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CENTRAFRIQUE : MICHEL AMINE LANCE UN APPEL POUR LA PAIX.

12 Oct

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Le Président National de l´UNDP, le frère Michel Amine lance un appel pour la paix en CentrafriqueMon appel pour la paix 2017.

Chers Concitoyens, Chers sœurs et frères, Chers compatriotes, « Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. » C´est par ces paroles du St Coran, Sourate 19, verset 33, en accord direct avec les paroles de confiance de Jésus, le Christ de Dieu, qui déclare dans son Evangile en Jean 14, 17, « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix, je ne vous la donne pas comme le monde vous la donne, que votre cœur ne se trouble pas et ne s´alarme pas », que je commence cet appel à la paix pour notre nation, la République Centrafricaine, en cette année 2017 qui tire bientôt vers sa fin.

Je suis épris de paix au regard de tant d´espoirs que suscitent les cris de souffrance des hommes et des femmes que vous êtes, dans notre cher et beau pays, la Centrafrique.
Le temps de rassemblement est arrivé, le temps de se rassembler autour de ce qui est cher à tout humain : la paix, sans laquelle nul ne peut rien faire.

Chers concitoyens, Chers Sœurs et frères de notre nation,.
Le combat pour la paix est une lutte qui nous engage tous. C´est dans l´optique de cette recherche que je vous demande de faire confiance aux institutions de notre pays, que le peuple souverain a mis en place pour œuvrer et trouver des voies et moyens pour réussir notre développement. Mais ce développement ne deviendra réalité que si, ensemble, nous œuvrions pacifiquement et d´un commun accord, à dire non à l´usage de la force et de la violence qui nous déchirent et perpétuent notre pauvreté.

Les nations fortes de cette terre ont compris le sens de la paix et de l´unité, et ont su dire non à la guerre. 
Le Rwanda est de ce fait un exemple qui a su dire : « plus jamais ça ! » et le prouve par le niveau rasant de son développement. C´est cet exemple que notre nation suivra. Je lance ici un appel pressant aux forces de la mort de cesser leurs exactions au sein de notre peuple et de nous rejoindre dans nos efforts pour la paix en Centrafrique. Que les Antibalaka, toutes les fractions Seleka et autres groupuscules acquis à la violence déposent leurs armes et reviennent à la raison. La paix ne peut pas être un fait de la violence. Notre nation a besoin de sécurité pour que ses citoyens vaquent librement à leurs tâches et devoirs.

Il s´agit pour cela de laisser tomber toutes les forces particulières pour embrasser l´unique force nationale et s´organiser autour d´un idéal de défense territoriale et nationale. J´exhorte de ce fait ceux qui ont la rage du pouvoir, ceux-là qui ont soif de sang pour le simple pouvoir, de cesser d´instrumentaliser notre jeunesse en les armant pour tuer sans raison.

J´invite de ce fait toute la nation à penser à ceux qui sont tués chaque jour et qui meurent pour rien. Il s´agit d´une sœur, d´un frère, d´un ami. Tous ceux-là font partie de notre sang, et nous ne les oublierons jamais.

La souffrance de notre pays causée par ces guerres insensées me contraint à cet appel urgent pour la paix et à la prise de conscience que notre nation ne peut plus continuer à vivre ainsi. Regardons autour de nous et admirons les efforts de paix des nations qui réussissent leur développement.

C´est pour cela que mon regard est tourné vers tous ceux qui vivent dans l´arrière-pays, tous ceux et toutes celles qui sont retranchés dans des zones difficiles d´accès, tous ceux et celles qui courbent l´échine chaque jour à la recherche de la moindre pitance pour se nourrir et subvenir aux besoins de leurs familles en détresse.

Tous ceux de nos frères et de nos sœurs qui ne peuvent nullement librement se mouvoir sans crainte d´être victime d´une agression ou d´une autre.

Je suis conscient de la faute de nos ainés qui n´ont pas compris le sens de cette paix que nous recherchons tant aujourd´hui ; Ceux-là qui avaient ou qui ont la destinée de la nation entre leurs mains mais qui ont trahi notre peuple par leur sens élevé de la cupidité et enclins à un égoïsme poussé, choses qui les ont aveuglés au point ne plus pouvoir voir en face les réalités d´une nation centrafricaine en détresse. 
Ils doivent maintenant reconnaître leurs fautes dans la mauvaise gestion de notre pays, dans les situations malheureuses qui ont amené des sujets à faire recours à la force, signe qu´ils ont été à court d´arguments, et qui a fait périr tant d´hommes, de femmes et d´enfants de ce pays.

Je pense ici à des composantes de notre nation dites minoritaires, notamment les peuls et les pygmées, à ceux de notre peuple qui se sentent abandonnés par les pouvoirs qui se sont succédé dans notre pays.

Je n´oublie pas les minorités religieuses et tous ceux et celles qui croient différemment et qui approchent leur Dieu de manières différentes. La guerre de religion n´a pas de sens, surtout dans ce pays où durant des centenaires, des gens se sont côtoyés paisiblement, en exerçant chacun sa religion dans la paix.

Il en sera encore ainsi, une fois la paix acquise dans notre pays, et ce sera le fait de toutes et de tous. J´en rêve et nous le réaliserons.

Alors, tous ceux de nos citoyens qui sont confinés dans les brousses et qui vivent sous le régime de la peur, les dignes bergers peuls, pour ne citer que ceux-là, et qui ne peuvent plus paître leurs troupeaux en paix, faute de liberté de se mouvoir dans un pays pourtant libre, ceux-là retrouveront la liberté d´exercer leur mode de vie. Il va s´en dire, que comme tous les autres peuples de notre nation, ceux-ci sont tous des personnalités juridiques et des sujets de droit, protégés par la loi et dont nul n´a le droit de porter atteinte à leur intégrité physique et matériel. Notre paix donne droit au respect de la vie privée de chaque citoyen, de quelque milieu qu´il soit issu, de quelque croyance qu´il soit tributaire.

Le droit à la singularité est un devoir de paix pour une nation qui respecte la particularité de chaque homme, de chaque femme, chacun se présentant tel qu´il est, avec les forces de développement qui sont les siennes et susceptibles de contribuer fortement à la croissance de ce pays.

La recherche de la paix passera aussi par là, sans oublier l´obligation de respect envers les forces qui encadrent la paix dans notre pays, en débit de quelques bévues constatées. Je pense aux forces Minusca des Nations Unies, aux forces françaises Sangaris, ceux-là de nos amis qui ont quitté le chez eux pour faire chemin vers nous, en laissant derrière eux, espaces de vie, familles et connaissances, pour venir nous aider dans notre processus de recherche de la paix et de la réconciliation nationale.

Notre respect va aussi aux forces des pays amis et voisins tel le Tchad, sans oublier le Cameroun, les deux Congos, les deux Soudans, qui ont fait de leur mieux pour nous assister dans nos souffrances et dans les peines orchestrées par nos guerres indignes, ces dignes frères voisins dont seules les frontières nous séparent, et qui sont frères dans le sens du mot d´ordre patriotique de notre parti : « Nous sommes tous frères et sœurs, de l´Est à l´Ouest, du Sud au Nord ».Par cet appel pour la paix pour notre Nation, je romps mon silence après les injustices connues par le passé dans le processus incongru qui a abouti à l´annulation de ma candidature aux dernières élections présidentielles dans notre pays. Je ne vous ai jamais abandonné. Mon cœur a continué de vibrer pour une Centrafrique nouvelle.

Je fais confiance aux autorités en place pour leur sens de responsabilité et du souci de paix pour notre nation. Ces derniers sont tenus de tenir leurs promesses à notre peuple, auquel cas ils seront bien obligés de payer à notre peuple pour leur manque d´engagement pour la justice et pour la paix. 
Dans l´attente de nous revoir bientôt sur la scène politique de notre pays. Sur ce, chers compatriotes, il ne me reste plus qu´à vous exhorter au courage du pardon et de la recherche de la paix les uns avec les autres, choses sans lesquelles notre nation ne saura s´affranchir des ravages de la guerre.

Comme le disait notre icône africain Nelson Mandela : « Des gens courageux ne craignent pas le pardon, au nom de la paix ». Vous êtes des femmes et des hommes courageux, qui êtes capables de paix.

Que vive la paix dans notre nation et au sein de notre peuple, Vive la République Centrafricaine.

Que Dieu bénisse notre pays.

 

Marseille, 11 octobre 2017

Votre Serviteur et frère de sang,
Amine Michel, Président Fondateur de l´Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP-CA)
 
 
3 Commentaires

Publié par le 12/10/2017 dans Uncategorized

 

3 réponses à “CENTRAFRIQUE : MICHEL AMINE LANCE UN APPEL POUR LA PAIX.

  1. Dieudonné Bezi

    16/10/2017 at 8 h 20 min

    https://polldaddy.com/js/rating/rating.jsCe qui m’intrigue le plus souvent lorsque certains hommes politiques de la Centrafrique prennent la parole sur le sujet sécuritaire ils n’hésitent pas à pointer du doigt le groupe des Antibalaka.Pour eux ce sont ses jeunes patriotes qui sèment encore la désolation dans les arrières pays ou qui sont à l’origine de leurs déboires politiques (Intentions cachées dans leur disque dur à savoir leur mémoire). N’eut été la présence de ces Jeunes combattants sans gros moyens de guerre le pouvoir en place serait mis en éclats par les non centrafricains qu’ils ont recrutés pour venir les installer au pouvoir. Ils continuent à murir leurs idées en embrigadant certains compatriotes. De grâce dites au moins merci à ces jeunes qui ont libéré ce pays et qui continuent à se battre en lieu et place de nos Forces Armées. Ce n’est pas leur mission. Vous devrez constamment vous poser la question suivante. Est-ce que la R.C.A est elle encore un État ou une énième Région d’un pays qui nous entoure. Lorsque vous aurez trouvé la réponse à cette problématique on pourra s’asseoir et dialoguer. Pourquoi les éléments de 3R tenaient vaille que vaille à s’installer à Bocaranga? Et si ces petits n’avaient pas été là quel devrait etre le sort des villes environnantes? Pourquoi faire la politique d’autruche lorsqu’il s’agit de ces petits que vous peignez de toutes couleurs? Pourquoi le groupe des ex séléka ne veut pas déposer les armes lourdes qu’ils détiennent par devers eux? Vous les chosifier à leurs couteaux de jet.Quelle méchanceté?

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  2. Mathurin Motia

    13/10/2017 at 16 h 13 min

    https://polldaddy.com/js/rating/rating.jsje m’associe à votre souci face à la réalité qui prévaux dans notre pays.la paix demeure l’essentiel a l’heure actuel pour le Centrafrique.

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