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CENTRAFRIQUE: SI LA MINUSCA A S’INQUIETER, MOI, JE M’INTERROGE…

02 Mar
ayandho

Il semblerait qu’il y aurait une distribution d’armes à des jeunes par la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) à Ippy, Préfecture de la Ouaka. Le but serait de poursuivre son offensive sur Bambari, en violation de la « ligne de démarcation » tenue par les forces onusiennes… La MINUSCA condamnerait fermement de tels actes et manoeuvres. Elle s’inquiéterait que si cela était mis à éxécution, les rebelles mettraient gravement en danger la vie d’innocentes populations civiles et pourraient donner lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix… Je n’ai jamais su que la MINUSCA, de par son mandat, était capable de définir, de tracer des lignes de démarcation et de stopper conséquemment quelques mouvements ou actions de la part des groupes armés… Si c’est le cas, pourquoi ne pourrait-elle pas étendre cette compétence sur l’ensemble du territoire, tracer d’autres lignes de démarcation à devoir faire reculer jusque dans les derniers retranchements, pour le désarmement ou la neutralisation? Pouvoir cohabiter pendant au moins 3 à 4 ans et « déloger » ensuite un groupe armé qui a sévi, tué impunément dans une localité aujourd’hui désespérée, où elle-même est toujours en positionnement, suggérer avec force et décider d’autorité du « relogement », de la « relocalisation » d’un chef rebelle qui écumait la zone, la région, ainsi que de celle de ses troupes, je m’interroge…

Partant, je ne comprendrai jamais qu’un gouvernement, en pareilles circonstances, puisse s’attacher à autant de mansuétude, avoir une telle obstination de volonté de dialogue avec des rebelles, des mercenaires, oubliant étrangement son affligeante position de faiblesse! Que peut-on accepter, que peut-on demander et que peut-on exiger des groupes armés lorsque l’on est aussi tragiquement dépourvu de tout?!? Est-ce que les mercenaires obéissent généralement à leurs chefs de guerre ou à un Président de la République? Il n’est pas troublant qu’une mission internationale pour le maintien de la paix, la MINUSCA, puisse demander à des groupes armés de « libérer » une ville, une zone, et de regagner leurs positions initiales?!? Je m’interroge…

Il reste à la MINUSCA de nous convaincre, de nous soulager de cet enfer. Son impartialité souvent avancée, la protection des populations civiles, le dit renforcement de l’autorité de l’Etat, l’acheminement de l’aide humanitaire, conformément à la résolution 2301, mais souvent décriée, tout cela reste à démontrer. D’autant que l’embargo sur les armes a été prorogé au 31 janvier 2018, je ne comprends toujours pas que le trafic des armes continue sur l’ensemble du territoire et que les Forces Armées Centrafricaines soient encore et toujours démunis de leurs outils de travail… Je m’interroge…

Un mal est fait pour être traité en temps et en heure. Une fois que le temps de réaction n’est pas au rendez-vous, souffre de conséquence et de réactivité, la thérapie appliquée, mais en décalée, devient automatiquement dangereuse et inappropriée. Faites donc tous en sorte que la maîtrise de tous ces faits, de tous ces tragiques et dramatiques événements, ne vous échappe guère. Parce que les responsabilités se précisent, se confirment, et seront à sceller à jamais.

Jacques Ayandho

 
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Publié par le 02/03/2017 dans Uncategorized

 

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