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CENTRAFRIQUE: BANGUI EN PASSE DE DEVENIR UNE VILLE DU TOURISME SEXUEL 

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Le plus vieux métier du monde reprend du poil de la bête dans les artères de la capitale Bangui. Doucement, mais sûrement, la ville de Bangui est en passe de supplanter la Thaïlande, considérée comme la capitale de la prostitution.

Le phénomène est ahurissant, il suffit pour cela de sillonner les rues, avenues et abords de grandes artères de la capitale aux environs de 21 heures à l’aube, pour se rendre compte de cette prostitution dans tous ses états. Et ce, en dépit des forces de l’ordre qui assurent la sécurité de la capitale dans leur 4×4-BG 75, mettant ainsi à mal l’image de la République centrafricaine, « Bangui la Coquette », aux yeux des touristes étrangers qui sont en visite chez nous.
Elles sont pour la plupart des mineurs, des jeunes filles, entre 12 et 30 ans, communément appelées « Sakpa-Zendé, Bôrrô ou Vampire ». Elles sont visibles au centre-ville, devant le stade 20.000 Places, rebaptisé par les médias « Stade 20 000 Bars », en face de tribune (côté siège Cémac) ou bien devant les clôtures des bases des contingents de la Minusca.
Habillées pour la plupart sexy ou en tenue Cemac (mini culotte), elles font du racolage auprès des passants ou clients potentiels en leur proposant le rapport sexuel moyennant une somme dérisoire qui varie de 500 à 1000 F CFA.
Il faut rappeler que cette recrudescence de la prostitution a pris de l’ampleur en Centrafrique, de 1996 à 2013. Cette augmentation est intervenue après moult coups d’Etat et mutineries qui ont secoué ce pays. Les Missions africaines et onusiennes déployées ont vite fait déborder le vase.
Avec la pauvreté des familles, les jeunes filles sont devenues aussitôt des objets sexuels de ces forces de maintien de la paix, à savoir : MISAB, MINURCA, SANGARIS, MINUSCA. Mais, où va la RCA ?
Le pire est que la misère que vivent les familles centrafricaines a poussé les jeunes filles à vendre leur sexe pour subvenir aux besoins de leurs parents, allant jusqu’à accepter des boîtes de sardines, gâteaux ou friandises contre les rapports sexuels.
Alors, pourquoi s’étonner lorsque les MISAB Sénégalais en 1997 qui rentraient dans leur pays laissaient entendre qu’« en Centrafrique, les filles coûtent moins cher qu’un sachet de sel ? » Quelle honte !
Aujourd’hui, la société centrafricaine n’a plus de sens moral, pour tout dire, pas de fierté. Notre jeunesse est peu éduquée, et comme par ricochet, l’Education nationale est à terre. Pour preuve, les résultats lamentables du Baccalauréat 2017.
Nous exhortons de vive voix le gouvernement à redoubler d’effort pour annihiler ce phénomène qui fait de nous la risée de nos pairs de la sous-région. 


Par Dieubénit Bité
 
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Publié par le 08/07/2019 dans Uncategorized

 
 
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