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CENTRAFRIQUE: La France soutient la réflexion sur le futur de la ville de Bangui

Du 29 juin au 10 juillet 2018 se sont tenus à Bangui les « Ateliers internationaux de maîtrise d’œuvre urbaine de Cergy-Pontoise ». C’est un concours international de prospective urbaine. Plus d’une vingtaine d’experts ont fait le déplacement à cet effet, à l’invitation du ministre de l’urbanisme, de la ville et de l’habitat, Gaby-Francky LEFFA, et du maire de Bangui, Emile-Gros Raymond NAKOMBO. Les travaux ont été parrainés par le Premier ministre, Mathieu Simplice SARANDJI.

Deux équipes distinctes ont approfondi des sujets complexes tels que la réhabilitation des quartiers détruits par la crise, le devenir des nouvelles centralités, comme le carrefour Pétévo, le PK12, l’avenue des Martyrs, l’aménagement des berges sur fleuve, qui ont vocation à se densifier à l’avenir, l’aménagement du grand espace disponible entre l’aéroport et la rivière du Mpoko… Un jury international a statué ensuite, réuni le lundi 9 juillet au complexe scolaire Galaxy, animé par Pierre-André PERISSOL, président de l’association des « Ateliers de Cergy », ancien ministre français du logement.

Les travaux ont abouti à un cahier de session, encore provisoire, qui formule quelques propositions d’action utiles aux autorités publiques. Les ateliers de Cergy s’apprêtent dans la foulée à produire un document de synthèse détaillé, qui servira à l’Etat et aux collectivités pour faciliter le dialogue sectoriel avec les bailleurs, agences humanitaires et ONG. La cérémonie de clôture s’est achevée par la signature d’un mémorandum qui confirme l’engagement de chacun à poursuivre la coopération.

Les « Ateliers de Cergy » à Bangui ont été financés à la fois par le ministère français des affaires étrangères (centre de crise et de soutien), par l’agence française de développement et par l’Union européenne (fonds Bêkou).

 

Source: Service de communication de l’ambassade de France à Bangui/AFB/FCBK)

 

CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SOULIGNENT L’IMPORTANCE DE L’INITIATIVE AFRICAINE POUR RÉSOUDRE LA CRISE EN RCA

Bangui, le 18 juillet 2018 – Les porte-parole du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA ont réaffirmé mercredi à Bangui, l’importance de l’initiative de l’Union Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine. Les deux institutions s’exprimaient à Bangui, à l’occasion de leur conférence de presse bimestrielle conjointe. 

Le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du Gouvernement, Maxime-Ange Kazagui, a rappelé les objectifs de l’initiative de l’UA, destinée “à faciliter le désarmement pour aller au DDR et vers la securité dans le pays”. “Le format de cette initiative stipule que c’est un dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés”, précisant que pour d’autres secteurs comme la société civile et les partis politiques, il s’agit de consultations. 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que l’initiative est soutenue par les Nations Unies et a rappelé la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 13 juillet 2018, qui “réaffirme son soutien à l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et à sa feuille de route, qui constituent le principal cadre pour une solution politique (…) comme les autorités centrafricaines en ont convenu et sous leur direction”. 

Le porte-parole de la MINUSCA est revenu sur d’autres points de la déclaration, notamment le soutien au “Président Faustin-Archange Touadera dans ses efforts pour la paix et la stabilité en RCA et exhorte les autorités centrafricaines à prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés”. Quant aux groupes armés, le Conseil les exhorte à “cesser toutes formes de violence (…) et de participer dans un esprit constructif au processus de paix”. Selon le porte-parole, “cette déclaration est une prevue supplémentaire de l’attachement et de l’attention du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la communauté internationale à la situation sécuritaire, politique et humanitaire en RCA”.  

Les autres points abordés par les porte-parole du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA ont porté sur la situation sécuritaire à Bambari et Bria, l’ouverture de la session criminelle à Bangui ainsi que le récent reportage diffusé sur une chaîne internationale, axé sur la ville de Ndélé (nord) et l’un des leaders du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Selon le porte-parole du Gouvernement, “ce reportage est un foissonement de preuves à charge pour ces groupes armés quant à leur réelle volonté de réellement entrer dans le processus qu’ils ont signé mais qu’ils continuent de bafouer. Nous avons eu pendant 30 minutes, les preuves concrètes avec ces groupes armés en train d’exploiter nos richeses et de s’équiper”. Quant au porte-parole de la MINUSCA, il a qualifié d’inacceptables certaines déclarations de ce leader et a mis en garde le FPRC, soulignant que la Mission “ne tolèrera aucune tentative de déstabilisation des institutions légitimes centrafricaines ».

 

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CENTRAFRIQUE: NOMS ET PRENOMS DES 16 PREFETS CENTRAFRICAINS (8 Civils dont 2 femmes et 8 militaires) NOMMÉS LE 23 AOUT 2017 PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LE PROFESSEUR FAUSTIN_ARCHANGE_TOUADERA

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OMBELA-MPOKO: Mr PAMALL Pascal

LOBAYE: Mr BANGUE-DOUNGOUPOU Francis

MAMBERE- KADEI: Mme DOUNDA née GBEKO Philomène

SANGHA-MBAERE: Mr NGAYA Lazare Moralès

NANA-MAMBERE: NAGUEZANGBA Alexis

OUHAM: GUELA Marcel

OUHAM-PENDE: Mr YOUNGAINA Dieudonne

OUAKA: Mr BISSEKOIN Victor

KEMO: Mme GAHORO SOULOU Lydie

NANA-GRIBIZI: TOMBOU Augustin

HAUT-KOTTO: Mr BINGUINEDJI Évariste Thierry

BAMINGUI-BANGORAN: ADOUMA Venant Nicaise

VAKAGA: MBELE Leonard

MBOMOU: SILLO Auguste

HAUT-MBOMOU: NGAYAKO Jude

BASSE-KOTTO: NGALLO Ferdinand

 

Source: Ministère de l’Administration du Territoire de la Décentralisation et du Développement Local (MATDDL)

 

 

CENTRAFRIQUE: Les 16 préfectures de la République centrafricaine sont divisées en 71 sous-préfectures listées ci-dessous par Préfectures.

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1- Sous-Prefectures de Bamingui-Bangoran
– Bamingui
– Ndélé

2- Commune de Bangui 
– Bangui

3- Sous-préfectures de Basse-Kotto
– Alindao
– Kembé
– Mingala
– Mobaye
– Satéma
– Zangba

4- Sous-préfectures de Haut-Mbomou
– Djemah
– Obo
– Zemio
– Bambouti
– Mboki

5- Sous-préfectures de Kemo
– Dékoa
– Mala
– Ndjoukou
– Sibut

6- Sous-préfectures de Lobaye
– Boda
– Boganangone
– Boganda
– Mbaïki
– Mongoumba

7- Sous-préfectures de Mambere-Kadei
– Amada-Gaza
– Berbérati
– Carnot
– Dédé-Makouba
– Gamboula
– Gadzi
– Sosso-Nakombo

8- Sous-préfectures de Mbomou
– Bakouma
– Bangassou
– Gambo
– Ouango
– Rafaï

9- Sous-préfectures de Nana-Grebizi
– Kaga-Bandoro
– Mbrès

10- Sous-préfectures de Nana-Mambere
– Baboua
– Baoro
– Bouar
– Abba

11- Sous-préfectures de Ombella-M’Poko
– Bimbo
– Boali
– Damara
– Bogangolo
– Yaloké
– Bossembélé

12- Sous-préfectures de Ouaka
– Bakala
– Bambari
– Grimari
– Ippy
– Kouango

13- Sous-préfectures de Ouham
– Batangafo
– Bossangoa
– Bouca
– Kabo
– Markounda
– Moyenne-Sido
– Nana-Bakassa
– Nanga Boguila

14- Sous-préfectures de Ouham-Pende
– Bocaranga
– Bozoum
– Paoua
– Bossemptélé
– Koui
– Ngaoundaye

15- Sous-préfectures de Sangha-Mbaere
– Bambio
– Bayanga
– Nola

16- Sous-préfectures de Vakaga
– Birao
– Ouanda Djallé

Dans notre prochaine Publication dans la Rubrique BON À SAVOIR du MATDDL, nous vous diffuserons les noms des Préfets en poste dans les 16 Préfectures.

Source:Ministère de l’Administration du Territoire de la Décentralisation et du Développement Local (MATDDL)

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CENTRAFRIQUE : LES DÉCRETS PORTANT AUGMENTATION DES SALAIRES ET INDEMNITÉS DES AUTORITÉS, LE SUFFRAGE UNIVERSEL DONNE T-IL DROIT À UN USAGE ABUSIF DU POUVOIR DISCRÉTIONNAIRE ?            

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Le Président de la république a été élu dans un contexte sécuritaire tendu avec des groupes armés non conventionnels disséminés sur la quasi totalité du territoire national. Il est ainsi évident que le fruit de la volonté du peuple a hérité d’une économie agonisante, sous perfusion qui ne doit sa survie qu’aux différentes assistances de la communauté internationale. Une telle circonstance impose de facto les notions de rigueur, d’austérité budgétaire et la lutte contre la corruption dans la gestion de la chose publique en vue d’un rééquilibrage économique.
Paradoxalement à ce que théorisent les chevronnés et légendaires experts en gestion de crise post guerre où les chantiers et défis sont énormes, le président de la république, en vertu de son pouvoir discrétionnaire prévu par les dispositions de l’article 33 de la constitution a pris deux (2) décrets portant augmentation des salaires et indemnités alloués à la présidence de la république, à la primature et autres institutions de la république. Il s’agit respectivement des décrets N•18-123 et 18-124 du 2 juillet 2018. Il est par ailleurs important de rappeler qu’un décret signé par le Président de la république suppose qu’il a été délibéré en conseil des ministres et par voie de conséquence en engage la responsabilité du Président de la république ainsi que de son gouvernement.
En outre et en dehors des salaires, les autorités bénéficient de certains avantages et traitements que la masse des fonctionnaires ne peut espérer. Il s’agit entre autres des primes, des logements, un ou plusieurs véhicules, les garde-robes, les frais de réception sans compter les frais de mission à l’intérieur du pays comme à l’étranger. Face à cette chronique discrimination avec un relent de dictature moderne, les centrales syndicales boudent et projettent une grève pour réclamer l’élargissement de cette mesure aux fonctionnaires centrafricains et en conséquence s’aligner sur le célèbre principe d’égalité des citoyens devant les services et charges publics nonobstant nos maigres ressources. Devant la cherté de la vie et en l’absence d’un déblocage de salaires depuis deux (2) décennies, le citoyen lambda s’interroge : Comment expliquer les augmentations simultanées des fonds spéciaux à hauteur de 25% et ces décrets comparativement à la baisse du budget de la sécurité qui est prioritaire ? Autrement dit, qu’est-ce qui justifie légitimement cette augmentation ? Était-il utile et opportun d’augmenter les salaires maintenant nonobstant les avantages matériels et financiers, les vols, détournements, corruption impunis et le bradage de nos ressources ?
En d’autres termes, comment le pouvoir a t-il apprécié cette égoïste augmentation parallèlement à un contexte sécuritaire et économique en lambeaux ? Cette augmentation a t-elle reçu l’autorisation du parlement? En référence aux prestations fournies, les bénéficiaires de cette augmentation méritent-ils ce cesame ? Que font-ils de leur salaire mirobolant dès lors qu’ils sont logés, nourris et vêtus ? S’agit-il d’une énième moquerie à caractère méprisant,  d’une provocation ou d’un manque de respect envers ses administrés ? En apposant son sceau sous ces décrets dans un contexte sécuritaire hypothétique, le Président de la république a t-il véritablement la volonté politique de pacifier ce pays ? Pensez-vous que lorsque vous êtes élu démocratiquement, vous pouvez faire ce que vous voulez ? Le suffrage universel donne t-il droit à un usage abusif du pouvoir discrétionnaire ? La notion de rupture a t-elle une autre compréhension en Centrafrique ?
Enfin, lors de la prestation de serment, le Président de la république a déclaré « être le président de tous les centrafricains », en prenant de tels décrets discriminatoires, s’agit-il d’une violation tacite ou par ricochet du serment ou simplement d’un homme politique qui ne respecte pas sa parole ? La sagesse et la notion de partage veulent que nous rappelions à nos autorités la notion juridique de « bon père de famille ». Cette notion n’est pas une injonction de la loi mais simplement une règle morale, de loyauté qui s’impose à notre conscience collective. Le Président de la république qui est assimilé à un bon père de famille doit respecter la norme comportementale au risque de s’exposer à une responsabilité sans faute, à une grogne…bref à des représailles.
On constate avec amertume dans les faits que le pouvoir discrétionnaire du Président de la république n’a plus de limites au point que ce dernier sera tenter de débaptiser une avenue de la place au profit du patronyme d’une de ses maîtresses. Sous d’autres cieux, au lieu d’augmenter les traitements des nantis, le pouvoir devrait baisser son train de vie ainsi que son effectif pour créer de l’emploi aux jeunes désœuvrés qui sont devenus une proie facile pour les groupes armés. Le partage des revenus du pays est un levier qu’il faut actionner pour stimuler la motivation des travailleurs ou fonctionnaires en vue d’un rendement maximal. Mais rien n’est tard, le pouvoir peut encore se rattraper. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                         

Paris le 14 juillet 2018.
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Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.  
 

CENTRAFRIQUE : POURQUOI MACRON ENVOIE UN COMMANDO A TOUADERA ?

Par un décret signé le 09 Juillet 2018, le président Français Emmanuel Macron a nommé Eric Gérard, ambassadeur haut représentant de la France en Centrafrique succédant ainsi à Christian Bader.

Cet officier avait commandé le GIGN de 1997 à 2002. Issu de Saint-Cyr, mais employé en gendarmerie, Eric Gérard, 55 ans, a ensuite quitté l’uniforme pour le quai d’Orsay, où il fut en charge de la sécurité diplomatique (le poste est actuellement tenu par un de ses successeurs au GIGN, Hubert Bonneau).

Il fut ensuite consul de France à Marakech, puis à Alger, à partir de décembre 2017 où il est réputé avoir imposé une politique restrictive d’attribution de visas.

Eric Gérard est le premier ancien chef du GIGN à atteindre de telles responsabilités : Christian Prouteau, fondateur du Groupe, avait été nommé préfet, et Denis Favier était devenu, lui, directeur général de la gendarmerie nationale, avant de rejoindre Total.

D’autres militaires sont devenus ambassadeurs avant lui, comme Emmanuel Beth, récemment décédé, qui officia au Burkina Faso.

Au moment où la Centrafrique mène une diplomatie offensive vers la Russie et la Chine, le nouvel ambassadeur de France en Centrafrique aura certainement pour mission de veiller aux moindres gestes des autorités de Bangui car Charles Malinas et Christian Bader, ses prédécesseurs ont été démis de leurs fonctions par le quai d’ Orsey pour insuffisance de résultats.

Le premier soupçonné de trafiquer des visas. Le second selon des sources diplomatiques françaises a été soupçonné harcèlements sexuels et jugé incapable de prévenir l’arrivée des russes dans ce pré carré français.

Selon ses proches Eric Gérard est qualifié dans les crises aiguës et possède un profil qui répond au contexte centrafricain.

Selon des confidences d’un diplomate africain sous couvert de l’anonymat, les services secrets russes privilégient les interceptions massives de communication des diplomates français en Centrafrique.

Les russes ne s’interdisent pas de lorgner sur les stratagèmes français, à commencer par l’ambassade de France à Bangui, Ndjamena, Brazzaville, Yaoundé et Libreville dont les portables de l’ambassadeur et ses collaborateurs figureraient dans les rapports d’écoute.

Selon des relevés d’interceptions, des archives, la récente visite de Jean Yves Ledrian à Brazzaville et Ndjamena aurait été surveillée par les russes qui ont visé le cœur même de la diplomatie française .

Sur des relevés d’interception figureraient également les traces d’écoutes téléphoniques sur les discussions sensibles du chef de la diplomatie française, avec les groupes rebelles ou les hommes politiques centrafricains suivies en temps réel, par les agents russes.

Ces renseignements sensibles auraient été transmis aux autorités centrafricaines. Autant de sujet d’inquiétude pour Paris qui se retrouve dans une guerre previsible.

Pour les observateurs de la vie politique centrafricaine, c’est bien un signal fort qu’Emmanuel Macron, après le sommet de Mauritanie vient d’adresser au président Centrafricain Faustin Archange Touadera.

Dans l’inextricable confusion régnant à Bangui et dans tout le pays, sur fond de désastre sécuritaire majeur et de présence russe, le seul élément positif pour la France est d’envoyer un commando capable de préserver ses intérêts et limiter la perte de contrôle dans ce merdier centrafricain.

Aura-t-il vraiment le forceps nécessaire pour déjouer les stratégies de Touadera, arrêter l’hémorragie russe et faire face à un tel chaos ?

C’est toute la question…

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 12 Juillet 2018

Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA CONDAMNE LA DIFFUSION D’UN COMMUNIQUE INCITANT A LA VIOLENCE

 Bangui, le 11 Juillet 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), condamne la publication, en début de semaine, d’un communiqué outrageant et discriminatoire par une organisation dénommée « Ligue de Défense de l’Eglise », appelant à la violence contre une communauté sur des bases religieuses. “La MINUSCA lance un appel à toute la population centrafricaine pour qu’elle résiste à toute forme de manipulation qui pourrait entaîner de nouvelles violences”, a indiqué en conférence de presse le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. 

« Tout en soulignant sa forte condamnation des crimes odieux commis contre des membres du clergé catholique notamment, la MINUSCA rappelle que de tels discours enfreignent à des dispositions aussi bien internationales que nationales qui encadrent l’exercice de la liberté d’expression et de la presse », a ajouté le porte-parole. Il a salué la condamnation dudit communiqué par le Haut Conseil de Communication (HCC) et a réitéré l’engagement de la MINUSCA à poursuivre son action avec les autorités gouvernementales et autres entités centrafricaines pour faire cesser toute propagation de discours pouvant fragiliser le vivre ensemble, conformément à son mandat et à la résolution 2399 du Conseil de sécurité. 

Au cours de la conférence de presse, le porte-parole a indiqué que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies ainsi que le leadership et les chefs de sections de la MINUSCA ont signé mardi, « un engagement destiné à renforcer la prévention et la lutte contre les exploitations, les abus sexuels ainsi que les harcèlements sexuels ». « La signature de ce document réitère l’engagement de la Mission dans la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général contre l’exploitation et les abus sexuels, notamment la protection des victimes », a-t-il souligné. 

Concernant le monitoring de la situation des droits de l’homme en Centrafrique, le porte-parole a annoncé que la MINUSCA a vérifié et documenté, tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, 69 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 139 victimes, au cours de la période du 4 au 10 juillet. « Les zones les plus affectées sont le Noufo, dans la Mambéré-Kadéï avec les éléments du groupe armé Siriri et la zone de Mbrès et ses alentours, dans la Nana-Gribizi, lors de l’attaque des populations par les éléments armés MPC », a renchéri le porte-parole, soulignant que les auteurs présumés des 69 incidents sont d’une part les groupes armés et d’autre part les agents de l’Etat. 

Le porte-parole a évoqué les efforts entrepris récemment par les forces vives centrafricaines dans certaines parties du pays, en vue de la prévention de la violence et le renforcement de la cohésion sociale, avec la signature d’un pacte de non-ingérence entre les communautés islamiques de Kaga-Bandoro, Bria et Ndélé destiné à « dissocier les communautés religieuses des actions entreprises par des criminels » ainsi que la mise en place d’un comité d’alerte précoce et de prévention de génocide, de crimes de guerre et autres atrocités à Bria. « La division des droits de l’homme de la MINUSCA, qui a soutenu l’organisation de l’atelier, va appuyer ce comité », a annoncé le porte-parole, condamnant par ailleurs les violences qui ont eu des répercussions sur l’appui humanitaire. 

De son côté, le porte-parole de la Force, le major Séraphin Embondza, s’est penché sur la situation sécuritaire, « globalement positive malgré quelques incidents notamment dans le sud-ouest avec le groupe Siriri ». A l’est, le porte-parole militaire a mis l’accent sur « les patrouilles conjointes de jour et de nuit Force-FACA, effectuées dans le village de Bandaka, Bandassi 1et 2 et au niveau du camp des déplacés internes ». « A Obo, sur l’axe Obo-Mboki les FACA en collaboration avec la Force de la MINUSCA ont érigé des points de contrôle afin d’empêcher les éléments armés de la LRA de commettre des actes de violence et de harcèlement contre les populations civiles », a-t-il ajouté. 

Pour sa part, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, le capitaine Leo Franck Gnapié, a annoncé le démarrage d’une formation à Berberati, sur les techniques d’enquêtes complexes au profit de 13 officiers de police et gendarmerie centrafricains. Il a aussi annoncé l’organisation récente, dans le cadre de la mise en œuvre des postes de Police avancés, d’une une sensibilisation au camp des déplacés de Nguéré A Gba Da, Kaga-Bandoro, sur les détentions illégales d’armes à feu et de munitions et le port d’armes blanches dans les camps.

 

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CENTRAFRIQUE: La France ne cesse de mordre  le doigt africain qui le nourrit  alors qu’en demi final du  mondial Russie de Poutine 2018, le  « coup de tête  magique » d’un africain   libère la France   des griffes de la Belgique.

La France ne cesse de mordre  le doigt africain qui le nourrit  alors qu’en demi final du  mondial Russie de Poutine 2018, le  « coup de tête  magique » d’un africain   libère la France   des griffes de la Belgique.

Les africains ont toujours portée  la nébuleuse ancienne colonie française a la victoire. Mais seulement voila, la France, en guise de récompense, mort le doigt africain qui le nourrit en semant la terreur,  la misère, les guerres civiles, les coups d’Etats  et le terrorisme, finançant ainsi les mercenaires tchado-soudanais  de la Seleka pour  mettre la République Centrafricaine dans une situation  ingouvernable afin  de piller  les  minerais du  pays.  Telle  est la mission de la France en Afrique et plus particulièrement en RCA.

Par Me Parfait MPELO

 

CENTRAFRIQUE: INVITATION A LA CONFÉRENCE DE PRESSE HEBDOMADAIRE DE LA MINUSCA

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CENTRAFRIQUE: DEVELOPPEMENT D’UN SYSTEME INFORMATIQUE POUR APPUYER LE DEPLOIEMENT DES FONCTIONNAIRES GRACE AU SOUTIEN DU PNUD ET DE LA MINUSCA

 

Bangui, 9 juillet 2018 – Dans le cadre de leur appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat (RESA) élaborée et adoptée par le Gouvernement centrafricain à la fin de l’année 2017, le PNUD et la MINUSCA viennent de soutenir le développement d’un système informatique intégré, dénommé Lisango 2.0. Cet outil facilitera le suivi du redéploiement et de la présence des fonctionnaires et agents de l’Etat dans leurs lieux d’affectation. 

Le développement de ce système fait partie des efforts communs pour la restauration de l’autorité de l’état sur le territoire national à travers entre autres, la relance des services publics à la base par le biais du redéploiement et de la sédentarisation des fonctionnaires dans les régions, préfectures et sous-préfectures du pays, un enjeu majeur pour le rétablissement du contrat social avec la population. 

Mis en place sous l’égide de la Primature à travers le Comité interministériel chargé de la coordination et du suivi de la RESA, l’outil informatique, une fois suffisamment renseigné en données fiables, permettra de : (i) générer des tableaux de bord sur la présence des fonctionnaires et agents de l’Etat par préfecture, sous-préfecture et par département ministériel, (ii) élaborer de manière interactive les cartes d’illustration et (iii) fournir aux départements ministériels les données nécessaires pour l’élaboration de leurs plans de déploiement mais aussi la prise d’autres décisions stratégiques relatives à la restauration et extension de l’autorité de l’état. 

A l’initiative du Comité interministériel chargé de la coordination et de suivi de la RESA, un atelier d’appropriation et de formation sur l’utilisation de Lisango 2.0 au bénéfice des points focaux (chargés des ressources humaines et responsables de l’informatique) de tous les départements ministériels s’est tenue à Bangui du 25 au 27 juin et du 02 au 03 juillet 2018, avec l’appui du PNUD et de la MINUSCA. Une formation des préfets et sous-préfets sera organisée en appui au Ministère de l’administration du territoire et du développement local avec l’objectif de leur permettre d’acquérir les capacités de gérer la collecte d’informations et la maitrise des fiches techniques sur terrain, assurant ainsi la pérennisation de la base de données et une meilleure gestion de la présence, des mouvements et du fonctionnement des fonctionnaires et agents de l’Etat pour un meilleur service aux populations. 

Au travers de cette formation, le système Lisango 2.0 et sa base des données sont transférés à la disposition de la Primature qui supervise le pilotage de la RESA. La MINUSCA et le PNUD poursuivront leur appui aux fins d’équiper la cellule technique chargée de la centralisation et du suivi des données collectées en matériels informatiques adaptés.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874
E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad
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