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Archives Mensuelles: avril 2018

CENTRAFRIQUE: Lettre ouverte de Madame Dorothée Aimée MALENZAPA à Monsieur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

 

Madame Dorothée Aimée MALENZAPA
Coordonnatrice du Réseau de Soutien au Leadership
Politique des Femmes Centrafricaines (RESOLEP – FC)
Présidente Nationale du collectif des femmes de la société
Civile centrafricaine (COFEM)

Bangui le 25 Avril 2018

Lettre ouverte à Monsieur
Faustin Archange TOUADERA
Président de la République
Centrafricaine

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« Le pouvoir c’est comme le feu, à vouloir trop s’amuser avec il vous brûle »
Sagesse africaine

Monsieur le Président,
Au moment où notre Réseau, organe de réflexion, célèbre l’anniversaire de sa création, le 20 Avril, je prends la liberté de vous interpeller à travers cette lettre ouverte, en ma qualité de femme leader engagée pour la cause des femmes, des jeunes et des opprimés(es) en général et cela, vous le savez depuis toujours.
Dans le contexte de tragédie que vit la RCA, une voix de femme doit se faire entendre car ce sont toujours les femmes qui sont les principales victimes des crises à répétition que traverse la République centrafricaine.

Monsieur le Président, 
De la même manière que je m’étais engagée en galvanisant mes consœurs et nos enfants, les jeunes (filles et garçons en âge de voter) à vous soutenir, de la même manière j’élève ma voix pour désapprouver votre gestion chaotique, dont les conséquences sont désastreuses pour les différentes couches de la population.

Mon but n’est point d’attiser le feu, bien au contraire vous êtes dans l’impasse, vous devez trouver des solutions idoines et durables de sortie de crise, à commencer par satisfaire les exigences des partenaires qui nous soutiennent et qui réclament la qualité à la place de la médiocrité, que vous avez érigée en système de gestion et que vous maintenez coûte que coûte de manière honteuse.

Monsieur le Président,
Arrêtez de nous exposer au ridicule en tout lieu, surtout à l’extérieur, où des railleries nous mettent mal à l’aise, particulièrement pour ceux d’entre nous qui fréquentent l’international.

En effet, vous venez de célébrer vos deux années à la tête du pays, sans résultats positifs, pendant qu’on continue de violenter les femmes et d’ôter la vie à des populations innocentes, alors que vous aviez promis la sécurité pour le peuple qui vous a élu.

Monsieur le Président,
Il vous souviendra que sur 34 ministres qui composaient votre gouvernement pour la période 2011-2013, j’étais la seule à qui vous n’aviez pas signé de lettre de mission. Cela était connu et le ministre chargé de remettre ces documents à ses collègues, à l’époque, aura un sourire en coin, à la lecture de cette lettre ouverte.

Votre attitude se justifiait par le fait que ma rigueur légendaire, déplaisante pour les prédateurs et surtout les fonctions de ministre de la Coopération que j’occupais dans votre équipe gouvernementale à l’époque, me conféraient beaucoup de prérogatives, susceptibles de contrecarrer les plans de prédation de certains collègues que vous protégiez.

N’étant pas de nature à baisser les bras face aux difficultés, d’autant plus que je vou avais clairement défini ma vision de l’exercice de la charge ministérielle avant mon entrée au gouvernement, je m’étais ainsi confectionnée ma propre lettre de mission. Elle reflétait ma conception de la gestion de la chose publique, conforme à l’éthique, à la bonne gouvernance, qui consiste à servir le peuple et non se servir, comme vous et vos acolytes le faites sans état d’âme, au vu et su des Centrafricains (es), impuissants (es) à stopper leur propre descente aux enfers.

J’étais de ce fait à l’aise parce que je ne recevais aucune injonction de vous et j’ai fonctionné dans les normes, en dépit des inimitiés des collègues prédateurs.

Monsieur le Président,
Ce bref rappel me permet de situer le contexte dans lequel j’ai conduit mon réseau à vous apporter notre soutien, sans bien sûr que vous l’ayez demandé.

Au regard donc de nos rapports tendus de l’époque, rien, absolument rien ne m’autorisait à être de votre côté, d’autant plus que vous trainez en vous un fond de misogynie pour le partage du pouvoir avec des femmes de qualité.

Mes nombreux plaidoyers pour que les femmes soient invitées en grand nombre autour des tables de négociations, particulièrement pour le DDRR (Désarmement-Démobilisation- Réinsertion-Rapatriement), considéré depuis toujours comme une vache à lait, n’ont rien donné. Ses échecs successifs en sont une preuve de la gabegie permanente au sein de ce programme.

Pour se convaincre de votre misogynie, il suffit de se référer à votre peu d’empressement à signer le décret d’application de la loi sur la parité. Au point que certains hommes politiques ont dû entrer en scène pour s’indigner du peu de considération que vous et votre super Premier Ministre accordez à l’épineuse question du genre, devenue incontournable, parce que considérée comme levier essentiel dans tout processus de développement et dans notre cas d’espèce pour la reconstruction de la RCA.
Comme le disait Géraldine FERRARO, candidate démocrate aux élections présidentielles aux USA en 1988, pour la vice-présidence : « Ce qu’il nous faut, ce n’est pas quelques femmes pour tracer le cours de l’histoire mais beaucoup de femmes pour tracer le cours de la politique » (de notre pays).

Cependant, la tragédie que nous avons vécue, face à l’invasion étrangère, nous commandait de faire table rase de nos inimitiés et clivages et de nous mobiliser de manière inclusive pour reconstruire notre pays meurtri.

Il faut surtout noter que la dimension spirituelle de votre irruption inattendue sur la scène électorale, d’une part, ainsi que le sondage réalisé par notre Réseau, qui vous donnait gagnant, d’autre part, ont suscité ma décision à vous soutenir.

Hélas ! C’était sans compter avec la nature profondément rancunière de certains compatriotes, incapables de transcender, d’étouffer leurs ressentiments personnels, face aux enjeux de l’intérêt national.

Monsieur le Président,
Je sais qu’à la parution de cette lettre ouverte, vos sbires peu recommandables, et autres prédateurs, décriés (es) de tous et de toutes, qui font feu de tout bois et qui sapent votre base, dont le ricochet atteint le peuple, au lieu de jouer un rôle positif auprès de vous, pendant ces moments d’une gravité à faire changer de fusil d’épaule, vont rivaliser de talent pour se livrer à leur exercice favori de destruction des honnêtes citoyens et citoyennes. Leur seul but, se donner bonne conscience de leurs incompétence, forfaiture et imposture.

Ainsi, s’offre à nous le décor d’un diptyque manichéen du bien recherché par bon nombre de Centrafricains (es) et surtout du mal qui vous entoure.

Mais sachez que ce que je vous ai toujours dit dans votre propre intérêt à visage découvert, les rares fois où vous m’avez reçue à votre demande, vos griots inqualifiables désormais, pendant ces moments critiques ne se privent pas d’en faire autant en cachette et ça s’appelle des hommes !

Je dois vous rappeler que mon soutien était personnellement désintéressé, en dépit de vos promesses fallacieuses, qui n’honorent pas votre statut de Chef d’État, tenu de respecter sa parole.

Benoît HAMON, homme politique français, disait un jour : « La parole donnée, la parole signée devant le peuple doit être scrupuleusement respectée ». Et moi d’ajouter sinon on perd toute crédibilité. D’ailleurs, la sagesse africaine n’en dit pas moins, puisque le manquement à ce principe exposait leurs auteurs à la vindicte populaire, dans nos sociétés traditionnelles !!!

La seule chose que je vous ai demandée, avec insistance en retour, était d’envoyer des signaux forts à la population, particulièrement en direction des jeunes et des femmes, en guise de redevabilité, afin d’améliorer leurs conditions de vie.

Non seulement vous ne faites rien de bon pour eux mais vous les entraînez dans des considérations désuètes de clientélisme, de démagogie, qui ne leur apportent rien d’autre que l’aggravation de leurs souffrances.
Souvenez-vous du projet de scolarisation de 2ème chance pour les jeunes en errance suite à la crise, que j’avais conçu, vous avais soumis et qui est resté sans suite jusqu’à ce jour !!!

Vous aviez un agenda caché et vous avez berné le peuple qui a placé tant d’espoir en vous.

Malheureusement votre duperie est en train de vous rattraper, d’où la succession d’évènements fâcheux autour de vous. Aujourd’hui en vous exposant à des humiliations dans des situations, telle la rocambolesque affaire du coup d’état manqué de la Guinée Équatoriale, c’est le peuple que vous êtes censé incarné qui est non seulement humilié mais sacrifié, particulièrement pour ceux qui vivent dans ce pays ami et pour les répercutions, telle la délocalisation du siège de la CEMAC.

S’agissant de votre profession de foi que vous avez bafouée, c’est pourtant elle qui vous avait valu la sympathie, voire l’adhésion de beaucoup de Centrafricains (es). Certes vous croyez les avoir dupés (es) mais vous avez surtout menti à vous-même et cela est en train de vous rattraper. D’ailleurs, c’est ce qui explique la turbulence à la laquelle vous êtes soumis de toutes parts, conséquences du pilotage à vue, de la mauvaise gouvernance de votre régime, etc.

Un sage disait à ses enfants qui mentaient au sujet de leurs performances scolaires « Vous croyez me tromper ! Vous vous trompez vous mêmes ». Comme pour leur faire comprendre que c’est dans leur propre intérêt de réussir.

Tout comme vous, si vous ne vous ressaisissez pas, vous risquez de sortir par la petite porte et parti politique en gestation ou pas ce sera fini pour vous car depuis la crise de 2012, à ce jour le Centrafricain a beaucoup muri.

Monsieur le Président,
On a coutume d’entendre des propos du genre « avoir la cécité politique pour qualifier certains dirigeants ou bien encore, tel Chef d’État est autiste parce qu’il refuse les bons conseils ». En plus de cela, je vous dirais simplement d’avoir une bonne lecture politique de la réticence des partenaires à décaisser la totalité les fonds promis lors de la table ronde de Bruxelles. Cessez de diaboliser la société civile et l’opposition, dont le rôle, dans toute société démocratique digne de ce nom, est de réguler l’exercice du pouvoir.
Remplissez votre mandat honnêtement en vous conformant aux règles de bonne gestion et personne n’aura rien à redire.

Vous avez été élu (n’en déplaise à ceux qui clament qu’il a fallu traficoter les résultats pour vous, au lieu de se taire par décence). Vous avez été élu, disais-je, non pas pour passer votre temps à échafauder des plans machiavéliques pour la préservation de votre pouvoir, au détriment des problèmes vitaux de sécurité et de subsistance des Centrafricains (es). Seule une bonne gestion peut vous maintenir sur le fauteuil tant convoité. Dans le cas contraire, tel que parti, avec le non-respect des engagements, les illusions perdues de Balzac seront au rendez-vous car être Chef d’Etat n’est point une sinécure.

Je vous conseille plutôt de faire votre examen de conscience à commencer par votre fameuse théorie de rupture annoncée avec légèreté, sans en mesurer les tenants et les aboutissants.
Lorsque vous aviez énoncé cette idée force, ceux et celles qui vous soutenaient ont tout de suite vu en vous, un homme détaché du pouvoir pour servir son peuple.
Hélas ! C’était sans compter avec votre agenda caché.

Une rupture suppose un brusque changement de grande envergure, face à un passé jugé inacceptable.

Dès lors, que faites-vous ? Non seulement vous maintenez le statu quo, mais plus grave vous l’institutionnalisez sans gêne.

Président de tous les Centrafricains (es), vous avez érigé toutes les institutions de la République en groupement d’intérêt familial et amical (GIFA). Au point que la déclaration de patrimoine, qui était exigée de l’équipe gouvernementale, pour les principes de bonne gouvernance, se font toujours attendre, pendant que l’on note avec indignation, l’accumulation accélérée et illicite des biens meubles et immeubles. Pauvre Centrafrique ! Somme toute le peuple vous observe et n’oubliez pas « que la politique c’est l’affaire de tout le monde et l’affaire de tout le monde c’est la politique… ».

En guise de sécurité promise aux Centrafricains (es), tous les jours leurs vies sont sacrifiées et votre impuissance à trouver des solutions à la crise devient inquiétante (oh! euphémisme) dramatique!!!

A telle enseigne qu’aujourd’hui, il est vraiment malheureux et triste de le constater pour le déplorer avec véhémence et indignation que vous êtes dépassé par la situation.

Nous avons fini par comprendre que la communauté internationale est lasse, face à un gouvernement fantôme, qui ne prend pas ses responsabilités. Jugez-en vous-même par la dernière décision du Conseil de sécurité des Nations-Unies du 28 février 2018, qui a conclu à «l’incompétence de votre équipe gouvernementale », imbue d’inutilité.

Je ne fais que relater ce que pensent bon nombre de compatriotes. Des faits précis, des situations réelles et des paroles avérées.

Toutes choses qui, à mon humble avis, semblent confirmer que vous seriez un homme faible et surtout de caractère peu enclin à respecter votre parole. Hélas ! La combinaison de ces deux qualificatifs négatifs chez une même personne la disqualifie pour assumer un quelconque leadership.

Ce que je puis affirmer en plus, c’est que le propre et la caractéristique d’un homme faible, c’est de se complaire avec les médiocres et vous le démontrez à suffisance.

Et ce qui est regrettable, c’est que l’enseignant par essence est celui qui recherche l’excellence, alors que vous vous positionnez à l’antipode de cette valeur qui ennoblie l’être humain !!!

Mais diantre! Comment pouvez-vous conspirer à deux : tandem TOUADERA-SARANDJI pour jeter l’opprobre sur un corps aussi noble que celui des Enseignants, dont je fais partie !!!

En ce qui concerne notre réseau, deux importants indicateurs suffisent pour nous faire adhérer à la thèse du Conseil de sécurité des Nations-Unies:

1/ Sur le plan sécuritaire, plus de trois quarts du territoire sont contrôlés par les groupes armés et aujourd’hui les Centrafricains (es) ne dorment plus, face à l’épée de Damoclès suspendue sur nos têtes.

Vous devriez en tirer les conclusions vous-même, d’autant plus que vous avez fait un aveu d’impuissance au président OBIANG de la Guinée Équatoriale, à qui vous avez déclaré « ne pas contrôler tout le territoire centrafricain ». Gouverneur de Bangui comme certains vous l’attribuent, sachez que la RCA ne se limite pas à la capitale Monsieur le Président ! Ainsi, votre champ d’actions réduit, votre pouvoir avec et du coup, cela égratigne votre légitimité. Pourtant vous avez juré sur la constitution de préserver l’intégrité du territoire, cela n’est-il pas susceptible d’être considéré comme haute trahison ?
Aux juristes d’en donner la réponse.

2/ Plus de 50% de la population vit de l’aumône (pardon ! aide humanitaire pour ne pas choquer les âmes sensibles). Situation inadmissible au sortir d’une crise où la communauté internationale ne demande qu’à faire décoller économiquement la République Centrafricaine, mais à condition surtout qu’il n’y ait pas confusion de lieu d’atterrissage des fonds. Cela est largement suffisant pour ne pas se perdre en conjecture, en épiloguant encore sur votre profession de foi, que vous avez volontairement trahie, du fait de votre agenda caché, qui n’a rien à voir avec les souffrances du peuple.

Monsieur le Président,
Sachez enfin que la nouvelle tragédie que vous voulez attirer sur le peuple et dont vous serez seul responsable par votre manque de vision, votre inculture de la géopolitique, vos limites en diplomatie et votre amateurisme politique à l’interne, du fait de votre mauvaise gouvernance, risque d’être d’abord la vôtre. À cet égard, permettez-moi de vous conseiller de vous intéresser à l’histoire et surtout de tirer les leçons du passé, même si les mathématiques sont très éloignées de cette discipline, source de culture !!!

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Par Dorothée Aimée MALENZAPA
Femme leader

 

CENTRAFRIQUE : Désarmement volontaire à Bria et Bangassou

Crédit photos: (Images d’archive pour illustration)

« A Bria, 691 armes dont 27 fonctionnelles, 4 non fonctionnelles et 660 armes de fabrication locale ainsi que neuf grenades et 22 roquettes ont été collectées dans le cadre du projet de réduction de la violence communautaire.

Au total, 855 bénéficiaires dont 338 femmes sont enregistrés dans le projet. A Bangassou, le nombre de bénéficiaires du projet est de 938 tandis que plus de 900 armes ont déjà été collectées”, a précisé le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro.

Sur le plan des droits de l’homme, le porte-parole a indiqué que 54 incidents d’abus et de violations ayant affecté au moins 78 victimes, ont été enregistrés par la Mission dans tout le pays, entre le 18 et le 24 avril 2018.

Source: ACAP
 
 

CENTRAFRIQUE: L’ambassade de France alloue une bourse d’études aux dix lauréats du concours étudiants élite 2017 proposé par l’université de Bangui. 

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L’ambassade de France alloue une bourse d’études aux dix lauréats du concours étudiants élite 2017 proposé par l’université de Bangui. 
Ce concours initié il y a trois ans est ouvert à tous les étudiants du campus, quelle que soit leur discipline. Cent candidats des différentes facultés ont passé des épreuves de mathématiques, français et culture générale. Vingt ont été retenus pour présenter un grand oral devant un aréopage d’universitaires. Dix ont été sélectionnés.
Le concours 2018 est en préparation. Nous souhaitons bonne chance aux futurs candidats.

Source : Ambassade de France à Bangui/service de communication/Fcbk
 
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Publié par le 28/04/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Communiqué de presse conjoint: La communauté humanitaire poursuit son engagement auprès des plus vulnérables en RCA

 

Bangui, le 27 avril 2018 – La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) au cours du premier trimestre de l’année 2018 reste extrêmement préoccupante. Des foyers de tension ont surgi dans des régions qui étaient jusqu’à présent stables comme à Paoua. Dans d’autres régions, la violence, l’instabilité et des besoins humanitaires sévères persistent. Les exemples de Bangassou, Ippy, Alindao, Bria et Kaga Bandoro en attestent.

Malgré ce contexte difficile où l’accès à l’ensemble des populations vulnérables demeure un défi majeur, les travailleurs humanitaires sont actifs dans toutes les zones accessibles et étendent leurs activités afin de fournir une assistance humanitaire multiforme aux populations affectées. « La réponse humanitaire est et continuera à être apportée conformément aux principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui guident son action » ont rappelé Joseph Inganji, Chef du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) et Baptiste Hanquart, coordinateur du Comité de Coordination des ONG internationales en RCA.

Joseph Inganji et Baptiste Hanquart ont également réaffirmé l’engagement de la communauté humanitaire à appuyer la stratégie du Gouvernement centrafricain pour le retour durable des personnes déplacées dans le respect des principes relatifs aux personnes déplacées et la Convention de Kampala sur les déplacés, les retournés et les rapatriés.

Note aux rédacteurs

La communauté humanitaire remercie les donateurs pour leurs contributions au Plan de réponse humanitaire. Elle les appelle toutefois à des efforts supplémentaires afin de leur permettre de répondre aux besoins critiques de 1,9 million de Centrafricains. A la fin du premier trimestre 2018, le Plan de réponse humanitaire 2018, de 515,6 millions de dollars, n’était financé qu’à hauteur de 8%.

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A T-IL RETROUVÉ LA PIÈCE MANQUANTE DU DÉLICAT PUZZLE SÉCURITAIRE ?

Au lendemain du sacré discours du 30 mars 2016 marquant son investiture, le Président de la république dégageait une énergie positive avec un visage rayonnant. Cette énergie était partagée par la majorité de la population même les indécis ainsi que la classe politique centrafricaine.
Dans la foulée, le Président de la république a tendu la main en guise de rassemblement à la classe politique en se rendant personnellement au domicile du chef de file autoproclamé de l’opposition. Ce geste apprécié de tous présageait un avenir meilleur pour notre patrie qui attire l’attention de toute la communauté internationale. Après la mise en place des institutions républicaines prévues par la constitution, le défi à relever s’apparentait à un géant puzzle à reconstituer.
Par définition, un puzzle est un jeu consistant à réformer une grande image prédécoupée inégalement en petites pièces. Ce jeu présente la caractéristique d’une casse-tête qui nécessite une grande patience. Ne mesurant pas à sa juste valeur la profondeur et les différents enjeux de la crise, le Président de la république a maladroitement opté pour le dialogue en vue de désarmer les groupes armés non conventionnels disséminés sur l’étendue du territoire national.
Visiblement, cette approche a très vite montré ses limites avec la multiplication ou l’émergence des nouveaux groupes armés au point que chaque préfecture de la République a son groupe armé. Malgré la remise en celle lente et progressive des forces armées centrafricaines appuyées par les forces onusiennes, l’autorité de l’Etat peine toujours à s’imposer laissant champs libres aux groupes d’autodéfense du Km5 de défier et d’humilier les redoutables casques bleus de l’ONU. Redoutant les menaces de marcher sur la capitale des groupes armés non conventionnels qui se sont regroupés quelques jours auparavant dans une des provinces non loin de la capitale, le Président de la république, au nom du principe de légitime défense a fait un revirement optionnel en s’inscrivant formellement dans la logique de la guerre pour défendre le mandat légitimement confié par le peuple. Confus et perdu dans cet imbroglio, le malheureux citoyen lambda s’interroge :En acceptant le principe de combattre militairement les groupes armés non conventionnels, le Président de la république a t-il retrouvé la pièce manquante du puzzle sécuritaire ?
Le Président n’a t-il pas le sentiment d’avoir perdu beaucoup de temps et en conséquence des vies humaines qu’on pouvait épargner ? Le Président a t-il conscience que l’inefficacité et le jeu ambigu de la Minusca ne peut lui être bénéfique dans la résolution de la crise ? 
Le choix du partenariat avec la Russie basé sur les principes de nationalité et de souveraineté est-il une alternative à l’inefficacité de la Minusca ? 
Par analogie, la coopération militaire russe est-elle une réponse biaisée au retrait précoce et prématuré des forces françaises « Sangaris » ?
Au lieu de pleurnicher au siège de l’ONU à New-york pour réclamer l’augmentation de l’effectif des troupes, pourquoi ne pas retarder d’une année ou deux le départ massif des militaires actuellement admis à la retraite ?N’a t-on pas dit qu’à situation exceptionnelle, solution exceptionnelle ? Le Président de la république est-il conscient qu’il est de droit le chef suprême des armés ?En faisant référence aux derniers événements du Km5 qui ont ébranlé le pays, quelle interprétation peut-on donner au silence ou au mutisme de l’opposition ?
Enfin, le conseiller juridique de la présidence n’a t-il pas rappelé au président de la république les prérogatives liées aux dispositions de l’article 43 de la constitution du 30 mars 2016 ?
En effet, l’alinéa 1 de l’article 43 de la constitution en vigueur dispose : « lorsque les institutions de la république, l’indépendance de la nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la république après avis du conseil des ministres, du président de l’assemblée nationale, du président du sénat et du président de la cour constitutionnelle prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’ordre public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Il est important de rappeler que cet article consiste à limiter dans un temps limité les pouvoirs de l’exécutif et à le rendre plus réactif. Cet article s’inspire de la théorie des circonstances exceptionnelles confirmée par la jurisprudence dans l’arrêt du conseil d’Etat Rubin de Servens du 2 mars 1962. ( Les Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative, page 590 ). Dans cet arrêt de principe, il s’agit des sieurs Rubin de Servens et compagnie qui avaient introduit une requête en annulation pour recours d’excès de pouvoir contre une décision du Président de la république instituant un tribunal militaire permanent suite à leur incarcération à la prison de la santé à Paris.
Après examen, le conseil d’Etat les avaient débouté pour incompétence au motif que la décision prise par le Président de la république pendant la période d’application des pouvoirs exceptionnels présente le caractère d’un acte de gouvernement et en conséquence, il n’appartient pas au juge administratif d’en apprécier la légalité ni de contrôler la durée de l’application. Cette jurisprudence donne toute légitimité au Président de la république de prendre des mesures qui s’imposent pour protéger son peuple. Se soustraire à l’usage de ce pouvoir constitue un déni de protéger son peuple assimilable à la haute trahison réprimée par la destitution (sanction politique) et/ou les peines d’emprisonnement (sanction pénale). Par ailleurs, il est avéré que le caractère cosmopolite des belligérants rend l’équation sécuritaire complexe mais la délivrance du peuple passera d’abord par le limogeage du premier ministre ainsi que de son gouvernement suivi d’une cohabitation constructive.
Pour finir et fort de ce qui précède, nous invitons humblement et sans arrogance le Président de la république d’arrêter de fustiger la diaspora ainsi que la diabolisation des internautes qui cherchent par différentes approches pour vous aiguiller. En dehors des insultes sur les réseaux sociaux à l’endroit du pouvoir qui n’honorent pas leurs auteurs, la contradiction fait avancer le débat démocratique pour une cause juste. En évidence, contredire dans le respect des institutions ne fait pas de la diaspora un ennemi encore moins un opposant au régime car le devoir citoyen oblige tous les centrafricains à se prononcer librement sur la gestion de la chose publique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                    
Paris le 27 avril 2018.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062
 

CENTRAFRIQUE : SOUTENONS NOS ARTISTES, TOUS LES JOURS GUI TÈNÈ TI POLITIQUE.

Avez-vous déjà pris votre billet pour le spectacle humoristique du 05 mai, aux Délices des 20.000 Places à 16h00? Ça se vend surplace aux Délices au stade. C’est 1000 FCFA seulement. En outre, vous achetez deux bières, nous allons vous donner une bière séngué-séngué! 
Y a aussi les t-shirts hein. Donc vous êtes informés. Passez au stade là-bas aux Délices et demandez que vous êtes Vénus acheter les billets pour le spectacle du 05 mai!
Ça va boutouma.
Sponsors officiels :
✓ La Pimentérie Nationale
✓ Les Délices des 20.000 Places
✓ Brasserie Mocaf, Kota Doli
✓ 8TraCom
✓ SDM+

Source: ACAP
 

PREMIERE REUNION DU GROUPE INTERNATIONAL DE SOUTIEN A LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (GIS-RCA)

BANGUI, LE 11 AVRIL 2018

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CONCLUSIONS

  1. Le Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA) a tenu le 11 avril 2018 à Bangui (RCA), à l’invitation du Gouvernement centrafricain, sa première réunion sous le Très Haut patronage  de S.E.M. le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République centrafricaine, en présence de S.E.M. Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de S.E.M. Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), de S.E.M. Jean Pierre Lacroix, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies, Chargé des Opérations de maintien de la paix et de S.E.M. Adolphe Nahayo, Représentant le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). 
  1. Ce nouveau cadre de concertation s’inscrit dans le prolongement du Groupe International de Contact (GIC) sur la RCA et vise à poursuivre l’accompagnement des efforts de stabilisation et de reconstruction de la République centrafricaine. 
  1. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions prononcées respectivement, par S.E.M. Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, S.E.M. Adolphe Nahayo, Représentant le Secrétaire Général de la CEEAC, S.E.M. Jean Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Chargé des Opérations de maintien de la paix, S.E. Mme Samuela Isopi, Cheffe de la délégation de l’Union Européenne, ainsi que par le discours de S.E.M. le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République centrafricaine. 
  1. Les travaux de la 1ère Réunion du Groupe Internationale de Soutien à la RCA ont été coprésidés par leurs Excellences Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA et  Monsieur Jean Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies. 
  1. Le Groupe International de Soutien à la République centrafricaine a pris note des communications faites, d’une part, par les représentants du Gouvernement centrafricain sur la situation politique et sécuritaire, sur l’état d’avancement du programme de Désarmement, de Démobilisation, de Réinsertion et de Rapatriement (DDRR) et du processus de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), sur la restauration de l’autorité de l’Etat (RESA), sur la situation humanitaire, la question des réfugiés et des déplacés internes, sur la justice et la réconciliation nationale, sur la relance économique et  la mobilisation des ressources  pour la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique et du Cadre d’Engagement Mutuel (RCPCA-CEM), et d’autre part, par le Représentant Spécial de l’UA en RCA sur la situation du dialogue et de l’Initiative africaine. 
  1. Les participants ont salué la commémoration de la deuxième année du retour à l’ordre constitutionnel ainsi que les progrès accomplis par les autorités centrafricaines au cours de cette période,  notamment par la mise en place dans les délais, des institutions républicaines prévues par la Constitution du 30 mars 2016, le fonctionnement régulier desdites institutions, le processus de restauration  de l’autorité de l’Etat à travers le redéploiement en provinces de  près de 50% des fonctionnaires présents avant la crise, le relèvement économique et la réhabilitation progressive des infrastructures, l’arrestation et le jugement de certains auteurs de graves violations des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre l’impunité, l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale ainsi que l’intensification des relations diplomatiques bilatérales et multilatérales. 
  1. Le Groupe International de Soutien a exprimé sa vive préoccupation par rapport aux tensions persistantes dans le 3èmeArrondissement de Bangui qui ont déjà occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et plusieurs blessés. Il a exprimé ses sincères regrets et condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Le Groupe apporte tout son soutien à l’opération de maintien de l’ordre et de restauration de l’autorité de l’Etat qui a pour but unique de protéger la population qui le demande, contre les éléments criminels qui l’oppriment. 
  1. Le Groupe International de Soutien a aussi condamné avec fermeté, la résurgence des violences ayant occasionné de nombreuses pertes en vie humaine et le déplacement d’environ 60 000 personnes depuis la fin du mois de décembre 2017. Il a par conséquent, lancé un appel à tous les groupes armés afin qu’ils cessent les hostilités, les exactions sur les populations civiles et les attaques contre les acteurs humanitaires et les casques bleus des Nations Unies, et à s’engager résolument dans les programmes de DDRR et le processus de dialogue de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA. Il rappelle aux auteurs de graves violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire que par leurs actes, ils engagent leur responsabilité personnelle et en répondront devant les juridictions nationales ou internationales. 
  1. Le Groupe a également noté avec une forte préoccupation, les défis humanitaires auxquels le Gouvernement est régulièrement confronté et l’a encouragé à poursuivre ses efforts, pour faciliter le travail des humanitaires et permettre le retour volontaire  des personnes déplacées internes et des réfugiés, ainsi que pour la promotion du dialogue et de la réconciliation nationale, en saluant la formation du dernier Gouvernement d’ouverture et représentatif de la diversité sociologique nationale avec la participation des principaux acteurs de la vie politique centrafricaine. 
  1. Le Groupe a salué les efforts du Gouvernement pour restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et a souligné le besoin de considérer le déploiement des services sociaux de base en provinces, comme une priorité et un dividende majeur de la paix pour la population. Il a exhorté tous les partenaires de la RCA, à accompagner le processus de restauration de l’autorité de l’Etat. 
  1. Les participants ont salué les avancées enregistrées dans le cadre de la Réforme du Secteur de la Sécurité et réaffirment leur plein soutien au gouvernement centrafricain autant dans la continuité de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) que dans la mise en œuvre du projet pilote de DDRR lancé le 30 août 2017 et ont appelé à l’accélération de l’exécution du Programme National de Désarmement, de Démobilisation, de Réinsertion et de Rapatriement (PNDDRR). Le Groupe encourage les autorités centrafricaines á continuer leur processus d’inclusion et de meilleure représentation des diversités régionales dans les forces nationales de sécurité.    
  1. Ils ont salué les efforts importants de l’Union Européenne au travers de la mission de formation –EUTM- pour la restructuration des forces centrafricaines de défense nationale et de sécurité intérieure, progressivement déployées sur le territoire et impliquées dans les opérations conjointes avec la MINUSCA. 
  1. Les participants ont en outre félicité l’Union Européenne, les Pays Amis, Institutions et Organisations qui apportent un soutien à l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale et encouragent toute la Communauté internationale à se mobiliser pour un soutien actif au fonctionnement de cette institution de lutte contre l’impunité, de même que pour l’appui au relèvement du système judiciaire centrafricain et aux autres mécanismes de justice transitionnelle. 
  1. Le Groupe a félicité le Gouvernement pour l’adoption du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) couvrant la période 2017-2021 et du Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA).  Les participants ont appelé le Gouvernement à accélérer la mise en œuvre du RCPCA. Ils ont surtout insisté sur l’élaboration et la mise en œuvre des  réformes sectorielles, notamment celles qui sont relatives à une amélioration de la fiscalité,  un plan d’investissement vigoureux pour soutenir la reconstruction,  et une plus grande implication du secteur privé  Ils ont en outre, exhorté les partenaires bilatéraux et multilatéraux à annuler les dettes extérieures de la RCA, comme un geste de soutien au relèvement économique du pays.
  2. Les participants se sont félicités de l’état de mise en œuvre de l’Initiative Africaine et ont salué la coopération étroite et effective entre l’Union africaine, la CEEAC, les Nations Unies, l’Union européenne et tous les partenaires régionaux et internationaux. Ils ont en outre lancé un appel aux groupes armés à cesser la violence, à s’engager sur les voies de la paix proposée par l’Initiative africaine et à coopérer avec le Panel durant tout le processus en vue de sortir de la crise par une voie pacifique. Ils ont aussi encouragé la réactivation de préférence, avant la prochaine saison de la transhumance, des Commissions mixtes entre la République centrafricaine, le Cameroun, le Tchad et le Soudan, afin d’adresser les questions d’insécurité à caractère régional. A cet égard, ils ont pris note de l’annonce de la tenue imminente de la Commission mixte Cameroun-RCA. 
  1. Le Groupe International de Soutien a spécialement salué l’action de la MINUSCA tendant à réduire l’influence et la présence des groupes armés, à protéger les populations civiles, à lutter contre l’impunité et à soutenir le processus de dialogue national. 
  1. Les participants ont exprimé leurs sincères remerciements au Président de la République centrafricaine, S.E.M. le Professeur Faustin Archange Touadéra, au Gouvernement et au Peuple centrafricains, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui leur ont été réservés. Ils ont en outre félicité les autorités centrafricaines, les Nations Unies, l’UA et la CEEAC pour l’excellente organisation de la toute 1ere réunion du Groupe International de Soutien à la République centrafricaine. 
  1. Les participants ont convenu de fixer ultérieurement après consultations, la date et le lieu de la prochaine réunion. 

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CENTRAFRIQUE : LE FONDS HUMANITAIRE POUR LA RCA ALLOUE 11 MILLIONS DE DOLLARS POUR SOUTENIR LA RÉPONSE HUMANITAIRE

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Bangui, le 27 avril 2018 – Le Coordonnateur humanitaire pour la République centrafricaine (RCA), Najat Rochdi, a alloué 11 millions de dollars du Fonds humanitaire (FH RCA) à des projets destinés à répondre aux besoins humanitaires urgents identifiés dans le cadre du Plan de réponse humanitaire 2018 (PRH). Cette allocation permettra également de combler une partie déficit de financement observé au cours du premier trimestre de l’année.

La situation humanitaire en République centrafricaine continue de se détériorer en raison des attaques menées par des groupes armés et qui se traduisent par des déplacements massifs de population. Cette situation est aggravée par l’extrême pauvreté, le manque de services sociaux de base et les conflits successifs qui perturbent les initiatives de relèvement rapide. Dans ce contexte, les besoins humanitaires augmentent alors que les financements ont considérablement diminué.

Cette allocation vise à répondre aux besoins urgents et critiques des personnes touchées par les crises, aux urgences subites et contribuer à apporter des solutions durables pour le retour des personnes déplacées. Les zones géographiques ciblées comprennent les préfectures de l’Ouham Pendé, de la Ouaka, du Mbomou, du Haut Mbomou, de la Mambéré-Kadeï, de la Basse-Kotto et de la Haute Kotto. Ces régions ont été priorisées au terme d’un processus participatif et consultatif impliquant toutes les parties prenantes du FH RCA.

Les projets retenus seront mis en œuvre principalement par le biais d’une approche multisectorielle, garantissant que les bénéficiaires recevront une assistance complète. Les programmes de transferts monétaires (cash programming) seront encouragés à travers des activités telles que l’assistance en espèces ou en bons, des programmes « argent contre travail », conformément aux recommandations du Sommet humanitaire mondial de 2016 visant à accroître l’efficacité de l’aide humanitaire.

Au cours du premier trimestre 2018, le nombre de personnes déplacées internes (PDI) n’a cessé d’augmenter et a atteint 680 962 personnes au 31 mars 2018. Le nombre de réfugiés a, quant à lui, atteint 568 572 personnes. Ainsi, 1 sur 4 Centrafricains est soit déplacé interne ou réfugié dans les pays voisins. 2,5 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population centrafricaine, ont besoin d’une aide humanitaire.

Le PRH de 2018 d’un montant 515,6 millions de dollars et qui vise à couvrir les besoins humanitaires de 1,9 million de Centrafricains n’a atteint que à 8% des financements requis (38,6 millions de dollars) à ce jour. « Je félicite la communauté internationale pour sa générosité envers le peuple de la RCA. Les besoins humanitaires ont considérablement augmenté et ont atteint un niveau sans précédent alors que le financement reste très faible. J’exhorte la communauté internationale à ne pas négliger la crise. Les habitants de la RCA ont besoin de votre soutien continu et nous ne devons pas les abandonner », a déclaré Mme Rochdi. Un financement adéquat pour le PRH 2018 est essentiel pour fournir une réponse immédiate aux personnes affectées par le conflit.

Depuis janvier 2018, le FH RCA a reçu plus de 10 millions de dollars grâce aux contributions de la Belgique, du Danemark, du Luxembourg, de la Suède et du Royaume-Uni. En juillet 2018, le Fonds humanitaire de la RCA célébrera ses 10 premières années depuis sa création en 2008. Sur cette période, le fonds a déjà alloué 165,2 millions de dollars pour répondre aux projets d’urgence. Le FH RCA est un mécanisme prévisible de financement qui permet au Coordinateur humanitaire de répondre aux situations d’urgence pour sauver des vies et alléger les souffrances.

 

Virginie Bero

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA CONDAMNE LES TENTATIVES DE DÉSTABILISATION DU FPRC

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Bangui, le 25 avril 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) condamne les tentatives de déstabilisation menées par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et se dit déterminée à défendre son mandat. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA ce mercredi, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a qualifié de provocation inacceptable les agissements de ce groupe armé qui « s’inscrivent frontalement contre le processus de paix et les autorités légitimes centrafricaines, qui sont pleinement soutenues par la MINUSCA ». 

« La MINUSCA réitère sa détermination à protéger les populations ainsi que les institutions centrafricaines », a indiqué le porte-parole, soulignant que l’intervention des casques bleus le 23 avril dans la Mambéré Kadeï (sud-ouest de la RCA), pour stopper le mouvement d’éléments armés du groupe Siriri, témoigne de la pleine détermination de la MINUSCA à remplir son mandat ». Le porte-parole a appelé les groupes armés à la cessation des hostilités. 

Le porte-parole est par ailleurs revenu sur la rencontre, mardi au siège de la MINUSCA, entre le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, et une délégation de femmes du KM-5, au cours de laquelle le chef de la Mission a rappelé l’objectif de l’opération de rétablissement de l’ordre public lancé conjointement par les casques bleus et les forces de défense et de sécurité centrafricaines, le 8 avril dernier, pour mettre fin aux activités criminelles de groupes criminels et protéger la population. 

Lors de la conférence de presse, le porte-parole de la MINUSCA a également abordé la situation des droits de l’homme ainsi que le projet de réduction de la violence communautaire, mis en œuvre dans plusieurs localités notamment Bria et Bangassou. « A Bria, 691 armes dont 27 fonctionnelles, 4 non fonctionnelles et 660 armes de fabrication locale ainsi que neuf grenades et 22 roquettes ont été collectées dans le cadre du projet de réduction de la violence communautaire. Au total, 855 bénéficiaires dont 338 femmes sont enregistrés dans le projet. A Bangassou, le nombre de bénéficiaires du projet est de 938 tandis que plus de 900 armes ont déjà été collectées”, a précisé le porte-parole. Sur le plan des droits de l’homme, le porte-parole a indiqué que 54 incidents d’abus et de violations ayant affecté au moins 78 victimes, ont été enregistrés par la Mission dans tout le pays, entre le 18 et le 24 avril 2018.

De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, Capitaine Leo Franck Gnapié, a évoqué les mesures prises sur le terrain, pour faire face à toute escalade de la violence et barrer la route aux criminels, citant des interventions menées notamment à Bambari et à Kaga-Bandoro. « A Kaga-Bandoro, le 23 avril, une patrouille de la Police de la MINUSCA a intercepté un pick-up avec deux individus armés à bord, qui ont été trouvés en possession d’un fusil de guerre avec un chargeur et 148 munitions. Le véhicule et ses occupants ont été conduits à la base de la MINUSCA où une enquête a été ouverte », a dit le porte-parole. 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Séraphin Embondza, a indiqué que le calme s’installe dans la plupart des localités en dépit de quelques actes isolés de violences et de tensions perpétrés par les groupes armés, dont l’attaque de la force de la MINUSCA par le groupe Siriri, à Nassolé, (environ 55 km de Berberati dans l’Ouest du pays). Le porte-parole militaire a décrit une situation de retour au calme dans le pays, avant d’indiquer que le Commandant de la Force de la MINUSCA ainsi que le Commandant adjoint se sont rendus à Kaga Bandoro, à Dekoa et à Sibut ainsi qu’à Paoua pour « s’enquérir de la situation sécuritaire dans ces localités et prendre des dispositions nécessaires face aux menaces du FPRC. Ces visites permettent à la Force de la MINUSCA d’assurer la protection de la population et de rassurer ».

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE: LES CASQUES BLEUS STOPPENT DES ÉLÉMENTS ARMÉS DANS LE SUD-OUEST DE LA RCA

Central African Republic Unrest

 

Bangui, le 23 avril 2018 – Les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) sont intervenus dimanche à l’aube dans la préfecture de la Mambéré Kadeï (ouest de la République centrafricaine), pour stopper le mouvement d’éléments armés du groupe Siriri vers la localité de Gamboula, où ils avaient l’intention d’occuper la gendarmerie locale. L’intervention de la Force de la MINUSCA faisait suite à des informations de la gendarmerie de Berberati sur le déplacement de ces éléments de Dilapoko vers Gamboula, localités situées respectivement au nord-ouest et à l’ouest de la ville de Berberati. 

A leur arrivée au village de Nassolé, où les éléments du groupe Siriri avaient érigé une barricade, les casques bleus ont été la cible de tirs ennemis et ont riposté, provoquant des pertes parmi les assaillants. Une dizaine de motos ainsi que des armes ont été récupérées par la Force. 

La MINUSCA a renforcé son dispositif sécuritaire dans cette zone tout en poursuivant les discussions avec les autorités locales sur une stratégie pour mettre fin à la menace du groupe Siriri et répondre à la problématique des vols de bétail. A cet effet, le Préfet de la Mambéré Kadeï et le chef du bureau de la MINUSCA participent cette semaine, à Gamboula, à la rencontre hebdomadaire de sécurité. 

Par ailleurs, les autorités préfectorales et la MINUSCA vont organiser, au cours du mois d’avril, deux rencontres importantes sur la sécurité, la paix et la réconciliation dans les préfectures de la Mambéré Kadeï et la Sangha-Mbaéré.  

La MINUSCA réitère sa détermination à protéger les populations ainsi que les institutions centrafricaines, tout en appelant les groupes armés à mettre fin aux violences. La Mission indique qu’elle n’hésitera pas à défendre son mandat. A cet effet, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, rappelle que la “MINUSCA a pour mandat de protéger les populations civiles, de défendre les institutions démocratiques jouissant de la légitimité populaire”. Il réaffirme l’impartialité de la MINUSCA et souligne avec force et conviction, qu’à “la violence des armes nous leur opposerons avec fermeté la force de la légitimité nationale et internationale.” 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874
E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad
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