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Archives du 12/01/2017

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA RESTE FERME SUR SES ENGAGEMENTS MALGRE LES ATTAQUES CONTRE LES CASQUES BLUES

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Bangui, le 11 janvier 2017 – La MINUSCA reste ferme face aux groupes armés et sur ses engagements en Centrafrique en dépit de la mort de trois de ses soldats dans l’exercice de leur mission, a déclaré le porte-parole Vladimir Monteiro, mercredi à Bangui. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, Monteiro a indiqué que les attaques lâches de la semaine dernière ne feront pas plier les casques bleus en vue de la stabilité et la paix dans le pays.

Sur ces événements et sur la sécurité, le porte-parole de la Force, Lieutenant-Colonel, Clément Cimana, a souligné que tout est mis en œuvre pour identifier les auteurs des attaques afin de répondre de leurs actes. Il a également annoncé des mesures prises pour renforcer la sécurité des populations dans les secteurs Ouest et Centre. « Dans l’Ouest, la transhumance et ses enjeux continuent d’impacter la situation, notamment à Bocaranga, Koui, Ndim, Niem Besson, Paoua, Gouze, Kabo et Batangafo. Pour y répondre, la Force a décidé de se rendre plus mobile et d’intensifier ses patrouilles. Au Centre, elle prononce son effort dans le triangle Bakala-Ippy-Bambari pour éviter que les combats ne se produisent à Bambari », a précisé Cimana.

Sur la situation des droits de l’homme, Monteiro a indiqué qu’un total de 31 incidents de violations et abus de droits de l’homme ayant affecté 39 victimes, ont été surveillés, vérifiés et documentés par la MINUSCA dans le pays entre le 4 et le 10 janvier 2017. Les responsables seraient des groupes armés et certains éléments des forces de défense et de sécurité nationales. « Ces chiffres n’incluent pas les nombreuses violations du droit international humanitaire qui auraient été commises par l’UPC et la coalition FPRC/RPRC/anti-Balaka dans les préfectures de la Ouaka et de Basse-Kotto. Il y aurait eu entre 58 et 89 meurtres dans la Ouaka et au moins 48 meurtres en Basse-Kotto », a souligné Monteiro.

Le porte-parole a également annoncé les efforts de la MINUSCA pour la protection des enfants, en partenariat avec d’autres acteurs, avec une prochaine campagne de sensibilisation sur le recrutement des enfants par les groupes armés. « Les  violations contre les enfants y compris leur recrutement et utilisation dans un conflit sont des manquements aux lois nationales et internationales, et les auteurs de ces actes s’exposent à des poursuites et à des sanctions devants les tribunaux nationaux ou internationaux », a lancé Monteiro à l’endroit des groupes armés.

Vladimir Monteiro est également revenu sur des « articles inexacts et mal intentionnés » véhiculés par certains médias centrafricains mettant en cause l’impartialité et le professionnalisme des casques bleus, notamment des soldats bangladais et rwandais. « La MINUSCA travaille en toute impartialité et il n’y a jamais eu de collusion avec aucun groupe armé  », a lancé le porte-parole, tout en réitérant la volonté de la Mission de continuer à travailler avec la presse centrafricaine, notamment l’accès aux informations sur la mise en œuvre de son mandat.

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué que la Police de la MINUSCA a assuré au cours de la semaine, l’escorte et la protection de hautes personnalités, les patrouilles motorisées et pédestres, les gardes statiques au niveau des points sensibles et des institutions étatiques, ainsi que les opérations de lutte contre la délinquance. Le Lieutenant Konseiga a également fait part de la tenue « d’importantes rencontres au plus haut niveau, entre les autorités centrafricaines en charge de la sécurité, la MINUSCA et les partenaires dont le PNUD, au sujet du recrutement et de la formation en 2017, des 500 policiers et gendarmes centrafricains ».

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Bureau de la Communication et de l’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE: Lancement du Plan de réponse humanitaire 2017-2019 pour la République centrafricaine

 

 

 

Qui : Le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire par intérim pour la République centrafricaine procèderont le vendredi 13 janvier 2017, au lancement du Plan de réponse humanitaire 2017-2019 pour la République centrafricaine. Ce lancement officiel aura lieu en présence des membres du Gouvernement centrafricain, du Corps diplomatique, des agences du système des Nations Unies, de la MINUSCA, des ONG nationales et internationales ainsi que de la presse nationale et internationale

Quoi : Lancement officiel du Plan de réponse humanitaire 2017-2019 pour la République centrafricaine suivi d’un point de presse

Quand : Vendredi 13 janvier 2017 à 9h :00

: Alliance française de Bangui

Note aux rédacteurs

Le lancement du Plan de réponse humanitaire de 2017-2019 intervient à un moment décisif pour la République centrafricaine. Ce plan est lancé après trois années de tumultes marquées par une crise institutionnelle et humanitaire aigue dont les stigmates sont encore frais dans les corps et les esprits. Cette page sombre de l’histoire du pays a été tournée à la faveur d’élections présidentielle et législatives incontestées et l’avènement d’institutions légitimes.

Ce lancement se déroule aussi après le Sommet humanitaire d’Istanbul et la Conférence des bailleurs de la Centrafrique. Le Sommet d’Istanbul a fixé de nouvelles directions pour mieux exécuter l’essence du mandat de la communauté humanitaire. La Conférence de Bruxelles a, quant à elle, clarifié davantage l’indispensable synergie entre l’action humanitaire et les efforts de relèvement.

Chiffré à 399,5 millions de dollars américains, ce plan triennal apportera une assistance vitale à 1,6 million de Centrafricains. Le lancement constitue une occasion de choix pour attirer l’attention des bailleurs sur le financement de l’action humanitaire en RCA.

Les professionnels des médias et de la communication sont invités à y prendre part et à soutenir cet effort conjoint des autorités centrafricaines et de la communauté humanitaire.

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

 
 
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