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Archives du 10/12/2016

CENTRAFRIQUE: Alerte – Info : Un gendarme trouvé mort dans la piscine de la Tour Sahéli….

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Il s’appelle Innocent Brice Diffi, ci – devant maréchal – des logis chef de la gendarmerie. Officiellement, il est affecté à la garde rapprochée du colonel Damango, mais se retrouve curieusement détaché comme élément de faction à la Tour Sahéli. Ce jour – là, c’est – à – dire le mercredi 07 décembre 2016, il était de garde avec un collègue. Entre 20 h et 21 h, après avoir pris soin d’informer ce dernier d’un besoin imminent d’aller se soulager, M. Diffi disparait pour ne plus réapparaître.

En dépit de maints appels téléphoniques, celui – ci n’arrivait pas à décrocher son téléphone qui sonnait pourtant, pour situer son collègue sur sa position. Ce n’est qu’au lever du jour, et lorsque son collègue était en train de le chercher activement qu’on découvrira son corps inerte, au fond dans la grande piscine de la Tour, sise à l’entrée principale directe, en face de la banque Ecobank. Alertés, les éléments de la police et de la gendarmerie sont venus procéder à levée du corps pour une autopsie. Où était – il parti ? Que faisait – il réellement à la Tour Sahéli ? Etait – il détaché là-bas pour assurer la sécurité d’un homme d’en haut moyennant espèces sonnantes et trébuchantes ? Sur ordre de qui ? Voilà des questions qui méritent d’être posées à ses supérieurs hiérarchiques les plus immédiats….

Il faut noter qu’un certain Philippe, ingénieur de la société SATOM, a été retrouvé mort dans cette tour. Sans que l’on n’en sache un peu plus. A la suite d’une chute libre ? S’est- il agit d’un acte de suicide, comme cela se murmurait ? Voilà un autre cas qui pose problème et qui appelle à la vigilance et à des investigations ! Affaire à suivre !

Jean – Paul Naïba

 

 
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Publié par le 10/12/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Politique : Touadéra se rétracte et décide de reporter la nomination d’un nouveau PM ou le remaniement gouvernemental aux calendes grecques ….

Telle est la dernière information en possession de tous les combattants de la liberté et de la démocratie et émanant des sources très proches de la présidence de la République, des états – majors des différents partis politiques tant de la majorité présidentielle que de l’opposition, des représentations diplomatiques, des chancelleries et des sièges des principales organisations internationales, présentes en Centrafrique. Une information qui heurte et dérange. Pour certains, c’est – à – dire les observateurs les plus avertis de la vie politique centrafricaine, voilà une information qui vient une fois de plus les réconforter dans leur thèse, selon laquelle l’homme Touadéra est versatile, évanescent, fourbe, roublard et insérieux. Pour d’autres, c’est – à – dire une large majorité des centrafricains qui lui ont fait confiance en lui apportant massivement leurs voix, lors des derniers scrutins présidentiels et législatifs, voilà une information qui vient une de plus en rajouter à leur perception de la conception du pouvoir de Touadéra : un impréparé, un « arriviste », un mécanicien sans caisse à outils ou tout simplement un chirurgien sans bistouris. Bref, un homme sur qui l’on ne peut pas compter pour trouver une solution aux maux dont souffre tout un peuple et qui ne cessent d’enlaidir l’image du pays de B. Boganda.

Touadéra n’est pas sérieux C’est ce qui se murmure et qui se dit parfois ouvertement et clairement dans les milieux politiques proches des politico – militaires, dans les états-majors des partis politiques tant de la majorité présidentielle que de l’opposition et dans les couloirs et les bureaux des agences des nations unies. En effet, de l’avis des uns et des autres, Touadéra n’est pas homme à tenir parole. Il appartient à la race de ces hommes qui s’engagent le matin, reviennent sur leur décision à midi, et qui prennent et font appliquer une autre décision contraire à la précédente, à la tombée de la nuit. Les politico – militaires en ont appris à leurs dépens, lorsqu’au lendemain de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement Sarandji, leurs propositions n’ont pas été retenues ou ont tout simplement été manifestement tronquées par l’utilisation de la méthode trop dangereuse de débauchage, alors que de fermes garanties, à ce propos, leur auraient formellement été données par Touadéra. De Abdoulaye Hissène à Nourreldine Adam, en passant par Mahamat Al – Katim, Ali Darass, Sidiki et Zoundecko, tous sont aujourd’hui formels et expliquent le raidissement de leurs positions sur le terrain et le regain des hostilités dans les préfectures sous leur contrôle, par l’incapacité du président de la République à respecter sa parole donnée. Ce qui signifie tout naturellement que les tempêtes des malheurs qui continuent de s’abattre sur nos populations, de Koui à Kouango, en passant par Bocaranga, Bozoum, Poaua, Ngaoundaye, Djim, Kouki, Nanga – Boguila, Nana – Bakassa, Kaga – Bandoro, Ndomété, Bakala, Grimari, Bambari, et Bria pour ne citer que ces principales villes – là, sont en partie imputables à l’homme du 30 mars 2016, à sa maîtrise réelle des techniques très fines et très subtiles de la fourberie et de la roublardise.

N’a – t – il pas reçu en catimini ces seigneurs de guerre, ces liquidateurs de la République, ces enfants du malheur et ces égorgeurs de tout un peuple, au palais de la Renaissance ou chez lui, à domicile, à Boy – Rabé ? Ne leur a – t – il pas remis de l’argent extrait directement des caisses de l’Etat, fruit du dur labeur du contribuable centrafricain ? Que leur a – t – il dit ? Ne leur a – t – il pas demandé de l’aider à l’aider à rétablir la sécurité et la paix dans les préfectures sous leur occupation ? Et en contrepartie de quels bénéfices ou avantages ? Les commandants des zones contrôlées par les Anti – Balakas ne sont – ils pas, eux aussi, pendant leur dernière assemblée générale, revenus sur ces croustillants détails en déclarant urbi et orbi qu’ils ont battu campagne pour lui et qu’en retour ils n’ont obtenu ni un poste ministériel et ni ont été reçus à la présidence de la République ? Cela se passe de commentaires. Les leaders des partis politiques qui n’ont pas hésité très volontiers, dès les premières heures, à mettre leurs différentes machines de campagne, leurs organes de base et leurs militants, à son service, lui ont apporté leurs indéfectibles soutiens matériels et financiers et dont les apports auront été déterminants pour sa brillantissime élection, ne disent pas le contraire. Eux aussi ont désagréablement été, comme un certain Idriss Déby l’avait dit au président Patassé, roulés dans la farine. L’exemple le plus patent et le plus illustratif est celui du MLPC qui a dûment signé et échangé un accord politique ou une alliance avec le candidat Touadéra.

Conformément à l’une des dispositions des termes de cet accord, tout devra être fait pour que le président du MLPC, M. Martin Ziguélé puisse assumer les nobles fonctions de la 2ème personnalité de la République, celles du président de l’assemblée nationale. Tout le monde sait aujourd’hui dans quelles conditions tout a été astucieusement mis en œuvre pour que cet important engagement ne soit pas respecté et que le perchoir soit plutôt affecté à M. Karim Meckassoua dont la légitimité pose dans toute sa nudité les délicates problématiques des tripatouillages ayant caractérisé, du début à la fin, l’organisation des dernières élections par l’ANE et la Cour Constitutionnelle de Transition. A cela doivent s’ajouter non seulement les pratiques illégales de la méthode de débauchage qui ont émaillé la désignation des individus en lieu et place des experts dont les candidatures ont été dûment proposées, aux postes de ministres dans le gouvernement de Sarandji, mais surtout leur affectation à la tête des départements de petit calibre, et ce, en la méconnaissance totale de leur niveau réel de contributions et de la place qu’ils occupent à l’assemblée nationale en tant que parti politique. Evidemment, ces actes d’indélicatesse avérés ont fait l’objet de vives critiques plus ou moins fondées de la part des uns et des autres et de fermes engagements auraient été pris de part et d’autre, d’un commun accord avec le président Touadéra afin que ce qui ressemble jusqu’à présent à un acte de flagrante violation des dispositions de la constitution consacrant le principe du régime parlementaire et lui faisant obligation de confier la gestion de la primature à un parti politique ayant la majorité relative à l’assemblée nationale, soit effectivement réparé.

Cette faiblesse dont les différents partenaires au développement ont été suffisamment informés, aurait fait l’objet des débats, lors des travaux de la table ronde de Bruxelles, et aurait été à l’origine de l’adoption de l’une des conditionnalités des décaissements des milliards tant annoncés : la nomination d’un homme politique au poste de premier ministre et la mise en place d’un gouvernement de large ouverture. Mais, alors que l’homme s’était engagé à Bruxelles à la mettre en application dès son retour, et que tout le monde s’attendait à ce que des grandes décisions allant dans ce sens soient prises à la fin de cette semaine, voilà qu’à la dernière minute, il se rétracte, se rebiffe, se cache derrière une petite offensive communicationnelle en faveur de Sarandji soignant ainsi son image afin de le maintenir en poste, et fait reporter sine die la nomination du nouveau premier ministre ou le remaniement gouvernemental…Un autre acte de fourberie qui risque de lui jouer de mauvais tours dans les jours à venir. Touadéra est incapable et a trompé le peuple pour se servir… C’est le sentiment qui se lit sur le visage des hommes et des femmes qui croient encore en l’avenir de leur pays et qui ont massivement donné leurs voix à Touadéra. A celui qui s’était présenté, il y a quelques mois, comme étant le candidat de la rupture, du changement, de l’alternance générationnelle, de la fin de l’impunité, de la restructuration des forces armées centrafricaines, de la sécurisation du pays et du désarmement par la force de toutes les forces non conventionnelles et leurs seigneurs de guerre, du redéploiement de l’administration civile et militaire, du retour des milliers des personnes déplacées dans leurs maisons et leurs villages, de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et de la renaissance de la République. 8 moins plus tard, alors que sous d’autres cieux comme l’avaient fait Thomas Sankara au Burkina – Faso, Jerry Rawlings au Ghana et Paul Kagamé au Rwanda, il n’ a rien pu faire, à travers le gouvernement que dirige son aîné Sarandji, pour traduire en actes, ne serait – ce que 0,5% des besoins prioritaires du peuple ci – dessus mentionnés. Même pas un acte de la taille d’une aiguille qui puisse rassurer les uns et les autres de sa farouche détermination à tourner les pages sombres de ce pays, à écrire une nouvelle autre en lettre d’or. Même pas un acte de la dimension d’un atome qui puisse convaincre les centrafricains les plus sceptiques à croire enfin en lui et à l’aider à avancer sur cette terre des hommes. Tout au plus, l’acte dont se souviendront le peuple centrafricain et l’histoire, ne peut se résumer qu’à l’opération « Toumba Zendé » ou « Opération Ville Propre », mais qui n’était que l’expresse d’une échappatoire traduisant clairement les tares d’un gouvernement foncièrement incompétent, sclérosé, limité et déconnecté des réalités du pays et des aspirations les plus urgentes de la majorité des centrafricains. Une opération qui s’est éteinte d’elle – même, au fil du temps et dont on entend plus parler aujourd’hui… Et pourtant beaucoup de choses ou de mesures dans le sens de la mise en œuvre de la politique auraient dû être prises, sans que d’importants moyens financiers ne fussent mobilisés. La limitation des postes ministériels à 15 par exemple, la déclaration des patrimoines individuels, la suppression des pratiques des nominations des personnels hors statut et des retraités à des postes de responsabilité à la présidence de la République et à la primature, la réduction du train de vie de l’Etat, par la suppression des fonds spéciaux et des actions gouvernementales, la suppression de la prise en charge des missions de villégiature, la réduction du nombre des matériels roulants par ministre ou membre du cabinet présidentiel et ministériel, la mise en place d’une unité d’intervention rapide des faca devant être appuyée par les forces onusiennes afin de rétablir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national, etc….

Des mesures qui devraient être des signaux forts lancés à l’endroit de la République et du peuple, si elles avaient été prises, dès les premiers jours de son entrée en fonction. Des mesures qui ne pouvaient pas être prises, parce que l’homme n’est pas tout simplement l’homme de la rupture ou en réalité l’homme n’a pas la capacité de faire, digne de celle d’un homme d’Etat. Alors Bruxelles lui servira de rempart pour occulter au peuple et à la communauté internationale, toutes ses faiblesses, ses laideurs, ses indignités et ses infirmités. Tout était du coup suspendu, même ce qui devait être un acte de condamnation des terribles exactions dont étaient victimes nos populations de la part des bandes armées. Jusqu’à ce que cette fameuse table ronde se tienne et livre son secret. Mais, voilà que 3 semaines plus tard, Touadéra continue de faire comme il le faisait avant la tenue de cette conférence des donateurs, même si entretemps l’on a noté quelques mouvements des personnels dans certains départements ministériels. Ce qui n’est qu’un trompe – œil et ne vise qu’à tenter de prouver aux partenaires que le dispositif d’absorption de ces fonds existe ou est en train d’être mis en place. En réalité, l’homme n’a fait que faire de leurs engagements. Bien au contraire et en fin stratège, digne des solides expériences acquises à l’école du général d’opérette, François Bozizé, il pousse ses pions et met en place ses hommes, ses parents, ses amis et ses connaissances, comme un pécheur installe ses filets ou ses nasses. Ce qui ne signifie pas que l’homme n’a pas le droit de nommer un de ses parents compétent à un quelconque poste de responsabilité. Ce qui veut dire tout simplement que ces mouvements sont truffés de personnels hors statut, des retraités et des hommes et des femmes parfois inconnus dans les fichiers du personnel du département, de la direction générale, de la direction et du service et ne sont revenus aux affaires que pour les besoins de la cause…Qui est con ?

Cependant, problème : le peuple veut des actes et des solutions à ses différentes, multiples et urgentes aspirations. Il a assez attendu et en a assez entendu des promesses des milliards de Bruxelles. Il veut maintenant des solutions à ces difficultés quotidiennes. Alors, jusques à quand Touadéra abusera – t – il de sa confiance et de sa patience ? Jusques à quand abusera – t – il aussi de la confiance des partenaires au développement ? Jusques à quand continuera – t – il de cacher ses faiblesses derrière les résultats de la table ronde de Bruxelles ? Pourquoi refuse – t – il tout simplement d’être pragmatique ? Pourquoi prend – t – il tout ce gros risque à s’entêter à rester statique et mieux à vouloir coûte que coûte maintenir un certain Sarandji au pouvoir et à rouler tout le monde dans la farine ?

Kassa Mongonda

 
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CENTRAFRIQUE: Politique : M. Touadéra, qu’est ce que M. Sarandji a fait pour mériter d’être maintenu au poste de Premier Ministre, Chef du Gouvernement ?

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Telle est la question que se posent depuis quelques jours, de sources généralement sûres et dignes de foi, les proches du président Touadéra, les états – major des différents partis politiques tant de la majorité présidentielle que de l’opposition, les représentations diplomatiques, les chancelleries et les principales organisations internationales présentes en Centrafrique. Une question qui heurte et dérange tant sa réponse peut susciter de l’espoir ou du désespoir à l’horizon. Une question qui pose le problème d’une probable reconduction imminente du locataire de l’immeuble – Pétroca, selon certaines indiscrétions émanant des sources proches de la primature, d’une part, et qui serait de nature à remettre fondamentalement en cause une autre information relevant cette fois – ci directement des entrailles des entrailles de la présidence la République, selon laquelle le candidat de la politique de la rupture ne peut plus continuer de recourir à l’indécision, l’hésitation et à l’atermoiement, et l’immobilisme qui ont caractérisé la gestion des affaires de la cité par le gouvernement Sarandji, d’une part, depuis plus de 7 mois.

Il ne peut plus avoir droit à des excuses, en continuant de faire endormir ad aeternam vitam la conscience de l’opinion nationale et internationale et en cachant ses faiblesses, ses laideurs et ses infirmités derrière l’histoire de l’urgence de l’intervention chirurgicale de la table ronde de Bruxelles et celle du miracle du relèvement du pays par les milliards des donateurs, par un coup de bâton. Il est aujourd’hui tenu d’agir, de poser des actes, et de montrer ce dont il est réellement capable, en tant que président de la République en vue de tenter de donner un tant soit peu forme à toutes ses kyrielles de promesses qu’il a faites et de rassurer effectivement le peuple. Pour ce faire, selon ces mêmes sources, il devrait prendre d’ici la fin de la semaine de grandes décisions : celle de nettoyer la maison de toute la racaille qui s’y trouve encore, afin de mieux accueillir la mariée ou celle de créer, à travers de nouvelles nominations, les conditions élémentaires pour une bonne gouvernance politique, celle de nommer un nouveau premier ministre, celle de mettre en place un gouvernement de large ouverture et composé des politico – militaires et de vrais technocrates, celle de prendre toutes les mesures de dernière rigueur pour la sécurisation du pays, la neutralisation par la force de toutes les forces non conventionnelles qui n’ont pas adhéré au programme DDRR et qui écument la République, celle devant concourir au redéploiement de l’administration civile et militaire dans nos villages, communes, sous – préfectures et préfectures, celle de favoriser le retour des milliers des personnes déplacées dans leurs maisons et leurs villages, et celle de créer un environnement de paix, de quiétude, de réconciliation nationale et de cohésion sociale, sans lequel aucune initiative louable pour un développement durable ne peut être possible.

Un nouveau premier ministre pour remplacer Sarandji La mise en œuvre des litanies des promesses faites lors de la campagne par le candidat Touadéra, selon les sources sus – indiquées, ne pourra être effective que si celui – ci ne doit plus hésiter à prendre « hic et nunc » son courage à deux mains pour demander gentiment à M. Sarandji de rendre son tablier afin d’éviter élégamment qu’il ne soit obligé de le démettre. Il ne peut plus et ne pourra plus le garder trop longtemps à ce poste. Au risque de s’attirer les foudres des différents partenaires au développement qui n’en veulent plus, celles des partis politiques ayant des assises assez confortables à l’assemblée nationale et entretenant avec lui des relations d’alliances, et celles des masses populaires qui ne peuvent plus et ne veulent continuer d’entendre parler des milliards de Bruxelles sans nourrir l’espoir d’en voir la couleur un jour et de les palper. En effet, pour dire vrai, M. Sarandji a échoué et a même lamentablement échoué. Indépendant, n’appartenant à aucune organisation politique, structurée, dynamique et disposant des organes de relais à l’intérieur du pays, et sur le plan international, n’ayant pas des accointances fort soutenues avec certains hommes des réseaux et de puissants groupes de pressions, cet universitaire ne pouvait pas mieux faire que ce qu’il a pu faire, en 7 mois de gestion : composer un gouvernement de cooptation et de débauchage sur fonds des critères de remerciements pour le partage des miettes laissées par le régime de la transition. Totalement déconnecté des besoins prioritaires des populations et de la République et n’ayant pas à sa disposition à la tête des différents départements ministériels des technocrates rompus et chevronnés, ce fameux gouvernement d’incompétences ne pouvait que conduire le pays droit dans le mur et n’aura réussi à poser aucun acte qui puisse mériter de son existence et justifier d’une probable idée de reconduction de son chef. Tout au plus, le peuple et l’histoire ne garderont de ce gouvernement que l’opération « Toumba Zendé » ou « Opération Ville Propre » dont on avait déjà entendu parler sous le régime du MLPC, il y a aujourd’hui plusieurs années déjà. Comme si le rôle d’un premier ministre et ceux des ministres de la République devaient se résumer à la collecte des ordures dans les différents quartiers de Bangui, uniquement. Comme si l’homme et ses ministres avaient tout simplement ignoré que cette mission relève d’une institution de la République, placée sous l’autorité directe du ministre de l’administration du territoire, la mairie, et qu’il suffisait de mettre un peu d’ordre dans sa méthode de gestion pour trouver une solution idoine aux problèmes d’insalubrité dans la capitale. Et encore une opération qui s’est éteinte d’elle – même, à peine eût – il été annoncée trompettes et tambours battant…..Franchement, hormis cette opération, qu’est – ce que M. Sarandji a posé concrètement comme acte éminemment courageux et politiquement louable qui puisse aujourd’hui militer en faveur de sa tacite reconduction ? Rien. Absolument, rien. Même pas une action de la taille d’une petite aiguille pouvant être interprétée comme prélude à la réalisation des kyrielles des promesses faites par son mentor au peuple. Pour éléments de preuve irréfragable, de la restructuration des forces armées centrafricaines à la mise en œuvre du plan de relèvement du pays, en passant par la cessation des hostilités, la neutralisation des seigneurs de guerre et de toutes les bandes armées, le retour des milliers des personnes déplacées dans leurs maisons et villages et le redéploiement de l’administration civile et militaire sur toute l’étendue du territoire national, aucune action courageuse même celle dont l’exécution n’est pas assujettie à la mobilisation des fonds, n’a été posée. Pis, aux dernières nouvelles, les évènements se surchargent et s’enchevêtrent pour devenir inextricables, avec la montée de l’insécurité dans l’Ouham – Pendé, la Ouaka, la Haute – Kotto, sans compter la Nana – Gribizi et l’Ouham.

A moins que Touadéra veuille se suicider politiquement, il n’a aucune solution plausible en vue que celle de le faire partir illico presto ou de démettre dans le meilleur délai. Créer un nouvel ordre politique national Non seulement le départ de M. Sarandji n’est plus à négocier et ne doit plus être à l’ordre du jour, mais surtout son maintien pour la mise en place d’un Gouvernement Sarandji II aura le mérite de faire enflammer la situation du pays. Il est donc impératif pour l’homme de Boy – Rabé de le comprendre, d’assumer sa responsabilité et de s’assumer. Cette décision tant attendue et tant souhaitée aura le mérite de créer un nouvel ordre politique national en sa faveur. D’abord, ce nouvel ordre politique, comme son nom l’indique, lui permettra de renouveler sa confiance avec les leaders de certains partis politiques qui lui ont massivement apporté leurs indéfectibles soutiens, avant pendant après l’entre deux tours des élections présidentielle et législatives, mais qui n’ont pas été satisfaits, chacun à la hauteur de sa contribution ou de sa dimension en tant que force politique siégeant réellement à l’assemblée nationale, et qui n’ont pas du tout accepté que leurs militants aient été débauchés ou qu’il leur ait été affecté des départements de petit calibre, alors qu’ils s’attendaient tout naturellement à avoir la charge d’assurer la gestion d’un ministère de souveraineté.

A moins qu’il veuille en faire à sa tête et qu’il ne soit pas un stratège politique, l’opportunité lui est ainsi offerte en or pour y choisir le nouveau premier ministre afin de trouver une réponse à l’une des multiples conditionnalités des donateurs dont la satisfaction doit servir de porte d’entrée aux premiers décaissements des milliards tant promis et tant attendus : un homme politique à la tête de l’exécutif, appartenant à une organisation politique ayant de solides représentations à l’assemblée nationale, et donc jouissant de la légitimité populaire, et connu pour sa maîtrise réelle de la technicité et sa rigueur. Ensuite, autant ce nouvel ordre politique sera indéniablement pour lui un terreau substantiel, plein de sels minéraux indispensables à une très forte probabilité pour sa reprise en mains de la situation socio politique et sécuritaire, autant il lui servira de socle indestructible et de point de départ à une énième et dernière tentative de négociation avec toutes les bandes armées favorables au programme DDRR et tous les seigneurs de guerre, évidemment de nationalité centrafricaine, les plus retors et les plus résistants à sa politique de main tendue. Pour n’avoir pas été directement consultés avant la composition du gouvernement Sarandji et ne se reconnaissant pas dans la personne de ceux – là qui ont été retenus par l’utilisation de la méthode de débauchage, tant dénoncée et tant décriée, l’opportunité serait donc là pour les ramener à la raison, calmer leurs ardeurs, au nom du rassemblement, et obtenir d’eux les personnes de leur choix à rentrer dans ce gouvernement de large ouverture. En retour, il aura toutes les raisons de demander à la communauté internationale et à la Minusca de recourir à la force pour neutraliser les récalcitrants, car ils n’auront plus droit à des excuses, et imposer la sécurité et la paix. Enfin, ce nouvel ordre politique aura pour lui le mérite incontesté et incontestable de lui permettre d’extraire de son premier gouvernement tous les bras cassés qui s’y trouvent, non pas sur la base des critères objectifs de compétences, de savoir – faire et de comment – faire, mais surtout sur la base des critères subjectifs de cooptation, de marchandage et de manœuvres politiciennes, et de l’ouvrir grandement, tout en prenant soin d’éviter revenir sur des individus dont les noms heurtent et dérangent encore la conscience des centrafricains et dont les consciences sont négativement surchargées des malheurs de tout un pays, à tous ces technocrates qui sont nombreux dans ce pays, dont les noms et les CV figurent bel et bien dans les fichiers de la fonction publique ou de leur département d’origine, et qui émargent mensuellement sur le budget de l’Etat.

Un tel choix aura non seulement le mérite de booster la dynamique en perte de vitesse depuis longtemps dans nos différentes administrations, mais surtout permettra de vider des fichiers du personnel de l’Etat tous les personnels hors statut dont la prise en charge financière mensuelle par la direction de la solde n’a fait que et ne fera grossir exponentiellement la masse salariale. Un vrai clin d’œil à tous les partenaires au développement. Un vrai clin d’œil à tous ceux qui détiennent encore des armes et dont la capacité de nuisance demeure réelle. Un vrai clin d’œil aux leaders des partis politiques alliés et ceux de l’opposition qui ne cessent d’être à ses côtés. Un vrai clin d’œil à toux ceux qui croient que tout est encore possible dans ce beau pays qu’est la République centrafricaine. A Touadéra d’entretenir cette flamme de la liberté, du courage et de la responsabilité dont la chaleur et la densité devront aller grossissant, telle la loi du mouvement ancrée de manière éternelle, intangible et inexorable dans la dynamique de la Création. « Qui n’avance pas recule », n’est – ce pas ?

Jean – Paul Naïba

 
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