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Archives du 16/12/2016

CENTRAFRIQUE : IMPUNITÉ : TOUADERA RÉINTÈGRE FRANCIS BOZIZE DANS LES FACA .

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Comme si Faustin Archange Touadera s’amuserait avec le pouvoir que le peuple lui a confié il y’a neuf mois. Une période incompréhensible et inédite pendant laquelle le centrafricain n’aura que ses yeux pour pleurer. Le changement ou la rupture peine à se concrétiser dans les actes de tous les jours. Personne ne pouvait imaginer ce qui se passe actuellement dans le pays de Boganda. 

Après son retour d’exil à Bangui, l’ancien ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé aurait été e réintégré dans les Forces Armées Centrafricaines.Selon nos sources, c’est bien le président Faustin Archange Touadera qui aurait pris la décision de cette forfaiture. L’information a été confirmée par le conseil de Jean Francis Bozizé composé de Me Henri Pouzere et Jean Louis Opalagna dans une conférence de presse animée ce jeudi 16 Décembre 2016 à Bangui.

Pour clarifier l’opinion nationale les 2 avocats précisent que cette « décision du Chef de l’Etat est conforme à la Constitution ».
Ses avocats envisagent une action en nullité dans les procédures visant leur client commun. « Nous envisageons sérieusement solliciter la levée des conditions de mise en liberté sous contrôle judiciaire ainsi que la nullité de la procédure d’information judiciaire ouverte contre lui pour violation des droits de la défense », a indiqué Me Louis Opalagna.

Jean Francis Bozizé a été arrêté en août 2016 immédiatement après son retour à Bangui en vertu d’un mandat d’arrêt international décerné contre lui, son père, l’ancien Président François Bozizé et plusieurs chefs rebelles centrafricains par les Nations-Unies. Lequel mandat d’arrêt ses avocats disent n’avoir pas vu la couleur. Le Colonel Jean Francis Bozizé a été rétabli dans l’Armée Centrafricaine. Voici une nouvelle qui donne froid au dos et qui nous rappelle les tristes souvenirs de 2003 à 2013 pendant le regne des Bozizé.

Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, selon certaines indiscrétions, le Président Touadéra aurait refusé d’amnistier les criminels notoires recherchés ayant causé la mort de plusieurs milliers de centrafricains.

Pour rappel, les forums de Brazzaville et de Bangui en 2015, avaient, dans leur conclusion, souligné que désormais il n’était plus question de prime à l’impunité, c’était clair et net. « Tous les criminels devront répondre de leurs crimes devant la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique.

Dans le projet d’amnistie, que certains pensaient imposer, on retrouve un activisme inquiétant de la part de certains hommes politiques y compris dans les organes de décision eux-mêmes.

Certaines sources onusiennes affirment que, certains criminels recherchés bénéficieraient de la bienveillance de certaines autorités sous régionales, mais également des têtes couronnées dans les pays du Golfe.

Ces grandes puissances auraient tenté tant bien que mal de faire échapper à la justice ces criminels par tous les moyens y compris par les armes, quitte à semer le chaos partout dans le pays si cette amnistie ne leur était pas accordée. 

En agissant ainsi, Touadera donne raison à la Séléka, qui ne semble reconnaitre la légitimité du Président massivement élu. On voit à travers cette réintégration une injustice qui créera forcement de la frustration.

Plusieurs généraux musulmans ont maintes fois demandé à regagner les FACA sans succès. N’oublions pas que ce sont ces mêmes Sélékas à majorité musulmane, qui au nom de leur religion ont basculé le Centrafrique dans une tragédie sans précédent. Beaucoup de leurs chefs détiennent, toujours des armes de guerre et réclament la création de Califats aux pays des Bantous.

Il faut agir avec autorité. Suivre les souhaits du peuple, qui veut un désarmement sans condition, des criminels de guerre. Les traduire devant la Cour Pénale Spéciale pour le Centrafrique. Et le colonel Francis Bozizé fait partie des présumés auteurs des crimes commis en Centrafrique.

Le peuple est surpris que les organisations des droits de l’homme se taisent sur ce que toute la population ne veut plus entendre, « l’impunité ».

Pourquoi cette erreur politique ?

Quel accord secret Touadera a-t-il conclu avec la famille Bozizé ?

Qui gouverne réellement la Centrafrique ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 16 Décembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 
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CENTRAFRIQUE: LE RAPPORT PERIODIQUE DE LA MINUSCA SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME RENDU PUBLIC

 

Bangui, 14 décembre 2016 – Les Nations Unies ont publié mercredi un rapport sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine (RCA) entre le 1er juin 2015 et le 31 mars 2016, qui fait état de 1.301 cas de violations et abus des droits de l’homme affectant au moins 2.473 victimes à travers la RCA. Les principaux auteurs de ces actes sont les éléments armés des groupes anti-Balaka, ex-Séléka, la LRA, les 3R et le RJ ainsi que les forces de défense et de sécurité gouvernementales. 

Parmi les victimes, il y a 1.000 hommes, 261 femmes, 91 garçons, 67 filles, 808 adultes non-identifiés et 246 victimes dont l’âge et le genre n’ont pu totalement être vérifiés. Le rapport fait des recommandations aux autorités et à la communauté internationale pour renforcer la lutte contre l’impunité et appelle également les groupes armés à mettre fin à tous les abus contre les civils, dont les attaques contre leurs habitations et leurs sources de subsistance. 

« Ce rapport est le résultat des enquêtes et investigations  rigoureuses effectuées par nos équipes sur le terrain à travers nos 12 bureaux implantés à l’intérieurs du pays. Toutes les informations compilées dans ce rapport sont crédibles et spécifiques à la méthode du travail de la mission onusienne », a indiqué le directeur adjoint de la division des droits de l’homme de la MINUSCA, Rosevel Pierre Louis, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission.

Pour sa part, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, est également revenu sur la situation des droits de l’homme pour dénoncer le phénomène de justice populaire dont sont notamment victimes les vieilles femmes. « Une vielle dame d’environ 70 ans a été battue à mort ce week-end à Bangui alors qu’elle rentrait chez elle. Ses agresseurs l’accusaient de sorcellerie et comme dans d’autres parties de la RCA, la femme a été tuée”, a regretté Monteiro, soulignant que cet incident survient alors que vient de s’achever les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe. « Cet acte souligne la nécessité de renforcer les efforts pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles mais aussi à toute forme de justice populaire », a-t-il indiqué. 

Quant à la composante police de la MINUSCA, sa porte-parole Popescu Andreea Oana, a annoncé que depuis mardi et mercredi, ce sont la Police et la Gendarmerie centrafricaines qui gardent certains bâtiments publics, suite au transfert de responsabilité de certains postes de garde statique par la MINUSCA. « Désormais, la Gendarmerie prend en charge l’ANE (élections), le CDT et la Primature tandis que la Police se charge du Tribunal de Grande Instance, de l’Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle. Selon la résolution 2301, ce transfert progressif de responsabilité vient en faveur du processus politique de réconciliation et de stabilisation, de l’extension de l’autorité de l’État et du maintien de l’intégrité territoriale», a dit la porte-parole. Le transfert est fait en coordination avec les autorités centrafricaines et en tenant compte des risques sur le terrain. 

De son côté, le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Cimana,  a déclaré que la situation sécuritaire dans le pays reste en général volatile en raison de criminalité dû au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance dans certaines zones. « La Force organise des réunions régulières avec les leaders des groupes armés et des mesures ont été prises pour minimiser les criminalités à travers le pays », a dit le porte-parole, tout en rappelant la posture robuste des soldats de la MINUSCA avec des patrouilles statiques et mobiles ainsi que des mises en garde aux groupes armés, notamment dans le centre du pays.

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Bureau de la Communication et de l’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine
 
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