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CENTRAFRIQUE: LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX, SOUS LE SIGNE DE LA MOBILISATION EN FAVEUR DES GROUPES VULNÉRABLES EN CENTRAFRIQUE

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Comme chaque année à travers le monde, la Journée internationale de la paix sera célébrée, ce jeudi, 21 septembre, dans toutes les villes de la Centrafrique, sous le thème : « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ».

En République centrafricaine, la MINUSCA et différents partenaires nationaux organisent, à cette occasion, une série d’activités autour du thème central. Un accent particulier sera mis sur la mobilisation de la population en faveur des groupes vulnérables, notamment les réfugiés, les déplacés et des retournés.

Parmi les activités prévues à Bangui figurent, ce jeudi, une cérémonie officielle prévue au Stade Omnisports de Bangui, en présence des autorités nationales et du leadership de la MINUSCA, suivi d’une exposition-photo au Siège de la MINUSCA, à Bangui, sous le thème « Centrafrique, l’Espoir jusqu’au bout » avec le photographe centrafricain Pacôme PABANDJI en collaboration avec le Bureau de la Communication stratégique et de l’Information publique de la MINUSCA.

La Journée internationale de la paix verra aussi un rassemblement de solidarité avec les retournés, rapatriés et refugiés de Bangui autour du rond-point Abel Goumba. Une activité organisée avec le Réseau des femmes de la Police de la MINUSCA en partenariat les Forces de Sécurité Intérieure (FSI). Une caravane de la paix initiée par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) sillonnera tous les arrondissements de la capitale suivie de la finale du Tournoi de la Paix organisée par la Ligue de football de Bangui.

Les femmes leaders de la RCA ne sont pas en reste ; elles entendent, une nouvelle fois, faire retentir leur voix dans un plaidoyer en faveur de la paix en Centrafrique.

Il convient de rappeler que cette journée a été déclarée par l’Assemblée générale des Nations Unies en vue de renforcer l’idéal de paix, tant au sein des pays et qu’entre les pays eux-mêmes.

 

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE : Noureddine Adam refuse de désarmer tant que ses hommes sont emprisonnés

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Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) conditionne sa participation au processus de « désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement » (DDRR) à la libération de tous ses combattants arrêtés par les Casques bleus et remis au gouvernement centrafricain, a annoncé lundi 11 septembre un porte-parole du groupe armé.

« Nous ne participerons au DDRR que si nos hommes arrêtés à différentes occasions par les Casques bleus, remis aux autorités centrafricaines et placés en détention au Camp de Roux soient libérés », a déclaré un porte-parole du FPRC. Issu de l’ex-Séléka, le FPRC est dirigé par Noureddine Adam, ancien numéro 2 de cette rébellion qui a renversé le président François Bozizé en 2013. Le groupe armé contrôle plusieurs zones du nord, du centre et de l’est de la Centrafrique. Le groupe armé fédère également autour de lui le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), autre groupe issu de l’ex-Séléka, et l’aile anti-balaka de Maxime Mokom.

Le processus DDRR fragilisé

Sa position apparaît donc inquiétante pour la suite de ce processus qui constitue, pour le président Faustin Archange Touadéra, un début de solution pour pacifier le pays. « Nous étudions ce problème que nous prenons très au sérieux. Nous voulons éviter que d’autres groupes réclament libération de leurs hommes. Sinon, à quoi servirait la justice ? », s’interroge un membre du gouvernement, qui préfère, sur ce sujet sensible, conserver l’anonymat.

Interrogé par Jeune Afrique, il expose les termes de la difficile équation face à laquelle se trouve confronté le gouvernement fraîchement nommé : « Personnellement, je sais que Noureddine Adam a toujours été un partisan sécessionniste. Accéder à sa demande c’est lui donner carte blanche pour les nombreuses manœuvres dont on le sait capable ».

Ces dernières semaines – notamment lors des négociations menées sous l’égide de la communauté catholique Sant’Egidio – l’ancien patron du service de renseignements de Michel Djotodia avait réclamé une amnistie. Une éventualité qui conduirait à le laver de toute responsabilité éventuelle dans les crimes commis dans le pays, sur lesquels enquête la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique, créée en 2015 mais dont le procureur n’est arrivé à Bangui qu’en mai dernier.

Le DDRR n’est pas une solution à tous les problèmes auxquels le pays est confronté, mais il reste un outil indispensable.

Quatorze groupes armés, dont le FPRC, avaient été inscrits pour le processus DDRR lancé le 30 août par le président centrafricain. « Le DDRR n’est pas une solution à tous les problèmes auxquels le pays est confronté, mais il reste un outil indispensable qui, s’il est appliqué avec rigueur peut contribuer à renforcer la confiance entre tous les acteurs, réduire le nombre d’armes en circulation dans le pays, faire baisser le niveau de violence et la criminalité en favorisant un changement de mentalité concernant l’usage des armes », a  déclaré le patron de la Minusca, Parfait Onanga Anyanga.

Quelques jours après le lancement, c’est sur les ondes de la radio Ndeke Luka lundi qu’il annonce la clôture de l’opération : « Le DDRR, c’est fermé ! », a martelé le diplomate onusien.

Une déclaration considérée, au sein de la population, comme une « réponse ferme à Nourredine Adam ». « Mais il va falloir que la MINUSCA arrête de dormir, on en a marre ! », s’énerve Cyprien Kalouangui, notable de la ville de Kouango qui a dû fuir le week-end dernier pour trouver refuge à Bangui.

La Minusca, de son côté, affiche ses résultats. Mercredi 13 septembre, lors d’une conférence de presse à Bangui, elle a annoncé avoir récupéré 86 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions récupérés.

 

Source : http://www.jeuneafrique.com/474251/politique/centrafrique-noureddine-adam-refuse-de-desarmer-tant-que-ses-hommes-sont-emprisonnes/

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA SALUE LA MISE EN PLACE DU PANEL DES FACILITATEURS DE L’UNION AFRICAINE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Bangui, 13 septembre 2017 – La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) soutient l’initiative de l’Union Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation en RCA, et va travailler avec le Gouvernement centrafricain et le panel des facilitateurs de lUA, mis en place cette semaine à Bangui, pour que le pays retrouve le chemin de la paix. 

« La MINUSCA va appuyer l’UA au niveau technique, logistique et politique, en vue de la mise en œuvre de sa feuille de route pour la RCA. A cet effet, elle entend développer un partenariat solide avec le Gouvernement et le panel des facilitateurs », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, en soulignant que la Mission avait participé à la première rencontre du panel. La MINUSCA espère que les efforts conjoints du Gouvernement, de lUA, des acteurs sous-régionaux et des Nations Unies vont contribuer à obtenir des groupes armés une adhésion sans équivoque à la cause de la paix.  

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a mis en garde le groupe 3R (Retour – Réclamation – Réhabilitation) contre toute tentative dentrée dans la ville de Bouar (ouest de la RCA), qui aurait des conséquences dramatiques pour la population civile. « La MINUSCA demande au responsable de ce groupe armé de renoncer à ce projet. La Mission met également en garde les éléments anti-Balaka présents à Bouar contre toute violence ciblant une communauté spécifique », a prévenu le porte-parole. 

Le porte-parole est également revenu sur la contribution de la MINUSCA au processus de sécurisation et au retour à lordre constitutionnel en RCA, alors quelle célèbre le 15 septembre prochain, le troisième anniversaire du transfert des responsabilités entre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) et la MINUSCA. Grâce à ses 12.000 soldats, policiers et personnels civils déployés sur le territoire national – dont certains ont payé le sacrifice ultime pour le retour à la paix  et à travers ses interventions multiples aux côtés des partenaires centrafricains et étrangers, la MINUSCA a permis au pays de se remettre sur la voie de la paix malgré les tentatives déserpérées des perturbateurs de faire dérailler ce processus inévitable, a-t-il dit. 

Le porte-parole est également revenu sur la poursuite de lopération pilote du DDR à Bouar, la semaine prochaine, alors que les enregistrements à Bangui ont pris fin, permettant de désarmer et démobiliser 109 combattants dont six femmes et de récupérer 86 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions. Le porte-parole a divulgé les statistiques de la semaine sur les abus et violations des droits de lhomme (44 incidents pour 62 victimes) et annoncé la tenue cette semaine à Bangui dune séance de sensibilisation sur la Cour pénale spéciale à lendroit des personnes déplacées, dans le cadre du projet conjoint Gouvernement/ONU dappui à la CPS. 

De son côté, le porte-parole de la Force, Lieutenant-colonel Côme Ndayiragije, a fait savoir que la Force de la MINUSCA a pris des mesures préventives pour  combattre les menaces, dans le cadre de son mandat de protection de la population civile. « La Force collabore étroitement avec les forces de sécurité intérieure et reste vigilante pour maintenir l’ordre et prévenir des actes criminels de toute nature dans la capitale et dans les régions, avec lapoursuite des opérations et les escortes des convois humanitaires pour permettre l’accès ȧ l’aide, aux populations civiles dont une partie importante vit des camps des déplacés, » a souligné le porte-parole. 

Pour sa part, le porte-parole de la composante Police, Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé la réouverture la semaine prochaine, et en collaboration avec la Police centrafricaine et les partenaires financiers, du commissariat du 3ème arrondissement de Bangui. « En prévision de cet évènement, des séances de travail ont été organisées avec les autorités administratives, responsables religieux et chefs du comité des sages du 3ème », a-t-il indiqué. « C’est l’occasion pour nous, d’en appeler au sens de civisme de la population, afin de préserver en tous temps et en tout lieu ces infrastructures d’utilité publique », a conclu le porte-parole de la Police, en rappellant que le commissariat a été fermé suite aux évènements survenus le 20 juin 2016.

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE : L’ACCES HUMANITAIRE ET LA PROTECTION DES CIVILS ENTRAVES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, le 12 septembre 2017 – Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamne l’attaque ciblée contre les civils et les organisations humanitaires à Batangafo. Elle appelle au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à un accès humanitaire libre.  

Le 7 septembre à Batangafo, un groupe d’hommes lourdement armés a attaqué la base d’une ONG internationale qui abritait plusieurs organisations humanitaires ainsi que de nombreuses familles déplacées. A plusieurs reprises les personnels humanitaires ont reçu des menaces de mort. La base a été entièrement pillée. Les personnes déplacées ont été contraintes à nouveau de fuir. Face à cette énième vague de violence, la quasi-totalité des organisations humanitaires présentes à Batangafo a relocalisé ses personnels à Bangui et a donc dû suspendre temporairement ses activités. Au moins 28 000 personnes déplacées seront donc privées de l’aide humanitaire dans cette zone. 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, met en garde les auteurs de ce regain de violence sur les multiples conséquences de leurs actes et déclare : « j’exhorte toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des civils et j’en appelle à leur conscience pour nous permettre d’apporter l’assistance d’urgence ». 

«  Je demande à toutes les parties de respecter leurs obligations relatives à la protection des civils et je les appelle à ne pas entraver la liberté de mouvements des acteurs humanitaires ». Najat Rochdi a saisi cette occasion pour réitérer les principes de neutralité et d’impartialité qui guident l’action humanitaire. 

La persistance de l’insécurité et des violences continue d’entraver l’accès humanitaire. Depuis le mois de juillet 2017, l’augmentation du nombre des attaques perpétrées contre les humanitaires a contraint plusieurs organisations humanitaires à suspendre leurs activités dans différentes régions du pays et à transférer leurs personnels à Bangui. 

En République centrafricaine, la protection des civils reste l’un des défis majeurs. A cause de l’insécurité   600 000 centrafricains sont déplacés à l’intérieur du pays et 2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire pour survivre. Aujourd’hui, le Plan de réponse humanitaire 2017 qui est chiffré à 497 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances n’est financé qu’à 30%.

 Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
 

CENTRAFRIQUE : GOUVERNEMENT SARANDJI II :LA DEMENCE POLITIQUE ? 34 MINISTRES POUR UN PAYS PAUVRE ET EN GUERRE

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1- Ministre de I ‘Economie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA
2- Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA
3- Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de I ‘Etranger : Monsieur Charles Armel DOUBANE
4- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA 
5- Ministre de la Justice, des Droits de I ‘Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA
6- Ministre du Développement de I ‘Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Gontran DJONO AHABA
7- Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local Monsieur Jean Serge BOKASSA
8- Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRANE
9- Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Théodore JOUSSO
10- Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAÏKOUA
11- Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Lambert MOUKOVE – LISSANE
12- Ministre de la Communication et des Média : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI
13- Ministre de I ‘Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA
14- Ministre de I’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE
15- Ministre de I’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO
16- Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Côme ASSANE
17- Ministre des Postes et Télécommunication: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
18- Ministre de I’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de I’Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOURE
19- Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de I’Habitat : Monsieur Gaby Francky LEFFA
20- Ministre du Travail, de I’Emploi et de la Protection Sociale : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA
21- Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de I’Artisanat et du Secteur informel: Monsieur Bertrand TOUABOY
22- Ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Silvère Simplice NGARSO
23- Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de I ‘Enfant: Madame Aline Gisèle PANA
24- Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE
25- Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE
26- Ministre des Travaux Publics et de I’Entretien Routier : Monsieur Ahamed SENOUSSI
27- Ministre de la Recherche Scientifique et de I’ innovation Technologique : Madame Ginette AMARA
28- Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean-Louis OPALEGNA
29- Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public Monsieur Nabia HAROUNE
30- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierrv KAMACH
31- Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Jean-Alexandre DEDET
32- Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Jacob MOKPEM BIONLI
33- Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;
34- Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.
Art.2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré publié au Journal Officiel.

CENTRAFRICAINS CENTRAFRICAINES VOTRE PAYS VA MAL.

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 12 Septembre 2017

Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 13/09/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : DEUIL NATIONAL (recueil de poésies )

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Les poèmes de ce recueil, je les ai écrits au fil de l’actualité douloureuse qu’a vécue la Centrafrique, entre 2013 et 2015. Ce sont, pour la plupart, des cris d’indignation, des cris d’horreur, que j’ai commencé à pousser le jour où j’ai réalisé qu’aucun reportage, qu’aucune tribune compassionnelle ne parviendrait à me consoler des massacres et des tueries.

Deuil national n’est pas pour autant une litanie de lamentations, encore moins un répertoire de massacres qui ont endeuillé la Centrafrique. Le seul massacre qui y est évoqué est celui du 13 janvier 2013, à travers des << réactions >>. Tous les autres ont été réduits à des toponymes, qui ouvrent le recueil à leur manière.

LE TITRE. Il s’est imposé en mars 2015, quand j’ai décidé de faire publier trois poèmes du recueil sur Sangonet. C’étaient, je vous le rappelle, CAPITALE NAIROBI, JANVIER 2014 ( dédié à Zarambaud Assingambi ) et UNE MINUTE DE SILENCE, que j’ai légèrement modifié.

Comme chacun sait, le premier deuil que commémorent tous les ans les Centrafricains est celui de leur président fondateur, disparu dans un accident d’avion, le 29 mars 1959. Cette disparition prématurée, qui prive le futur bébé État de son fils le plus méritant, semble avoir scellé  le sort de la Centrafrique. Depuis, elle glisse de catastrophe en catastrophe. La dernière ( est-ce bien la dernière ), l’ayant secouée jusque dans ses fondements existentiels. La dernière ( est-ce bien la  dernière ), l’ayant fissurée de toutes parts, comme un tremblement de terre. C’est à n’en pas douter, sa plus grande catastrophe, celle dont chaque Centrafricain portera pendant longtemps le deuil.

LE POÈME LIMINAIRE. Je l’ai écrit peu après l’envahissement de l’aéroport Bangui-Mpoko par des riverains, fuyant les exactions de la soldatesque de Djotodia. Mais ici aussi il n’y a ni fuite éperdue ni bousculade mortelle. L’aéroport est un lieu d’ouverture, la porte d’entrée et de sortie d’un pays. En Centrafrique, son unicité en fait un véritable microcosme, le miroir du pays. En l’envahissant et en interrompant son trafic, les populations traquées et paniquées l’avaient automatiquement placé sous les feux des projecteurs, en tant que scène du drame qui se jouait à ciel ouvert…

Ensuite les pérégrinations tragiques des sœurs Sissoko, chassées de Centrafrique, et en quête d’une patrie de substitution m’ont inspiré une élégie, le dernier poème du recueil avant sa composition.

Mais le lecteur attentif aura remarqué qu’il y a, dans Deuil national, un poème de circonstance ( dans mon esprit, l’expression n’est pas péjorative ). Je l’ai écrit à la hâte alors que mon recueil était déjà composé. Ce poème, la quatrième élégie, ouvre le recueil à un autre deuil.

Enfin je dédie Deuil national à tous mes compatriotes qui ont tremblé pour leur pays, à tous ceux qui ont écrit pour le défendre, à tous ceux qui ont parlé pour le défendre, à toutes les personnes de bonne volonté qui se sont opposées à son sabordage, à notre premier poète, Bamboté Makombo, qui nous a quittés, et à tous ceux qui sont morts pour rien.

   Voici un extrait de la première élégie, lequel se trouve sur la quatrième de couverture :

             << En vain j’ai hurlé aux vents européens

                  De courir de voler vous alerter Vous le pouvez, vous le pouvez

                  Faites-le pour mon pays, ma patrie, mon patrimoine

                  Mais la Tramontane m’a soufflé au nez

                  As-tu perdu la tête Quel message voudrais-tu que j’aille délivrer

                  Sous les tropiques

                  A des gendarmes qui sont sans cesse en maraude

                  A la recherche des murmures à décortiquer de la Françafrique

                  Moi je ne souffle que dans le Languedoc

                  Et que dans le Roussillon >>

 Anatole GBANDI 

Deuil national

 Ed. Edilivre, 108 pages,

 

CENTRAFRIQUE : QUAND LE SORT DU POUVOIR DE BANGUI DÉPEND D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS.

Après avoir soutenu l’actuel Président de la République aux élections présidentielles de 2015, un groupe de frondeurs bien identifié a projeté une manifestation pacifique à la célèbre place de la République à Paris. Cette première manifestation est autorisée par la préfecture de police de Paris et sera encadrée par les forces de l’ordre. Ce rassemblement qui a l’air d’une manifestation comme toute autre fait l’objet d’intenses polémiques sur les réseaux sociaux entre les « pour » et les « contre ». L’objectif de cette manifestation vise à réclamer la démission prématurée du President de la République démocratiquement élu au suffrage universel direct, et éventuellement la mise en place d’une nouvelle transition dirigée par des militaires. Selon les organisateurs, l’inertie, les errances, le saupoudrage d’efforts, le manque d’efficacité et de finesse des nouvelles autorités face aux innombrables massacres de la population légitimerait une telle démarche. Ainsi, le citoyen lambda qui ne comprend pas ce que cache cette manifestation s’interroge : C’est quoi une manifestation contre un régime ? S’agit-il d’un droit ou d’un acte contraire aux principes fondamentaux du droit ?

Dans un État de droit, les citoyens n’ont-ils pas le droit de réclamer la démission d’un Président de la République ? Élu démocratiquement ou pas, les centrafricains n’ont-ils pas le droit de penser ou de faire ce qu’ils veulent ? Pourquoi vilipender ou traiter du nom de tous oiseaux les organisateurs de cette manifestation jusqu’à descendre dans les affaires de culottes qui relèvent de la vie privée ? Mais pourquoi le pouvoir de Bangui redoute tant cette manifestation de Paris ? Pourquoi toutes ces mobilisations et campagnes de sensibilisation visant à empêcher la bonne tenue de cette rencontre ? S’agit-il de la guerre des enveloppes provenant du pouvoir et/ou de l’opposition ? De quelle nouvelle transition militaire parle t-on ? Ce pays doit-il évoluer de transition en transition ? Des avatars qui ne maîtrisent pas les rouages de la politique ni le fonctionnement juridique d’un État s’invitent dans l’arène pour amuser la galerie en piétinant les aspirations du peuple. La place de la République à Paris deviendra ce jour la capitale centrafricaine, le baromètre ou le centre névralgique où se décidera le sort du locataire du palais de la renaissance. Nous tenons à rappeler que la manifestation par définition est une réunion organisée dans un lieu public ou sur la voie publique en vue d’exprimer une cause collective. Il s’agit d’un droit fondamental reconnu et protégé par la loi. Il est indispensable à la liberté d’expression et la revendication des droits. L’exercice de ce droit est corroboré par l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose : » nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».L’unique condition d’une manifestation est sa déclaration préalable en vue d’une autorisation. En dépit des dispositions de cet article et eu égard aux agitations des fanatiques du pouvoir de Bangui, on se demande si ce genre de manifestation pacifique pouvait avoir lieu sur la terre centrafricaine. Dès lors que la manifestation n’est pas interdite, il devient un droit.

L’appel à la démission du President de la République n’entérinera pas la démission effective de celui-ci au lendemain de la manifestation mais cela peut servir comme un moyen de pression pour contraindre le pouvoir à se réveiller de son long sommeil. Nous crayons fort bien que dans les jours à venir, les organisateurs de la manifestation et leurs différents soutiens soient accusés d’être des opposants, de fossoyeurs de la République et même de préparation de coup d’état. Alors de quelle manière pouvons-nous contribuer positivement au relèvement de notre chère patrie ? Quand vous pensez la même chose que le pouvoir, vous êtes un quémandeur de postes et si vous réfléchissez autrement que le pouvoir, vous êtes un opposant. Mais à quel moment on est citoyen avec un droit de porter un regard critique sur notre pays ? Cela n’est-il pas un raccourci ? Depuis leur avènement à la magistrature suprême, des propositions de sortie de crise inondent les réseaux sociaux. Ont-ils tenu compte ? Une lecture préliminaire et sélective permet de remplir les poubelles de propositions contraires aux leurs.

En conséquence de ce qui précède et nonobstant les innombrables errements du pouvoir, nous nous inscrivons en faux et marquons notre farouche opposition à toute démarche ou initiative visant la démission du President de la République car cela nous fera perdre nos acquis et avancées démocratiques et les efforts de nos partenaires au développement seront trahis. Cela s’apparentera à un retour à la case départ. Certes, les choses n’évoluent pas comme souhaitées c’est à dire ne répondent pas aux attentes de la population mais la voie principale pour se débarrasser d’un President élu reste les échéances électorales.

À la fin de son mandat, le professeur qui a l’habitude d’évaluer ses élèves, sera aussi évalué et noté par le peuple. Au chapitre de propositions qui finira certainement sa course dans la poubelle, la plus plausible reste la cohabitation c’est à dire un nouveau gouvernement dirigé par un membre de l’opposition démocratique avec la particularité de l’entrée au gouvernement des représentants des groupes armés et non les leaders sur qui pèsent des infractions qui relèvent de la Cour pénale spéciale. Ne maîtrisant pas le jeu de la France, de l’ONU et de la communauté internationale, l’usage de la force contre les groupes armés est suicidaire car cela devrait se faire au moment où le nombre des groupes armés était maîtrisable avec peu de préfectures occupées.

Aujourd’hui, on assiste à une prolifération de groupes armés, d’autres sont en gestation avec quatorze préfectures occupées sur seize. Cette option conduira systématiquement à l’embrasement total du pays avec le risque que notre nation soit rayée de la carte de l’Afrique. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 08 septembre 2017.

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Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.
Tel : 0666830062.
 
 
 
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Publié par le 10/09/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA DÉNONCE LA CRÉATION ANNONCÉE  D’UN NOUVEAU GROUPE ARMÉ

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Bangui, 06 septembre 2017 – La MINUSCA dénonce la création annoncée d’un nouveau groupe armé en Centrafrique, au moment où la plupart des groupes armés prennent part depuis fin août, à une opération-pilote du DDR et que des initiatives pour la paix sont mises en place sous le leadership des autorités nationales. « La MINUSCA a appris avec préoccupation l’annonce de la naissance d’un mouvement baptisé Rassemblement des Républicains. La MINUSCA rejette d’ores et déjà toute voie qui mènerait vers plus de violence. La solution à la crise passe par le dialogue”, a déclaré mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a indiqué que les groupes armés doivent « cesser les hostilités, s’engager de bonne foi dans le Programme National du DDRR établi par le Président de la République et parvenir à un accord global de paix, dans le cadre de la feuille de route de l’Union africaine (UA) et de la communauté Sant’Egidio, sous le leadership des autorités ». A propos de l’opération-pilote du DDR, Monteiro a indiqué qu’à Bangui, « 87 combattants dont quatre femmes ont été enregistrés à ce jour, en vue de leur démobilisation et réintégration».  

Sur le plan sécuritaire, le porte-parole a fait part de l’intervention robuste des casques bleus de la MINUSCA, lundi à Bria, afin d’empêcher l’entrée dans la ville d’un nombre important d’éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Le porte-parole a par ailleurs mis en garde contre les pressions exercées par des groupes armés, notamment dans le nord-ouest de la Centrafrique, sur des religieux. «Les responsables religieux, les plateformes religieuses ont un rôle important à jouer dans la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans les communautés”, a-t-il précisé. 

Le porte-parole est revenu sur l’appui de la MINUSCA et des partenaires de la Centrafrique au programme de restauration de l’autorité de l’Etat, réaffirmé mercredi par le Représentant spécial du Secrétaire Général, Parfait Onanga-Anyanga, lors d’un atelier. Selon le porte-parole, le Représentant spécial a souligné l’« urgence à se mobiliser pour la restauration de l’autorité et du fonctionnement de l’Etat. Le défi est sans doute de taille mais les enjeux sont si importants pour que tous les efforts nécessaires doivent être mobilisés pour y arriver. » Monteiro a également annoncé l’arrivée à Bangui, en début de semaine, du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général, Kenneth Gluck, pour assumer ses fonctions. 

De son côté le porte-parole de la Force de la MINUSCA, lieutenant-colonel Côme Ndayiragije,  a fait savoir que dans les régions, la Force poursuit ses opérations de  protection des civils et continue d’escorter de nombreux convois à vocation humanitaire pour « permettre l’accès ȧ lassistance humanitaire aux populations civiles, dont une partie importante vit dans des conditions déplorables dans des camps des déplacés ». « De jour comme de nuit, la force continue ses patrouilles et s’interpose entre les groupes armés là où éclatent des affrontements », a souligné le porte-parole. 

Pour sa part, la porte-parole de la composante police de la MINUSCA, Oana Andreea Popescu, a souligné que le processus de finalisation du recrutement des 500 policiers et gendarmes se poursuit. « A l’issue des épreuves, 500 candidats ont été admis sur la liste principale et 184 sur la liste d’attente. L’arrêté interministériel qui officialise ces listes est signé et une campagne de communication sera menée ultérieurement par les autorités nationales pour aviser les candidats retenus, avant de préciser les dates d’incorporation dans les deux écoles, une fois celles-ci opérationnelles », a indiqué Popescu.

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CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A T-ELLE DE CUISANTS REMORDS SUITE À L’INVALIDATION DES PRÉSIDENTIELLES AU KENYA ?

  
Selemby      
 
Depuis la conférence de la Baule dans les années 90, un vent de démocratie a soufflé sur l’Afrique. Ce vent est suivi de conférence nationale à travers le continent. L’Afrique a ainsi pris une nouvelle dimension avec l’avènement du multipartisme et de l’alternance démocratique. Toutes les dictatures de l’époque sont alors légalisées ou encadrées dans une structure légale. On assiste avec impuissance à la main invisible de l’Occident qui dicte les conduites à tenir lors des différentes élections pour maintenir ou destituer les présidents africains au grès de leurs intérêts.
Le continent africain est ainsi habitué à des mascarades d’élections avec la complicité criminelle des commissions électorales et cours suprêmes (ou Cour constitutionnelle). Toutes ces manœuvres sont placées sous la très haute bénédiction des missions internationales d’observation électorale sans oublier la fameuse communauté internationale. Le célèbre président ivoirien Laurent Gbagbo en a fait les frais et reste un cas d’école dans les annales des élections en Afrique. Les archives électorales en Afrique est en train de connaître un revirement jurisprudentiel très important car pour une première fois en Afrique une cours suprême invalide les Présidentielles alors que le President sortant était déclaré réélu par la commission électorale.
Eh oui…ce n’est pas une illusion, cela c’est passé au Kenya, un pays d’Afrique australe qui avait connu un passé électoral compliqué avec des milliers de morts dans les camps des deux protagonistes. Secoué par son envie de comprendre, le citoyen lambda qui ne se prive pas de curiosité et s’interroge :
Depuis quand un President proclamé élu par la commission électorale se voit son élection invalidée par la cour suprême ? Dans quelle faculté les juges de cette cours ont-ils appris le droit ? Cela servira t-il de cas d’école ou de jurisprudence de principe aux autres États africains ? Cette décision est-elle le début d’une révolution électorale en Afrique ? Dans le contexte centrafricain, quelle lecture le malheureux candidat aux dernières élections présidentielles donnera de cette décision ? Sous cette optique, que dire des rapports des missions internationales d’observation électorale ? La cour constitutionnelle centrafricaine avait-elle mesuré la portée de sa décision ? Pourquoi cette piteuse élection centrafricaine entachée d’innombrables irrégularités n’était pas annulée ? La cour constitutionnelle se rend t-elle compte de ce que nous vivons aujourd’hui avec les conséquences de leur médiocrité ? La décision rendue par la cour suprême kényane nous prouve l’indépendance progressive des institutions judiciaires dans le cadre du respect de la théorie de séparation de pouvoir édictée par Montesquieu.
Cette décision confirme également la différence de culture démocratique qui existe entre les États anglo-saxons et les États francophones. Il est évident que le vieux partenaire privilégié des États francophones a commencé à se mordre les doigts devant ce riche continent qui commence à prendre progressivement conscience de son exploitation abusive. La réponse spontanée du President Rwandais à l’ attaque du President français et les mécontentements contre l’impérialisme monétaire du franc CFA en sont des illustrations. La démocratie en Afrique commence à retrouver sa vraie définition étymologique: »Le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ». Sous certains cieux, que risquent les courageux membres de cette Cour suprême ? Ils allaient très certainement subir les représailles de tous genres et même le chien de la famille serait répréhensible.
Au passage les membres de la honteuse commissions électorales doivent démissionner et même se voir traduit devant les tribunaux pour crimes et haute trahison. S’inscrivant dans la même suite logique, le President déclaré élu par la commission électorale doit se retirer de la course pour laver son affront. Il est important de rappeler que la définition du remord n’est pas loin de la culpabilité et de l’auto-accusation. Le président kényan ne regrette t-il pas des milliers de morts qu’on pouvait épargné lors de la précédente élection présidentielle qui a connu une crise post électorale très sanglante ? Nous estimons par contre que la cour suprême du Kenya n’est pas allé au bout de sa logique car elle devrait en conséquence déclarer le candidat de l’opposition gagnant suite à l’annulation des procès verbaux des bureaux de vote frauduleux et fictifs.
Pour en finir et dans le souci de la transparence des futures échéances électorales en Centrafrique, nous invitons humblement les autorités centrafricaines d’envoyer les membres de la Cour constitutionnelle en stage au Kenya pour se recycler car la maxime de l’ancien président américain Obama qui disait que: »L’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts » Se profile à l’horizon et commence à prendre son envol. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.                                                                    

Paris le 01 septembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU.          
Juriste, Administrateur des Elections.  
Tel : 0666830062                                                                                                       
 
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Publié par le 02/09/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LE DÉPLOIMENT DE LA JUSTICE À OBO EST UNE PRIORITÉ POUR LES AUTORITÉS ET LA POPULATION

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Bangui, 30 août 2017 – La MINUSCA salue le récent déploiement d’un procureur et d’un juge à Obo (extrême sud-est de la Centrafrique), en soulignant que le renforcement du secteur de la justice dans le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou constitue une priorité. « Le retour de la justice est une priorité pour les autorités et les populations mais aussi pour la MINUSCA », a indiqué le chef du bureau de la Mission à Obo, Laurent Wastelain.

S’exprimant mercredi lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, aux côtés du préfet du Haut-Mbomou, Ghislain Dieubeni Kolengo, et du sous-préfet de Bambouti, Serge Touanabana, le chef de bureau a annoncé la construction en cours de la maison d’arrêt à Obo, dans le cadre d’un projet à impact rapide de la Mission, afin d’appuyer le secteur de la justice centrafricaine dans la région.

Les trois responsables qui s’exprimaient par vidéo-conférence depuis Obo, ont par ailleurs salué le niveau actuel de sécurité dans la ville, tout en se montrant préoccupés par l’impact d’une reprise des violences dans la localité voisine de Zémio. “L’arrivée de casques bleus de la MINUSCA a sécurisé Obo mais la situation à Zémio reste tendue”, a déclaré le Préfet, qui a appelé au déploiement supplémentaire de soldats de la paix et des Forces armées centrafricaines (FACA). Le sous-préfet de Bambouti a lui, sollicité le déploiement des forces de sécurité intérieure dans sa localité.

Pour sa part, le chef du bureau de la MINUSCA a reconnu la tension actuelle à Zemio et aux alentours en raison de la présence d’éléments armés, notamment les anti-Balaka et des Fulanis armés, mais a réaffirmé l’engagement de la Mission “à protéger les populations locales, à sécuriser le retour des humanitaires et à promouvoir les valeurs de paix à travers d’autres missions de médiations”.

“De gros efforts sont déployés actuellement par la MINUSCA pour renforcer les casques-bleus basés à Zémio afin de protéger les milliers de déplacés internes”, a dit Wastelain, tout en rappelant quelques initiatives menées récemment, notamment la mission du Préfet et d’autres personnalités et d’une “caravane de la paix”, composée des autorités centrafricaines et de la MINUSCA, pour obtenir une cessation des hostilités. Selon ce responsable, les parlementaires du Haut-Mbomou ont sollicité l’appui de la Mission afin de se rendre prochainement à Zémio pour une médiation et pour promouvoir le retour à l’ordre public.

Lors de la conférence de presse, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a fait part de l’appel lancé aux Centrafricains, par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, pour qu’ils soutienent l’opération-pilote du DDRR, qui a démarré mercredi à Bangui. Le projet pilote vise à désarmer et démobiliser un total de 560 combattants et se poursuivra à Paoua, Bouar, Kaga Bandoro, Bambari, Bria, Birao et Koui. Monteiro a d’autre part annoncé l’arrivée prochaine en Centrafrique, du  Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Kenneth Gluck, pour prendre ses nouvelles fonctions.

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