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Archives Mensuelles: mars 2017

CENTRAFRIQUE : REGARD BILANTAIRE DU CINQUIÈME DE LA MANDATURE DU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

                                                                                                        
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Les secondes, minutes, heures s’accumulent et c’est ainsi que les jours se comptent jusqu’à l’année. Notre chère patrie avait connu une crise politique et militaire qui a réduit en lambeaux toutes les couches de la société centrafricaine. Avec le concours des partenaires et de la communauté internationale, la Centrafrique a réussi contre toute attente à rétablir l’ordre constitutionnel en élisant sans contestation un President de la République.
Au lendemain du premier anniversaire de la mandature, certains observateurs de la vie politique centrafricaine s’amusent à esquisser un bilan. Nous estimons qu’il est trop tôt de parler de bilan mais plutôt d’un état des lieux, un inventaire en s’interrogeant de la manière suivante : comment l’élu de la nation a hérité le pays ? Quelles sont les œuvres entreprises ou réalisées ? Quels sont les chantiers en cours ? Où en sommes-nous à l’heure actuelle ?
Un regard rétrospectif, un balayage sur une série de domaine s’impose. La sécurité, la paix et l’unité nationale s’invitent à la première loge car elles constituent les attentes prioritaires de tous les centrafricains. Sur ce domaine, des avancées insignifiantes sont enregistrées. Les centrafricains continuent de pleurer leurs morts, une bonne partie du territoire national est encore occupée par des groupes armés, une absence de représentation et de déploiement de l’autorité de l’Etat dans nos provinces, le programme DDRR qui piétine ou s’enlise, aucune initiative fiable en vue de favoriser le retour des réfugiés, les déplacés internes ont été contraints de regagner leur domicile délabré moyennant des sommes en deçà du minimum des attentes. Au moment où les centrafricains manquent de sécurité, un impressionnant dispositif de sécurité traîne derrière les deux premières dames.
Cette situation fustige certains observateurs de la vie politique. Pour palier à ces insuffisances, nous rappelons au President de la République qu’il est légitime de changer d’approche et de méthode dans le dossier du DDRR en intimant l’ordre à la Minusca et de solliciter l’appui des États limitrophes pour reconquérir par la force les territoires occupés. S’agissant de la justice, les autorités prônent l’impunité alors que le sort des victimes reste incertain, les bourreaux ou seigneurs de guerre sont libres et non inquiétés. Mais nous mettons en relief une avancée très considérable dans la mise en place de la cour pénale spéciale. En rapport avec la cour pénale spéciale, notre pays manque cruellement de structures carcérales et surtout de centre de réinsertion de jeunes délinquants. La situation humanitaire ne cesse de dégrader avec des attaques quasi permanente sur les installations humanitaires atteignant parfois l’intégrité physique des humanitaires. En ce qui concerne la démocratie et la bonne gouvernance, nous félicitons le pouvoir d’avoir respecté les termes de la constitution.
En effet, toutes les institutions prévues par la constitution ont été in extremis mises en place à l’exception du sénat mais nous craignions que ces structures républicaines ne soient des coquilles vides aux ordres du pouvoir.
Alors à quand les élections municipales ? À quand le parti politique du Président de la République ? La mutation du groupe parlementaire « les cœurs unis » en « Alliance Patriotique Présidentielle » est-elle une marche vers la création d’un nouveau parti politique ? Le respect des droits de l’homme est à demi teinte car des fiches, arrestations, auditions et des exactions de l’entourage présidentiel sont enregistrées.
Au niveau économique et financière, nul ne peut se réaliser dans un pays sans la sécurité et la paix. Les succès patents enregistrés sont la réussite de la table ronde de Bruxelles et l’ouverture des négociations avec les institutions financières de Breton Woods. Les autres efforts ne sont pas visibles même s’ils s’inscrivent dans la durée. Sur ce volet, des questions taraudent dans la tête du citoyen lambda : en dehors des salaires, les bourses des étudiants et les pensions des retraités sont payées ? Avons-nous une idée du taux de chômage en général et celui des jeunes en particulier ? Combien de jeunes diplômés sont devenus des commerçants ? Les dépenses faramineuses engagées pour les festivités du premier anniversaire étaient-elles nécessaires ? Compte tenu du contexte socio-économique, une célébration modeste et symbolique suffisait. Les innombrables sorties médiatiques des premières dames sont financées sur quels fonds ? Quelles sont les sources de financement de leurs fondations et/ou actions caritatives ? Sur le plan social, combien de centrafricains ont accès à l’eau potable et à l’électricité ? Quelles sont les réformes entreprises pour améliorer l’accès aux soins, à l’éducation et à la formation ? Pour les infrastructures c’est à dire les routes, l’aéroport, les voies navigables, les logements, les hôpitaux, les écoles, les centres sportifs et culturels, l’université, quelles sont les actions en vue ?
La diplomatie centrafricaine qui devrait être une diplomatie économique, marchande est moribonde et effacée. Nous invitons à cet effet le chef du département de s’impliquer d’avantage car ça ne sont pas les compétences qui lui manque, c’est juste une question de management. Une réussite notable est à mettre à l’actif du pouvoir sur la question du genre. La loi sur la parité permettra à la junte féminine de s’affirmer et de s’imposer mais cette nouvelle loi a été timidement appliquée dans la mise en place des nouvelles institutions républicaines. Nous faisons l’économie des rubriques écologiques et agro-pastorales mais retenons simplement qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite et beaucoup reste à faire. Il faut noter que le facteur temps a joué en faveur du chef de l’Etat.
Les attentes d’une population meurtrie étaient trop importantes mais nous invitons humblement le Président de la République de protéger et de conserver les acquis et de prendre rendez-vous pour l’année prochaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 31 mars 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.
Tel : 0666830062.    
 
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Publié par le 31/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE :Alerte info: Libérez Bienvenu Doumta, les génocidaires circulent librement


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Bienvenu Domta, directeur de publication du journal La Fraternité n’est pas un brigand pour être auditionné et maintenu à l’OCRB. Les bandits et brigands sont libres, bien entretenus et jouissent d’une impunité totale.

« il a simplement publié un article dans lequel, il a décrié une convention de gré à gré signé entre le gouvernement et la société ivoirienne. Et une convention selon la constitution doit nécessairement passée devant l’Assemblée laquelle a la qualité constitutionnelle d’autoriser la signature », selon son proche
#CARcrisis #Presse #RCA
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders / RSF MINUSCA RFI Afrique

 
 
 
 
 
 
 
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Publié par le 29/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : SABOTAGE AU SOMMET DE LA DIPLOMATIE ?

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Le ministère des Affaires étrangères d’un pays est responsable des contacts avec d’autres pays.

Ces contacts peuvent avoir lieu de pays à pays ou bien dans le sein d’organismes intergouvernementaux ou supranationaux (par exemple dans le cadre des Nations unies) ; ou encore pour apporter un soutien aux ressortissants dans d’autres pays. Ce ministère est également responsable des diverses ambassades des pays amis et est la vitrine expressive de la politique extérieure du gouvernement de l’état.

Et avec l’arrivée de Charles Armel Doubane, un diplomate consommé aux commandes des affaires étrangères, beaucoup espéraient que le meilleur est à venir, si on lui donnait toutes les cartes pour mener à bien les reformes entamées. Certes la Centrafrique se signale peu à peu au concert des nations. Ayant une grande partie de ses cotisations dans les instances sous-région ale, régionale et internationale, le pays reprend petit à petit sa place, sur l’échiquier international.

Hélas depuis quelque temps, ce ministère stratégique fait la honte de la République dans le traitement des dossiers sensibles. Une cérémonie de présentation des institutions devrait se tenir au palais de la renaissance en présence des ambassadeurs accrédités en RCA.

Seulement voilà, le département n’a pu envoyer les invitations dans les grandes chancelleries à temps. Certains diplomates auraient été informés par un simple coup de téléphone dans la nuit du lundi 27 Mars entre 22hà minuit pour être conviés à cette cérémonie du Mardi 28 Mars à 10h. Il apparait très rapidement que les diplomates considèrent cette manière peu diplomatique de les convier à une cérémonie officielle comme une humiliation.

Ainsi de nombreux diplomates auraient décidé de boycotter cette cérémonie officielle. Interrogé un diplomate nous confie sous couvert de l’anonymat: « J’ai parfois le sentiment que ce pays a tendance à perpétuer des mauvaises habitudes. Tout y est toujours en retard. Rien absolu rien ne se fait à temps. Tout y est toujours improvisé. Accorder un petit crédit aux diplomates, Cette fois s’en est trop … ».

Un sentiment qui résume le ras le bol des diplomates accrédités en Centrafrique .

Cette improvisation légendaire, selon certains doyens du ministère des affaires étrangères, est dû à la nonchalance, à l’incompétence du personnel en charge de ce dossier et surtout à l’inaction du ministre dans sa gestion.  En plus, avancent ces doyens de la boite, Charles Doubane passe le plus claire de ses temps à voyager nouant des relations personnelles pour garantir son avenir politique que de se mettre réellement à travailler sur les gros dossier du ministère.

Il se désintéresserait selon les mêmes sources de plus en plus de son département au profit de son directeur de cabinet. D’après nos informations d’une source digne de foi ayant requis l’anonymat, d’autres invitations pour des cérémonies des 30 et 31 Mars viennent d’être dispatchées encore en retard vers 17h30.

Bien évidemment, les chancelleries se plaindront encore et on voit que la diplomatie centrafricaine est bien malade. Si la diplomatie est active, le pays ne peut qu’en bénéficier. Dans le cas échéant, il subira l’effet inactif de sa diplomatie morbide. S’il s’est réellement avéré que la diplomatie est une vitrine expressive d’un pays, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est que le reflet de la politique interne du pays qui semble internationaliser.

Lorsque la diplomatie d’un pays quelconque est conquérante, agissante, et active, il est évident que sa politique extérieure persuadera les partenaires à l’assister dans toutes ses entreprises. L’inverse est bien sûr désobligeant pour l’image et la rentabilité diplomatique d’un pays surtout lorsqu’il fait face à de défis réels. Cette plaisanterie de mauvais gout doit cesser car , la République Centrafricaine regorge un atout considérable en termes de capital humain dans le domaine de la diplomatie.

Il semblerait que ce capital humain n’a jamais été utilisé d’une manière idoine pour l’intérêt républicain. Le ministre Doubane aurait pu mieux fait, s’il avait fait un choix plus judicieux des hommes et des femmes pour traduire en actes, le programme diplomatique du Chef de l’état(S’il en a réellement un).

AMATEURISME ET IMPROVISATION: La RCA a frôlé un incident diplomatique.

Mais peut-on espérer sur cette diplomatie aussi moribonde pour relever ce pays ?

N’est ce pas déjà résumé au plan diplomatique, le bilan d’un an du pouvoir Touadera?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 28 Mars 2017

Par Charlie Joseph LARABO

 
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Publié par le 29/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE LES ATTAQUES DES ANTI-BALAKAS

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Bangui le 29 Mars 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dénonce les menaces et les attaques des anti-balakas qui ont récemment visé ses casques bleus à Bakouma (préfecture de Mbomou) et à Bria (préfecture de Haute-Kotto), dans l’est du pays. Les attaques ont eu lieu alors que la MINUSCA intervenait dans les deux localités pour protéger les populations. 

“A Bakouma, la Force de la MINUSCA a été délibérément empêchée par des anti-balakas qui ont détruit le pont. Les menaces et les attaques se sont poursuivies après l’entrée de la Force dans la localité, entrainant la riposte des casques bleus », a déclaré mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, lors du point de presse hebdomadaire, en ajoutant que la situation à Bria reste calme malgré une certaine tension.    

Les incidents à Bria ont fait six morts, 12 blessés et neuf détenus parmi les anti-balakas. Un civil avait également été blessé. Les neuf éléments armés interpelés ont été transférés à Bangui et remis aux autorités judiciaires centrafricaines. A Bakouma, trois anti-balakas ont été tués et quatre autres blessés lors des attaques contre les casques bleus. “La Force est déterminée à répondre fermement à toute forme d’agression à l’encontre du personnel de la communauté internationale comme de la population civile. Elle dénonce energiquement la tentation des groupes armés d’impliquer la population dans ces affrontements”, a pour sa part, affirmé le major Khalid Rahhali, porte-parole de la Force de la MINUSCA, mettant en garde anti-balakas et autres groupes armés. 

Lors du point de presse, la MINUSCA est revenue sur sa mission civilo-militaire dans la zone d’Agoudou Manga – Yassine, où des violences avaient été signalées le 20 mars dernier. « A Agoudou Manga, aucun mort n’a été recensé. Une trentaine d’éléments de l’UPC est présente dans la localité. A Goutsélé, aucun mort n’a été recensé et il n’y a pas de groupes armés dans la localité. A Yassine, une tombe avec trois corps a été découverte”, a indiqué le porte-parole de la Mission. Selon Monteiro, les habitants d’Agoudou Manga et une grande partie de ceux de Goutsélé sont restés dans leurs localités malgré une peur palpable. Par contre, le village de Yassine est complètement vide. Des cas de viols de femmes par des éléments de l’UPC sont signalés à Agoudou Manga. “La Force de la MINUSCA poursuit les patrouilles sur cet axe pour rassurer les populations”, a ajouté Monteiro. 

Dans le chapitre des droits de l’homme, la MINUSCA a documenté 69 violations et abus documentés par la MINUSCA entre le 21 et le 28 mars 2017, touchant au moins 124 personnes. Les groupes armés tels que le FPRC et sa coalition, l’UPC, le MPC/RJ, les ex-selekas, les anti-balakas et la LRA sont responsables de 41 abus tandis que les agents de l’Etat quant à eux, sont les auteurs présumés de 28 violations. La MINUSCA a annoncé également la destruction de 63 grenades, 39 roquettes et 1.111 balles à Ndélé par le Service de la lutte anti-mines des Nations Unies (UNMAS), avec le soutien du contingent pakistanais. “Ces engins explosifs et munitions avaient été collectés et stockés par la MINUSCA dans le cadre de son programme pré-DDR”, a expliqué Monteiro. La MINUSCA a par ailleurs fait part de son soutien aux autorités locales dans la sous-préfecture de Bouca qui a permis la mise en place, du  21 au 25 mars, des comités de résolution des conflits liés à la transhumance, à Bouca et dans les communes de Lady, Marze et Bobo. 

Pour conclure, le porte-parole de la Police, Salifou Konseiga, a souligné la poursuite de la collaboration avec la police et la gendarmerie centrafricaines, afin de protéger les populations civiles, y compris à Bambari où un peu plus de 90 membres des forces de sécurité intérieure (FSI) ont été récemment déployés. “Le 25 mars à Bambari, une opération conjointe Police MINUSCA-FSI, avec la collaboration de la population, a permis l’arrestation de trois individus pour braquage et complicité de braquage”, a précisé Konseiga.

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Bureau de la Communication et de l’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions
 
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Publié par le 29/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA PROTECTION DES CIVILS ET L’ACCES HUMANITAIRE MIS A MAL EN CENTRAFRIQUE

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Bangui, le 28 mars 2017 – Les préfectures de la Ouaka, de la Haute Kotto et du Mbomou sont en proie à une nouvelle flambée de violence qui résulte des affrontements entre les groupes armés. Depuis le début du mois de mars 2017, la communauté humanitaire a recensé de nouvelles vagues de déplacements avec leurs corollaires de besoins urgents. Cette nouvelle détérioration intervient à un moment où les conséquences des violences qui ont émaillées la Centrafrique entre septembre 2016 et février 2017 se font encore lourdement ressentir. Dans cette courte période, plus de 100 000 nouveaux déplacés ont été recensés.

Le Coordonnateur humanitaire a.i. en République centrafricaine, Michel Yao, met en garde les auteurs de ce regain de violence contre les multiples conséquences de leurs actes. «La communauté humanitaire répond encore aux besoins urgents et critiques qui ont été provoqués par les crises de septembre et novembre 2016 à Kaga Bandoro et Bria notamment. Une architecture de réponse a pu être mise en place alors qu’aucun financement n’était prévu à cet effet. Dans ce contexte, les nouvelles violences et exactions contre les civils nous inquiètent au plus haut car mettent en péril des acquis obtenus au prix fort pour venir en aide à ceux dont la vulnérabilité a été autant exacerbée. Cette situation critique intervient alors que les moyens de protection tendent vers leur limite ».

A cet égard, Michel Yao a exprimé sa grande préoccupation par rapport à la protection des civils et ainsi que le ciblage devenu systématique de communautés vulnérables. «Cette tendance dangereuse brouille la nature du conflit et est fort condamnable au regard du droit international » a-t-il souligné. Il invite toutes les parties au conflit à mettre la protection des populations civiles vulnérables au-dessus de toute autre considération et de privilégier le dialogue politique en vue de réduire la souffrance des populations affectées par la résurgence de la violence.

Le Coordonnateur humanitaire rappelle, par ailleurs, aux parties au conflit leurs obligations envers la protection des civils. Il les exhorte également à ne pas enfreindre à la liberté de mouvements des acteurs humanitaires afin que ces derniers puissent secourir ceux qui sont dans le besoin. Michel Yao a saisi cette occasion pour réitérer les principes de neutralité et d’impartialité qui sous-tendent l’action humanitaire.

Michel Yao a par ailleurs rappelé que «cette situation fait courir à la Centrafrique le risque de devenir une crise chronique ignorée et négligée du reste du monde à un moment où la communauté humanitaire et le gouvernement ont décidé de mutualiser les efforts pour mobiliser les fonds qui permettront de continuer à sauver des vies ». Il convient de rappeler qu’à la fin du premier trimestre, les besoins humanitaires évalués à 399,5 millions de dollars n’ont recueillis que 5% de financement.

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Ms. Yaye Nabo SENE
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR)
Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
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Publié par le 28/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA INTERVIENT A BRIA CONTRE DES ELEMENTS ARMES  

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25 mars 2017 – Des casques bleus de la MINUSCA ont essuyé des tirs des anti-balakas vendredi dans la localité de Gobolo, à Bria (préfecture de la Haute-Kotto,  est de la RCA) alors qu’ils intervenaient pour protéger la population des violences perpétrées par ces éléments armés. La MINUSCA a immédiatement riposté à cette attaque dont le bilan est d’un mort, deux blessés et neuf détenus parmi les assaillants. Un civil a également été blessé. 

La situation dans la localité reste calme malgré une certaine tension après ces confrontations au cours desquelles la MINUSCA a également récupéré des armes à feu. Les assaillants interpelés seront remis aux autorités judiciaires. 

La MINUSCA condamne cette attaque contre les populations civiles et les casques bleus et rappelle que porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires. La MINUSCA dénonce les manœuvres des anti-balakas et des autres groupes armés, notamment la manipulation et l’utilisation des populations locales contre les casques bleus. 

La MINUSCA dénonce également les violences récentes à Bakouma, dans la Haute-Kotto ainsi que dans les localités d’Agoudou-Manga, Yacine et Waza Waza, près de Bambari (préfecture de Ouaka), qui sont le résultat des affrontements entre le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et dont font partie les anti-balakas.  La MINUSCA s’attèle à vérifier sur le terrain la réalité des violences et, à cet effet, elle mène des patrouilles dans la zone d’Agoudou Manga – Yacine de même qu’à Bakouma où elle a déployé des troupes. 

La MINUSCA condamne fermement les violences de ces groupes armés et leur rappelle qu’ils porteront l’entière responsabilité de tous leurs actes. La MINUSCA rappelle à ces ennemis de la paix que rien ne saura altérer sa détermination et son  engagement indéfectible à protéger les populations civiles et les institutions et à œuvrer pour le retour d’une paix et d’une stabilité durable en RCA.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 
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Publié par le 26/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : DE LA CULTURE DE L’ILLÉGALITÉ D’UN ÉTAT DE DROIT AU DRAME DE LA POLICIÈRE AGRESSÉE…    

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A la veille de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, une policière en service a été sauvagement agressée avec incapacité de travail par une autorité de l’Etat pour un simple contrôle routinier. Des milliers d’observateurs de la vie politique centrafricaine se sont insurgés contre cet ignoble acte qui est de nature à illustrer la perte de l’autorité de l’Etat. Nous compatissons à la douleur de la victime et lui souhaitons une prompte guérison.
La victime et le ministère de tutelle ont porté plainte devant les juridictions compétentes. L’agresseur peut ainsi être poursuivi pour rébellion, coups et blessures volontaires, outrage à agent des forces de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions sur la base des articles 68, 381 et 384 du code pénal centrafricain. La procédure de flagrance mise en œuvre par le parquet général n’a pas encore atteint l’autorité de la chose jugée mais dans le cadre de notre analyse, nous faisons abstraction des faits au profit des aspects juridiques du dossier. Pour faciliter la compréhension, la genèse des auxiliaires de police s’impose. En 2003, le commandant de la compagnie de musique avait fait appel à des civils pour renforcer son équipe qui était en sous effectif. Les ministres de l’intérieur successifs, en commençant par le défunt Général Ouande au Général de brigade Metinkoé en passant par l’ex directeur général de la police le colonel ( actuellement général ) Wanzé sont unanimes que l’auxiliariat est interdit dans la police nationale et que le recrutement dans la police nationale ne peut se faire que par voie de concours.
Agacée et suite à de multiples bavures, la direction générale de la police nationale a voulu rectifier le tir en organisant une formation d’une semaine à l’école nationale de police. Cette formation est axée sur le maniement des armes et la discipline. Le cycle de formation s’est clôturé par une visite médicale au camp Izamo. Une partie de l’effectif était illégalement et exceptionnellement intégré en 2014 mais la policière agressée n’en faisait pas partie. Un État dit de droit doit respecter le principe de légalité. Ce dernier est un principe fondamental de l’action administrative qui veut que l’administration soit soumise au droit et aux règles établies.
De prime abords, des sources dignes de foi laisse apparaître que la victime n’est pas une policière mais une auxiliaire de police. Cette nuance est très importante dans le traitement de ce dossier. Nous tenons à préciser que ce jeu de terminologie ne justifie pas l’agression. Il est ressorti de nos recherches que l’auxiliariat est interdit dans la police centrafricaine. Nul ne peut être policier que s’il est recruté dans les conditions définies par les articles 10 et 11 de la loi N° 08-016 du 20 mai 2008 portant statut spécial de la police centrafricaine et les articles 6 et 7 du décret N° 09-011 du 16 janvier 2009 fixant les règles d’application de la loi citée ci-haut. La substance de ces textes impose un recrutement par voie de concours. Aucune disposition exceptionnelle n’est prévue au risque de franchir le seuil de l’illégalité. Dans le cadre du recrutement par voie de concours, les candidats bénéficient du principe d’égal accès aux emplois publics énoncé à l’article 6 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En outre, la loi exige que les candidats aient la nationalité centrafricaine, un casier judiciaire vierge, jouir de leurs droits civils et politiques et remplir les conditions d’aptitude nécessaire. Dans le cas des auxiliaires de police, ces contrôles ont-ils été effectués ?
Ainsi, les auxiliaires de police ne sont pas des fonctionnaires au sens juridique du terme mais ils portent illégalement l’uniforme et les attributs de la police nationale. La hiérarchie de la police nationale est consciente de cette problématique et peine à trouver des solutions adéquates ou alternatives. Leur inertie complice nous a conduit au drame qui a réveillé toutes les consciences. Nous tenons à rappeler que ces auxiliaires de police travaillaient bénévolement. Ainsi, le citoyen lambda s’interroge : peut-on exercer bénévolement c’est à dire sans rémunération pendant des années durant ? Il apparaît logique et normal qu’ils se servent eux même en traquant et spoliant de paisibles citoyens. S’agit-il d’un travail fictif ou dissimulé ? Ont-ils un dossier de carrière au service des ressources humaines de la police nationale ? Ont-ils des fiches de paye ? Suite à la plainte du ministre de l’intérieur, ce dernier a t-il un intérêt pour agir dès lors que les formalités liées au recrutement sont illégales ? Peut-on qualifier leur prestation de service public ? Ont-ils le statut de fonctionnaire ? A quel organisme l’Etat Centrafricain verse leur cotisation salariale et patronale ? Dans le cas de l’espèce, le tribunal peut-il retenir la circonstance aggravante liée à la rébellion et au non respect d’un dépositaire de pouvoir public ? Par extension, peut-on parler du travail au noir ? Que fait l’inspection générale d’Etat lors des contrôles d’effectifs ? Par le seul fait de recruter illégalement un salarié, l’Etat Centrafricain a commis une faute lourde de conséquence privant ainsi la victime de cette agression de bénéficier de la plénitude des indemnisations liées à son préjudice. En conséquence de ce qui précède, nous invitons la victime d’actionner l’Etat en justice parce que non seulement l’Etat l’a recruté illégalement mais aussi pour mise en danger d’autrui car ce dernier a l’obligation de mettre à disposition des moyens de sa mission. La victime réclamera aussi à l’Etat une indemnisation à la hauteur du préjudice et la régularisation de son statut.
Fort de ce qui précède, nous invitons les parlementaires de se saisir du dossier et d’interpeller le ministre de l’intérieur en vue d’une clarification sur le statut des auxiliaires et de trouver des voix et moyens pour faire cesser cette irrégularité. Dans le cadre du recrutement en cours dans la police nationale, nous proposons au ministre de l’intérieur de faire la priorité aux auxiliaires. Par ailleurs, des sanctions doivent être prises contre l’inertie de la hiérarchie de la police nationale.
Pour en finir et loin de lancer un appel à la rébellion, nous invitons nos concitoyens qui ont été victimes des auxiliaires de police de se constituer partie civile au procès contre l’Etat Centrafricain en vue de réparer leur préjudice car dans le contexte d’une infraction continue, le délai de prescription commence à partir du moment où l’infraction à cesser de s’accomplir. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                                                         
Paris le 26 mars 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.
Tel : 0666830062 
 
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Publié par le 26/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : CACOPHONIE DIGNE D’UNE TÉLÉ-RÉALITÉ AU SOMMET DE L’ÉTAT, LA STABILITÉ ET LA PÉRENNITÉ DU POUVOIR SONT-ELLES MENACÉES ?  

         selemby                                                                                                                    
Après la valse des décrets mettant en place les institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016, le palais de la renaissance s’est lancé à l’assaut pour le contrôle du pouvoir législatif en vue de se représenter majoritairement dans l’équipe dirigeante de l’assemblée nationale.
Conformément aux règlements intérieurs de cette haute institution, le bureau de l’assemblée nationale doit connaître un renouvellement à l’exception du seul mandat du président de l’assemblée nationale qui couvre le quinquennat. C’est ainsi que le groupe parlementaire « cœurs unis » soutenu par l’élu de la nation a lancé la chasse aux postes dans le bureau de l’assemblée nationale contre le groupe parlementaire « chemin de l’espérance » soutenu par le President de l’assemblée nationale.
La défaite de la coalition c’est à dire du camp présidentiel est cuisante et amère. Cette défaite a par la même occasion fragilisé l’union sacrée et les « cœurs unis » qui vient de se muer sans honte en « Alliance Patriotique Présidentielle ». Cette terrible défaite laisse présager des épisodes titanesques dans les jours, mois et années à venir. Ainsi, de multiples interrogations taraudent dans la tête de nos concitoyens : comment expliquer cette déconfiture ?
Quelles sont les raisons alors que le camp Présidentiel avait les moyens de se faire représenter ?
Les candidats présentés ne sont pas des idéaux ? Ont-ils des moralités et/ou profils douteux à l’instar de François Fillon en France ? S’agit-il encore de promesses non tenues ou de la corruption de la part du Président de l’assemblée nationale ?
Le Président de la République est-il intègre et ne veut pas utiliser les méthodes du Président de l’assemblée nationale ? La corruption avérée qui a atteint le bureau de l’assemblée nationale et les accusations de connivence avec les groupes armés ne sont-elles pas constitutives de haute trahison ?
Il faut noter que le Président de la République se retrouve depuis son élection dans une situation politique inédite et délicate. Les précédents régimes s’arrangent toujours à avoir un homme de confiance à la présidence de l’assemblée nationale. L’autre particularité inédite réside dans le statut identique des deux protagonistes. Les deux sont des candidats indépendants aux dernières Présidentielles, ils n’ont pas de partis politiques et ont un groupe parlementaire façonné et/ou acheté. Cette situation élève le risque de danger pour notre jeune démocratie.
Le chef de l’Etat ne peut éviter un duel fatal face à un farouche concurrent qui nourrit et murmure depuis des décennies des ambitions présidentielles nonobstant sa large désillusion aux dernières présidentielles. De prime abords, les relations entre le chef de l’Etat et le President de l’assemblée nationale qui a une forte personnalité sont souvent électroniques et basées sur des suspicions, de méfiance et des accusations nauséabondes qui sont préjudiciables à la stabilité de notre chère nation. Face à cette cacophonie digne d’une télé-réalité, le citoyen lambda s’interroge : pourquoi le President de la République a attendu une année pour lancer une contre-offensive contre l’instance dirigeante de l’assemblée nationale ? Était-ce le délai minimum pour comprendre l’enjeu, l’utilité et la portée d’un bureau de l’assemblée nationale ? Pourquoi cette envie subite de se représenter dans le bureau de l’assemblée nationale ? La naïveté et la non maîtrise des rapports exécutif/législatif sont-elles à la base de ce réveil tardif ? La présidence de la République n’a t-il pas un conseiller juridique dans ses rangs ?
Dans ce conflit stérile de positionnement politique entre le President de la République et le President de l’assemblée nationale, où se trouve la priorité des centrafricains ? De cette envie d’envahir et de contrôler l’instance dirigeante de l’assemblée nationale, que faites-vous du principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu ?
Fort de ce qui précède, lequel des deux protagonistes dégainera en premier l’arme « de destructions massives  » mise à leur disposition respective par la constitution ? Il s’agit de la dissolution de l’assemblée nationale par le President de la République et inversement la motion de destitution ou de censure contre le gouvernement pour le parlement. N’oublions pas qu’en cas de dissolution de l’assemblée nationale prévue par l’article 46 de la constitution, le chef de l’Etat doit recueillir l’avis du bureau de l’assemblée nationale et encore, a t-il les moyens d’organiser de nouvelles élections législatives ?
Parallèlement, le parlement peut aussi initier une procédure de destitution du Président de la République ou de voter une motion de censure contre le chef du gouvernement. En cas de destitution du President de la République, le President de l’assemblée nationale qui a des ambitions présidentielles avant sa naissance n’acceptera pas d’assurer l’intérim qui ne dure logiquement que trois mois.
Ainsi, ce dernier placera son vice-président qui sera en retour son faiseur de roi. En cas de statu quo, c’est à dire que la situation actuelle ne change pas, le pays sera à un moment donné de son histoire ingouvernable car le parlement va faire piétiner les initiatives gouvernementales. L’équation est tellement technique qu’elle donne des migraines à celles ou ceux qui tenteront de la résoudre. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de mettre en garde les deux protagonistes qui murmurent des projets visant à déstabiliser notre démocratie embryonnaire. Celui qui osera sera responsable devant l’histoire. Nous vous invitons in fine de vous débarrasser de vos égos et de privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                           
Paris le 25 mars 2017.      

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062.     
 
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Publié par le 25/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA MOITIE DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE A TOUJOURS BESOIN D’UNE AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE

centra

La situation humanitaire continue de se dégrader en République centrafricaine (RCA). Avec la recrudescence de la violence et la multiplication des foyers de tension depuis le mois de septembre 2016 et le premier trimestre 2017, plus de 100 000 nouveaux déplacés ont été enregistrés, portant le nombre de déplacés internes 402 240. Ceci implique qu’un Centrafricain sur cinq est soit déplacé soit réfugié dans les pays limitrophes.

Alors que cette situation crée de nouveaux besoins urgents, le financement de l’action humanitaire suit une tendance à la baisse amorcée depuis 2014. Le budget du Plan de réponse humanitaire 2017 pour la RCA d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 5% soit 19 millions. En 2016, seuls 37% des 531,5 millions de dollars requis n’ont été mobilisés. Dans ce contexte, la RCA demeure le seul pays au monde où la moitié de la population doit sa survie à l’aide humanitaire.

« Ne laissons pas la Centrafrique devenir une crise oubliée ou négligée par le reste du monde » ont lancé de concert le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire ad intérim en RCA, Michel Yao, aux partenaires techniques et financiers réunis le 15 mars 2017 à Yaoundé au Cameroun, à l’occasion une session d’information sur la situation humanitaire.

Des progrès indéniables ont été réalisés mais 2,2 millions de Centrafricains soit la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire. « La République centrafricaine demeure une priorité absolue pour la communauté humanitaire » a rappelé Michel Yao. Le sous-financement chronique de l’action humanitaire a entrainé une baisse perceptible de l’aide humanitaire en termes qualitatif et quantitatif. La diminution de moitié des rations alimentaires dans plusieurs régions en atteste.

Des acteurs humanitaires se sont complétement retirés en divers endroits faute de financement alors qu’ils étaient souvent les seuls à procurer des services sociaux de base. La disparition de ces activités est déplorable notamment dans le secteur de la santé. En 2016, les dernières estimations montraient que 56% des infrastructures de santé étaient tenues par les humanitaires.

Cette situation risque d’hypothéquer les acquis obtenus si un niveau de financement adéquat ne permet pas de les consolider et de tomber dans une crise humanitaire plus aiguë. Afin de mieux répondre aux nouveaux besoins exprimés et faire face à ceux qui préexistaient tout en prenant en compte les contraintes logistiques et infrastructurelles spécifiques à la RCA, Michel Yao et Virginie Baikoua en ont à nouveau appelé à la générosité des donateurs.

« Cela nous aidera aussi à proposer un autre récit de la Centrafrique au reste du monde et un nouveau départ aux Centrafricains et aux Centrafricaines » a conclu Virginie Baikoua.

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
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Publié par le 25/03/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Le Japon continue d’assister les personnes affectées par la crise sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine

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Le Gouvernement japonais renouvelle son appui aux centrafricains et aux réfugiés, aux retournés et aux déplacés internes touchés par la crise sécuritaire et humanitaire, en République centrafricaine (RCA), en accordant un nouveau financement de 8,207 millions de dollars américains aux agences des Nations Unies en 2017.

Ce financement est alloué à différents projets et dans le cadre du Plan de réponse humanitaire dans lequel le lien entre l’humanitaire et le développement est un objectif clé dans les activités. Par conséquent, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a obtenu 1,111 millions de dollars américains pour le « Soutien à la stabilisation, le relèvement socio-économique et la prévention de la radicalisation des populations vulnérables à travers l’accès à l’emploi et aux services sociaux dans les communautés touchées par les conflits », le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a obtenu 2,584 millions pour « la protection et l’assistance aux réfugiés, aux retournés et aux déplacés en RCA», le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a obtenu 956 000  dollars pour «Faciliter l’accès aux services adaptés aux enfants et aux familles affectés par le conflit en RCA », le Programme alimentaire mondial (PAM) a obtenu 2,201 millions pour « assister les populations affectées par la crise en cours RCA » et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a obtenu 1,355 millions pour « L’urgence sanitaire, l’assistance aux déplacés, aux réfugiés et aux populations touchés par la crise en République centrafricaine ».

L’objectif stratégique des interventions intégrées et coordonnées vise à appuyer le Gouvernement centrafricain dans le renforcement de la sécurité alimentaire, la résilience des personnes affectées et la prévention du conflit.

Selon l’Ambassadeur du Japon, S.E Kunio OKAMURA, « Cette contribution réitère l’appui et la solidarité du peuple japonais envers le peuple centrafricain et exprime le grand respect pour le dur travail des agences des Nations Unies et le plaisir que le Japon a à poursuivre ce partenariat destiné à s’attaquer aux problèmes liés au développement et à l’action humanitaire en cette année. La RCA est un pays qui, après plusieurs années de crise, compte beaucoup de déplacés internes, de retournés et de réfugiés. C’est la raison pour laquelle le Japon, à travers les agences des Nations Unies, a décidé de matérialiser sa solidarité envers les populations touchées par la crise humanitaire et sécuritaire en RCA et ainsi contribuer à la reconstruction de la RCA. » Le don du Gouvernement japonais vient à un moment opportun où l’action humanitaire en RCA fait face à une situation de sous financement chronique. Alors que des affrontements récents entre des groupes armés rivaux ont causé de milliers de nouveaux déplacés, des besoins nouveaux ne peuvent pas être couverts si le financement du Plan de réponse humanitaire (PRH) n’est pas suffisant », a dit le Dr. Michel Yao, Coordonnateur humanitaire par intérim pour la République centrafricaine. Il a rappelé davantage « qu’en mars 2017, seul 5% des 399,5 millions requis par le PRH sont couverts. » Tout en remerciant le Japon dans son action pour la crise humanitaire en RCA ne soit ni oubliée ou négligée, Michel Yao a saisi cette occasion pour faire appel à la communauté des donateurs de rester engagée et d’aider à consolider les acquis obtenus dans le passé. C’est la seule condition afin d’éviter un recul.

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
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Publié par le 25/03/2017 dans Uncategorized

 
 
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