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CENTRAFRIQUE Insécurité : M. Grésenguet , n’est – ce pas M. Touadéra qui entretient l’insécurité au non du rassemblement ?

30 Nov

seleka

La Centrafrique est de retour au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) après trois années de suspension. Le président Faustin-Archange Touadéra participe au sommet de l’organisation qui a lieu à Antananarivo, la capitale malgache. La RCA – qui a obtenu 2,2 milliards de dollars de promesses de financement de la part des bailleurs de fonds à Bruxelles il y a 10 jours, poursuit son plaidoyer auprès des partenaires internationaux, ne serait-ce que pour que ces promesses se concrétisent. Cet argent commence-t-il à arriver ? Après les violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Bria cette semaine, où en est la stratégie de Désarmement, démobilisation, réinsertion des combattants (DDR) ?

Le président centrafricain [qui réagit d’abord à la disparition de Fidel Castro] est notre invité ce dimanche 27 novembre. Il répond aux questions de Pierre Pinto, l’un de nos envoyés spéciaux à Antananarivo. Fidel Castro vient de disparaitre. Quel souvenir, quel héritage va-t-il laisser en Afrique, selon vous ? Faustin-Archange Touadéra : En tant que leader, Fidel Castro a inspiré beaucoup par rapport à notre jeunesse, par rapport à beaucoup de choses. C’est une très grande figure de la politique mondiale et du leadership mondial qui vient de s’éteindre. La Centrafrique est de retour dans la francophonie trois ans après en avoir été suspendue. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous ? Cela signifie beaucoup de choses puisque c’est notre organisation. Même pendant les trois années, pendant la transition, l’OIF était à nos chevets dans la recherche de sortie de crise. Nous sollicitons toujours son appui pour nous aider puisque nous sommes en train de sortir de crise et qu’il y a encore des défis. Par conséquent, nous avons encore besoin de la communauté internationale et plus particulièrement de notre organisation, l’Organisation internationale de la francophonie.

A Bruxelles, il y a dix jours, vous avez reçu de la part des bailleurs de fonds internationaux plus de 2 milliards de dollars pour financer votre plan de relèvement. C’est moins que ce que vous espériez mais c’est plus que nécessaire pour régler les urgences ? Evidemment, nous avons estimé nos projets prioritaires à plus de, disons, 1,6 milliard de dollars américains pour les trois années. Nous avons obtenu plus que cela, c’est à dire 2,2 milliards de dollars. Aussi, pour les trois prochaines années, si nous mobilisons réellement tout cela, cela pourrait nous aider dans les projets d’urgence. Nous avons tablé cette stratégie sur les cinq ans qui nécessitait donc des besoins de l’ordre de 3 milliards de dollars mais je crois qu’il y a encore des partenaires qui ne se sont pas prononcés, compte tenu de leur agenda, et on n’a pas tenu compte non plus des projets qui sont déjà en cours. Donc, nous, nous sommes très satisfaits de ce résultat. L’Union africaine prévoit, elle aussi, des rencontres d’ici décembre ou janvier dans le sens de nous appuyer et bien d’autres organisations voudraient aussi nous aider en soutenant ce programme de relèvement de la République centrafricaine. Est-ce que ces promesses commencent à se concrétiser ?

Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la France et les Etats-Unis. Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises. Depuis quelques mois, le contexte sécuritaire se dégrade en Centrafrique. On l’a vu encore cette semaine avec des violences très meurtrières à Bria où il y a eu plusieurs dizaines de morts. Est-ce que ce n’est pas le signe qu’il faut peut-être changer de stratégie et que la stratégie de DDR, c’est-à-dire une stratégie concertée, ne marche pas ? Non, cela ne veut pas dire que ça ne marche pas. Nous sommes en train de mettre le processus en route. C’est vrai qu’il a des fenêtres d’opportunités mais la situation est encore critique. Sur les quatorze groupes armés, onze adhèrent au dispositif mais à partir du moment où des groupes armés détiennent encore des armes, il peut y avoir des actes de criminalité, il peut y avoir un certain nombre d’actions… … Les trois groupes qui n’y participent pas sont les plus puissants, les plus nocifs. De toute façon, nous voulons la réconciliation nationale, c’est-à-dire tout le monde, de manière inclusive. Donc, qu’il y en ait un ou deux qui ne participent pas, ce sont toujours des questions qui apportent des difficultés. On veut que tout le monde soit à la table des discussions. Mais cette stratégie de DDR n’est-elle pas trop lente finalement ? Non, c’est tout un processus. Nous, nous ne voulons pas faire de désarmement forcé. Il va donc falloir convaincre ceux qui ont pris les armes, à les déposer et à choisir la République, librement. En effet, aujourd’hui, la violence n’arrange rien. Vous voyez que cela n’a fait que détruire le pays. Nous avons reculé de plusieurs années. Moi, en tant que président de la République, je veux rassembler tout le monde pour construire notre pays dans le dialogue. C’est le désarmement des cœurs et ce n’est pas facile.

Régulièrement, ces derniers temps, vous avez exprimé votre volonté ferme de fermer le site de déplacés de Bangui, M’Poko, qui jouxte l’aéroport et où s’entassent environ 25 000 personnes, aujourd’hui. Est-ce que la situation actuelle le permet ? Nos compatriotes qui sont autour de l’aéroport ne sont pas dans de bonnes conditions. Il y a des dangers permanents. Ils vivent dans des conditions difficiles. Nous devons tout faire pour que nos compatriotes puissent regagner des lieux décents de vie. Nous avons déjà entamé des profilages, des concertations avec les organisations non gouvernementales, les partenaires et nous sommes en train d’y travailler pour que, volontairement, ces compatriotes puissent trouver des lieux d’abris plus décents que le danger qu’ils courent autour de l’aéroport.

Mais vous comprenez l’inquiétude de ces personnes qui craignent de revenir dans leur quartier où, pensent-ils, la sécurité n’existe pas ? Oui. Nous le savons puisque s’ils sont là-bas, c’est parce qu’il y a l’insécurité et que donc ils se protègent en étant là-bas ou bien parce que leur domicile, leur maison ont été complètement cassés. Aujourd’hui, il y a ces deux problématiques qu’il faut lever.

Source : RFI

 

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