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CENTRAFRIQUE: L’Ambassade de France souhaite une bonne rentrée scolaire aux élèves de Centrafrique

Dans le cadre de la cérémonie de rentrée qui s’est tenue ce lundi 17 septembre à l’école Combattant dans le VIIIème arrondissement de Bangui, les différents orateurs, dont le chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadéra, ont salué la coopération des différents membres du Groupement Local des Partenaires de l’Education. L’Ambassade de France contribue tout particulièrement à la formation des maîtres et à la conception d’outils pédagogiques comme en témoignent les 17 boursiers du gouvernement français qui sont partis se former en Bretagne.
Nous souhaitons une belle année scolaire à tous les écoliers, collégiens et lycéens de Centrafrique et leur souhaitons pleine réussite dans leurs apprentissages.

Source: Service de communication/AmbFRABG/FCBK

 

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE du PNUD: DROIT DE REPONSE

Le programme des Nations Unies pour le Développement a lu, avec surprise, dans la presse un article intitulé « Police : Détails sur la grève des Elèves-Policiers » paru dans le N° 4342 du 14 septembre 2018 du Journal l’Hirondelle.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) tient à apporter les éclaircissements suivants :

1.       Le PNUD (en partenariat avec la MINUSCA et le Fonds pour la consolidation de la Paix) apporte un appui au Ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique pour la formation de 500 élèves (250 policiers et 250 gendarmes) au sein des écoles de la Gendarmerie et de la police à Bangui.

2.       Pour l’alimentation quotidienne des élèves, un accord a été signé avec les Directions des deux écoles, au montant global de 108 953 036F CFA (cent huit millions neuf cent cinquante-trois mille trente-six francs) par école, et dont la mise à disposition est faite en 5 tranches, après soumission d’un rapport financier et des justificatifs afférents à la tranche précédemment allouée.

3.       Aucun retard de paiement n’a été enregistré du côté du PNUD au niveau du transfert des fonds dédiés à l’alimentation des élèves et de ce fait, cela ne peut être imputé au PNUD.

4.       Le PNUD réitère que ses services sont toujours disposés à donner aux journalistes et médias qui le sollicitent, les informations officielles et vérifiables qui peuvent les aider à informer leurs articles.

5.       Enfin, le PNUD remercie les médias pour leur contribution à l’information des populations et leur appui au plaidoyer pour le relèvement et la consolidation de la paix en République Centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 14 septembre 2018 

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
 Yolanda Romero : yolanda.romero@undp.org et HoussemEddine Ishak  houssemeddine.ishak@undp.org
Le PNUD forge des partenariats à tous les niveaux de la société pour aider à construire des nations résilientes, afin de mener à bien une croissance qui améliore la qualité de vie de chacun. Présents dans environ 170 pays et territoires, nous offrons une perspective mondiale et des connaissances locales au service des peuples et des nations.http://www.undp.org    
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Contactez-nous :           Le PNUD sur Twitter | sur Facebook | sur LinkedIn | sur Google+ |
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Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
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CENTRAFRIQUE: LES NATIONS UNIES ONT ACHETÉ POUR 3,9 MILLIARDS DE FRANCS CFA AUX ENTREPRISES CENTRAFRICAINES EN 2017

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Bangui, 14 septembre 2018 – En 2017, le volume d’achat du Secrétariat des Nations Unies auprès des entreprises centrafricaines a atteint sept millions de dollars (environ 3.9 milliards de francs CFA). Ces achats ont porté sur des biens et des services pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).  

Afin d’encourager les entreprises centrafricaines à faire des affaires avec les Nations Unies, la MINUSCA a organisé un séminaire fin juillet 2018, destiné à déveloper une plus grande coopération entre le service des achats de la Mission et la communauté des affaires centrafricaine et permettre aux entreprises de mieux s’imprégner de la manière de faire les affaires avec les Nations Unies. 

Un total de 178 entreprises nationales y ont participé, en présence de représentants du Gouvernement centrafricain, notamment du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère des Finances ainsi que la Chambre de Commerce.  

La Division des Achats des Nations Unies soutient le siège, les bureaux hors siège, les commissions régionales, les tribunaux internationaux et les missions de maintien de la paix partout dans le monde. Lorsque l’Assemblée Générale des Nations Unies approuve le financement d’une Résolution, il incombe à la Division des Achats de trouver les biens et les services nécéssaires à la mise en oeuvre du mandat.  

Avec la délégation d’autorité, la MINUSCA achète localement un éventail très large et précis de biens et de services également nécessaires à la mise en oeuvre du mandat dans des domaines divers notamment la sécurité, le génie civil, la construction, l’entretien de véhicules, le nettoyage, la maintenance des camps, internet, téléphonie mobile, impression, fournitures, communication, transport, entre autres. 

Pour devenir vendeur des Nations Unies, l’entreprise doit d’abord s’inscrire gratuitement sur www.ungm.org le site du Marché Global des Nations Unies.  Le processus d’inscription permet aux vendeurs de choisir l’organisme des Nations Unies avec lequel ils souhaitent faire des affaires, ce qui facilite sa localisation par l’organisation. Ensuite, il faut répondre aux invitations de manifestations d’interrêt publiées sur le site du Marché Global et dans la presse écrite en Centrafrique, puis répondre aux appels d’offres en rescpectant les instructions.

 

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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CENTRAFRIQUE: Nous vous présentons la synthèse des revendications des Groupes armés Seleka/Antibalaka signées à Khartoum et à Bouar. Au total 104 revendications.

Du 27 au 29 août 2018, le patron du FPRC Nourredine Adam de la ville de Birao, Abdoulaye Hissen de Ndélé, Mahamat Alkatim du MPC de Kaga-Bandoro, le chef d’État-major de l’UPC Ali Darassa de Bambari et Maxime Mokom de l’aile dure de la milice Anti-balaka de Bangui, se sont réunis à Khartoum sous l’égide de la Russie pour créer un seul groupe armé dénommé Rassemblement des Centrafricains en abrégé RCA.

POLITIQUE
Participation à la gestion de l’État par la nomination des cadres dans les institutions / services politico- administratifs du pays ;
Restauration de l’autorité de l’État/ Reconstruction et restructuration de l’administration ;
Élaboration d’une politique : * de protection des minorités ainsi que’ leur représentativité dans la gestion des affaires de l’État ;
Traitement équitable des groupes armés ;
Accélérer le processus de décentralisation ;
Libération des prisonniers issus des mouvements politico-militaires ; reconnaissance du statut des anciens chefs d’État ;
Mise en place d’un comité de suivi des conclusions du dialogue ; promotion et respect des droits» des femmes ;
Promotion de la compétence et de l’excellence dans I’ administration publique ;
Transformation des groupes armés en partis politiques ;
Respect et mise en œuvre des conclusions pertinentes ou Forun de Bangui 2015;
Organisation des élections régionales et municipales en 2019 ;
Activation de la Haute Autorité de la bonne gouvernance ;
Retour des leaders politico-militaires en exil ;
Reconnaissance du droit à la citoyenneté et délivrance des pièces administratives sans tracasserie, notamment pour les communautés musulmanes et peules ;
Érection des deux postes de contrôle administratif (RCA), dans la Vakaga et la haute Kotto en Sous-préfectures.
Formation d’un gouvernement de sortie de crise ;
Dialogue/Négociations dans un pays neutre ;
« Consultation » des Groupes Armées pour le choix d’un Premier Ministre

B – SOCIO ÉCONOMIQUE

Construction des routes nationales, hôpitaux, écoles, forages et aménagement des puits d’eau ;
Appui au secteur agropastoral et promotion de la culture attelée ainsi que la pisciculture ;
Réouverture des écoles et hôpitaux ;
Appuis aux associations et ONG, femmes, jeunes, etc.
Développement, accès équitable à la formation professionnelle et création des centres d’alphabétisation ;
Prise en compte des jeunes dans les politiques publiques de développement et résorbez le chômage des jeunes ;
Prendre des mesures destinées à maitriser les recettes, les ressources et les dépenses de l’État/bonne gestion ;
Promouvoir une politique de création des emplois et favoriser l’accès par tous ;
Déploiement des services sociaux de base et accès non discriminatoire de toutes les communautés ;
Création d’une université dans le Nord-est, Ouest et au Sud est :
Informatisation des services de l’État ;
Réhabilitation et développement des communes d’élevage ;
Mettre en place un budget de crise pour répondre aux besoins sociaux et participer à la relance économique ;
Réformer le secteur minier, le secteur des hydrocarbures, de l’économie forestière dans le respect des nonnes environnementales ;
Lutte contre la corruption et transparence dans l’attribution des marchés publics ;
Promouvoir la relance de l’économie dans les zones fortement affectées par les conflits ;
Promouvoir la transformation locale des produits et richesses naturelles ;
Créer un climat propice de relance des activités socio-économiques ;
Redynamiser l’artisanat et favoriser l’entrepreneuriat ;
Mettre en place un fonds de microcrédit destiné à financer les initiatives des jeunes et des femmes associées aux groupes armés ;
Implantation des antennes de communication dans l’arrière-pays (radio, télévision, téléphone) ;
Organisation des activités socio culturelle (Rencontres sportives) ;
Assainissement de l’environnement (Phase théorique ^Sensibilisation + Phase pratique) ;
Construction des canaux d’irrigation dans toutes les régions à faible pluviométrie ;
Délimitation et sécurisation des couloirs de transhumance
Promouvoir les groupements d’intérêts ruraux dans tout le pays (agriculture, élevage, pisciculture, couture, ouvriers miniers, commerce ;
Intégration dans la fonction publique des ex-combattants selon leur profil.
Doter les groupements agropastoraux des engins de culture par sous-préfectures ;
Réhabilitation ou construction des stations d’essence dans tout le pays ;
Création de pharmacies vétérinaires dans toutes les régions et sous-préfectures du Pays,
Renforcement des centrales électriques des régions du Pays;
Création des PMI ;
Réhabilitation des stations de recherche agro pastorales dans tout le pays ;
Réhabilitation des Usines de transformation des produits agro pastoraux dans tout le pays ;
Recenser et doter les ménages spoliés de leurs bœufs d’attelage, en bêtes charrues herse, charrettes, pousse-pousse/broyeurs, décortiqueuses manuelles en vue d’une relance rapide de la production agricole ;
Aider à reconstruire ou à équiper les lieux de culte vandalisés et/ou incendiés ;
Redéfinir les dispositions du code minier concernant la part à reverser au profit du développement local.

C – SÉCURITÉ ET DÉFENSE

Harmonisation / reconnaissance des grades dans le processus DDRR, RSS ;
Restructuration, refondation, équipement et redéploiement d’une force de défense et de sécurité républicaine ;
Accélération de la mise-en œuvre du grand DDRRR dans tous ses aspects en s’inspirant des résultats du projet pilote PDRR ;
Intégration des éléments des groupes politico militaires dans les FDS ;
Sécurisation des préfectures, des frontières et des zones sensibles ;
Réintégration dans leur corps d’origine des anciens FACA ayant évolué dans les groupes armés ;
Favoriser la libre circulation des personnes et des biens par la suppression des barrières illégales et des tracasseries administratives ;
Cessation des hostilités entre les groupes armés et de tout acte de violence contre la population et les humanitaires
Respect des équilibres régionaux dans les FDS ;
Lutte contre le trafic d’armes ;
Sécurisation des communes des minorités ;
Protection de la faune et de la flore contre les braconniers ;
Assurance de sécurité des ex-combattants désarmés, démobilisés et cantonnés ;
Dissolution de toutes les milices ;
Interdiction de la fabrication artisanale des armes et de procéder au ramassage des armes artisanales ;
Règlementation des armes de chasse ;
« Garantie » de certains combattants une fois démobilisés ;
Rapatriement des mercenaires étrangers ;
Prise en compte des éléments du MLCJ désarmés en 2011 et des éléments d’UFR-F désarmés en 2012 et des éléments d’UFR désarmés en 2008 et non réinsérés ainsi que mes éléments désarmés et relocalisés en Province ;
Désarmement forcé des groupes armés non reconnus dans le DDRR, notamment les groupes d’autodéfense ;
Prise en compte des armes de fabrication artisanale dans les critères de DDRR
Édification d’un mémorial au nom de tous les Centrafricains ayant sacrifié leur vie dans la défense de la Patrie ;
Révision de l’âge moyen de recrutement dans les corps en uniformes ;
Création des régions militaires dans les préfectures ;
Réorganisation des FACAS conjointement avec les forces d’impositions sur toute l’étendue du territoire ;
Délivrance de documents d’état civil aux ex-combattants qui n’en ont pas dans le cadre du DDRR

D – JUSTICE, RÉCONCILIATION ET QUESTION HUMANITAIRE

Appui au retour et assistance aux déplacés et aux réfugiés ;
Reconstruction et création d’une Commission Vérité, justice, Réparation et Réconciliation ;
Création d’un fonds d’indemnisation des victimes ;
Reconnaissance et renforcement du rôle des chefferies traditionnelles ;
Sensibiliser sur la lutte contre toutes les formes d’exclusion et de discrimination ;
Garantir la mise en œuvre d’une justice indépendante et équitable ;
Non-discrimination dans l’accès aux » soins de santé ;
Traitement équitable de toutes les communautés nationales,
Restructuration du système judiciaire et pénitentiaire ;
Stimuler les activités sportives au service du mieux vivre ensemble ;
Promouvoir la culture de la paix ;

Cessation de la manipulation des médias
Suppression de l’appellation Séléka ou Anti-balaka pour favoriser la cohésion sociale
Former les autorités locales sur l’éducation à la paix et à la réconciliation ;
Assistance aux veuves et aux orphelins victimes des violences armées ;
Prise en charge sanitaire et alimentaire des ex-combattants cantonnés ;
Prise en charge des leaders des groupes armés ;
Création des centres d’écoute sur le plan national dans tout le pays ;
Habitat-logement : Reloger les paysans dont les maisons ont été incendiées en aidant à reconstruire par la livraison des matériaux (tôles, pointes, bois, fer à ligaturer, pommelles et cadenas) pour des habitations de 24m² bâtis, sachant que la taille moyenne d’un ménage est de 7 personnes ;
Doter toutes les écoles affectées en alimentation scolaire (Produits PAM) aux fins de maintenir les élèves à l’école sachant que les récoltes ont été emportées et les greniers incendiés ;
Application de tous les droits universellement reconnus et respecter dans le monde.

2 REMARQUES/OBSERVATIONS/RÉSERVES

Politique

Loi d’amnistie générale
Dialogue/Négociation dans un pays neutre ;
« Consultation » des groupes armés pour le choix d’un Premier ministre
Autonomisation des Régions
Révision constitutionnelle.

Ont signé

ATB/ Mocom GBEÏ Théophile, chargé de communication (Coordination nationale)
UFR WAGRAMALE NDOLO Philippe – Président
MPC BRIA Ghislain – Coordonnateur MPC
RJS Armel NINGATOLOUM – SAYO – President
FDPC Marcel BAGAZA – Represent général MISKINE
3R SAÏDOU Yaliyou – Vice-président
FPRC ABOUBAKAR Siddiki Ali – Porte-parole
RJ/B DJIM-WOEI BEBITI Laurent – président
UFR-F : GBEYA Dieudonné Christian – SG
SÉLÉKA RÉNOVE : NDJERAYOM Ferdinand – SG
UPC : SOULEMANE DAOUDA – Porte-parole
MLJ : ABDEL RAZICK Deya – Porte-parole
ATB/NG : NOOMATE Dieudonné – Coordonnateur général adjoint
PRC : ABAKAR Moustapha – Coordinateur national

 

CENTRAFRIQUE : LES NOUVEAUX TSARS :LES RUSSES SONT-ILS EN TRAIN DE GAGNER LA GUERRE FROIDE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

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Les échos des relations russo-centrafricaines retentissent comme un avertissement aux autorités du pays. Chaque jour apporte le témoignage du poids prégnant de la présence des soviétiques sur la République Centrafricaine. On est en droit de s’interroger et de s’inquiéter sur les tenants et les aboutissements de cette présence qui s’étend partout et tous les jours. On en arrive à se demander qui tient la réalité du pouvoir à Bangui.

          Le président Faustin-Archange Touadera a-t-il cédé aux Russes une partie de sa mission régalienne ? Leur intrusion dans tous les rouages des décisions du pays interpelle. Certaines des actions qu’ils entreprennent dans la recherche de la paix sont sujettes à interrogation. La concertation de Khartoum (Soudan) qu’ils ont organisée avec les Soudanais, alors qu’avait lieu en même temps celle initiée par l’Union Africaine soutenue par les Français à Bouar (Centrafrique), témoigne de l’âpre bataille que se livrent les Russes et les autres puissances occidentales en terre bantoue. La réunion de Khartoum sent fortement l’odeur d’une offensive contre la concertation de Bouar. C’est le symbole significatif d’une guerre froide transférée en Centrafrique.

          Le président Touadera doit affirmer la souveraineté de son pays et ne pas laisser se répandre l’impression que les Russes sont devenus les nouveaux maîtres de la République centrafricaine. 

LES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES FACE AUX RUSSES ET AUX REBELLES

Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement légitime centrafricain se trouve confronté à des groupes politico-militaires. C’est une guerre que livrent des rebelles déterminés à s’emparer du pouvoir et à s’octroyer l’impunité, ainsi qu’une amnistie générale.

           Pourquoi les Russes prennent-ils langue avec des séditieux qui sont de véritables hors-la-loi ? Est-ce une demande formulée par le président Touadera pour rechercher la paix ? Mais ce n’est pas en faisant les yeux doux à des bandes armées qu’on la trouve ! On court le risque que les rebelles prennent cette attitude pour de la faiblesse et se radicalisent. Que se sont-ils dit avec les Russes ? Quel marché ont-ils conclu ? Et si les Soviétiques jouaient double jeu ? Dans tous les cas, les dindons de la farce risquent d’être, une fois encore, les malheureux Centrafricains. 

LA TENTATION DE MUSELER LA PRESSE ET LES RÉSEAUX SOCIAUX

Le journal en ligne Corbeau News nous apprend l’arrivée à Bangui d’un spécialiste russe de la piraterie informatique. Il aurait été engagé par le président Touadera, sur injonction de son conseiller russe en matière de sécurité, Valeri Zakharov.

            On a donc affaire à des spécialistes en manipulations informatiques ! Souvenons-nous des soupçons qui ont pesé sur eux pendant les dernières élections présidentielles américaines : ils auraient manipulé et instrumentalisé les citoyens américains pour faire élire Donald Trump. L’affaire a d’ailleurs été portée devant la justice américaine et suit son cours.

          Si le président Touadera a recours à ce genre de procédé pour intimider les journalistes et surveiller les réseaux sociaux, c’est une immense erreur de gouvernance. Les journalistes sont les chiens de garde de la démocratie. Avec leurs plumes, leurs caméras et leurs micros, ils sont sur tous les fronts pour participer au mieux à la recherche de la paix. Tenter d’orienter leur opinion, c’est priver le peuple d’un de ses moyens de juger.

          Or, on ne le sait que trop, en matière de démocratie, de liberté de la presse et d’expression, les Russes n’ont pas d’état d’âme. Leurs journalistes exercent leur métier dans des conditions dramatiques : intimidations, emprisonnements, voire assassinats par des Tontons Macoutes à la sauce slave.

          A contrario, la Centrafrique est une République démocratique, où la liberté d’expression ne peut être entravée. L’amitié des Russes doit se limiter à la recherche de la paix et à l’aide au développement, sans tentative de déguiser le président Faustin Archange Touadera en dictateur et, ainsi, transformer la République Centrafricaine en goulag des Tropiques.     

          Jusqu’à maintenant, une certaine forme de liberté de la presse et des journalistes a fait honneur à la République Centrafricaine et à son Président. Cette cellule de piraterie et de surveillance des opinions propagées par le Net est un procédé antidémocratique.

         On le sait, Internet regorge de diffamations, d’insultes, de marques de xénophobie et racisme, d’appels à la haine, de propagande fasciste, etc…

           Que le gouvernement soit préoccupé par ces excès et qu’il veuille traquer ces dérives en instituant une surveillance partielle des réseaux sociaux, c’est tout à fait louable. Mais attention à la tentation de surveiller et de contrôler les médias et les journalistes. Si tel était le cas, nous serions alors face à un déni de démocratie. 

LA DANGEREUSE DIABOLISATION DE LA FRANCE

Il ne faut pas se tromper d’ennemi : ceux de la République centrafricaine sont les tueurs venus d’ailleurs, qui tentent de mettre la main sur le pays des Bantous. Ce n’est pas la France, qui est aux côtés des Centrafricains depuis environ deux siècles.

          Le volume de l’aide française au développement de la Centrafrique n’est pas négligeable. L’ex-puissance coloniale a assuré et assure peut-être encore les fins de mois des fonctionnaires centrafricains. La France a combattu les rebelles aux côtés de la Minusca. Avec sa force Sangaris, elle a été la première nation à intervenir pour empêcher le génocide en gestation.

          Certes, les Centrafricains ont beaucoup de choses à reprocher à leur vieille amie. La France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, a sa part de responsabilité dans le chaos centrafricain. Elle a commis des erreurs politiques : entre autres, celle d’avoir choisi le dictateur tchadien Idriss Déby Itno comme solution à l’imbroglio centrafricain ; celle aussi d’avoir retiré prématurément sa force Sangaris. De plus, le comportement hautain du président français Emmanuel Macron à l’endroit du président Touadera a exacerbé les passions.

          Cette situation n’est d’ailleurs pas pour déplaire aux Russes, qui peuvent ainsi instrumentaliser et exciter les sentiments anti-français.           

          Certes le long cheminement de la République Centrafricaine et de la France n’a pas toujours été exemplaire : la colonisation avec ses administrateurs brutaux et ses sociétés concessionnaires aux comportements barbares ; l’indépendance, taillée sur mesure pour permettre aux dirigeants français de continuer à être les vrais maîtres du pays.  Tous ces précédents déplorables ont laissé à juste titre aux Centrafricains le sentiment que la France n’a pas cessé d’instrumentaliser et de manipuler certains d’entre eux, pour entretenir l’instabilité du pays à son profit.

         Mais doit-on aller jusqu’à diaboliser la France ? C’est apparemment dans l’air du temps. Même s’il est légitime de stigmatiser certains aspects néocoloniaux de la politique africaine de la France, est-ce qu’il n’est pas excessif de la diaboliser ? L’essentiel, ce serait plutôt de donner aux Centrafricains le goût du patriotisme et de la vigilance.

C’est pourquoi ils ne doivent en aucun cas devenir les supplétifs des Russes dans leur guerre froide avec les autres puissances occidentales. Il faut qu’ils gardent en tête que Français, Chinois et Russes sont venus en Centrafrique non pas pour leurs beaux yeux, mais pour leurs matières premières. 

Quant à leurs dirigeants, ils doivent s’efforcer de tout faire pour que les relations bilatérales soient d’égal à égal et profitables pour leur pays.

 Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA ET LE GOUVERNEMENT SOULIGNENT L’IMPORTANCE DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE POUR LA RCA

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Bangui, 12 septembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les autorités centrafricaines ont souligné mercredi à Bangui, l’impact attendu de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) actuellement en cours, dans le renforcement de la sécurité et le changement dans le pays. Le responsable du pilier RSS au sein de la coordination DDRR-RSS-Réconciliation nationale à la Présidence de la République, Colonel Ismael Koagou, et Mody Berethe, chef de la section RSS de la MINUSCA, s’exprimaient mercredi lors de la conférence hebdomadaire de la Mission.

« Avant, nous disposions d’une armée de projection basée à Bangui et loin des menaces. Aujourd’hui, dans le cadre de la réforme, elle devient une armée de garnison qui va être déployée dans les trois zones en plus de la position à Bangui et sera plus à même d’apporter des solutions. Les FACA sont en train de remplir leur mission avec la Force de la MINUSCA. C’est aussi dans le cadre de la réforme », a affirmé le chef du pilier RSS à la Présidence de la République. « La RSS constitue une réponse aux attentes du peuple centrafricaine exprimées lors des assisses nationales tenues en République Centrafricaine tel le Forum de Bangui, pour que revienne la paix, la sécurité et le confort national », a-t-il ajouté. Ce responsable a en outre salué « l’appui inaliénable de la MINUSCA dans cette immense tâche à travers les formations, les ateliers, l’encadrement, le déploiement des FACA et des forces de sécurité intérieure dans les régions, l’élaboration d’un plan de défense nationale, d’un plan de recrutement, entre autres ».  

Pour sa part, le chef de la section RSS de la MINUSCA a précisé que la réforme en cours en RCA est un processus politique, holistique et technique mené par les autorités nationales, qui vise à améliorer la sécurité de l’État et la sécurité des populations. « Il vise à mettre en place un système de sécurité efficace et responsable, dans le cadre d’un contrôle civil et démocratique, et dans le respect de l’Etat de Droit, des Droits Humains, de la Bonne Gouvernance et la promotion du genre ». 

Ce responsable de la MINUSCA a également souligné l’appropriation nationale de la réforme et qu’il n’y a aucune tentative des partenaires de se substituer aux autorités nationales dans sa mise en œuvre. « La RSS est un processus national et éminemment politique, mené par les autorités nationales avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux. Les partenaires externes apportent une expertise technique et/ou un appui financier », a-t-il dit. A cet effet, il a cité le modèle de solidarité internationale concernant les FACA, qui sont formés par l’EUTM (Mission européenne), équipés par différents partenaires tels que France, Etats-Unis, Chine, Russie, etc. et déployés avec les casques bleus. Il a en outre rappelé quelques contributions de la Mission tels que l’élaboration d’une feuille de route sur la réforme, les déploiements ou le projet pilote DDRR avec l’intégration de 232 ex-combattants dans les FACA, entre autres. 

De son côté, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a annoncé le lancement mercredi de la phase 3 du programme de réduction de la violence communautaire (CVR). « Ce programme vise 1100 jeunes à risque issus des 3e, 4e, 5e et 8e arrondissements de Bangui et Bimbo à travers une réinsertion socio-économique et l’éducation civique et la remise volontaire d’armes », a dit le porte-parole. Il a en outre indiqué qu’au cours de la semaine du au 11 septembre 2018, la MINUSCA a documenté 31 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 65 victimes. Selon la Mission, les auteurs présumés sont les éléments de groupes armés – les anti-Balaka, la coalition FPRC/MPC/UPC, le FPRC, le groupe Siriri, RPRC, MNLC, UPC et les autres groupes armés non identifiés – tandis que les préfectures les plus affectées sont cinq à savoir Ouaka, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré.

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CENTRAFRIQUE : LA RÉPUBLIQUE DES HYÈNES AFFAMÉES?

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Lorsqu’on cherche à comprendre la situation de la crise sociopolitique actuelle de la Centrafrique qui perdure,

une question surgit à l’esprit : quelle est la conscience démocratique de ceux qui détiennent actuellement les guidons de l’Etat centrafricain ?

Que fait cette minorité dirigeante pour satisfaire l’intérêt général celui de la masse silencieuse?

Pour être plus précis, dans un pays où l’on préfère les mensonges bien dits aux vérités mal construites, la conscience collective est très difficile à mobiliser sur les sujets les plus vitaux.

L’un de ces sujets vitaux est notre patrimoine commun légué par nos ancêtres et que nous devrons protéger pour léguer à notre tour à la génération future.

La Centrafrique est un pays qui regorge de potentielles richesses naturelles. Du nord au Sud de l’Ets à l’Ouest, ces richesses constituent notre patrimoine commun.

Que faisons-nous de ces immenses ressources naturelles dont la nature nous a dotés ?

Depuis une décennie, sous prétexte de rechercher le développement de la nation les gouvernements successifs de Bokassa, Dacko, Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodia en passant par Samba Panza ont toujours bradé nos ressources aux réseaux d’affaires locaux et extérieurs. Le peuple désabusé décriait la mauvaise gestion de ce patrimoine commun.

On croyait le pillage qu’ont orchestré bon nombre de dirigeants qui ont fait main basse sur ce patrimoine national révolu avec l’arrivée de Faustin Archange Touadera, « l’homme de la rupture » au pouvoir.

Le centrafricain lambda attendait à ce qu’avec cet intellectuel, professeur des universités, la distribution en catimini de nos richesses finisse, le clanisme et les intérêts égoïstes dans la redistribution des richesses disparaissent, le respect des règles de base de la transparence soit observé conformément à la constitution du 30 Mars 2016.

Mais hélas, dans ce pays de controverses, Faustin Archange Touadera et sa clique ont profité du suffrage des centrafricains pour perpétuer la tradition de gabegie d’atan : la loi est devenue l’exception et le profit la règle.

Disons les choses telles qu’elles sont présentement : l’horizon économique de notre pays parait sombre que clair. Si ce n’est pas un déni de démocratie, sommes-nous déjà, à notre corps défendant, dans un Etat-des opportunistes où la volonté des intérêts catégoriels serait la loi ? 
Le refus catégorique de Faustin Archange Touadera et sa clique de reconnaitre et de respecter les principes de base d’une démocratie établie renforce les doutes, les frustrations et crée la multiplication des groupes rebelles qui contrôlent notre patrimoine commun.

Depuis les élections de 2016, les pratiques politiques de l’exécutif et de son chef, déguisées sous le vocable trompeur et difficile à cerner de « rupture », s’éloignent chaque jour de sa promesse de campagne, disons sa profession de foi, de lutter contre la corruption et l’impunité.

La constitution du 30 Mars 2016 est l’unique contrat qui lie le Président de la République et les Centrafricains. Le développement économique exige le respect scrupuleux et rigoureux de la loi fondamentale.

Faire le contraire, c’est tomber volontairement dans un déni de démocratie.

N’est-ce pas ce à quoi nous assistons avec indignation ? Toute une génération politique impliquée dans les affaires louches ?

Et, si certains doutent encore d’une telle réalité, les nombreuses violations de la constitution constatées dans les attributions de dizaine de contrats miniers aux investisseurs étrangers sans pour autant se conformer à l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2016 illustrent la prédation érigée en mode de gouvernance politique.

Depuis 2 années, l’exécutif gère ces contrats et le parlement n’a aucun droit de regard sur les dossiers mais comme une simple caisse de résonance, l’Assemblée Nationale sera consulter plutard pour procéder à leurs régularisations.

Au fil du jour Faustin Archange Touadera braderait le patrimoine national en signant de nombreux contrats miniers aux investisseurs Russes, Libanais, Israéliens et Chinois sans pour autant recueillir l’aval du parlement national.

Ces contrats d’exploration ( De recherche) se sont transformés sur le terrain à l’exploitation des ressources naturelles sous le regard complice de nos autorités.

A ce rythme de braderie sauvage, les populations autochtones ne voient pas les retombées immédiates dans leurs communautés locales. Seuls Touadera et ses hyènes affamées profitent dans ces affaires avec des retro commissions colossales.

Cela n’est pas un incident isolé. C’est au contraire le signe qui révèle sans doute, plus que le style, la nature profonde du pouvoir actuel.

Arrivé pour nettoyer les écuries d’Augias de la politique centrafricaine, Faustin Archange Touadera, l’ancien recteur, puis premier ministre de François Bozizé qui connaissait le sérail du pays où il avait vécu dans l’ombre du prince, montre qu’il y patauge avec un bonheur sans partage.

Prince à son tour, il s’évertue par un silencieux mépris à prouver que son pouvoir est un conglomérat d’opportunistes.

La cour des opportunistes et des arrivistes qui ont accompagné son étonnante accession au trône s’emploie à réduire le pays à leurs desiderata irresponsable. 
C’est un régime népotique, de kleptocratie. Le pouvoir est mis au service d’un enrichissement personnel massif,

Selon nos constats, le gouvernement s’est illustré comme un régime de bandits qui brade nos ressources, et fait sienne les réseaux de trafic d’or, de diamants et d’ivoire pour s’enrichir au détriment du peuple souverain.

Mieux, les concessions minières accordées aux entreprises russes, chinoises révèlent davantage ce déni si ce n’est pas un mépris vis-à-vis du peuple souverain, les Centrafricains.

Ne soyons pas naïfs ! Il existe une gestion occulte et non une gouvernance transparente de nos richesses naturelles par les dirigeants actuels.

Dans ce marché de dupe, il n’existe malheureusement pas de transparence pour garantir l’avenir de futures générations et le peuple abusé n’a aucun pouvoir de maintenir nos ressources à l’abri et aux assauts des hyènes affamées.

Ce gouvernement de Mathieu Simplice Sarandji attribue des permis d’exploitation des minerais et forets qui échappent totalement au contrôle du Parlement voire du peuple.

Dieu Touadera décide de brader nos richesses sans l’avis du peuple qu’il tient à l’écart des plus importantes décisions, il n’informe pas le Parlement, qu’il ne considère pas comme organe représentatif du peuple, il n’informe pas les partis politique, et il décide en son âme et conscience de confier notre patrimoine commun aux investisseurs douteux.

Le Président use et abuse de ses fonctions pour agir en faveur des mercenaires et autres investisseurs comme le sauveur providentiel et par ce geste indécent, il plonge tout un peuple dans une situation inextricable, de misère, mettant en péril la vie et l’avenir de nos jeunes qui préfèrent mourir en brousse que de subir la hogra généralisée et officialisée par le régime du professeur Touadera.

Le président Touadera se présente toujours comme le sauveur de voleurs, d’affairistes et de voyous qui sont en train de ruiner notre économie. Zéro poursuites judiciaires contre son entourage corrompu. Un incivisme criant au sommet de la nation.

En ce moment, les voleurs, les escrocs, les affairistes, les magouilleurs, les corrupteurs et les corrompus du monde entier sont heureux de la protection de son pouvoir.

Ils peuvent continuer à dilapider nos richesses, ils continueront le gaspillage et ils sont pratiquement certains qu’avec le mathématicien, ils sont quasiment assurés, qu’ils peuvent compter sur cette mafia et qu’ils peuvent ruiner le pays en toute impunité.

Pendant ce désastre indescriptible, les centrafricains malheureux sont affamés, tués, égorgés, violés. 
Que Dieu nous préserve de cette mafia cruelle et sanguinaire.

La pauvreté endémique des populations centrafricaines ne relèverait donc ni d’une malédiction biblique ni seulement de causes exogènes. Elle serait systémique et enracinée dans une pratique locale de pouvoir.

L’exploitation et la domination exercées par l’ancienne puissance colonisatrice ne constitueraient pas l’unique cause de la paupérisation des populations centrafricaines.

Notre ennemi le plus implacable n’est-il pas nos dirigeants avec leur mode de vie ostentatoire, leur propension à accumuler des biens de prestige et à les exhiber comme signe de pouvoir et de richesse?

L’un des indices de la source endogène de la pauvreté des masses, est, incontestablement, la richesse scandaleuse de Touadera et son entourage dans cet océan de misère, dans un pays qui foisonne de scandales géologiques en termes de richesses minières.

Chacune des parades de FAT à l’étranger renforce le doute et le malaise chez le centrafricain. Ainsi, cette fois, doute aucun, le déni de démocratie s’est installé confortablement. La prédation est devenue le lei motiv des autorités.

Les semaines et mois à venir nous diront si le Centrafrique est devenu une «République des Hyènes affamées ? ». Du moins un État-voyou ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 10 Septembre 2018

Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE : JUSTICE OU AMNISTIE, LE POUVOIR HÉSITE DE TRANCHER ET REDOUTE LEURS EFFETS.

                                                      
La mère patrie de nos ancêtres a connu une série noire sans précédent de son histoire avec une guerre civile soit disant confessionnelle qu’on nous a imposée. A l’issue de ces hostilités frontières à un génocide, les centrafricains se sont entretués avec une animosité, une barbarie incomparable et digne des siècles révolus. En conséquence de ce qui précède, on dénombre des milliers de morts, des réfugiés maltraités dans les pays frontaliers, des innommables déplacés, des maisons incendiées voire même la disparition évidente de certains villages sur la carte territoriale. Le comble de cette genèse est que les bourreaux du peuple centrafricain sont connus, identifiés mais ces derniers pavanent librement et sans inquiétude sur les cendres d’un peuple meurtri.
Il est important de rappeler que les groupes armés non conventionnels occupent toujours de nos jours 80% du territoire national et règnent en maître. Le salut de cette nation est du à l’intervention de l’armée française et surtout de la communauté internationale après multiples résolutions du conseil de sécurité de l’ONU. L’ordre constitutionnel a été ensuite rétabli et un pouvoir est né d’une élection couplée mais caractérisée par une ambiguïté entretenue par la diplomatie internationale. A mi mandat, le pouvoir qui avait suscité tant d’espoirs, peine à trouver la bonne formule de sortie de crise malgré le soutien de la communauté internationale et surtout de la montée en puissance des forces armées centrafricaines.
De pourparlers de paix et dialogues vains ont été initiés de partout et parfois sans l’aval explicite des autorités légitimes. Les différents dialogues de paix ont un dénominateur commun c’est à dire troquer le désarmement et la paix contre l’amnistie en ignorant la justice et les victimes. L’amnistie par définition est un acte législatif qui empêche l’action publique c’est à dire les poursuites et annule les condamnations en l’effaçant du casier judiciaire. L’amnistie est prononcée par l’assemblée nationale par le biais d’une loi particulière. Elle est d’ordre collectif et s’adresse à une certaine catégorie de personnes définies thématiquement et non individuellement.
L’amnistie est une mesure d’apaisement, de réconciliation, de cohésion nationale qui évoque l’oubli, le pardon en vue d’éviter la reprise des hostilités militaires mais par voie de conséquence, elle rend la violence légitime et encourage les criminels à la violence gratuite. Il est en occurrence important de ne pas confondre l’amnistie au droit de grâce qui est une prérogative constitutionnelle du président de la république au bénéfice d’un condamné désigné nominativement et individuellement. Par contre, le droit de grâce ne fait pas disparaître la peine c’est à dire que la peine apparaît sur le casier judiciaire. Fatigué par les sept accords de paix signés par les belligérants et non respectés jusqu’à nos jours, le citoyen lambda s’interroge : Pourquoi le pouvoir légitime hésite t-il de trancher entre la justice et l’amnistie ? Le pouvoir redoute t-il les conséquences qui peuvent en découler ?
D’ailleurs, pourquoi amnistier les bourreaux de la république ? Dans ce contexte, qui amnistié et sous quelles conditions ? Si l’amnistie devient l’idéal, quelle serait l’utilité de la cour pénale internationale ? L’amnistie tant réclamée par les groupes armés non conventionnels et soutenus par les États de la sous région est-elle l’ultime issue de sortie de crise ? Peut-on véritablement oublier ce qui s’est passé ? Pourquoi le pouvoir joue les prolongations et repousse sans cesse l’échéance de résolution de crise ? Pensez-vous que l’amnistie favoriserait inévitablement la paix, la réconciliation et la cohésion nationale ? Peut-on utiliser l’amnistie comme ruse pour anéantir les rebelles et les poursuivre ultérieurement ? En d’autres termes, peut-on annuler ultérieurement une loi d’amnistie en respectant bien sûr le principe de parallélisme des formes qui veut qu’une loi soit annulée par une autre loi ? N’était-il pas humain d’attendre que les vérités soient dites avant d’envisager une quelconque amnistie ? De tout ce business politico-diplomatique, quel est le sort des victimes en termes de réparation ? Qu’ont-ils fait des dispositions emblématiques de l’article 1382 du code civil ?
En effet, l’article 1382 du code civil français communément appelé code Napoléon pose le principe de la responsabilité civile, de la réparation et dispose que : « tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui à la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Par respect pour la mémoire des victimes, nous estimons qu’on ne doit recourir à l’amnistie qu’en dernier ressort lorsqu’on a épuisé tous les moyens disponibles de résolution de crise.
Au final, on constate que le recours à la loi d’amnistie est drôlement injuste car elle est l’expédient des gouvernements faibles et surtout en perte de repères. Pendant que nous y sommes, pourquoi ne pas aussi évoquer l’hypothèse d’une amnistie fiscale en vue de rapatrier au pays pour le bien être du peuple de l’argent sale et mal acquis déposé dans les paradis fiscaux à travers le monde ? Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande ne dites pas que c’est moi.                    
Paris le 07 septembre 2018.
SELEMBY DOUDOU Bernard.  
Juriste, Administrateur des élections.      
Tel : 0666830062.
 

CENTRAFRIQUE: La MINUSCA condamne la mort de civils et renforce la sécurité du camp de déplacés de Bria

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Bangui, 7 septembre 2018 – La MINUSCA condamne fermement le meurtre de neuf personnes déplacées internes à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto (centre-est de la République centrafricaine), suite à de violents affrontements entre des groupes armés FPRC et anti-Balaka. La Mission réitère son engagement à mener des enquêtes pour déterminer les responsabilités en vue de poursuites judiciaires appropriées. De même, la Mission a renforcé la sécurité du camp de déplacés de PK3 pour protéger la population.

La police de la MINUSCA enquête sur des informations selon lesquelles neuf personnes déplacées de PK3 ont été enlevées jeudi à l’extérieur du camp et tuées. La Mission a immédiatement envoyé une patrouille après avoir été informée du meurtre et a pu récupérer les cadavres sur l’axe Ippy.

Par ailleurs, la MINUSCA appelle la population civile au calme et dénonce la manifestation hostile de 400 civils dans la matinée de ce vendredi devant son quartier général à Bria. Les manifestants ont lancé deux grenades à l’intérieur du camp, lesquelles ont explosé sans faire des victimes. Une réunion a ensuite été organisée entre les représentants de la MINUSCA et des personnes déplacées internes pour apaiser les tensions.  La MINUSCA a multiplié les patrouilles dans la ville pour protéger la population civile et prévenir une nouvelle escalade de la violence.

La MINUSCA exhorte tous les groupes armés à cesser toute violence contre les civils, à mettre un terme à la tension actuelle dans la région, et rappelle que les auteurs d’attaques contre des civils seront arrêtés et traduits en justice.

Dans le contexte actuel de dialogue sous les auspices de l’Union africaine et des efforts de paix locaux pour réduire les tensions et favoriser la cohésion sociale, les groupes armés doivent respecter leurs engagements à mettre un terme à la violence.

PRESS RELEASE 

CENTRAL AFRICAN REPUBLIC NEWS : MINUSCA CONDEMNS KILLING OF CIVILIANS AND REINFORCE SECURITY OF IDP CAMP IN BRIA

Bangui, 7 September 2018 – MINUSCA strongly condemns the killing of nine internal displaced people in Bria, Haute-Kotto prefecture (centre-east of the Central African Republic) resulting from violent clashes between FPRC and anti-Balaka armed groups.  The Mission reiterates its commitment to carry out investigations to determine the responsibility for proper legal action. Similarly, the Mission has increased the security of the PK3 IDP camp to protect the population.

MINUSCA Police is investigating reports that nine IDPs from PK3 have been abducted on Thursday outside the camp and killed. The Mission immediately sent a patrol after being informed of the killing and could recover the dead bodies on Ippy axis.

Onthe other hand, MINUSCA calls the civilian population for calm and denounces the hostile demonstration by 400 civilians this morning in front of its camp in Bria. Two hand grenades were thrown by the demonstrators towards the camp and exploded. No casualties were registered. A meeting between MINUSCA and IDPs representatives was later held to ease the tension. MINUSCA increased patrols in town to protect civilian population and prevent further escalation of violence.

MINUSCA urges all armed groups to stop violence against civilians and put an end to the current tension in Bria and remind that the perpetrators of attacks against civilians will be arrested and brought to justice.

In the current context of dialogue under African Union auspices and local peace efforts to reduce tension and foster social cohesion, armed groups need to meet their commitments to stop violence.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874
E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad
https:// minusca.unmissions.org
 

CENTRAFRIQUE: LE PROTOCOLE ENTRE LA MINUSCA, LES AGENCES DE L’ONU ET LES ONG RENFORCE LE COMBAT CONTRE L’EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS

Non-aux-viols-sexuels

Bangui, le 05 septembre 2018 – La signature du protocole de partage d’information et de signalement des allégations d’exploitation et d’abus sexuels (EAS), lundi à Bangui, entre la MINUSCA, les agences des Nations Unies et des organisations non-gouvernementales internationales et nationales humanitaires intervenant en République centrafricaine va renforcer les efforts conjoints de ces organisations dans la lutte contre ce fléau. 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a rappelé le constat fait par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, selon lequel « les Nations Unies, les ONG humanitaires, nationales et internationales, et le gouvernement centrafricain ont pris conscience que ce fléau doit être éradiqué et qu’il faut être unis pour y parvenir ». Le protocole a été signé par le Représentant spécial, la Représentante spéciale adjointe et Coordonateur humanitaire, Najat Rochdi, le Représentant de l’UNFPA et leader de la task-force EAS, la vice-présidente du Comité de coordination des ONG internationales et le représentant de la coordination des ONG nationales. Le document vise à améliorer la collaboration entre les signataires et assurer le signalement et le traitement responsable des allégations d’EAS. 

Le porte-parole a salué, au nom de la MINUSCA, la tenue de la première session criminelle de la Cour d’appel de Bangui au titre de l’année 2018, pendant laquelle 15 dossiers ont été jugés sur l’ensemble des dossiers enroulés. Il a souligné le fait que pendant ces sessions criminelles, « la Cour d’appel de Bangui n’hésite pas à juger des dossiers de crimes graves y compris des dossiers liés à la crise qui secouent le pays depuis 2013 ». « L’appui des Nations Unies a été déterminant pour la tenue de cette session dans le cadre du projet conjoint d’appui à la lutte contre les violations des droits de l’homme et la relance de la justice. La MINUSCA, le PNUD et ONU Femmes ont apporté un appui appréciable en termes logistiques et matériels qui vient compléter l’engagement financier du Gouvernement”, a-t-il dit, précisant que la Mission avait en outre assuré les extractions, le transport et la surveillance des détenus pendant les procès ainsi que la sécurisation de la session par l’état-major intégré de la Force et de la Police de la MINUSCA, en collaboration avec les forces de sécurité intérieure. 

De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Séraphin Embondza, a souligné que la situation sécuritaire cette semaine demeure stable sur le territoire centrafricain. « La Force de la MINUSCA multiplie les patrouilles pédestres ou motorisées de jour et de nuit, pour assurer la protection des populations déplacées afin de les épargner de toute menace », a-t-il dit. Le porte-parole a également fait état d’une bonne collaboration entre les troupes de la MINUSCA et l’armée centrafricaine, à l’est du pays, sur les axes Obo-Mboki, Obo-Bambouti et Obo-Djema, où des points de contrôle sont érigés pour empêcher toute action du groupe armé LRA contre la population. 

Par sa part, le porte-parole de la Police, Franck Gnapié, a fait savoir qu’en dépit de calme observé cette semaine dans leurs lieux de déploiement, les éléments de la Police de la MINUSCA continuent les patrouilles afin de maintenir l’ordre. Dans le cadre de l’appui aux forces de sécurité intérieure, il a rappelé la remise d’une salle polyvalente réhabilitée par la MINUSCA aux forces de sécurité intérieure de la plateforme aéroportuaire de Bangui-M’poko.

 

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions
 
 
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