RSS

Archives Mensuelles: février 2018

CENTRAFRIQUE: PAS D’INDICES D’ATTAQUE CONTRE BANGASSOU MAIS LA MINUSCA RESTE EN ALERTE 

Bangui, le 28 février 2018 – La MINUSCA réaffirme son engagement à protéger Bangassou (700 km de Bangui) et sa population, tout en soulignant qu’il n’y a pas d’indices d’une attaque en préparation contre cette ville de la préfecture du Mbomou (sud-est). « La Force de la MINUSCA a effectué des patrouilles terrestres jusqu’à 20-30 kilomètres au-delà de Bangassou, en plus d’une reconnaissance aérienne, et n’a révélé aucune présence de groupes armés ou de mouvements de combattants en direction de la ville. Il n’y a actuellement aucun indice d’attaque ou de menace », a indiqué  mercredi Rosevel Pierre Louis, le chef du bureau de la MINUSCA dans la ville. 

S’exprimant lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, ce responsable a souligné que « les rumeurs d’une attaque des peulhs armés ou de l’UPC ont créé un climat de panique » mais les activités ont repris dans la ville depuis la fin de la semaine. Le chef du bureau de la MINUSCA a ajouté que « la Force reste mobilisée et va continuer à patrouiller sur les axes qui mènent vers Bangassou et déceler toute planification », rappelant que le seul groupe armé dans la ville sont les anti-Balaka. 

Le chef de bureau est également revenu sur le lancement début mars, d’un projet de réduction des violences communautaires à l’ intention de groupes armés et détenteurs d’armes illégales. « Ce projet qui va durer trois à six mois, offre des opportunités aux jeunes qui n’ont pas eu la chance d’avoir un métier, d’en avoir un mais aussi de pouvoir mener des activités génératrices de revenus selon leur choix», a-t-il indiqué, appelant les détenteurs d’armes illégales à saisir cette opportunité. Un comité local présidé par le Préfet et regroupe les représentants des anti-Balaka, les représentants de la société civile à Bangassou et les représentants des personnes déplacées qui vivent dans le site a été mis sur place pour donner des directives à ce projet et faire la sensibilisation dans les quartiers. 

Le chef du bureau de Bangassou a également salué le partenariat avec le préfet du Mbomou « afin de ramener la paix et la sécurité  de manière durable à Bangassou et dans la préfecture » ainsi que les différents acteurs de cohésion sociale qui font « un travail remarquable pour ramener la paix et faciliter la cohésion sociale ». « Ces initiatives vont dans la bonne direction en dépit des défis sécuritaires qui restent énormes », a affirmé ce responsable, précisant que la MINUSCA appuie ces acteurs. 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a condamné avec fermeté les deux attaques perpétrées par des anti-Balaka contre des casques bleus mardi, au sud d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto. « Les casques bleus ont riposté aux tirs des anti-Balaka, qui ont pris la fuite. Cinq casques bleus ont été légèrement blessés lors des deux incidents et sont actuellement soignés », a-t-il indiqué. La MINUSCA a également condamné l’attaque ayant provoqué la mort de six acteurs humanitaires, dont un personnel de l’UNICEF, près de Markounda, nord-ouest de Centrafrique, et a présenté ses condoléances aux familles et collègues des victimes. 

A propos de la situation dans le 3e arrondissement de Bangui, le porte-parole a indiqué que les concertations entre les autorités centrafricaines et la MINUSCA se poursuivent pour faire le point de la situation et prendre des mesures adéquates. Il a rappelé que les groupes criminels armés de cet arrondissement doivent cesser leurs activités criminelles et rendre leurs armes, précisant que l’action de la MINUSCA et des responsables centrafricains fait partie de l’extension de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire. « La sécurité des citoyens est une prérogative de l’Etat centrafricain, à qui la MINUSCA apporte tout son soutien. Il n’appartient pas à des gangs de s’attribuer cette tâche », a dit le porte-parole.

____________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE: des chauffeurs convoyant munitions et drogues condamnés

_100207979_534940198
Crédit photo@: centre de la Centrafrique, cachées dans un camion affrété par une entreprise privée sous contrat avec l’ONU. (Photo d’archives).

Une entreprise travaillant pour l’ONU en Centrafrique, dont des chauffeurs étaient impliqués dans un trafic de munitions et de stupéfiants, a été blanchie par un tribunal de Bambari (centre).

« Nous sommes satisfaits que le tribunal ait officiellement innocenté Ecolog de toute implication dans l’affaire », a déclaré mardi Pierre Dié Chachay, vice-président du service marketing et communication d’Ecolog.

« Ecolog va prendre des mesures pour renforcer ses politiques internes d’éthique et de conformité », a-t-il ajouté.

Cinq personnes – deux chauffeurs, deux assistants et un passager – ont été jugées début février après la découverte de munitions de chasse et de drogue fin janvier à Ippy, dans le centre de la RCA, dans un camion affrété par Ecolog.

Cette entreprise, qui est un fournisseur de services dont le siège social est à Dubaï, travaille sous contrat avec l’ONU en Centrafrique.

Quatre des prévenus ont été condamnés par le tribunal de grande instance de Bambari, le 14 février, à des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison, à des amendes, ainsi qu’à verser un franc symbolique à Ecolog, qui s’était constitué partie civile.

Source:BBC/AFP

 

CENTRAFRIQUE: A Bangui, des « sorcières » en prison

Au fond de la prison pour femmes de Bimbo, à Bangui, dans le clair-obscur d’une cellule remplie de lits superposés, des femmes incarcérées pour sorcellerie égrènent leur chapelet avec la dernière énergie, recroquevillées autour d’un amas d’images pieuses.

Près de la moitié des 42 détenues de Bimbo sont accusées de pratiques de charlatanisme et sorcellerie (PCS), un crime prévu par les articles 149 et 150 du code pénal centrafricain.

« C’est à cause de ma soeur Nina qu’on m’a amenée ici. Je ne reconnais pas l’acte pour lequel je suis en prison. Son mari est décédé car on l’avait mal soigné, et ma sœur m’a créé des ennuis », explique Sylvie, les bras ballants, dans la cour principale de la prison. 

Incarcérée depuis un an, Sylvie attend toujours son jugement. Autour d’elle, les détenues sèchent leur linge, préparent les repas ou surveillent leurs enfants, à l’ombre des murs coiffés de barbelés.

Son histoire ressemble à beaucoup d’autres: un décès ou une maladie survient dans une famille. Un membre de cette famille accuse alors, de manière sincère ou non, un proche ou un voisin d’en être responsable.

« La sorcellerie pose problème au législateur centrafricain. C’est toujours mystique, donc il est compliqué de rendre une décision pour un juge », explique Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’association des femmes juristes à Bangui, qui dirige des ateliers de sensibilisation sur cette épineuse question.

– Les femmes premières victimes –

Puisque les preuves sont difficiles, sinon impossibles à collecter, l’accusation vaut le plus souvent condamnation. Certains usent de cette faille juridique pour régler leur compte, étancher leur jalousie, estime la juriste. Et les femmes sont les premières à en faire les frais.

« Une catégorie bien précise de personnes est toujours accusée de sorcellerie: les personnes vulnérables, les femmes, les enfants et les vieillards », souligne Nadia Carine Fornel Poutou.

« Les femmes sont beaucoup plus poursuivies » que les hommes, corrobore Roger N’Gaka-Passi, régisseur principal de la prison de Bimbo.

« Chez les hommes, il n’y en a pas beaucoup », continue-t-il. De fait, en Centrafrique, les femmes sont plus suspectées de faire appel à la sorcellerie.

Selon la chercheuse en anthropologie Louisa Lombard, spécialiste de la Centrafrique, le délitement des sociétés traditionnelles, aggravé par le conflit que connait le pays depuis 2013, permet aux femmes d’entrer en concurrence avec les hommes et de remettre en cause l’ordre patriarcal, ce qui en fait des « cibles » pour la société.

Dans son malheur, Sylvie a plus de chance que ses codétenues accusées de sorcellerie. Sa soeur étant venu s’excuser, elle peut espérer rejoindre son quartier, une fois sortie de prison. 

Mais son passif à Bimbo pourrait la poursuivre. « En général, même si les femmes accusées de PCS sortent de prison, elles risquent d’être rejetées par leur communauté, quand elles ne subissent pas la vindicte populaire », explique Nadia Carine Fornel Poutou. 

Sur son ordinateur, la juriste consulte avec une tristesse résignée une photographie prise à Boali, à 100 km au nord-ouest de Bangui, en 2015. On y voit une veille femme, accusée de sorcellerie, découpée en morceaux, atrocement mutilée.

Source: AFP/orange

 

 
 

CENTRAFRIQUE : des forces de sécurité déployées dans le quartier musulman de Bangui

Le PK5 a souvent été au cœur des tensions à Bangui, alors que la situation sécuritaire se détériore à nouveau dans toute la capitale centrafricaine depuis un an.

Le gouvernement centrafricain et la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) ont déployé samedi 24 février des forces de sécurité pour « ramener la paix » dans le quartier musulman de Bangui, le PK5, où trois personnes ont récemment été tuées et au moins sept blessées dans des affrontements.

La situation sécuritaire dans la capitale centrafricaine, îlot de relative stabilité depuis de nombreux mois dans un pays ravagé par les violences des groupes armés, s’est tendue fin 2017. Devenu zone de retranchement des dernières populations musulmanes de la ville, le PK5 a souvent été au cœur des tensions.

La Minusca critiquée

Quand la coalition promusulmane de la Séléka a été chassée du pouvoir en 2014 après l’avoir pris de force en 2013, tous les musulmans se sont enfuis de Bangui ou réfugiés au PK5. Pris à parti et attaqués par les milices anti-balaka – prétendant défendre les chrétiens –, les musulmans du PK5 ont alors financé des groupes d’« autodéfense », en grande partie composés d’ex-Séléka, pour protéger le quartier.

Avec le temps, ces groupes ont progressivement laissé place à d’autres bandes, mafieuses et désorganisées. A ceux-ci, les commerçants versent une « taxe » comprise entre 5 000 et 10 000 CFA (entre 10 et 15 euros) par boutique et par mois. Chaque camion de marchandises chargé ou déchargé s’acquittait également d’un impôt variant entre 25 000 et 50 000 CFA (entre 40 et 90 euros).

L’association des commerçants du PK5 (ACK), qui a décidé, le 18 janvier, d’arrêter de payer les groupes armés, a lancé un ultimatum à la Minusca pour qu’elle démantèle ces groupes. Les commerçants du PK5 estiment que la Minusca – qui a déjà renforcé sa présence dans le quartier – n’agit pas assez contre les groupes armés présents.

« La rhétorique incendiaire, la stigmatisation ethnique et les manipulations religieuses ont continué d’enflammer les passions politiques et les médias du pays, créant un climat marqué par un fort risque de conflits interethniques. »

Depuis un an, la République centrafricaine est de nouveau le théâtre d’un regain de violences exercées par des groupes armés. « Issus de l’ex-rébellion Séléka qui avait renversé le pouvoir en avril 2013, ou des groupes d’autodéfense anti-balaka constitués pour les combattre, ces groupes continuent de contrôler une large partie du territoire centrafricain, et de commettre des violations graves des droits humains », s’inquiète la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme.

Source : Le Monde/Centrafrique

 

CENTRAFRIQUE : L’IMMOBILISME POLITIQUE ET SÉCURITAIRE ACTUEL EST-IL EXCLUSIVEMENT IMPUTABLE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ? *

Lorsque la crise centrafricaine a atteint son apogée, la communauté internationale et les partenaires au développement qui se sont précipités au chevet d’un État agonisant, sous perfusion ont conjugué leurs efforts en vue de l’organisation d’une élection couplée quand bien même bâclée mais acceptée par la classe politique centrafricaine.

La trentaine de candidatures à la magistrature suprême démontre et justifie à suffisance l’intérêt des centrafricains à recouvrir la paix à n’importe quel prix. Nous supposons avec une certaine conviction que chacun des candidats avait un programme de société qui converge ou diverge sur certains points. Au lendemain du premier tour du scrutin, des alliances massives ont été nouées, parfois contre nature en faveur du candidat en ballotage favorable. D’emblée, cette union sacrée a suscité l’espoir et la liesse de tout un peuple…même les groupes armés non conventionnels ont joué le jeu en autorisant malgré eux la tenue des élections sur les territoires occupés. Nous imaginons avec sérénité que la somme de ces différents projets de société, déduction faite des convergences et divergences, aboutirait à des idées innovantes, émergentes capables d’apporter des éléments de réponse à cette crise qui émiette et ébranle notre chère nation. À l’orée de la deuxième année de gouvernance, le citoyen lambda fait une auto-évaluation amère de la situation socio-politique de la crise et constate géométriquement que cette dernière a dépassé le seuil de la tolérance avec un risque de soulèvement populaire, de désobéissance civile et enfin se projette en s’interrogeant :

Que s’est-il passé entre temps pour qu’on puisse en arriver à ce stade ? Les multiples alliances sans échéance n’ont-ils pas produit les résultats escomptés ? Nos autorités n’ont-elles pas su tirer les leçons des évènements du passé ? Celui qui jadis s’auto-proclamait President des pauvres est-il devenu par la force des choses President des riches et imbibé dans des affaires multiformes ? L’hypocrisie, la malhonnêteté politique et la trahison se sont-elles invitées dans les clauses de la célèbre alliance ? Le président de la république n’a t-il pas respecté les termes de référence de l’alliance ? Les choix de personnes et les méthodes de travail du président de la république n’étaient-ils pas adaptés ? Pourquoi certains alliés de première heure et de calibre se sont mués ultérieurement en opposants ? Pensez-vous que l’immobilisme politique et sécuritaire actuel est-il exclusivement imputable au President de la République ? Au lieu de s’éterniser dans l’opposition radicale infructueuse et en dehors de tous calculs politiciens, quels sont les apports des soit-disants hommes politiques ou opposants à la reconstruction nationale ?

La société civile avait jadis osé avec l’organisation réussie des journées « villes mortes » puis muselée par des menaces de représailles…pourquoi cette puissante et redoutable société civile a t-elle démissionné devant l’histoire ? Les élus de la nation qui sont appelés à protéger les intérêts de leurs électeurs ont-ils aidé le président de la république dans la recherche de solutions à la crise ? Généralement dans un pays qui peine à se relever de ses cendres, la paix et la cohésion sociale sont étroitement liées à la justice…mais pourquoi la justice nationale a t-elle démissionné au profit de la Cour pénale spéciale qui a un mécanisme trop lourd ? Il est avéré que la posture de critiquer négativement est excitante, mais quelle est la valeur ajoutée de tous ceux ou celles qui se réclament centrafricains pour contribuer à la reconstruction de l’édifice nationale ?

En dehors de querelles intestines et reconventionnelles, quelle est l’appréciation du pouvoir sur la désignation d’un compatriote comme chef de mission d’observation électorale de l’Union Africaine à Djibouti ?  S’agissant de notre parlement monocaméral, les élus de la nation ont érigé la maison du peuple en un gouvernement parallèle assorti des nominations claniques, fantaisistes avec un relent de moqueries sarcastiques au détriment des intérêts de leurs électeurs. Tout ce méli-mélo n’est-il pas de nature à fragiliser le pouvoir central au plan national et international ? Le peuple souverain sera témoin et arbitre en 2021. En outre, il est notoire que pour la grande majorité de parlementaires, le trébuchement, le tâtonnement et l’enlisement du pouvoir constituent leurs fonds de commerce au mépris des intérêts du peuple.

Pour finir, nous sommes unanimes que le pouvoir est caractérisé par une médiocrité due à une lecture biaisée des réalités socio-politiques mais cela ne justifie, ni ne légitime une indifférence de ceux ou celles qui se réclament démocrates. Les priorités du peuple sont claires et limpides : la sécurité et la paix…chut, aux dernières nouvelles, un nouveau gouvernement piloté par l’opposition s’impose avec le slogan de la dernière chance : sauver le soldat Touadera. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 23 février 2018.

IMG_5750
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.          
Tel : 0666830062
 

CENTRAFRIQUE:  LE CHEF ADJOINT DU DÉPARTEMENT DES AFFAIRES HUMANITAIRES DE L’ONU EXHORTE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À SOUTENIR LA RÉPONSE HUMANITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, le 22 février 2018 – La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, Ursula Mueller, a conclu le 22 février une visite de quatre jours en République centrafricaine (RCA) avec un appel pressant à la communauté internationale de continuer à soutenir la réponse humanitaire dans ce pays.

« La RCA fait face à une crise humanitaire à grande échelle. La violence se propage rapidement à travers le pays alors que les besoins critiques et urgents augmentent et devraient être couverts. Les civils continuent de subir le poids de la violence et de l’insécurité dans le pays. La protection restera donc au cœur de notre action en 2018 » a-t-elle indiqué.

« Cette situation inquiétante survient à un moment où le financement de la réponse humanitaire en RCA a diminué au cours des trois dernières années. Nous devons agir maintenant pour éviter une nouvelle détérioration qui nécessiterait une réponse beaucoup plus importante et qui pourrait sérieusement affecter la stabilité et la sécurité de toute la région de l’Afrique centrale », a déclaré Mme Mueller. Le nombre de personnes déplacées a presque doublé en un an, atteignant 694,000 personnes. Les organisations humanitaires, aux prises avec un manque de ressources, peinent à répondre aux nouveaux besoins.

La Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence a été témoin de la dégradation de la situation humanitaire lors de sa visite dans la ville de Paoua (nord de la République centrafricaine) où l’afflux soudain de plus de 65 000 personnes déplacées en raison des violences toujours en cours a engendré une pression écrasante sur une communauté déjà vulnérable. « Paoua est une preuve de l’imprévisibilité et de la fragilité de la situation sécuritaire en RCA. Les organisations humanitaires devraient disposer de moyens plus importants pour fournir une assistance humanitaire efficace et conforme aux principes. Elles doivent aussi être en mesure de fournir rapidement et efficacement des services d’assistance et de protection », a soutenu Mme Mueller. « Pour ce faire, les humanitaires doivent être en mesure d’atteindre les personnes touchées là où elles se trouvent et indépendamment de qui contrôle ces régions », a-t-elle souligné.

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence a insisté sur l’importance du renforcement de la protection des civils et de la sécurité lors de ses réunions avec les autorités nationales et les principales parties prenantes telles que la MINUSCA et les partenaires au développement. Des telles mesures sont essentielles pour apporter une aide à chaque personne touchée, conformément aux principes humanitaires.

  

Ms. Yaye Nabo SENE
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR)
Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

 

CENTRAFRIQUE: LE CONSEIL DE SECURITE SE PENCHE SUR LA SITUATION EN RCA EN PRESENCE DU CHEF DE LA MINUSCA

Bangui, le 21 février 2018 – Les derniers développements en République centrafricaine seront abordés ce jeudi 22 février au Conseil de sécurité de l’ONU, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA. « Parfait Onanga-Anyanga informera les 15 membres sur la situation dans le pays et sur l’exécution du mandat de la MINUSCA », a déclaré le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire, mercredi à Bangui. 

Le porte-parole a par ailleurs informé les journalistes de la réunion tenue vendredi dernier entre la Ministre de la Défense nationale, Marie Noelle Koyara, et le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Kenneth Gluck, sur la « collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure de la RCA et la Force et la Police de la MINUSCA, dans le cadre de leurs engagements sur le terrain, dans les opérations, comme cela se passe actuellement à Paoua, Obo et Bambari », a mentionné Monteiro. A propos de l’opération de Paoua, dans le nord-ouest, il a salué le travail conjoint des casques bleus et des militaires centrafricains et rejeté les informations selon lesquelles la MINUSCA empêcherait les éléments des FACA de patrouiller dans certaines zones. 

Le porte-parole a également salué l’installation mardi du préfet de la Bamingui-Bangoran et celle – prochaine – du préfet de la Vakaga. « La MINUSCA félicite les autorités et le peuple centrafricains pour ce nouveau pas vers la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national. La présence des préfets et sous-préfets ouvre la voie au déploiement des forces de sécurité nationale et à un meilleur accès des populations aux services sociaux de base, en même temps qu’elle peut aider dans la marche vers la baisse du niveau de violence, la résolution des conflits et la réconciliation nationale », a-t-il dit, tout en réitérant l’appui de la MINUSCA à la restauration de l’autorité de l’Etat. 

S’agissant du PK5, à Bangui, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA a rencontré les représentants des commerçants mardi après-midi pour évoquer la  situation sécuritaire. Il a rappelé que « des mesures ont été récemment prises en vue de sécuriser les points de chargement et de déchargement des camions » ainsi que le renforcement du dispositif de sécurité et patrouilles. Il a mis en garde les éléments armés, notamment leurs leaders Force, 50-50 et Apo, contre toute nouvelle exaction et précisé qu’ils répondront de leurs actes criminels. 

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le major Séraphin Embondza, a indiqué que la situation sécuritaire sur le territoire national est relativement calme malgré un climat de tensions et d’actes criminels dans certaines localités. Pour y répondre, la Force poursuit l’opération militaire conjointement avec une unité des FACA, dans le nord-ouest, ainsi que des patrouilles de jour et de nuit sur les différents axes, comme dans la partie est, entre Bangassou, Bria et d’autres localités. 

Pour sa part, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, le capitaine Léo Franck Gnapié, a déclaré que le fait marquant « est l’interpellation, le 15 février à Bria, du nommé Hervé Wassima qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des faits d’association de malfaiteurs, d’enlèvements, de séquestration et d’actes de torture. Il a été transféré le lendemain à Bangui et remis aux autorités centrafricaines ». Selon le porte-parole de la Police, « ce genre d’intervention ciblée sera conduite autant que possible afin d’instaurer et maintenir un équilibre sécuritaire acceptable permettant la libre circulation des personnes et des biens et la lutte contre l’actuel sentiment d’impunité ».

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE: INVITATION A LA CONFERENCE DE PRESSE HEBDOMADAIRE DE LA MINUSCA

img_3734_pp_minusca
 

CENTRAFRIQUE: AVIS AUX MEDIAS: Conférence de Presse -Jeudi à 8h30 à OCHA

ocha

La Sous-Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Ursula Mueller, a effectué une visite officielle en République centrafricaine (RCA) du 18 au 22 février 2018. A l’issue de ce séjour, elle tiendra une conférence de presse le jeudi 22 février à 8h30 pour partager les conclusions de ses entretiens avec les plus hautes autorités nationales, les acteurs humanitaires, le corps diplomatique et les donateurs. 

Quand ?

Jeudi 22 février à 8h30
Où ?

Salle de conférence d’OCHA
Bangui, Avenue de l’Indépendance (à côté de l’Hôtel Ledger Plazza, Bangui)

Une navette sera à la disposition des journalistes qui couvriront cette activité. Les points de ramassage sont dans l’ordre : Kiosque des journaux, Radio et Télé Centrafrique

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
 

CENTRAFRIQUE : LE MINISTRE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE DOIT DÉMISSIONNER POUR DONNER UNE CHANCE À SA CARRIÈRE POLITIQUE…              

                                                                                          Jean-Serge-Bokassa                               

Le processus de retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique a été lent et parsemé d’embûches. La témérité de la communauté internationale et la volonté d’un peuple meurtri de recouvrir la paix ont permis la tenue d’une élection couplée sur l’ensemble du territoire national. Entre les deux tours des présidentielles, des alliances contre nature ou diaboliques ont été scellées nonobstant la diversité des idéologies contradictoires.

Ces alliances n’ont pas été formalisées pour partager la vision politique de l’éminent élu de la nation mais pour se faire une place au soleil au détriment des attentes du peuple. L’un des candidats malheureux aux dernières présidentielles et l’un des premiers soutiens au désormais élu de la nation, le ministre de l’administration du territoire, du haut de ses six pour cent (6%) récoltés aux présidentielles a été récompensé au poste stratégique et régalien de ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique et de l’administration du territoire.

À ce stade, tout est rose mais les négociations qui ont abouti à la conclusion de ces différentes alliances n’ont pas défini la durée et /ou la déchéance de ces accords. Est-ce un fait délibéré ? Faire de la politique, c’est avoir la capacité de donner des coups mais aussi d’en recevoir…

Progressivement, certains membres du gouvernement commencent à se démarquer au point de voler la vedette ou de faire de l’ombre au président de la république. Inquiet et préoccupé prioritairement par le renouvellement de leur mandat en 2021 au détriment des priorités nationales, le pouvoir instaure un dispositif comparable à un rouleau compresseur pour étouffer les appétits des potentiels candidats à la prochaine présidentielle.

Ainsi des membres de l’opposition radicale, le président de l’assemblée nationale ainsi que quelques membres du gouvernement qui se reconnaîtront sont dans les viseurs de cette unité spéciale. Mais peut-on être dans le viseur du pouvoir et exercer efficacement comme ministre ? Cette cohabitation venimeuse et suicidaire est de nature à détruire sa marque de fabrique et par voie de conséquence hypothéquer ses chances d’avenir. L’ultime option politique crédible et plausible demeure la démission en vue de sauvegarder son capital confiance. Honte au pouvoir qui contredit et viole sans gêne la célèbre maxime de Gandhi qui disait je cite: « Il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que la nôtre brille ».

Ce pouvoir de rupture est caractérisé par une obsession maladive d’anéantir ses adversaires (accusations de coup d’état par exemple). Fort de ce qui précède, le citoyen lambda qui ne cesse de constater l’absence de démission dans la culture politique centrafricaine s’interroge : Comment peut-on travailler efficacement dans un environnement pollué et malsain ? Le ministre de l’administration du territoire est-il victime de son propre succès ? A-t-il volé la vedette à l’illustre élu de la nation ? Être un brillant ministre dans un gouvernement est-il une faute politique ou professionnelle ? Le pouvoir craint-il sa probable capacité de nuisance en 2021 ? Les autorités de Bangui peuvent-elles renouveler leur mandat en 2021 si elles s’évertuent à fabriquer artificiellement des opposants ?

L’organisation d’une réunion publique du pouvoir avec les autorités locales ( sous-prefets, maires, chefs de quartier etc…) a l’insu du ministre de tutelle est-elle synonyme de reniement ou de récusation ? Si tel est le cas, qu’ont-ils fait de la logique administrative et de la solidarité gouvernementale ? Le ministre de l’administration du territoire préfère-il en dehors de la démission jouer la prolongation en attendant 2021 histoire d’amasser de l’argent et/ou de racketter un peu ? Craint-il des poursuites judiciaires légales ou fabriquées artificiellement après sa démission ? Pourquoi les présidents centrafricains rêvent-ils toujours d’un deuxième mandat avant l’évaluation et surtout la fin du premier ?

Ailleurs ces genres de déboires conduisent naturellement à la démission pour divergence idéologique mais pourquoi pas en Centrafrique ? A titre de rappel, la démission est par définition un acte par lequel on renonce à une fonction ou à un mandat. Pour qu’elle soit valable, la volonté de mettre fin à la fonction doit être manifestement claire et sans équivoque.

Nous insistons sur le fait qu’une absence injustifiée même de façon prolongée ni un abandon de poste comme l’actuel ministre de l’administration du territoire avait fait par le passé ne peuvent constituer une démission. De toute les façons, les carottes sont cuites et l’issue devient inévitable: démissionner d’un gouvernement qui lui est hostile le grandira. De toute évidence et même si l’intéressé  n’ose démissionner, il ne fera certainement pas parti de la prochaine aventure gouvernementale qui se profile en filigrane. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                                                                         

Paris le 16 février 2018

IMG_5081

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                             Tel : 0666830062.    

 
1 commentaire

Publié par le 17/02/2018 dans Uncategorized

 
 
%d blogueurs aiment cette page :