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Archives du 24/08/2017

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA DÉNONCE LE COMMUNIQUÉ DE LA COORDINATION DES ANTI-BALAKA 

Bangui, 23 août 2017 – La MINUSCA a pris connaissance avec consternation du communiqué signé par M. Maxime Mokom, au nom de la coordination des anti-Balaka, en date du 21 août. Ce communiqué lui fait injonction de “prendre ses responsabilités, pour bouter ces mercenaires étrangers hors du territoire national”, en menaçant de prendre ses responsabilités pour la 2e fois “pour la défense de la souveraineté” de l’État.

La MINUSCA s’insurge contre la tentative d’instrumentalisation de la Charte des Nations Unies et des instruments pertinents du droit international pour la promotion des droits de l’homme et des peuples, à laquelle se livre M. Mokom. La MINUSCA tient à rappeler qu’elle a été établie par des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies pour mettre fin à des crimes graves, qui avaient été perpetrés en République centrafricaine pendant les heures sombres de la crise qui l’a frappée en 2013.

La MINUSCA précise également, comme l’a rappelé le Rapport-mapping sur les violations graves des droits de l’homme et des atteintes au Droit International Humanitaire,qu’elle a publié conjointement avec le Bureau du Haut commissariat aux droits de l’homme, en mai 2017, qu’un processus est toujours en cours pour connaître tous les crimes et toutes les destructions qui ont été commises contre des populations innocentes centrafricaines, pour que leurs auteurs répondent devant les juridictions pertinentes centrafricaines et internationales.    

A cet égard, en se réclamant des actes odieux commis par les anti-Balaka, dont nombreux sont en cours d’investigation, M. Mokom fait publiquement et de manière honteuse, l’apologie de la violence et de l’impunité qui est la source de l’instabilité et de la violence cyclique qui affectent la Centrafrique depuis des décennies. 

La MINUSCA dénonce donc, de manière la plus forte, l’injonction faite par M. Mokom et son groupe, qui ressemble tant à une justification des violences intercommunautaires qui sont en cours et qui continuent d’endeuiller de nombreux Centrafricains qu’à une tentative de récupération d’actes de violence pseudo-populaire à des fins de destabilisation des institutions légitimes centrafricaines.   

La Centrafrique étant un État de droit, aucun groupe armé – aucun individu -ne peut s’arroger le droit de recourir à la violence armée, au pretexte de mettre fin à l’insécurité quelqu’en soit d’ailleurs la gravité. 

La MINUSCA rappelle, qu’agissant avec le consentement de autorités centrafricaines et sous instruction du Conseil de sécurité, elle a pour mandat de contribuer au rétablissement de la paix, à la protection des populations civiles et à la restauration de l’autorité de l’État de manière impartiale. Elle ne saurait, par conséquent, recourir à la force pour satisfaire les sombres desseins de quelque partie que ce soit et surtout pas des anti-Balaka, qui sont déjà impliqués largement dans des violences qui se poursuivent et continuent d’endeuiller ce pays. 

La MINUSCA tient à souligner que seule la voie du dialogue promu par le Président de la République et le Gouvernement centrafricain, à travers le Programme National de DDRR et les multiples processus de mediation, y compris par l’Union africaine et la communauté de Sant’Egidio, sont à même de contribuer à une sortie durable de la crise en RCA.  C’est dans ce contexte que la question de la prise en charge des combattants étrangers sera traité dans le respect bien compté du droit international en vigueur. Tout autre appel est tendancieux et contribuera à exacerber une situation déjà fort préoccupante et de légitimer la violence comme une arme politique.

La MINUSCA n’y souscrira jamais et ne ménagera aucun effort pour appuyer les initiatives légitimes des autorités centrafricaines dans leur volonté de construire une Centrafrique plus paisible et prospère dans la diversité et la cohésion nationale.

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Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE : Centrafrique, le Rwanda à la manoeuvre    

Les massacres de civils et les tueries entre bandes armées sont désormais quasi hebdomadaires. Le martyr du peuple centrafricain et les assassinats de Casques bleus semblent devenir une fatalité.
Un logiciel usé
Les responsables de l’ONU, avec à leur tête un Antonio Gutterres bien décevant, et leurs représentants à Bangui, dont la prestance cache beaucoup d’amateurisme, « condamnent énergiquement  » et menacent de traduire en justice les criminels. Des personnalités onusiennes, y compris à Bangui, avancent même imprudemment des « signes avant-coureurs de génocide ».
Ces paroles sont devenues totalement inaudibles tant elles sont répétitives. Elles provoquent, au mieux, un haussement d’épaules des adeptes de ce terrorisme interne. Quant aux médias internationaux, ils ne font qu’alerter, depuis plusieurs mois, sur la situation catastrophique du pays. L’ONU et la France ont adopté un logiciel qui est inopérant mais qui continue imperturbablement à être utilisé.
Tous les efforts accomplis en matière financière n’ont que très peu d’impacts sur la situation dramatique des populations. Qu’il s’agisse de la mobilisation de policiers et militaires, de la création d’une très onéreuse Cour Pénale Speciale toujours en jachère et du lancement des projets impliquant les autorités nationales,Avec ce logiciel, il manquera toujours des financements et il faudra toujours renforcer les effectifs.
Un Etat failli
La question de la disparition de l’État et d’une administration publique est curieusement évacuée par l’ONU. Généralement, les décisions et ordres du pouvoir exécutif centrafricain, dans lequel règne une rare confusion, n’ont que très peu d’effets, en raison de la disparition de l’organisation hiérarchique de l’administration.
Avec l’impunité, sans cesse remise verbalement  en question mais érigée en véritable dogme de l’actuelle gouvernance , les sanctions administratives ou disciplinaire sont exceptionnelles et ne concernent généralement que des opposants.
Vers une solution africaine 
En dehors de l’aide humanitaire aujourd’hui très insuffisante devant le désastre humanitaire, l’ONU, le FMI, la Banque Mondiale et l’Union européenne pourront multiplier leurs soutiens au gouvernement actuel, sans obtenir les résultats souhaités. On peut déverser de grandes quantités d’essence sur un véhicule à pédales, il n’en avancera pas pour autant.
Le président Paul Kagame a bien intégré l’échec de l’ONU et de la France en Centrafrique. Le futur président de l’Union africaine, au premier janvier 2018, sera le maitre d’oeuvre de la Feuille de route de l’Union africaine. Une solution africaine avec des Africains sera tentée avec la totale adhésion du président Touadera, guère convaincu par l’initiative de Sant’Egidio.
Israel dans les coulisses
Premier arrivé à Kigali, le 18 août 2018, pour l’investiture, du président Kagame, Faustin-Archange Touadera est déjà protégé par une garde présidentielle formée de militaires rwandais. Nul doute que les méthodes de gouvernance de Paul Kagame seront bientôt d’actualité à Bangui, avec en arrière plan les liens que Paul Kagame a noué avec Israël, qui entretient également d’étroites relations avec le président Touadera, suite à sa visite exceptionnelle d’une semaine, en mai dernier.
Source : http://mondafrique.com/centrafrique-rwanda-a-manoeuvre/
 
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Publié par le 24/08/2017 dans Uncategorized

 
 
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