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Archives Mensuelles: septembre 2017

CENTRAFRIQUE : DE NEW-YORK À BANGUI VIA PARIS, LE VRAI DÉBUT DE LA RÉSOLUTION DE LA CRISE.    

                                     General Assembly Seventy-first session, 17th plenary meeting
General Debate                                                
La 72 eme session du sommet des Nations Unies sur le développement durable a eu lieu au siège de l’ONU du 25 au 27 septembre 2017. Plusieurs chef d’Etat et de gouvernement ont effectué le déplacement. Contrairement à l’absence remarquable du têtu voisin tchadien, l’élu de la nation centrafricaine a honoré de sa présence le rendez-vous mondial.
Le President de la République a plaider solennellement la cause centrafricaine tout en demandant l’appui de la communauté internationale et des partenaires au développement. Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, le President gabonais a fait une plaidoirie en faveur de la levée de l’embargo comme si le message du President centrafricain n’était pas audible et crédible.
Depuis son séjour bruxellois et aux bénéfices d’un entretien téléphonique à la sourdine avec le jeune President français, le mathématicien de Boyrabe a été sommé de se rendre à Paris pour un tête à tête au palais de l’Elysée. Visiblement tendu et énervé à la sortie de cette entrevue, le citoyen lambda qui est toujours curieux et inquiet s’interroge dans l’optique de comprendre.
Que s’est-il passé au cours de cet entretien ou alors qu’est-ce qui s’est dit entre les deux hommes d’Etat ? Quels sont l’objet et le mobile de cette sommation de venir à Paris ? Pourquoi le traditionnel tapis rouge de l’Elysée n’avait pas été déroulé a l’élue de la nation centrafricaine alors qu’il a été déroulé quelques minutes après pour recevoir le President libanais ? Et quelle est la résolution née de cet entretien ? Si résolutions il y’a, pourquoi elles ne sont pas rendues officielles ? S’agissait-il simplement de valider et d’imposer la feuille de route de Libreville du 17 juillet 2017 ? À propos de la feuille de route, cette dernière est-elle fédératrice de différents protagonistes de la crise ? Peut-on dans ce cas d’imposition parler d’une énième ingérence au nom du droit humanitaire ? La feuilles de route fait-elle l’unanimité ? Et si ingérence il y’a, quelles seront les sanctions envisagées en cas de non application de la feuille de route initiée par l’Union Africaine ? L’Elysée a t-elle un plan B de sortie de crise en cas de non respect de la feuille de route de Libreville ?
De sources proches du palais de l’Elysée soutiennent que le message des quatre mousquetaires de la place de la République à Paris a fait des échos et est parvenu à la présidence française. Pour ce faire et pour parer toutes éventualités, nous estimons qu’il n’est pas tard pour que le President de la République rectifie le tir pour arrêter l’hémorragie. Malgré le remaniement gouvernemental, de violents combat ont repris à Bocaranga. Comment peut-on expliquer ce cycle de violence après l’entrée des groupes armés au gouvernement ? Le President de la République doit comprendre que le constat à l’état actuel est médiocre en dépit de l’autosatisfaction de la mouvance Présidentielle.
Visiblement, le pouvoir a renoncé à ses responsabilités régaliennes au profit des organisations non gouvernementales et des groupes armés. Le clientélisme, l’affairisme, le clanisme et le régionalisme se font sentir à l’image des décrets portant nomination des préfets et sous préfets. Pire, la presse nationale et la presse Présidentielle sont privatisées ou sous-traitées à un auto-entrepreneur qui infiltre à volonté et sans résistance les circuits de l’Etat ( reportage, entretien, interview etc ). Parallèlement à cette privatisation et/ou sous-traitance, le gouvernement travaille t-il dans un climat, de cohésion et de solidarité ?
Quelles sont les réactions ds parlementaires et surtout du haut conseil de la communication sur cette dérive. Pour finir, nous tenons à rappeler au President de la République le soutien du peuple qui fait fi de tous les errements liés à la mal gouvernance et lui demande de ramener la paix, la sécurité, de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national conditions sine qua none de tout développement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.  
                                                                 
Paris le 29 septembre 2017
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Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.
Tel : 0666830062
 

CENTRAFRIQUE: DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE

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Bangui, le 26 septembre 2017 – La situation humanitaire dans l’Ouest de la République centrafricaine se dégrade à nouveau depuis le début du mois de septembre. La prise de plusieurs localités notamment les villes de Bocaranga et de Niem par des groupes armés et les affrontements qui s’en suivent ont causé un grand nombre de déplacements. La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15 000, et ceux de Niem, 8 000, s’est réfugiée dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire. Ces incidents surviennent alors que les actes de violence contre le personnel humanitaire dans cette zone avaient poussé plusieurs acteurs à suspendre y temporairement leurs activités. 

« Encore une fois, les civils continuent de payer un très lourd tribut aux affrontements entre les groupes armés » s’inquiète le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi. « Dans sa fuite, la population est non seulement coupée de l’assistance dont elle a tant besoin mais elle est aussi davantage exposée à l’adversité et aux exactions des groupes armés et à la destruction de leurs biens ». 

Le Coordonnateur humanitaire met en garde contre une nouvelle recrudescence de la violence dans l’ouest mais également à l’est du pays qui engendrerait de nouveaux besoins humanitaires. Najat Rochdi a donc rappelé que « les capacités opérationnelles de la communauté humanitaire subissent déjà de fortes pressions dans un contexte marqué par le sous-financement de l’aide ». « L’émergence simultanée de nouveaux foyers de tension dans plusieurs régions aggravera sans aucun doute la situation déjà très fragile de milliers de déplacés ainsi celle des communautés qui se remettent à peine des crises à répétition ». 

La persistance de la violence en République centrafricaine depuis le début de l’année 2017 et la hausse vertigineuse des besoins ont amené la communauté humanitaire à réviser le Plan de réponse humanitaire. A ce jour, seul 30% du financement requis a été sécurisé. Ce défaut de financement entrainerait une baisse quantitative et qualitative de la réponse. D’ores et déjà, dans plusieurs régions, certains acteurs ont dû se retirer faute de ressources financières adéquates. Dans la majorité des cas, ils étaient les seuls à accorder une assistance à ceux qui sont dans le besoin. Najat Rochdi « appelle la communauté internationale à ne pas abandonner la Centrafrique où la moitié de la population nécessité une assistance pour sa survie ».

 

Virginie Bero

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

 

CENTRAFRIQUE: La MINUSCA S’INSURGE CONTRE UNE NOUVELLE ATTAQUE DIRIGEE CONTRE SES CASQUES BLEUS

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Bangui, 24 septembre 2017 : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) condamne sans réserve une nouvelle attaque contre sa Force dans l’après-midi du vendredi 22 septembre, à proximité de Gambo (préfecture du Mbomou).

Au cours d’une mission d’escorte de convoi par le contingent marocain, les Casques bleus ont été pris à partie par des éléments armés assimilés à des anti-Balaka et ont vigoureusement riposté pour repousser les assaillants. Un Casque bleu a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et immédiatement évacué pour une prise en charge médicale. Sa condition est jugée stable.

La Mission condamne avec fermeté cette nouvelle tentative de mettre en péril sa mission et rappelle que son déploiement n’a d’autres objectifs que la protection des populations civiles et le retour de la paix et de la stabilité en RCA, tels que prescrit par son mandat

Elle souhaite prompt rétablissement au Casque bleu blessé et s’assurera que les auteurs de ces actes lâches et répréhensibles soient interpellés et répondent de leurs forfaits devant la justice.

La MINUSCA est plus que jamais déterminée à poursuivre ses missions de sécurisation des populations civiles et de soutien à l’extension de l’autorité de l’Etat en toute impartialité et avec la rigueur nécessaire. 

 

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CENTRALAFRICANREPUBLIC: MINUSCA FIRMLY CONDEMNS A NEW ATTACK AGAINST ITS PEACEKEEPERS

Bangui, 24 September 2017: The United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) condemns an attack on its peacekeepers on 22 September near Gambo (Mbomou Prefecture).

The attack was perpetrated by units, thought to be from the anti-Balaka, against a convoy escorted by the Moroccan contingent who retaliated and repelled the assailants. During the attack on the convoy, one peacekeeper was seriously wounded. The peacekeeper was immediately evacuated for medical care and is currently in a stable condition.

MINUSCA strongly condemns this new attempt to disrupt its mandate. MINUSCA’s presence in CAR seeks to provide protection to the civilian population, and to support efforts to achieve peace and stability in the country.

MINUSCA wishes the injured peacekeeper a rapid recovery, and calls for  the perpetrators of the cowardly and reprehensible attack to be arrested and brought to justice.

MINUSCA reaffirms its determination to protect civilians and support to the extension of State authority and will continue to execute these tasks with impartiality and firmness.

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE: La MINUSCA intervient à Bocaranga contre une attaque des éléments de 3R

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Bangui, 24 septembre 2017 : Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) interviennent contre des éléments de Retour, Réclamation et Réhabilitation ((3R) qui ont fait irruption dans la ville de Bocaranga (Ouham-Pende), aux premières heures du samedi 23 septembre 2017 pour s’attaquer à la population civile.

Alertées, les forces de la MINUSCA, qui étaient en patrouille à différents endroits de la ville au moment de l’attaque, ont aussitôt réagi et réussi à repousser ces éléments armés. Certains de ces assaillants ont été contraints de rebrousser chemin pour se réfugier dans la brousse, tandis que d’autres ont pris d’assaut des habitations.

Les premiers bilans de cette attaque font état de cinq blessés,  dont un dans un état jugé sérieux. Ils ont tous été immédiatement évacués à la base du contingent bangladais de la ville où ils reçoivent des soins appropriés.

Près de 200 habitants de la ville ont trouvé refuge à proximité de la base de la MINUSCA afin de fuir les combats. Une patrouille de la MINUSCA a également évacué six membres du personnel humanitaire vers la base de la Mission.

La MINUSCA a mobilisé toutes ses capacités militaires et intensifié ses patrouilles dans la ville, dont elle assure aussi la sécurisation des endroits stratégiques.

La situation est actuellement sous contrôle des Casques bleus.

La MINUSCA demande à ces éléments armés de se retirer sans délai des habitations occupées et de la ville, et prévient qu’elle n’hésitera pas à utiliser toute la force nécessaire pour les empêcher de s’en prendre à la population civile dont elle a mandat d’assurer la protection.

La MINUSCA rappelle l’obligation de tous acteurs armés d’éviter toutes actions qui pourraient mettre en danger les civils et des acteurs humanitaires comme l’exige le droit international humanitaire.

 

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CENTRALAFRICANREPUBLIC: MINUSCA repels attack from 3R forces in Bocaranga

Bangui, September 24, 2017: The United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) repulsed an attack against the civilian population in Bocaranga (Ouham–Pende) by the units of ‘Retour, Réclamation et Réhabilitation’ (3R), in the early hours of Saturday, September 23rd, 2017.

MINUSCA forces, who were patrolling in the city at the time of the attack, immediately responded and succeeded in repelling the assailants, some of whom were forced to flee into the bush, while others sought refuge in residences in the town.

During this attack, five persons were wounded one of whom remains in serious condition. All five were evacuated to the base of MINUSCA’s Bangladeshi contingent for treatment. Nearly 200 residents sought refuge near the MINUSCA base, while a MINUSCA patrol evacuated six humanitarian personnel to the Mission base.

MINUSCA’s forces have reinforced their positions in strategic locations of the city and intensified patrols throughout the city to prevent attackers from preying on civilians and further escalation of violence.

The town is currently under control of MINUSCA forces.

MINUSCA firmly condemns this violence and calls on the 3R to withdraw without delay from the recently occupied dwellings and from the city, and warns that it will not hesitate to use the force required to implement its mandate and prevent attacks on the civilian population.

MINUSCA reminds all armed groups to refrain from any actions which place the lives of civilians or humanitarian actors in danger, as is required by international humanitarian law.

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

 

CENTRAFRIQUE : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NGBAKA MANDJA : LES PRÉMICES DE LA CHUTE DE TOUADERA? 

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Pour la première fois dans l’histoire de la Centrafrique, les Ngbaka Mandja se sont réunis publiquement en Assemblée Générale à Boy Rabe au domicile de Fidèle Ngouadjika, conseiller spécial à la présidence de la République.

Le but officiel d’un tel regroupement selon ses initiateurs serait le développement social, économique de la région de Damara, ainsi que la promotion de la culture Ngbaka Mandja.

Cependant, personne n’est dupe de ce réveil soudain des Ngbaka Mandja : un autre but – non officiel – serait aussi caché derrière cette réunion ethnique ; celui de s’unir pour soutenir les actions d’un de leur devenu président de la République.

Logiquement, cette association des Ngbaka Mandja influera sur les grandes décisions du pays.

Pourquoi ce brusque réveil de l’ethnie de Touadera ?

Cette prédisposition à vouloir se replier au sein de la tribu est une tendance forte qui tend à l’exclusion des autres groupes ethniques, à l’accaparement du chef de l’état et devient le support idéologique du régime pour exercer et conserver le pouvoir.

.Le tribalisme c’est le fait de penser que son ethnie parce qu’il est au pouvoir est supérieure, domine et est au centre de toute la gestion de l’état, excluant des communautés ethniques entières de la participation aux affaires de l’État.

Et pourquoi pensons-nous que ce regroupement est dangereux ?

Dans notre Centrafrique, l’ethnicité est indexée comme l’un des obstacles majeurs au fonctionnement de la société et un vecteur capital de la crise actuelle.

Cette utilisation politicienne de l’ethnie explique les tensions et les conflits divers qui émaillent l’histoire de notre pays depuis l’indépendance.

Si l’on excepte la brève parenthèse de la deuxième présidence Dacko (1979/1981), la république centrafricaine n’a connu qu’une suite de régimes tribalistes ou régionalistes, de la première présidence Dacko (1960/1965) aux régimes militaires des présidents Jean-Bedel Bokassa (1965/1979), André Kolingba (1981/1993) et François Bozizé(2003-2013) en passant par l’ubuesque mais tragique épisode de la Seleka(2013-2014) et de la transition de Catherine Samba Panza(2014-2015).

La population centrafricaine compte environ 90 groupes ethniques, assez proches les uns des autres, qui cohabitent de manière relativement pacifique.

Il est commun de distinguer les « gens de la savane » (ethnies du nord, Sara et Kaba) et les « gens du fleuve » (ethnies du sud, le long du fleuve Oubangui : Banziri, Sango, Yakoma et Mbaka) .

Ce clivage a donné aux mutineries de 1996 et 1997 une dimension ethnique, les affrontements dressant les mutins « sudistes » et Yakomas contre les forces de sécurité présidentielles « nordistes » et Sara .

Entre les indépendances et la fin du règne de Bokassa, le pays était dominé par des Ngbaka qui ont créé des associations pour soutenir les leurs (Dacko, Bokassa).

On se souvient encore de la cour impériale de Berengo ou des fermes de Mokinda.

De 1981 à 1993, l’appareil étatique était dominé par les Yakomas de l’ethnie du président Kolingba.

En arrivant au pouvoir en 1993, le président Patassé (d’ethnie Sara) a marginalisé les élites du sud, privant le pays de précieuses compétences.

Jusqu’en 2003 les membres des ethnies nordistes (Sara et Kaba) sont surreprésentés dans l’appareil gouvernemental, le parti au pouvoir et à l’Assemblée nationale.

Pour preuve, le Premier ministre, Anicet George Dologuélé, et le président de l’Assemblée nationale, Luc Dondon Konambaye, étaient des parents du président Patassé.

La Garde présidentielle (FORSDIR), jusqu’à sa dissolution officielle en janvier 2000, était composée à 80% de membres des ethnies du nord.

Très rapidement la situation politique se crispe, Patassé se révélant affairiste et attisant les clivages régionalistes se coupe même d’une partie de la base de son parti issue d’autres groupes ethniques.

L’opposition fustige le caractère autoritaire et ethnocentriste du pouvoir de Patassé (d’ethnie Sara).

La réorganisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sera par exemple l’une des causes des troubles de 1996-1997.

Les soldats de l’ancienne garde présidentielle de Kolingba, d’ethnie Yakoma, n’ont pas supporté d’être affectés aux FACA, alors que des hommes originaires de l’Ouham Pendé, la région du président Patassé, intégraient la garde présidentielle.

En avril 1996, puis de nouveau en mai et novembre 1997, une partie de l’armée se mutine pour réclamer le paiement d’arriérés de salaires.

C’est dans ce contexte sous fond de frustration qu’une nouvelle tentative de coup d’état a lieu le 28 mai 2001.

De nombreux militaires d’origine Yakoma fuient vers la République Démocratique du Congo par peur des représailles.

Patassé, en écartant du pouvoir des personnalités du Nord et d’autres ethnies a une fois de plus réduit sa base politique nordiste.

Ainsi le 25 octobre 2002, des forces loyales au Général François Bozizé(majoritairement de son ethnie Gbaya) entrent en Centrafrique par le nord.

Le gouvernement repousse ce nouvel assaut avec l’aide de la Libye et du MLC de Jean Pierre Bemba. Après cinq jours de combats, les rebelles se retirent de la capitale, mais gardent le contrôle d’une partie du nord du pays.

Cette tentative de coup d’état fait des centaines de morts, 10.000 personnes déplacées et le départ d’un nombre significatif de Centrafricains vers les pays voisins.

Le 15 mars 2003, le Général Bozizé parvient finalement à renverser le régime d’Ange-Félix Patassé par un coup d’état.

François Bozizé devient Président de la République.

L’Assemblée Nationale est dissoute, la Constitution du 14 janvier 1995 est suspendue et, en avril, un Conseil National de Transition (CNT) est mis en place, organe consultatif dans lequel siègent des représentants des partis politiques, de la société civile et de l’administration.

A partir du coup d’état de mars 2003, la transition visait à permettre à toutes les ethnies d’être représentées et ce afin de marquer l’unification du pays.

Ainsi le Conseil National de Transition représentait l’ensemble des partis mais aussi l’ensemble des régions et a fortiori des ethnies.

Mais Bozizé va tribalisé son pouvoir en se fondant sur une base ethnique.
Le SODEBOS, une association des ressortissants de Bossangoa va voir le jour et jouer un rôle primordial dans le jeu politique. SODEBOS bénéficiait d’un meilleur accès au pouvoir, d’une plus forte légitimité, et était plus à même d’influencer l’élaboration de la politique nationale.

Qui ne se souvient des natifs de Benzambé?

Les autres ethnies marginalisées, pourchassées et maltraitées par Bozizé, ses parents, ses enfants et proches baignent dans la résignation.

Ce qui permis à Michel Djotodia de prendre le pouvoir en 2013 avec son rassemblement des musulmans au sein de la coalition SELEKA.

Rapidement émergeront des regroupements cette fois autour de la communauté musulmane.Djotodia s’entoure des personnalités musulmanes.

Ce qui poussa les autres groupes à se révolter en créant les Anti Balaka.

Conséquence. Djotodia a été contraint de démissionner sous la pression des chefs d’état d’Afrique centrale.

Une transition s’organisera autour de Catherine Samba Panza qui à son tour mettra à ses côtés, ses cousins, neveux, et autres membres éminents de son ethnie Gbanziri.

Apres les élections de 2015, Touadera est donc arrivé, comme un messie.

C’était un soulagement général. Tout le monde était FAT. Il a bénéficié d’un contexte particulièrement favorable pour stabiliser et développer le pays par une gouvernance basée sur la justice sociale et la cohésion nationale.

Malheureusement, on constate que Touadera risque d’être pire que ses prédécesseurs.

En érigeant DAMARA, son village natal a un sanctuaire des grandes décisions du pays, le president démontre qu’il privilégie ce repli identitaire au détriment de la diversité. Pourquoi pas Boali? Pourquoi pas Mbaiki?

Au fil des jours, il a recentré son pouvoir autour de sa famille, belle-famille et de sa région à qui tout est donné et tout est permis.

On a envie de vomir lorsqu’on écoute que des Ngbaka Mandja ont organisé une assemblée Générale.

Un dégout parce que tout se passe aujourd’hui comme si ce pouvoir octroyé à Touadera par le peuple souverain serait un héritage des Ngbaka Mandja.

En RCA, les évènements se suivent et se ressemblent à quelques différences près… Touadera aurait dû tirer les leçons du passé.

Le Centrafricain lambda ne comprend pas que l’homme de Damara ne comprend pas que dans nos quartiers, villages, ses frères Ngbaka Mandja sont devenus hautains, bombant la poitrine du simple fait qu’ils appartiendraient à l’ethnie du chef de l’état.

Un sentiment qui, le plus souvent est source du manque d’objectivité dans une nation.

En initiant cette assemblée générale, lui le président de tous les centrafricains aurait dû les en dissuader.Hélas NON COMME D’HABITUDE TOUADERA NE CONTRÔLE RIEN, NE MAITRISE RIEN ET LAISSE FAIRE.

Philosophiquement parlant, l’ethnie est entendue comme une communauté d’hommes partageant une même langue et une même culture.

La nation quant à elle est un groupement de peuples, d’ethnies, vivant dans un même espace, et partageant une histoire commune.

Comment accepter qu’une ethnie veuille devenir l’élément primordial du choix politique et du rapport qu’un centrafricain entretient avec d’ autres centrafricains?

Or, une telle conception comporte souvent des dangers imprévisibles; ceux liés à la destruction de l’harmonie sociale.

En gros le tribalisme occasionne la dislocation du tissu social, et parfois suscite la révolte; Ce qui par voie de conséquence ralentit l’unité nationale.

C’est ainsi qu’en moins d’une année la communauté Ngbaka Mandja a émergé brusquement au sein d’une société centrafricaine divisée par des ressentiments communautaires.

On observe que les membres de cette communauté sont nommés ministres de la République et occupent maintenant dans certains secteurs les postes importants y compris dans les affaires.

Le peuple a compris : C’EST BIEN L TOUR DES NGBAKA MANDJA N’EST CE PAS?

Avec cet élan, les adversaires du chef de l’État l’accusent de faire preuve d’ethnicisme et de favoriser les intérêts de ses parents de l’ethnie Ngbaka Mandja.

Ce qu’il faut alors décrier, dans cette démarche égocentrique c’est la récupération politique du pouvoir par une seule ethnie pour en exclure d’autres ethnies

La Centrafrique attend toujours son Sankara, son Mandela, son Jerry Rowlings…

Bref, la Centrafrique attend un président qui mettra l’intérêt de la population au-dessus de toute autre considération ethnique pour que nous retrouvions la paix véritable.

Cette assemblée générale n’est-elle pas, l’expression d’un pouvoir à bout de souffle parce qu’il n’avait plus de recettes à proposer ?

Qu’est-ce que ce peuple centrafricain a fait au Bon Dieu pour être puni de la sorte ?

Ou est passé le ZO KWOE ZO de Boganda?

N’est ce pas que tout president qui gouverne ce pays par l’ethnie chute toujours?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 25 Septembre 2017

Par Charlie Joseph LARABO NGBAKA MANDJA

 

 
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Publié par le 25/09/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE :POURQUOI AMINE MICHEL FAIT PEUR A TOUADERA ?

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Faustin Archange Touadera est-il réellement à l’origine des ennuis de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès(UNDP) de Michel Amine ?

A première vue NON car Touadera et Amine se connaissent bien, auraient d’excellentes relations fraternelles et seraient mêmes proches. 

L’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), est un jeune parti politique dont le leader Michel Amine a fait l’objet de traque permanente conduisant à l’invalidation de sa candidature sous le régime de la transition de Catherine Samba Panza.

Après l’organisation des élections démocratiques, les résultats ont donné Faustin Archange Touadera élu président de la République et l’UNDP de Michel Amine devançant les autres partis politiques traditionnels a raflé 14 sièges.

A l’Assemblée Nationale, c’est bien ce e parti politique qui est indiscutablement la première force politique du pays.

Or depuis l’accession de Touadera au pouvoir, Amine Michel s’est retranché en France, silencieux comme une carpe comme si l’homme ne voulait nullement gêner le président Touadera qu’il connait bien et à qui il aurait rendu de nombreux services.

Cependant, l’UNDP et ses militants font l’objet d’une marginalisation endémique par le même pouvoir de Touadera .

Cette percée de ce jeune parti aurait fait des jaloux dans les rangs des politiciens vereux et dans le cercle du pouvoir.

Les dirigeants du pays (Touadera et Sarandji) sont à la manœuvre pour briser l’élan de ce jeune parti et son leader.

L’UNDP, malgré son poids politique est aujourd’hui dans la tourmente avec le déclenchement d’une crise larvée entre les militants, traduite par les trahisons, les exclusions , les divisions dont Touadera et sa clique seraient les véritables instigateurs.

Il faut rappeler certains faits aussi troublants.

D’abord un militant de ce parti en occurrence Gaby Francky LEFFA a été débauché et bombardé Ministre de l’urbanisme et de l’habitat au grand dam de Michel Amine. Un poste bidon qui n’honore pas ce grand parti.

Immédiatement, le Koudoufariste LEFFA a été exclu du parti et est devenu l’homme de main de son beau-frère Mathieu Simplice Sarandji.

Cet allié de circonstance sera encore maintenu au gouvernement pour faire un pied de nez à Michel Amine.

Ensuite, les parlementaires élus sous la bannière du parti ont été débauchés contre des pièces sonnantes et trébuchantes au profit du pouvoir( Touadera et Méckassoua).

Le président du groupe parlementaire UNDP YANGANA- YAHOTE (Un homme versatile), outrepassant ses pouvoirs aurait signé un accord parlementaire avec le groupe cœur uni à l’insu du président du parti.

Cet accord politique mort-né n’a jamais bénéficié aux militants et militantes de l’UNDP qui broient du noir malgré leur bonne foi à soutenir le régime car Touadera sollicitait uniquement les voix des députés UNDP à des fins politiciennes.

Enfin, Faustin Archange Touadera, a récemment encore fragilisé l’UNDP en contournant les propositions des ministrables faites par Amine Michel, débauchant Mme Ginette AMARA, cadre du parti pour la bombardé ministre de la recherche scientifique, un autre portefeuille honorifique et vide.

Comment comprendre que des rebelles sont entrés en surnombre au gouvernement alors que l’UNDP, la première force politique du pays n’ a même pas un représentant au sein de ce nouveau gouvernement Titanic ?

Pourquoi Touadera veut il absolument enterrer l’UNDP de Michel Amine ?

Selon nos analyses, le malheur de l’UNDP est d’avoir un leader populaire et Faustin Archange Touadera aurait peur de cette popularité : il aurait infiltré ce parti, afin de mieux le déstabiliser et faciliter sa réélection – alors qu’il envisage encore de se présenter à sa propre succession en 2021.Son seul adversaire potentiel serait Michel Amine.

En politique les faits sont toujours têtus. Lorsqu’un groupe de partis politiques de la majorité présidentielle comme le PATRIE, la CRPS et le RPR ont claqué la porte, Touadera et son équipe tendaient l’oreille et s’inquiétaient de la position de l’UNDP dans ce mic mac.

Le président Touadera croit voir partout l’ombre de Michel Amine le renverser dans les urnes lors des prochaines présidentielles. Son entourage en est totalement persuadé : Amine Michel est un adversaire sérieux pour 2021, rapportent certains soutiens du président Touadera.

Le président Touadera se servirait de ce système pour empêcher Michel Amine de se présenter à l’élection présidentielle de 2021.

Méthodiquement, le leader de l’UNDP fait l’objet d’un sevrage individuel avec une utilisation systématique de leviers variés : surveillance des déplacements, tentatives de blocages des avoirs, découragement des militants, achats de conscience etc.

Stratégiquement, on ignore son parti dans les nominations, les consultations et les propositions de sortie de crise.

Comment se fait-il que dans un pays où l’UNDP représente la majorité de la population, il n’est pas dans ce fameux gouvernement Sarandji 2 et nulle part ailleurs?

L’acharnement politique au sommet de l’État contre Amine Michel et ses militants semble être devenu une manie, au point que le premier ministre Sarandji aurait juré selon des sources dignes de foi de neutraliser systématiquement tous les fidèles de Amine .Aucun militant du parti ne sera nommé au sein de l’administration étatique.

Ne pas aimer une personne est une chose. Mais, vouloir la liquider en est une autre.

Ce qui se passe à l’heure actuelle en Centrafrique est inquiétant. Ce qui s’y prépare est cauchemardesque.

Il y a une politique systématique qui est envisagée pour se débarrasser d’une composante importante de la politique nationale, à savoir l’UNDP, première force politique du pays.

Plusieurs observateurs croient savoir qu’ avec ce nombre de parlementaire, le fauteuil de premier ministre devrait logiquement revenir à Michel Amine.

Dans un tel pays, comment la frustration ne puisse pas conduire à la lutte armée ?

N’est-ce pas une manière de pousser Amine vers, le sport préféré des politiciens centrafricains, la rébellion armée ?

La violence en politique est une pratique courante encrée dans les mœurs depuis des décennies en Centrafrique.. Au sommet de l’Etat comme dans les arrière-cuisines des partis, on ne compte plus les complots, les assassinats en règle ou les soutiens aux groupes armés.

Ce n’est pas une nouveauté, mais Michel Amine semble choisir la voie des urnes à celle des armes.

En Centrafrique, le silence de Michel Amine inquiete le peuple, les hommes politiques et le president Touadera .

Logiquement dans un contexte aussi explosif Michel Amine devrait se prononcer car son peuple veut l’entendre.

Ce régime Fatiste comme un fouilleur de poubelle tire encore et encore sur le président de l’UNDP.

Au moment où le pouvoir semble parfois échapper des mains de ceux qui nous gouvernent, rarement le combat électoral de 2021 aura été aussi rude.

Pourquoi Amine Michel garde t-il toujours le silence.?

Prépare t-il 2021?

Est-ce un lion mort ?

Ou un lion qui dort et qu’il ne faut pas réveiller ?

TOUADERA NE SAIT IL PAS QUE QUAND UN LION DORT, IL N’EST PAS MORT ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 21 Septembre 2017

Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE : LA GOUVERNANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS RÉPOND T-ELLE AUX CONTRAINTES DE LA CRISE ?    

                                               
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Au lendemain du discours d’investiture qui a vu naître la notion de rupture, un vent d’espoir a soufflé sur l’étendue du territoire national. Même les groupes armés qui ont accepté de surseoir leurs agitations pour faciliter l’organisation des élections ont aussi cru. Compte tenu des contraintes et exigences liées à la profondeur de la crise, le peuple centrafricain dans son ensemble a signé tacitement un chèque en blanc aux nouvelles autorités en prolongeant l’état de grâce au delà de trois semestres.
Ces contraintes et exigences sont multiformes au point que chaque geste ou action des nouvelles autorités doit être méticuleux, réfléchi et rationnel afin de rapprocher la crise d’une solution et paix durable. S’agissant de la paix, on ne peut rechercher éperdument la paix sans maîtriser et circonscrire le concept et les différents attributs. La paix, concept très abstrait est une notion qui évoque un état de tranquillité, de calme sans oublié l’absence de perturbations, de guerre et de conflits. Cette fameuse paix tant recherchée par nos autorités ne peut être acquise que par la contribution sans exclusive de tous les centrafricains.
Après trois semestres de gouvernance, le President de la République a effectué plusieurs sorties médiatiques avec des affirmations redondantes et surtout diamétralement opposées des réalités centrafricaines. L’autosatisfaction, corollaire de l’amateurisme et la non maîtrise des réalités socio-politiques ont conduit le President de la République a affirmé ce qui suit sur les ondes de Radio France Internationale : « Nous sommes à un point charnière du développement ». Cette affirmation infondée, erronée car ne reposant sur aucun indicateur plausible a fait bondir le citoyen lambda qui s’interroge : A propos de cette affirmation, le President de la République faisait-il allusion à notre chère nation déchirée par la guerre ou d’un autre État ?
La communauté internationale et nos partenaires au développement ne sont-ils pas étonnés d’une telle affirmation ?
Cette affirmation n’a pas fait sourire le patron de la Minusca ?
Il est important de rappeler qu’une époque charnière suppose un changement important et décisif, un pas vers la résolution durable de la crise ou alors un moment de sûreté, de quiétude.
En dehors du calme latent de la capitale, observez-vous ces ingrédients dans le quotidien des centrafricains ? Le nouveau locataire du palais de la renaissance a t-il fait le suivi-évaluation des différents processus en faveur de la paix avant d’avancer cette affirmation ? Une autopsie ou un diagnostic de la crise centrafricaine avait fait l’objet d’une étude ? Pensez-vous qu’intégrer les représentants des groupes armés dans le gouvernement constitue une phase charnière de développement de la Centrafrique. Pensez-vous que la paix sociale passera nécessairement par le programme DDRR qui est son cheval de bataille ? Êtes-vous informé que la moyenne de fréquence alimentaire des centrafricains correspond à un repas par jour ?
Le chef de l’Etat doit redescendre sur terre et d’affronter les réalités centrafricaines car ce n’est que de cette manière qu’il va l’affranchir. Le remaniement gouvernemental attendu comme salvateur a accouché d’une souris. L’erreur de reconduire le premier ministre s’est ajoutée aux précédentes. Fort de ce qui précède, le président de la République réussira t-il avec cette équipe à forcer la main des bailleurs qui ont donné de promesses de fond lors de la conférence de Bruxelles ? Qu’ adviendrait notre chère patrie si ces promesses ne seront pas tenues ? Heureusement que les salaires sont versés depuis toujours par nos partenaires au développement. Et cela jusqu’à quand ? Ils ne se lasseront pas ?
Nous espérons que le professeur des mathématiques qui a l’habitude de résoudre des équations beaucoup plus complexes dans les amphithéâtres saura se remettre en cause et appliquer la formule adéquate. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.                                                                                                              
 
Paris le 22 septembre 2017
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Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062
 

CENTRAFRIQUE: LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX, SOUS LE SIGNE DE LA MOBILISATION EN FAVEUR DES GROUPES VULNÉRABLES EN CENTRAFRIQUE

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Comme chaque année à travers le monde, la Journée internationale de la paix sera célébrée, ce jeudi, 21 septembre, dans toutes les villes de la Centrafrique, sous le thème : « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ».

En République centrafricaine, la MINUSCA et différents partenaires nationaux organisent, à cette occasion, une série d’activités autour du thème central. Un accent particulier sera mis sur la mobilisation de la population en faveur des groupes vulnérables, notamment les réfugiés, les déplacés et des retournés.

Parmi les activités prévues à Bangui figurent, ce jeudi, une cérémonie officielle prévue au Stade Omnisports de Bangui, en présence des autorités nationales et du leadership de la MINUSCA, suivi d’une exposition-photo au Siège de la MINUSCA, à Bangui, sous le thème « Centrafrique, l’Espoir jusqu’au bout » avec le photographe centrafricain Pacôme PABANDJI en collaboration avec le Bureau de la Communication stratégique et de l’Information publique de la MINUSCA.

La Journée internationale de la paix verra aussi un rassemblement de solidarité avec les retournés, rapatriés et refugiés de Bangui autour du rond-point Abel Goumba. Une activité organisée avec le Réseau des femmes de la Police de la MINUSCA en partenariat les Forces de Sécurité Intérieure (FSI). Une caravane de la paix initiée par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) sillonnera tous les arrondissements de la capitale suivie de la finale du Tournoi de la Paix organisée par la Ligue de football de Bangui.

Les femmes leaders de la RCA ne sont pas en reste ; elles entendent, une nouvelle fois, faire retentir leur voix dans un plaidoyer en faveur de la paix en Centrafrique.

Il convient de rappeler que cette journée a été déclarée par l’Assemblée générale des Nations Unies en vue de renforcer l’idéal de paix, tant au sein des pays et qu’entre les pays eux-mêmes.

 

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE : Noureddine Adam refuse de désarmer tant que ses hommes sont emprisonnés

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Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) conditionne sa participation au processus de « désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement » (DDRR) à la libération de tous ses combattants arrêtés par les Casques bleus et remis au gouvernement centrafricain, a annoncé lundi 11 septembre un porte-parole du groupe armé.

« Nous ne participerons au DDRR que si nos hommes arrêtés à différentes occasions par les Casques bleus, remis aux autorités centrafricaines et placés en détention au Camp de Roux soient libérés », a déclaré un porte-parole du FPRC. Issu de l’ex-Séléka, le FPRC est dirigé par Noureddine Adam, ancien numéro 2 de cette rébellion qui a renversé le président François Bozizé en 2013. Le groupe armé contrôle plusieurs zones du nord, du centre et de l’est de la Centrafrique. Le groupe armé fédère également autour de lui le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), autre groupe issu de l’ex-Séléka, et l’aile anti-balaka de Maxime Mokom.

Le processus DDRR fragilisé

Sa position apparaît donc inquiétante pour la suite de ce processus qui constitue, pour le président Faustin Archange Touadéra, un début de solution pour pacifier le pays. « Nous étudions ce problème que nous prenons très au sérieux. Nous voulons éviter que d’autres groupes réclament libération de leurs hommes. Sinon, à quoi servirait la justice ? », s’interroge un membre du gouvernement, qui préfère, sur ce sujet sensible, conserver l’anonymat.

Interrogé par Jeune Afrique, il expose les termes de la difficile équation face à laquelle se trouve confronté le gouvernement fraîchement nommé : « Personnellement, je sais que Noureddine Adam a toujours été un partisan sécessionniste. Accéder à sa demande c’est lui donner carte blanche pour les nombreuses manœuvres dont on le sait capable ».

Ces dernières semaines – notamment lors des négociations menées sous l’égide de la communauté catholique Sant’Egidio – l’ancien patron du service de renseignements de Michel Djotodia avait réclamé une amnistie. Une éventualité qui conduirait à le laver de toute responsabilité éventuelle dans les crimes commis dans le pays, sur lesquels enquête la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique, créée en 2015 mais dont le procureur n’est arrivé à Bangui qu’en mai dernier.

Le DDRR n’est pas une solution à tous les problèmes auxquels le pays est confronté, mais il reste un outil indispensable.

Quatorze groupes armés, dont le FPRC, avaient été inscrits pour le processus DDRR lancé le 30 août par le président centrafricain. « Le DDRR n’est pas une solution à tous les problèmes auxquels le pays est confronté, mais il reste un outil indispensable qui, s’il est appliqué avec rigueur peut contribuer à renforcer la confiance entre tous les acteurs, réduire le nombre d’armes en circulation dans le pays, faire baisser le niveau de violence et la criminalité en favorisant un changement de mentalité concernant l’usage des armes », a  déclaré le patron de la Minusca, Parfait Onanga Anyanga.

Quelques jours après le lancement, c’est sur les ondes de la radio Ndeke Luka lundi qu’il annonce la clôture de l’opération : « Le DDRR, c’est fermé ! », a martelé le diplomate onusien.

Une déclaration considérée, au sein de la population, comme une « réponse ferme à Nourredine Adam ». « Mais il va falloir que la MINUSCA arrête de dormir, on en a marre ! », s’énerve Cyprien Kalouangui, notable de la ville de Kouango qui a dû fuir le week-end dernier pour trouver refuge à Bangui.

La Minusca, de son côté, affiche ses résultats. Mercredi 13 septembre, lors d’une conférence de presse à Bangui, elle a annoncé avoir récupéré 86 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions récupérés.

 

Source : http://www.jeuneafrique.com/474251/politique/centrafrique-noureddine-adam-refuse-de-desarmer-tant-que-ses-hommes-sont-emprisonnes/

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA SALUE LA MISE EN PLACE DU PANEL DES FACILITATEURS DE L’UNION AFRICAINE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Bangui, 13 septembre 2017 – La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) soutient l’initiative de l’Union Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation en RCA, et va travailler avec le Gouvernement centrafricain et le panel des facilitateurs de lUA, mis en place cette semaine à Bangui, pour que le pays retrouve le chemin de la paix. 

« La MINUSCA va appuyer l’UA au niveau technique, logistique et politique, en vue de la mise en œuvre de sa feuille de route pour la RCA. A cet effet, elle entend développer un partenariat solide avec le Gouvernement et le panel des facilitateurs », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, en soulignant que la Mission avait participé à la première rencontre du panel. La MINUSCA espère que les efforts conjoints du Gouvernement, de lUA, des acteurs sous-régionaux et des Nations Unies vont contribuer à obtenir des groupes armés une adhésion sans équivoque à la cause de la paix.  

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a mis en garde le groupe 3R (Retour – Réclamation – Réhabilitation) contre toute tentative dentrée dans la ville de Bouar (ouest de la RCA), qui aurait des conséquences dramatiques pour la population civile. « La MINUSCA demande au responsable de ce groupe armé de renoncer à ce projet. La Mission met également en garde les éléments anti-Balaka présents à Bouar contre toute violence ciblant une communauté spécifique », a prévenu le porte-parole. 

Le porte-parole est également revenu sur la contribution de la MINUSCA au processus de sécurisation et au retour à lordre constitutionnel en RCA, alors quelle célèbre le 15 septembre prochain, le troisième anniversaire du transfert des responsabilités entre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) et la MINUSCA. Grâce à ses 12.000 soldats, policiers et personnels civils déployés sur le territoire national – dont certains ont payé le sacrifice ultime pour le retour à la paix  et à travers ses interventions multiples aux côtés des partenaires centrafricains et étrangers, la MINUSCA a permis au pays de se remettre sur la voie de la paix malgré les tentatives déserpérées des perturbateurs de faire dérailler ce processus inévitable, a-t-il dit. 

Le porte-parole est également revenu sur la poursuite de lopération pilote du DDR à Bouar, la semaine prochaine, alors que les enregistrements à Bangui ont pris fin, permettant de désarmer et démobiliser 109 combattants dont six femmes et de récupérer 86 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions. Le porte-parole a divulgé les statistiques de la semaine sur les abus et violations des droits de lhomme (44 incidents pour 62 victimes) et annoncé la tenue cette semaine à Bangui dune séance de sensibilisation sur la Cour pénale spéciale à lendroit des personnes déplacées, dans le cadre du projet conjoint Gouvernement/ONU dappui à la CPS. 

De son côté, le porte-parole de la Force, Lieutenant-colonel Côme Ndayiragije, a fait savoir que la Force de la MINUSCA a pris des mesures préventives pour  combattre les menaces, dans le cadre de son mandat de protection de la population civile. « La Force collabore étroitement avec les forces de sécurité intérieure et reste vigilante pour maintenir l’ordre et prévenir des actes criminels de toute nature dans la capitale et dans les régions, avec lapoursuite des opérations et les escortes des convois humanitaires pour permettre l’accès ȧ l’aide, aux populations civiles dont une partie importante vit des camps des déplacés, » a souligné le porte-parole. 

Pour sa part, le porte-parole de la composante Police, Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé la réouverture la semaine prochaine, et en collaboration avec la Police centrafricaine et les partenaires financiers, du commissariat du 3ème arrondissement de Bangui. « En prévision de cet évènement, des séances de travail ont été organisées avec les autorités administratives, responsables religieux et chefs du comité des sages du 3ème », a-t-il indiqué. « C’est l’occasion pour nous, d’en appeler au sens de civisme de la population, afin de préserver en tous temps et en tout lieu ces infrastructures d’utilité publique », a conclu le porte-parole de la Police, en rappellant que le commissariat a été fermé suite aux évènements survenus le 20 juin 2016.

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