pas les capacités de la protection civile de notre population. Prend à témoin la Communauté Nationale et Internationale.

Par ailleurs, la Coordination Nationale des Ex-combattants ANTIBALAKA demande aux Autorités de la place de tout mettre en œuvre pour ramener la quiétude au sein de notre population qui a tant souffert et qui ne demande pas mieux que de vaquer à leurs occupations quotidiennes et de vivre en paix.

Vive la Paix en République Centrafricaine UN PAYS, UN PEUPLE, UNE PAIX

Fait à Bangui, le 28 Septembre 2016

La Coordination Nationale

Le Chargé de la Communication Porte Parole

Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

igor.lamaka@yahoo.fr 0023672661508

 
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CENTRAFRIQUE : DU REGAIN DE L’INSÉCURITÉ.

ayandho

Il y a peu, au Gabon, un pays frère de la sous-région Afrique Centrale, à la suite et dans un tout autre contexte qui aurait pu conduire à une tragédie généralisée, le Président Ali BONGO ODIMBA avait eu à dire ceci, je cite:

« Un(e) gabonais(e) qui meurt, c’est un drame. Plusieurs gabonais(es) qui meurent, c’est une catastrophe », fin de citation.

Je fais mienne cette approche, cette perception. Je fais également mienne cette gravité de ton et de responsabilité dans le propos. Parce qu’il ne saurait en être autrement. Les faits, en pareilles circonstances, devraient nous obliger tous à ce type de ressenti, à cette conviction citoyenne et patriotique assumée, et non à laisser entendre ou imaginer. Elle doit s’affirmer au quotidien, du sommet de l’État au citoyen lambda. Parce que l’affirmation de soi, de son honneur, de sa dignité, ne dépend pas de ses moyens, de sa capacité d’influence ou de dissuasion. Mais, on peut être prêt et disposé à mourir pour cela…

Honnêteté intellectuelle oblige, personne ne peut se permettre de nier aujourd’hui les conditions extraordinairement difficiles dont a hérité le Président Faustin Archange TOUADERA, combien sa volonté pourrait être contrariée, combien ses actions peuvent être lestées. Il semble s’investir avec sa force et sa détermination dans la mission délicate qui est désormais la sienne. Est-il
réellement accompagné
et effectivement soutenu par ses alliés dans cette oeuvre de recherches et de reconstruction? Comme à l’école, que celles et ceux qui le font lèvent la main…

En début comme en cours de mandature, des hésitations, des erreurs d’appréciation, d’actions et/ou d’actes posés sont d’usage. L’important, c’est d’être et de demeurer d’une très grande écoute, de savoir en tenir compte afin de pouvoir rectifier ou corriger.

Ainsi, de certains faits ici évoqués dans le lien, en tant que Institution suprême, de surcroît avec les mains nues, je me demande encore et toujours si c’était politiquement une bonne inspiration que d’avoir entrepris ces contacts de dialogue avec certains dits chefs rebelles ou chefs de guerre? Pourquoi une pareille formulation? De quelle guerre s’agit-il, en l’absence d’une confrontation directe, si ce ne sont pas que des sévices cruelles et des tueries sur les innocentes populations civiles?
De mon point de vue, si le désir et la volonté d’un dialogue était vraiment de mise, ceux rencontrés jusque-là ne seront jamais les bons interlocuteurs. Ceux-là, ils sont ailleurs. S’agissant de notre pays à tous, il faudra à un moment ou un autre devoir solliciter ces compatriotes, devoir les faire sortir de leur retranchement voire de leurs abris, les rencontrer, échanger avec eux sans aucun tabou, sans aucun soupçon, comme dirait l’autre, les convaincre de la prise en compte absolue de leurs légitimes réclamations en tant que partie intégrante de la nation, mais surtout de la promesse de s’y tenir. Car personne, même pas ces compatriotes momentanément égarés, n’a d’intérêt à ce que le pays demeure dans la crise actuelle. En tant que nouvelles autorités, ces personnes ne sauront que vous accorder leur confiance, mais aussi l’exigence de votre mise à l’épreuve. L’issue d’une entente aura forcément un prix, mais qui ne vaudra jamais autant que la Paix et la Sécurité retrouvées. Et puis, en politique, si l’on est vraiment un homme politique, il n’y a pas d’orgueil qui vaille sinon l’intérêt supérieur de la nation. Une fois que nous nous serons retrouvés, entretenus et entendus sur l’essentiel, plus aucun autre intérêt ne saura plus jamais nous opposer les uns aux autres et nous diviser sous quelque prétexte ou raison que ce soit. D’ailleurs, la situation générale du pays étant ce qu’elle est, il serait bien que l’on traite conséquemment la question « Sidiki », afin de prévenir à terme toute flétrissure regrettable de nos frontières…

La démarche que je me permets ici de suggérer très humblement à nos nouvelles autorités n’est d’aucune faiblesse, mais de raison et de responsabilité. Parce que, malgré tout, force restera à la Loi. La lutte contre l’impunité sera envers et contre tout afin que la justice sociale soit pour tous. Les compatriotes ayant pris les armes l’auraient fait pour ces raisons. Ils ne seront donc pas réfractaires à cette exigence absolue et non négociable.

Enfin, que les hommes et les femmes politiques qui seraient en soutien au Président Faustin Archange TOUADERA se positionnent et comblent les « blancs » de ses messages, de ses discours, justifiant ainsi leur sincérité, plutôt que de faire autant sinon pire et ensuite de décrier. Anciens candidats à la présidence de la république, certains aujourd’hui sont des élus et représentants du peuple, pourquoi nous ne les entendons pas de manière audible sur les questions de l’heure, auprès de nos populations, de la rébellion, de nos partenaires au developpement et autres? Cela n’est tout simplement pas sérieux et encore moins crédible. C’est à se demander, si eux n’ont jamais eu de projets fédérateurs à partager et autre? Aussi et ainsi, qui participe aussi de la paralysie? De mes certitudes, de mes convictions, souvent j’aime à dire que la politique peut être dite et faite autrement. On ne la fait pas pour soi, mais pour le plus grand nombre. Et ce dont on peut être porteur peut également l’être parce que cédé ou confié à un autre, toujours au service du plus grand nombre.

Par  Jacques Ayandho

 
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Publié par le 29/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Révélation / M. Anicet Georges Dologuélé, combien avez – vous payé la facture de votre interview, accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

dologuele

Souvenez – vous de la dernière interview, accordée à M. Anicet -Georges Dologuélé par l’hebdomadaire « Jeune Afrique », il y a de cela une semaine ! Voici les termes contenus dans la version papier, résumée par Anne Kappes – Grange : « Vous aviez à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadéra, pourquoi ? «Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique, il n’y a pas vraiment d’Armée, de Police, de Gendarmerie.….Chez nous, c’est la population qui est armée ! C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadéra pour éviter les violences) «Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.» – Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque ? «Non, je l’assume parfaitement.

C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange TOUADERA, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. Le problème c’est qu’une fois élu, Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadéra)» – Début Aout, Jean-FrancisBozizé, le fils de l’ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché…Qu pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ? «Dans le fond, peut-on vraiment dire qu’il a pris un risque en revenant à Bangui ? Je pense qu’il s’était préalablement entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances, en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui.

C’est d’ailleurs la MINUSCA qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction.» – Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra ? «Il est au pouvoir depuis 5 mois : c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu. Or dans le cas présent, il ne s’est rien passé.» – N’êtes-vous pas alarmiste ? «NON, après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté. Mais, depuis, plus rien. Alors peut être que me taire n’était pas la bonne stratégie.» Fin de citation.

Nota Bene : Pourquoi le président de l’URCA, M. Anicet Georges Dologuélé qui prétend être le leader du premier parti politique sur l’échiquier national avec 13 députés, alors que les informations provenant de l’assemblée nationale le classe en 2ème position après l’UNDP de M. Michel Amine, fort de ses 14 représentants, n’ a – t – il pas eu le courage de rompre le silence et de donner sa lecture ou sa vision de la gestion des affaires de la cité par le président Touadéra, lors d’une conférence de presse, à Bangui et dans un hôtel de la place ? Pourquoi a – t – il préféré, en abordant des questions substantielles qui touchent à la vie de la nation et à l’avenir de son pays, recourir à l’expertise d’une presse étrangère, déconnectée des réalités de la Rca, au lieu de mettre le doigt dans la plaie en s’adressant directement à la presse locale, moyennant une offensive communicationnelle agressive et payante ?

En agissant de la sorte, ne donne – t – il pas raison à ceux qui pensent qu’il est l’homme de l’extérieur, un antinationaliste, et tout simplement un baroudeur politique trop imbu de sa petite personne, de son savoir – faire, de ses suffisances, de ses richesses et de ses relations avec la bourgeoisie locale, au service d’une bande de manipulateurs étrangers ? N’est – il pas de sa responsabilité, en tant que leader du « premier parti politique national », de soutenir les professionnels des médias publics et privés ?Très franchement et très honnêtement, peut – il dire combien lui a coûté la facture de l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » ?

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE Kaga – Bandoro :Yaketé et Bokassa, les forces de défense et de sécurité sont- elles dans la ville, et Al – Katim et ses éléments en fuite ?

Selon des informations dignes de foi en notre possession et de sources constantes, concordantes et indépendantes, les forces de défense et de sécurité, composées de gendarmes et de policiers dont le déploiement dans la ville était fermement et officiellement promis au peuple par le ministre de la sécurité publique, M. Jean – Serge Bokassa, au lendemain du massacre qui y a été perpétré par les éléments de la Séléka, sous le haut commandement d’un certain Al – Katim qui prend son ordre de travail de son chef hiérarchique direct, l’égorgeur de tout un peuple, un certain Nourreldine Adam, et au vu et au su des forces onusiennes du contingent pakistanais qui sont restées l’arme au pied, seraient finalement arrivées à Kaga – Bandoro, la semaine dernière.

En effet, après avoir été un tant soit peu bloquées à Dékoa, au motifs que le calme serait revenu à Kaga – Bandoro, Ndomété et dans les villages environnants en ruines et en fumée, et que parmi les éléments des forces de défense et de sécurité en mouvement seraient disséminés des éléments des forces armées centrafricaines, et sur fermes instructions du haut commandement de la Minusca dont le mandat consiste effectivement à assurer la protection des populations civiles et soutenir les efforts des autorités légitimes et légales dans leur volonté et leur farouche détermination à sécuriser le pays, celles – ci seraient autorisées in fine à rentrer dans la ville, appuyées par les contingents burundais et congolais.

A l’annonce de leur imminente arrivée, les éléments de la Séléka qui y régnaient en de véritables conquistadores dont leur chef, Al – Katim, auraient abandonné les bâtiments administratifs et privés qu’ils occupaient illégalement, auraient pris leurs jambes à leur cou et les principaux auteurs des dernières violences, massacres, pillages, viols des femmes, destructions des biens publics et privés, incendies des habitations et greniers, se seraient tout simplement évaporés dans la nature. Ces mêmes sources ont affirmé que ceux qui ne savent plus où aller auraient trouvé refuge à la mosquée et dans la concession de leur comzone, Al – Katim, où ils survivraient grâce aux subsides, donations et à des générosités des bonnes volontés. Pour combien de temps encore ?

En attendant le DDRR, peut – être ? Telles sont les deux (2) questions que tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, et des marchands de la mort, se posent depuis lors. En réponse claire et précise, la justice devrait sans tarder s’occuper de leur sort, ouvrir une enquête et procéder à l’arrestation des auteurs et complices de cette tragédie, comme la Minusca l’avait souligné dans son communiqué de presse, avant qu’il ne fût vraiment trop tard ; car, selon des informations dignes de foi en notre possession, les populations de Kaga – Bandoro, Ndomété et des villages environnants, victimes de ces dernières violences inouïes, se prépareraient à une vengeance noire et aveugle pour laver l’affront subi sur leur terre, celle de leurs ancêtres et de leurs aïeux et nettoyer la préfecture de tous les mercenaires, les égorgeurs et autres jihadistes qui y auraient trouvé refuge. Ne l’avaient – elles pas toujours dit « tôt ou tard, nous jouerons le match retour » , ce qui signifie en Sango « lawalawa, i ké pika dembo ti kiringoni » ?

Pour l’heure, Kaga – Bandoro, Ndomété et les villages environnants seraient sous contrôle des forces de défense et de sécurité et des barrières auraient été érigées dans la ville et aucune arme ne devrait ni y être visible ni y être détenue par un quelconque individu. Même la perception des taxes du convoyage des bœufs dont le montant s’élevait à 25.000 Francs par tête et qui était gérée par les éléments de la Séléka, serait désormais assurée par les forces de défense et de sécurité et leur montant revu à la baisse à hauteur de 2.500 Francs CFA. Rappelons qu’un véritable massacre s’est déroulé dans cette localité, il y a de cela une semaine, sous les yeux et à la barbe des forces onusiennes du contingent pakistanais, déployées en Centrafrique, conformément aux recommandations et résolutions du conseil de sécurité et dotées d’un mandat robuste, celui de recourir à la force pour assurer la protection des populations civiles ! Des forces onusiennes qui sont restées l’arme au pied, les 16, 17 et 18 septembre 2016 et qui n’ont rien pu faire ou qui ont tout simplement laissé le massacre se commettre ! Une tragédie qui se passe de tout commentaire ! C’est ainsi que, selon des informations dignes de foi en notre possession, plus d’une vingtaine de personnes auraient perdu la vie, en trois (3) jours, lors de ces actes de violences inouïes et aveugles, plusieurs blessés et des victimes dont le pronostic vital est sérieusement entamé, des femmes violées et égorgées, l’hôpital régional de la Nana – Gribizi pillé et des malades violentés et contraints de prendre leurs jambes à leur cou pour trouver refuge ailleurs ou mourir tout simplement en cours de route, des ongs à buts humanitaires saccagées, l’église catholique assiégée et pillée, des édifices publics et privés attaqués et détruits, etc. Parmi les victimes, M. Ngaté, le chef du village de Ndomété, la première autorité de l’Etat, M. Lagony, un brave cultivateur, connu de tous, et un certain Bigao.

Des sources sûres, le village Ndomété gardera pour longtemps les stigmates de cette attaque : des maisons et des greniers brûlés, des commerces pillés et saccagés, des biens publics et privés emportés, des animaux domestiques froidement abattus, et des hommes, des femmes, des enfants et des personnes du 3ème âge contraints de trouver refuge en brousse, en cette période de saison pluvieuse, avec le risque d’être mordus par des serpents, de boire l’eau des étangs et de consommer des racines pour tenter de survivre comme des animaux….. Aux dernières nouvelles, de sources proches de la gendarmerie, ce sont les contingents congolais et burundais qui contrôleraient la ville et ses environs. Quant aux forces de défense et de sécurité, elles auraient regagné leur base à Bangui, depuis la fin de la semaine dernière. Alors, M. Jean – Serge Bokassa, quelles forces sont – elles encore présentes à Kaga – Bandoro ?

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Diplomatie / Et si Touadéra signait comme Yaya Jammeh un accord de défense avec la chine ou la Russie……

Il y a quelques jours, « la Russie et la Gambie ont signé un accord de défense et de coopération militaire, quatre mois après l’ouverture d’une ambassade gambienne au pays de Vladimir Poutine. L’accord a été signé à Moscou par le Chef d’état-major général adjoint de l’armée russe, le général Vasily Tonkoshkurov et le chef d’état-major des Forces armées de Gambie, le lieutenant-général Ousman Badjie. Selon les termes de l’accord rendus publics, le nouvel axe de la coopération militaire entre la Russie et la Gambie sera essentiellement centré sur la formation et l’assistance technique aux forces armées gambiennes. Une bouffée d’oxygène pour le Président Yaya Jammeh qui est de plus en plus isolé par ses anciens soutiens en matière de coopération dans le domaine de la défense.

En effet, la Gambie reçoit traditionnellement une assistance technique militaire des armées américaine, britannique et turque. Trois pays où les militaires gambiens sont souvent formés dans leurs plus prestigieuses académies. Ses livraisons d’armes venaient souvent de Libye, d’Iran et de Russie. Mais avec les violations manifestes des droits humains ainsi que les menaces et injures souvent proférées par le dictateur gambien, aussi bien les États-Unis que la Grande-Bretagne ont suspendu leur soutien, ne laissant le terrain qu’à la Turquie et récemment le Pakistan. A l’évidence, Yaya Jammeh ne veut plus s’en contenter, puisque la Libye de Mouammar Kadhafi a disparu et ne peut lui venir en aide, comme du temps où de nombreux officiers, triés sur le volet par Yaya Jammeh, y bénéficiaient de programmes de formation. D’autre part, l’Iran est en froid avec le président gambien, depuis l’histoire des armes iraniennes achetées par la Gambie et livrées à une faction des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

La Russie veut poser un pied sur la côte atlantique Confrontée à de graves défis économiques, avec la suspension de l’appui budgétaire européen, la fin de la diplomatie du chéquier née de la rupture diplomatique avec Taiwan, tout comme son exclusion du Millennium Challenge Fund ainsi que de l’accord préférentiel de l’AGOA par les États-Unis, la Gambie va mal et Jammeh, qui se sent menacé par une population de plus en plus contestataire, cherche coûte que coûte à renforcer son appareil militaire et sécuritaire. Ce qui est une opportunité pour la Russie qui cherche à poser un pied sur la côte atlantique, comme l’avait déjà fait savoir, en novembre 2014, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. En juillet 2015, le président Vladimir Poutine a approuvé une mesure visant à donner à son pays une forte présence sur la côte atlantique en réponse à ce qu’il considérait comme « une expansion des troupes de l’OTAN », après l’invasion de l’Ukraine et les menaces russes contre leurs pays voisins. Après avoir apposé sa signature, le lieutenant-général Ousman Badjie, chef d’Etat-major de l’armée gambienne, a déclaré que « l’accord va permettre à la Russie et la Gambie de consolider leurs points de vue sur diverses questions d’actualité dans le monde et intensifier les relations entre les deux forces de défense ». Ce qui fait dire à une de nos sources au sein du gouvernement gambien, qu’en « signant un accord militaire avec la Russie, la Gambie espère non seulement obtenir un soutien financier pour l’aider à résoudre la crise économique et budgétaire devenue de plus en plus insupportable, mais Yaya Jammeh ouvre la porte à Moscou qui sera bientôt autorisé à utiliser Banjul pour accéder à l’Atlantique ». Même si la situation géo – politique dans laquelle se trouve aujourd’hui la République centrafricaine n’est pas comparable à celle de la République sœur de la Gambie, une chose est sûre : tout responsable politique, épris du souci de son peuple et de l’avenir de son pays, se doit de faire beaucoup preuves d’imagination pour assouvir ses desseins, protéger son pouvoir et rassurer sa population.

Abandonné par ses anciens alliés, à savoir la Grande – Bretagne, les Etats – Unis, la France et l’Otan, coincé financièrement et sentant se poindre à l’horizon le risque d’un mécontentement généralisé, Yaya Jammeh qui est arrivé au pouvoir par un coup d’état, qui n’est pas partisan de la démocratie et qui a même commis le crime de lèse – majesté en laissant mourir en prison un opposant à son régime, a vite compris l’extrême nécessité de desserrer tout simplement l’étau qui avançait irréversiblement contre lui, en tendant la main à la Russie de Poutine, une autre puissance nucléaire, militaire et membre permanent du conseil de sécurité. Démocratiquement élu, après plus de trois (3) années de violences inouïes et de crimes odieux qui ont ébranlé l’âme de son pays, la République centrafricaine, Touadéra se doit lui aussi aujourd’hui de faire preuve d’un sursaut patriotique et diplomatique pour mettre un terme à la crise sécuritaire qui empoisonne la vie de son peuple.

Une crise sécuritaire qui est devenue un véritable fonds de commerce, tant les ressources dont regorgent le sol et le sous – sol de ce pays sont immenses, pour les bandes armées en tête desquelles la Séléka, la Minusca, la France, les Etats – Unis, l’Ouganda et tous les pays de la sous – région. Même si la France et les pays membres de la Cemac ont joué fondamentalement un rôle dans le retour de la paix dans la capitale, les principales régions minières et stratégiques demeurent occupées par des conquistadores, des mercenaires et des marchands de la mort et il est grand temps que les forces de défense et de sécurité soient non seulement restructurées, mais surtout redéployées sur toute l’étendue du territoire national en vue d’assurer la protection des populations civiles, de défendre l’intégrité du territoire et de veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat. Or, malheureusement la communauté internationale, à travers la Minusca, refuse d’user de la force pour désarmer toutes les bandes armées et imposer la paix, conformément aux recommandations et autres résolutions du conseil de sécurité, sous le chapitre 7, et brandit l’embargo sur les armes à destination de la République pour retarder le réarmement des forces armées centrafricaines, seules capables de mettre en déroute toutes les forces non conventionnelles.

En signant un accord de défense avec la Chine qui doit exploiter le pétrole de Boromata et explorer d’autres sites dans l’Ouham et la Sangha – Mbaéré, ou avec la Russie de Poutine, comme Bachar El Assad l’avait fait pour pouvoir résister aux menaces des Etats – Unis, de la France et de l’Otan, Touadéra ferait un grand pas dans la résolution de la crise qui secoue son pays depuis longtemps et créera les conditions d’un rééquilibre des forces entre les puissances occidentales et sous – régionales qui, présentes en République centrafricaine, ne défendent que leurs intérêts et n’ont pas intérêt à ce que cette crise prenne fin un jour.

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Examen du projet de la loi de finances rectificative, analyses et suggestions du Groupe Parlementaire UNDP

YAMA

Avant d’aborder les analyses et suggestions au projet de la loi de finances de l’exercice 2016, au nom du Groupe Parlementaire UNDP, la situation politique sécuritaire actuelle me recommande de m’appesantir un tant soit peu sur le contexte d’insécurité que connait le pays, notamment le regain des hostilités à Kaga – Bandoro, Ndomété, Bambari, Kouango, Koui, etc. Ces tensions permanentes qui ne cessent de se manifester par des occupations de la majorité de nos préfectures, des tueries, de pillages et de violences inouïes dont la responsabilité incombe à des bandes armées relevant de la Séléka, ne sont pas de nature à aider le Gouvernement à recouvrer de manière efficace et effective toutes les ressources propres prévues dans cette loi de finances, indispensables à la mise en œuvre de sa politique et de la stratégie nationale de développement.

C’est ici l’occasion pour l’UNDP de demander de vives voix , dans un premier temps, au Gouvernement et à la communauté internationale de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour le redéploiement de l’administration civile et militaire sur toute l’étendue du territoire national, et de procéder dans le meilleur délai au lancement du projet DDRR, et dans un deuxième temps, à toutes les bandes armées qui continuent d’élever des barrières, racketter la population, lever l’impôt et de percevoir les taxes douanières à des fins personnelles, en lieu et place des agents des régies financières, d’avoir un sens patriotique et de saisir cette opportunité pour créer des conditions favorables à des investissements relatifs aux constructions des routes, des écoles, des centres de santé et des forages d’eau potable dans les régions qu’elles occupent. Ceci étant dit, depuis le 13 septembre 2016, les représentants de la nation sont convoqués à une session extraordinaire relative à l’examen et à l’adoption du projet de la loi de finances rectificative, généralement appelée « Collectif Budgétaire ».

Cet exercice combien important vise à adapter les ressources disponibles aux nouvelles réalités socio politiques intervenues, après la tenue des élections législatives et présidentielle. Comme il est de notoriété publique, la loi des finances qui est un document – cadre, détermine chaque année les ressources dont l’Etat a besoin pour faire face à ses dépenses régaliennes que sont les salaires, les pensions, les bourses, les constructions des routes, des forages d’eau potable, des écoles, des hôpitaux, etc. Pour ce Collectif Budgétaire de l’exercice 2016, les ressources proposées sont estimées à 162.900.000.000 Francs CFA et les dépenses à 213.800.000.000 de Francs CFA, ce qui représente un déficit de 51.000.000.000 de Francs CFA, soit 4,9% du PIB. A ce niveau du débat, pour l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, l’importance n’est pas ici de polémiquer sur les voies à utiliser pour combler le gap sus – évoqué qui s’élève à 51 milliards de Francs CFA et représente le quart (¼) du Budget, mais plutôt sur les mesures à prendre et à exécuter en vue de conférer à la gestion de nos finances publiques un caractère fiable. En effet, un bon système de gestion des finances publiques et du budget est indispensable pour la mise en œuvre des politiques nationales et la réalisation des nombreux projets de développement, à travers l’atteinte de trois objectifs budgétaires principaux, à savoir la discipline budgétaire, l’allocation stratégique des ressources et la prestation efficiente des services publics. Ce système transparent et organisé doit passer obligatoirement par la maîtrise effective des agrégats budgétaires et la gestion des risques afin de maintenir la discipline budgétaire, la planification et l’exécution du budget fondées sur les priorités nationales en vue de faciliter la réalisation des objectifs du gouvernement, et la bonne gestion de l’utilisation des ressources budgétisées pour obtenir la prestation efficiente des services et l’utilisation optimale des ressources. Or, malheureusement depuis plusieurs années, les gouvernements qui se sont succédé à la tête de ce pays, n’ont rien fait pour donner à notre budget un caractère transparent et organisé qui repose sur les six (6) dimensions essentielles d’un bon système de gestion des finances publiques : la crédibilité du budget ; l’exhaustivité et la transparence ; la budgétisation fondée sur les politiques nationales ; la prévisibilité et le contrôle de l’exécution du budget ; la comptabilité, l’enregistrement de l’information et les rapports financiers ; la surveillance et la vérification externes.

A ce propos, il suffit de comparer le respect scrupuleux de ces principes budgétaires dans certains pays, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, et le Rwanda, aux réalités qui guident l’exécution des lois de finances en Centrafrique, pour se rendre à l’évidence que ce sont des pratiques non orthodoxes et opaques qui gouvernent dans notre pays. 1- La crédibilité du budget : le budget est réaliste et il est exécuté comme prévu. Ce qui signifie que si dans le budget de l’exercice en cours, il est alloué 6 millions de Francs CFA à l’achat des fournitures de bureau pour la Direction de Cabinet du Ministère de l’Administration du Territoire, cette dépense doit être mensuellement engagée, ordonnancée, liquidée et payée. L’objet de la dépense dont le montant est de 500.000 Francs CFA par mois, à savoir les fournitures de bureau (rames de papier, paquets de bics, bloc – notes, etc.), doit être effectivement livré pour le fonctionnement des services relevant de cette Direction. Malheureusement, tel n’est pas le cas. Hormis les salaires qui sont traités mensuellement, ordonnancés et payés, tous les autres postes de dépenses de l’Etat soit ne sont pas engagés et tombent dans la masse en fin d’exercice, soit font effectivement l’objet d’engagement, mais les prestations sont partiellement exécutées, ou ne sont pas du tout réalisées ou les fonds sont purement et simplement détournés par les gestionnaires en connivence avec les fournisseurs de l’Etat (qui n’ont pas de bureau, de personnels, et de moyens matériels et logistiques). Il en est ainsi pour les crédits alloués annuellement, sur le budget ou le financement de l’Etat, aux projets de constructions d’écoles, de centres de santé, de routes, de forages d’eau potable, etc. Par conséquent, le budget est irréaliste n’est pas exécuté comme prévu, et n’a pas un impact positif sur le niveau de vie de la population. Pour ce faire, l’UNDP demande au Ministère des Finances et du Budget d’exiger , au titre de l’exercice en cours, des fournisseurs habilités à traiter avec l’Etat, la livraison de l’objet de la dépense, dès l’obtention du visa du Contrôleur Financier sur le Bon de Commande et d’inscrire toutes les dépenses de fonctionnement dont le montant ne dépasse pas 500.000 Francs CFA dans les dépenses obligatoires.

Cette mesure permettra aux entités bénéficiaires desdits crédits de disposer des fournitures de bureau et contribuera un tant soit peu à conférer au budget un caractère réaliste. 2- L’exhaustivité et la transparence : le budget et le suivi des risques budgétaires sont exhaustifs et les informations financières et budgétaires sont accessibles au public. Ces termes techniques signifient tout simplement que la documentation budgétaire (le budget annuel et les documents annexés) soumise à l’Assemblée Nationale pour examen et approbation, doit donner une image complète des prévisions, des crédits affectés par entités et surtout des résultats des exercices précédents. Outre les informations détaillées sur les recettes et les dépenses, la documentation budgétaire, pour être considérée comme étant complète et annuelle, doit inclure les informations suivantes : les hypothèses macro – économiques, à savoir les estimations de croissance totale et les taux d’inflation et de change ; le déficit budgétaire ; le financement du déficit ; le stock total de la dette ; les avoirs financiers ; l’exécution du budget au titre de l’exercice précédent ; le budget de l’exercice en cours ; le résumé des données sur les recettes publiques et les dépenses ; l’explication des conséquences des nouvelles initiatives des pouvoirs publics sur le budget et la politique fiscale et douanière. Si, d’une manière générale, toutes les informations sus – évoquées figurent dans la documentation présentée, il y a lieu de noter l’absence de l’état d’exécution du budget au titre de l’exercice précédent. L’absence de ce document important et l’inaccessibilité du public aux principales informations budgétaires (presse, sites web, vente des journaux, etc.) ne permettent donc pas d’avoir une idée exacte sur les ressources, les dépenses et les projets proposés et adoptés, leurs réalisations, les difficultés ou les retards intervenus dans leurs exécutions pour mieux analyser le projet de cette loi de finances rectificative. Cette faiblesse a toujours limité la capacité des gouvernements à maintenir la discipline budgétaire, à bien gérer les risques, et n’a fait que réduire la capacité du corps législatif, de la société civile et des médias à évaluer la mise en œuvre des engagements prioritaires par le gouvernement, et les collectivités locales.

D’où gaspillage des ressources et réduction ou inexistence des prestations des services. Pour corriger cette défaillance, l’Etat doit veiller dans le meilleur délai à la redynamisation de la Direction du Contrôle Financier, organe de contrôle a priori, sur place et sur pièces, incontestable et incontesté. Intervenant dans la chaîne de l’exécution du budget et disposant des Délégués du Contrôleur Financier près les départements ministériels, les sociétés d’état, offices publics et autres, et près les communes, cette direction pourra valablement contribuer à la réalisation d’une banque des données et des informations sur l’exécution du budget, et indispensables à la production de la loi de règlement.

3- La budgétisation fondée sur les politiques nationales : le budget est établi en tenant compte des politiques publiques. Toute loi de finances n’étant que la transcription en chiffres d’un programme politique, un processus de budgétisation basé sur les politiques publiques permet au gouvernement de planifier l’utilisation des ressources conformément à sa politique budgétaire et à la stratégie nationale. Ce qui signifie que l’absence de certains départements aux travaux de conférences budgétaires, et l’affectation d’office ou la reconduction tacite des crédits peuvent conduire à l’établissement d’un budget non conforme au cadre budgétaire et réduire l’importance donnée aux objectifs dans les négociations budgétaires finales. Ce qui justifie toujours l’allocation des ressources ne tenant pas compte des priorités du gouvernement, des départements et autres entités bénéficiaires et des nouvelles initiatives.

A ce propos, il est impératif de demander vivement au premier ministre de bien vouloir revenir sur les dernières instructions limitant l’accessibilité de certains départements ministériels, de certaines sociétés d’état, et pis, des collectivités locales (en ce qui concerne les taxes minières et les taxes d’abattage dues aux Communes par les différentes sociétés forestières et logées dans un compte à la BEAC, en application des termes d’une instruction présidentielle signée par le Général François Bozizé) à leurs comptes ouverts dans les banques commerciales de la place. Cette mesure permettra une utilisation optimale des ressources en faveur des entités bénéficiaires, et contribuera effectivement à la création de l’emploi et des richesses. 4- La prévisibilité et le contrôle de l’exécution du budget : le budget est exécuté d’une manière ordonnée et prévisible, et des mécanismes existent pour assurer le contrôle et le suivi de l’utilisation des fonds publics. C’est ici l’opportunité de dénoncer la responsabilité des régies financières dans l’exécution désordonnée du budget. Car, si l’on parle des ressources, il faut parler de l’efficacité du recouvrement des contributions fiscales et douanières, et du rôle combien trop important dévolu aux agents de la douane, des impôts et du trésor. Or, depuis la prise de pouvoir par le Président Touadéra, si à la Direction Générale de la Douane et des Droits Indirects, il a été procédé aux mouvements du personnel, il n’est pas de même dans toutes les autres régies financières, à telle enseigne que l’on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi seulement ce mouvement à la douane. Pour répondre à cette question, il est aujourd’hui grand temps, afin de permettre à l’Etat de disposer effectivement de ressources propres, que ce mouvement s’étende aussi à la Direction Générale des Impôts et des Domaines, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité publique, et à la Direction Générale du Budget ( Direction de la Solde et la Direction des Pensions) où règnent la démotivation et le désengouement depuis la fin de la transition et où sévissent surtout des pratiques de détention de quittances parallèles, de détournements des deniers publics, et de rétentions ou de blocages délibérés dans le traitement des dossiers (à l’exemple de ce qui se passe à la Direction des Pensions où des retraités doivent s’user et user de tous les moyens pour obtenir gain de cause). Il doit en être de même à la Direction du Contrôle Financier et la Direction Générale des Marchés Publics qui interviennent dans l’exécution et le contrôle interne ou a priori des dépenses.

En ce qui concerne la Direction Générale des Marchés Publics dont l’une des attributions substantielles consiste à vulgariser les dispositions de la loi n°08.017 du 06 juin 2008 portant code des marchés publics et leur appropriation par les gestionnaires et les administrateurs de crédits, un accent particulier doit être mis sur des compétences avérées, la maîtrise réelle de la technicité, et des profils des plus pointus. L’UNDP qui dispose d’un panel d’experts peut vous en faire des propositions.

5- La comptabilité, l’enregistrement de l’information et les rapports financiers : des données et des informations appropriées sont produites, conservées et diffusées pour les besoins de maîtrise des prises de décision, de la gestion et de préparation des rapports. Dans les régies financières, les départements ministériels, les sociétés d’état, les collectivités locales, le manque de données appropriées en temps voulu sur les prévisions de recettes, le niveau des liquidités et le flux de dépenses ne peut que réduire la capacité du gouvernement à déterminer et contrôler les agrégats budgétaires, l’allocation effective et stratégique des ressources et in fine impacter négativement sur la planification et la gestion des services. Et c’est ce qui explique la non – production de la loi de règlement ou du document faisant l’état de l’exécution du budget de l’exercice précédent. Cette faille peut facilement gripper l’état de nos relations avec les partenaires tant dans le cadre bilatéral que multilatéral qui y voient toujours des actes de graves dérapages et de non respect de la discipline budgétaire. Pour résoudre cette situation, l’UNDP propose et demande l’intégration dans les régies financières, les départements ministériels, les entités périphériques et les collectivités locales des professionnels en informatique sur le marché de l’emploi et la formation des personnels aux techniques et à la maîtrise de cet important outil de travail et de communications.

Cette mesure boostera la culture du numérique dans la gestion quotidienne de l’administration et créera sans doute les conditions pour une gestion saine des données comptables et une meilleure circulation ou partage d’informations. 6- La surveillance et la vérification externe : les dispositions relatives à l’examen des finances publiques et aux mesures de suivi par les responsables concernés sont opérationnelles. Pour l’UNDP, Il est question ici de prendre toutes les mesures pour que l’efficacité de l’examen effectué par le corps législatif et toutes les entités de vérification externe constituent un élément qui permet de tenir le gouvernement responsable de sa politique budgétaire, de sa politique de dépenses et de leur mise en œuvre. Ce qui signifie que le contrôle parlementaire, à travers les séances d’interpellations régulières et les commissions d’enquêtes parlementaires, doit être accru, et les mesures ou sanctions proposées et prises rigoureusement appliquées. Dans cette noble mission, les parlementaires doivent être soutenus par les institutions de contrôle externe ou a posteriori, à savoir l’Inspection Générale d’Etat, l’Inspection Générale des Finances et la Cour des Comptes dont les attributions consistent à veiller à la bonne exécution du budget, à la lutte contre la corruption et au respect des règles de la bonne gouvernance et de la transparence. Malheureusement, l’absence de compétences de bonne moralité à la tête et dans ces institutions et leur politisation ont fini par faire de ces instruments de contrôle externe des caisses de résonance, des refuges sûrs pour des hommes et des femmes en fin de carrière et traînant derrière eux de vielles casseroles, et de parallèles structures de recouvrement à l’exemple de l’Inspection Générale des Finances (Affaire de détention des carnets de quittances en lieu et place des comptables et affaire d’affectation, par un ordre de travail, d’un agent des impôts à l’aéroport en lieu et place d’un comptable, pourtant nommé par un arrêté). Pour trouver des solutions idoines à ces graves dysfonctionnements, l’UNDP exige qu’il y ait de profondes réformes dans toutes ces institutions afin de les ouvrir à des experts plus jeunes et plus qualifiés, d’en faire des organes de carrière et non des structures de recyclage, et de s’en servir comme une locomotive de la bonne gouvernance et de la transparence. En conclusion, les 14 députés de l’UNDP voteront ce projet de loi de finances rectificatives afin de donner les moyens financiers au Gouvernement de réaliser le programme politique et les projets de société sur la base desquels le président Touadéra a été brillamment élu.

Fait à Bangui, le 24 Septembre 2016

Pour le Groupe Parlementaire UNDP (é)

Augustin YANGANA – YAHOTE Député du 4ème 2

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: ET SI NOUS NOUS DISIONS (PRESQUE) TOUT?

ayandho

Serions-nous des naïfs invétérés ou des désespérés irresponsables? Comment vouloir et puis pouvoir exister à nouveau lorsque plus de deux décennies et un chaos semblent ne pas encore avoir suffi en sacrifices en tout genre, surtout celui de femmes et d’enfants, celui également d’une jeunesse frémissante, frétillante, prometteuse et disponible? Il est grand temps que les hommes politiques ou celles et ceux là qui se considèrent comme tels deviennent un tant soit peu responsables. Serait-ce une question d’ego, d’ambitions personnelles? Une chose est désormais sûre, nous avons un nouveau président élu, de nouvelles institutions qui essaient de tenir leurs rôles, mais une armée en totale refonte. Aussi, les centrafricaines et les centrafricains ne demandent et n’aspirent plus que jamais qu’à la paix, la sécurité et l’unité. Les possibles propos des uns et des autres se doivent d’être rigoureusement mesurés, les postures de constance et d’une rigoureuse cohérence par rapport aux engagements politiques pris. Tout est bien encore très fragile et préoccupant. Créez plutôt ensemble, dans le cadre et le temps de cette « trêve » des braves, toutes les conditions ainsi que toutes les voies devant pouvoir conduire à un « Etat stratège », pour un « patriotisme économique et social », à court, moyen et long terme. Pour ce faire, tous autant que nous sommes, sans complexe ni mystification, nous devons maintenant et plus que jamais avoir tous les débats utiles et nécessaires à la survie de notre Nation. Cette image est aujourd’hui ma motivation. Elle est insupportable! A cela, les accords ainsi que les postures ne devraient plus jamais rajouter au désastre, mais ne servir qu’à une gestion commune et consensuelle de projets durables et donc de résultats.

Jeunesse centrafricaine, tu représentes l’avenir de notre pays, le Centrafrique. Tu es aussi cette réserve dans laquelle l’armée centrafricaine ira toujours puiser sa relève. Cependant et malheureusement, faut-il le souligner, ces dernières décennies, au cours des évènements et des moments difficiles connus, du fait de paramètres politiques, culturels, socio-économiques dont la misère et le désoeuvrement, tu as très souvent été confrontée à des choix souvent délicats… Des hommes politiques suffisants, débordés et perdus, ont initié des rébellions armées pour déstabiliser le régime en place, pour leur accession au pouvoir. Une fois en possession des moyens nécessaires à la mise en oeuvre et à l’entretien de la dite rébellion, la Jeunesse est utilisée pour faire le difficile et sale boulot. Elle est embrigadée, porte les armes après une formation aussi éphémère qu’incomplète. C’est elle qui passe les jours et les nuits en brousse, dans des conditions inhumaines. C’est elle qui, dans les conditions précitées, meurt de maladies et autres « accidents de terrain ». C’est elle qui va tuer, torturer, blesser, extorquer, voler, violer, tracasser, injurier. Le cas échéant, c’est cette même jeunesse qui, arme à la main, va ouvrir la voie et entrer dans la capitale pour nettoyer, sécuriser et préparer l’entrée triomphale du « leader politique »…

Le Droit de la guerre ou Droit International Humanitaire existe. La transgression de certaines de ses règles expose son ou ses auteurs à des poursuites judiciaires devant les juridictions internationales ou nationales. Aussi, un certain nombre de ces comportements gravement préjudiciables aux tiers ou aux communautés sont qualifiés de Crimes de génocide ou Crimes contre l’Humanité. La particularité de cette seconde catégorie de crimes est qu’ils sont imprescriptibles, même 100 ans après les faits… La Jeunesse centrafricaine continuera t-elle ainsi à devoir servir de tremplin aux hommes politiques?

« La personne humaine est sacrée. La République Centrafricaine se doit de renaître ».

Jacques Ayandho

 
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Publié par le 27/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND SATAN PARLA A ANICET GEORGES DOLOGUELE ?

dologuele

Depuis quelques jours Monsieur Anicet Georges Dologuélé, président de l’Union pour la Renaissance de Centrafrique(URCA) candidat malheureux aux dernières élections présidentielles est sorti de son mutisme.

Normale car en démocratie l’opinion est libre et cette sortie n’est que l’exercice de la démocratie après 5 mois de trêve suite à l’élection de Faustin Archange TOUADERA.

Maladroit comme tout disciple du mal, Anicet Georges Dologuélé a cru distraire le peuple en affirmant que Faustin Archange TOUADERA aurait volé les élections. RIRRRRE.

Les Centrafricains attendent des politiques, une démarche constructive pour relever le pays qui sort difficilement de la crise.

Mais Dologuelé, à travers ses sorties médiatiques de ces derniers temps, a montré sa volonté de détruire pour détruire. Dans l’interview accordée à Jeune Afrique, le président de l’URCA a montré qu’il n’a pas digéré la double défaite notamment à la présidence de la République et au perchoir du parlement.

Mais, ce que Anicet Georges Dologuelé a donné l’impression d’avoir ignoré, c’est que son double échec est une sanction infligée par le peuple qui n’a fait que réagir au passé assez sombre de ce leader politique contestable et contesté.

Piqué par le syndrome PING, notre Monsieur 10% National a multiplié des campagnes de dénigrement contre le président, sa famille et ses proches.

Et comme pour compenser une douleur qui le rongeait à l’estomac et en quête de consolation, il s’autoproclame : PREMIER PARTI NATIONAL.

C’est justement là où le diable l’a plus inspiré dans ses propos.

Le fait de se bomber la poitrine d’être le premier parti politique de Centrafrique est une vision étriquée et erronée de la real politique.

Qui est réellement le premier parti politique du pays ?

Ce n’est pas la première fois que ce sujet est mis sur la table, après une déroute des partis historiques.

Mais cette question n’a sans aucun doute jamais été aussi légitime. Le parti URCA a certes remporté 13 sièges au parlement en si peu de temps .Une progression légitime, qu’il faut accepter tout en nuances. Le risque de tomber dans la caricature, dans un sens comme de l’autre, est en effet si vite arrivé.

Les arguments ne manquent pas pour nuancer cette affirmation de Dologuélé.

Plusieurs politiciens contactés refusent d’attribuer au parti de Dologuél la qualité de premier parti de de la RCA.

La force d’un parti politique ne se limite pas uniquement à ses résultats aux présidentielles. Il faut encore se poser la question de la représentativité ».

A ce petit jeu, il est vrai que l’URCA n’est pas en mesure de tenir la dragée haute au Parti de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès de Michel Amine qui en compte 14 députés.

En sus l’UNDP est représentative car elle a remporté les élections presque dans toutes les préfectures et non uniquement dans des zones déterminées.

Cette analyse vient de facto atténuer le poids des résultats de l’URCA.

L’affirmation de Dologuélé est certes discutable, puisque l’UNDP compte plus de députés que l’URCA et fait partie de la majorité gouvernementale, et que l’URCA veut maintenant se situer dans une opposition acrobatique vis-à-vis du gouvernement, pourtant, il a un ministre dans l’équipe actuelle.

Helàs des sources concordantes et sures SATAN, notre ennemi colonial a parlé avec l’homme Dologuélé.Un plan funeste, un pacte secret pour empêcher toute diversification des partenaires économiques de la RCA et veut manipuler ce minable politicien vomi par le peuple à déstabiliser encore le pays de Boganda.

Qu’est ce qui fait courir Anicet Georges Dologuélé ?

Dans le tourbillon actuel, TOUADERA sortira t-il indemne ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 26 Septembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 26/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Communiqué :Réunion ministérielle sur la République centrafricaine

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1. Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, au nom du Secrétaire général, a convoqué une réunion ministérielle sur la République centrafricaine (RCA) le 23 septembre 2016, en présence du Président de la République centrafricaine, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, et des partenaires clefs de la RCA, dont la France, les Etats-Unis, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, la Banque mondiale ainsi que le Président de la configuration de la Commission de consolidation de la paix pour la République centrafricaine. Cette réunion a donné au Président Touadéra, l’opportunité de présenter les progrès réalisés par le Gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de sa vision pour la stabilisation de son pays, particulièrement dans les domaines de la réconciliation nationale, le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des membres des groupes armés, les réformes clés dans le secteur de sécurité et de la défense, la bonne gouvernance, la promotion et la protection des droits de l’homme, en particulier les droits des femmes et des enfants ainsi que la lutte contre l’impunité.

2. Les participants ont salué la vision du Président Touadéra pour transformer le pays ainsi que ses priorités immédiates pour résoudre les causes profondes du conflit et favoriser le développement du pays à long terme. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à continuer leurs efforts en faveur d’une approche inclusive associant toutes les composantes de la société centrafricaine. Les participants ont également insisté sur l’importance d’actions concrètes pour obtenir des progrès rapides dans le processus de paix et la réconciliation nationale à tous les niveaux de la société, et pour permettre le retour des 468.000 réfugiés et des 384.000 personnes déplacées internes, afin qu’ils retrouvent leurs biens et leurs moyens de subsistance.

3. Reconnaissant que la présence continue des groupes armés représente l’obstacle le plus immédiat à la stabilité et au redressement du pays, les participants ont encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre un processus de concertation avec les représentants des groupes armés au sein des instances prévues à cet effet en vue de permettre le lancement sans délai du programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement. Les participants ont également encouragé les autorités centrafricaines à s’assurer que ce processus s’inscrive dans le cadre plus large des stratégies visant à traiter les causes profondes du conflit, en particulier à travers un dialogue inclusif au niveau national et local et favorisant le désenclavement et le développement équitable de toutes les régions du pays. Les participants ont souligné que ces efforts devaient aller de pair avec la mise en œuvre de réformes concrètes dans les secteurs de la sécurité, de la défense et de la justice, et bénéficier du soutien indéfectible de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ainsi que du reste de la communauté internationale.

4. Le Président Touadéra a présenté la proposition du Gouvernement centrafricain de Cadre d’Engagement Mutuel entre le Gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux, régionaux et bilatéraux. Le Président a réaffirmé sa volonté de finaliser le document pour la conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine, afin de donner un signal fort d’un partenariat durable entre la République centrafricaine et la communauté internationale, pour obtenir une paix durable. Le Président a souligné que le Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA) proposé et le processus de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République centrafricaine (RCPC) devaient constituer des cadres cohérents et complémentaires pour orienter la relation entre la RCA et ses partenaires internationaux. Les participants ont salué le Cadre d’Engagement Mutuel comme un mécanisme important pour maintenir un haut niveau de partenariat stratégique entre la République centrafricaine et la communauté internationale.

5. Les participants ont souligné le rôle crucial que jouera la conférence des partenaires de la RCA et des bailleurs de fonds, qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre, pour sécuriser les ressources nécessaires afin de permettre la mise en œuvre des priorités visant le relèvement et la stabilisation du pays au cours des trois à cinq prochaines années. Les participants ont également exprimé leur préoccupation devant le manque de financement, entravant une réponse adéquate à la crise humanitaire en cours en RCA, avec 2,3 millions de personnes ayant besoin d’aide. Les participants se sont accordés à travailler ensemble durant les prochaines semaines, pour encourager de nouvelles promesses financières en soutien à ces priorités, notamment auprès de nouveaux donateurs potentiels pour la RCA. Ils ont enfin souligné la nécessité pour le gouvernement de mettre en œuvre des réformes structurelles dans le domaine de la gouvernance, de la décentralisation et de la gestion des finances publiques afin que ces fonds soient investis de manière efficiente, ainsi que l’importance d’un engagement dans la durée, y compris à travers le Groupe International de Soutien.

New York, le 23 septembre 2016

 
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole

 
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Publié par le 25/09/2016 dans Uncategorized

 

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