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CENTRAFRIQUE : QUELLE EST LA MAIN QUI SE CACHE DERRIÈRE L’INCENDIE DU BUREAU DE L’ANECA ?

15 Oct

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Depuis quelques mois au sein du campus universitaire de Bangui, une guerre larvée s’est installée pour le contrôle de l’association des étudiants centrafricains. Cette bataille entre un camp jugé proche du pouvoir et celui qui n’est pas favorable au régime en place.

Finalement le samedi 05 octobre 2019.l’élection du bureau de l’association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) s’est déroulée sous fonds de contestation des résultats.

Parmi les trois candidats prétendants à la présidence de l’ANECA, Paul Bon-Frère Singa a , été déclaré vainqueur et nouveau président de l’association nationale des étudiants centrafricains par Mr Fleury Junior Pabandji et Jean Kokidé, Secrétaire général de l’Université. avec 1342 voix, contre 771 de Béngaï et 349 de Christian Bertrand Beldo.

En contestant la victoire de son challenger, Bégnaï l’un des candidats malheureux déplore l’implication d’anciens leaders de l’ANECA et certaines autorités de l’Université dans le truquage des bulletins.

Selon des témoignages recueillis auprès des autorités l’élection se serait bien organisées.

Les étudiants contestataires affirment le contraire et relèvent des fraudes massives orchestrées lors de la lecture des résultats. Ils affirment que le gouvernement à travers l’administration rectorale roulerait pour le candidat Paul Bon-Frère Singa qui aurait reçu d’importantes sommes d’argent de la part des caciques du mouvement Cœurs Unis de Faustin Archange Touadera.

Quelques jours après la contestation un acte de vandalisme du bureau de l’ANECA a été enregistré, acte que les autorités rectorales et le nouveau président attribueraient aux perdants contestataires.

Selon des sources en provenance des perdants, cette affaire d’incendie du bureau ne serait qu’un coup monté par le gouvernement pour discréditer leur grogne et un prétexte pour arrêter les leaders de cette contestation afin de les faire taire.

Selon les informations concordantes le Doyen de la FASEG Emmanuel MBETID BESSANE et le SG de l’Université Jean KOKIDE de Bangui étaient déterminés à faire passer coûte que coûte le candidat Paul Bon-Frère Singa acquis à leur cause à la tête de l’ANECA.

Selon ces informations des preuves de l’implication du pouvoir dans cet incendie maquillé existeraient.

Selon une source proche du syndicat des enseignants BESSANE qui est doyen d’une faculté qui compte un grand nombre d’étudiants, serait passé par une personne intermédiaire pour soutirer de l’argent auprès du Chef de l’État Faustin Archange Touadera afin de lui permettre de mobiliser les étudiants en faveur de ce candidat aujourd’hui proclamé vainqueur.

Pour mettre fin à la grogne après les élections volées la stratégie d’incendie a été montée à Boy Rabe ou des éléments appartenant à la milice requins, de la plateforme Centrafrique débout et un groupe des partisans de Paul Bon-Frère Singa à la solde du pouvoir auraient été missionnés pour incendier ce bâtiment abritant le bureau de l’Aneca afin de faire porter le chapeau aux étudiants contestataires.

Le souci des pouvoirs qui se sont succédé à la tête de l’état dans notre pays a toujours été de contrôler l’Association des étudiants.

Autour de l’université , le dispositif sécuritaire a été renforcé depuis le déclenchement de l’incendie. Une précaution indispensable selon ses responsables, après que Le matériel et la documentation ont été consumés dans l’incendie.

Selon les autorités une enquête a été ouverte par le parquet de Bangui pour déterminer les circonstances de cet acte de vandalisme. A l’heure actuelle, une vague d’arrestation des étudiants se poursuit pour traquer les commanditaires de cet acte. Déjà, près d’une vingtaine de présumés auteurs est mise aux arrêts.

Mais Connaissant l’acharnement de notre justice aux soldes de Touadera, certains contestataires méfiants se seraient cachés et souhaiteraient fuir le pays craignant justement pour leurs vies.

Bon nombre d’observateurs de la vie politique nationale, des enseignants de l’université et des parents déplorent que les facs hauts lieux du savoir soient transformées à un lieu d’affrontements ou de règlements de comptes politiques.

Le peuple centrafricain connaitra t-il la vérité sur cette affaire ?
Ou bien la justice exposera t-elle comme d’habitude sa vérité ?Sa parfaite vérité du prince ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 15 Octobre 2019

Publié par Charlie Joseph LARABO

 

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