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Archives du 06/04/2019

CENTRAFRIQUE : LA FRONDE DES OFFICIERS GÉNÉRAUX… FRUSTRATION, RÉBELLION OU PROTECTION DES VALEURS MILITAIRES ?

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L’armée nationale centrafricaine est une noble et prestigieuse institution républicaine chargée de protéger la population, le territoire au prix de leurs vies et protéger les intérêts nationaux contre toutes menaces pesant sur la sécurité nationale. Cette armée est composée de plusieurs régiments, bataillons avec des missions multiples et diverses mais complémentaires.
La carrière pleine d’un fantassin dans l’armée se construit sur une trentaine d’années en grimpant les différentes marches depuis les militaires de rangs, les sous-officiers, les officiers subalternes, les officiers supérieurs et enfin les officiers généraux le tout dans la stricte discipline et le respect de l’ambiguë maxime définit à l’article 1 : « le chef a toujours raison »…Même s’il arrive dans certaines circonstances que le subalterne a raison, c’est l’article 1 qui s’applique.
Depuis le début du processus de la réforme historique de l’armée accentuée par les effets collatéraux des accords de paix de Khartoum, un malaise ou plus simplement une grogne latente sévit dans l’armée nationale. Certains officiers étoilés et respectés ont fait usage de leur droit de retrait en adressant une lettre ouverte au nom du « collectif des officiers généraux » au Président de la république et de droit chef suprême des armées.  Plusieurs hypothèses plausibles expliqueraient ce malaise. Il s’agit soit d’une frustration (colère ou déception) née de leur mise sous commandement des rebelles avec des grades trop fantaisistes, soit il s’agit simplement d’une rébellion conçue comme une résistance ouverte aux ordres abusifs et démesurés de l’autorité établie, soit enfin il s’agit singulièrement de la protection des valeurs ou éthiques militaires.
Dans tous les cas de figure, l’armée nationale doit toujours être disciplinée en observant la théorie juridique très discutable de soumission aux ordres mêmes manifestement illégaux. Noyé dans les concepts et pratiques purement militaires, le citoyen lambda s’interroge : Quelles sont les véritables causes de grogne au sein de l’armée nationale ? Cette crise latente avec des conséquences non quantifiables résulte t-elle les effets collatéraux des accords de paix de Khartoum ? Qu’est-ce qu’il faut entendre ou retenir à travers la lettre ouverte des officiers généraux au Président de la république ? La démission ou la mise en disponibilité est-elle permise au sein de l’armée ? Dans l’affirmative, quelles sont les démarches et procédures requises ?
Dans la négative, que risque un militaire qui démissionne sans respecter la procédure légale ? Par ailleurs, que ressent un officier général qui doit exécuter l’ordre émanant d’un rebelle avec des grades fantaisistes qui n’a connu ni l’école de guerre ni l’école de l’état-major ? Que faut-il faire en urgence pour éviter que cette grogne devenue virale ne s’étende à toutes les forces de défense et de sécurité ? Fort de ce qui précède, il est important de rappeler que ce droit de retrait est inédite dans la genèse de l’armée centrafricaine. Qu’il s’agisse de démission ou de demande de mise en disponibilité, la demande de l’une ou de l’autre doit nécessairement être acceptée et agréée par l’autorité supérieure compétente.
On ne se retire pas aussi facilement de l’armée comme dans la vie civile, qu’il s’agisse de gradés ou non. Il est d’une grande notoriété qu’un militaire qui se retire de l’armée sans autorisation préalable de ses supérieurs hiérarchiques est considéré comme « déserteur » et jugé par les tribunaux militaires. En effet, la désertion est un délit du code de la justice militaire répréhensible selon le contexte de désertion : en temps de paix, de guerre, en état d’urgence ou en état de siège. Dans la conséquence logique de cette idée, nous tenons à souligner que même démissionnaires, les militaires doivent respecter le devoir de réserve pour garantir la neutralité et l’impartialité de l’administration.
Pour finir, il urge de mettre en garde contre toute alimentation de rumeurs, de spéculations d’un éventuel coup d’état ou d’un complot de l’ancienne puissance coloniale. Ce fléau n’est qu’un constat d’échec, un malaise né de la mauvaise gouvernance des autorités établies. A ce propos, nous invitons humblement le Président de la république et son chef de gouvernement de s’investir personnellement dans la gestion de cette grogne qui peut à l’avenir être nuisible au processus de reconquête de la paix. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 05 avril 2019
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Bernard SELEMBY DOUDOU 
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062
 

CENTRAFRIQUE : Opération de la Force de la MINUSCA dans la localité de Zoukombo

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Bangui, le 5 avril 2019 – Depuis ce vendredi 5 avril, la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène une opération à Zoukombo, dans la préfecture de la Mamberé Kadéi, (ouest de la République centrafricaine).

Cette localité est depuis le 3 mars 2019, le théâtre d’abus et de violations commis par le FDPC d’Abdoulaye Miskine, pourtant signataire de l’Accord politique pour la paix et la reconciliation en RCA. En plus d’avoir pendant un moment érigé des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays, leséléments du FDPC se sont appropriés 11 pick-up appartenant à une compagnie nationale.

Face à cette situation et conformément à son mandat, la Force de la MINUSCA a lancé une opération destinéeà mettre fin à ces abus et violations par le FDPC, récupérer les véhicules et libérer définitivement cet axe.

La MINUSCA appelle tous les groupes armés à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de paix discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, et à cesser tous les abus et violations. Elle rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger les populations civiles et les institutions, conformément à la résolution 2448 du Conseil de sécurité des Nations unies.

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

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Publié par le 06/04/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : INVITATION A LA CEREMONIE DU DEMARRAGE DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR LE CODE DE JUSTICE MILITAIRE

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AVIS MEDIAS

La Division de la Communication stratégique et de l’Information publique de la MINUSCA vous invite, lundi 8 avril 2019 à la cérémonie solennelle du démarrage de la campagne de sensibilisation sur le Code de justice militaire.

 

Qui ?

Ministère de la défense nationale de Centrafrique

La MINUSCA

 

Quand ?

Lundi 8 avril 2019, à 8h00

 

Où ?

Camp du Bataillon de soutien et des services (BSS)

En face du Camp Fidèle Obrou

Avenue de l’Indépendance, Bangui, RCA.


Strategic Communication & Public Information Division
MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic
Mail : publicinformation-minusca@un.org
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Publié par le 06/04/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : LA CEEAC ET L’ONU SOULIGNENT LE ROLE CLE DE LA SOUS-REGION POUR UNE PAIX ET STABILITE DURABLES EN RCA

1. Du 2 au 5 avril 2019, le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. François Louncény Fall, ont mené une mission conjointe en République centrafricaine (RCA), en appui aux efforts de mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation dans ce pays. Il s’agissait également de s’enquérir des défis posés par la mise en oeuvre de l’Accord afin d’identifier les voies et moyens de contribuer à leur résolution. 

2. Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont été reçus en audience par le Premier Ministre, Son Excellence Firmin Ngrebada ; le Président de l’Assemblée nationale, Honorable Laurent Ngon Baba ; la Ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’Armée, Mme Marie-Noëlle Koyara ; et le Ministre délégué auprès de la Ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, chargé de la Francophonie et du protocole d’Etat, M. Chancel Sekode Ndeugbayi. 

3. La mission a été conduite en étroite coordination avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, M. Mankeur Ndiaye. Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont également rencontré les représentants des Garants et Facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA du 6 février 2019, ainsi que le corps diplomatique. Par ailleurs, ils se sont rendus à Paoua le 4 avril pour y rencontrer les autorités locales et des représentants de la société civile, d’organisations non-gouvernementales internationales et des Nations Unies opérant sur place, afin d’apprécier et d’encourager les efforts liés au projet pilote de gestion transfrontalière de la transhumance initié par la République centrafricaine et le Tchad. 

4. Au cours des échanges avec leurs interlocuteurs, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont salué la détermination des autorités nationales et des parties prenantes à mettre en œuvre l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, et l’engagement des partenaires internationaux à accompagner le pays dans ce processus. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité d’une appropriation nationale, la plus large possible, de l’Accord par tous les segments de la société centrafricaine et son exécution de bonne foi par toutes les parties signataires. Ils ont également souligné l’impératif d’un engagement politique de haut niveau de la République centrafricaine et des Etats voisins pour une coopération effective en faveur de la mobilisation d’un soutien concerté de la sous-région, pour une prise en charge efficace des questions d’intérêt commun, y compris les préoccupations   transfrontalières. A cet effet, il a été convenu que la CEEAC, l’UNOCA et la MINUSCA entreprennent très prochainement une tournée auprès des pays de la sous-région pour mobiliser davantage leur engagement. Il a également été noté que la République centrafricaine aura l’occasion de présenter l’Accord lors du prochain sommet de la CEEAC. 

5. Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont mis l’accent sur le rôle primordial que jouent les Etats de l’Afrique centrale, y compris les pays frontaliers de la RCA, dans les efforts visant à assurer le retour à une paix et stabilité durables dans le pays. A cet effet, Messieurs Allam-Mi et Fall ont rappelé que, lors de sa 47ème session ministérielle à N’Djamena le 7 décembre 2018, le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) a invité la RCA et les Etats voisins à accélérer le processus de réactivation de leurs commissions mixtes respectives. En abordant les questions de sécurité liées au pastoralisme et à la transhumance, ils ont indiqué que ces points feront l’objet de discussion lors de l’atelier sous-régional de N’djamena qui se tiendra du 9 au 11 avril 2019 et de la 48ème session ministérielle de l’UNSAC qui aura lieu à Kinshasa du 27 au 31 mai 

6. Enfin, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale remercient les autorités centrafricaines et la MINUSCA pour l’accueil chaleureux et l’appui apporté lors de cette mission conjointe en République centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 5 avril 2019


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CENTRAFRIQUE: UNDP DE MICHEL AMINE DÉMENT LES PROPOS DE Mr PROSPERT YAKA APPELANT LES CANDIDATS AUX FUTURES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES A REJOINDRE LE PARTI QUI PAIERA LEURS CAUTIONS

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Dans un post publié le 03 Avril 2019 sur son mur, Prospert YAKA affirmait:

« 50 Millions c’est quoi?

Aux futurs candidats aux législatives : Rejoignez l’UNDP, nous paierons vos caution d’un Million.

Tous derrière un leader, un rassembleur qui dans sa communion avec son peuple, dicte les directives, une ligne de conduite à suivre…Oui, le schéma pour le renouveau de la RCA, la révolution verte. Une autosuffisance alimentaire pour la Centrafrique dans 5 ans, à l’issue de son mandat à la magistrature suprême. Dynamique Michel Amine Président’

Dans un communiqué rendu public ce jour 5 Avril 2019, le parti de Michel Amine dément ces propos et rejette en bloc la responsabilité sur Mr Yaka.

 
 
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