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Archives du 09/03/2018

CENTRAFRIQUE : ASSEMBLÉE NATIONALE : NOBLE INSTITUTION VIRUS DE LA DÉMOCRATIE ?

Ce jour du 09 Mars 2018 est un jour crucial pour la démocratie Centrafricaine. C’est bien à ce jour que le bureau de l’Assemblée Nationale sera renouvelé.

Dans quelques heures, bulletins à la main, chaque élu de la nation se rendra aux urnes pour voter.

En prélude à cet évènement, chaque camp se serait préparé pour la victoire finale.

Hier les députés du Groupe parlementaire Cœurs Unis pro-Touadera, sous l’égide de l’honorable de Mbaiki, Steve Koba se seraient retranchés dans la ville de Boali pour préparer cette épreuve tant redoutée.

Le mardi 06 Mars 2018, leurs collègues du groupe « chemins de l’Esperance » soutenant Karim Meckassoua auraient tenu une réunion similaire pour affuter les stratégies.

L’objectif du camp Touadera serait d’éviter que le très honorable président de l’Assemblée ne puisse corrompre les députés.

Selon nos informations, Meckassoua aurait déclaré que si Touadera donne aux députés 1.000.000FCFA, il leur donnerait le double.

Acheter la conscience des parlementaires à travers des pièces sonnantes et trébuchantes est tout simplement un phénomène pittoresque chez nous.

Il est aussi l’application d’une autre valeur de la ventrocratie centrafricaine : «Qui nous donne à manger, nous lui restons captifs à vie».

S’il existait alors des députés aux ordres des intérêts, la majorité du terrain ne l’était pas. Cette corporation était courageuse et visait en permanence à contourner les pots de vins pour sauver l’intérêt général. Le peuple d’ailleurs lui faisait confiance ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

En ce moment, on se bat sur plusieurs fronts pour captiver nos élus. Des promesses de véhicules, aux nominations aux postes ministériels, les techniques d’apprivoisement des électeurs tractent à vue.

A la place de projets de sociétés et des programmes, ce sont des biens (de peu de valeur d’ailleurs) et de l’argent (une somme modique) que les dirigeants présentent en échange du vote des parlementaires.

C’est ainsi qu’à l’Assemblée Nationale, le processus de vote depuis l’élection de Meckassoua au perchoir est toujours entaché par des pratiques peu orthodoxes et indignes de la démocratie.

Ce climat a progressivement anéanti toute solidarité entre parlementaires. Chacun pressentant qu’en cas de « dérapages » il sera lâché par sa corporation. Le député qui se révolte contre ses « nouveaux maîtres» ou ose quelques vérités, est écarté illico des missions et autres privilèges.
Plus aucun soutien ne peut venir de la part de ses confrères.
Au contraire, une quantité de prétendants est à l’affût pour conserver les intérêts particuliers.

Deux camps nés dans ce système corruptif tiennent le parlement en otage.
Bien que les deux camps se réclament de la majorité présidentielle, on continue de constater que les résultats à obtenir ce Vendredi 09 Mars 2018 seront le fruit de la largesse matérielle de chaque courtisan.

En effet, ce renouvellement du bureau de l’Assemblée Nationale se résumera ainsi : le courtisan qui sait distribuer des billets de banque ou distribuer des avantages matériels gagnera.

Et comme des âmes puériles et affamées, c’est à partir de là que nos députés iront à cette élection sans conviction.
Pour nos élus, c’est bien l’occasion en or d’engranger des trésors pour satisfaire leurs nombreux désirs matériels.

Faute de choisir entre des idées, des valeurs ou programmes, nos députés seront harponnés par des actions de mobilisations matérialistes.

C’est tellement vrai que cette période est une véritable foire pour des députés qui servent tous les courtisans de passage, en échanges de quelques billets de banque craquants et des postes juteux.

Chacun des députés, après avoir fini de se tromper lui-même avec cette fausse conscience, essaie d’embarquer le peuple dans cette manœuvre burlesque, pour donner l’impression qu’il a un vrai positionnement politique.

En voyant ce qui se passe au tour de nous, nous allons vite nous rendre compte qu’il est grand temps que la lutte contre l’achat de la conscience des parlementaires soit une des grandes priorités dans le cadre de la reconstruction de l’Etat démocratique que nous appelons de tous nos vœux.

C’est l’occasion donc de rappeler que Touadera et Meckassoua ont failli à leur mission de reconstruction de la démocratie.
Il est d’ailleurs temps de se demander pourquoi continuer à fourguer l’argent du contribuable à ces mêmes parlementaires qui deviennent ainsi un lourd fardeau pour la nation.

Le phénomène est tellement ancré dans notre pratique politique que des observateurs ont tendance à dire qu’il n’y a pas des hommes politiques en Centrafrique, mais des affamés en quête des miettes de pains. Comprenez tout ce qu’il y a de péjoratif dans cette assertion !

Rappelons à nos députés que le vote reste malgré tout un droit imprescriptible des individus dans une République. Droit sans lequel ils cessent d’être citoyens.

Le droit de vote est la base de la démocratie. Il permet aux citoyens d’exprimer leur volonté ; de participer au changement.
Ils peuvent ainsi élire leurs représentants (parlementaires) et leurs gouvernants (président de la République), et participer directement à la prise de décision politique lorsqu’un texte est présenté à leur approbation. Cela dit, quels que soient les résultats d’un vote, il ne reste pas moins un acte citoyen et/ou un devoir civique.

Troquer son vote contre de l’argent ou du bien matériel comme le font nos députés doit être considéré comme une aliénation pure et simple de leur liberté et de leur citoyenneté.

C’est là où ceux qui parlent de bétail électoral, bien qu’ils y soient allés très forts dans la métaphore, ont su quand même trouver la bonne expression pour qualifier cette situation dans laquelle, justement, le député qui se laisse prendre à ce jeu d’achat de conscience n’est pas loin d’être considéré comme un mouton que le propriétaire amène à brouter dans n’importe quel pré. Ou peut-être même à l’abattoir pour l’égorger sans autre forme de procès.

Nos députés représentent-ils vraiment le peuple Centrafricain ?

La question mérite d’être posée dans un contexte où l’achat de conscience est particulièrement marqué au sein de cette noble institution

Il y a de nombreuses explications à cette fracture entre les parlementaires et les Centrafricains mais la plus importante, que personne ne dénonce réellement, c’est tout simplement que les députés, de l’actuelle législature, sont devenus des transhumants politiques qui ne représentent pas ou plus les Centrafricains.

Pour s’en convaincre, il suffit d’analyser la démission collective des députés de l’ancien président du Conseil National de Transition Alexandre Ferdinand Nguendet du parti Rassemblement pour la République(RPR) .

Cette pseudo démission collective est déplorable, tant dans la méthode que dans la forme car le régime en place a dynamité la totalité de l’effectif parlementaire du RPR.

Autre constat, les dernières élections législatives de 2015 ont consacré l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès(UNDP) de Michel Amine comme première force politique du pays avec 14 députés.

Nonobstant cette performance, l’UNDP aurait contre toute attente perdu le contrôle de ses parlementaires.

Chose aussi bizarre que gravissime, ces mêmes députés de l’UNDP sont divisés à l’interne car certains rouleraient pour le Chemin de l’Espérance du très honorable Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale tandis que d’autres sont à la solde du groupe Cœurs unis de Faustin Archange Touadera.

Comment dans de telles conditions peuvent-ils se prévaloir de la légitimité putative dont ils s’affublent ?

Le problème aujourd’hui est que ce phénomène influe sur la vie politique, sociale en termes de stabilité, de fonctionnement du Parlement, de lutte contre la corruption, de la justice sociale.

Ce cynisme est très néfaste pour la démocratie. En effet, lorsque la population perd toute confiance et tout respect envers ses dirigeants politiques, le spectre de l’anarchie, de la désobéissance civile, du désordre et du chaos social nous guette.

Or, lorsque les citoyens constatent que des élus qui se sont présentés sous les couleurs d’un parti et en défendant les principes et le programme de ce parti, rompent en quelque sorte ce « contrat moral » et renient leurs présumées convictions d’hier pour adhérer à un parti au pouvoir, on peut comprendre que cela alimente leur cynisme.

La transhumance s’accompagnant souvent de révélations, de déballage de secrets du parti que quittent les élus nomades, voire de règlements de compte à l’égard d’anciens compagnons d’armes, il peut s’ensuivre une grande déstabilisation de ce parti.

Faustin Archange Touadera et Abdou Karim Meckassoua au lieu d’encourager la transhumance politique, doivent plutôt trouver une solution au problème car la transhumance politique donne une mauvaise image des hommes politiques, voire de la politique d’une manière générale.

Elle conforte la thèse selon laquelle les dirigeants politiques ne sont motivés que par des intérêts personnels. Cela justifie et accentue, le désintérêt de la population à l’égard de la chose publique.

Lorsque l’élite d’une nation a perdu sa conscience, toutes les couches sociales seront affectées.

Quel exemple, nos députés donnent-ils à la génération future ?

Pourquoi condamner les Andjilo, les compagnons d’Abdoulaye Hissene alors des criminels inconscients siègent encore à l’Assemblée Nationale ?

Devenus des nantis et profitant des avantages de la « célébrité », les élus du peuple ont du mal à abandonner ces privilèges. C’est pourtant la seule façon de retrouver le chemin de leur liberté.

Dans une époque de corruption, l’absence et l’excès de la flatterie sont également dangereux. Progressivement, ils ont glissé du côté du pouvoir. Ils se sont amalgamés au marché et aux combines politiques.

Ils ont alors formé un trio relativement nébuleux pour le plus grand nombre. Ce faisant, ils ont entraîné sans le vouloir, le parlement vers une subtile tyrannie*.

La Centrafrique a besoin de héros positifs pour évoluer. De femmes et d’hommes incorruptibles montrés en exemple et auxquels la majorité vise à s’identifier. Aujourd’hui, l’éthique et le courage de résister aux tentations, ne sont plus montrés en exemple. L’homme ordinaire n’a donc plus de héros positifs à qui ressembler.

Voici le combat politique le plus logique du moment : la lutte contre l’achat de la conscience des parlementaires.

En politique, les bonnes vieilles habitudes ne trahissent jamais. Dans une Centrafrique toujours accro aux friandises offertes par les dirigeants, il ne faut pas s’étonner que les plus riches remportent les élections.

Ce combat du plastique contre le béton qu’est l’éveil de la conscience des élus de la nation, serait-il perdu d’avance ?.

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 09 Mars 2018

 

 

CENTRAFRIQUE: Messieurs, si vous n’êtes pas heureux avec votre femme, peut-être devriez-vous lire ceci

MESSIEURS

Le sentiment amoureux peut naitre à tout moment et il arrive qu’une personne se retrouve en relation avec une autre qui ne lui convient pas vraiment. Certains hommes se séparent de leurs dulcinées parce qu’ils réalisent que celles-ci ne sont pas assez responsables et matures. Messieurs, si vous voulez être sûrs de ne pas vous tromper, voici comment vous pouvez détecter une femme mature qui vous rendra heureux.

Même si les filles atteignent la puberté parfois plus vite que les hommes, il arrive que certaines femmes restent immatures bien qu’elles soient avancées en âge. Cette immaturité a un impact considérable sur leurs relations amoureuses. Voici les actes ou attitudes qui différencient une « fille » d’une femme mature. 

Les filles veulent de l’attention, les femmes veulent du respect

La plupart des filles veulent attirer l’attention des garçons, en utilisant leur corps et leur façon de s’habiller. Les vraies femmes savent ce qui les rend attirantes et la première chose qu’elles veulent des hommes, c’est le respect.

Les filles pensent qu’elles savent tout, les femmes veulent apprendre

Les filles adorent dire aux gens qu’elles ont toujours raison et qu’elles savent tout. De l’autre côté, les femmes veulent apprendre de nouvelles choses. Celles-ci peuvent admettre qu’elles ne sont pas sûres ou qu’elles ne savent pas tout simplement une chose ou une autre. 

Les filles veulent constamment faire la fête, les femmes savent quand il faut dire stop

Les filles adorent aller aux fêtes et boire de l’alcool sans modération. Les femmes mûres connaissent leurs limites et n’ont pas besoin de passer les soirées de leurs weekends en boîte de nuit pour s’amuser et être heureuses. 

Les femmes sont mûres émotionnellement

Les filles ont du mal à contrôler leurs émotions. Elles les libèrent quoi qu’il arrive, et en tout lieu. Les femmes, cependant, savent comment gérer leurs émotions et les conflits sans faire de scène.

Les filles ne s’intéressent pas à votre famille ni à vos amis

Les filles ne sont pas ouvertes à rencontrer votre famille et vos amis. Les femmes qui sont mûres par contre, savent à quel point il est important de rencontrer votre famille et elles feront tout ce qu’il faut pour que celle-ci et vos amis se sentent à l’aise.

Les filles sont obsédées par les médias sociaux

Les filles sont obsédées par les médias sociaux et veulent tout mettre en direct sur Facebook, Twitter ou Instagram. Les femmes matures sont un peu plus conservatrices concernant leur vie privée.

Les femmes aiment mettre à profit leur temps

Les filles passent une plus grande partie de leur temps dans les jeux, les sorties au café et le shopping. Les femmes savent à quel point le temps est important, alors elles veulent en profiter et de façon plus productive comme passer plus de temps avec leur partenaire.

Les filles ne savent pas garder les secrets

Les secrets sont une chose importante, et les femmes matures savent les garder. Quant aux filles, elles ont tendance à facilement raconter leur vie privée et celle des autres à leurs amis.

Les filles ne connaissent pas la sobriété ni la discrétion

Les filles veulent montrer tout ce qu’elles ont, alors que les femmes savent que la sobriété (par exemple, dans la façon de se vêtir) est toujours préférable. Les femmes matures savent qu’être sobres ne se démode jamais et qu’ainsi elles obtiendront le respect des autres. 

Les filles aiment vivre dans un monde de rêve

Beaucoup de filles ont une période dans leur vie où elles se considèrent comme des princesses. Les femmes matures n’ont pas besoin d’être traitées comme dans un conte de fée. Elles s’aiment elles-mêmes et aiment ce qu’elles sont, et c’est le traitement qu’elles attendent de leurs hommes.

 

Par : Inès Sebban Publié le : 2 mars 2018

Source: AFP/Santéplusmag/

 

 

 

 

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Bruno-Serge PIOZZA
 
 
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