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Archives du 08/02/2017

CENTRAFRIQUE: LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE  APPELLE AU RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE

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Bangui 8 février 2017 – Une opération militaire dans le quartier PK5 de Bangui a causé trois morts et 26 blessés. On compte, parmi les victimes, des hommes armés et des civils. Les blessés ont été transférés vers une structure sanitaire, gérée par une organisation humanitaire internationale, pour des soins. À la suite de l’incident, des éléments armés ont fait incursion dans ce centre de santé dans l’intention de tuer certains blessés.

C’est le deuxième incident qui s’est produit, en moins de quatre jours, dans cette structure sanitaire. Le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine (RCA), également le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé, le Dr Michel Yao, condamne fermement la violation du droit international humanitaire et l’incursion d’éléments armés dans une structure sanitaire.

« Il est inacceptable que des éléments armés entrent dans un hôpital dans le but de tuer des patients. J’appelle toutes les parties concernées à respecter les structures de santé et leur caractère civil. Ceci dans le souci de permettre un accès libre et sans entrave aux patients et au personnel médical », a déclaré Dr Yao.

Lors de cet incident, plusieurs maisons, une école et une église ont été détruites. « J’appelle les parties concernées notamment les autorités nationales à veiller sur la protection des civils et la cohabitation pacifique des communautés », a ajouté Dr Yao.

En RCA, la protection des civils demeure une préoccupation majeure et 400 000 personnes restent déplacées en raison du conflit. 2,2 millions de personnes ont actuellement besoin d’aide humanitaire. Ces incidents surviennent alors que le financement humanitaire est insuffisant. Le Plan de réponse humanitaire 2017 est chiffré à 400 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances.

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 
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CENTRAFRIQUE: LES POPULATIONS APPELEES AU CALME ET A EVITER LES TENSIONS INTER-COMMUNAUTAIRES

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Bangui, le 08 Février 2017 – Au lendemain de l’opération menée au KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, par les Forces de Sécurité Interieures (FSI), avec l’appui de la Force et la Police de la MINUSCA, la Mission appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d’exacerber les tensions inter-communautaires. La MINUSCA affirme par ailleurs qu’elle continuera à appuyer les forces de sécurité intérieure pour protéger les populations civiles et maintenir l’ordre. 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, mercredi à Bangui, les porte-parole Vladimir Monteiro, Lieutenant-colonel Clément Cimana, de la Force, et Salifou Konseiga, de la Police sont revenus sur l’opération de mardi après-midi. « Au cours de cette opération, Youssouf Malinga, alias “Big Man”, et ses hommes ont ouvert le feu sur les FSI, tuant deux passants et causant des bléssés. La riposte des FSI a entrainé la mort de Youssouf Malinga et l’un de ses hommes », a dit Monteiro, regrettant que « des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels. » 

La MINUSCA réitère sa volonté de continuer à travailler avec le Gouvernement centrafricain pour consolider la sécurité et promouvoir le dialogue et le vivre ensemble dans la capitale et dans le reste du pays, selon Monteiro. Parmi les nouvelles mesures prises pour la protection des populations, il y a le récent déploiement de policiers de la Mission à Bambari. « La Police de la MINUSCA a procédé au déploiement temporaire de 70 éléments de ses unités mobiles à Bambari, en vue d’assurer la protection immédiate et urgente des civils, en attendant un déploiement permanent », a annoncé Salifou Konseiga. 

Au chapitre des droits de l’homme, la MINUSCA a annoncé que 50 femmes leaders et membres de l’Association des Femmes des Seize Préfectures prendront part jeudi et vendredi, à Bangui, à un atelier sur la mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle. Le but est d’informer et sensibiliser les participantes sur le concept de justice transitionnelle et susciter la contribution des femmes au processus de réconciliation. 

Dans le domaine de la cohésion sociale, le porte-parole de la MINUSCA a fait part des rencontres en cours entre les maires du 5e arrondissement de Bangui et des arrondissements limitrophes, les chefs de quartier, les communautés et la MINUSCA pour faciliter le retour des déplacés au PK5. Face à quelques difficultés enregistrées et «conformément à son mandat, la MINUSCA appuie depuis deux semaines les acteurs locaux pour sensibiliser les communautés afin de permettre la libre circulation et le retour des communautés chrétienne et musulmane au PK5 et dans les arrondissements limitrophes. » 

De son côté, le porte-parole de la Force a indiqué que la situation sécuritaire est relativement calme à Bangui mais perturbée dans les secteurs. Le Lieutenant-colonel Cimana a fait part des mesures prises par la Force pour rassurer les populations. Dans le cadre des activités liées à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la sécurisation, la Forceannonce avoir escorté environ 1.200 véhicules la semaine dernière sur les 3 principaux axes routiers, soit 1.157 sur l’Axe 1 (Bangui-Bouar), sur l’Axe 2 (Bangui-Kagabandoro-Kabo) enfin 68 sur l’Axe 3 (Bangui-Sibut-Bria). 

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, Lieutenant Konseiga, est revenu  sur les actions menées par la Police de la mission au cours de la semaine, dans le cadre de la police de proximité. Ainsi, une journée de salubrité a eu lieu samedi dernier au marché de Boy-Rabe, dans le 4ème Arrondissement de Bangui, et l’activité doit être reprise samedi 11 février. Cette activité a pour objectif d’assainir l’environnement, pour lutter contre certaines maladies comme le choléra et le paludisme. Par ailleurs, souligne Lieutenant Konseiga, le processus de recrutement de 250 gendarmes et 250 policiers, évolue normalement, avec notamment les travaux de réhabilitation de l’école de police et une campagne d’information sur l’ensemble du territoire.

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Bureau de la Communication et de l’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 
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CENTRAFRIQUE : QUAND TOUADERA SÈME LA ZIZANIE A LA GENDARMERIE

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Partie intégrante de l’Armée nationale, la gendarmerie centrafricaine a été rattachée sous Michel Djotodia au Ministère de la sécurité publique.

Ce corps de sécurité veille à la sécurité des personnes et des biens, assure le maintien et le rétablissement de l’ordre, veille à l’exécution des lois, participe à la défense de la nation.

Or depuis quelques jours, rien ne va plus entre le ministre de la Sécurité et le Directeur Général de la Gendarmerie nationale, le Général Marie-Thierry Metinkoé.

Le ministre de Sécurité publique et de l’Administration du territoire Jean-Serge Bokassa qui a fustigé le comportement du directeur général de la gendarmerie dans la gestion des dossiers sensibles est allé en détail dans ses relations tendues entre lui et son ‘’subordonné’.

Le Directeur Général aurait procédé aux mouvements des gendarmes à l’insu du Ministre de tutelle.

Ces mouvements selon certaines langues seraient dictés par des proches du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.
Selon une source proche du dossier, le ministre conseiller au DDRR, Séléson aurait saisi le Directeur Général par un courrier confidentiel à la date du 19 janvier pour lui faire part des doléances des proches du chef de l’Etat qui souhaiteraient que des gendarmes dont la liste est jointe au document, soient nommés à des postes de responsabilité.

Le ministre Jean Serge Bokassa aurait demandé sans succès au Directeur Général de la gendarmerie d’arrêter les mouvements du personnel, « par message porté, le ministre a demandé la suspension des mouvements mais le Directeur n’a pas voulu. Il y a des collaborateurs du ministre qui n’ont pas été reçus par le DG sur cette affaire » a expliqué une autre source.

Le bras de fer entre Jean Serge Bokassa, ministre de la sécurité publique et le Directeur Général de la gendarmerie, Thiery-Marie Metinkoe serait lié à cette affaire.

Le Directeur Général, d’après nos sources, aurait rejeté plusieurs instructions du ministre qui, à son tour aurait fait bloquer les mouvements opérés par le général Metinkoe.

Pour preuve, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie, l’Adjudant-Chef Ndobet, affecté par Jean-Serge Bokassa au Poste juteux du Pk9 vers Bimbo, était revenu à son poste sur ordre de son Cousin ministre Bokassa qui a pu chasser à son tour l’Adjudant-Chef Lucien Drapo-Conférence désigné par le Directeur Général.

Ce dernier, informé de la situation au niveau du poste de Pk9, a pris immédiatement une décision radicale d’envoyer sur le terrain à Pk9 une colonne des véhicules des Commandos d’élite de la Gendarmerie nationale pour récupérer le véhicule de service et le Motorola de l’Adjudan Ndobet, le CB du ministre.

Alerté de la mission l’adjudant Ndobet a caché son motorola. Informé à son tour sur la disparition du Motorola, le Directeur Général de la Gendarmerie a ordonné que la ligne radio de ce Motorola soit coupée.

Le samedi dernier lors du grand rapport à la Gendarmerie, le Directeur Général a ordonné à tous ceux qu’il a affectés en province de regagner respectivement leurs postes.

Toutefois, il a également ordonné à la Brigade d’Intervention Rapide de prendre toutes les dispositions possibles pour installer de force l’Adjudant-Chef Drapo à son nouveau poste de Pk9 ce lundi 6 février, « de force ou de gré, même s’il s’agit de briser la porte du Bureau ». a-t-il conclu.

Pour rappel, le 31 janvier 2017, le général Metinkoe a pris une note de service pour interdire l’accès des casernes de la gendarmerie au lieutenant-colonel Roger Koi-Kouassi, chargé de mission défense globale au ministère de la sécurité et au chef d’escadron Roger Toukia, inspecteur central.

Ce sont ces deux personnalités que le ministre avait envoyées au Directeur Général pour traiter de la question des mouvements.

Selon des sources concordantes, le Directeur Général de la Gendarmerie nationale reprocherait à son ministre Jean-Serge Bokassa de nommer que ses cousins de la Lobaye à des postes de responsabilité dans la Gendarmerie nationale au détriment des autres.

Pourtant renchérit un agent de sécurité sous couvert de l’anonymat, l’Adjudant-Chef Drapo, anciennement en poste de CB au Pk12 nommé au Pk9, est aussi un proche parent du Directeur Général zélé.

Pourquoi le général Metinkoé se dresse-t-il avec une fermeté incroyable contre son ministre de tutelle Jean-Serge Bokassa ?

Selon nos enquêtes, il ressort clairement que le sommet de l’état accuserait le ministre de tenter de manipuler la gendarmerie à des fins politiques, « la réalité est là. Le ministre veut tout contrôler et utiliser son influence pour des fins politiques » a confié un proche de Thiery-Marie Metinkoe.

Dans cette guerre ridicule, il s’agit plus ou moins de méfiance du commandant en chef (Président de la République)Faustin Archange Touadera à l’égard du ministre Bokassa qui se matérialise à travers le Général Metinkoé..

Le comportement des uns et des autres dénotent pourquoi l’insécurité galope toujours dans nos préfectures.

Il faut rappeler les principes de subordination et indiqué que seul le ministre est responsable dans son département devant le premier ministre, personne ne peut lui contester cette autorité.

Le Général Thierry Marie Metinkoe doit reconnaitre qu’il n’avait pas qualité et demander au palais d’interpeller le ministre Bokassa sur ses supposées manipulations de la gendarmerie. Une insubordination entretenue sciemment par le régime en place.

En temps normal, le Ministre Bokassa devrait sommer cet officier indiscipliné par une demande d’explications.

En cas de refus de répondre, saisir immédiatement l’inspection générale des services de sécurité.

Les lois et les règlements de la République sont faits pour être respectés par toute la hiérarchie et à tous les niveaux de l’échelle.

Or nous constatons que Faustin Archange Touadera dans le sillage de sa fourberie cynique est un monstre froid capable de fragiliser les institutions de la République.

Le pays est dejà dans un chaos sécuritaire indescriptible, une telle brouille nous entraîne dans les coulisses du pouvoir, là où se disputent les idéaux et les réalités, les vertus et les coups bas.

Une guerre de positionnement bien éloigné des préoccupations actuelles des centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix.

Vont-ils se rentrer dedans physiquement ?

Qui sortira vainqueur de ce bras de fer puéril ?

Jusqu’à quand Touadera continuera-t-il semer cette zizanie ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 08 Février 2017

Par Charlie Joseph LARABO 

 
 
 
 
 
 
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