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Archives Mensuelles: décembre 2016

CENTRAFRIQUE: LE CHEF DE L’UNOCA SATISFAIT DES PROGRES ENREGISTRES EN CENTRAFRIQUE

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Bangui, le 29 décembre 2016 – En fin de visite de travail de deux jours en Centrafrique, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), François Louncény Fall, a fait le point de sa visite, ce jeudi 29 décembre, devant les professionnels des medias. Il était en compagnie du Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

A l’occasion, François Louncény Fall a noté avec satisfaction les avancées enregistrées après la crise qu’a connue le pays, tout en reconnaissant que les défis qui restent à relever sont énormes. Il appelle donc les Centrafricains à œuvrer ensemble pour le relèvement et le retour de la paix, et mis un accent particulier sur la bonne tenue des élections, lesquelles ont permis l’installation des institutions de la République. « Ces élections qui se sont déroulées de façons régulières constituent un bel exemple pour l’Afrique et le monde », a insisté le Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, qui a aussi réitéré la disponibilité de la famille onusienne à les accompagner.

François Louncény Fall, qui avait déjà servi à la tête du bureau des Nations Unies en Centrafrique entre 2007 et 2009, a aussi tenu à faire valoir que les problèmes de la Centrafrique ne sont pas d’ordre religieux, insistant sur le fait que « les Centrafricains ont toujours vécu ensemble ».

En réponse à une question sur l’embargo sur les armes, le chef de l’UNOCA a rappelé que cette question relève du domaine du Conseil de sécurité de l’ONU, rappelant que l’embargo a été instauré après analyse des conditions préoccupantes qui prévalaient dans le pays. Depuis, des actions importantes ont été réalisées, mais des défis en la matière demeurent ; et lorsque le Conseil de sécurité jugera le moment propice, il décidera de le lever ». Et de rappeler qu’ «un embargo n’a jamais été éternel. Et le Conseil de sécurité continue d’être très attentif à l’évolution de la situation dans le pays ».

Autre question évoquée, celle relative à la présence en Centrafrique des éléments de l’Armée de Résistance du seigneur. Occasion pour les deux Représentants spéciaux de mettre en relief l’étroite collaboration et la complémentarité entre l’UNOCA et de MINUSCA dans les efforts pour trouver une solution à cette question, bien que les mandats du Conseil de sécurité soit particulier pour chaque mission.

La presse a par ailleurs fait part de ses interrogations par rapport au bilan de la MINUSCA durant 2016 ; une question à laquelle le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a apporté des clarifications, rappelant que « c’est en 2016 que les grands chantiers de la normalisation de la Centrafrique ont été réalisés. Aussi, le Chef de la MINUSCA se dit-il satisfait du retour progressif de la stabilité en Centrafrique. « On a le sentiment de voir le cœur d’un pays qui se remet à battre doucement, mais surement », se réjouit-il également, saluant le climat quasi bon-enfant dans lequel se déroulement les fêtes de fin d’année, ce depuis plus de trois ans.

Tout en se disant ouvert aux critiquent des médias, le Chef de la MINUSCA fait remarquer que «l’on attend parfois de la MINUSCA des actions qui ne relèvent nullement de son mandat ». Cependant, insiste-t-il, « nous sommes déterminés à continuer à œuvrer pour la restauration de l’autorité de l’Etat, la protection des civils, la réduction de la présence des groupes armés sur l’étendue du territoire  et l’accompagnement politique tels que prescrits par le Conseil de sécurité ».

Et le chef de la MINUSCA de faire valoir : « nous n’avons fait qu’une partie infime de notre mandat, la tâche est tâche immense. La MINUSCA, seule, ne peut pas réussir le pari de la Centrafrique. Mais aux côtés de la RCA, nous réussirons ».

Il convient de rappeler qu’au cours de cette visite qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée dans les Etats de la région, François Louncény Fall s’est entretenu avec le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, Abdoul Karim Meckassoua, ainsi que les leaders de la plateforme religieuse.

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CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA VA CONTINUER A ASSURER LA PROTECTION DES CIVILS EN CENTRAFRIQUE EN 2017

Bangui le 28 décembre 2016  – La protection des civils, la réduction de la présence et la menace des groupes armés, ainsi que l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat ont été au centre des actions de la force et la composante police de la MINUSCA au cours de l’année 2016. Au cours de la présentation du résumé des activités menées par la MINUSCA en 2016, sur Guira FM ce mercredi 28 décembre, les porte-paroles de la force et celui de la composante police de la MINUSCA, ont tour à tour présenté les importantes réalisations accomplies par les Casques bleus en vue de l’amélioration du climat sécuritaire sur l’étendue du territoire, conformément à son nouveau mandat (résolution 2301).

Dans cette perspective, le porte-parole de la Force, le lieutenant-colonel Clément Cimana, a indiqué que la protection de la population civile vient en première position au nombre des actions de la Force de la MINUSCA. Ceci, a-t-il dit, implique l’adoption d’un changement de posture, d’où le nouveau « Concept Opérationnel ». « La force a mis en application cette disposition en effectuant régulièrement des patrouilles, pédestres et motorisées, de jour comme de nuit, sans oublier des patrouilles aériennes », a-t-il ajouté.

Le Colonel Cimana a aussi souligné qu’au courant de l’année 2016, un total de 67 166 patrouilles, soit une moyenne de 184 patrouilles par jour, et près de 5624 heures de vols ont été effectuées par la Force de la MINUSCA à travers tout le pays, pour sécuriser la population. Les interventions diverses de ont permis à une moyenne de 1382 populations civiles d’être protégées par semaine, ce qui équivaut à environ 66 336  toute l’année.

Sur le volet de l’accompagnement sécurisé des convois commerciaux, le Porte-Parole de la Force a fait état de 16 532 véhicules escortés par la Force sur les trois grands axes. 

Autres action de la Force de la MINUSCA, des opérations visant la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire en 2016. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 4 de l’accord de Bangui relatif au pré-DDR, « la Force de la MINUSCA, avec d’autres partenaires ont pu récupérer, à partir du 25 mai 2015,  149 armes fonctionnelles, 70 non fonctionnelles, 313 grenades, 1976 armes traditionnelles et 11 105 munitions », a précisé le Lieutenant-Colonel Cimana.

De son côté, le porte-parole de la composante police de la MINUSCA, le lieutenant Salifou Konseiga, a noté que la Force Militaire de la MINUSCA et les Forces Internationales, la Police MINUSCA ont travaillé en parfaite collaboration avec les Forces de Sécurité Intérieures centrafricaines en 2016. L’action quotidienne de la Police de la MINUSCA s’est traduite par des patrouilles de jour comme de nuit, y compris dans les camps de déplacés, la tenue de points stratégiques par des gardes statiques, la protection des hautes personnalités et des institutions de l’Etat. Les équipes mobiles et en colocation ont effectué 7295 patrouilles motorisées et 6637 patrouilles pédestres conjointes avec le Forces de Sécurité Intérieures. A cela s’ajoutent 2678 visites et rencontres avec les autorités administratives, coutumières et les populations locales réalisées à travers le territoire.

Enfin, pas moins de 30  formations ont été dispensées à 1326 éléments des Forces de Sécurité Intérieure, soit 621 de la Police et 705 de la Gendarmerie parmi lesquels, 283 femmes ont bénéficié de ces formations. Le plan de développement des éléments des Forces de Sécurité Intérieure 2016-2020 a par ailleurs été validé par le Comité stratégique, le 04 novembre dernier. A présent, le focus est porté sur la mise en œuvre de cet important outil de développement, qui prévoit, entre autres, la réhabilitation des écoles, le recrutement et la formation de 500 éléments des éléments des Forces de Sécurité Intérieure, soit 250 Policiers et autant de Gendarmes au cours de l’année 2017.

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CENTRAFRIQUE: OCHA CONDAMNE LES ATTAQUES CONTRE LES ACTEURS HUMANITAIRES

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Bangui, le 28 décembre 2016 – Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires en République centrafricaine (OCHA) exprime sa vive inquiétude face à la recrudescence des attaques contre les acteurs humanitaires observée au cours du dernier trimestre de l’année 2016. En 2016, 336 attaques contre les humanitaires ont été répertoriées dont 56,8% sont des braquages et des cambriolages. En outre, cette année, cinq humanitaires ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions. Ces attaques interviennent alors que les crises humanitaires se multiplient dans plusieurs préfectures avec une augmentation alarmante du nombre des déplacés.

Dans la seule ville de Bambari en l’espace d’une semaine, du 23 au 27 décembre, les humanitaires ont subi trois attaques à main armée. Dans ce contexte délétère, les organisations humanitaires n’ont d’autres choix que réduire leur présence et l’intensité de leurs activités dans les zones où elles sont en insécurité. A cet égard, le Chef du Bureau d’OCHA, Joseph Inganji a rappelé que «l’action humanitaire n’a d’autre raison d’être que de sauver des vies ». «S’attaquer aux humanitaires revient à s’attaquer aux populations les plus vulnérables, celles qui ont besoin d’une assistance souvent vitale » a-t-il regretté.

Au cours du dernier trimestre l’attisement des foyers de violence a fait plus de 70 000 nouveaux déplacés. Sur certains axes, les humanitaires ne peuvent atteindre les déplacés cachés dans la brousse du fait de l’insécurité. L’impact le plus négatif de la réduction de l’espace humanitaire est donc ressenti par les plus démunis.

En 2017, 1,6 millions de Centrafricains auront encore besoin d’une assistance humanitaire. Ainsi, le Chef du Bureau d’OCHA a appelé «les instigateurs de l’insécurité et les auteurs des actes de violence envers les acteurs humanitaires à mettre l’intérêt des Centrafricains, surtout les plus faibles, au-dessus de toute considération ».

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Ms. Yaye Nabo SENE
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR)
Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

CENTRAFRIQUE: Bulletin humanitaire République Centrafricaine.

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CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DU Général ALKATIM MAHAMAT à l’ attention du Contingent Mauritanien de la MINUSCA basé à Bambari.

 

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A l’attention du contingent mauritanien de la Minusca, chargé de la protection de la ville de Bambari.

En effet, depuis ce mercredi 21 décembre 2016 jusqu’au moment où nous publions ce communiqué. de hommes du Général Ali Darassa basés à Bambari ont procédé l’enlèvement et à l’arrestation d’une vingtaine de civils commerçants. et plus, leur argent et leurs véhicules ont également été emportés par les éléments du Général Ali Darassa. et ce au vu et au su du contingent mauritanien de la Minusca qui est pourtant censé protéger toutes les personnes civiles ainsi que leurs biens, sans discrimination aucune. Malheureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui à Bambari.

Ainsi, nous lançons un appel au général Ali Darassa de cesser immédiatement avec toute forme de représailles à l’encontre de la population civile de Bambari ; qu’il sache que les problèmes militaires doivent réglés entre les militaires et non avec des civiles. Au chef du contingent mauritanien de la Minusca, nous lui rappelons son devoir de protection des civiles et leurs biens dans la ville de Bambari et ses environs car vous y êtes le seul responsable de la sécurité.

Enfin, nous prenons pour témoins l’opinion publique national et internationale pour toute atteinte à la dignité humaine de la population civile de Bambari.
Fait à Kaga Bandoro le 22/12/2016

Le général ALKATIM MAHAMAT

 
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Publié par le 24/12/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SALUENT LES PROGRES EN 2016 MAIS RAPPELENT LES NOMBREUX DEFIS

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Bangui, le 20 décembre 2016 – Des avancées importantes ont été enregistrées au cours de l’année 2016 en République centrafricaine mais les défis à relever restent nombreux, ont affirmé les porte-paroles du Gouvernement de la RCA, Théodore Jousso, et celui de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, mercredi à Bangui, lors de la conférence de presse conjointe des deux institutions. Les deux parties sont déterminées à poursuivre leurs efforts conjoints et réaffirmé la solidité de leur partenariat.

« Le Gouvernement est en train travailler d’arrache-pied avec les partenaires et les résultats ne peuvent pas être toujours visibles du jour au lendemain », a annoncé Théodore Jousso tandis que Vladimir Monteiro a rappelé la volonté de la MINUSCA « à poursuivre ses efforts en partenariat avec les responsables et le peuple centrafricains, pour la protection des civils, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la protection des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité». Le porte-parole de la Mission a ainsi rappelé les contacts réguliers entre la MINUSCA et l’État centrafricain sur le plan politique, avec les consultations réunissant ses responsables, le Président de la République et le Premier-ministre, mais aussi sur le plan opérationnel, dans le cadre du comité composé du Commandant de la Force et le Commissaire de Police de la MINUSCA, le Chef d’Etat-major des FACA, les DG de la Police et Gendarmerie et le Chef  de l’EUTM et qui se réunit toutes les semaines pour évaluer la situation sécuritaire dans le pays et coordonner leurs actions.

Les progrès notés concernent la conclusion des élections et la mise en place des institutions, le début du dialogue sur le DDRR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement) ainsi que la Conférence de Bruxelles alors que les violences restent un important défi. « Les violences perpétrées par les groupes armés – anti-Balaka, Ex-Séléka et autres groupes criminels, – contre les populations civiles, notamment à Kaga Bandoro, Ndomete, Kouango ou Bria ont causé plusieurs dizaines de victimes et des milliers de déplacés », a regretté Monteiro, pour qui « les groupes armés n’ont aucune raison de continuer à utiliser leurs armes pour faire avancer leurs agendas ». Il a rappelé le rôle de la Force pour mettre fin aux exactions et ajouté que la MINUSCA reste déterminée à protéger les populations civiles et les institutions par tous les moyens dont elle dispose. De son côté, Jousso a indiqué que la collaboration entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines en 2016 a déjà commencé à porter des fruits car « le début du retour à la normalité – quelques fois pénible -, commence à s’observer à l’intérieur du pays, même si cela n’est pas visible à Bangui », a-t-il noté.

Les deux porte-paroles ont par ailleurs souligné l’importance du dialogue dans la recherche de solution aux cycles de violence en RCA. « C’est par le dialogue que nous allons résoudre les problèmes de ce pays. C’est un travail complexe, long et qui est en cours », a précisé Jousso, appelant les groupes armés à accepter la main tendue des autorités et à s’engager dans la voix du dialogue et celle du processus de DDRR. Pour sa part, Monteiro a cité la résolution 2301 qui souligne l’importance d’un dialogue inclusif notamment dans le cadre du DDRR.

Interrogés sur les violences contenues dans le dernier rapport de la MINUSCA sur la situation des droits de l’homme en RCA entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016 ainsi que la présence sur le territoire de leaders de groupes armés sur qui pèsent des mandats d’arrêt, Théodore Jousso et Vladimir Monteiro ont fait savoir que la lutte contre l’impunité est essentielle. « Les violations ne resteront pas impunies. Les crimes feront l’objet de procès », a lancé le porte-parole du Gouvernement tandis que son homologue de la MINUSCA a précisé que l’opérationnalisation prochaine de la Cour pénale spéciale sera un important atout dans cette lutte.

Le porte-parole de la MINUSCA a finalement rappelé que les visites en 2016 de plusieurs hauts responsables des Nations Unies en RCA, dont le Vice-Secrétaire Jan Eliasson, témoignent de l’engagement de l’organisation envers les autorités et le peuple centrafricains.

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CENTRAFRIQUE: LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE EVALUE LA SITUATION A BATANGAFO

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Bangui, le 19 décembre 2016 – Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, s’est rendu le 16 décembre à Batangafo dans la préfecture Ouham où l’on compte encore 24 122 déplacés depuis la crise qui a touché la RCA en 2013. Cette visite avait pour objectif d’appréhender les conditions de vies des déplacés, de prendre acte de l’impact de la réponse humanitaire et l’étendu des besoins. Elle intervient également quelques semaines après le retour des humanitaires dans la sous-préfecture suite à une suspension temporaire de leurs activités en raison d’attaques qui ont ciblé particulièrement leurs installations. Une attaque plus récente avait été enregistrée la semaine dernière.

Les agressions contre les déplacés notamment les femmes, la violation du caractère civil des sites en raison de la présence d’éléments armés, les capacités d’accueil largement dépassées ainsi que l’obsolescence des infrastructures des sites ont été au cœur des échanges avec les représentants des déplacés, des autorités locales et des leaders communautaires. Il apparait que même si la situation sécuritaire s’est améliorée à Batangafo, elle ne permet toujours pas le retour des déplacés et constitue un défi de taille pour la protection des civils. Le niveau d’insécurité continue aussi d’empêcher la reprise des activités économiques pour 90% de la population qui tiraient ses revenus des activités agricoles et pastorales.

Fabrizio Hochschild a assuré ses interlocuteurs de la disponibilité des humanitaires à continuer à apporter une aide humanitaires à la population de Batangafo. Il a toutefois exhorté les représentants des communautés qu’il a rencontrés à participer au plaidoyer en faveur de l’accès humanitaire et de la sécurisation des acteurs. Sur les axes routiers autour de Batangafo, l’insécurité et la vétusté des infrastructures empêchent les travailleurs humanitaires d’atteindre des populations qui sont pourtant dans un grand dénuement. Le coordonnateur humanitaire a également appelé les leaders de la société civile à user de leur autorité pour faire respecter le caractère civil des sites, des écoles et des structures de santé. Il les a fortement encouragés à faire prévaloir le pacte de non-agression signé par les différentes communautés pour qu’aucun groupe ne soit discriminé en raison de son appartenance ethnique et/ou religieuse. A cet égard, il a insisté sur la force du dialogue et de la concertation en vue de restaurer la sécurité que tous appellent de leurs vœux.

Il convient de rappeler qu’en l’absence de capacités et de ressources étatiques, les partenaires humanitaires fournissent la majorité des services sociaux de base. A titre d’exemple, 190 m3 d’eau potable sont distribués quotidiennement à la population dans les sites. A court terme, l’objectif est d’atteindre une capacité de 270 m3 par jour. D’autre part, sur financement du Fonds humanitaire, la réparation de la barge sur la rivière Ouham sera effective au début du deuxième trimestre 2017. Cette réparation permettra aux partenaires humanitaires d’accéder aux axes Ouogo et Kambakota où sont observés d’importants mouvements de retours de personnes déplacées.

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
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CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA NE TOLÉRERA AUCUNE VIOLENCE CIBLÉE PAR LES GROUPES ARMÉS

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) prend très au sérieux les informations faisant état de violences et d’exactions commises par des groupes armés contre des communautés sur une base ethnique ou religieuse. Elle n’hésitera pas à utiliser tous les moyens appropriés pour lutter contre de telles violences qui pourraient constituer ou s’apparenter à des crimes de guerre. 

La MINUSCA met en garde les groupes armés contre de tels actes dans les préfectures de la Ouaka (centre de la RCA), de la Haute-Kotto (est) ou ailleurs sur le territoire centrafricain. La MINUSCA rappelle à cet effet les déclarations du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide qui a estimé que ces actes peuvent constituer des crimes relevant du droit international susceptibles d’être poursuivis devant des tribunaux nationaux ou internationaux. Les enquêtes en cours à Bria sur les violences inacceptables du mois de novembre dernier permettront d’établir les responsabilités. 

La MINUSCA avertit également les groupes armés contre toute violence visant le personnel civil et militaire de la Mission, y compris le personnel national. Conformément à son mandat, elle opposera une réponse appropriée à toute atteinte contre les casques bleus.   

La MINUSCA réitère l’appel du Secrétaire général des Nations Unies aux groupes armés de cesser immédiatement les violences et de s’engager de bonne foi dans les efforts en cours initiés par le Président Touadéra afin de  traiter les causes profondes du conflit et d’apporter des solutions idoines, notamment par la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration dont la stratégie a été récemment approuvée à Bangui.

 
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org
 
 

CENTRAFRIQUE : IMPUNITÉ : TOUADERA RÉINTÈGRE FRANCIS BOZIZE DANS LES FACA .

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Comme si Faustin Archange Touadera s’amuserait avec le pouvoir que le peuple lui a confié il y’a neuf mois. Une période incompréhensible et inédite pendant laquelle le centrafricain n’aura que ses yeux pour pleurer. Le changement ou la rupture peine à se concrétiser dans les actes de tous les jours. Personne ne pouvait imaginer ce qui se passe actuellement dans le pays de Boganda. 

Après son retour d’exil à Bangui, l’ancien ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé aurait été e réintégré dans les Forces Armées Centrafricaines.Selon nos sources, c’est bien le président Faustin Archange Touadera qui aurait pris la décision de cette forfaiture. L’information a été confirmée par le conseil de Jean Francis Bozizé composé de Me Henri Pouzere et Jean Louis Opalagna dans une conférence de presse animée ce jeudi 16 Décembre 2016 à Bangui.

Pour clarifier l’opinion nationale les 2 avocats précisent que cette « décision du Chef de l’Etat est conforme à la Constitution ».
Ses avocats envisagent une action en nullité dans les procédures visant leur client commun. « Nous envisageons sérieusement solliciter la levée des conditions de mise en liberté sous contrôle judiciaire ainsi que la nullité de la procédure d’information judiciaire ouverte contre lui pour violation des droits de la défense », a indiqué Me Louis Opalagna.

Jean Francis Bozizé a été arrêté en août 2016 immédiatement après son retour à Bangui en vertu d’un mandat d’arrêt international décerné contre lui, son père, l’ancien Président François Bozizé et plusieurs chefs rebelles centrafricains par les Nations-Unies. Lequel mandat d’arrêt ses avocats disent n’avoir pas vu la couleur. Le Colonel Jean Francis Bozizé a été rétabli dans l’Armée Centrafricaine. Voici une nouvelle qui donne froid au dos et qui nous rappelle les tristes souvenirs de 2003 à 2013 pendant le regne des Bozizé.

Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, selon certaines indiscrétions, le Président Touadéra aurait refusé d’amnistier les criminels notoires recherchés ayant causé la mort de plusieurs milliers de centrafricains.

Pour rappel, les forums de Brazzaville et de Bangui en 2015, avaient, dans leur conclusion, souligné que désormais il n’était plus question de prime à l’impunité, c’était clair et net. « Tous les criminels devront répondre de leurs crimes devant la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique.

Dans le projet d’amnistie, que certains pensaient imposer, on retrouve un activisme inquiétant de la part de certains hommes politiques y compris dans les organes de décision eux-mêmes.

Certaines sources onusiennes affirment que, certains criminels recherchés bénéficieraient de la bienveillance de certaines autorités sous régionales, mais également des têtes couronnées dans les pays du Golfe.

Ces grandes puissances auraient tenté tant bien que mal de faire échapper à la justice ces criminels par tous les moyens y compris par les armes, quitte à semer le chaos partout dans le pays si cette amnistie ne leur était pas accordée. 

En agissant ainsi, Touadera donne raison à la Séléka, qui ne semble reconnaitre la légitimité du Président massivement élu. On voit à travers cette réintégration une injustice qui créera forcement de la frustration.

Plusieurs généraux musulmans ont maintes fois demandé à regagner les FACA sans succès. N’oublions pas que ce sont ces mêmes Sélékas à majorité musulmane, qui au nom de leur religion ont basculé le Centrafrique dans une tragédie sans précédent. Beaucoup de leurs chefs détiennent, toujours des armes de guerre et réclament la création de Califats aux pays des Bantous.

Il faut agir avec autorité. Suivre les souhaits du peuple, qui veut un désarmement sans condition, des criminels de guerre. Les traduire devant la Cour Pénale Spéciale pour le Centrafrique. Et le colonel Francis Bozizé fait partie des présumés auteurs des crimes commis en Centrafrique.

Le peuple est surpris que les organisations des droits de l’homme se taisent sur ce que toute la population ne veut plus entendre, « l’impunité ».

Pourquoi cette erreur politique ?

Quel accord secret Touadera a-t-il conclu avec la famille Bozizé ?

Qui gouverne réellement la Centrafrique ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 16 Décembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE: LE RAPPORT PERIODIQUE DE LA MINUSCA SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME RENDU PUBLIC

 

Bangui, 14 décembre 2016 – Les Nations Unies ont publié mercredi un rapport sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine (RCA) entre le 1er juin 2015 et le 31 mars 2016, qui fait état de 1.301 cas de violations et abus des droits de l’homme affectant au moins 2.473 victimes à travers la RCA. Les principaux auteurs de ces actes sont les éléments armés des groupes anti-Balaka, ex-Séléka, la LRA, les 3R et le RJ ainsi que les forces de défense et de sécurité gouvernementales. 

Parmi les victimes, il y a 1.000 hommes, 261 femmes, 91 garçons, 67 filles, 808 adultes non-identifiés et 246 victimes dont l’âge et le genre n’ont pu totalement être vérifiés. Le rapport fait des recommandations aux autorités et à la communauté internationale pour renforcer la lutte contre l’impunité et appelle également les groupes armés à mettre fin à tous les abus contre les civils, dont les attaques contre leurs habitations et leurs sources de subsistance. 

« Ce rapport est le résultat des enquêtes et investigations  rigoureuses effectuées par nos équipes sur le terrain à travers nos 12 bureaux implantés à l’intérieurs du pays. Toutes les informations compilées dans ce rapport sont crédibles et spécifiques à la méthode du travail de la mission onusienne », a indiqué le directeur adjoint de la division des droits de l’homme de la MINUSCA, Rosevel Pierre Louis, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission.

Pour sa part, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, est également revenu sur la situation des droits de l’homme pour dénoncer le phénomène de justice populaire dont sont notamment victimes les vieilles femmes. « Une vielle dame d’environ 70 ans a été battue à mort ce week-end à Bangui alors qu’elle rentrait chez elle. Ses agresseurs l’accusaient de sorcellerie et comme dans d’autres parties de la RCA, la femme a été tuée”, a regretté Monteiro, soulignant que cet incident survient alors que vient de s’achever les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe. « Cet acte souligne la nécessité de renforcer les efforts pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles mais aussi à toute forme de justice populaire », a-t-il indiqué. 

Quant à la composante police de la MINUSCA, sa porte-parole Popescu Andreea Oana, a annoncé que depuis mardi et mercredi, ce sont la Police et la Gendarmerie centrafricaines qui gardent certains bâtiments publics, suite au transfert de responsabilité de certains postes de garde statique par la MINUSCA. « Désormais, la Gendarmerie prend en charge l’ANE (élections), le CDT et la Primature tandis que la Police se charge du Tribunal de Grande Instance, de l’Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle. Selon la résolution 2301, ce transfert progressif de responsabilité vient en faveur du processus politique de réconciliation et de stabilisation, de l’extension de l’autorité de l’État et du maintien de l’intégrité territoriale», a dit la porte-parole. Le transfert est fait en coordination avec les autorités centrafricaines et en tenant compte des risques sur le terrain. 

De son côté, le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Cimana,  a déclaré que la situation sécuritaire dans le pays reste en général volatile en raison de criminalité dû au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance dans certaines zones. « La Force organise des réunions régulières avec les leaders des groupes armés et des mesures ont été prises pour minimiser les criminalités à travers le pays », a dit le porte-parole, tout en rappelant la posture robuste des soldats de la MINUSCA avec des patrouilles statiques et mobiles ainsi que des mises en garde aux groupes armés, notamment dans le centre du pays.

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Bureau de la Communication et de l’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine
 
 
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