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À propos de C.A.R News or R.C.A info

Un Centrafricain qui lutte pour la Paix, la Sécurité, la Réconciliation nationale et aussi pour le bien être de tous les Centrafricains quelle que soient leurs différences confessionnelles. La République Centrafricaine un pays riche en ressource naturelle (Or, Diamant, Pétrole, Bois, Uranium, la Flore et la faune mais peu peuplé. Un pays ruiné par les coups d'états, Mutineries, Coupeurs de route et Rébellions malgré les potentielles de ses richesses et sa position géographique. Chaque Centrafricain a droit à une vie et meilleure comme tout être humain sur cette Terre. Donnez-les cette chance au lieu de leur envoyer des armes et des mercenaires. Les Centrafricains n'ont pas besoin des armes, des mercenaires. Remplacez plutôt ces armes par les tracteurs, les machines agricoles, les routes et les hôpitaux. Le résultat ne se fera pas attendre quelle que soit la valeur de X. La liberté d'expression est sacrée et la vie humaine aussi. Seul Dieu peut ôter la vie d'un être humain Aucun pays ne peut vivre en autarcie et encore moins le pouvoir n'est pas éternel.

CENTRAFRIQUE : LE DROIT DE MANIFESTER PACIFIQUEMENT FACE À LA MILICE CRIMINELLE DU POUVOIR, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE RÉUSSIRA T-IL À TRANSIGER ? 

Un peuple muet et docile est un peuple mort…c’est le slogan qui galvanise dorénavant le peuple centrafricain depuis la dernière boucherie humaine attribuée au tristement célèbre des groupes armés des 3R. C’est cette logique qui a motivé la mise en place d’une plateforme citoyenne en vue de défendre les intérêts d’un peuple meurtri. Cette plateforme est composée de partis politiques, de syndicats, de la société civile etc…avec des adhésions massives et coordonnées des associations ainsi que de la population. Après de méticuleuses séances de travail, cette coordination a projeté des meetings d’éveil de conscience sur trois samedis consécutifs et sur différents sites dont le premier a été d’ailleurs autorisé par le ministère de la sécurité publique avant de se rétracter. Ainsi une vive tension électrostatique plane sur le premier meeting créant un climat de peur à l’allure d’un « état d’urgence ». La plateforme s’entête ainsi à brader l’interdiction de manifester tandis que la milice criminelle du pouvoir baptisée « Requin » multiplie des communiqués appelant à la haine, à la banalisation de la mort sur toute l’étendue du territoire national et surtout de nature à mettre en danger l’intégrité physique de certains leaders politiques.
Force est de constater que ces communiqués radios diffusés massivement relayés sur les réseaux sociaux et qui font froid dans le dos n’ont connu aucune réaction du pouvoir à plus forte raison du parquet général sensé garantir les libertés fondamentales du peuple centrafricain. Au delà de ce duel entre la démocratie et l’anarchie, nous tenons à rappeler que l’article 15 alinéa 4 de la constitution dispose « l’Etat garantît la liberté de manifestation pacifique ». En outre, selon les dispositions de l’article 22 de la constitution « la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ». Ce dernier article de la constitution s’apparente à l’appel du Général De Gaulle du 18 juin 1944 depuis Londres contre l’occupation allemande en vue de libérer la France à la seule différence que l’appel à manifester de la plateforme « E zingo biani » est pacifique c’est à dire sans armes. Exhibant une colonne de blindés sur les artères périphériques du meeting alors que la Centrafrique est officiellement sous embargo de l’ONU, le citoyen lambda s’interroge :  
En quoi se rassembler pacifiquement pour débattre de la situation du pays est-il criminel alors qu’une milice qui projette de menaces de mort sur des leaders politiques demeure impunie ? Pensez-vous que l’interdiction de cette réunion pacifique anéantira les velléités ou l’aspiration du peuple à la liberté ? Comment peut-on expliquer le mutisme du pouvoir face aux extravagances de cette milice criminelle ? Cette énième interdiction de manifester ne constitue t-elle pas une violation des dispositions de l’article 15 de la constitution qui garantit la liberté de manifester ? Le président de la république et son parti politique le « MCU » qui menacent impunément les défenseurs des droits du peuple sont-ils au dessus de la constitution du 30 mars 2016 ? Quel est le seuil punissable de la violation de la constitution. Cette manifestation pacifique représente t-elle véritablement une réelle menace à l’ordre public ? Quelle est alors la définition que le pouvoir donne à cette notion « fourre tout » d’ordre public ? Pourquoi cette notion ambiguë d’ordre public est toujours troublée lorsqu’il s’agit de manifestations ou de marches de partis politiques d’opposition, de syndicats et de la société civile ?
Depuis le début de la mandature, combien de marches ou de manifestations ont été autorisées par ce régime ? Nous estimons que ce pouvoir avec ses nouveaux alliés ont décidé de museler le peuple tout en les massacrant. L’expérience à travers le monde a toujours enseigné que la liberté d’un peuple ne se négocie pas mais elle s’arrache au prix du sang. Notre salut ne viendra ni de l’ONU, ni de la communauté internationale qui ne font que nous assister mais il viendra des centrafricains eux-mêmes. L’heure tant attendue est ainsi arrivée pour que le centrafricain écrive lui-même son propre histoire en donnant une trajectoire durable à son destin.
Ce combat du siècle passe nécessairement par la mutualisation de nos efforts et surtout à demeurer uni contre vents et marées. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 14 juin 2019.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.
 

CENTRAFRIQUE: LE MINISTÈRE DES FINANCES ORGANISE UN SÉMINAIRE SUR LA REFORME DES FINANCES PUBLIQUES EN RCA

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L’amphithéâtre du complexe Galaxy a servi de cadre pour un séminaire organisé par le ministère des finances et du budget, ce mercredi 12 juin, sur le thème « la réforme des finances publiques en RCA ». Financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par l’Expertise France via le projet TBSI, ce séminaire est l’occasion de faire un point sur les réformes menées au sein du ministère relative à la gestion des finances publiques.

Une centaine de participants venus des institutions de la République, de l’Assemblée nationale et des ministères sectoriels ont pris part activement à ce séminaire dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra, assisté de l’Ambassadrice de l’Union Européenne, Samuella Isopi, en présence des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM) et la Banque Africaine de Développement (BAD), pour ne citer que ceux-là.

A en croire, le ministre des finances, dans son discours de circonstance, beaucoup de chantiers ont vu le jour. Il s’agit entre autres de la mise en place de la plateforme dédiée à la saisie des engagements de dépenses par les sectoriels, la nomination des contrôleurs financiers auprès de certains ministères sectoriels, la transposition des directives CEMAC, suivie de la promulgation de la Loi Organique sur les lois de finances (LOLF) en 2018, et de la signature des décrets d’application en 2019, la mise en place du code de transparence dans la gestion des finances publiques.

Aussi, convient-il d’ajouter que le ministère des finances et du budget a pu faire l’audit des différentes créances des banques auprès de l’Etat, gagner le pari du paiement de salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat à terme échu, initier la mensualisation des paiements des pensions, aborder avec succès les cinq revues du programme avec FMI, et en passe de remporter la sixième et dernière revue.

La numérisation de la collecte des recettes domestiques, notamment les recettes fiscales, est devenue un impératif du ministère des finances et du budget. Dans cette perspective, l’Union Européenne montre sa bonne volonté à accompagner les régies financières à atteindre cet objectif dans sa posture de partenaire clé dudit ministère, a confirmé l’Ambassadrice de l’Union Européenne, Samuella Isopi, dans son discours à l’ouverture du séminaire.

A l’occasion, le ministre Dondra a remercié l’Union Européenne pour son soutien continu qui se concrétise dans l’organisation de ce séminaire. Il a également félicité au passage le projet TBSI et l’Expertise France à travers lesquels l‘organisation de cet événement important pour l’administration centrafricaine a été possible.

Ainsi, est-il important de rappeler que le ministère des finances agit dans le cadre des directives de la CEMAC, adoptées en 2011 par l’ensemble des pays de la zone d’Afrique centrale. Lesquelles directives fixent véritablement le cap à suivre.

Ci- dessous, la version anglaise 
Below, is the English translation

TRAINING SEMINAR ON THE PUBLIC FINANCE REFORM IN THE CAR

The complexe Galaxy’s auditorium hosted a training seminar organized by the ministry of finance and budget, this Wednesday June 12, 2019 on the following theme‘’ the public finance reform in the CAR ‘’.Financedby the European Union and implemented by Expertise France via the TBSI project , this seminar has been an occasion to assess the reforms carried out by the said ministry in the field of public money management .

More than one hundred of participants from the diverse institutions of the Republic, the national assembly and the sectorial ministries actively attended the seminar whose the opening ceremony was presided over by the minister of finance and budget Henri-Marie Dondra, with the assistance of her Excellency Ambassadress of the European Union to the CAR ,Samuella Isopi, in the presence of the technical and financial partners, especially ,the International Monetary Fund (IMF), the World Bank (WB) and the African Bank of Development (BAD), just to name these one.

Believing,the minister of finance, in his keynote address, so many things has beendone. It has been about the setting up of a platform devoted to computerize the expenditure decisions by the sectorial ministries, the appointment of the fiscal controllers within certain ministries , the transposition of the CEMAC’s directives followed by the promulgation of the Organic law on the finance laws (LOLF) in 2018, and the signing of the Orders of the implementation in 2019, the establishment of the transparence code within the finance public management.

Furthermore, it makes sense to note that the finance ministry managed to perform the audit of the banks loans vis-à-vis the state, won the bet of paying regularly the salaries of the public servants , initiate the monthly payment of the pensions, performed the sixth review of the IMFprogram.

The digitation of the state domestic revenues collection,such as the fiscal incomes, becomes a must for the ministryof financeand budget. In that prospect, shows its good will to accompany the financial administration to reach this goal, has said the Ambassadress, Samuella Isopi, in her speech at the opening of the seminar.

The minister Dondra used this opportunity to thank the union European Union forits continued support that allows this training to be performed.He also congratulated the by the way, the TBSI project and the Expertise France throughout the organizing of the event for the CAR .

It is worth recalling that, the ministry of finance in the framework of the CEMAC directives had adopted in 2011 six directives like the other countries of the area. These directives set the path of the coming reforms.

Source: MFB/RCA

 
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Publié par le 13/06/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE – ENQUÊTES: HAUTES TRAHISONS

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LE MERCENAIRE TCHADIEN OUSMANE MAHAMAT OUSMANE SUR LE POINT D’ÊTRE NOMMÉ AMBASSADEUR DE LA RCA AU QATAR !

De sources introduites, le rebelle tchadien Mahamat Ousmane Mahamat alias Ousmane Mahamat Ousmane est sur le point d’être nommé au poste d’ambassadeur de la République centrafricaine auprès du Royaume islamique du Qatar, ce petit pays pétrolier qui est à l’origine du financement et de la dotation en armes, munitions, moyens logistiques et matériels ayant permis à la coalition séléka à l’époque de prendre le pouvoir par coup d’Etat, le 24 mars 2013. Et selon toute vraie semblance, c’est auprès de ce même pays financier des terroristes islamistes que les groupes armés ex-séléka se ravitaillent régulièrement en armes, munitions, véhicules tout terrain et argent qui leur ont permis d’occuper 80% du territoire centrafricain et de maintenir la pression en exploitant les ressources stratégiques du pays. Mais comment en est-on arrivé là?

De sources généralement bien informées, c’est lors des négociations entre le gouvernement et les groupes armés de mars dernier au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba la capitale d’Ethiopie, que Ousmane Mahamat Ousmane, l’un des présumés chefs terroristes islamistes du Km5, aurait joué son jeu pour le poste d’ambassadeur de la RCA auprès du Qatar. Il aurait claqué la porte du FPRC de Nourredine Adam et de l’UPC d’Ali Darass parce que ceux-ci n’avaient pas proposé son nom pour être ministre. Aussi, se serait-il rapproché du mercenaire tchadien Mahamat Alkatime, son compatriote, pour le poste très stratégique d’ambassadeur de la République centrafricaine au Qatar.

Pour réussir son projet, Ousmane Mahamat Ousmane aurait remis à Alkatim un véhicule 4×4 tout terrain à titre gratuit tout en lui promettant d’autres véhicules, de l’argent, des armes et munitions au cas où son décret de nomination tombait. Le dernier argument qu’il aurait avancé pour convaincre Alkatime est qu’il est Tchadien comme lui, « et donc son frère » (sic).

Il aurait même présenté à Alkatim le décret par lequel le président tchadien Idriss Deby Itno l’avait nommé sous-préfet de Moundou au sud du Tchad, ce qui est vrai d’ailleurs. Marché conclu, le nom de Mahamat Ousmane Mahamat alias Ousmane Mahamat Ousmane a été proposé par son compatriote Mahamat Alkatime, chef du groupe armé MPC, pour le poste d’ambassadeur de la République centrafricaine au Qatar, suite aux négociations d’Addis-Abeba entre le Premier ministre Firmin Ngrébada et les groupes armés.

De retour d’Addis-Abeba à Bangui, la procédure diplomatique a été engagée à cet effet. Le gouvernement Ngrébada par le biais de la ministre des Affaires étrangères, mademoiselle Sylvie Baïpo Temon, a saisi le ministre qatari des Affaires étrangères pour lui exprimer le désir des autorités centrafricaines et plus particulièrement du président Touadéra de nommer le mercenaire tchadien à la tête de la chancellerie centrafricaine au Qatar. La réponse des autorités du Qatar a été notifiée au chef de la diplomatie centrafricaine en début de ce mois.

Informé de l’accord favorable du Qatar qu’il soit nommé ambassadeur de la République centrafricaine là-bas, l’intéressé s’agite depuis quelques jours et contacte mille et une personnes proches de Touadéra ou supposées être très écoutées par ce dernier, pour que son décret de nomination soit vite signé. Pour cela, il n’est pas tranquille. Il est devenu subitement trop gentil envers tous ceux qu’il rencontre et à qui il expose sa préoccupation.

Mais à notre humble avis, c’est une grande erreur que Touadéra aura commise s’il nomme ce mercenaire étranger à ce poste et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, OUSMANE MAHAMAT OUSMANE EST UN TCHADIEN PUR SANG BON TEINT, QUI AVAIT MÊME SERVI DANS SON PAYS COMME SOUS-PRÉFET DE MOUNDOU DANS LA RÉGION SUD DU TCHAD, LA OÙ IL ÉTAIT IMPLIQUÉ DANS LES ACTIVITÉS ILLICITES ET CRIMINELLES DE « ZARAGUINA» OU COUPEUR DE ROUTE, TRAFIQUANT DE PIERRES PRÉCIEUSES, D’ARMES ET DE VÉHICULES, SELON PLUSIEURS SOURCES DIGNES DE FOI.

Ensuite, c’est un mercenaire qui avait aidé Michel Dotodjia Am-Nondroko dans le trafic d’armes, de véhicules et de carburant pour le compte de la coalition séléka jusqu’au renversement du régime Bozizé/KNK le 24 mars 2013. En récompense, il était nommé ministre d’Etat, conseiller spécial du président Djotodjia à la Présidence de la République en matière de sécurité et des relations avec les forces internationales notamment Eufor et Misca.

Ousmane Mahamat Ousmane est ce délinquant qui, sous la transition de Samba-Panza, a été pris en flagrant délit de détention d’armes illégales au niveau de l’aéroport de Bangui. Il a été arrêté par une équipe de la gendarmerie avec ses complices et conduit à la Section des recherches et investigations (SRI) de la Gendarmerie nationale pour des besoins d’enquête. Il s’était évadé de la prison de la SRI pour repartir au Km5 où il est devenu très mauvais, animant ça et là des troubles.

C’est donc un évadé, un wanteed que Touadéra avait commis l’erreur de nommer au poste du ministre conseiller à la présidence de la République en septembre 2017. 
Du point de vue du droit, dès l’instant où Ousmane Mahamat Ousmane est la fois wanted, mercenaire, rebelle, malfaiteur et prisonnier en sursis, l’article 28 de la constitution en vigueur lui interdit d’occuper toute haute fonction publique en Centrafrique. Touadéra aurait encore violé la constitution en nommant ce type à une haute fonction d’Etat comme celle d’ambassadeur, Haut représentant de la RCA à l’étranger.

En 2018, ce ministre conseiller de Touadéra a déshonoré sa fonction, son autorité de nomination et toute la République centrafricaine en se faisant attraper à l’aéroport de Douala avec 2 kg de diamant pur de grande valeur. Très fâché à cause du trafic illicite transnational et de la contrebande minière dont est auteur ce monsieur, le président Touadéra avait pris un décret pour le relever de ses fonctions de ministre conseiller à la Présidence de la Primature.

Pour se venger de son limogeage, le mercenaire tchadien Mahamat Ousmane Mahamat avait réactivé toutes les cellules dormantes du terrorisme islamiste du Km5 très hostiles à l’actuel régime, en les poussant à divers crimes et délits, tout en jouant de temps en temps au faux sapeur-pompier.

Ousmane Mahamat Ousmane est reconnu de notoriété publique comme l’un des principaux fauteurs de troubles au Km5.

Toujours selon les sources, Ousmane Mahamat Ousmane serait constamment avec les groupes armés les plus actifs sur le terrain, les plus influents et dirigés par des mercenaires étrangers, à savoir: le FPRC de Nourredine Adam, le MPC de Mahamat Alkatim et l’UPC d’Ali Darass. Il serait également constamment avec les deux agents de renseignements de l’ambassade de France au Km5 avec qui il passe tout son temps à ne parler que du mal du régime actuel, des défaillances du système politique et sécuritaire du pouvoir de Bangui et de la présidence de la République où il avait travaillé.

Au regard de tout ce qui précède, on peut affirmer sans courir le risque de se tromper que LE MERCENAIRE TCHADIEN OUSMANE MAHAMAT OUSMANE DIT MAHAMAT OUSMANE MAHAMAT N’EST PAS CRÉDIBLE POUR REPRÉSENTER LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Á L’EXTÉRIEUR. Il n’a par ailleurs aucune qualité intellectuelle, morale, professionnelle, politique et diplomatique pour être nommé ambassadeur de la RCA à l’étranger. N’y a-t-il pas un(e) Centrafricain(e) qualifié(e) et compétent(e) pour occuper ce poste? Que Touadéra cesse de dévaluer les hautes fonctions publiques de la sorte.

Lorsqu’on sait que le Qatar est ce pays qui avait gâté la coalition séléka et qui continue de gâter les groupes armés ex- séléka en tous moyens pour entretenir la guerre et l’insécurité en Centrafrique, il est certain que ce monsieur ne demande ce poste que pour faciliter la reprise du pouvoir par ces compagnons de maquis, sinon réussir la partition du pays. Il va vendre le pays à tous ces mercenaires aux crânes enturbannés qui sont des véritables pêcheurs en eaux troubles et qui ne vivent que de ça.

Ainsi, il est urgent et hautement souhaitable que l’Assemblée nationale prenne ses responsabilités pour interpeller le gouvernement sur le projet de mouvement en cours dans les ambassades, missions diplomatiques et consulaires de la République centrafricaine à l’étranger, afin que ces nobles institutions du pays ne soient envahies ou dominées par des personnes peu recommandables car aux mains souillées, des gens de moralité très douteuse et de qualité professionnelle, administrative, politique et diplomatique aléatoire ou carrément inexistante.

Et si d’aventure le président Touadéra commettait l’erreur de nommer ces genres de mercenaires dans nos représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger, il n’a qu’à libérer Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yékatom Ramboh de la prison de La Haye et les nommer aussi à de hautes fonctions comme les autres chefs et comzones des groupes armés ex-séléka. Sinon, un ouragan d’impopularité va s’abattre sur lui et son départ sera souhaité par l’écrasante majorité des Centrafricains. L’oracle a parlé.

Wait and see.

Mesmin Madidé-Aladila
Source: MEDIAS+

 

CENTRAFRIQUE: A PAOUA, AUTORITES LOCALES ET MINUSCA SOULIGNENT LES PROGRES SECURITAIRES  

Bangui, le 12 juin 2019 – A Paoua, dans la sous-préfecture de l’OuhamPendé, malgré les récents évènements dramatiques, la situation sécuritaire n’a cessé de s’améliorer depuis plusieurs mois, ont indiqué les autorités locales et la MINUSCA mercredi en conférence de presse. « La situation est calme à Paoua.

Les difficultés sont ailleurs et nous travaillons avec le bureau de la MINUSCA pour trouver des solutions, notamment sur la problématique de la transhumance », a affimé le sous-préfet de Paoua, Martin Kossi. Le chef du bureau de la MINUSCA à Paoua, Laurent Wastelain, a renchéri, en précisant que la situation générale de l’Ouham-Pendé et de la sous-préfecture de Paoua a été nettement améliorée. « Malgré la présence des groupes armés, d’énormes efforts ont été faits dans le nord de Paoua. Grâce au positionnement et à l’intervention robuste de la Force MINUSCA et des FACA, la situation sécuritaire dans le nord de Paoua jusqu’à la frontière avec le Tchad est stabilisée et la majorité des déplacés internes est retournée dans leurs villages d’origine », a-t-il déclaré. Selon ce responsable, la sécurisation a permis également la reprise des échanges avec les autorités tchadiennes, la réouverture de la frontière au niveau de Bembéré, la reprise du dialogue et des échanges sur des questions judiciaires, des questions de transhumances et des questions humanitaires.

Sur les tueries du 21 mai 2019 par des éléments du 3R, le chef du bureau de la MINUSCA a rappelé la pression politique sur le leader de ce groupe afin de coopérer avec la justice et s’engager dans le programme de désarmement et démobilisation ainsi que la poursuite de l’opération de la Force de la MINUSCA dans la zone pour prévenir des violences et protéger les populations civiles.

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur la mission conjointe Gouvernement centrafricain-Union africaine-CEEAC-Nations unies, mardi et mercredi dans la préfecture de la Ouaka où elle devait notamment rencontrer le leader de l’UPC, en indiquant que le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en RCA, Kenneth Gluck, fait partie de la délégation.

Selon le porte-parole, le déplacement dans la préfecture de la Ouaka, moins de deux semaines après celle effectuée de Niem Yéléwa, dans le nord-ouest du pays, est l’ « occasion de discuter directement avec les parties et de rappeler leurs engagements dans le cadre de l’Accord politique. Les engagements des groupes armés portent, entre autres, sur la fin immédiate de toute forme d’hostilité, sur la cessation des violences contre les civils et à s’abstenir de faire obstacle au redéploiement des autorités civiles et militaires sur le territoire ni à la fourniture des services publics à la population centrafricaine », a-t-il souligné.

Quant à la vulgarisation de l’Accord politique, le porte-parole a indiqué que 15 organisations de la société civile ayant pris part à un récent atelier soutenu par la MINUSCA, lancent jeudi un projet de formation de points focaux dans des villes de préfectures. « Dans cette étape, une série d’ateliers sera organisée dans six villes à savoir Boali, Mbaiki, Sibut, Berberati, Bambari et Bossangoa. Quelques 60 points focaux seront formés dans chaque ville où ils auront la charge de vulgariser l’Accord politique ».

Concernant la situation des droits de l’homme, il a fait savoir qu’entre le 5 et le 11 juin, la MINUSCA a documenté 15 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 20 victimes. « Les auteurs présumés de cette semaine sont essentiellement des éléments des groupes armés tels que le FPRC, 3R, l’UPC, le MPC, des Peuhls armés et les anti-Balaka », a précisé le porte-parole.


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CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE S’ARROGE INDÉFINIMENT LE DROIT DE MODIFIER À SA GUISE TOUTES LES LOIS VOTÉES OU ADOPTÉES PAR LE PARLEMENT.

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Les dernières échéances électorales post crise ont connu des manquements organisationnels graves au point d’entacher la crédibilité et la transparence du scrutin couplé. À cet effet, toute la classe politique centrafricaine était unanime pour réformer de façon consensuelle et approfondie le droit électoral.
C’est dans cette optique qu’un groupe de travail des experts a été constitué sur initiative du gouvernement pour proposer un nouveau projet de loi portant code électoral. Rappelons au passage que ce dernier a fait l’objet d’une modification unilatérale du gouvernement sur des volets substantiels relatifs aux montants des cautions à la présidentielle et aux législatives. Transféré à l’assemblée nationale par les soins du gouvernement, le projet de loi portant code électoral a été massivement adopté avec amendements par les parlementaires. Il ne reste ainsi que la promulgation par le président de la république pour que le code électoral électoral entre en vigueur.
A titre de rappel, il est important de souligner que le projet de loi portant code électoral soumis à l’examen des parlementaires a été adopté le 23 avril 2019 et le président de la république a saisi la cour constitutionnelle le 23 mai 2019 soit un (1) mois plus tard pour vérifier la constitutionnalité et la compatibilité du projet à la constitution avant sa promulgation. Étonnant est de constater que l’article 40 alinéa 1 de la constitution dispose que « le président de la république promulgue les lois dans les quinze (15) jours qui suivent l’adoption définitive du texte par le parlement. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par le parlement.». On assiste pathétiquement à une énième violation de la constitution car le président de la république a accusé un retard énorme dans la promulgation de ce projet de loi. Chose étonnante, l’alinéa 2 de l’article 40 de la constitution dispose « à défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la cour constitutionnelle soit sur saisine du parlement ». Par ces termes la constitution proclame l’irrévocabilité et l’irréversibilité du projet de loi au delà des délais requis.
La logique juridique aimerait que la cour constitutionnelle proclame après constatation des faits l’entrée en vigueur du projet de loi dans le respect de l’esprit de la constitution au lieu de déclarer recevable la requête fantaisiste du président de la république. Par décision N*006/CC/19 du 05 mai 2019, la cour constitutionnelle a souverainement modifié certains volets du projet de loi et ordonne aux parlementaires de revenir sur le texte conformément aux exigences constitutionnelles. Surpris par l’absence de neutralité de l’organe judiciaire suprême, le citoyen lambda s’interroge : Comment comprendre que le président de la république puisse déférer devant la cour constitutionnelle son propre projet de loi c’est à dire d’initiative gouvernementale alors que ce dernier n’a pas subi d’amendements substantiels  de la part du parlement en vue de dénaturer le texte ? Avait-il un agenda caché ou dissimulé dans le corpus du droit électoral centrafricain ?
Cette requête honteuse du président de la république devant la cour constitutionnelle met-elle à nu ou confirme t-elle la suspicion de manipulation ? Au delà de toutes manipulations politiques, la décision de la cour constitutionnelle est-elle conforme au droit ? Pourquoi la cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée sur l’illégalité résultant de la modification unilatérale des conclusions des travaux des experts par le gouvernement ?
Pourquoi la cour constitutionnelle n’a pas ramené le montant des cautions des candidats à l’état initial tel que défini par le groupe de travail des experts ? La cour constitutionnelle est-elle devenu un instrument politique au service du pouvoir pour tordre le cou de la jeune démocratie centrafricaine ? Au nom de quel principe juridique la cour constitutionnelle s’arroge t-elle indéfiniment le droit de modifier toutes les lois votées ou adoptées par le parlement ? Que disent les chevronnés constitutionnalistes centrafricains ? S’agit-il d’un mutisme complice ou encore de la corruption morale ?
Par cette décision, la cour constitutionnelle risque de créer une autre crise qui aura des effets néfastes sur le calendrier électoral car le processus électoral doit capitaliser un chronogramme adapté à l’hypothétique situation sécuritaire. La définition du mode de scrutin, la délimitation des circonscriptions électorales, le rattachement des électeurs aux bureaux de vote, la détermination du nombre de sièges par circonscription, la convocation du corps électoral, l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs, l’encadrement de la campagne électorale etc…tout ce processus nécessite du temps. Visiblement, le pouvoir par le truchement de la cour constitutionnelle cherche à bloquer le code électoral surtout à cause de la mention du démissions du président quelques mois avant si celui-ci désire se représenter…le banditisme et la délinquance électorale se prépare.
Fort de ce qui précède, nous appelons les centrafricains à la vigilance car l’embryonnaire démocratie centrafricaine est en danger dès lors que la cour constitutionnelle prive systématiquement les parlementaires d’exercer leurs missions prévues par l’article 63 alinéa 2 de la constitution qui sont celles de légiférer et contrôler les actions du gouvernement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi. 
Paris le 08 juin 2019.
Bernard SELEMBY DOUDOU. 
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.
 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA RASSURE LA POPULATION FACE AUX DÉFIS DE STABILISATION EN RCA

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Bangui, 05 juin 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a indiqué mercredi que les défis pour la paix et la stabilité de la République centrafricaine (RCA) sont nombreux, tout en assurant qu’elle travaille avec les autorités nationales et d’autres acteurs pour une paix durable. « Nous poursuivons les contacts avec les groupes armés, nous maintenons le dialogue, mais la MINUSCA ne va pas fermer les yeux si les populations civiles sont attaquées », a indiqué le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, qui a rejeté les accusations de manque d’engagement des casques bleus. 

Il a appelé les groupes armés à respecter leurs engagements contenus dans l’Accord politique de paix et de réconciliation en RCA, signé le 6 février dernier, et a invité la population centrafricaine à faire confiance aux efforts des autorités et de la MINUSCA. 

Selon le porte-parole, le leadership de la Mission continue d’œuvrer aux cotés des autorités centrafricaines pour la stabilisation du pays et a cité la récente mission conjointe Gouvernement-Union africaine (UA)-Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC)-Nations unies à Niem-Yéléwa pour rencontrer le leader du 3R et la population, après les tueries du 21 mai ayant causé 34 morts. Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Kenneth Gluck, membre de la délégation, a indiqué que la MINUSCA travaille très étroitement avec la justice centrafricaine pour une véritable enquête sur ces tueries. 

Par ailleurs, la MINUSCA se félicite de la poursuite de l’opération de désarmement et démobilisation des groupes menée dans l’ouest du pays par l’Unité d’exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (PNDDRR) depuis le 30 mai. « La MINUSCA apporte un soutien logistique et sécuritaire à cette opération », a ajouté le porte-parole, appelant tous les groupes armés concernés dans la partie ouest du pays à y adhérer. 

De son côté, le porte-parole de la Force, Capitaine Soumana Garanke a souligné que les Casques-bleus intensifient les patrouilles dans l’ouest, théâtre de massacre perpétré par les hommes des 3R, la semaine dernière. « Le Commandant adjoint de la Force, Général Serronha, s’est rendu à Paoua, Bocaranga et Bouar pour rencontrer les casques bleus et faire le point de la situation après les récents événements dans l’Ouest », a-t-il noté. Il a aussi souligné qu’outre les opérations, les casques bleus poursuivent la réhabilitation des routes et des ponts sur plusieurs axes comme d’Amadagaza-Gambia-Noufo, Bangassou-Kembé et Bouar-Bossembélé, afin d’améliorer les conditions de mobilité des soldats de paix et de la population civile. Le porte-parole de la Force a souligné aussi que qu’au mois de mai, les casques bleus ont distribué près de 560.000 litres d’eau potable à la population de Bangui, tout en ajoutant que l’opération se poursuit. 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Capitaine Léo-Franck Gnapié, a souligné que la Police et les Forces de sécurité intérieure ont assuré la sécurité des lieux de prière des musulmans et des lieux publics à l’occasion de l’Aid-el-Fitr. « Aucun incident majeur n’a été signalé sur toute l’étendue du territoire », a-t-il assuré. Il a aussi annoncé que le commissariat du PK5, à Bangui, construit et détruit à trois reprises, est en train d’être réhabilité pour la quatrième fois. « Les travaux sont en cours, mais nous menons avec les autorités locales un travail de fond, pour que ce commissariat ne soit pas à nouveau détruit. L’ouverture de ce commissariat renforcera la sécurité dans la zone », a conclu le capitaine.

Strategic Communication & Public Information Division
MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda
BP : 3338, Bangui, Central African Republic
 

CENTRAFRIQUE: MESSIEURS DU POUVOIR, NE SOYEZ PAS SURPRIS !

Au lieu de passer le clair de leur temps à s’occuper des démocrates sans armes de destructions massives, les tenants du pouvoir de Bangui devraient plutôt ouvrir grand les yeux sur ce qui est en cours dans les parties ouest et nord-ouest du pays, et qui présage d’une nouvelle et imminente invasion devant permettre aux groupes armés de… suivez mon regard.
En effet, nombreux sont les Centrafricains originaires et ressortissants des régions ouest, nord-ouest et nord du pays qui commencent à être déçus et découragés du fait que les bonnes et authentiques informations qu’ils mettent à la disposition des autorités de Bangui, du parti MCU, de la MINUSCA, et des préfets et sous-préfets de Touadéra qui ont inondé les collectivités territoriales, ne soient pas prises en considération et exploitées à bon escient pour empêcher le remake des évènements de 2012-2013 qui avaient conduit à la chute de l’ancien autiste de Bangui, je veux nommer François Bozizé Yangouvonda. Ne voulant pas revivre l’enfer séléka de l’époque, ils préfèrent passer par les médias pour informer largement et alerter. De quoi s’agit-il au juste?
D’après plusieurs sources concordantes que nous avons pu vérifier grâce à d’autres sources indépendantes et dignes de foi, Abbas Sidiki, le chef du groupe 3R, aurait reçu plusieurs nouveaux moyens humains, logistiques, matériels et financiers importants pour se déployer dans les régions ouest et nord-ouest du pays qu’il tient contrôler avant d’occuper le sud et le centre-sud. Il aurait reçu la mission de réaliser l’expansion de son mouvement dans ces zones avant la prochaine saison sèche. Pour cela, il aurait recruté plusieurs peuls archers et mercenaires réputés invulnérables et baroudeurs.
La stratégie de Sidiki consiste à faire de ses nouveaux mercenaires des bergers conduisant des troupeaux de bœufs vers les bons pâturages, trompant ainsi la vigilance des populations des localités qu’ils traversent. Car bizarrement, les bergers sont lourdement armés et manipulent les armes lourdes et les armes d’assaut. Du jamais vu.
Ces bergers-mercenaires se déplacent en groupes de 30 personnes minimum (l’équivalant d’une section dans l’armée) et très lentement pour faire ce qu’on appelle « la reconnaissance du terrain » (sic). Ils auraient des localités à atteindre en vue de se sédentariser pour un temps, dans la Mambéré-Kadéï et la Sangha-Mbaéré, tout comme à Bocaranga et Paoua et leurs périphéries.
De la sorte, les ressortissants et populations des zones précitées, épris de paix et craignant encore le pire, souhaitent que les éléments de Sidiki ne soient cantonnés qu’à Koui où est fixé son QG, et non ailleurs, pour le DDRR. Aussi, leur volonté d’expansion à Bocaranga, Ngaoundaye et surtout dans les communes de Kodi, Loura, Bohong devra être stoppée car c’est de là qu’ils auront facilement d’autres ravitaillements leur permettant de réaliser leur projet lugubre.
Les mêmes sources indiquent que des éléments du groupe 3R de Sidiki se trouveraient actuellement à Dilapoko, un grand village de la commune de la Basse-Boumbé dans la sous-préfecture de Gamboula, situé à 30 km sur l’axe Amada-Gaza dans la Mamberé-Kadéï (MK), frontalier au Cameroun par Kenzou.
Il n’y a pas de doute que ces étrangers cherchent à conquérir d’autres espaces à partir de la MK. C’est tout l’Ouest du pays jusqu’au bec de canard à Lidjombo (à Bayanga frontalier au Congo-Brazzaville) dans la Sangha-Mbaéré qu’ils visent, pour boucler la boucle. Et ne me demandez pas ce qui va se passer après. Je n’ai rien dit. Continuez seulement de fermer les yeux et les oreilles.


Mesmin Madidé-Aladila
Source: MEDIAS+

 

CENTRAFRIQUE: La MINUSCA mène une opération dans l’Ouest pour assurer la protection des civils suite aux massacres perpétués par le 3R

3R

Bangui, le 1er juin 2019 – La Force de la MINUSCA a lancé jeudi la seconde phase de l’opération baptisée « Wegnnyen negoye » (marteau en Sango) dans la région ouest de la République centrafricaine (RCA) pour répondre à la crise déclenchée par les attaques perpétrées par le groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), le 21 mai dernier. Ces attaques, notamment dans les villages de Lemouna et Koundjili, à environ 50 km de Paoua, préfecture de l’Ouham-Pendé, ont causé 34 morts, y compris celle d’un enfant, en violation flagrante de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. Le 25 mai, le Gouvernement centrafricain a exigé du 3R le démantèlement de toutes ses bases et barrières dans la zone des attaques, ainsi que la remise, dans un délai de 72 heures, des présumés auteurs des crimes. 

Le 3R a reconnu sa responsabilité dans les attaques, en présentant des excuses publiques, en remettant à la justice trois de ses éléments présumés coupables des attaques et en réduisant sa présence à Bohong, Bokaya et Létélé. La MINUSCA exige que le 3R rende tous les éléments qui ont joué un rôle dans les attaques du 21 mai et collabore pleinement avec les enquêtes en cours. La Mission attend aussi que le 3R s’engage à se démobiliser et désarmer immédiatement dans le cadre du Programme national de DDRR et à participer dans la formation des unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l’Accord. 

Une mission conjointe composée de quatre membres du Gouvernement centrafricain, du Représentant spécial du Président de la commission de l’Union Africaine (UA), du Représentant du Secrétaire général de la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC) et du Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies s’est rendue vendredi à Niem-Yéléwa où elle a rencontré Sidiki, le leader de 3R. Ce dernier a dit vouloir collaborer avec la justice dans le cadre de l’enquête sur les violences du 21 mai. 

Le but de l’opération « Wegnnyen negoye » menée par la Force de la MINUSCA est d’assurer la protection des civils dans la zone, prévenir de nouvelles attaques, affrontements ou tentatives de représailles et d’arrêter tout mouvement d’éléments armés dans la zone. L’opération prévoit, entre autres, la mise en place de bases opérationnelles temporaires dans certaines localités. 

La MINUSCA lance un nouvel appel à tous les groupes armés afin qu’ils respectent leurs engagements dans le cadre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, et dans la cessation de tous les abus et violations. La Mission rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger toutes les populations civiles et les institutions et à soutenir la mise en œuvre de l’Accord ensemble avec l’UA et la CEEAC, les garants de l’Accord, ainsi que toutes les parties signataires pour une exécution de bonne foi de leurs obligations.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874
E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad
https:// minusca.unmissions.org
 

CENTRAFRIQUE : L’ASSEMBLÉE NATIONALE, LE BERCEAU DE LA MAGOUILLE ET DU COMPLOT D’ÉTAT.

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L’assemblée nationale centrafricaine est la chambre monocamerale représentative du peuple centrafricain en attendant la mise en place effective du sénat. Elle est élue au suffrage universel direct pour une durée de cinq (5) ans renouvelable indéfiniment. Cette sixième législature est composée de cent quarante (140) députés cosmopolites élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Les députés sont non seulement les représentants de la souveraineté nationale mais aussi les défenseurs des intérêts des électeurs de leurs circonscriptions respectives. Les missions principales et traditionnelles des parlementaires consistent à voter les lois de la république et de contrôler les actions gouvernementales.
A cet égard, l’assemblée nationale apparaît ainsi comme le baromètre de l’équilibre politique et cela dans le respect de l’intérêt supérieur de la nation. Force est de constater dans les faits que cette sixième législature pourtant composée de grands intellectuels et commis de l’Etat est en résumé un gâchis, un véritable constat d’échec à l’image de la politique générale du pays. Cette sixième législature est à juste titre caractérisée par une série sans fin de scandales mafieux, de magouilles et de complots tous azimuts au sommet de l’état. Malgré la multiplication exponentielle de scandales, les parlementaires ne sont pas inquiétés et les excès continuent. D’emblée, la mise en place du bureau de l’assemblée nationale après les élections de 2015 s’est faite sur fond de magouille, de promesses grossières et intenables en passant par la destitution programmée et téléguidée du Président de l’assemblée nationale.
On relève entre autres scandales la circulation dans les couloirs des enveloppes et frais opaques, des conflits d’intérêts imbibant les hautes autorités, la création des groupes d’intérêts occultes, des sociétés de parlementaires qui gagnent des marchés publics dont les conditions d’attribution des marchés ne sont pas transparentes etc…. Ces pratiques mafieuses, douteuses, malhonnêtes, illicites et illégales sont tellement notoires qu’elles justifient la non déclaration ou du moins la réticence de déclaration de patrimoine de certains parlementaires pourtant imposée par l’alinéa 1 de l’article 66 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose que « dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du parlement, le député et le sénateur font chacun en ce qui le concerne une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs ». En plus de ces graves manquements constitutionnels restés impunis, les parlementaires excellent dans les détournements de deniers publics et de corruption de bas étage. Certains sont notoirement analphabètes et par voie de conséquence incompétents car ils ne s’investissent pas assez dans les débats et se précipitent pour voter les lois après un long et ennuyeux sommeil. Qu’à cela ne tienne, l’absentéisme chronique, injustifié et impuni au mépris du règlement intérieur de l’assemblée nationale, confirme le manque de productivité et d’efficacité dans les missions parlementaires confiées par la constitution.
Fort de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge sur la primauté de la magouille dans l’hémicycle au détriment de l’efficacité de la mission parlementaire : Pourquoi les organes étatiques de contrôle c’est à dire la Cour des comptes et autres ne s’intéressent-ils pas à la gestion opaque et scabreuse de l’assemblée nationale ? Pourquoi la magouille, la mafia et le complot d’état qui devraient constituer le combat des parlementaires s’installent durablement dans le palais du peuple ? Pourquoi ces mutismes, inactions complices et légendaires des parlementaires face à la dérive totalitaire du pouvoir ? Concernant l’interpellation à l’assemblée nationale du premier ministre sur la boucherie meurtrière de Paoua, certains députés se sont agités avec force pour enfin s’endormir après l’intervention du chef du gouvernement. S’agissait-il encore d’une énième épisode de corruption ? Comment peut-on éradiquer ces facteurs d’inefficacité pour privilégier les intérêts de leurs électeurs ? A ce jour, combien de parlementaires sont impliqués impunément dans des scandales politiques et financiers ?
Beaucoup de questions qui interrogent la moralité et la probité des parlementaires de la sixième législature qui laissent planer le doute et la suspicion sur cette prestigieuse institution étatique. Au moment où l’accord de Khartoum est mis à mal, en ballotage défavorable par les récentes tueries, les parlementaires submergés par la magouille ne font plus peur à l’exécutif et qu’une éventuelle interpellation, enquête parlementaire ou une tentative de motion de censure ne représente qu’une promenade de santé pour les acteurs du pouvoir exécutif.
En conséquence de ce qui précède, nous lançons un vibrant appel à la diaspora à travers le monde, à la jeunesse agissante et aux âmes éclairés d’assiéger massivement l’assemblée nationale en sollicitant le suffrage des électeurs aux prochaines échéances électorales en vue de renouveler ou de recycler la maison du peuple. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 30 mai 2019.
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Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.
 

CENTRAFRIQUE :INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE :CE GOUVERNEMENT EST IL ENCORE CRÉDIBLE ?

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Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada était lundi 27 Mai 2019 devant le parlement pour répondre aux questions des députés sur la situation sécuritaire dans le nord du pays suite au massacre du 22 mai 2019 ou le groupe armé dénommé 3R de Abbas Sidiki s’est illustré en exécutant froidement une soixantaine de civils sans arme dans la région de Paoua.

Si en démocratie l’interpellation du premier ministre par le parlement est un exercice normal en Centrafrique et ce qui s’est passé hier ressemble fort étrangement à un cirque, une comédie de mauvaise augure.

Oui lors de cette séance d’interpellation les députés ont exprimé au gouvernement leur mécontentement, la douleur et la colère du peuple tout en proposant des pistes de solutions de l’arrestation de Abass Sidiki au désarmement de cette milice au renforcement des FACA dans la zone.

Tous feintaient de vouloir savoir ce que fait le gouvernement pour en finir avec l’insécurité grandissante dans cette région.

Oui répondant aux préoccupations des représentants du peuple, le chef du gouvernement a évoqué ce drame de Paou, tout en suggérant le renforcement de la présence militaire dans le nord du pays.

Firmin Ngrebada a parlé de déployer un bataillon d’ici la fin du mois pour instaurer la sécurité dans cette partie de Centrafrique.

Sur la question du désarment des milices, le chef du gouvernement a indiqué que certains groupes armés se sont déjà enregistrés dans le cadre du » DDR » (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion).

Cette partie de la RCA est devenue la zone la plus dangereuse du pays avec plus 60 civils tués par les rebelles du 3 R de Sidiki Abass pourtant signataire des accords de Khartoum.

Et puis quoi encore ?

Face à ce massacre de trop, le citoyen lambda s’ interrogé après cette interpellation que va-t-il se passer maintenant ?

RIEN ET ABSOLUMENT RIEN, selon nos observations, il s’agit des discours de condamnation comme dans la plupart des tueries qui ont ému la nation toute entière.

Comme l’attaque de Zangba par le groupe armé UPC de Ali Darassa, qui s’est soldée par plus de 120 morts dont une centaine par noyade et par des villages incendiés, comme l’attaque de Bangassou ou de Bambari et bien d’autres.

Ce duo( gouvernement et parlement) nous a habitué tellement à des déclarations sans lendemain, des condamnations de façade au point que ce peuple meurtri n’y croit plus.

En tout cas de cette équipe au pouvoir rien de concret ne sera offert au peuple souverain martyr des groupes armés.

Il est pourtant facile à ce gouvernement de sevir contre Abass Sidiki car ces graves crimes ont été perpétrés par des Parties à l’Accord dit de Khartoum et tenant pour responsables aussi bien les groupes armés qui tuent – l’UPC et le 3R en l’occurrence – que les plus hautes autorités de l’État et la Communauté internationale, qui ont créé les conditions de ces massacres, et n’assument pas leur devoir de protection de la population civile tout en protégeant les criminels.

Ce gouvernement est il capable de déclencher une hostilité avec les 3 R de Sidiki ?

Le Président de la République, le Premier Ministre et le Président de l’Assemblée Nationale sont ils capables de relever immédiatement de leurs fonctions les représentants de ces groupes armés dans toutes les structures et toutes les fonctions de l’État ?

Ce gouvernement Ngrebada est il en mesure de mettre en œuvre ainsi que le prévoit l’Accord de Khartoum, les mesures militaires de dernière rigueur pour éliminer les groupes armés concernés du territoire national ?

Tout centrafricain sait bien que ce gouvernement ne prendra jamais les mesures ci-dessus énumérées, car complice des crimes commis sur la population civile et le peuple centrafricain par des groupes armés devenus leurs business favoris.

La vérité et la réalité sont que nous avons dans ce pays des autorités qui ne peuvent pas nous proteger.Des autorités incapables de nous secourir en cas de massacre rendant ainsi l’état incapable d’user de son pouvoir régalien pour s’imposer sur notre territoire.

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La fermeté dont ces députés et le premier minsitre affichent actuellement constituent une farce, un trompe œil, nous avons honte de ce gouvernement avec sa politique indigne d’impunité contre les auteurs des crimes, et en particulier sa légendaire politique de deux poids deux mesure, qui est rejetée par la population, aussi bien que « l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence sécuritaire, qui devrait pourtant être le seul sujet à le préoccuper vraiment .

Qu’avons-nous vu ce lundi 27 mai 2019 à l’assemblée nationale ?

Une nouvelle fois, un spectacle folklorique de danses et de défilés à la barre des présidents des groupes parlementaires, suivi d’une litanie de discours et d’interventions individuels, d’où l’on ne retiendra que des mots et des formules de félicitations et d’encouragement à encore faire pire à l’endroit de leur invité du jour et de tous ceux qui l’accompagnaient.

C’est à nouveau un spectacle de rites dignes des grands sorciers, obligés de se réunir et de revenir sur les lieux de leurs crimes prendre quelque chose appartenant à leurs victimes afin d’éviter le phénomène naturel de la loi du retour à l’envoyeur.

C’est une nouvelle fois une belle opportunité offerte à tous les grands et célèbres griots qu’ils sont devenus, après avoir vendu leur âme au MCU et tourné le dos à leur parti politique comme l’UNDP, la CRPS, le RPR, et le Patrie pour ne citer que ces organisations politiques, et avoir livré leurs électeurs à la merci des groupes armés, de chanter les merveilles sanguinaires et les prouesses des seigneurs de guerre en techniques de tueries des centrafricains, en application de l’Accord de Khartoum.

C’est ce que ces députés – traîtres à la patrie ont fait, en faisant semblant comme tout bon sorcier de parler au nom du peuple.

Ce gouvernement et les députés ne feront absolument rien qui puisse inquiéter le pouvoir de Bangui et ses complices qui s’appellent Siddiki, Darass et Al – Katim dont les éléments continuent de tuer, voler, violer, lever des impôts, racketter, incendier des villages, détruire des biens publics et privés impunément et de contraindre de milliers de familles à des déplacements permanents.

Ces débats à l’assemblée nationale venant des autorités qui ont perdu toute légitimité auprès du peuple laissent indifférent la majorité des centrafricains.

La grande gueule des députés et les promesses du gouvernement à l’issue de cette interpellation irritent le citoyen centrafricain qui pense que ses dirigeants sont sur des nuées et naviguent à contre courant des intérêts du peuple.

La crainte pour tout observateur averti est que la RCA est au bord de l’implosion , d’un soulèvement imminent si rien n’est fait d’ici là mais seuls le criminel Touadera et ses acolytes trouvent que tout va bien.

A l’allure ou vont les tueries Touadera et ses députés risquent en 2020 de voir aller voter que des morts et des fantômes.

Le peuple est persuadé que Faustin Archange Touadera ne prendra pas le risque de se représenter au suffrage universel car il n’est pas quasi-certain qu’il gagnera ces élections.

Sous le chaud soleil de Centrafrique, ce gouvernement est il encore capable d’offrir le bien être au peuple centrafricain ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 28 Mai 2019

Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 29/05/2019 dans Uncategorized

 
 
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