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CENTRAFRIQUE :INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE :CE GOUVERNEMENT EST IL ENCORE CRÉDIBLE ?

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Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada était lundi 27 Mai 2019 devant le parlement pour répondre aux questions des députés sur la situation sécuritaire dans le nord du pays suite au massacre du 22 mai 2019 ou le groupe armé dénommé 3R de Abbas Sidiki s’est illustré en exécutant froidement une soixantaine de civils sans arme dans la région de Paoua.

Si en démocratie l’interpellation du premier ministre par le parlement est un exercice normal en Centrafrique et ce qui s’est passé hier ressemble fort étrangement à un cirque, une comédie de mauvaise augure.

Oui lors de cette séance d’interpellation les députés ont exprimé au gouvernement leur mécontentement, la douleur et la colère du peuple tout en proposant des pistes de solutions de l’arrestation de Abass Sidiki au désarmement de cette milice au renforcement des FACA dans la zone.

Tous feintaient de vouloir savoir ce que fait le gouvernement pour en finir avec l’insécurité grandissante dans cette région.

Oui répondant aux préoccupations des représentants du peuple, le chef du gouvernement a évoqué ce drame de Paou, tout en suggérant le renforcement de la présence militaire dans le nord du pays.

Firmin Ngrebada a parlé de déployer un bataillon d’ici la fin du mois pour instaurer la sécurité dans cette partie de Centrafrique.

Sur la question du désarment des milices, le chef du gouvernement a indiqué que certains groupes armés se sont déjà enregistrés dans le cadre du » DDR » (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion).

Cette partie de la RCA est devenue la zone la plus dangereuse du pays avec plus 60 civils tués par les rebelles du 3 R de Sidiki Abass pourtant signataire des accords de Khartoum.

Et puis quoi encore ?

Face à ce massacre de trop, le citoyen lambda s’ interrogé après cette interpellation que va-t-il se passer maintenant ?

RIEN ET ABSOLUMENT RIEN, selon nos observations, il s’agit des discours de condamnation comme dans la plupart des tueries qui ont ému la nation toute entière.

Comme l’attaque de Zangba par le groupe armé UPC de Ali Darassa, qui s’est soldée par plus de 120 morts dont une centaine par noyade et par des villages incendiés, comme l’attaque de Bangassou ou de Bambari et bien d’autres.

Ce duo( gouvernement et parlement) nous a habitué tellement à des déclarations sans lendemain, des condamnations de façade au point que ce peuple meurtri n’y croit plus.

En tout cas de cette équipe au pouvoir rien de concret ne sera offert au peuple souverain martyr des groupes armés.

Il est pourtant facile à ce gouvernement de sevir contre Abass Sidiki car ces graves crimes ont été perpétrés par des Parties à l’Accord dit de Khartoum et tenant pour responsables aussi bien les groupes armés qui tuent – l’UPC et le 3R en l’occurrence – que les plus hautes autorités de l’État et la Communauté internationale, qui ont créé les conditions de ces massacres, et n’assument pas leur devoir de protection de la population civile tout en protégeant les criminels.

Ce gouvernement est il capable de déclencher une hostilité avec les 3 R de Sidiki ?

Le Président de la République, le Premier Ministre et le Président de l’Assemblée Nationale sont ils capables de relever immédiatement de leurs fonctions les représentants de ces groupes armés dans toutes les structures et toutes les fonctions de l’État ?

Ce gouvernement Ngrebada est il en mesure de mettre en œuvre ainsi que le prévoit l’Accord de Khartoum, les mesures militaires de dernière rigueur pour éliminer les groupes armés concernés du territoire national ?

Tout centrafricain sait bien que ce gouvernement ne prendra jamais les mesures ci-dessus énumérées, car complice des crimes commis sur la population civile et le peuple centrafricain par des groupes armés devenus leurs business favoris.

La vérité et la réalité sont que nous avons dans ce pays des autorités qui ne peuvent pas nous proteger.Des autorités incapables de nous secourir en cas de massacre rendant ainsi l’état incapable d’user de son pouvoir régalien pour s’imposer sur notre territoire.

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La fermeté dont ces députés et le premier minsitre affichent actuellement constituent une farce, un trompe œil, nous avons honte de ce gouvernement avec sa politique indigne d’impunité contre les auteurs des crimes, et en particulier sa légendaire politique de deux poids deux mesure, qui est rejetée par la population, aussi bien que « l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence sécuritaire, qui devrait pourtant être le seul sujet à le préoccuper vraiment .

Qu’avons-nous vu ce lundi 27 mai 2019 à l’assemblée nationale ?

Une nouvelle fois, un spectacle folklorique de danses et de défilés à la barre des présidents des groupes parlementaires, suivi d’une litanie de discours et d’interventions individuels, d’où l’on ne retiendra que des mots et des formules de félicitations et d’encouragement à encore faire pire à l’endroit de leur invité du jour et de tous ceux qui l’accompagnaient.

C’est à nouveau un spectacle de rites dignes des grands sorciers, obligés de se réunir et de revenir sur les lieux de leurs crimes prendre quelque chose appartenant à leurs victimes afin d’éviter le phénomène naturel de la loi du retour à l’envoyeur.

C’est une nouvelle fois une belle opportunité offerte à tous les grands et célèbres griots qu’ils sont devenus, après avoir vendu leur âme au MCU et tourné le dos à leur parti politique comme l’UNDP, la CRPS, le RPR, et le Patrie pour ne citer que ces organisations politiques, et avoir livré leurs électeurs à la merci des groupes armés, de chanter les merveilles sanguinaires et les prouesses des seigneurs de guerre en techniques de tueries des centrafricains, en application de l’Accord de Khartoum.

C’est ce que ces députés – traîtres à la patrie ont fait, en faisant semblant comme tout bon sorcier de parler au nom du peuple.

Ce gouvernement et les députés ne feront absolument rien qui puisse inquiéter le pouvoir de Bangui et ses complices qui s’appellent Siddiki, Darass et Al – Katim dont les éléments continuent de tuer, voler, violer, lever des impôts, racketter, incendier des villages, détruire des biens publics et privés impunément et de contraindre de milliers de familles à des déplacements permanents.

Ces débats à l’assemblée nationale venant des autorités qui ont perdu toute légitimité auprès du peuple laissent indifférent la majorité des centrafricains.

La grande gueule des députés et les promesses du gouvernement à l’issue de cette interpellation irritent le citoyen centrafricain qui pense que ses dirigeants sont sur des nuées et naviguent à contre courant des intérêts du peuple.

La crainte pour tout observateur averti est que la RCA est au bord de l’implosion , d’un soulèvement imminent si rien n’est fait d’ici là mais seuls le criminel Touadera et ses acolytes trouvent que tout va bien.

A l’allure ou vont les tueries Touadera et ses députés risquent en 2020 de voir aller voter que des morts et des fantômes.

Le peuple est persuadé que Faustin Archange Touadera ne prendra pas le risque de se représenter au suffrage universel car il n’est pas quasi-certain qu’il gagnera ces élections.

Sous le chaud soleil de Centrafrique, ce gouvernement est il encore capable d’offrir le bien être au peuple centrafricain ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 28 Mai 2019

Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 29/05/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : LE MOUVEMENT POLITIQUE « CŒURS UNIS » DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EST POLITIQUEMENT ET JURIDIQUEMENT ILLÉGAL.

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Au lendemain des indépendances, les États africains étaient gérés sous le règne des partis uniques c’est à dire des partis État où le Président de la république en majorité des militaires étaient à la fois les législateurs, les protecteurs ou garants des droits fondamentaux et les principaux ordonnateurs des dépenses publiques. Depuis la conférence de la Baule dans les années 1990, le vent de la démocratie et du multipartisme a soufflé sur toute l’Afrique et n’a pas épargné notre chère nation qui a libéralisé le multipartisme un an plus tard sous le régime présidentiel du général d’armée André Kolingba. Une longue période d’apprentissage a permis un encadrement juridique des activités des partis politiques avec l’avènement de l’ordonnance N* 05.007 du 02 juin 2005 relative aux partis politiques et aux statuts de l’opposition en Centrafrique.
Ainsi, aux termes des dispositions de l’article 3 et 15, les partis ou mouvements politiques peuvent se constituer librement dans le respect de la présente ordonnance. Cette ordonnance considérée comme la loi cadre détermine en son article 1 les conditions de création, de déclaration, de regroupement, de suspension, de dissolution et de financement des partis ou groupements politiques ainsi que le statut de l’opposition en Centrafrique.
A titre de rappel, le président de la république fut et demeure à ce jour le deuxième vice-président de l’ancien parti au pouvoir. Ce dernier a accédé à la magistrature suprême de l’Etat avec le statut de candidat indépendant et depuis lors, il a créé son mouvement politique en violation flagrante des dispositions de l’alinéa 6 de l’article 7 de l’ordonnance qui dispose que : « nul ne peut adhérer à plus d’un parti politique à la fois ». S’agissant de la déclaration administrative de constitution d’un parti ou mouvement politique, l’article 19 de l’ordonnance énumère les démarches et documents à fournir à la Direction des affaires politiques et administratives du ministère de l’intérieur et de l’administration du territoire parmi lesquels les certificats médicaux de tous les membres fondateurs, les casiers judiciaires, les attestations de résidence, les statuts et règlements, le procès verbal de l’assemblée constitutive, une liste de deux cent (200) signatures d’adhésion par préfecture dans au moins neuf (9) préfectures et surtout la lettre de démission en cas d’appartenance antérieure à un autre parti politique. Animé par le souci de se représenter et l’utopie de gagner aux prochaines échéances électorales, un mouvement politique a été agencé en toutes pièces et surtout à la « va vite ».
Face à la fulgurante promotion sur les médias d’Etat réquisitionnés et face à l’envie de s’installer même dans les zones non contrôlées par le pouvoir depuis leur avènement, le citoyen lambda s’interroge : Le mouvement politique « cœurs unis » qui soutient les actions politiques du président de la république a t-il une existence légalement constituée ? Ce mouvement a t-il reçu l’agrément ou la reconnaissance du ministère avant de commencer ces activités ?Les procédures de création et d’enregistrement des partis ou mouvements politiques ont-elles été respectées ? Peut-on adhérer simultanément à deux partis ou mouvements politiques ? Les certificats médicaux et les casiers judiciaires de tous les membres fondateurs sont-ils de nos jours consultables à la direction des affaires politiques et administratives du ministère de l’intérieur ? Cette direction n’a t-il pas subi des pressions quelconques de la part du pouvoir ? Comment le mouvement cœurs unis a procédé pour récolter deux cent (200) signatures dans au moins neuf (9) alors que le pouvoir ne contrôle que 20% du territoire national ?
Au delà de ces précieuses interrogations, les stigmates de la magouille et de pressions tous azimuts sont palpables. Logiquement, après le dépôt de la déclaration de création, un récépissé valable quarante cinq (45) jours est délivré gratuitement en attendant l’étude du dossier. Pendant cette période d’examen de dossier, le parti politique ne peut exercer ses activités traditionnelles mais est-ce que le mouvement politique du chef de l’état avait observé cette période de carence ?
Rien n’étonne personne et nous recommandons in fine aux parlementaires nonobstant leur mutisme complice devenu viral même devant les tueries de masse de faire usage de leur pouvoir constitutionnel afin de clarifier et de respecter l’esprit de l’ordonnance portant statuts des partis et mouvements politiques. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi. 
Paris le 24 mai 2019.
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Bernard SELEMBY DOUDOU. 
Juriste, Administrateur des élections. 
Tel : 0666830062.
 
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Publié par le 27/05/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE :POURQUOI TOUADERA REFUSE T-IL DE PROMULGUER LA LOI PORTANT NOUVEAU CODE ÉLECTORAL ?

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Le président de la République Faustin Archange Touadera a refusé de promulguer la loi portant nouveau code electoral bien que le texte avait été régulièrement adopté par l’Assemblée nationale le 23 Avril 2019.

Ce blocage nous amene à nous interroger si le président dispose-t-il d’un droit de veto sur l’activité législative ?

Pour rappel, le projet de loi portant code électoral a été préparé par un groupe technique de travail composé de représentants de l’assemblée nationale, de l’Agence Nationale des Élections (ANE), de la société civile, du Haut Conseil de la Communication (HCC), du Conseil constitutionnel et de la cour de cassation.

Ce travail hautement scientifique des experts du groupe technique de travail a été validé par le gouvernement en conseil des ministres en apportant de modifications sensibles qui dénaturaient substantiellement le précieux et méticuleux travail des experts.

Ces modifications se cristallisaient autour des articles 112 et 145 du projet du code électoral qui multipliaient par dix (10) le montant respectif de caution des élections présidentielles et législatives.

Les députés avaient unanimement adopté une augmentation raisonnable de la caution de cinq (5) millions à quinze (15) millions pour les présidentielles et de cent (100) milles à deux cent cinquante (250) mille pour les législatives contrairement à Touadera qui misait respectivement sur Cinquante(50) Millions pour les présidentielles et Un(1) Million pour les législatives.

Après adoption par les députés, le chef de l’état selon certaines indiscrétions serait farouchement opposé aux dispositions selon lesquelles il devrait démissionner 6 mois avant la tenue des prochaines élections.

Autres chose ,que Touadera n’apprécie pas les modifications apportées par l’assemblée nationale et tient pour responsables Laurent Ngon Baba president de l’Assemblée nationale et son allié de circonstance Augustin Yangana Yahoté, ministre de l’administration du territoire.

Le refus du president Touadera de promulguer cette loi fait actuellement l’objet d’un débat à bâtons rompus et contradictoire dans l’opinion mais ne fait pas l’unanimité même dans la majorité présidentielle.

Et, sur le fond de la question, comme la promulgation d’une loi est une formalité substantielle de son entrée en vigueur, si le président ne la promulgue pas, la loi ne rentrera jamais en vigueur .

Touadera a-t-il le droit de refuser de promulguer le nouveau code électoral ?

Légalement non, la constitution prévoit en son article 40 que le president de la République promulgue les lois dans les 15 jours qui suivent l’ adoption définitive.du texte par le parlement(Attendu Assemblée Nationale et Senat).

Ce délai est réduit à 5 jours en cas d’urgence déclarée par le parlement.

A défaut de promulgation(comme c’est actuellement le cas) dans les délais requis la loi entre automatiquement en vigueur soit par la constations de la cour constitutionnelle ou soit sur saisine du parlement.

La loi ne donne au chef de l’état qu’un droit de regard à travers lequel il peut demander une seconde lecture (article 40.), et un droit de recours devant la cour constitutionnelle, par lequel il peut contester la constitutionnalité du texte, dans les 15 jours qui suit son adoption (article 86) .

En espèce, le président a-t-il adressé un courrier au président de l’Assemblée nationale pour demander une seconde lecture de la loi, afin d’obtenir la modification des fameux articles querellés ?.

Le droit de regard du président de la République ne peut en aucun cas être considéré comme un droit de veto. Par conséquence, il ne peut pas empêcher l’entrée en vigueur du nouveau code électoral.

Pourtant ce même Touadera avait signé sans résistance l’accord de Khartoum consacrant les groupes armés comme représentants spéciaux de MCU dans les zones qu’ils contrôlent.

Mais au-delà de cet aspect technico-juridique, cette situation est paradoxalement porteuse de bonne nouvelle. Le fait que les députés, y compris ceux de la majorité, puissent adopter un texte, auquel le président de la République est catégoriquement opposé (en atteste son refus de promulgation…), est un signal très positif pour la séparation des pouvoirs ?

Reste à savoir si les députés l’ont fait par conviction et si en cas de relecture du texte maintiendront ils leurs votes ?
Si les députés ne bougent pas le président Touadera se pliera t-il à cette décision législative ?

A défaut, est ce que la cour constitutionnelle ordonnera t-elle l’enregistrement et la publication de la loi ?
Beaucoup des questions sans réponse pour le moment…

Dans ce genre de confusion, de doutes et d’hésitations, le pouvoir tente toujours de recourir à sa traditionnelle méthode de passage en force qui consiste à inviter les billets de banque dans l’arène pour un arbitrage en sa faveur.

Dans ce contexte, les représentants du peuple doivent comprendre que la corruption pour laisser passer la loi servira certes à un besoin ponctuel mais ne résoudra pas sensiblement nos quotidiens d’où la nécessite de penser à la génération future.

Cette mauvaise habitude des parlementaires sensés défendre les intérêts du peuple interpelle l’opinion nationale en vue de moraliser les élus du peuple sur l’importance d’un cadre juridique dans le processus électoral.

Force est de constater qu’avec cette loi à l’état, ces coupures de banque feront le premier tri sélectif dans nos institutions pour tenter de tordre le cou de la loi au détriment des aspirations du peuple souverain.
Le point culminant de cette politique de corruption coïncide avec le « faux consensualisme » de Touadera.

Avec le mathématicien, le principe du « gagner ensemble, gouverner ensemble », établi au lendemain de la présidentielle de 2015, efface désormais les frontières politiques.

Ce consensus constitue une menace pour la démocratie. Il s’avère bien important d’installer la dichotomie au cœur de la politique afin d’« affronter l’arrogance et l’avidité de la classe dirigeante ».

Notre objectif est de reconstruire un peuple (les gens ordinaires) capables d’affronter les élites (la caste des privilégiés). C’est le seul moyen de redonner sens à la politique.

Selon un observateur de la vie politique centrafricaine, le durcissement du régime de Touadera dénote que l’homme sait qu’il perdra les élections vu son bilan catastrophique.

Conscient que l’issue d’un processus électoral crédible, transparent et équitable le mettra en difficulté, le president use de tous les artifices pour conserver son pouvoir.

Le citoyen lambda qui ne manque d’inspiration s’interroge :
La querelle autour de la promulgation de cette loi n’est-elle pas génératrice de polémiques susceptibles de provoquer un glissement de calendrier électoral ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 27 Mai 2019

Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 27/05/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : En Centrafrique, 116 permis miniers rendus publics

                 Une vue d’avion d’une mine artisanale à proximité de Carnot, dans le nord-ouest de la Centratrique, le 8 novembre                     2019. © RFI/Gaël Grilhot

L’information a été publiée sur le site du ministère centrafricain des Finances, mais elle est quasiment passée inaperçue. Quelque 116 permis miniers ont été accordés en janvier et février derniers. Des permis d’exploration, mais aussi d’exploitation, qui concernent l’or et le diamant. Analyse.

De notre correspondante à Bangui,

Soixante-sept carats. Le ministère des Mines l’annonce avec un brin de fierté : c’est le plus gros diamant trouvé depuis la reprise officielle des activités minières en juin 2015. Il est en cours de certification et pourrait valoir jusqu’à 400 000 dollars !

Les diamants alimentent autant les fantasmes que les appétits internationaux en Centrafrique. Mais si pour l’or, il n’existe aucune restriction géographique à la production et à l’exportation, ce n’est pas le cas des pierres précieuses. En janvier 2003 a été lancé un processus mondial de certification du diamant qui vise à éviter que l’exploitation des mines ne finance les conflits : le Processus de Kimberley (PK). Dix ans plus tard, au moment où la crise éclate dans le pays, la RCA s’est ainsi vu interdire d’exporter légalement ses diamants bruts. Depuis, une petite partie seulement du territoire a été réintégrée au Processus de Kimberley en 2015. Seuls les diamants provenant de cinq sous-préfectures sur 72 (Boda, Nola, Gadzi, Berberati, Carnot) ont ainsi été autorisés à l’exportation.

Pour qu’une entreprise ait le droit d’exploiter les sous-sols du pays, un permis signé par le ministère des Mines est nécessaire. Ces permis ont longtemps fait l’objet de supputations en tous genres. Finalement, les autorités ont levé un coin du voile : sur le site internet du ministère des Finances, une partie des arrêtés et des décrets concernant les concessions minières récemment octroyées ont été publiés.

Infographie carats mines RCA © RFI

En tout, 41 arrêtés et décrets ont été rendus publics. Ils concernent l’attribution de 116 permis entre le 4 janvier 2018 et le 26 février 2019. Une dizaine d’autorisations de recherches et de reconnaissance apparaissent dans le magma des documents. Plusieurs autorisations d’exploitation de mines de calcaire, de sable et d’argile ont aussi été délivrées. Mais l’essentiel des permis concerne bien l’exploitation de l’or et du diamant… 104 permis d’exploitation artisanale semi-mécanisée ont ainsi été concédés pour une période d’un à cinq ans. Quatre-vingt-dix-neuf concernent de manière associée l’or et le diamant. Parmi les entreprises qui ont obtenu ces précieux sésames, la désormais célèbre entreprise russe de la Lobaye Invest, ou encore des entreprises chinoises telles que Zhong Yu Kuang Ye SARL ou Tian Xiang.

Parmi les permis d’exploitation délivrés par l’État, près de la moitié se situent hors de la « zone verte » du Processus de Kimberley. Bria, Bossembele, Bozoum, Bangassou, etc. Ces localités sont bien loin de la petite zone sud-ouest autorisée. Pourquoi attribuer des permis d’exploitation de diamants hors du périmètre autorisé ? Le ministre des Mines Léopold Mboli Fatran précise que selon l’article 43 du code minier, « les permis semi-artisanaux délivrés donnent systématiquement à leur titulaire le droit d’exploiter toutes les substances minières » qui se trouvent dans le périmètre attribué. Le ministre concède qu’« il pourrait être judicieux de préciser les minéraux autorisés à l’exploitation. »

Si l’exploitation des diamants hors zone verte n’est pas illégale selon le Processus de Kimberley, il est cependant interdit de les exporter. Les sociétés ont pour obligation en cas de production hors de la « zone verte » de les consigner et de les stocker en attendant la levée de l’embargo. Mais il est actuellement très difficile de contrôler les productions et les stocks notamment à l’est du pays.

Infographie recettes fiscales mines RCA © RFI

Les richesses minières ne bénéficient donc à l’heure actuelle que très peu aux caisses de l’État. Si l’exportation de l’or a doublé par rapport au niveau d’avant crise, on est loin du compte en ce qui concerne les diamants. Seuls 13 000 carats ont été officiellement exportés en 2018, les projections prévoient 20 000 carats pour 2019, mais pourraient même être revues à la baisse. Avant la crise, l’exportation était bien plus élevée, et a ainsi pu atteindre 365 000 carats en 2012. Les experts internationaux parlent d’un « effondrement du secteur ». Une baisse de la production officielle qui a des conséquences sur les revenus de l’État. De manière générale, les autorités peinent à faire rentrer les devises.

La taxation du diamant, à hauteur de 6,75 %, se fait sur des quantités minimes comparées à ce qui circule dans ce qu’il faut bien nommer un circuit informel. En 2007, le secteur minier représentait 7 % du PIB. En 2018, ce chiffre est tombé à 0,2 %. Pour lutter contre le détournement des pierres précieuses, les autorités ont mis en place différentes mesures. Notamment l’imposition d’un montant minimum d’exportation officiel de la part des bureaux d’achats (200 000 dollars par mois). Plusieurs bureaux pourraient être prochainement fermés faute d’atteindre ce seuil, selon le ministère.

Le Processus de Kimberley, et la création de la « zone verte », ont permis en partie la formalisation du marché, mais la majorité du territoire échappe encore au processus. Si 13 000 carats ont été légalement exportés en 2018, ce serait plus de 315 000 carats qui auraient quitté le pays illégalement selon unrapport de l’US Geological Survey. Par la route ou en avion, les pierres précieuses passent les frontières poreuses qui entourent la RCA, comme le souligne le groupe des experts des Nations unies dans son rapport.

Cette exportation illégale est faite par des particuliers profiteurs, mais aussi par les groupes armés. Ils sont présents sur de nombreux sites d’extraction et bénéficient largement de leurs revenus. « Les groupes armés continuent de tirer l’essentiel de leurs revenus de la taxation illégale et du rançonnement des artisans miniers et des collecteurs, ainsi que de la fourniture de services de sécurité », note le rapport final du groupe des experts des Nations unies de 2017. Un autre rapport de The Sentry publié en novembre 2018 détaille par exemple l’enrichissement du chef de guerre Abdoulaye Hissène grâce au commerce de minerais, sans pourtant pouvoir évaluer le montant de cet enrichissement.

Un accord de paix a été signé le 6 février dernier. Il devrait permettre le redéploiement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire aujourd’hui contrôlé dans sa majorité par les groupes armés. Le gouvernement, lui, espère étendre la zone verte à neuf nouvelles sous-préfectures, une perspective qui devrait être étroitement liée aux progrès de la mise en application des accords de Khartoum.

Les arrêtés et décrets publiés précisent, enfin, pour chaque concession, la surface allouée pour l’exploration ou l’exploitation. En tout, ce sont plus de 14 000 km2 qui ont été attribués, soit l’équivalent de plus de 2 % de la surface du territoire. Une pression foncière non négligeable qui explique en partie les expressions de mécontentement des populations auxquelles on a assisté, et certaines poussées de fièvre parfois violentes. Le 7 mai 2019, une décision du ministère des Mines a suspendu les attributions de titres miniers et les autorisations diverses « jusqu’à nouvel ordre ». Le ministère prévoit la création d’un comité technique pour faire l’état des lieux de tous les permis déjà attribués afin de reconstituer une base de données mise à jour et de traiter les contentieux sur les permis déjà attribués.

               Infographie PIB secteur minier RCA © RFI
Source : Par Charlotte Cosset
 

CENTRAFRIQUE :VISITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE Mme PRAMILA PATTEN

Security Council meeting
The situation in Myanmar

Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles liées au conflit

Quand : 26 – 31 mai 2019

 : A Bangui et à Bria

Qui : Mme Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles liées au conflit

Pourquoi : Sur invitation du Gouvernement centrafricain, la Représentante spéciale Patten, accompagnée des membres de son bureau et de l’Équipe d’experts des Nations unies sur l’Etat de droit et les violences sexuelles en période de conflit, se rendra à Bangui et Bria pour rencontrer des représentants du Gouvernement, des organisations de la société civile et des dirigeants religieux et communautaires. Mme Patten fera le point de sa visite avec les médias lors d’une conférence de presse, le vendredi 31 mai.

Note aux rédacteurs

La violence sexuelle reste une menace constante pour les populations, en particulier pour les femmes et les enfants de la République centrafricaine (RCA). Etant l’un des pays prioritaires pour la Représentante spéciale Patten, l’objectif de la visite est de s’entretenir avec toutes les parties prenantes clés afin de mieux appréhender la situation et les défis auxquels sont confrontées les communautés et les autorités nationales. L’évolution de la situation sécuritaire du pays depuis 2012 offre également au Gouvernement l’occasion de réaffirmer son engagement à prévenir et à répondre aux violences sexuelles liées au conflit en adoptant un nouveau communiqué conjoint avec les Nations Unies.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des violences sexuelles liées au conflit (RSSG-SVLC) est la porte-parole des Nations unies en ce qui concerne la lutte contre les violences sexuelles liées au conflit et elle préside également le réseau de l’ONU « Action contre la violence sexuelle en temps de conflit ». Son Bureau a été créé par la résolution 1888 (2009) du Conseil de sécurité et fait partie d’une série de résolutions reconnaissant l’impact préjudiciable de la violence sexuelle dans les conflits sur les communautés et reconnaissant que ce crime compromet les efforts de paix et de sécurité ainsi que la reconstruction post-conflit. L’action de la RSSG-SVLC sont appuyés par l’équipe d’experts des Nations unies sur l’état de droit et les violences sexuelles dans les conflits, codirigée par le Département des affaires politiques, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) et le PNUD. Le bureau de la RSSG-SVLC est également crée par la résolution 1888 du Conseil de sécurité.

Pour plus d’information :
Géraldine Boezio, Chargée de l’information publique, tel. +1 917-367-3306 / geraldine.boezio@un.org
Yaye N. Séne, Chargée de l’information publique, Tel. +236 75 98 07 87 / seney@un.org
Réseaux sociaux/ Site web : #EndRapeinWar @endrapeinwar https://www.un.org/sexualviolenceinconflict/
  
Ms. Yaye Nabo SENE
Public Information Officer
Strategic Communication and Public Information (SCPI)
United Nations Multidimensional Integrated
Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA)
Email: seney@un.org
Mobile: +236 75 98 07 87 – Ext: 5133
https:// minusca.unmissions.org

 

 

CENTRAFRIQUE: QUI EST SIMON KIMBANGU? .

kibangu

né le 12 septembre 1889 : son premier miracle; résurrection d’une fille le 6 avril 1921. 
Apres une série de miracles il est arrêté le 12 septembre 1921 avec la complicité de l’église. Il est condamné à mort mais ne pouvant mourir car indestructible il passa 30 ans en prison. Le 10 septembre 1921 avant son arrestation fit une prophétie :

« Le noir sera blanc et le blanc sera noir ; les guerres persisteront, le Kongo et l’Afrique seront libérés.
Les décennies qui suivront la libération seront terribles. Les 1ers gouvernants africains travailleront au bénéfice du blanc.
Ils entraîneront sur le conseil du blanc les populations aux guerres entre elles.
La misère s’installera.
Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique chercher le bien-être au pays du blanc.
Il faudra un certains temps pour que l’homme noir acquiert sa maturité spirituelle.
Celle-ci permettra d’avoir son indépendance matérielle.
Alors s’accomplira la 3ème étape : la naissance d’un Gran Roi Divin.
Il viendra avec ses Trois pouvoirs. (Spirituel; Scientifique; Politique).
Je serais moi-même le représentant de ce Roi »

Kimbangu a prédit la 2ème guerre mondiale. Les indépendances.
Les dictateurs africains qui ont travaillé pour l’occident (Bongo; Mobutu, etc);
Les guerres civiles. La famine.
La mort des vrais leaders africains (sankara; lumumba; etc) il a prophetise pour l’Afrique et le royaume Kongo (RDC;Angola,Brazza; Gabon Cameroun )

Kimbangu a été tué plusieurs fois après sa sentence mais revenait toujours à la vie ainsi on l’a :
– trempe dans l’acide au fond d’un fut soudé et jeté au fond d’un fleuve:il est sorti de l’eau intact.
– fusillé sur le champ, il ne mourut pas
– attaché à une pierre et jeté dans l’eau il sortit du fleuve Kongo.

Durant ces 30 ans de prison Kimbangu a été vu dans plusieurs ville du Kongo en Afrique et même en Europe. Des rapports disent qu’on l’a arrêté à 5 endroits différents (5 Kimbangu ont été rassemblés dans la même cellule) au même moment. 1 jour après sa mort il est venu à la cérémonie des belges qui célébraient sa mort. 9 mois après sa mort il est resté pendant 8 jours avec ses fidèles avant de remonter au ciel dans une boule de feu !!!

Source :Resistant kamite

 

CENTRAFRIQUE: Petite Réflexion d’un nul déçu et jaloux nous répondra l’Autre.

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Il nous a été dit et redit que L’Accord de Bangui était la meilleure voie de sortie et l’ultime solution à la longue crise que traverse la RCA depuis plusieurs décennies. Très beau et ingénieux texte élaboré par de brillants diplomates étant, il n’a pas attendu longtemps pour montrer ses limites. Chassez le naturel, il revient au galop. Car depuis les récompenses et autres primes octroyées aux acteurs et signataires dudit accord- parmi lesquels de nombreux bourreaux-,force est de constater que le sang des Centrafricain(e)s et de ceux qui ont choisi de porter assistance à ce peuple ne cesse de couler. Des boucheries humaines sont tous les jours déplorées.La situation s’enlise. Au point de s’interroger si ce qui reste de cet État centrafricain est encore gouverné.
Si tel était le cas,
Alors,est-il venu, le temps, pour ceux qui ont ou prétendent avoir la légitimité populaire d’exercer leur impérium et d’arrêter de faire une fixation sur les prochaines élections qui n’auront lieu que dans 18 mois.
Il est évident que si cette barbarie ne s’arrête pas maintenant, il n’y aura pas d’élection, plus ou pas assez d’électeurs pour apporter leur suffrage en décembre 2020 à tous ceux qui, au lieu d’assurer leur mandat qui court encore pour le bien-être des compatriotes, sont déjà entres en campagne électorale. Répondez aux ententes du peuple en commençant par lui offrir la paix, la sécurité et de l’eau potable. En vie, il peut et pourra se battre pour son pain et celui de ses enfants.

C’est cela la Responsabilité.Toute autre démarche en ces moments de pleurs et de larmes au regard de ces impératifs, parait suicidaire pour vous, pour tout le monde et le pays avec.
Alors, messieurs les « princes » pensez-y. Et que nos oreilles nous aident.

Par Charles Armel Doubane

 

CENTRAFRIQUE: La MINUSCA condamne très fermement l’attaque odieuse contre les populations de Koundjili et à Ndjondjom, Bohong et Lemouna

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Bangui, le 22 mai 2019 : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne très fermement l’attaque, le 21 mai, perpétrée par des éléments de Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) contre des populations dans les villages de Koundjili, Ndjondjom et Bohong, à l’ouest de Paoua, dans la préfecture d’Ouham-Pende.

Selon les premières informations recueillies auprès des sources locales, les éléments des 3R auraient mené des attaques ciblées contre les populations civiles dans ces villages. Les attaques ont causé la mort d’au moins 34 civils dont 13 à Koundjili, 18 à Ndjondjom et trois à Bohong. Le député suppléant de Paoua et le directeur de l’école du village de Lemouna et deux enseignants figureraient parmi les victimes. Certaines victimes ont été ligotées avant d’être tuées. Trois personnes auraient également été blessées au cours de ces attaques. Les éléments des 3R ont aussi incendié trois maisons et emporté des bœufs appartenant aux populations.

La MINUSCA est particulièrement indignée par le caractère cruel et délibéré de ces attaques qui, en plus d’être planifiées et coordonnées, témoignent de l’intention des auteurs à infliger des atrocités entrainant la mort d’une large partie de la population présente dans les villages de Koundjili, Ndjondjom et Bohong. Il s’agit-là d’éléments constitutifs de crimes graves impliquant à la fois la responsabilité de leurs auteurs et du commandement des 3Rs sous la direction de « Sidiki ». La MINUSCA a exigé de Sidiki l’arrestation et la remise des auteurs à la justice centrafricaine et le démantèlement de ses bases de Letele et Boucaya.

Ces attaques surviennent au moment où le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires et l’adhésion progressive des populations, déploie des efforts pour une mise en œuvre effective de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, cadre unique de promotion d’une paix et d’une stabilité durables tant attendues par les filles et les fils de la RCA.  Les 3R, faut-il le rappeler, sont signataires de cet Accord et participent au processus de paix en cours, de même qu’ils disposent d’un ministre au sein du Gouvernement inclusif mis en place le 22 mars 2019.

La MINUSCA tient particulièrement à souligner que rien ne saurait altérer sa détermination à mettre en œuvre son mandat de protection des populations civiles pour faire cesser immédiatement toute menace à leur égard. A ce titre, la MINUSCA a initié des mesures idoines pour la sécurisation des villages affectés et leurs environs, et la facilitation de l’assistance aux blessés.

La Mission interpelle les 3R, en particulier, et tous les Groupes Armés en général sur l’impératif du respect des engagements souscrits en vertu des dispositions de l’APPR-RCA ainsi que leurs obligations au regard du Droit international humanitaire et des droits de l’Homme.


Strategic Communication & Public Information Division
MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic
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CENTRAFRIQUE:  26 civils tués par un groupe armé dans l’ouest de Centrafrique

 

Il s’agit du massacre le plus important commis dans le pays depuis la signature, le 6 février dernier, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

« La Minusca condamne avec la dernière énergie les tueries intervenues dans les villages de Koundjili et Djoumjoum, avec plus de 26 morts et de nombreux blessés », a écrit sur Twitter le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye.

Le massacre s’est déroulé dans ces deux villages situés à une cinquantaine de km de Paoua, près de la frontière avec le Tchad.

« Le 21 mai, des éléments du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation) avaient organisé une réunion avec des habitants des villages de Koundjili et de Djoumjoum », a précisé une source onusienne.

« Lorsque les villageois se sont présentés, les éléments de 3R auraient ouvert le feu sur eux de manière indiscriminée, tuant 12 civils à Koundjili et 14 à Djoumjoum », a-t-on ajouté.

Le groupe 3R, qui prétend protéger les Peuls, a signé l’accord de paix de février. En retour, son chef, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), a été nommé le 25 mars « conseiller spécial militaire » auprès du Premier ministre, en charge de la mise en place des unités mixtes associant membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et groupes armés.

Préparé depuis 2017 par l’Union africaine, l’accord signé en février à Khartoum est le huitième depuis le début de la crise en 2013, marquée par le renversement du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n’a abouti à un retour de la stabilité, dans un pays où les groupes armés contrôlent 80% du territoire et se battent pour la main mise sur les ressources naturelles.

Près d’un quart des 4,5 millions d’habitants de la RCA ont été contraints de fuir leur domicile.

Source: AFP/ONU/franceTV5

 

 

CENTRAFRIQUE : Les derniers propos du Premier Ministre Ngrébada sur RFI étaient d’un machiavélisme particulièrement cynique et sinistre.

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Dans ce jeu de questions réponses où le PM s’est comporté comme un élève peu intelligent répondant aux questions de son maitre sans commentaire, les masques sont tombés autour de la psychologie sanguinaire, complice et anti peuple du Gouvernement.
1. interrogé à propos de la poursuite des massacres systématiques de populations dont ceux de Zagba où des dizaines de compatriotes ont perdu la vie, le PM les qualifie comme étant des petits manquements à l’accord de khartoum sans s’indigner outre mesure de la gravité de ces crimes qui sont ainsi banalisés. Le fait de ne pas condamner cette nouvelle vague de crimes massifs contre les populations civiles même après l’accord de Khartoum dénotent une fois de plus que le Gouvernement en est complice et les cautionne ouvertement.
2. Il reconnait les mouvements de colère des populations, mais se refuse d’en comprendre la légitimité et promet une plus grande restriction de la liberté d’expression et de manifestation. Dans le même temps qu’il décrète un Etat injustement policier pour les civils, les victimes et les organisations de la société civile, il donne carte blanche au criminels dont les crimes seront réglés à l’amiables par un comité de suivi de l’accord de Khartoum. Il pense par ailleurs que la Transition a été très clémente et a accordé beaucoup de libertés au peuple. Il a la mémoire courte parce que s’il est aujourd’hui assis dans ce fauteuil qui lui permet d’avoir des privilèges et de bedonner sans rien faire, c’est grâce au courage et aux nombreux sacrifices du peuple et des OSC ; lesquels ont permis la normalisation et l’évolution politiques qui les ont portés au pouvoir et qu’ils sont entrain de remettre totalement en cause. Sans le forum de Bangui et la Constitution qui en est issue, Touadera ne serait pas Président.
3. « En RCA, il y a de la place pour tout le monde ». Une déclaration bien curieuse et irresponsable, mais qui sert de seul et unique baromètre dans les relations de la RCA avec l’extérieur depuis le règne de Touadera et qui se matérialise mieux qu’autre chose. Effectivement en RCA aujourd’hui il y a de la place pour tout le monde sauf pour les Centrafricains. Avec près de 1.000.000 de déplacés et réfugiés sur une démographie de 4.200.000hbts, la RCA n’a plus de place pour ses filles et ses fils. Mais a surtout fait de la place aux seigneurs de guerre, aux mercenaires étrangers et à la mafia internationale qui viennent piller, annexer et tuer pour être ensuite membres du gouvernement comme c’est le cas en ce moment. Le mathématicien n’a pas de doctrine ni de valeur, il ne choisit pas ses partenaires, il a opté pour tout le monde y compris alidaras, sidiki, alkatim et continue d’inviter d’autres criminels pour trinquer avec lui sur le sang des Centrafricains.
4. « Nous sommes fatigués de la guerre ». Voilà un aveu d’impuissance du Gouvernement alors qu’il n’a jamais fait la guerre. Touadera et ses Gouvernements n’ont jamais combattu pour le peuple. Il n’y a pas de guerre en Centrafrique. Il ya des massacres systématiques des populations avec la complicité du pouvoir.
5. En dehors du fait qu’il soit passé du cabinet du président à la primature et que des rebelles soient illégalement nommés dans le gouvernement, rien n’a changé. Mais malgré tout, le pouvoir est déjà en compagne pour les élections 2021 et harcèlent les fonctionnaires pour le soutenir. Peut-être faille-t’ il croire que leur reconstruction du pays est souterraine vue la vitesse à laquelle leurs bandes armées nous expédient sous terre.

Par ARSÈNE Arsene Kawa

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