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CENTRAFRIQUE: LA CRISE AURAIT-ELLE PU ÊTRE ÉVITÉE?

18 Mar

 

ayandho

L’Histoire de notre pays, d’une manière générale, a souvent été douloureuse. Sa gestion, pas toujours parfaite non plus. Il n’y a jamais eu de véritable entente entre les différents acteurs politiques, jamais de réelles discussions sincères et constructives, jamais de réels compromis, jamais de réel intérêt pour notre pays, pour les centrafricaines et les centrafricains. Le discours, le message Politique, n’a jamais été que de violence. Par voie de conséquence, l’exercice du Pouvoir l’était d’autant. Donc, sans aucune hésitation, sans aucune ambiguïté, je dis que cette crise aurait pu être évitée si les politiques avaient pu et su être d’intérêt général et non personnel ou égoïste.
Mis à part son caractère brutal, violent, inouï, la crise centrafricaine est au final l’aboutissement non plus redoutable mais fatal, tragique, celui d’un long processus désastreux. Elle tire ses racines profondes de toutes les occasions manquées d’entente et de rassemblement. Le Patriotisme a souvent et malheureusement fait défaut dans les différentes et diverses postures… Il y aurait tellement à dire!

Un compatriote, à la suite de ses récentes et dernières réflexions, posait gravement la question suivante. Serions-nous capables de faire montre désormais de maturité et de nous débarrasser de toutes nos approximations? Je réponds à cela, et pourquoi pas? Je suis certes affligé, mais je ne désespère pas d’une « Nouvelle Aube ». Ainsi donc, au vu et surtout à l’observation de tout ce qui a pu occasionner tous nos errements, tous nos manquements, je dis sans aucune hésitation que si nous avions eu un tant soit peu de civisme, de patriotisme et de responsabilité, jamais nous n’aurions eu toutes ces crises récurrentes qui nous ont finalement conduits au chaos actuel.
En effet, tous les cadres de débats utiles et nécessaires à l’échange contradictoire ont été épuisés. Malgré toutes les médiations, toutes les déclarations de bonnes intentions, toutes les résolutions, tous les engagements pris, rien n’y fit. Aussi, faille t-il le souligner mais surtout le reconnaître, les dispositions et autres mesures arrêtées et convenues, prises dans l’urgence pour palier les urgences politiques, de nature très provisoire, étaient toutes difficilement applicables en pratique. Les conséquences furent désastreuses. Jamais il n’eut fallu s’employer au « démembrement » des Forces Armées Centrafricaines, au motif ou au prétexte avéré ou non de son ethnicité, de sa politisation…et d’y pourvoir par du recrutement régional de milices et autres pour assurer sa Sécurité… Enfin, personne ne saurait dire ni infirmer aujourd’hui que le régime de l’ex-Président François BOZIZE, sur la fin, était déjà bien chancelant. Il n’était donc pas nécessaire, pour les uns comme pour les autres, pour des politiques supposés avisés, d’avoir usé de frottements de mains, opté de quelque intelligence avec la rébellion armée. Tous ceux-là concernés se reconnaîtront ici. En démocrates, mais surtout en bons politiques, visionnaires, consensuels, il eut suffi que les politiques se soient retrouvés au sein d’une Plateforme politique commune, pour y discuter de tout, avec des objectifs bien précis voire ensemble de « QUI » devait conduire une Transition politique consensuelle, assumée, jusqu’à de nouvelles élections démocratiques, pour qu’il n’y eut jamais et la constitution, et la déferlante SELEKA sur l’ensemble du Territoire national et sur les populations civiles… Il n’y aurait jamais eu les Dialogues de Libreville et de Ndjaména, ni les « médiateurs » dont nous sommes plus que jamais affublés, ni les forces onusiennes d’interposition, avec aujourd’hui toutes leurs conséquences. Démunis de tout, soumis à toutes les influences froides et pressantes, tout nous est aujourd’hui très amicalement « suggéré », « recommandé ».

Tout ce qui est aujourd’hui à entreprendre sera voué à l’échec, si nous ne voulons toujours pas nous ressaisir et recréer toutes les conditions de notre unité de vue et de destin. Nous devons maintenant nous projeter uniquement par rapport à notre pays, ne plus jamais être de complexe ni d’une quelconque soumission, parce que peut-être redevables. Il n’est plus jamais question que de notre Relèvement et de notre Reconstruction.

Jacques Ayandho

 

 
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Publié par le 18/03/2017 dans Uncategorized

 

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