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Archives Mensuelles: avril 2019

CENTRAFRIQUE :  Récupération d’un véhicule d’une ONG médicale par les éléments du FRPC

Un véhicule d’une ONG, volé hier à Lingiri dans la localité de Mbrès a été récupéré par les éléments du FPRC à 107 km de Ndele, précisément à kpata. Le voleur est sous le verrou à la Minusca.

Par Fridolin Ngoulou

 

CENTRAFRIQUE : UN DÉSASTRE ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL EN CENTRAFRIQUE A CAUSE DES ENTREPRISES MINIÈRES CHINOISES SUR LA RIVIÈRE OUHAM, DANS LA RÉGION DE BOZOUM (OUHAM-PENDÉ)

En Centrafrique, une « rivière en ruines » à cause d’entreprises minières chinoises

Notre Observateur à Bozoum, une ville à l’ouest de la Centrafrique, nous a fait parvenir des images montrant les dégradations des berges et du lit de la rivière Ouham. Il accuse une société minière chinoise d’en être responsable. Le 25 mars, le ministère des Mines a suspendu les activités de quatre entreprises chinoises basées à Bozoum pour « manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement ».

Les Observateurs – France 24
Ajoutée le 25 avr. 2019

 

CENTRAFRIQUE : Pour booster le commerce en Afrique, la Banque africaine de développement signe avec Natixis un accord de participation aux risques de 50 millions de dollars

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Abidjan, Côte d’Ivoire, le 25 avril 2019 – Ce mercredi 24 avril 2019 en son siège à Abidjan, la Banque africaine de développement a signé avec la banque Natixis un accord de participation aux risques (APR) d’un montant de 50 millions de dollars américains.

Cet accord de partage de risques à 50/50 porte sur un portefeuille de transactions commerciales d’un montant global de 100 millions de dollars. Partant, il appuiera pour 600 millions de dollars d’opérations commerciales en Afrique sur les trois prochaines années.

« Cet accord historique nous permet, non seulement de mieux accompagner nos clients en Afrique, mais aussi de renforcer plus encore la relation stratégique que nous avons le privilège de développer avec la Banque africaine de développement », s’est réjoui Marc Jaskowiak, Senior Banker représentant Natixis, qui a paraphé l’accord.

L’APR va ainsi permettre de répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, dans des secteurs économiques clés comme l’agroalimentaire, la santé, les services et l’industrie. De plus, il va favoriser une diversification de l’économie de production, génératrice de croissance, d’emplois et de recettes fiscales additionnels pour plusieurs États africains.Cet accord va notamment profiter aux banques commerciales africaines ainsi qu’aux PME du continent, en leur garantissant un meilleur accès au financement de leurs opérations de commerce extérieur.

« La signature d’aujourd’hui est importante, car elle répond à notre volonté de développer des partenariats financiers avec des banques non régionales solides, afin de stimuler le financement du commerce en Afrique et de soutenir davantage le commerce intra-africain, comme indiqué dans notre Programme du financement du commerce entériné en 2018 », a expliqué le directeur du département du Développement du secteur financier de la BAD, Stefan Nalletamby. Et de préciser : « Cet accord va nous permettre d’étendre notre soutien aux PME africaines, mais aussi aux banques locales dans les pays francophones et certains pays en transition. »

À propos de Natixis

Natixis est la banque internationale de financement, d’investissement, de gestion d’actifs, d’assurance et de services financiers du Groupe BPCE, deuxième acteur bancaire en France avec 31 millions de clients à travers ses deux réseaux, Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Natixis dispose d’expertises métiers dans quatre domaines d’activités : la gestion d’actifs et de fortune ; la Banque de grande clientèle ; l’assurance ; et les services financiers spécialisés. Elle accompagne, dans le monde entier, sa propre clientèle d’entreprises, d’institutions financières et d’investisseurs institutionnels et la clientèle de particuliers, professionnels et PME des deux réseaux du Groupe BPCE.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

Pour plus d’informations : http://www.afdb.org 

Contacts :

Contact technique 

Mohamed Aloui, responsable senior du financement du commerce, Département du développement du secteur financier, Banque africaine de développement : m.aloui@afdb.org          

Contact médias 

 Faïza Ghozali, chargée de communication principale, Département de la communication et des relations extérieures, Banque africaine de développement : f.ghozali@afdb.org  

 

CENTRAFRIQUE : DES CENTRAFRICAINS DÉTENUS DANS LES PRISONS CAMEROUNAISES SANS JUGEMENT ET DANS DES CONDITIONS DRACONIENNES 

 

CENTRAFRIQUE : Edition spéciale du 27-04-2019 de la situation du fleuve Ouham et des exploitations chinoises pour l’extraction de l’or

Ce matin, samedi 27 avril, j’ai voulu aller voir la situation du fleuve Ouham et des exploitations chinoises pour l’extraction de l’or. 
J’ai pris quelques photos, et quelques vidéos des travaux qui n’ont pratiquement pas cessé.
Quand je reprends le chemin du retour, arrive un militaire, qui m’intime de m’arrêter. Il est armé, et je n’ai pas beaucoup de confiance, et je lui dis que je continue mon chemin. Il appelle avec la radio d’autres militaires, qui arrivent aussitôt.
Il me demandent pourquoi je suis allé prendre des photos…et je leur dis que ce n’est pas interdit, d’autant plus que je n’étais pas sur le chantier, mais de l’autre côté de ce qui était le fleuve Ouham. Ils sont très agités, et ils me menacent, ils crient et ils me saisissent l’appareil photo et le téléphone, et ils me fouillent.
Ils m’accompagnent où j’avais laissé la voiture, et là ils me disent que je suis en état d’arrestation ! Un parmi eux me demande si je n’ai pas honte, en tant que homme de Dieu, de faire ce genre des choses. Je lui répond que j’ai plutôt honte pour lui, qui serait censé protéger le pays, et ne pas de le vendre aux étrangers…
Puisque j’insiste que je n’étais pas sur le chantier, ils veulent qu’on retourne et je lui fasse voire où j’ai pris les photos. Nous reprenons le chemin, en plein soleil, et nous parcourons 1,5 km pour la 3è fois.
Après ils me ramènent vers la voiture, dont ils avaient saisis les clefs, ils me font monter derrière et ils partent en grand vitesse vers la Brigade minière (don des Chinois !!!!). Mais nous devons traverser la ville, et les gens comprennent vite qu’il y a un problème.
Nous arrivons à la Brigade Minière, et aussitôt une foule de jeunes, de femmes et de gens arrive, en criant et en exigeant ma libération. La situation est presque comique : les militaires ne savent pas quoi faire, et moi j’attends… Après quelques minutes, ils décident de me libérer, mais moi j’exige qu’ils me rendent le téléphone et l’appareil photo.
Finalement je sors de la Brigade minière. La foule est folle de joie, et je repars en moto (car les clefs de la voiture ne sont pas encore arrivées. Toute la ville est sur la route, contente de cette libération, mais aussi très très fâchée contre las autorités et surtout contre l’entreprise chinoise.
Je rentre à la Mission, mais entretemps la ville est très chaude : les gens érigent des barricades, et une voiture de l’entreprise chinoise est brulée.
Les gens menacent de descendre vers les sites des chantiers, pour chasser les chinois. Alors je reviens en ville avec le Préfet et le Procureur de la République, et nous essayons de calmer les gens. Mais juste à ce moment, arrive une voiture des FACA (Armée Centrafricaine) à toute vitesse, avec une dizaine d’éléments. Ils sont armés, mais la foule (entre 3-4.000 personnes) va vers eux et les oblige à reculer. Quand ils sont près de leur voiture, ils commencent à tirer vers les gens, et à bout portant : nous nous jetons à terre, et grâce à Dieu il n’y a pas de blessé !
Finalement ils repartent. Je ramène la foule vers le centre-ville, et je monte sur une barricade, et je les remercie, mais je leur dis de rentrer à la maison, et de ne pas faire d’autres actions violentes. Et que le problème de l’exploitation sauvage doit être réglé selon les lois.
Et ils partent !
Merci na Nzapa. Grace à Dieu !

LES FACA SOUTIENNENT LES CHINOIS CONTRE LA POPULATION

Source: Aurelio Gazzera

 

CENTRAFRIQUE: LE PRÉSIDENT TOUADERA A PRÉSIDÉ LA CÉRÉMONIE DE SORTIE DE FIN D’ENTRAINEMENT DES ÉLÉMENTS DES FACA DU BATAILLON D’AMPHIBIE FORMES A BERENGO PAR LES INSTRUCTEURS RUSSES

Déterminé d’avoir une armée forte, républicaine, disciplinée et apolitique, le Président TOUADERA a présidé personnellement la cérémonie de fin d’entrainement des éléments FACA du Bataillon Amphibie formés à Beréngo par les instructeurs russes. 
C’est la 7è fois en à peine un an que le Chef de L’État se rend dans cette localité chargée d’histoire qui est en train de devenir un centre de formation de référence au regard de la qualité des formations dispensées aux FACA par ces instructeurs russes.
La cérémonie de ce matin est historique par rapport au nombre des soldats déjà formés. Et c’est l’Ambassadeur de la Fédération de la Russie en Centrafrique, Vladmir TITORENKO qui s’est chargé de le rappeler dans son allocution : « Aujourd’hui, c’est une journée particulière- c’est le deux millième élément de FACA, qui a passé la formation donnée par les instructeurs russes »
L’Ambassadeur de la Fédération de la Russie a rappelé l’ancienneté des relations bilatérales entre la RUSSIE et la RCA qui ont une longue histoire de partenariat mutuellement avantageux pour leurs deux pays.
Vladmir TITRENKO a annoncé le renforcement prochain des capacités des FACA qui va se matérialiser par la réception de la deuxième partie des armes et munitions offertes par son pays à titre gracieux. 
Le diplomate russe loue par ailleurs le décret du Président POUTINE d’envoyer 30 officiers russes au sein de la MINUSCA. Cet engagement va constituer selon TITORENKO « un appui à l’installation de la paix en RCA ».
Le Chef de la diplomatie russe en RCA a annoncé un changement de cap dans les axes de la coopération que le Président TOUADERA et son homologue russe Vladimir POUTINE ont définis lors de leur rencontre, le 23 mai 2018 à St Pétersbourg : « Aujourd’hui nous sommes en face d’une nouvelle étape qui commence- la reconstruction et la modernisation économique dans le but d’apporter un appui à la réalisation de l’Accord politique pour la paix et à la réconciliation, car on ne pourra pas l’atteindre uniquement par des moyens militaires et politiques. Il faut maintenant la reconstruction de l’économie et sa prospérité. »
Enfin, l’Ambassadeur Vladmir TITORENKO et son pays attendent le Président TOUADERA au Sommet Russie-Afrique qui aura lieu à Sotchi le 24 octobre 2019. 
Prenant la parole, le Général de Brigade Zéphirin MAMADOU, Chef d’État-major des FACA a remercié la Fédération de la Russie et tous les partenaires qui œuvrent actuellement sans relâche pour le relèvement et la reconstruction des Forces Armées Centrafricaines. L’officier Général a rappelé la gratitude des FACA à l’endroit du Président de la République P. Faustin Archange TOUADERA, du Premier ministre, Chef du Gouvernement Firmin NGREBADA et des autorités centrafricaines pour tous les efforts qu’ils ne cessent de fournir en vue de leur renaissance.
Le Chef suprême des armées Professeur Faustin Archange TOUADERA a quant à lui rappelé la situation des FACA à sa prise de fonction et s’est dit satisfait des petites avancées qui sont aujourd’hui parlantes, même si on ne manque pas de signaler les appels à la haine des manipulateurs et des ennemis de la paix qui n’ont pour objectif que de replonger la RCA dans le désarroi.

Source: ACAP/sercom/Présidence

 

CENTRAFRIQUE : LA RÉSISTANCE LOUABLE DES PARLEMENTAIRES À LA RÉFORME ORIENTÉE DU CODE ÉLECTORAL. 

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Le projet de loi portant code électoral préparé par le groupe de travail des experts et validé avec adjonction de quelques orientations par le conseil des ministres a fait l’objet d’examen et d’adoption par les parlementaires. Cette réforme attendue pour répondre aux déficits du processus électoral a été adopté avec amendements par 126 députés sur 140. Animé par le souci de tripatouiller et de torturer le processus électoral, le pouvoir avait unilatéralement inséré des mesures discriminatoires et inégalitaires en augmentant de manière exorbitante et démesurée le montant de la caution pour être éligible aux prochaines échéances électorales.
Cette hausse démesurée de la caution considérée comme un piège du pouvoir à attirer toutes les attentions dans l’hémicycle au point d’occulter les autres volets du code électoral concernant le mode de scrutin, les conditions d’éligibilité, les incompatibilités, la campagne électorale, les opérations de vote et le contentieux. Il est important de rappeler que pour faire avaler la couleuvre aux parlementaires, le pouvoir a fait recours à sa vieille méthode de prédilection qui consiste à inviter les billets de banque dans l’arène pour arbitrer en sa faveur. Il semblerait que contrairement à la destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale, la maudite somme proposée assimilable au mépris n’avait pas convaincu les parlementaires même issus de la majorité présidentielle.
A plus forte raison, le ministre qui a présenté n’était pas convaincant. Avec cette résistance, les parlementaires ont ainsi retrouvé le rôle de représentants et défenseurs des intérêts du peuple en discutant pendant neuf (9) heures lors des plénières, ce qui explique et confirme le caractère houleux des débats. Par ce vote, les élus de la nation ont mis fin à la récréation politique. Cette farouche résistance au hold-up, au braquage du pouvoir contre le code électoral met un terme à la chosification, à l’infantilisation des parlementaires qui voient souvent leur rôle abaissé par le pouvoir.
Nous assistons par ce geste à la phase d’un renouveau pouvoir législatif qui doit jouer pleinement leur rôle dans l’ordonnancement juridique de séparation de pouvoirs initié par Montesquieu. La résistance du pouvoir parlementaire face aux mesures controversées du pouvoir interpelle le citoyen lambda qui s’interroge : Qu’est-ce qui justifie l’augmentation du montant de la caution dans un pays où le revenu minimum est insignifiant ? En dehors de toutes manipulations politiques, était-il une bonne idée d’augmenter de façon vertigineuse le montant de la caution ? Cette hausse fantaisiste avait-elle pris en compte ou intégré le coût de la campagne électorale ? Les parlementaires ont résisté à cette hausse parce qu’ils sont les premiers concernés ? Quelles sont les innovations contenues dans le nouveau code électoral ? Ces différentes innovations constituent-elles une avancée démocratique ? Qu’en est-il de la célèbre notion de parité proposée par le nouveau code électoral ? De toutes les étapes de la réforme électorale c’est à dire de l’initiative de la loi, du dépôt, de l’examen, de l’adoption en plénière jusqu’à la promulgation, on note de façon spectaculaire la victoire éclatante des parlementaires qui semblent sortir de leur réserve car ce n’est pas à moins de deux (2) ans d’une élection qu’on peut changer ou modifier sensiblement les règles du jeu électoral. Logiquement, les prochaines échéances électorales devraient s’organiser sur la base de l’ancien code électoral et une réforme de cette envergure devrait être faite au début du mandat du nouveau président de la république.
Ainsi, se confirme l’exercice du droit citoyen d’être éligible équitablement au lieu de se focaliser sur l’exhibition de sa fortune. S’agissant des innovations du code électoral, nous saluons la prise en compte du niveau intellectuel des candidats aux législatives car un député doit au minimum être capable de lire et d’interpréter les textes de loi avant de voter. A défaut, le parlement serait transformé en une chambre d’enregistrement des caprices du gouvernement. S’agissant de la notion de parité, une loi a été votée en ce sens mais très vite tombée en désuétude. En dépit de la mise en place des dispositions légales contraignantes pour favoriser la parité homme/femme, les résultats restent contrastés et insuffisants dans les institutions étatiques. La Centrafrique est ainsi en retard sur les autres états de la sous région pour la reconnaissance des droits de la femme. On ne peut pas parler de parité dans les fonctions électives comme celles des députés. Autrement dit, il faut nommer les députés, ce qui serait une totale aberration car dans les fonctions électives c’est l’électeur qui décide. Par contre, les partis et mouvements politiques peuvent s’engager à désigner des candidats de sexe féminin pour les législatives et imposer que les suppléants soient de sexe opposé.
En outre, le remboursement des dépenses de campagne au prorata du pourcentage et la démission du président de la république quelques mois avant l’ouverture des campagnes électorales sont des avancées remarquables. Par ailleurs, la tentative récurrente de corruption des parlementaires pose la problématique fondamentale de l’indépendance, de l’autonomie financière de l’assemblée nationale. Depuis toujours, l’assemblée nationale dépend financièrement du gouvernement plus précisément du ministère des finances pour réaliser leur projet.
A titre d’illustration, le président de l’assemblée nationale vient de faire les frais des caprices gouvernementaux car le ministre des finances n’a pas honoré sa demande de décaissement de frais de mission le privant ainsi d’une importante rencontre parlementaire au pays des hommes intègres. Au chapitre des regrets, le nouveau code électoral a royalement ignoré un volet très important qui perturbe de façon récurrente et jurisprudentielle l’équilibre des forces parlementaires. Il s’agit de déterminer un cadre juridique assorti de sanctions pour règlementer le débauchage, la défection et la transhumance des députés en cours de mandat.
Pour finir, et contrairement aux accords de paix de Khartoum, nous invitons le gouvernement et les parlementaires de vulgariser, sensibiliser et de mettre à disposition le nouveau code électoral pour une meilleure compréhension du peuple. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 26 avril 2019
Bernard SELEMBY DOUDOU 
Juriste, Administrateur des élections 
Tel : 0666830062
 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE A PROPOS DE L’ACCORD POLITIQUE  POUR LA PAIX DE KHARTOUM 

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CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT VA INTENSIFIER LA CAMPAGNE DE VULGARISATION L’ACCORD DE PAIX AVEC L’APPUI DES PARTENAIRES

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Bangui, le 24 avril 2019 – Le Gouvernement centrafricain a exprimé mercredi sa volonté de travailler avec les différentes couches de la société centrafricaine dans le cadre de la vulgarisation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). L’annonce a été faite par le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du Gouvernement,Ange Maxime Kazagui, lors de la conférence de presse conjointe bimestrielle avec la MINUSCA.

« Nous travaillerons avec chacune des parties intéressées, la presse, le Parlement, le Gouvernement, la société civile, les jeunes, les moins jeunes, les travailleurs, pour expliquer dans les détails pourquoi il faut comprendre, connaître et surtout promouvoir cet Accord », a indiqué le ministre, rappelant que le Gouvernement et les partenaires travaillent à mener la stratégie de communication sur l’APPR-RCA car « il y a un problème de compréhension parfois ».

Le Gouvernement centrafricain a fait de la campagne de sensibilisation et de vulgarisation l’une de ses onze priorités pour la mise en oeuvre de l’APPR-RCA. Ces priorités portent, entre autres, sur la cessation immédiate des hostilités sur tout le territoire; l’opérationnalisation des organes du Mécanisme de suivi; le démarrage des travaux de la Commission Mixte Inclusive chargée d’examiner tous les aspects liés aux évènements tragiques du conflit, de les qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice; la lutte contre l’impunité, l’opérationnalisation de la Commission, Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR); l’opérationnalisation des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS); la poursuite de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et du Programme DDRR et l’adoption des lois notamment sur la décentralisation, le statut des anciens chefs d’Etat, les partis politiques ainsi que la préparation des élections générales de 2020/2021.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a fait part de l’invitation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, à « tous les Centrafricains et l’ensemble des forces vives à s’approprier de l’Accord de paix, et ainsi contribuer à son application effective pour la paix et la réconciliation dans le pays ». Le porte-parole a aussi indiqué que la Mission réitère son engagement à poursuivre son appui aux parties dans la mise en oeuvre effective de l’Accord de paix, notamment en prenant en compte les onze priorités gouvernementales.   

En réponse aux questions sur le lien entre la Constitution et l’APPR-RCA, le porte-parole du Gouvernement dit qu’il « n’y a pas à opposer ni à comparer l’un à l’autre, la Constituion est la loi fondamentale de notre pays, c’est la mère des toutes les lois. L’Accord politique de paix et de réconciliation est un accord politique ». « Dans le momentum où nous sommes, l’Accord est un élément important de retour définitif de la paix, c’est pourquoi dans les actions du Gouvernement il lui donne une priorité, non pas sur toutes autres entités, sur tout autre engagement mais une priorité de ce momentum », a souligné le ministre et porte-parole.

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA a apporté des précisions concernant les opérations de la Force de la Mission, notamment l’arrivée imminente de casques bleus à Zangba (sud) ainsi que des actions de recherche contre le FDPC (ouest). « Les casques bleus ont également mené une patrouille conjointe avec les FACA à Bema, près de la frontière avec la RDC (sud) », a-t-il dit.

Il a par ailleurs salué la mise en place du comité local de paix et de réconciliation de Bambari dont les sept membres, parmi lesquels trois femmes, ont été élus, ainsi que le départ de la caravane de paix de Bangui vers Bangassou, d’où elle était partie le 15 avril. L’objectif de cette caravane soutenue par la MINUSCA, est de contribuer à la réouverture effective du corridor Bangassou-Bambari bloqué par des groupes armés depuis près de deux ans et promouvoir la liberté de circulation des biens et des personnes sur l’axe. 


Strategic Communication & Public Information Division
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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ OFFICIEL de l’équipe du Film Yémbi 

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L’équipe du film Yémbi arrive à terme de son périple du 16eme Festival International du Film PanAfricain de Cannes et annonce son retour sur la capitale centrafricaine.

L’équipe tient à remercier le peuple centrafricain, au premier rang duquel, le gouvernement, qui n’a ménagé aucun effort pour nous accompagner dans cette aventure.

Par ailleurs, l’équipe tient à dénoncer le comportement des parents de l’assistant réalisateur du Film Yémbi, en la personne de KPATAGUÉLÉ LEONEL ABIATHAR qui, profitant d’une visite le soir de notre retour de Cannes, le 23 avril 2019 à 21h, l’ont extrait de l’équipe à notre insu, pour le faire tomber dans la clandestinité.

L’équipe tient à informer le public que des démarches ont été entreprises auprès des autorités françaises et centrafricaines pour des mesures idoines. La police française a été saisie.

L’équipe tient à souligner que cet acte indigne n’est pas un fait de complicité de l’ensemble des membres du film Yémbi, mais un acte isolé qui pourrait avoir des répercussions négatives sur l’équipe.

L’équipe pense que cet acte indigne met en jeu la crédibilité du gouvernement qui a délivré un ordre de mission à l’équipe pour l’obtention du visa des membres, met en cause la crédibilité des artistes centrafricains et pourrait peser sur les procédures de délivrance de visas aux artistes centrafricains désirant venir dans l’espace Schengen ou en France, afin de promouvoir leurs œuvres.

Prière signaler la présence de l’intéressé, KPATAGUÉLÉ LEONEL ABIATHAR, dont la photo est joint, à la police plus proche de vous.

Fait à Paris, le 24 mars 2019.

Le staff du Film Yémbi

 
 
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