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Archives Mensuelles: mars 2019

CENTRAFRIQUE: LE PRÉSIDENT TOUADERA FÊTE SON 3ème ANNIVERSAIRE DANS LA SOBRIÉTÉ

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Le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, a rehaussé de sa présence aux manifestations sportives marquant le 3ème anniversaire de son accession à la magistrature suprême de l’État centrafricain.

Organisés par le Mouvement Cœurs Unis (MCU), ces deux matchs de foot-ball se sont disputés sur le stade du Lycée des Rapides à Ouango dans le 7ème Arrondissement et le stade UCATEX dans le 8ème Arrondissement de Bangui. Ces festivités sportives, s’inscrivent dans le cadre de la recherche du retour de la cohésion sociale.

Dans le 7ème Arrondissement, l’équipe féminine du 8ème Arrondissement a battu celle du 3ème Arrondissement sur la marque de 2 à 0. Tandis que qu’au stade UCATEX l’équipe garçon de 5ème Arrondissement a disposé celle du 7ème Arrondissement par un score de 1 but à 0.

Accompagné de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji par ailleurs Secrétaire général du Mouvement Cœurs Unis, le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, a remis les trophées aux deux finalistes dans une ambiance récréative.
Notons que le Chef de L’État a présidé ce matin du 30 mars 2019, jour de l’anniversaire de son accession au pouvoir, la cérémonie de baptême de promotions et de remise de diplômes aux anciens élèves de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature.

 

CENTRAFRIQUE : DISCOURS DE SON EXCELLENCE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT,

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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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Unité–Dignité-Travail
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DISCOURS DE SON EXCELLENCE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT,

A L’OCCASION DU TROISIÈME ANNIVERSAIRE DE SON INVESTITURE A LA MAGISTRATURE SUPRÊME DE L’ÉTAT

BANGUI, 30 MARS 2019

Le 30 mars 2016, je me suis engagé à mettre en œuvre ma vision, traduite en programme de société du Gouvernement qui est de bâtir un Centrafrique nouveau, fort, uni, prospère, privilégiant le dialogue, la justice et l’esprit de réconciliation nationale.
Aujourd’hui, c’est avec un plaisir renouvelé que je me présente devant vous, animé d’un esprit de reddition de compte, pour vous présenter brièvement ce qui a pu être fait au cours de cette troisième année qui s’achève, ce que nous faisons et ce que nous aurons à faire ensemble pour notre pays.

Mais avant d’y procéder, je rends hommage à tous nos compatriotes, victimes de la crise dans laquelle est plongé notre cher et beau pays depuis 2012.

Je m’incline donc devant les mémoires des Compatriotes assassinés par des actes terroristes dans les localités de Bangui et dans l’arrière-pays, sans oublier les blessés et les malades à qui je souhaite encore un prompt rétablissement et réitère le soutien et la compassion de la République.

J’associe à ces hommages les soldats de la paix, morts en service commandé en terre centrafricaine.

Mes Chers Compatriotes,

Au cours de la troisième année, nous avons, ensemble, dans l’ordre et la dignité, poursuivi la marche irréversible vers la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, le vivre ensemble, la cohésion sociale, l’assainissement des finances publiques et la relance des secteurs productifs.

En poursuivant la mise en œuvre du processus DDRR, j’ai toujours exhorté les groupes armés à renoncer volontairement et consciemment à la violence comme mode de revendication politique, à adhérer au programme DDRR et à œuvrer pour le retour définitif de la paix dans notre pays.
En parfaite cohérence avec cet impératif, nous avons élaboré des stratégies et initiatives pour la réalisation d’un Programme National de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (PNDDRR).

Le Grand DDRR, lancé en décembre 2018 à Paoua, après le succès du DDRR pilote, a contribué à la stabilisation de la région Ouest de notre pays et ses environs.

La perspective actuelle est d’aller très rapidement vers les autres régions, surtout après la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019 au sein duquel le DDRR est inscrit parmi les priorités.

Pour répondre aux préoccupations sécuritaires liées à la circulation illégale des armes entre les mains des populations civiles, nous avons rendu opérationnelle la Commission Nationale de lutte contre la prolifération des Armes Légères et de Petit Calibre, en avril 2018.

Mon ambition est d’user de toutes les stratégies possibles pour faire de la RCA un pays sans armes qui se tourne résolument vers son développement.

Dans le domaine de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), des avancées majeures dans le renforcement des capacités opérationnelles en matière de formation, d’équipement et de réhabilitation de certaines infrastructures de nos Forces de Défense et de Sécurité Intérieure ont été constatées.

Ainsi, le Pays a bénéficié des appuis divers des Partenaires tels que la France, les États-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine, l’Union Européenne à travers l’EUTM, qui ont permis la poursuite du redimensionnement et du redéploiement de nos Forces de Défense et de Sécurité dans certaines villes du pays, et ces efforts vont se poursuivre et s’amplifier.

Pour la reconstruction des Forces Armées Centrafricaines, quatre zones de défense, un bataillon parachutiste et des forces spéciales ont été créés, avec le soutien constant de la mission militaire européenne EUTM-RCA. La loi quinquennale de programmation militaire pour la période 2019 – 2023 déjà promulguée, permettra aux FACA d’être dotées de moyens nécessaires à leurs restructurations.
Il faudra aussi souligner le rajeunissement des effectifs avec le départ à la retraite de 786 militaires grâce à l’aide du gouvernement américain ainsi que le lancement de la procédure de recrutement de 1023 jeunes citoyens dans le respect strict de la représentativité régionale avec une prise en compte du concept genre, l’objectif étant la réalisation à hauteur de 15 % d’un effectif féminin.
Le dialogue avec les groupes armés, motivé par le souci de permettre à nos populations de vivre dans un pays enfin pacifié, a abouti au désarmement, à la démobilisation et à l’incorporation dans les Forces de Défense et de Sécurité de 232 ex-combattants, après contrôle puis formation par l’EUTM.
Le Gouvernement continue à déployer d’importants efforts dans la poursuite des formations par l’EUTM-RCA et par les Experts Russes sur l’emploi des armes en vue du renforcement des capacités opérationnelles de notre Armée. Plusieurs autres formations sont en cours dans divers domaines tant en Afrique, en Europe qu’en Chine.
Dans le cadre de l’appui logistique et de la dotation en équipements aux unités à déployer, grâce à une bonne coordination des échanges avec le Comité des sanctions, les FACA ont bénéficié d’un appui substantiel de la part de la communauté internationale en équipements de communication et de transmission, ainsi que des équipements non létaux.
Au cours de cette troisième année, un accent particulier a été mis sur la réhabilitation des infrastructures militaires. Ainsi, un financement de plus d’un milliard 250 millions a été approuvé en vue de la réhabilitation de la garnison de Bouar et d’autres camps militaires ainsi que la construction des armureries répondant aux normes internationales.
S’agissant de l’emploi des forces, 1300 éléments des FACA ont été déployés aux côtés des forces de sécurité intérieure et de la MINUSCA dans 11 localités du pays pour des missions immédiates de sécurisation sur le terrain, sous le commandement des Commandants des zones de défense nommés.
Malgré les contraintes qui s’imposent à nous, et qui sont essentiellement d’ordre financier, nous avons espoir que notre Armée sera rebâtie conformément à l’attente de la population.

Dans le domaine de l’action humanitaire et la réconciliation nationale, les efforts déployés par le Gouvernement ont permis la prise en charge des déplacés internes et des réfugiés. Aujourd’hui, environ 4 100 réfugiés ont bénéficié de rapatriement facilité et 10.000 retours spontanés ont été enregistrés.

Je dois vous rappeler que la réconciliation nationale demeure un combat de chaque instant que nous devons gagner ensemble. Je me suis donc engagé personnellement et je peux vous assurer à nouveau que cette réconciliation est bel et bien en marche. C’est dans ce but que vingt-quatre (24) Comités Locaux de Paix et de Réconciliation ont été mis en place et sont opérationnels dans six (6) régions sur les sept (7) que compte notre pays.

La troisième année de mon mandat a vu naître différentes initiatives de paix et de réconciliation nationale. Ces initiatives, couronnées par celle de l’Union Africaine, ont abouti à la signature d’un Accord politique de la paix et de réconciliation le 6 février 2019, au grand soulagement de tout le monde.

Comme vous le savez tous et conformément aux termes de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019, j’ai procédé à :
– la création, le 8 février 2019, d’une Commission inclusive chargée d’examiner tous les aspects liés aux évènements tragiques des conflits en République centrafricaine ;
– la création, le 8 février 2019, du Mécanisme de mise en œuvre et de suivi de l’Accord ainsi que les organes connexes dont les représentants seront nommés dans les jours à venir ;
– la mise en place, le 8 février 2019, du Comité Technique de Sécurité de l’Accord Politique ;
– la mise en place, le 1er mars 2019, de la composition des différents organes du Mécanisme de mise œuvre et de suivi de l’accord politique ;
– la formation d’un Gouvernement inclusif et les nominations des représentants des groupes armés aux Cabinets de la Présidence de la République, de la Primature et dans certains Ministères et institutions de la République.

C’est ici l’occasion de vous rassurer que la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la paix en Centrafrique reste un défi. C’est pourquoi, je veillerai personnellement à l’application effective et au bon fonctionnement des organes de suivi de cet instrument pour que l’objectif recherché soit atteint.
Je dois réaffirmer que cet Accord politique porte tous les espoirs d’une paix possible et durable. C’est ici le lieu de rappeler que tous les leaders des groupes armés signataires ont manifesté leur désir de renoncer à la violence comme mode de revendication politique, et ont pris l’engagement solennel de faire cesser toute existence de groupes armés dans un bref délai.
C’est pourquoi je vous demande, mes Chers Compatriotes, au nom de la paix, de continuer de manifester votre adhésion et de prêter votre soutien sans faille à la mise en œuvre dudit Accord.

Un accent particulier a été mis sur la sécurité intérieure car mon souci est de déployer les effectifs de la Gendarmerie et la Police sur l’ensemble du territoire national afin de renforcer notre dispositif, de mieux contrôler nos frontières en tenant compte de leur porosité et des multitudes entrées clandestines qui en découlent.

En outre, nous devons contenir la criminalité transfrontalière, la prolifération des armes légères et de petits calibres ainsi que le trafic illicite de drogue et de stupéfiants.
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a également formé deux-cents-cinquante (250) Gendarmes avec l’appui des Partenaires. D’autres Officiers et Sous-officiers suivent actuellement des formations en France, en Chine et dans les Écoles Militaires Africaines, au Maroc et au Cameroun.
Des efforts ont aussi été consentis dans le cadre de la réhabilitation de sept bâtiments et sept armureries dans les différentes unités que la dotation en moyens roulants et de communication ;
Dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de L’État, un effectif de 60 gendarmes avait été déployé à Bambari et 11 autres à Ngakobo. Les unités territoriales de la Ouaka ont été renforcées et l’affectation de ces personnels a été rendu pérenne. Aussi, les Brigades de Gendarmerie Territoriale de Paoua, Bocaranga, Bangassou, Koui, Bohong et Dékoa ont été remises en place.
En perspective, nous envisageons :
– le recrutement de 1000 jeunes centrafricains dont 500 pour la Police et 500 pour la Gendarmerie dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité.
– la création de deux Unités anti-terroristes dans les jours à venir dont la formation sera faite sur place par des Experts de la Police Chinoise.
– la création d’un Commissariat de Sécurité Publique dans le futur 9ème Arrondissement de la ville de Bangui ;
– la création des Légions de Gendarmerie Mobile et Territoriale dans le ressort des cours d’appel de Bambari et de Bouar ;
– Enfin 80 Policiers et 80 Gendarmes vont faire l’objet très bientôt d’une formation spécialisée en Chine.

S’agissant de la Police Nationale, des efforts ont été déployés par la formation de 250 Policiers avec l’appui des Partenaires. D’autres Policiers sont en formation en République Démocratique du Congo et en Guinée Equatoriale, pays frères.

Nous allons répondre aux besoins en effectif de la Police et résorber le chômage, nous avons décidé d’intégrer des auxiliaires dans la Police, après une formation complémentaire.
Des actions de réhabilitation de certains commissariats tant à Bangui qu’en province, ainsi que la dotation en moyens roulants et de communication, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, associés aux efforts propres du Gouvernement contribueront au renforcement des capacités opérationnelles de notre police.
Attentif aux préoccupations de la Police, j’ai autorisé les avancements à titre normal et exceptionnel au profit des Officiers, Sous-officiers et Hommes de troupe dans le respect de leur plan de carrière.

Aujourd’hui, la restauration de l’autorité de l’État est au cœur de nos actions et peut se confirmer par le redéploiement des forces de Police à Bangassou, Bocaranga, Bambari, Paoua, Dékoa, en 2018.

Je voudrais aborder avec vous la question de notre justice, en affirmant que grâce à l’appui de nos Partenaires, la Chancellerie, le Conseil D’État, l’Inspection Générale des Services Judiciaires et 14 tribunaux sur les 24 que comptent les trois (3) Cours d’Appel ont été réhabilités. La Cour des Comptes vient de regagner son nouveau siège et celui de la Cour Pénale Spéciale est en cours de finition.

En dépit de la modicité des ressources publiques, les documents stratégiques tels que la stratégie de réinsertion sociale des détenus en RCA, la politique nationale de santé dans les établissements pénitentiaires, la stratégie de démilitarisation des établissements pénitentiaires de la RCA, ont été validés.

S’agissant de la lutte contre l’impunité, il faut relever qu’outre les audiences ordinaires des Cours et Tribunaux, les Cours d’Appel de Bangui et de Bouar ont tenu des sessions criminelles pendant lesquelles plusieurs chefs de guerre ont écopé de lourdes peines. Le Département prepare actuellement les assises criminelles de BAMBARI et les nouvelles assises de BANGUI.
Il faut mentionner qu’en matière de promotion de la Justice Transitionnelle, et conformément à l’article 11 de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019, j’ai mis en place, le 8 février 2019, la Commission Inclusive chargée d’examiner tous les aspects liés aux évènements tragiques du conflit en RCA, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise ne matière de justice.

Mes Chers Compatriotes,

Je voudrais aborder avec vous les avancées obtenues en du RCPCA et l’amélioration de notre économie.

En effet, le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix est entré dans sa 3ème année de mise en œuvre. Comme vous le savez, le coût estimé des besoins, lors de la conférence internationale de Bruxelles de 2016, s’élevaient à 3 milliards 500 millions de dollars américains sur cinq ans. Le financement approuvé est de l’ordre de 2 milliards 655 millions de dollars américains, soit un taux de mobilisation de ressources de 76%.
Cette bonne performance en termes de mobilisation des ressources, est toutefois dépendante des ressources extérieures à 90%.
Pour l’année 2019, la priorité est axée sur l’amélioration des investissements nationaux pour une meilleure intégration des financements nationaux. Dans cette optique, la relance de la croissance et l’augmentation des recettes dans les secteurs productifs et commerciaux sont nécessaires.
Grâce à la mise en place des outils et de mécanismes de suivi efficaces, nous avons atteint un très bon niveau de la disponibilité des ressources financières, le taux de décaissement effectif enregistré ayant dépassé 54%, pour la mise en œuvre de plus de 372 programmes et projets actuellement en cours d’exécution sur toute l’étendue du territoire.

Nous continuons à travailler pour réduire l’impact des principaux goulots d’étranglement afin d’améliorer l’utilisation et l’absorption de ces ressources axées sur les résultats du RCPCA.

L’une de mes priorités annoncées lors de mon investiture concernant l’assainissement des finances publiques, couvre la mobilisation des ressources financières nécessaires à la reconstruction de notre pays et leur utilisation transparente et efficace.

En termes de mobilisation des recettes domestiques, je me félicite des efforts déployés par le gouvernement en dépit de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays en prenant des mesures courageuses illustrées essentiellement par le renforcement du recouvrement, la relance systématique et rapide des entreprises défaillantes, l’effectivité du paiement différé de la TVA à l’importation, etc.
Avec ces efforts, nous avons enregistré des taux de dépassement, de recouvrement et de réalisation très encourageants. Par exemple, nous notons que les recettes cash cumulées sont de 112,30 milliards FCFA par rapport à un objectif de 104, 30 milliards FCFA, soit un dépassement de 8 milliard FCFA.

Pour la mobilisation des recettes fiscales, le gouvernement a réalisé 55,90 milliards FCFA sur une prévision annuelle de 50,19 à fin décembre 2018, soit un taux de recouvrement de 111,38%.
Pour la mobilisation des ressources douanières le gouvernement a mobilisé à fin décembre 52,80 milliards sur une prévision annuelle de 53,10 milliards, soit un taux de réalisation de 99,43%. Cette performance est due à l’équipement de l’antenne de Douane de Béloko, permettant la déclaration informatisée des importations par les opérateurs économiques, la révision de la structure des prix pétroliers, la rationalisation des redevances et la rationalisation des exonérations.
S’agissant de la mobilisation des ressources au niveau du Trésor, il y a lieu de noter que sur une prévision annuelle de 5,87 milliards, le gouvernement a réalisé plus de 3,6 milliards soit un taux de réalisation de 62%.
Cette performance est due à la modification de la loi fixant le cadre institutionnel et juridique des entreprises et offices publics du 13 février 2008, en ce qui concerne notamment la tutelle financière du Ministère des Finances sur les agences, du régime comptable et du statut juridique desdites agences avec le concours du FMI, d’une part, et, d’autre part, par la consolidation du compte unique du Trésor par les prélèvements de la parafiscalité opérée par les offices publics.

Abordant l’épineuse question de la gestion des dépenses publiques, Je voudrais mentionner que les prévisions des dépenses à fin décembre 2018 s’établissaient à 161,94 milliards alors que les dépenses réalisées se chiffrent à 132,40 milliards de FCFA soit un taux de réalisation de 81,76%.
A côté des dépenses primaires, les dépenses d’investissement financées sur ressources propres ont atteint 12,38 milliards de FCFA sur une prévision de 16,40 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 75,51%.

Nous notons également qu’à l’intérieur des dépenses primaires, les dépenses du personnel (salaires) ont atteint 58,41 milliards de FCFA, sur une dotation de 60,61 milliards, soit un taux d’exécution de 96,37%.
Les ressources extérieures mobilisées au titre des appuis budgétaires s’élèvent à 59,9 milliards FCFA. Ces ressources proviennent de la BAD (5,4) ; de l’Union Européenne (11,8) ; du FMI (18) ; de la Banque Mondiale (13,7) et l’AFD (6).
Je me réjouis des performances du Gouvernement au titre de cette troisième année. Les efforts déployés dans tous les domaines ont en effet permis de mobiliser des ressources et d’améliorer la gestion des finances publiques, permettant ainsi au Gouvernement de répondre aux besoins sociaux de la population.
Il me paraît important de rappeler que depuis 2016, notre économie, avec le concours des partenaires financiers a retrouvé le chemin de la croissance. Le taux de produit intérieur brut qui était de -36% est estimé à 4,3% en 2018 et 5% en 2019 avec une pression fiscale de 10%.
Cependant, cette embellie financière reste tributaire de la situation sécuritaire du pays et de l’évolution galopante des cours du pétrole sur le marché international.
Le blocage du seul corridor Bangui-Beloko par le groupe armé de Monsieur Martin KOUMTAMANDJI dit MISKINE, pendant près d’un mois et visant à asphyxier l’économie nationale, va impacter négativement sur les résultats escomptés.

Tant que l’insécurité continue de sévir dans certaines villes de notre pays, tant que la population ne pourra pas aller et venir librement d’un point à un autre de notre territoire, l’activité économique va en pâtir, ce qui entraînera inéluctablement des pertes des recettes de l’État, je l’avais déjà relevé.
Aussi, et vous le savez, notre pays fait partie des pays importateurs des produits pétroliers. Lorsque les prix augmentent sur le marché international, les répercussions sont négatives sur la fiscalité pétrolière, si des mesures d’ajustement ne sont pas prises préalablement.

Il convient néanmoins de noter que le Gouvernement n’a ménagé aucun effort pour exécuter convenablement le programme appuyé par la Facilité Élargie de Crédit conclu avec le Fonds Monétaire International en juillet 2016, ce qui offre de meilleures perspectives pour les années à venir.

Mes Chers Compatriotes,

Un autre volet et non des moindres concerne l’activation des secteurs productifs, notamment, l’agriculture, les ressources naturelles et les eaux et forêts, l’énergie, les infrastructures, le commerce, les télécommunications et les TIC, la Communication et les média.

L’un des axes majeurs de la politique de développement économique et social du Gouvernement est la transformation structurelle de notre économie, à travers l’intensification du programme de réhabilitation, de construction et d’équipement dans les secteurs des routes, du transport, de l’énergie, de l’eau potable, de l’Agriculture et de l’Élevage.
Aussi, le vaste programme de réhabilitation et de construction de nos routes et ouvrages devra se poursuivre afin de rapprocher nos populations, de faciliter les échanges et d’accroître la compétitivité de notre économie.

S’agissant de l’Agriculture, j’avais indiqué que ce secteur devrait être l’un des atouts de premiers plans pour la croissance et la résorption de chômage des jeunes.
C’est ainsi que le gouvernement avec l’appui de Partenaires a poursuivi les réformes institutionnelles au niveau des toutes les structures opérationnelles de notre politique agricole. Je voudrais citer l’ACDA, l’ORCCPA et l’ONMAP.
Pour avoir une bonne lisibilité de nos actions, nous continuerons de reformer car pour développer, industrialiser et rendre compétitive notre agriculture, il faut une véritable stratégie de réforme du secteur.
C’est dans cette dynamique que l’ICRA, l’ACDA, l’ANDE et la chambre d’agriculture ont vu leurs capacités renforcées.
Je note également avec satisfaction le travail qui se fait actuellement avec l’appui de la Banque Mondiale pour doter notre pays d’un Document de politique agricole assorti d’une Loi d’orientation agricole.
D’un point de vue beaucoup plus opérationnel, les arriérés dus aux producteurs de coton au titre des compagnes 2012- 2016 ont été apurés jusqu’en novembre 2018, pour un montant total d’un Milliards Soixante Dix Neuf Millions Deux Cent Soixante Mille (1.079.260.000) de FCFA.
Un audit a été commis par le gouvernement avec l’appui de la Banque Mondiale. Ceci permettra d’avoir une lisibilité sur le solde de Trois Cent Soixante Deux Millions Deux Cent Cinquante Neuf (362.259.000) Francs CFA en vue de son apurement.
Enfin, les dernières avancées laissent entrevoir un lendemain meilleur pour notre agriculture. Le gouvernement a mis en œuvre des projets structurants dont la phase opérationnelle a démarré en 2018. Je voudrais noter avec vous :
– le projet de relance de la production Agropastorale dans les savanes (PREPAS) financé par la FIDA pour un montant global de Douze Millions Quatre Cent Mille (12.400.000) Dollars américain qui couvrira les Sous-préfectures de Bouar, Baoro, Bossemptélé et Yaloké avec une extension à Bozoum.
– le Projet d’Appui au Développement des Chaines des valeurs Agricoles dans la Savane (PADECAS) financé par un don de la BAD à hauteur d’Un Million Deux Cent Quatre Vingt Mille (1.280.000) unité de compte ;
– le projet d’Appui à la relance Agricole et au développement de l’Agrobusiness en Centrafrique (PRADAC) financé par la Banque Mondiale pour un montant de Vingt Cinq Millions (25.000.000) de Dollars américain.
– le projet sucrier de Damara, en partenariat avec le groupe chinois LIANCO pour un montant de Cent Soixante Dix Millions (170.000.000) de Francs CFA.

En ce qui concerne l’Élevage, ma vision est de faire revenir au pays nos éleveurs. Cette vision est en train de se concrétiser. En effet, beaucoup d’éleveurs sont revenus suite aux différentes actions de sensibilisation et de recensement menées par le gouvernement. Ceux-ci se sont installés à Gamboula, Amadagaza, Berberati, Ndélé, Boguila, Benzambé et Damara. Nous estimons aujourd’hui entre 75% à 80% l’effectif des éleveurs retournés.
Dans le même esprit, nous avons mis en place des comités de médiations et de règlements de conflit entre Agriculteurs et Éleveurs dans certaine localité avec l’appui de la MINUSCA, de l’ACTED et du CRS.
De même, j’ai engagé le gouvernement à promouvoir les élevages familiaux et communautaires. C’est ainsi que le projet PARFEC sur financement de l’Union Européenne mène actuellement des activités en faveur des éleveurs de porcs, de volailles et de poissons à Bangui, Bégoa, Boali, Damara.
Mon ambition est d’offrir un cadre convivial à nos éleveurs pour leur permettre d’être en sécurité dans l’exercice de leurs activités. Le Marché à Bétail de Bouboui rouvert par le gouvernement concrétise cette ambition.
Aujourd’hui, je puis vous préciser que la BAD soutient de manière intangible cette vision par le financement des travaux de construction du marché à Bétail de Bouboui dont j’ai présidé personnellement la cérémonie de la pose de la première pierre le 23 novembre dernier.
Un autre volet de l’élevage dont je note avec vous les avancées remarquables c’est la santé animale. Dans ce cadre, le gouvernement a procédé durant les derniers mois à la réouverture du Laboratoire Central Vétérinaire logé provisoirement dans un local de l’Institut Pasteur et l’installation des pharmacies des dépôts de médicaments à usage vétérinaire.
Dans ce registre, trois pharmacies vétérinaires sont opérationnelles à Bangui et fournissent les éleveurs en médicaments et autres intrants.
Des dépôts pharmaceutiques ont-ils aussi été réhabilités avec l’appui des ONG CRS et DRC à Bouar et à Paoua.

Concernant l’énergie, je voudrais noter que suite à mon engagement constant de faire de l’Énergie un secteur de concentration dans les priorités et programmes nationaux intégrés afin de soutenir la production et la croissance économique, j’ai procédé personnellement au lancement du projet de construction d’un champ solaire de DANZI d’une puissance de 25 Mégawatts sur financements de la Banque Mondiale à hauteur de Soixante Cinq Millions (65.000.000) de Dollars américain. Le démarrage des travaux est prévu pour le second semestre de cette année.
Les travaux d’extension de l’Usine de Boali 2 viennent d’être lancés grâce à l’appui financier de la Banque Africaine de Développement pour un montant de Vingt Trois Milliards (23.000.000.000) de FCFA. A termes, ces travaux fourniront à l’ENERCA 10 MW supplémentaires et permettront de renforcer la capacité du réseau de transport et de distribution.
Aussi, l’ENERCA bénéficiera cette année de 10 autres MW qui seront issus de l’installation d’une centrale thermique sur financement du fonds saoudien. Ce projet prévoit un volet éclairage public pour 14 Avenues de la ville de Bangui. La phase exécutoire des travaux est également prévue pour le second semestre, le marché étant déjà attribué.
Nous continuerons avec l’appui de nos partenaires à investir massivement dans les infrastructures énergétiques, très importants pour notre développement.

Dans le domaine des Mines, l’extension de la zone conforme dans le Sud-ouest pour la levée de la suspension sur l’exportation des diamants bruts par la validation du Cadre Opérationnel du Processus de Kimberley en faveur des Sous-Préfectures de Gamboula, Sosso-Nakombo, Dede-Mokouba, Abba et Bouar comme « zones conformes du Processus de Kimberley», et l’organisation de la reprise effective des exportations de diamants bruts en provenance des cinq zones conformes contribueront à améliorer les recettes publiques.
Aujourd’hui, le gouvernement est en négociation avancé avec le processus de Kimberly pour la certification d’autres zones conformes.
S’agissant du sous-secteur pétrolier aval, le gouvernement procédera dans quelques semaines à la réception du quinzième Bac dont les travaux ont été financés entièrement sur fonds propres. La capacité de la Société Centrafricaine de Stockage des Produits Pétroliers ainsi augmentée lui permettra d’anticiper sur les défis d’augmentation de consommation des produits pétroliers.

En ce qui concerne les Eaux et Forêts, notre souci majeur a été de réviser la gouvernance du secteur afin d’en assurer une gestion durable et efficace. C’est dans ce cadre qu’avec le concours technique et financier de l’organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture le projet du Document de Politique Forestière a été élaborée et validé.
Dans le même sens, le gouvernement a fait adopter par l’Assemblée Nationale la Loi portant création du Fonds de Développement Forestier.

Aussi, afin de disposer des données fiables sur le marché international devant servir de base aux travaux des valeurs mercuriales et FOT, une convention de partenariat a été signée entre le gouvernement et la Société Générale de surveillance Douala.
Nous avons également procédé à la révision de l’Accord de partenariat entre le projet Chinko et L’État dans le but d’assurer une gestion efficiente et durable des aires protégées de Mbomou.
Conscient des retards subis régulièrement par l’État dans la perception des taxes forestières, j’ai instruis le gouvernement d’instaurer la délivrance mensuelle aux sociétés forestières avant toute exportation.
Abordant l’épineuse question des infrastructures, ma ferme volonté d’améliorer notre réseau routier afin de rompre l’enclavement de notre pays n’a souffert d’aucune faille. C’est dans ce cadre que des réalisations ci-après ont été faites par le gouvernement, à savoir :
– l’opérationnalisation de l’édition des titres sécurisés et plaques d’immatriculation (permis de conduire, carte grise et autorisation de transport) ;
– création d’un guichet offrant des facilités fiscales et douanières au profit des mototaxis.
Dans le même esprit et je note avec satisfaction la signature de la convention en matière de transport fluvial entre notre pays et la République du Congo aux fins de faciliter les échanges commerciaux.
Le gouvernement a par ailleurs procédé à la signature d’un protocole d’accord du projet de construction d’un pont sur l’Oubangui reliant la ville de Zongo et notre capitale sous l’égide de la CEEAC.
Dans le même sens, j’ai personnellement veillé à la mise en place de l’observatoire des barrières non physiques sur les voies d’eaux de navigation intérieure permettant la suppression des barrières illicites sur la voie fluviale.

La construction de la route Ndélé-Birao, de même que les études pour la réhabilitation de 1 000 Km de pistes rurales dans l’Ouham et Ouham-Pendé sont en cours.
Les études sont également prêtes et la passation de marché est en voie de finalisation pour les axes Baoro-Carnot, Bossembélé-Bossangoa, Bossembélé-Bozoum et Damara-Bouca, pour un financement sur le Fonds d’Entretien Routier et le budget de l’État.
Enfin, des voiries urbaines ont été réhabilitées à Bangui avec environ 10 Km asphaltés et 286 Km dans les villes secondaires réhabilités par la méthode à haute intensité de main d’œuvre dit THIMO.
Les travaux de l’axe Bouar-Baoro lancés, le 24 mars 2018 sont en cours.
Dans le domaine de transport aérien, la mise aux normes de l’aéroport international de Bangui-M’Poko a commencé et contribuera à sécuriser la connectivité internationale. Trente pour cent (30%) des travaux de réhabilitation du tarmac de l’aéroport ont été effectués.
En abordant le volet Communication et Média, je voudrais dire que l’’accès à l’information fiable et en temps réel est l’une de mes priorité. Privé d’informations, le Centrafricain est victime de rumeurs et de manipulations. Les moyens de communications telles que la radio et la télévision ont un rôle essentiel dans l’éducation civique, politique, culturelle et sociale du citoyen.

Ainsi, la rénovation et la réhabilitation des studios de la Radio Nationale ont été réalisées sur fonds propres de l’État. Après de nombreuses années d’absence, la Radio Centrafrique couvre désormais une bonne partie du territoire national.
Aussi, le projet d’accès à la télévision par satellite au profit de 103 villes et villages centrafricains financé par le gouvernement chinois est entré dans sa phase de mise en œuvre.
Enfin, pour règlementer la profession, le processus d’adoption du statut particulier de journaliste est relancé ainsi qu’un avant-projet de lois sur la liberté de la communication en RCA.

Dans le domaine des communications électroniques et de la poste, les nombreuses réformes entreprises ajoutées à la mise en œuvre du projet de la Dorsale à fibre optique d’Afrique centrale qui doit démarrer courant 2019 faciliteront le désenclavement numérique des zones rurales, l’emploi des jeunes et contribueront à améliorer les recettes fiscales et à réduire le coût des transactions économiques et sociales.
Dans les domaines des services sociaux de base, notamment, la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement, l’habitat et l’urbanisme, des efforts ont été poursuivis au cours de cette troisième année.

En ce qui concerne la santé, ma préoccupation de construire des infrastructures modernes de santé pour nos populations s’est matérialisée par la construction d’un centre de pédiatrie et le centre de dialyse et d’imagerie médicale. D’autres bâtiments et infrastructures ont fait l’objet de réhabilitation et d’équipements sur fonds propre et financement extérieur.
J’ai également veillé personnellement à l’amélioration de qualité de service dans nos hôpitaux par la prise d’un Décret instaurant la Gratuité des soins chez les femmes enceintes et allaitantes, les enfants de moins de cinq ans et les victimes de violence basée sur le genre.
Au niveau de l’enseignement primaire, secondaire technique et de l’alphabétisation, nous constatons avec satisfaction une tendance à un retour massif des enfants à l’école avec une nette amélioration des résultats scolaires justifiée par le retour progressif de la sécurité et l’intégration dans la fonction publique de 300 enseignants maintenant ainsi un rythme continu de recrutement de jeunes dans la Fonction publique durant ces 2 dernières années.

J’ai instruit le Gouvernement de poursuivre les efforts de redéploiement des enseignants dans les zones en déficit et dépourvues de matériels didactiques et de tables-bancs.

Au niveau de l’enseignement supérieur, il me plaît de vous rappeler qu’au cours de l’année 2018 notre pays a enregistré six (6) Professeurs agrégés de Médecine, ce qui va contribuer indubitablement à l’amélioration de la qualité des soins et de la formation du personnel médicale.

Dans le souci de renforcer la formation de nos jeunes, le Gouvernement a négocié et obtenu de nombreux pays amis, notamment le Royaume du Maroc, la Tunisie, L’Égypte et l’Algérie des bourses d’études universitaires.

Le souci de résorber le chômage des jeunes et de renforcer la performance de l’Administration, nous a conduits, au cours de l’année 2018, à intégrer 1540 jeunes diplômés dans la fonction publique centrafricaine, sans compter ceux recrutés et formés au niveau de la JPN.

Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, grâce au concours de la Banque Mondiale d’un montant total de Vingt Millions (20.000.000) de Dollars soit environ 10 milliards de FRCA, nous avons lancé la phase opérationnelle du projet d’Amélioration des services de l’Eau et de l’Électricité (PASEEL) dans les villes de Bangui, Bambari et Berberati à travers la réhabilitation des centres de distribution d’eau.

Dans le même sens, les centres secondaires de la SODECA des villes de Bouar, Berberati et Bossangoa sont aujourd’hui remis en service.

L’amélioration de la desserte en eau se poursuit à travers le remplacement de 17 km de conduites en amiante ciment installées depuis plus de 50 ans et la réalisation de 1500 branchements sociaux.

En milieu rural, je note avec satisfaction la réalisation de 261 forages à motricité humaine dans les préfectures de la Lobaye, Mambéré-Kadeï, Nana Mambéré, Vakaga, Ombella-M’poko, Bamingui-Bangoran et l’Ouham-Pendé.

Dans le domaine de l’habitat et de l’urbanisme, j’ai personnellement présidé la cérémonie d’inauguration de 100 logements financés par le Royaume du Maroc, le 30 novembre dernier.

Dans le même registre, 10 logements ont été construits sur fonds propre de l’Etat et 30 autres sur financement du groupe Ngaliema au village Sakpa ainsi que la réhabilitation de des hôtels de ville de Bouar, de Bimbo et du marché de Bimbo, grâce à l’appui financier de l’Union Européenne.

Dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat et du développement de nos villes, des buildings administratifs ont été construits dans les villes de Bouar et Bossangoa.

En ce qui concerne l’extension et le développement de la ville, à 45KM d’ici à 2030, le gouvernement a commencé les travaux de lotissement et d’aménagement à Kpalongo, Ouango-Sawo et Damara. Les codes de l’urbanisme et de la promotion immobilière ont été élaborés.

En perspective, le Gouvernement entend mettre à jour des plans d’urbanisme tant à Bangui que dans les villes de provinces
pour répondre aux besoins de la population et tenir compte de la croissance démographique.

Au plan de la politique extérieure, les actions menées par le Gouvernement s’inscrivent dans la poursuite de la mobilisation de la Communauté Internationale en faveur de notre pays, pour sa stabilisation, sa sécurisation et son relèvement économique.

Au plan bilatéral, le renforcement et le réchauffement des relations avec les pays amis de la République Centrafricaine en vue de relancer la coopération politique, économique, technique et culturelle se poursuit. Ainsi:
– Dix-sept pays (17) pays ont accrédité leurs Chefs de Missions Diplomatiques auprès de la République Centrafricaine,
– quatre (4) Représentants des Organisations Internationales accrédités auprès de notre pays ont également présenté leurs Lettres de Créance ;
– la fréquence des visites à Bangui des Ambassadeurs non-résidents accrédités auprès de la République Centrafricaine continuent, ce qui permet de renforcer les relations de coopération avec leurs pays respectifs.

Plusieurs contacts et plaidoyers ont été menés auprès des Etats amis dans la recherche d’appuis aux actions du gouvernement. Dans ce cadre, j’ai signé, le 29 juillet 2018, en marge du Sommet conjoint CEEAC-CEDEAO, à Lomé au Togo, un Accord de coopération consulaire entre la République Centrafricaine et la République du Togo qui prévoit l’exemption de visa entre les deux pays.

De même, un Accord de coopération militaire a été signé entre la République Centrafricaine et la Fédération de Russie. La Loi autorisant la ratification de cet Accord a été votée par l’Assemblée Nationale, le 13 décembre 2018.

Au plan multilatéral, des plaidoyers ont été faits auprès de l’Organisation des Nations Unies et de certaines Organisations Internationales, Régionales et Sous-régionales, à savoir l’Union Africaine, l’Union Européenne, la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale, l’Organisation Internationale de la Francophonie, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, en faveur d’un appui politique, sécuritaire, financier et humanitaire.

D’autres plaidoyers menés lors des réunions, Conférences ou Sommets des Chefs d’État et de Gouvernement, à l’Union Africaine, en Chine, en Europe, en Russie, aux Etats Unis, en Afrique, ont permis de remettre notre pays longtemps absent sur la scène internationale.

Dans le cadre de la gestion des Centrafricains de l’étranger, je loue la contribution de la diaspora aux efforts de relèvement et de développement de notre pays en partage. J’ai instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre pour créer les conditions propices afin de motiver ceux des Compatriotes qui hésitent encore à emprunter le même chemin.

Conscient que notre pays demeure confronté dans ses actions diplomatiques au problème financier, des efforts ont été déployés par le règlement progressif de nos arriérés de contributions auprès des institutions ou organisations internationales.

Mes chers Compatriotes ;

Au cours de la troisième année, comme depuis le début de mon mandat, je me suis employé à trois tâches : celles de restaurer la paix, la sécurité des personnes et des biens et la réconciliation nationale, de renouveler la confiance entre l’État et la population et de promouvoir le relèvement économique.

Ces efforts viennent d’aboutir à la signature, le 6 février 2019, d’un Accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, sous l’égide de l’Union Africaine et la Communauté Économiques des États de l’Afrique Centrale.

Je reconnais que le chemin d’une paix viable et durable sera long. Mais nous sommes sur la bonne voie, croyez-moi, car la paix est une condition préalable au développement ; elle est la condition indispensable pour atteindre le progrès, la justice, l’égalité des chances et le respect des droits fondamentaux des citoyens.

Cet Accord, obtenu au prix d’âpres discussions à Khartoum, qui tient lieu de loi à l’égard du Gouvernement et des groupes armés signataires, constitue, à n’en point douter, une solution durable à la crise chronique que connaît notre pays, pourvu qu’il soit appliqué de bonne foi.

Pour ma part, l’Accord du 6 février 2019 montre, si besoin en était, ma ferme volonté à aller vers la paix, à procurer la paix à nos concitoyens, en ce qu’il concourt à régler les questions politiques, la problématique de la paix et de la sécurité, la justice et la réconciliation nationale, la question humanitaire ainsi que celle de développement harmonieux du pays.

Le Gouvernement a fait sa part et continuera à le faire. Je demande donc aux autres parties signataires d’en faire de même. Le peuple a trop souffert, le sang les innocents a trop coulé et donc les tergiversations, justifiées par des arguments spécieux n’ont plus de sens.

Comme vous l’avez remarqué, beaucoup a déjà été fait, mais aussi beaucoup reste à faire.

Ma volonté de rechercher la paix, la sécurité, le relèvement économique, la réconciliation nationale et votre bonheur, ne faiblira pas au cours de la quatrième année de mon mandat qui s’ouvre.

Ma seule ambition est que chaque Centrafricain soit en sécurité, vive dans la paix et soit fier de son pays.

Afin de consolider la paix retrouvée, nous continuerons à œuvrer pour la réactivation des grandes commissions mixtes qui, sur le plan bilatéral, aideront à mieux gérer des questions spécifiques telles que celles liées à la gestion des frontières ou encore la problématique de la transhumance.

C’est aussi de manière concertée que nous pourrons trouver une réponse appropriée et dépassionnée à la question des combattants étrangers qui doivent être rapatriés. La dynamique sous-régionale revêt un caractère très important dans la pacification de la RCA mais aussi au bénéfice de chacun de nos voisins qui a accueilli des réfugiés centrafricains.

Beaucoup de choses ont été dites à propos de notre coopération avec la Russie. Mais je voudrais rappeler que notre pays a opté pour le multilatéralisme car de par sa position géographique d’enclavement, il est placé dans la nécessité de s’ouvrir à tous les partenaires désireux d’apporter toute assistance utile à la construction de la paix.

Je vous exhorte, mes Chers Compatriotes, à nous mettre ensemble pour sortir notre pays de cette crise qui a déjà trop duré.

L’Accord de Paix et de Réconciliation, signé le 6 février 2019 à Bangui, s’il est un pas important vers la paix durable, ne constitue en lui-même qu’une étape, car il reste encore plusieurs défis à relever dans le cadre de sa mise en œuvre.

C’est pourquoi j’ai instruit le Gouvernement inclusif mis en place de faire des propositions concrètes et détaillées pour parachever la mise en œuvre de l’Accord, notamment par la réalisation des actions prioritaires, afin de répondre aux attentes et espoirs légitimes de nos concitoyens.

Si nous sommes arrivés à ce résultat, c’est grâce à l’appui constant et sans faille de la communauté internationale. C’est pourquoi, en votre nom, je voudrais enfin saluer la présence à nos côtés de la communauté internationale, à travers l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, la MINUSCA, la CIRGL, les pays amis comme la France, les États-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine, le Portugal, et tous les partenaires au développement de la République Centrafricaine dont la Banque Mondiale, le FMI, la BAD, la BDEAC etc.

Je remercie tous ceux et celles qui, à mes côtés, ont partagé de lourdes responsabilités ainsi que ceux qui, de loin ou de près, continuent à nous apporter conseils, ou font des critiques objectives pour la réussite de notre mission.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

Je vous remercie.

 
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Publié par le 31/03/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LE PEUPLE CENTRAFRICAIN CÉLÈBRE LE 60e ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DU FEU BARTHÉLEMY BOGANDA, PRÉSIDENT FONDATEUR DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Né le 04 avril 1910 à Bobangui, ordonné prêtre en 1938, élu député de l’Oubangui-Chari en 1946, nommé missionnaire en 1948, Conseiller Territorial de l’Oubangui, Grand Conseiller de l’Afrique Équatoriale Française(AEF) en 1952, puis Président de cette institution en 1957, Président Fondateur de la République Centrafricaine en 1958, Barthélemy BOGANDA est décédé le 29 mars 1959.
La nation centrafricaine toute en entière a célébré ce jour 29 mars 2019, le 60e anniversaire de la disparition Barthélemy BOGANDA, cet illustre personnage, grand panafricanisme qui a payé au prix de sa vie pour donner au peuple centrafricain des valeurs identitaires, le drapeau portant les cinq couleurs, l’hymne national et la divise nationale que sont :Unité-Dignité-Travail.
La célébration de la mémoire du père fondateur de la République centrafricaine s’est déroulée en deux étapes:
Très tôt dans la matinée de ce vendredi 29 mars, le Président de la République Professeur Faustin Archange TOUADERA a rendu un vibrant hommage en déposant des gerbes de fleurs au monument Barthélémy BOGANDA dans le 1er arrondissement de Bangui. Il était accompagné du président de l’Assemblée Nationale El Hadj Laurent NGON BABA et du premier ministre Chef du gouvernement Firmin NGREBADA.
Ensuite toutes les autorités de la République, les ambassadeurs accrédités en RCA, des invités de marque et plusieurs anonymes se sont rendus au village Bobangui situé à 90 Km au Sud de Bangui. C’est dans cette paisible localité que se trouve le mausolée de l’ancien président Barthélémy BOGANDA.
Toujours à Bobangui, le Président Touadera a ravivé la flamme du souvenir du feu Président Barthélémy BOGANDA.Le numéro un centrafricain a déposé une gerbe de fleurs avant d’autoriser le défilé funèbre qui a duré un peu plus de deux heures.
Cette cérémonie du hommage au père fondateur Barthélémy BOGANDA s’est achevée à la suite d’une remise de don de médicaments du Chef de l’Etat au centre de santé de Béréngo.

Source: ACAP

 

AFRIQUE: La Banque africaine de développement investit 12,5 millions € dans le fonds Adiwale Fund 1 qui cible l’Afrique de l’Ouest francophone

BAD

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 28 mars 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement vient d’approuver une prise de participation de 12,5 millions d’euros dans le fonds de capital-investissement de première génération Adiwale Fund 1, qui cible les petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel de croissance en Afrique de l’Ouest francophone.

Avec une capitalisation cible de 75 millions d’euros, le fonds acquerra des participations minoritaires dans les PME qui sont bien implantées sur leur marché, qui ont un avantage concurrentiel et qui peuvent croître rapidement.

Au plan géographique, le fonds privilégiera une poignée de pays où les perspectives économiques et ses propres réseaux ouvrent sur des opportunités. Le volume moyen des transactions du fonds oscillera entre 3 et 8 millions d’euros. La Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali sont les premiers pays ciblés, avant le Togo, le Bénin et la Guinée dans un deuxième temps. Tous sont aujourd’hui mal desservis par le marché mondial du capital-investissement.

Le fonds Adiwale 1 se concentrera sur trois grands secteurs : les services aux consommateurs (biens et services de consommation, éducation et santé, etc.), les services aux entreprises (services de transport, logistique, informatique, Internet et construction) et le secteur industriel (produits pharmaceutiques, agro-industrie, produits chimiques, etc.).

« L’investissement de la Banque dans le fonds Adiwale Fund 1 améliorera les possibilités de financement et le soutien au renforcement des capacités des PME en Afrique de l’Ouest francophone », a déclaré Alhassane Haidara, responsable de la division des Industries et services non souverains de la Banque africaine de développement.

Lancé en 2016, la société gestionnaire du fonds, Adiwale Partners, s’appuie sur une équipe de professionnels ouest-africains chevronnés qui cumulent, à eux tous, plusieurs décennies d’expérience dans le capital-investissement, les activités opérationnelles, le financement du développement et la gestion d’actifs en Afrique, en Europe et aux États-Unis.

Grâce à l’investissement de la Banque, cette équipe devrait aider les sociétés bénéficiaires à créer davantage de valeur en améliorant leurs fonctions internes et en appliquant des pratiques exemplaires en matière de gouvernance.

Sur le plan du développement, l’investissement de la Banque financera la croissance des PME africaines, ce qui se traduira en création d’emplois (directs et indirects, qualifiés et non qualifiés, pour les hommes et les femmes) et en recettes fiscales. Cela profitera aussi aux entrepreneurs locaux qui bénéficieront d’une expertise en gestion d’entreprise, tout en favorisant l’intégration régionale, car le fonds accompagnera les sociétés qui cherchent à s’étendre à l’échelle régionale. Enfin, cette prise de participation favorisera les pratiques d’excellence en matière de gouvernance d’entreprise et de développement du capital humain. De quoi impulser une hausse des chiffres d’affaires et une transformation économique.

La stratégie d’investissement du fonds fait écho à trois des priorités High 5 de la Banque – Industrialiser l’Afrique ; Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique. Elle répond aussi aux objectifs de croissance économique inclusive et de renforcement de la productivité inscrits dans laStratégie décennale 2013-2022 de la Banque.

Enfin, elle se situe dans le droit fil du Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique de l’Ouest, qui prévoit de renforcer celle-ci en investissant dans des entreprises qui deviendront des acteurs économiques régionaux.

Contact :

Chawki Chahed, Chargé de communication en chef, Département de la communication et des relations extérieures – c.chahed@afdb.org

 

 

 

 

 

 

République démocratique du Congo : Un prêt de 20 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour l’installation de mini-réseaux écologiques

BAD

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 28 mars 2019  La Banque africaine de développement a approuvé l’octroi d’un prêt de 20 millions de dollars à la République démocratique du Congo (RDC), pour l’acquisition de mini-réseaux producteurs d’énergie renouvelable destinés aux villes d’Isiro, de Bumba et de Genema, qui ne sont pas connectées au réseau de distribution d’électricité du pays.

Ce programme de mini-réseaux écologiques de la RDC servira de projet pilote, dans une approche novatrice menée par le secteur privé et visant à installer des mini-réseaux capables de fournir de l’énergie renouvelable dans ce pays d’Afrique centrale. Le programme pourra fournir de l’énergie aux villes importantes, dont certaines peuplées de plusieurs centaines de milliers d’habitants et dépourvues d’accès à des formes modernes d’énergie.

Le réseau d’électricité couvre environ 10 % du territoire et beaucoup de Congolais se servent de kérosène et de diesel pour alimenter leurs lampes, leurs cuisinières et leurs générateurs électriques. Moins de 1 % des zones rurales et moins de 35 % des zones urbaines ont accès à l’électricité provenant du réseau national. En Afrique subsaharienne, la couverture électrique par un réseau central s’élève à 24,6 % en moyenne.

Le financement de la Banque vient compléter l’initiative Essor (Access to Electricity – A2E) du Département pour le développement international du Royaume-Uni (DFID), un programme d’assistance technique qui aide à l’acquisition par enchères de mini-réseaux et à la préparation de projets par le gouvernement. Le soutien du DFID promeut la multiplication de projets de mini-réseaux écologiques menés par le secteur privé en RDC.

La Banque fournira à la fois des ressources privées et concessionnelles – dont celles provenant du Fonds vert pour le climat et d’autres partenaires de développement – aux promoteurs et consortiums qui seront sélectionnés dans le cadre du processus d’enchères. Le Conseil du GCF a approuvé le décaissement de 21 millions de dollars pour le programme, lors de sa 21e réunion, en octobre 2018.

De son côté, la Banque mettra à disposition une subvention de 1 million de dollars provenant du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), destiné à fournir des services de conseil au gouvernement de la RDC pour l’acquisition de systèmes de mini- réseaux photovoltaïques solaires. Les services de conseil prévoient également l’élaboration d’un cadre réglementaire pour les mini-réseaux, des études de faisabilité de projets et une contribution importante au niveau des politiques et de la réglementation.

Une fois le projet opérationnel, les mini-réseaux – d’une capacité oscillant entre 3 et 10 MW – permettront de connecter directement 21 200 ménages et 2 100 PME et bâtiments publics, ce qui bénéficiera à 150 000 personnes au moins.

Le vice-président de la Banque pour l’Énergie, le changement climatique et la croissance verte, Amadou Hott, a déclaré que le soutien financier de la Banque au programme d’électricité hors réseau de la RDC allait transformer le secteur de l’énergie du pays et aurait un impact important sur son développement. Il a fait remarquer que, contribuant à éliminer l’utilisation du diesel dans les communautés ciblées, le programme favoriserait également la transition du pays vers une croissance à faible émission de carbone.

« Le plan novateur, qui s’inscrit dans le cadre de ce programme, devrait également permettre de démontrer la viabilité du financement des mini-réseaux par le secteur privé, ce qui ouvrira un marché pour les investissements dans le domaine des mini-réseaux en Afrique subsaharienne. Nous espérons dupliquer ce modèle une fois que le projet pilote aura démontré sa réussite », a déclaré Amadou Hott.

Selon le directeur intérimaire de la Banque pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, Daniel Schroth, « le financement à long terme et à des conditions concessionnelles fourni par la Banque et le GCF, et éventuellement par d’autres donateurs, permettra d’améliorer la viabilité commerciale des projets de mini-réseaux tout en garantissant des tarifs abordables. L’engagement important de la Banque, conforme à sa mission consistant à déployer des financements novateurs et bien structurés pour alimenter le continent en électricité, rassurera davantage les investisseurs ».

Le programme des mini-réseaux écologiques de la RDC s’inscrit dans le droit fil du New Deal pour l’énergie en Afrique, du Plan d’action de lutte contre le changement climatique et de la stratégie d’investissement à long terme. Ces priorités visent à élargir l’accès à l’énergie, à stimuler l’utilisation productive de l’énergie tout en affranchissant les individus et les entités publiques et privées de la production d’énergie à forte teneur en carbone. Ce programme répond également à la stratégie pays 2013-2020 de la Banque africaine de développement pour la République démocratique du Congo.

Contacts :
Chawki Chahed, Chargé de communication en chef, Département de la communication et des relations extérieures – c.chahed@AfDB.org
Namho Oh, chargé principal chargé des investissements, Département des éénergies renouvelables et de l’efficacité énergétique

 

CENTRAFRIQUE : LES COMMUNAUTÉS LOCALES EN CENTRAFRIQUE RENOUENT AVEC LE DIALOGUE ET LA RÉCONCILIATION

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Bangui, le 27 mars 2019 – En République centrafricaine, la semaine du 18 au 23 mars a été marquée par une série d’initiatives locales destinées à promouvoir la paix et le vivre ensemble. Ces rapprochements sont l’initiative de communautés de certains quartiers de Bangui et des villages des préfectures du Mbomou et de la Ouaka qui ont exprimé leur adhésion à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA et fait des recommandations au Gouvernement centrafricain et à la MINUSCA.

« La MINUSCA salue ces initiatives locales et encourage les signataires à respecter et à mettre en œuvre les engagements pris afin de faire avancer la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation en RCA », a déclaré mercredi en conférence de presse, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, soulignant que la Mission réitère son engagement à travailler avec les acteurs locaux et nationaux, conformément à son mandat, pour promouvoir le dialogue et consolider la paix et la sécurité dans le pays.

A Bangui, les communautés des quartiers Castors, Yakité, Bloc Sara, Yalowa, Camerounais-Douala et Sanga-Bibalé ont signé le 23 mars un accord de bon voisinage et de réconciliation communautaire. A travers cet acte, elles ont manifesté leur engagement commun à mettre un terme aux hostilités, à interdire le port et l’usage d’armes par la population civile et à faciliter aussi bien la libre circulation des personnes et des biens que le retour, en toute sécurité et de manière pérenne, des populations qui avaient quitté ces quartiers depuis 2016. Conformément au texte, un comité de suivi sera créé et travaillera notamment avec les autorités et la MINUSCA.

De même, dans le Mbomou, ce sont les communautés des villages de Gambo et de Pombolo qui ont signé un Accord local de paix qui s’aligne sur l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR). Réunis pour la première fois le 20 mars, les comités locaux de paix se sont engagés à rapporter toute violation de l’APPR au Comité préfectoral de Bangassou, chef-lieu de la préfecture.

Les signataires ont pris 13 engagements, notamment de promouvoir un dialogue pacifique et de s’abstenir du recours à la violence pour résoudre les conflits. Ils ont également fait 20 recommandations adressées aux groupes armés (arrêt des hostilités, et levée durable des barrières illégales taxant la population), au Gouvernement, à la MINUSCA et aux acteurs humanitaires. Les signataires ont décidé de créer un comité de suivi de l’accord local composé de membres des deux comités. La région avait été secouée par la violence entre 2017 et 2018, avec des attaques répétitives entre les éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC à Pombolo) et les Anti-Balakas (Gambo) près de 200 morts et des milliers de personnes déplacées et une une situation humanitaire grave. « Si l’UPC n’est pas encore signataire de l’Accord local, ses représentants locaux ont indiqué soutenir le processus. Les représentants des Anti-Balakas de Gambo sont, eux, signataires », a indiqué le porte-parole.

Dans le même ordre, les communautés des villages de Zoubingui et Mbadje Lokoto, dans la Ouaka, dont les relations étaient tendues depuis janvier 2019, ont également célébré une journée de réconciliation le 23 mars. Les deux communautés ont décidé de se réconcilier et de promouvoir la paix et le pardon. Les autorités locales proposent de mettre en place un cadre de concertation pour soutenir l’initiative.

Afin de soutenir les efforts de paix en cours, la MINUSCA a organisé à Bossangoa mardi un atelier de formation sur la collecte et le traitement de l’information radiophonique en période post-conflit. Vingt journalistes et animateurs des radios communautaires Ndoyé et Voix de l’Ouham, ainsi que des correspondants régionaux de Radio Centrafrique et Radio Ndeke Luka y ont pris part.

Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Major Soumana Garanké a indiqué que «la Force de la MINUSCA en collaboration avec la Police de la mission, les FACA et les forces de sécurité intérieure poursuivent les patrouilles de jour comme de nuit pour sécuriser certains lieux publics et les villes pour prévenir tout incident ou acte criminel. « A titre d’exemple, à Koundé la situation est sous contrôle. A Zoukoumbo, la Force continue d’escorter les camions sur l’axe Beloko-Bouar et y mène des patrouilles de façon régulière conjointement avec les FACA pour prévenir toute forme d’insécurité », a-t-il dit. Parallèlement, la Force de la MINUSCA poursuit des activités civilo-militaires pour apporter une aide dans divers secteurs aux populations. A Bangui, les casques bleus égyptiens ont conduit une campagne de consultation médicale gratuite au PK5 et à l’église Fatima.

Concernant la Police de la MINUSCA, son nouveau Commissaire, le Général de division Pascal Champion, a entamé une série de visites aux partenaires techniques et financiers et aux institutions du pays. Il a notamment été reçu en audience par le Ministre centrafricain de l’intérieur chargé de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara. Il a également visité les écoles de police et de Gendarmerie afin d’appréhender les réalités de ces deux écoles qui ont récemment accueilli la formation des 500 recrues.

 


Strategic Communication & Public Information Division
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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUE FINAL DE LA 14ème SESSION DE LA CONFÉRENCE DES CHEFS D’ÉTAT DE LA CEMAC/ N’DJAMENA:

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La Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale a tenu sa 14ème session ordinaire, le 24 mars 2019 à N’Djaména (République du Tchad), sous la très haute présidence de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Chef de l’Etat, Président en Exercice de ladite Conférence.

Étaient présents :

Son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine ;

Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo ;

Son Excellence Monsieur Joseph DION NGUTE, Premier Ministre, Représentant le Président de la République du Cameroun ;

Son Excellence Monsieur Julien NKOGHE BEKALE, Premier Ministre, Représentant le Président de la République Gabonaise ;

Son Excellence Monsieur Francisco Pascual OBAMA ASUE, Premier Ministre, Représentant le Président de la République de Guinée Equatoriale.

Le Président de la Commission de la CEMAC, Pr Daniel ONA ONDO, rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour.

Outre les membres du Conseil des Ministres de l’UEAC et du Comité Ministériel de l’UMAC, ont également participé aux travaux :

La Vice-Présidente de la Commission de la CEMAC ;

Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale ;

Le Président du Parlement Communautaire ;

La Présidente de la Cour de Justice Communautaire ;

Le Premier Président de la Cour des Comptes Communautaire ;

Le Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale ;

Le Président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale ;

Le Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale ;

Les Commissaires de la Commission de la CEMAC et les premiers Responsables des Institutions, Organes, Institutions Spécialisées et Agences d’Exécution de la CEMAC.

La Conférence a été précédée de la 33ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC), tenue le 22 mars 2019 et de la réunion de Concertation des Ministres du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, tenue le 23 mars 2019.

La Cérémonie solennelle d’ouverture de la Conférence a été marquée par l’allocution du Président de la Commission de la CEMAC et par le discours de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en Exercice de la Communauté.

A cette occasion, les Chefs d’Etat et des Délégations, par la voix du Président en exercice, se sont réjouis du retour du Président ALI BONGO ONDIMBA au Gabon après une longue période de convalescence qui l’a tenu loin de son pays.

Dans le même élan, la Conférence a rendu un hommage particulièrement mérité à Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, pour la signature, le 6 février dernier, des Accords de Khartoum qui augurent de la fin d’une longue période de souffrances infligées au Peuple frère de Centrafrique.

A l’issue de cette cérémonie d’ouverture et après la photo de famille, la Conférence a poursuivi ses travaux à huis clos.

A l’entame de l’examen des points inscrits à leur ordre du jour, les Chefs d’État ont pris connaissance du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de Route du Président en Exercice de la Conférence.

Au terme de la présentation de son Rapport, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, a été chaleureusement félicité par Ses Pairs, pour l’excellente qualité dudit rapport ainsi que pour les résultats obtenus. A cet égard, pour les actions restantes, ils ont instruit le Président de la Commission aux fins de finaliser diligemment celles en cours de réalisation.

A leur tour, le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président dédié au Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et le Premier Ministre Joseph DION NGUTE, au nom du Président BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés Economiques Régionales, ont fait à la Conférence les rapports respectifs sur l’état d’avancement de ces Programmes.

Sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du PREF-CEMAC, la Conférence, tenant compte des signes de sortie d’une longue récession qui a duré plus de quatre ans, a adressé ses félicitations au Président dédié au PREF-CEMAC, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo pour les avancées enregistrées.

Sur cette base, la Conférence encourage tous les États et l’ensemble des Institutions économiques, monétaires et financières de la CEMAC impliquées dans la mise du Programme à poursuivre leurs efforts pour renforcer la viabilité des finances publiques, et la couverture de notre monnaie par la mise en œuvre accélérée des mesures prises en vue du rapatriement des recettes d’exportations.

Par ailleurs, la Conférence a invité à la solidarité entre les États et à accélérer l’aboutissement des négociations pour les programmes du Congo et de la Guinée Équatoriale. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir ces deux pays dans la finalisation des discussions avec le FMI.

Prenant connaissance de l’état d’avancement du processus de rationalisation des Communautés Economiques, la Conférence a félicité Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Président dédié à la Rationalisation des CERs pour les avancées significatives enregistrées dans ce processus de rationalisation des CERs en Afrique Centrale placée sous Sa Haute Présidence Dédiée.

Afin d’accélérer ce processus et de capitaliser les résultats ainsi enregistrés, le Président Dédié à ce Programme a informé la Conférence de l’organisation d’un Sommet Extraordinaire conjoint CEEAC/CEMAC dans un avenir proche.

Poursuivant ses travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a suivi successivement les communications du Gouverneur de la Banque Centrale.

S’agissant de la question de rapatriement des recettes d’exportation en particulier des grandes entreprises, la Conférence a donné mission à la Commission de la CEMAC de défendre la position commune et solidaire des six États membres afin d’amener celles-ci à respecter strictement la réglementation des changes en vigueur. A cet égard, les Chefs D’État et des Délégations ont donné des orientations précises pour la conduite de ladite mission.

Examinant les questions relatives à la Surveillance Multilatérale, la Conférence a pris acte des performances macroéconomiques des États membres ainsi que l’état de conformité en 2018 aux nouveaux critères de convergence de la CEMAC, qui demeurent encore contrastés d’un État à un autre. En vue d’y remédier et, surtout, de disposer d’un dispositif fiable d’alerte précoce aux crises, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’accélérer la mise en place dans les Etats membres des outils pour la redynamisation de l’exercice de la surveillance multilatérale, à savoir les Programmes Triennaux de Convergence (d’ici au 31 juillet 2019), les stratégies d’apurement des arriérés de paiement crédibles et exhaustives (d’ici au 31 décembre 2019), ainsi que l’opérationnalisation des Cellules Nationales de surveillance multilatérale, incluant la mise en place d’un système plus performant en matière de l’information statistique.

Évoquant la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, la Conférence d’une part, a adopté deux Actes Additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a décidé de rétrocéder les apports des États membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC).

S’agissant de la finalisation des Réformes Institutionnelles de la CEMAC, la Conférence a décidé de l’élection des Députés au Parlement Communautaire de la CEMAC au suffrage universel indirect et de l’autonomisation des Écoles communautaires. Elle a invité, en conséquence, la Commission à lui présenter, à sa prochaine session, les modalités d’organisation de cette élection.

Sur l’état de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la Conférence des Chefs D’État a adopté la Politique Commune d’Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC. A cet égard, elle a instruit le Président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte Additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique Commune.

A son tour, le Président de la BDEAC a présenté la situation de son Institution et des réformées menées en son sein. De ce rapport, il apparaît que celle-ci a nettement accru son volume d’interventions de financement des économies de la sous-région. Toutefois, tout en se réjouissant de cette embellie, la Conférence a recommandé au Président de la BDEAC la poursuite des réformes afin de restaurer sa crédibilité et d’accroître davantage ses capacités de financement. A cet égard, la Conférence a instruit le Gouverneur d’accélérer le processus de décaissement des fonds au profit de la BDEAC pour permettre le financement des entreprises.

Réagissant à la présentation du rapport du Président de la COSUMAF, les Chefs d’Etat, ont donné des orientations circonstanciées en vue de résoudre les difficultés particulières que connait cette institution. Dans ce cadre, la Conférence a instruit la BEAC de mettre en application les dispositions de l’Acte Additionnel portant unification du marché financier de l’Afrique Centrale.

Abordant la question du financement de la Communauté, la Conférence des Chefs d’État a appelé les Ministres des Finances à une stricte application du mécanisme autonome de financement de la Communauté et de procéder, au plus tard le 31 décembre 2019, l’apurement de l’intégralité des arriérés dus au 31 décembre 2018 par les États, tout en recommandant une amélioration de la gouvernance au niveau de l’ensemble des Institutions communautaires.

En outre, elle a particulièrement exhorté le Président de la Commission de la CEMAC à approfondir la réflexion sur les sources alternatives de financement de la Communauté.

Prenant connaissance des difficultés de fonctionnement du Centre Inter-États d’Enseignement Supérieur en Santé Publique de l’Afrique Centrale (CIESPAC), la Conférence a décidé de l’autonomisation du CIESPAC au plan administratif et financier par rapport à sa tutelle actuelle, l’Organisation de Coordination pour la lutte Contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC). Le CIESPAC sera ainsi érigé en Institution Spécialisée, à l’instar des autres Ecoles communautaires.

Au titre des mesures individuelles, la Conférence des Chefs D’État a entériné la nomination de Monsieur BEMBA BERAL au poste de Secrétaire Général Permanent du Système de la Carte Rose CEMAC.

Examinant la question du retour de la Commission à son Siège à Bangui, la Conférence a recommandé au Président de la Commission de proposer un calendrier de retour progressif à convenir avec les Autorités centrafricaines.

Prenant la parole avant la clôture des travaux, le Représentant du Chef de l’État Gabonais a remercié les Chefs d’État et des délégations pour le soutien et la solidarité qu’ils ont exprimé à l’endroit de Son Excellence ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise à l’endroit duquel ils formulent leurs meilleurs vœux de prompt rétablissement.

Au terme de leurs travaux, les Chefs D’État et des Délégations ont adressé leurs remerciements au Président de la République du TCHAD, au Gouvernement et au Peuple tchadien pour l’accueil chaleureux et les marques de délicates attentions dont toutes leurs délégations respectives ont fait l’objet pendant leur séjour à N’Djaména.

Les travaux de la quatorzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité et de franche fraternité, témoignant de leur ferme volonté de faire progresser l’intégration en Afrique Centrale.

La quinzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Yaoundé, République du Cameroun, sous la Présidence en Exercice de Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

N’DJAMENA, le 24 Mars 2019

Pour la Conférence des Chefs D’État,
Le Président en Exercice

IDRISS DEBY ITNO

 
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Publié par le 24/03/2019 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : LE DESTIN ET L’ESPOIR D’UN PEUPLE MEURTRI PILOTÉS AU GRÉ DES ACCORDS DE PAIX. 

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L’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés paraphé dans la capitale soudanaise et signé à Bangui le 6 février dernier sous l’égide de l’Union Africaine et du soutien de l’ONU suscitait d’énormes espoirs malgré les zones d’ombre génératrices d’inquiétudes. Conformément aux dispositions de l’article 21 du dit accord, le processus de paix devrait se matérialiser par la mise en place d’un gouvernement véritablement inclusif où toutes les forces vives de la nation y compris les groupes armés non conventionnels devraient visiblement être représentés.
Après quelques tâtonnements et hésitations synonymes d’une réelle manque de volonté, le décret N*19.063 du 3 mars 2019 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement a été rendu public. La configuration du gouvernement fait remarquer sans microscope l’absence totale de la société civile, le saupoudrage des groupes armés et partis politiques soit 26 postes ministériels sur 36 au parti présidentiel sans compter la mainmise sur l’intégralité des ministères régaliens dans la perspective d’une éventuelle réélection lors des prochaines échéances électorales…un véritable mépris teinté d’autosatisfaction.
Sans nul doute, ce gouvernement Ngrebada 1 est précocement contesté avec des valses de démission dénonçant le caractère non inclusif du gouvernement. En guise de représailles, on a assisté sans résistance ni sanction et cela en violation des dispositions de l’article 34 du dit accord au blocage du corridor routier Douala-Bangui en vue de sevrer la capitale en produits de première nécessité. Pour aplanir les désaccords nés du manque chronique d’inclusivité du gouvernement et dans le respect de l’esprit de l’article 34 de l’accord de Khartoum, un conclave d’arbitrage de trois (3) jours est organisé dans la capitale éthiopienne sous l’autorité de l’Union Africaine, de l’ONU et de l’organisation sous régionale d’Afrique centrale.
A l’issue du conclave, le pouvoir centrafricain a été sommé de former un nouveau gouvernement véritablement inclusif dans un délai de cinq (5) jours francs. Confondant vitesse, rapidité et précipitation au détriment de sérieuses, sereines consultations, le décret N*19.072 du 22 mars 2019 a rendu public le gouvernement Ngrebada 2. Ce nouveau gouvernement pléthorique et budgétivore compte 39 ministres soit une augmentation de trois (3) par rapport au précédent.
On enregistre des départs et des arrivés injustifiés et surtout une régression de la féminisation du gouvernement basé sur le concept genre car ce gouvernement n’en compte que sept femmes au lieu de huit dans le précédent. Le tableau synoptique du gouvernement comporte des noms qui heurtent la conscience, la morale, des gros poissons recherchés par la cour pénale internationale et surtout cela prend une connotation d’insulte à la mémoire de nos morts. S’apitoyant en solitaire sur son sort, le citoyen lambda s’interroge : Ce gouvernement inclusif « made in Adis Abeba » est-il le dernier du genre jusqu’à la fin du mandat ? Peut-on maintenant de façon sereine s’occuper des attentes et préoccupations du peuple ? Faut-il encore un autre round de négociations dans une autre capitale pour ramener définitivement la paix tant recherchée ? Doit-on continuer à faire la volonté des groupes armés au détriment des préoccupations du peuple ?
En d’autres termes, suffit-il de bloquer militairement un corridor routier pour espérer un poste ministériel ? Quelle est la morale des épisodes du gouvernement Ngrebada 1 et 2 ? Par ailleurs, les ministres des groupes armés non conventionnels et de l’opposition auront-ils les mains libres pour former leur cabinet et implémenter leur vision politique ? Avec cette configuration gouvernementale, peut-on affirmer que le cycle de tueries de paisibles citoyens va arrêter ? 
Pour notre part, nous prenons acte du nouveau gouvernement et félicitons ces membres. L’urgence est au travail pour la reconstruction de notre bien commun. Que l’entrée au gouvernement des groupes armés ne soit pas une aubaine ou une occasion de se rapprocher de la présidence et de tenter un énième coup de force pour remettre en cause nos avancées démocratiques chèrement acquises. Le peuple inoffensif vous observe et n’a que la rue comme moyen de se faire entendre. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 22 mars 2019
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Bernard SELEMBY DOUDOU 
Juriste, Administrateur des élections. 
Tel : 0666830062.
 

CENTRAFRIQUE :COMMUNIQUE CONJOINT A L’OCCASION DE LA REUNION DE CONSULTATION DES PARTIES PRENANTES DE L’ACCORD POLITIQUE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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A l’invitation de la Commission de l’Union africaine, avec l’appui des Nations Unies et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), les signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) se sont réunies au siège de la Commission à Addis-Abeba, Ethiopie, du 18 au 20 mars 2019, sous la facilitation de l’Union africaine, dans le but d’évaluer la mise en œuvre de l’Accord, un peu plus d’un mois après sa signature.

Au terme de ces soixante-douze heures de consultations, un consensus a été trouvé notamment sur le renforcement du caractère inclusif du Gouvernement. Les consultations se sont déroulées dans un esprit d’ouverture et de fraternité. 

L’Union africaine, les Nations Unies et la CEEAC soulignent leur plein appui au nouveau Gouvernement inclusif et s’attendent à sa concrétisation rapide. Elles exhortent vivement les parties prenantes à se consacrer désormais à la mise en œuvre intégrale de l’APPR-RCA afin de répondre urgemment aux préoccupations essentielles de toutes les Centrafricaines et de tous les Centrafricains, notamment celles relatives au retour de la sécurité, à travers le DDRR et la reconstruction par la mise en œuvre du Plan de relèvement et de la consolidation de la paix en République centrafricaine (RCPCA).

Elles invitent en outre toutes les forces vives centrafricaines à faire de la paix, de la réconciliation et de la justice une priorité majeure et ce, dans un sursaut collectif. 

Elles lancent enfin un appel pressant à la communauté internationale, aux pays de la sous- région et les partenaires de la République centrafricaine en faveur d’un appui déterminé à la République centrafricaine dans la mise en œuvre réussie de l’APPR-RCA.

Fait à Addis-Abeba, le 20 mars 2019

 

CENTRAFRIQUE :  DES PROGRES IMPORTANTS ENREGISTRES LORS DES DISCUSSIONS A ADDIS ABEBA ENTRE LES SIGNATAIRES DE L’ACCORD DE PAIX

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Bangui, le 20 mars 2019 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine (RCA) et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, est à Addis-Abeba, en Ethiopie, où il participe depuis le 18 mars à des concertations sur le suivi de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. Cette rencontre facilitée par l’Union africaine avec le soutien des Nations unies et de la CEEAC réunit la délégation gouvernementale et les 14 groupes armés signataires de l’accord de paix. Sur place, des progrès importants ont été enregistrés dans les négociations qui se poursuivent entre le Gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés. 

La RCA « a besoin de paix et de stabilité pour assurer son développement », a souligné Mankeur Ndiaye, réitérant le ferme engagement des Nations unies à accompagner la RCA, aux côtes de l’UA et d’autres partenaires, pour la mise en œuvre rapide de cet accord de paix. A Addis-Abeba, le chef de la MINUSCA a euune série d’entretiens, notamment avec le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, et le Commissaire à la paix et à la sécurité, l’ambassadeur Smail Chergui. 

A cette occasion, le chef des Operations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a souligné qu’un mois après la signature de l’Accord, «il est important d’assurer un soutien continu à l’Accord politique de paix et de réconciliation, et à toutes les parties pour faire de cet accord un instrument de résolution définitive de la crise centrafricaine ». 

Concernant les activités de la MINUSCA sur le terrain, une diminution du nombre d’incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire de 61% a été constatée. En effet, 8 incidents ayant affecté au moins huit victimes ont été enregistrés du 14 au 20 mars contre 25 la semaine précédente. 

Dans le cadre du programme de Réduction de la violence communautaire (CVR), entre le 12 et 15 mars, 248 nouveaux bénéficiaires ont été enregistrés à Bangui et 45 armes de différents types ont été collectées. Cette phase marque la fin du processus d’inscription à Bangui où 1 100 participants ont été recensés. Dans la même dynamique, afin de renforcer la protection des civils et réduire les violences communautaires à Ippy, un atelier soutenu par la MINUSCA le 13 mars a permis à 60 participants d’acquérir des capacités dans la collecte et la transmission des menaces de sécurité communautaire. A Paoua, le 15 mars, un atelier a traité de la gestion intégrée et du respect des couloirs de transhumance afin de réduire les incidents y relatifs. L’objectif était de parvenir à une réduction significative des incidents liés à la transhumance. Par ailleurs, dans la Préfecture de la Nana-Gribizi (Centre de la RCA), 109 enfants ont été séparés des groupes armés. Ceci fait suite au plaidoyer menés auprès de ces groupes pour identifier les enfants au sein de leurs rangs. Ils vont bénéficier d’un programme de réintégration pour le retour à l’école ou la formation professionnelle. 

A l’ouest du pays, la Force de la MINUSCA a indiqué que les véhicules circulent désormais librement sur la route nationale 1, une des principales voies d’approvisionnement de la capitale. Cette dernière était impraticable depuis le 4 mars en raison du blocus imposé par le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). La Force y patrouille conjointement avec les Forces armées centrafricaines (FACA) pour rassurer la population et prévenir toute menace. D’autre part, en collaboration avec les Forces de sécurité intérieure (FSI), la Force et la Police de la MINUSCA, ont mené des opérations qui ont permis l’interpellation en flagrant délit de six personnes et la saisie de plusieurs munitions de calibre 12 mm et de munitions de guerre. 

Enfin, afin d’impliquer la population dans sa propre protection, la MINUSCA a organisé du 11 au 18 mars une série de sessions sur la gestion de la rumeur pour 400 leaders d’opinion issus des syndicats des travailleurs du public, les enseignants, des membres de l’association des parents d’élèves et des artistes. L’objectif était de les sensibiliser sur les méfaits des rumeurs et de ces dangers pour la paix et la stabilité de la RCA. Les échanges et présentations ont montré aux participants des exemples concrets qui ont alimenté des crises.


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