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Archives Mensuelles: novembre 2018

SANGO TI BÊ AFRICA: A KODE TI BATANGO SIRIRI TI ASIWILI TI NDOKUA TI MINUSCA A NGBA LAKUE TI TAMBULA, ATA SO GBA TI ASWILI AYEKE NA KPALE TI SEDUTI

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MBETI SANGO
Bangui, lango baleuse na ngumabaya ti nze ti Nabanduru ngu saki use na ndoni baleoko na miombe –A kode ti batango seduti ti a wabeafrika so ndokua ti MINUSCA a zia na sese a gba lakue ti tambula nzoni ayeke tene so pakara Koffi Wogomebou, so ayeke kota wawango ti MINUSCA a tene la.
« Nga ti kanga lege na kua ti a kota zo ti Beafrika pepe, ndokua ti MINUSCA ayeke bata siriri ti azo, na lege ti bebengo ndo ti a turugu ti Bendo ti Dunia, pikango patara na awaporoso, nga ti sara si ndo a de siriri. Ayeke tene so lo tene kozo ni si lo kiri na ndoti nziango na do ngbata a kota komanda, a wafango ngbanga na ya ti kota kodoro komanda ndende ti Beafrika la, nga na sungo maboko na ndoti a mbeti ti mango tere so wungo ni ayeke baleoko na ota na lege ti kiri ngo na siriri
Wamungo wango so a fa peko ti a kua so lo sara ni, si nga lo tene gba ti a kpale a kanga lege ti mu maboko, nga ti batango sisiri ti awabeafrika so” ayeke a kpale ti lege, ti a gbagbara, so ndokua ti MINUSCA a lingbi ti sara yenga use uala ota si a si na ndo ti kpale so a turugu kpale ayeke da, mbeni ala yeke zia na dawa ti ala azo tonga na vara( bouclier).
Na kiri ngo na tene ti wayanga ti MINUSCA, Vladimir Monteiro, lo kiri na ndoti a sioni kpale so a si na kodoro ti Batangafo (na mbongo ti Beafrika), nga na Alindao (na to ti Beafrika), so a tambula na lango oku ti si na lango baleoko na oku ti nze ti Nabanduru ngu saki use na ndoni baleoko na miombe, so a kiri na peko maïngo ti siriri. Na peko ti ye tonga so, a kanga lege ti mango tere, nga na bungbi ngo tere. Wayanga a da be ti awabeafrika a tene ndokua ti MINUSCA ayeke sala kusala ti lo lakue ti bata siriri ti awabeafrika. Vladimir Monteiro a da be ti awagosinga na ndo ti kua ti maboko na maboko ti a turugu ti Beafrika(FACA) na ala ti Bendo ti Dunia na lege ti batango sisiri ti wabeafrika –
Wayanga a fa nga a sioni kode ti a mbeni a limo so a fa a tene a turugu ti Bendo ti Dunia ayeke mu maboko na a turugu kpale, si lo tene ndokua ti MINUSCA ayeke sala kua ti lo lakue yamba na lege so dia ti Bendo ti Dunia a fa ni ti kiri na siriri na ya ti kodoro »
 

CENTRAFRIQUE: LES DISPOSITIFS DE PROTECTION DES CIVILS DE LA MINUSCA RESTENT INTACTS MALGRE DES NONBREUX DEFIS SECURITAIRES

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Bangui le 28 novembre 2018 – Les dispositifs de protection des populations civiles mis en place par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) restent intacts malgré des nombreux défis sécuritaires, a rappelé mercredi, le conseiller principal de la MINUSCA en matière de Protection des civils, Koffi Wogomebou. 

« Sans préjudice de la responsabilité première des autorités centrafricaines, la MINUSCA protège les civils à travers la protection physique, avec la présence et les patrouilles des casques bleus, le dialogue politique et l’établissement d’un environnement protecteur », a rappelé le conseiller, avant d’énumérer des résultats concrets comme le déploiement des préfets et des magistrats ainsi que la signature d’environ 13 accords locaux de paix.

Ce responsable a aussi cité les défis auxquels la Mission est confrontée sur le terrain en matière de protection des civils comme « l’insuffisance des infrastructures, ce qui complique l’accès à la population civile. « Dans certaines zones, il faudra deux à trois semaines à la MINUSCA pour y arriver, même en cas d’urgence », a-t-il dit, ajoutant à cela la présence d’éléments des groupes armés dans les sites de déplacés ainsi que l’utilisation de civils comme boucliers. 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur les douloureux événements de Batangafo (nord) et Alindao (centre-sud), respectivement les 5 et 15 novembre 2018, qui ont rappelé la fragilité de la situation sécuritaire dans certaines parties du pays. Face aux défis encore nombreux sur le chemin vers la cohésion sociale, la réconciliation nationale et la paix, le porte-parole a réaffirmé l’engagement de la MINUSCA à « poursuivre sa mission de protection des populations civiles, aux côtés des autorités centrafricaines » ainsi qu’avec « toutes les forces vives centrafricaines – c’est le cas avec certains secteurs – pour la paix et la réconciliation nationale ». Le porte-parole a rappelé le travail de la MINUSCA avec les FACA et les forces de sécurité intérieure dans certaines localités pour assurer la protection des populations. 

Il a par ailleurs dénoncé les fausses informations et les rumeurs sur les casques bleus et mettant en cause l’impartialité de la MINUSCA, précisant que tout en mettant en danger le travail quotidien et inlassable des soldats de la paix, « ces manipulations font le jeu de ceux qui s’opposent à la paix ».

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Division de Communication Stratégique et d’information publique MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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CENTRAFRIQUE : ENTRER EN LICE DES ANTI-BALAKA COMME PIRATES SUR LE FLEUVE OUBANGUI 

    Au mois de mai dernier, une pirogue à moteur qui transporte des passagers sur l’Oubangui quitte Zongo pour Mobayi, en territoire congolais. L’embarcation et sont équipage sont de nationalité congolaise. Ils transportent des Congolais mais aussi des Centrafricains désireux de suivre un itinéraire sécurisé pour rentrer chez eux dans la Basse-Kotto. Toutes les routes de cette région étant bloquées par les groupes armés.

   Ces derniers, en vertu d’un accord tacite mais néanmoins léonin, se sont reparti les localités qui longent la rive droite de l’Oubangui, depuis Mobaye jusqu’à Bangui. Nantis d’armements lourds et de grands moyens, les envahisseurs de la Séléka occupent les trois villes : Mobaye, Zangba et Kouango. Les Anti-balaka ou plutôt les pillards qui se sont affublés de ce nom se contentent des villages où il n’y a plus rien à piller. Qu’à cela ne tienne, ils iront…

   Mais n’allons pas trop vite. Revenons plutôt à notre pirogue à moteur. Je précise qu’il s’agit d’une embarcation congolaise. Qui cabote pour ne pas donner aux rebelles centrafricains le prétexte d’une intervention. La ville de Kouango est passée sans encombre. Plusieurs villages sont passés à leur tour. Mais voici que se présentent Yéhou et sa horde de pillards antibalaka, lesquels traversent la rivière à la vitesse de l’éclair pour arraisonner, dans les eaux congolaises, le bateau congolais. Tous les passagers sont ensuite débarqués en territoire centrafricain et fouettés jusqu’au sang et dépouillés de tous leurs bagages. Pour quelle raison ? me demanderiez-vous. Eh bien ! pour la plus simple raison que les forbans ont pris une embarcation congolaise pour un bateau centrafricain, qui aurait voulu se soustraire au contrôle douanier qu’ils ont illégalement institué dans ce village perdu.

   Vendredi 23 novembre 2018. Une pirogue en provenance de Mobayi et transportant huit passagers centrafricains dont un adolescent de dix ans est arraisonnée par les pirates anti-balaka de Yéhou. Débarqué, tout le monde est retenu en otage. Cette fois-ci, la flibuste ne laissera partir personne. Elle exige, pour libérer ses otages, une rançon d’un million cinq cent mille francs CFA. En attendant, comme son coin paumé n’a pas de prison, elle va attacher, à l’aide d’une corde, les prisonniers aux arbres comme des animaux.

   L’adolescent, aux dernières nouvelles, serait libéré et renvoyé dans sa ville de départ. Peut-être un début de charité ! Qui a dit que les Anti-balaka étaient des chrétiens ? Qui a dit qu’ils se trompaient d’ennemi ? Il me  semble que s’attaquer aux civils est un choix délibéré des groupes armés dont les séides, ne l’oublions pas, proviennent pour la plupart du grand banditisme. Où sont partis les coupeurs de route d’antan ? Leur clique a tout simplement été résorbée par les groupes armés.

   Les Anti-balaka des bords de l’Oubangui ne savent peut-être plus dans quelle République ils vivent, dans quel ouragan. Des massacres partout, des tueries tous les jours. Pourquoi ne séviraient-ils pas eux aussi dans ce chaos ? Mais en sévissant, ils se couvrent d’ignominie parce qu’ils sont condamnés, à la différence des étrangers qui partiront peut-être un jour, ils sont condamnés à vivre dans cette maison qu’il ont barbouillée de boue. Je précise que les Anti-balaka retiennent en otage leurs propres compatriotes, des réfugiés, qui plus est.

Par  GBANDI Anatole   

 
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Publié par le 27/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : Des commerçants démantèlent certaines bases des autodéfenses du Km5 à Bangui

Des commerçants du KM5 ont lancé un assaut depuis lundi soir contre les bases des autodéfenses qui paralysent leurs activités depuis plusieurs jours.

Depuis plusieurs années, les commerçants du KM5 sont victimes de racketage de la part des groupes armés réunis sous le nom d’autodéfense. Le dernier développement de ces jours qui consiste à les empêcher d’ouvrir leurs commerces a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Un chef d’un groupe d’autodéfense tué en légitime défense par un commerçant le dimanche a déclenché une vive réaction des vendeurs qui ont décidé d’en découdre avec ceux qu’ils qualifient des «bandits».

Selon les informations recueillies par le RJDH, depuis lundi soir, un assaut est lancé contre les bases des groupes d’autodéfenses. «Au moment où je vous parle, plus de quatre bases sont détruites. Les commerçants sont déterminés et seraient appuyés par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui habitent le secteur. L’attaque avait pour cible les groupes d’autodéfenses. On les a sommés de déposer les armes sans quoi leur base sera systématique détruit», a expliqué au RJDH une source proche du théâtre des opérations.

Hier 26 novembre, les commerçants ont tenu une assemblée générale pour prendre des mesures notamment le non versement aux groupes d’autodéfense des 5.000 FCFA par mois et par commerçant. Ils ont aussi décidé de mettre fin à la pratique du déchargement obligatoire des véhicules par les éléments des groupes armés et leurs patrouilles avec les armes dans le marché du KM5.

Cette décision, selon des sources du KM5, n’a pas rencontré l’agrément des groupes armés qui voyaient en cela déjà la fin de leur enrichissement. Un commerçant qui a tenté tôt ce matin d’ouvrir sa maison de commerce a été tué et les commerçants ont renforcé leur position pour déloger les éléments d’autodéfenses de leurs bases.

Pour le moment, aucun bilan n’est disponible mais la population est prise de peur et les écoles dans le secteur ne sont pas ouvertes. Les Imans du secteur seraient entrés en contact avec les deux parties pour calmer la tension et éviter un débordement ou une infiltration d’autres forces nuisibles.

Source: RJDH

 
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Publié par le 27/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE des membres du G5

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Les membres du G5, un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine, expriment leur forte préoccupation face à la récente vague de violence qui a affecté les populations civiles centrafricaines dans plusieurs localités du pays, notamment à Batangafo, Bangui et, tout récemment, à Alindao. Le G5 tient à exprimer sa solidarité avec les victimes de ces atrocités et leurs familles. 

Le G5 condamne avec la plus grande fermeté ces violences à caractère intercommunautaire qui ont coûté la vie à de nombreux Centrafricains et fait plusieurs blessés. Le G5 s’insurge contre les attaques ciblant les sites de déplacés et les lieux de culte, et leur destruction systématique.

Ces violences peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, passibles de poursuite devant les juridictions nationales et internationales.

Il est de la responsabilité du Gouvernement de la République centrafricaine, avec l’appui de la MINUSCA, d’entreprendre des enquêtes rigoureuses visant à établir la responsabilité des auteurs de ces crimes.

Le G5 appelle la communauté centrafricaine et les acteurs politiques à se garder de toute tentative d’instrumentalisation de ces violences. Le Groupe appelle également à la vigilance et souligne la nécessité pour tous les acteurs, nationaux et internationaux, de demeurer unis dans leur engagement à résoudre la crise centrafricaine à partir de ses causes profondes.

Le G5 tient à souligner qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise centrafricaine. Il exhorte tous les protagonistes à s’engager résolument dans un dialogue franc et inclusif, donnant toute sa place aux femmes, et conformément à la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Un tel dialogue, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, représente la seule voie idoine vers une paix durable.

Le G5 renouvelle sa profonde solidarité avec le peuple centrafricain meutri et son engagement à accompagner le Gouvernement centrafricain dans ses efforts de résolution pacifique de la crise et de relèvement national.

Bangui, le 25 novembre 2018 
ACTION FOR PEACEKEEPING (A4P) 
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874
E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad
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CENTRAFRIQUE : Un leaders des groupes armés mort dans un accrochage au km5

                                                   Crédit photo: Mahamat Tahir allias Apo/ ACP

Un des leaders des groupes armés Mahamat Tahir dit APO est mort ce 25 novembre lors des échanges de tirs entre un groupe armé et les commerçants du PK5.

Les activités sont paralysées dans ce grand quartier commercial.Selon les témoignages, tout serait parti ce matin d’une dispute entre Mahamat Tahir « APO » et un commerçant. Une controverse provoquée par des groupes armés qui voulaient interdire l’ouverture du marché.

Des échanges de tirs ont fait suite à des discussions houleuses. Touché par balle, Mahamat Tahir dit APO a succombé de ses blessures à l’Hôpital MSF du km5.

Lest tirs ont cessé, mais la tension reste vive dans le 3e arrondissement. Les belligérants se regardent en chien de faïence. « Les habitants sont restés terrés chez eux et des scènes de pillages des magasins sont enregistrées » a rapporté un habitant du km5.

Au PK5 Mahamat Tahir allias APO était considéré comme l’un des principaux leaders des autodéfenses du secteur où il contrôlait le quartier de Bea Rex.

Les habitants du Km5 et ses environs se disent exaspérés et pris en étau par des bandes armées. Il ne se passe pas un jour sans qu’on enregistre des scènes de braquages, de violations et de tueries. Ces derniers jours, des coups de feu sont régulièrement entendus dans le secteur.

La recrudescence de la violence au PK5 fait suite à l’attaque du quartier général de NimeryMatar allias « Force« . Sa maison a été détruite, mais ce chef de groupe armé a pu s’échapper

 

Source: ACP/RNL

 
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Publié par le 25/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE CENTRAFRICAINE

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La Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 stipule dans son article premier : « La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».

Suite aux événements malheureux et répétitifs qui ont endeuillé les familles centrafricaines depuis 2012 dont les derniers en date sont ceux de Bangui, Bambari, Batangafo et Alindao, la Conférence Épiscopale Centrafricaine réunie en sa session extraordinaire du 24 novembre 2018, vient par ce présent communiqué :

1. Inviter les autorités politiques et administratives, le corps diplomatique, les représentants des institutions nationales et internationales, les hommes des media et la population centrafricaine, à une conférence de presse qui se tiendra le lundi 26 novembre à 9 heures à l’archevêché de Bangui, pour restituer la vérité sur les crimes inacceptables et odieux perpétrés contre les populations civiles. .

2. Demander à « l’Eglise Famille de Dieu » en Centrafrique, aux hommes et femmes de bonne volonté, par solidarité et dans le respect de la mémoire des victimes, de s’abstenir des festivités du 1er décembre 2018, en signe de deuil.

3. Décréter spécifiquement le dimanche 2 décembre 2018 comme « journée de lamentations et de prière » en mémoire des victimes, dans tous les diocèses. Par conséquent, les quêtes impérées de ce dimanche, seront destinées aux survivants de ces massacres.

 
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Publié par le 25/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : LE TRANSFERT DU DÉPUTÉ CHEF REBELLE À LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE EST JURIDIQUEMENT DISCUTABLE ET POLITIQUEMENT ÉVITABLE.

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Dans le respect de l’alinéa 3 de l’article 70 de la constitution, les parlementaires centrafricains devraient élire le nouveau président de l’assemblée nationale dans un délai de trois (3) jours francs après la destitution. C’est lors de cette élection qu’un député mécontent du scénario a fait usage de son arme sans faire de dégâts dans l’hémicycle. Arrêté par les forces de l’ordre, le parquet général l’a inculpé en procédure de flagrance et placé sous mandat de dépôt.
Un juge d’instruction a été saisi et en cours d’instruction, la cour pénale internationale s’est auto saisi en délivrant un mandat d’arrêt internationale et demande son transfert aux autorités centrafricaines non pas sur la base de la procédure de flagrance initiée par les autorités centrafricaines mais pour des crimes relevant de sa compétence enregistrés par son bureau aux moments troubles de la crise c’est à dire les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols, les pillages, l’enrôlement des enfants soldats etc…Il est important de préciser à l’occasion que le député transféré est sous sanctions de l’ONU depuis 2014. Ce dernier a réussi malgré tout à se faire élire député et n’eût été l’erreur de trop qu’il regrettera toute sa vie, il devrait continuer à jouir de la plénitude de ses droits et à narguer ses victimes. A titre de rappel, la cour pénale internationale instituée par le statut de Rome et adoptée le 17 juillet 1998 est une juridiction internationale siégeant à la Haye en Hollande et est compétente pour juger les personnes accusées de crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou génocide. La Centrafrique est signataire de ce statut de Rome offrant ainsi la compétence à la cour pénale internationale sur les crimes commis sur le territoire national.
C’est dans ce cadre qu’une fois saisi par le bureau du procureur de la cour pénale internationale, les autorités centrafricaines ont décidé dans le grand secret de répondre favorablement à la demande de transfert du député à la Haye à bord d’un avion spécial affrété par la cour pénale internationale conformément aux dispositions de l’article 89 des statuts de Rome. Les autorités centrafricaines par la voix du procureur de la république ont fait une médiocre sortie médiatique au cours de laquelle aucune explication juridique et légitime n’a été donnée pour faciliter la compréhension du public.
Au delà de cette carence chronique de pédagogie, la décision du transfert est motivée en substance par la non effectivité de la cour pénale spéciale de Bangui, le manque d’immeubles abritant la cour, les officiers de police judiciaire qui sont encore en formation, le manque d’infrastructures carcérales assorti de risques d’évasion et de révolte des miliciens qui lui sont fidèles. Nous tenons à rappeler à ce propos qu’un professionnel de droit ne peut se permettre de s’écarter des textes en vigueur. Des cent vingt huit (128) articles qui constituent l’ossature du statut de Rome, aucun des arguments du pouvoir n’est référencé. En effet, l’article 17 du statut de Rome relatif à la compétence subsidiaire de la cour pénale internationale à celle des juridictions nationales est la clé de voûte du transfert. Il détermine la recevabilité du transfert et confirme le principe de subsidiarité. Les éléments qui permettent de déterminer l’incapacité de l’Etat de mener à bien les poursuites afin de transférer c’est à dire de la recevabilité sont définis à l’alinéa 3 de l’article 17 du statut de Rome qui dispose : « pour déterminer s’il y a incapacité dans un cas, la cour pénale internationale considère si l’Etat est incapable en raison de l’effondrement de la totalité ou d’une partie substantielle de son propre appareil judiciaire ou de l’indisponibilité de celui-ci de se saisir de l’accusé, de réunir les éléments de preuve et les témoignages nécessaires ou de mener autrement à bien la procédure ». Il ressort de cet alinéa deux (2) conditions à savoir l’incapacité en raison de l’effondrement du système judiciaire et l’indisponibilité d’un système répressif en la matière. Pour tenter de s’approprier cette décision de transfert incomprise, inexpliquée, incohérente et injuste, le citoyen lambda s’interroge :
La justice centrafricaine était-elle effondrée selon les dispositions de l’article cité ci-haut ? Pourquoi transférer le député à la cour pénale internationale au lieu de la justice nationale qui rapprocherait le procès du peuple ? Ce transfert ne constitue t-il pas la braderie d’une partie de notre souveraineté ? Pourquoi avait-on crée la cour pénale spéciale de Bangui qui n’est autre qu’un démembrement de la cour pénale internationale ? Le transfert ne constitue t-il pas une mise en danger des populations des territoires occupés et non contrôlés par le pouvoir à l’instar d’Alindao, Batangafo et autres ? Allez-vous encore crier au voleur si le procès de la cour pénale internationale sera dicté par la politique internationale à l’instar de la libération de Jean Pierre Mbemba qui a indigné bon nombre de centrafricains ? N’oublions jamais qu’il y’a une interaction entre la cour pénale internationale et le conseil de sécurité de l’ONU en matière de justice version politique qui pose souvent la problématique de son indépendance. S’agit-il d’une faute politique, d’une erreur morale ou de la charité de nos autorités ? Pour éviter deux poids deux mesures, le pouvoir s’attellera t-il à l’arrestation et au transfert des autres bourreaux qui pavanent ? En d’autres termes, d’autres mandats d’arrêt de la cour pénale internationale contre les autres chefs de guerre sont-ils déjà pendants devant nos autorités ? La notion de manque de volonté définie dans le statut de Rome s’identifie t-elle à un déni de justice ? Pourquoi interrompre une procédure de flagrance pourtant bien entamée ?
Dans le cas de flagrance parallèle aux crimes de guerre, l’article 94 du statut de Rome préconise un sursis à exécution de la demande de transfert de la cour pénale internationale. En effet, l’article 94 dispose :  « si l’exécution immédiate d’une demande peut nuire au bon déroulement de l’enquête ou des poursuites en cours dans une affaire différente de celle à laquelle se rapporte la demande, l’Etat requis peut sursoir à l’exécution de celle-ci pendant un temps fixé d’un commun accord avec la cour ». Alors pourquoi cette précipitation dans le transfert du député ? Ce délai de sursis pouvait coïncider à l’effectivité de la cour pénale spéciale de Bangui. En outre, il faut faire remarquer qu’à l’instar du procès Gbagbo, le parquet de la cour pénale internationale ne fonde ses accusations que sur les rapports des organisations non gouvernementales (ONG) occidentales trop souvent transparents et orientés selon leurs humeurs. Les procès sont très lents, rarement médiatisés pour être proches des victimes.
Pour finir et en guise de conclusion, la décision de transfert du député devant la cour pénale internationale ne répond à aucune norme légale et viole le principe de subsidiairité qui gouverne la problématique de compétence entre les juridictions nationale et internationale. Cette décision de transfert n’a rien de juridique comme prétend le procureur, elle est purement politique et nous saluons le courage politique du président de la république de l’assumer.
Paradoxalement, ce transfert marque un signal fort d’impunité, joue la fonction d’exemplarité pour les autres chefs de guerre, donne un espoir aux victimes mais semble être un obstacle au processus de réconciliation nationale. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 23 novembre 2018
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Bernard SELEMBY DOUDOU 
Juriste, Administrateur des élections 
Tel : 0666830062
 
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Publié par le 24/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA DENONCE DES ACCUSATIONS GRAVES REMETTANT EN CAUSE SON IMPARTIALITE

Bangui, le 23 novembre 2018 – Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent à Bangui accusant la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) d’implication dans un complot contre les autorités et le peuple centrafricains. Ces contre-vérités véhiculées dans certains journaux locaux et sur les réseaux sociaux parlent notamment d’instructions qu’auraient reçues la Force de la Mission afin de ne pas intervenir contre les groupes armés pour empêcher des exactions « prévues ». 

La MINUSCA dénonce vivement ces messages inacceptables, nuisibles et d’une extrême gravité ainsi que ceux qui les véhiculent et leurs auteurs moraux, dont le seul objectif est de saboter le processus de paix en cours. La Mission souligne que ces accusations sont de nature à mettre en danger le travail quotidien et inlassable des milliers de casques bleus déployés à Bangui et dans les préfectures pour protéger les populations civiles des violences commises par les groupes armés, souvent au péril de leurs vies. La MINUSCA juge inacceptable une tentative délibérée de manipulation mettant en cause son impartialité. Elle rappelle que dans la plupart des localités où ils sont déployés, les soldats de la paix constituent le dernier rempart pour protéger les populations civiles contre la violence aveugle des groupes armés.

La MINUSCA reconnaît l’énorme défi auquel elle fait face dans la mise en œuvre de son mandat et s’attache résolument à redoubler d’efforts dans son action en faveur de la paix en RCA. Elle rappelle que dans certaines localités comme Paoua, Bangassou et Bambari, ses militaires et policiers travaillent avec les forces de sécurité intérieure et les FACA récemment formés par la Mission technique de l’Union européenne (EUTM).    

La MINUSCA réaffirme sa solidarité avec les autorités centrafricaines et réaffirme que sans préjudice de la responsabilité de l’Etat, elle continuera à prendre toutes les mesures pour protéger les populations, en ayant recours à tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité y compris la force, conformément à son mandat et dans les limites de ses capacités.  Elle rappelle que la réponse à la crise n’est pas exclusivement militaire et souligne que le recours à la force vise  avant tout à contribuer à créer un environnement propice au dialogue, dans le cadre de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et de réconciliation pour la RCA, en vue de parvenir à une solution politique de la crise centrafricaine.

La MINUSCA appelle la population centrafricaine à résister aux tentatives de manipulation et à voir en ses soldats de la paix des amis venus d’autres pays pour la protéger et aider la République centrafricaine à retrouver une paix durable. Elle souligne que la marche vers la paix et la réconciliation est une tâche ardue qui exige l’unité de tous, Centrafricains et partenaires, surtout dans les moments de crise aiguë

La MINUSCA appelle leurs auteurs à cesser cette campagne de rumeurs et d’allégations mensongères et rappelle que la résolution 2399, du 30 janvier 2018, sur le régime des sanctions, “condamne tous les actes d’incitation à la violence (…), qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et décide que les personnes et entités qui commettent de tels actes et perpètrent ainsi ou appuient des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine sont susceptibles de remplir les critères de désignation énoncés” dans cette résolution.

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Publié par le 24/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : Macron Emmanuel, parrain des terroristes en Afrique Francophone

Macron Emmanuel, parrain des terroristes en Afrique Francophone, avant de mettre pieds  a’ Bangui, intime l’ordre à ces barbares rebelles-seleka d’intensifier des massacres des populations civiles centrafricaines pour faire plier le président Faustin Archange Touadera.  L’heure est grave !!!! Que le chef de l’Etat centrafricain Faustin Touadera demande à Poutine de lui fournir des avions de guerre afin de pulvériser ces barbares  criminels rebelles-seleka parrainés  par la France et Idriss Deby.

Peuple Centrafricain, la seule et l’unique urgence  qui reste à faire, c’est de bouter la France hors du territoire centrafricain  pour que la paix, la stabilité et le développement tant rêves  se traduisent en réalité.

Accepter encore  la France en RCA comme partenaire privilégié, est un acte irréfléchi. Accepter que les soldats français violeurs d’enfants mineurs centrafricains, ouvrent  leur base militaire d’occupation à l’aéroport International Bangui M’POKO, est une apocalypse.  Accepter que cette même nébuleuse France  prenne les reines de la formation des FACAs, est un reflex suicidaire.

 La RCA a déjà conclu des accords forts de coopération militaire avec la Fédération Russe. Donc, l’Etat centrafricain doit passer à l’action  pour ne pas dire à la vitesse supérieure  en demandant à la Russie de Poutine de lui fournir des avions de combat afin de pulvériser ces barbares criminels rebelles-seleka parrainés  par la France et Idriss Deby. Il est urgent de placer l’aéroport International Bangui M’POKO  sous le strict contrôle des FACAs. Et en même temps  d’exiger  le respect de l’intangibilité du territoire aérien, terrestre et fluvial de la RCA. Ceci étant, les vols clandestins des cargos français de ravitaillement des barbares rebelles-seleka en armes et équipement militaires en échange avec les diamants et Or,  doivent  être interdits. Une  poche  de mercenaires français jusque-là égarés a BOALI, doivent plier bagages. Les FACAs déployées dans des provinces ne doivent pas se fondre sous le commandement de la MINUSCA. Les FACAs doivent être sous le commandement du Ministre de la défense Nationale et dotées de missions précises  notamment, la première de traquer les barbares-seleka jusqu’à leur dernière demeure au Tchad et au Soudan voisin. Ensuite, de servir de contrôle  des actes de complicité des éléments de la MINUSCA avec des groupes armes.

Peuple Centrafricain, le regrette, Empereur  J.B.Bokassa, lors de son vivant a dit ceci : « La France considère la RCA comme sa propriété privée, a tel enseigne qu’elle (France) manifeste publiquement sa colère a chaque fois qu’un chef d’Etat Centrafricain tente de conclure un contrat d’exploitation minière aux autres pays. La France exige à chaque chef d’Etat centrafricain de demander son avis avant toute initiative visant à la conclusion des contrats miniers sous peine de voir ce dernier chasser du pouvoir par un coup d’Etat ou une rébellion.»

  Les  déclarations de guerre des farfelus Ives Le Drian et de Madame la Ministre  française de la Défense a l’égard de la Russie de Poutine, viennent corroborer  cette citation. Vous conviendrez  avec moi que la France se développe sous l’ombre de l’épée n’ayant aucun respecte du standard international relatif à la coopération économique fondée sous le slogan de « gagnant-gagnant ».  A titre de rappel,  la France a chassée  Bozize du pouvoir en armant les barbares rebelles-seleka par l’entremise d’Idriss Deby, ceci avec l’aval de certains minables hommes politiques centrafricains.  La même France a mis la RCA sous l’embargo des armes pendant qu’elle arme clandestinement les groupes rebelles-seleka, dont elle a sciemment  fait  évader depuis Bangui ver Nord du pays vachement riche en ressources minières. C’est la même France qui va torpiller  les négociations de paix entre gouvernement centrafricain et  groupes armes pour gagner du temps afin de piller au maximum des diamants, Or, et  fer pour ne citer que ceux-ci. C’est la nébuleuse France qui va brandir son veto  au Conseil de Sécurité de l’ONU contre  la requête  sur la  levée de l’embargo sur les armes et le rétablissement des FACAs, formulée par le Président de la République le Prof. Faustin Archange Touadera pendant que les rebelles-seleka lourdement armes, massacrent les populations civiles. C’est la même France qui va demander un non-lieu a l’égard des militaires français( SANGARIS) coupables de viols massifs sur enfants mineurs centrafricains.

 Vue  la gravite des faits, le gouvernement centrafricain  est tenu de rompre ses relations diplomatiques avec la France.  Le cas du Rwanda de Kagamé  constitue une illustration de poids.

Par Parfait Mpelo

 
 
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