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Archives du 30/03/2018

CENTRAFRIQUE: Quel bilan après deux ans de présidence de Faustin-Archange Touadéra?

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Il y a deux ans Faustin-Archange Touadéra prêtait serment. L’ancien Premier ministre de Bozizé avait obtenu une large victoire à la présidentielle. Deux ans plus tard, les espoirs que de nombreux Centrafricains ont placés dans son élection ont été douchés par une réalité cruelle et le peu de résultats concrets. Son gouvernement dirige un pays occupé aux trois quarts par les groupes armés et dont un habitant sur quatre est déplacé ou réfugié à l’étranger.

Probablement un moment clé de ses deux ans de  présidence, le 9 octobre dernier, Faustin-Archange Touadéra rencontre à Sotchi  le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov. En découle une livraison d’armes gratuite, validée par le Conseil de sécurité de l’ONU, et l’envoi de 175 instructeurs sur place.

Une victoire symbolique pour le président Touadéra qui peut enfin équiper ses militaires nouvellement formés et les déployer sur le terrain, aux côtés de casques bleus. Les Russes entament aussi des négociations concernant l’exploration minière en RCA. De futurs contrats miniers qui nécessiteront l’aval du bureau de l’Assemblée nationale, où Touadéra vient de placer des hommes liges, au terme d’un vote contesté par l’opposition qui l’accuse d’avoir acheté des députés.  Une victoire dans la bataille politique qui l’oppose depuis deux ans au président de l’Assemblée, Karim Meckassoua. 

Touadéra multiplie les déplacements à l’étranger. Pour autant il peine à obtenir le décaissement des sommes promises par les bailleurs en novembre 2016 : plus de deux milliards de dollars de financements sur lesquels il avait fondé sa politique de redressement du pays.

En province, 2017 a été une année sombre. La pire depuis 3 ans en termes de violences et de conséquences humanitaires. Depuis le retrait de Sangaris en octobre 2016 -jugé « prématuré » par Touadéra-  la sécurité est laissée à la seule Minusca, souvent débordée. Le lent processus de discussion avec les groupes armés, piloté par l’UA,  n’a pas encore produit ses fruits. Le DDR est quasiment au point mort et le déploiement des autorités administratives en province ne se fait qu’avec le consentement des groupes armés mus par des intérêts prédateurs.

Source: AFP/RFI 

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLPC relatif au congrès du PNDS au Niger

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A l’invitation de notre parti frère le parti nigérien pour la démocratie et le socialisme -PNDS-, le camarade Martin Ziguélé, président du parti, a séjourné à Niamey au Niger du 23 au 27 mars 2018 afin de prendre part au 7e congrès ordinaire du PNDS tenu les 24 et 25 mars au stade du 29 juillet à Niamey.

A l’issue de deux jours de travaux, les congressistes ont procédé au renouvellement de la direction politique du PNDS. A cette occasion le camarade Bazoum Mohamed a été reconduit à la tête du Parti et du comité exécutif national -bureau politique- à l’unanimité des congressistes. Ensuite, le camarade Bazoum Mohamed, investi dans ses nouvelles fonctions, a proposé au congrès le présidium de l’exécutif national -bureau politique-, qui a été approuvé à l’unanimité.

Les camarades Foumakoye Gado et Massoudou Hassoumi deviennent respectivement viice-président et secrétaire général du Parti.

Dans un message délivré aux congressistes au nom du bureau politique du MLPC, le camarade Martin Ziguele a salué les camarades du PNDS et les a exhortés à rester unis et fidèles, dans le respect de leur propre devise « solidarité-démocratie-travail » afin que le PNDS engrange d’autres victoires et continue à faire la fierté des progressistes, socialistes et socio-démocrates africains.

Il est à noter qu’aux côtés du MLPC, plusieurs partis membres du Comité Afrique de l’Internationale Socialiste, sous la conduite de notre président Emmanuel Golou ont délivré leurs messages et participé au 7e congrès ordinaire du PNDS.

Bordeaux, le 28 mars 2018

Aimé Dounda, porte-parole du parti

Source:ACAP/defi

 

CENTRAFRIQUE: Lettre ouverte de Godfroy-Luther Gondje-Djanayang leader de la société civile à Faustin-Archange Touadera, président de la République

Objet : Le pouvoir transforme l’Homme : du candidat des pauvres au Président d’un système machiavélique.

Cher compatriote, Monsieur le Président,

J’enclenche cette lettre ouverte par la citation suivante : « vaut mieux prendre son courage pour écrire l’Histoire que de laisser l’histoire s’écrire par des prédateurs et par des esprits machiavéliques ».

A l’occasion de la célébration de votre deuxième année au pouvoir, le bon sens qui est la raison m’interpelle en ma qualité de leader de la société civile de prendre ma plume combattante afin de défendre le peuple centrafricain, première victime de votre tromperie politicienne.

Cher compatriote, Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous dire que la vérité est une arme rationnelle qui concourt à la consolidation des institutions fortes, en revanche, l’instrumentation d’un peuple à des fins politiques détruit généralement l’Homme pouvoiriste.

En guise de rappel, je me souviendrai toujours de votre slogan magique pendant les élections présidentielles de 2016 je cite « je suis le candidat des pauvres et le candidat de la rupture ».

Depuis votre accession à la magistrature suprême de l’Etat, l’actualité brulante et saisissante, fait état des lieux que votre système managérial et politique est aujourd’hui responsable du désastre que ne cesse de vivre le peuple centrafricain au quotidien.

Raison pour laquelle :

  • d’une part lorsque je pense aux carnages, aux femmes violées, les veuves, les enfants soldats, les orphelins, à la misère sociale, le chômage, le défaut des systèmes sanitaires, l’éducation paralysée,
  • d’autre part aux textes constitutionnels délibérément bafoués, la politique de la terre brulée, à l’injustice. Votre système machiavélique et politique se permet d’ironiser sur le sort du peuple souverain. 

Au regard de cette attitude insidieuse, je m’interroge s’il y a un revirement spectaculaire du paradigme et que le pouvoir transforme véritablement l’homme ?

Mais soyez rassuré, hier je disais à vos prédécesseurs que le climat politique est en pleine décomposition par le fait de leur amateurisme, de leur népotisme, de leur clientélisme, de leur régionalisme, de leur exclusion, de leur mauvaise gouvernance finalement la trajectoire historique et politique de notre pays a donné raison à l’ensemble de mes déclarations préventives.

Certainement par peur de mettre terme à votre propre système conventionnel et destructif, voilà que notre beau pays la République centrafricaine endosse les conséquences désastreuses de votre gestion opaque. Pour finir, je martèlerai au lieu de célébrer la deuxième année de votre philosophie « de tromperie politicienne », je préfère personnellement de rendre un vibrant hommage à nos martyrs !

Alors en ce jour qui marque la célébration de votre deuxième année au pouvoir, je vous souhaite d’écrire dans votre agenda que  « le leadership ne se décrète pas, mais c’est un pouvoir naturel qui fait parti de l’ADN de l’Homme ».

Recevez  Monsieur le Président, l’expression de mes salutations patriotiques.

Fait à Toulouse 30 mars 2018

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Leader de la Société civile. 

 

CENTRAFRIQUE: Crépin Mboli-Goumba décortique les deux années de Touadera au pouvoir

L’avocat Crépin Mboli-Goumba, président du parti politique Patrie a dressé un bilan à l’occasion de l’An 2 du président de la République.

Pour mémoire, né en 1971 Crépin Mboli-Goumba fût ministre de l’équipement des travaux publics et du désenclavement des gouvernements Tiangaye du 3 février 2013 au 27 janvier 2014.

Avec le verbe facile, Crépin Mboli-Goumba se veut direct et sans détour en déclarant  » Il y a 2 ans, Faustin-Archange Touadera a été investi à la magistrature suprême de l’Etat. Le peuple centrafricain et le monde entier avec lui, à l’unisson et légitimement célébrait ce passage de témoin pacifique entre Catherine Samba-Panza et le nouveau président, ceci pour un bail de 5 ans »

Le 30 mars 2016 la population centrafricaine dans son intégralité pensait  enfin que « tous les espoirs étaient permis » souligne l’opposant Mboli-Goumba ajoutant « qu’on allait enfin s’atteler à la construction d’une grande nation solidaire où chaque centrafricain vivrait en liberté et ne serait pas jugé en fonction de sa région d’origine » et que la rupture était au rendez-vous de l’Histoire de la République centrafricaine. L’expression « s’inscrire dans la rupture » si souvent martelée par le candidat des pauvres !

Maitre Crépin Mboli-Goumba déclare « les nominations initiales, on s’en souvient, indiquèrent que la mandature serait marquée du seau du sectarisme, de la médiocrité et de la faillite morale » et détaille :

  • le « sectarisme » privilégiant les liens familiaux indispensables pour obtenir un poste ou une promotion dans l’administation ou dans une société étatique,
  • la « médiocrité » au regard de l’incompétence des personnes de son entourage,
  • la « morale » avec la promotion d’une batterie d’aigrefins dans l’entourage présidentiel ouvrant des autoroutes à des dérives les plus diverses.

Crépin Mboli-Goumba, constate que « le peuple centrafricain est face à lui même sur un champ de ruines, d’espoirs perdus, de multiples trahisons ou s’entassent par centaine des cadavres, ou l’on trouve des dizaines et dizaines de femmes violées et d’hommes torturés sans omettre les enfants violentés. Une insécurité alimentaire galopante et le manque d’eau potable ». 

Un constat : une terre brûlée et une pénurie d’eau potable symbole de vie.

Selon Crépin Mboli-Goumba, à ce jour on dénombre  688 700 personnes déplacées et  518 196 réfugiés et plus de 2 millions de centrafricains touchés par l’insécurité alimentaire, soit plus 55% de la population.

L’avocat souligne aussi que plus de 85 % du territoire national est occupé par des groupes rebelles. Crépin Mboli-Goumba évoque « le triste record de 3 000 morts sous le régime de la transition de la Séléka. A ce jour le nombre a été multiplié par 2 sous le régime Touadera ou le nombre de personnes assassinées dépassent les 7 000 !. »

L’avocat Mboli-Goumba évoque le volet diplomatique comme un véritable naufrage pire que le célèbre tableau « le radeau de la Méduse », « le Centrafrique est comme un canard sans tête, avec un président  ignorant volontairement le ministère des affaires étrangères, avec une méconnaissance totale des codes diplomatiques et des règles du monde moderne tel qu’il fonctionne, provoquant de fait  l’humiliation du peuple centrafricain ».

Crépin Mboli-Goumba martèle l’isolement du régime actuel au plan international et de l’ensemble de la sous-région d’Afrique centrale en soulignant, le transfert provisoire du siège de la CEMAC à Malabo ou bien encore de la perte de la présidence et vice-présidence de la BDEAC.

Le président du parti Patrie évoque avec les termes choisis d’un avocat jonglant avec les mots de « règne de la terreur se matérialisant avec la traque et la chasse des opposants politique, économique et social ou de la presse qui relate un constat d’échec » ajoutant qu’il est triste de constater que « la justice est totalement manipulée et instrumentalisée et mise au service d’un clan ». 

D’après Crépin Mboli-Goumba du jamais vu sous les régimes précédents.

Il déplore « que la nation soit déchirée et livrée aux pillards et pilleurs de grands chemins, totalement isolée comme jamais auparavant avec la justice mise au pas et doigt sur la couture et non pas rendue au nom du peuple, mais d’un clan prédateur ».

Il est un fait : le candidat des pauvres a volé l’espérance du peuple centrafricain,

Il est un constat : le candidat des pauvres a volé la confiance du peuple centrafricain.

Source: ACAP/Ledfi

 

 
 
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