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Archives du 13/06/2019

CENTRAFRIQUE: LE MINISTÈRE DES FINANCES ORGANISE UN SÉMINAIRE SUR LA REFORME DES FINANCES PUBLIQUES EN RCA

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L’amphithéâtre du complexe Galaxy a servi de cadre pour un séminaire organisé par le ministère des finances et du budget, ce mercredi 12 juin, sur le thème « la réforme des finances publiques en RCA ». Financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par l’Expertise France via le projet TBSI, ce séminaire est l’occasion de faire un point sur les réformes menées au sein du ministère relative à la gestion des finances publiques.

Une centaine de participants venus des institutions de la République, de l’Assemblée nationale et des ministères sectoriels ont pris part activement à ce séminaire dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra, assisté de l’Ambassadrice de l’Union Européenne, Samuella Isopi, en présence des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM) et la Banque Africaine de Développement (BAD), pour ne citer que ceux-là.

A en croire, le ministre des finances, dans son discours de circonstance, beaucoup de chantiers ont vu le jour. Il s’agit entre autres de la mise en place de la plateforme dédiée à la saisie des engagements de dépenses par les sectoriels, la nomination des contrôleurs financiers auprès de certains ministères sectoriels, la transposition des directives CEMAC, suivie de la promulgation de la Loi Organique sur les lois de finances (LOLF) en 2018, et de la signature des décrets d’application en 2019, la mise en place du code de transparence dans la gestion des finances publiques.

Aussi, convient-il d’ajouter que le ministère des finances et du budget a pu faire l’audit des différentes créances des banques auprès de l’Etat, gagner le pari du paiement de salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat à terme échu, initier la mensualisation des paiements des pensions, aborder avec succès les cinq revues du programme avec FMI, et en passe de remporter la sixième et dernière revue.

La numérisation de la collecte des recettes domestiques, notamment les recettes fiscales, est devenue un impératif du ministère des finances et du budget. Dans cette perspective, l’Union Européenne montre sa bonne volonté à accompagner les régies financières à atteindre cet objectif dans sa posture de partenaire clé dudit ministère, a confirmé l’Ambassadrice de l’Union Européenne, Samuella Isopi, dans son discours à l’ouverture du séminaire.

A l’occasion, le ministre Dondra a remercié l’Union Européenne pour son soutien continu qui se concrétise dans l’organisation de ce séminaire. Il a également félicité au passage le projet TBSI et l’Expertise France à travers lesquels l‘organisation de cet événement important pour l’administration centrafricaine a été possible.

Ainsi, est-il important de rappeler que le ministère des finances agit dans le cadre des directives de la CEMAC, adoptées en 2011 par l’ensemble des pays de la zone d’Afrique centrale. Lesquelles directives fixent véritablement le cap à suivre.

Ci- dessous, la version anglaise 
Below, is the English translation

TRAINING SEMINAR ON THE PUBLIC FINANCE REFORM IN THE CAR

The complexe Galaxy’s auditorium hosted a training seminar organized by the ministry of finance and budget, this Wednesday June 12, 2019 on the following theme‘’ the public finance reform in the CAR ‘’.Financedby the European Union and implemented by Expertise France via the TBSI project , this seminar has been an occasion to assess the reforms carried out by the said ministry in the field of public money management .

More than one hundred of participants from the diverse institutions of the Republic, the national assembly and the sectorial ministries actively attended the seminar whose the opening ceremony was presided over by the minister of finance and budget Henri-Marie Dondra, with the assistance of her Excellency Ambassadress of the European Union to the CAR ,Samuella Isopi, in the presence of the technical and financial partners, especially ,the International Monetary Fund (IMF), the World Bank (WB) and the African Bank of Development (BAD), just to name these one.

Believing,the minister of finance, in his keynote address, so many things has beendone. It has been about the setting up of a platform devoted to computerize the expenditure decisions by the sectorial ministries, the appointment of the fiscal controllers within certain ministries , the transposition of the CEMAC’s directives followed by the promulgation of the Organic law on the finance laws (LOLF) in 2018, and the signing of the Orders of the implementation in 2019, the establishment of the transparence code within the finance public management.

Furthermore, it makes sense to note that the finance ministry managed to perform the audit of the banks loans vis-à-vis the state, won the bet of paying regularly the salaries of the public servants , initiate the monthly payment of the pensions, performed the sixth review of the IMFprogram.

The digitation of the state domestic revenues collection,such as the fiscal incomes, becomes a must for the ministryof financeand budget. In that prospect, shows its good will to accompany the financial administration to reach this goal, has said the Ambassadress, Samuella Isopi, in her speech at the opening of the seminar.

The minister Dondra used this opportunity to thank the union European Union forits continued support that allows this training to be performed.He also congratulated the by the way, the TBSI project and the Expertise France throughout the organizing of the event for the CAR .

It is worth recalling that, the ministry of finance in the framework of the CEMAC directives had adopted in 2011 six directives like the other countries of the area. These directives set the path of the coming reforms.

Source: MFB/RCA

 
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Publié par le 13/06/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE – ENQUÊTES: HAUTES TRAHISONS

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LE MERCENAIRE TCHADIEN OUSMANE MAHAMAT OUSMANE SUR LE POINT D’ÊTRE NOMMÉ AMBASSADEUR DE LA RCA AU QATAR !

De sources introduites, le rebelle tchadien Mahamat Ousmane Mahamat alias Ousmane Mahamat Ousmane est sur le point d’être nommé au poste d’ambassadeur de la République centrafricaine auprès du Royaume islamique du Qatar, ce petit pays pétrolier qui est à l’origine du financement et de la dotation en armes, munitions, moyens logistiques et matériels ayant permis à la coalition séléka à l’époque de prendre le pouvoir par coup d’Etat, le 24 mars 2013. Et selon toute vraie semblance, c’est auprès de ce même pays financier des terroristes islamistes que les groupes armés ex-séléka se ravitaillent régulièrement en armes, munitions, véhicules tout terrain et argent qui leur ont permis d’occuper 80% du territoire centrafricain et de maintenir la pression en exploitant les ressources stratégiques du pays. Mais comment en est-on arrivé là?

De sources généralement bien informées, c’est lors des négociations entre le gouvernement et les groupes armés de mars dernier au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba la capitale d’Ethiopie, que Ousmane Mahamat Ousmane, l’un des présumés chefs terroristes islamistes du Km5, aurait joué son jeu pour le poste d’ambassadeur de la RCA auprès du Qatar. Il aurait claqué la porte du FPRC de Nourredine Adam et de l’UPC d’Ali Darass parce que ceux-ci n’avaient pas proposé son nom pour être ministre. Aussi, se serait-il rapproché du mercenaire tchadien Mahamat Alkatime, son compatriote, pour le poste très stratégique d’ambassadeur de la République centrafricaine au Qatar.

Pour réussir son projet, Ousmane Mahamat Ousmane aurait remis à Alkatim un véhicule 4×4 tout terrain à titre gratuit tout en lui promettant d’autres véhicules, de l’argent, des armes et munitions au cas où son décret de nomination tombait. Le dernier argument qu’il aurait avancé pour convaincre Alkatime est qu’il est Tchadien comme lui, « et donc son frère » (sic).

Il aurait même présenté à Alkatim le décret par lequel le président tchadien Idriss Deby Itno l’avait nommé sous-préfet de Moundou au sud du Tchad, ce qui est vrai d’ailleurs. Marché conclu, le nom de Mahamat Ousmane Mahamat alias Ousmane Mahamat Ousmane a été proposé par son compatriote Mahamat Alkatime, chef du groupe armé MPC, pour le poste d’ambassadeur de la République centrafricaine au Qatar, suite aux négociations d’Addis-Abeba entre le Premier ministre Firmin Ngrébada et les groupes armés.

De retour d’Addis-Abeba à Bangui, la procédure diplomatique a été engagée à cet effet. Le gouvernement Ngrébada par le biais de la ministre des Affaires étrangères, mademoiselle Sylvie Baïpo Temon, a saisi le ministre qatari des Affaires étrangères pour lui exprimer le désir des autorités centrafricaines et plus particulièrement du président Touadéra de nommer le mercenaire tchadien à la tête de la chancellerie centrafricaine au Qatar. La réponse des autorités du Qatar a été notifiée au chef de la diplomatie centrafricaine en début de ce mois.

Informé de l’accord favorable du Qatar qu’il soit nommé ambassadeur de la République centrafricaine là-bas, l’intéressé s’agite depuis quelques jours et contacte mille et une personnes proches de Touadéra ou supposées être très écoutées par ce dernier, pour que son décret de nomination soit vite signé. Pour cela, il n’est pas tranquille. Il est devenu subitement trop gentil envers tous ceux qu’il rencontre et à qui il expose sa préoccupation.

Mais à notre humble avis, c’est une grande erreur que Touadéra aura commise s’il nomme ce mercenaire étranger à ce poste et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, OUSMANE MAHAMAT OUSMANE EST UN TCHADIEN PUR SANG BON TEINT, QUI AVAIT MÊME SERVI DANS SON PAYS COMME SOUS-PRÉFET DE MOUNDOU DANS LA RÉGION SUD DU TCHAD, LA OÙ IL ÉTAIT IMPLIQUÉ DANS LES ACTIVITÉS ILLICITES ET CRIMINELLES DE « ZARAGUINA» OU COUPEUR DE ROUTE, TRAFIQUANT DE PIERRES PRÉCIEUSES, D’ARMES ET DE VÉHICULES, SELON PLUSIEURS SOURCES DIGNES DE FOI.

Ensuite, c’est un mercenaire qui avait aidé Michel Dotodjia Am-Nondroko dans le trafic d’armes, de véhicules et de carburant pour le compte de la coalition séléka jusqu’au renversement du régime Bozizé/KNK le 24 mars 2013. En récompense, il était nommé ministre d’Etat, conseiller spécial du président Djotodjia à la Présidence de la République en matière de sécurité et des relations avec les forces internationales notamment Eufor et Misca.

Ousmane Mahamat Ousmane est ce délinquant qui, sous la transition de Samba-Panza, a été pris en flagrant délit de détention d’armes illégales au niveau de l’aéroport de Bangui. Il a été arrêté par une équipe de la gendarmerie avec ses complices et conduit à la Section des recherches et investigations (SRI) de la Gendarmerie nationale pour des besoins d’enquête. Il s’était évadé de la prison de la SRI pour repartir au Km5 où il est devenu très mauvais, animant ça et là des troubles.

C’est donc un évadé, un wanteed que Touadéra avait commis l’erreur de nommer au poste du ministre conseiller à la présidence de la République en septembre 2017. 
Du point de vue du droit, dès l’instant où Ousmane Mahamat Ousmane est la fois wanted, mercenaire, rebelle, malfaiteur et prisonnier en sursis, l’article 28 de la constitution en vigueur lui interdit d’occuper toute haute fonction publique en Centrafrique. Touadéra aurait encore violé la constitution en nommant ce type à une haute fonction d’Etat comme celle d’ambassadeur, Haut représentant de la RCA à l’étranger.

En 2018, ce ministre conseiller de Touadéra a déshonoré sa fonction, son autorité de nomination et toute la République centrafricaine en se faisant attraper à l’aéroport de Douala avec 2 kg de diamant pur de grande valeur. Très fâché à cause du trafic illicite transnational et de la contrebande minière dont est auteur ce monsieur, le président Touadéra avait pris un décret pour le relever de ses fonctions de ministre conseiller à la Présidence de la Primature.

Pour se venger de son limogeage, le mercenaire tchadien Mahamat Ousmane Mahamat avait réactivé toutes les cellules dormantes du terrorisme islamiste du Km5 très hostiles à l’actuel régime, en les poussant à divers crimes et délits, tout en jouant de temps en temps au faux sapeur-pompier.

Ousmane Mahamat Ousmane est reconnu de notoriété publique comme l’un des principaux fauteurs de troubles au Km5.

Toujours selon les sources, Ousmane Mahamat Ousmane serait constamment avec les groupes armés les plus actifs sur le terrain, les plus influents et dirigés par des mercenaires étrangers, à savoir: le FPRC de Nourredine Adam, le MPC de Mahamat Alkatim et l’UPC d’Ali Darass. Il serait également constamment avec les deux agents de renseignements de l’ambassade de France au Km5 avec qui il passe tout son temps à ne parler que du mal du régime actuel, des défaillances du système politique et sécuritaire du pouvoir de Bangui et de la présidence de la République où il avait travaillé.

Au regard de tout ce qui précède, on peut affirmer sans courir le risque de se tromper que LE MERCENAIRE TCHADIEN OUSMANE MAHAMAT OUSMANE DIT MAHAMAT OUSMANE MAHAMAT N’EST PAS CRÉDIBLE POUR REPRÉSENTER LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Á L’EXTÉRIEUR. Il n’a par ailleurs aucune qualité intellectuelle, morale, professionnelle, politique et diplomatique pour être nommé ambassadeur de la RCA à l’étranger. N’y a-t-il pas un(e) Centrafricain(e) qualifié(e) et compétent(e) pour occuper ce poste? Que Touadéra cesse de dévaluer les hautes fonctions publiques de la sorte.

Lorsqu’on sait que le Qatar est ce pays qui avait gâté la coalition séléka et qui continue de gâter les groupes armés ex- séléka en tous moyens pour entretenir la guerre et l’insécurité en Centrafrique, il est certain que ce monsieur ne demande ce poste que pour faciliter la reprise du pouvoir par ces compagnons de maquis, sinon réussir la partition du pays. Il va vendre le pays à tous ces mercenaires aux crânes enturbannés qui sont des véritables pêcheurs en eaux troubles et qui ne vivent que de ça.

Ainsi, il est urgent et hautement souhaitable que l’Assemblée nationale prenne ses responsabilités pour interpeller le gouvernement sur le projet de mouvement en cours dans les ambassades, missions diplomatiques et consulaires de la République centrafricaine à l’étranger, afin que ces nobles institutions du pays ne soient envahies ou dominées par des personnes peu recommandables car aux mains souillées, des gens de moralité très douteuse et de qualité professionnelle, administrative, politique et diplomatique aléatoire ou carrément inexistante.

Et si d’aventure le président Touadéra commettait l’erreur de nommer ces genres de mercenaires dans nos représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger, il n’a qu’à libérer Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yékatom Ramboh de la prison de La Haye et les nommer aussi à de hautes fonctions comme les autres chefs et comzones des groupes armés ex-séléka. Sinon, un ouragan d’impopularité va s’abattre sur lui et son départ sera souhaité par l’écrasante majorité des Centrafricains. L’oracle a parlé.

Wait and see.

Mesmin Madidé-Aladila
Source: MEDIAS+

 
 
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