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CENTRAFRIQUE: Révélation : M. François Tidot, contrôleur principal des finances et chef de service des ressources humaines n’a pas été associé au mouvement du personnel au ministère des finances et du budget

17 Nov

Décidemment, la politique de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle tant promise par le candidat Touadéra et sur la base de laquelle il a été élu, peine à se mettre en place et à prendre forme dans le vécu des centrafricains. Les démons des vieilles habitudes et des pratiques rétrogrades ont vraiment la peau dure et refusent d’entendre la voix des esprits de la renaissance. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus tous les combattants de la liberté et de la démocratie, au lendemain de la promulgation du décret n°16.386 du 11 novembre 2016 portant nomination ou confirmation des fonctionnaires et agents de l’Etat au ministère des finances et du budget.

L’inacceptable est aujourd’hui connu et doit donner frisson à tous ceux qui croyaient avoir tourné le dos aux formules anciennes avec l’accession de Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat : le chef de service du personnel n’a pas été associé à ce mouvement et viré sans ménagement. Il s’appelle François Tidot, aux parcours scolaires et universitaires exemplaires, de grade contrôleur principal des finances et relevant du noble corps du contrôle financier, celui des gendarmes des finances de l’Etat et des médecins qui empêchent la mort de sévir dans l’exécution du budget. Nanti de solides expériences acquises au service des collectivités et du contrôle des organismes et offices publics, communément appelé 3ème bureau, à la direction du contrôle financier, il assume depuis plus de 7ans les fonctions de chef de service des ressources humaines. Son bureau est situé dans le sous – sol du bâtiment dénommé « Bloc – Finances », au fond où il fait noir. Tous ceux qui ont l’occasion d’y avoir accès ne peuvent qu’en garder un seul souvenir : derrière son siège des casiers dans lesquels sont méticuleusement classés des dossiers des plus de 1500 fonctionnaires et agents du prestigieux département des finances et du budget et composé, en sus de l’inspection générale des finances, des directions générales suivantes : la direction générale du budget, la direction générale des impôts et des domaines, la direction générale des douanes et des droits indirects, la direction générale de la comptabilité publique et du trésor, la direction générale des marchés publics et l’agence nationale d’investigations financières.

Des dossiers individuels contenant des pièces suivantes : une copie d’arrêté d’intégration, de titularisation, du dernier avancement, le dernier acte de nomination, un exemplaire de CV, une copie du diplôme ou du certificat de perfectionnement le plus récent, un exemplaire du bulletin de solde, un exemplaire de mémoire ou de dernière publication, une copie d’acte de naissance, une copie ou les copies d’acte de naissance mineurs, etc… Une véritable banque de données dans laquelle le ministère peut extraire des informations fiables sur les qualifications, le grade, le corps et l’état civil de tout fonctionnaire ou agent de l’Etat proposé à une quelconque nomination, une promotion à titre de reconnaissance pour de loyaux services rendus à l’Etat ou tout simplement à une sanction. Une banque de données dans laquelle, le ministère peut recourir pour organiser des cérémonies de funérailles ou prononcer des témoignages d’adieux. Une banque de données dans laquelle le ministère peut recourir pour constituer les dossiers des fonctionnaires et agents de l’Etat devant être admis à faire valoir leurs droits à la retraite. D’où l’importance de la mission assignée et devant être assignée à M. François Tidot, en sa qualité de chef de service des ressources humaines, dans l’élaboration du nouveau décret portant organisation et fonctionnement du ministère des finances et du budget et dans la proposition et le choix des différents cadres et agents de l’Etat aux différents postes de responsabilité. Malheureusement, selon des informations dignes de foi en notre possession, celui qui a occupé ce prestigieux poste de responsabilité pendant plus 7 ans durant, qui apparaît à ce jour comme la mémoire vivante du département, qui connait mieux les hommes que quiconque, leurs faiblesses et leurs forces, qui a confectionné et lu des centaines de lettres d’oraison funèbre et de témoignage, qui a rédigé et soutenu des rapports de l’administration dans les affaires des dossiers des fonctionnaires et agents de l’Etat suspendus de fonction et de solde pour une durée de trois (3) mois avec traduction devant le conseil de discipline, et qui a représenté le ministère dans les commissions de rédaction des projets de décret portant organisation et fonctionnement du département et de nomination ou confirmation du personnel aux différents postes de responsabilités, a tout simplement été écarté de la confection et de la validation de ce décret portant mouvement du personnel, avant sa transmission au conseil des ministres pour adoption.

Donc, un mouvement auquel il n’a pas participé, n’y a pas donné toute son expertise et qui est de nature aujourd’hui à remettre fondamentalement en cause toutes les propositions y relatifs. Pis, alors que, sous d’autres cieux, il aurait dû être proposé au poste de directeur des ressources humaines ou se retrouver à l’inspection générale des finances pour ses solides expériences en gestion des hommes, lui qui en a géré et connu 4, il n’a même pas été affecté dans un quelconque service et a été viré sans ménagement, et laissé-pour compte dans le couloir. Terrible, n’est – ce pas ? Quelles innovations peut – on alors encore attendre de M. Henri – Marie Dondra dont on a tant vanté les mérites et dont on attendait non pas une véritable révolution dans la gestion des finances de la République, mais de petites avancées dans les approches, les méthodes et surtout le choix de ses collaborateurs, sur la base des critères de compétence, mais qui vient de prouver à travers ce mouvement du personnel ses limites avérées et son incapacité à incarner l’alternance générationnelle tant promise par le président Touadéra ? En agissant ainsi, c’est –à – dire comme ces prédécesseurs l’avaient toujours fait, n’a – t – il pas donné par là la preuve qu’il est venu tout simplement pour faire comme les autres et partir un jour la panse et la poche pleines de billets de banque ? A lui de répondre à ses interrogations. Mais une chose est sûre. Même s’ils n’ont pas eu l’opportunité d’assumer de hautes fonctions à l’international, comme lui, il y a des hommes et des femmes qui, sans pour autant appartenir à des réseaux, ne sont pas arrivés par effraction au ministère des finances et du budget. Ils y ont été intégrés après de brillantes études à l’université de Bangui, ont acquis de pertinentes qualifications dans des écoles des régies financières, ont fait la preuve de leur maîtrise de la technicité, ont servi leur pays avec loyauté et dévouement, pendant plus de 15 ans, continuent de le faire et ne demandent qu’à être traités avec respect et dignité, au regard des dispositions de la loi portant garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires et aux agents de l’Etat.

Comment peut – on par exemple, en la méconnaissance totale des textes portant organisation et fonctionnement de la direction du contrôle financier, nommer un contrôleur financier au poste de directeur, alors que ce poste doit être occupé par un contrôleur principal des finances ou un contrôleur général des finances ayant totalisé plus de 10 années d’expériences ? Comment peut – on par exemple faire de la direction du contrôle financier, une direction de la direction générale du budget, alors que des hommes et des femmes se sont battus âprement pour la rattacher au cabinet, comme dans les autres pays, afin de lui conférer toute son indépendance dans sa mission de contrôle a priori de l’exécution du budget ? Comment peut – on par exemple, confier la gestion de la direction générale des marchés publics à un inspecteur des impôts, alors qu’il existe dans cette institution un panel d’experts désignés et formés à la maîtrise des procédures de passation des marchés publics ? Comment peut – on par exemple faire d’un cadre des régies financières ayant totalisé plus de 15 ans de services, un chef de service alors que tout naturellement il devrait se retrouver sur un poste de directeur ou à l’inspection, et que dans le même temps un petit farfelu n’ayant pas totalisé 5 années de service, se retrouve directeur, inspecteur des finances ou chargé de mission en matière de politique budgétaire ? Terrible, n’est – ce pas ?

Au – delà du traitement réservé à M. François Tidot et à tous ces valeureux cadres du ministère des finances et du budget, victimes de ces actes éhontés de brimade, M. Henri – Marie Dondra à qui le président Touadéra a confié la gestion du ministère des finances et du budget, doit s’expliquer sur tout ce désordre, sur la manière dont ce fameux décret a été élaboré et saisi, sur les noms de leurs concepteurs et sur tous ces actes d’indélicatesse avérés, de salissures, de meurtrissures et de laideurs qui l’ont entouré et qui ont fini par lui dénier tout caractère de sérieux, de sincérité, de responsabilité et de crédibilité. Il doit se justifier. Le faire, c’est assumer ses responsabilités. Le faire, c’est reconnaître que M. François Tidot ne mérite pas le traitement qui lui a été réservé. Le faire, c’est accepter de revenir sur ce décret ou de rendre purement et simplement son tablier. Car, il est question ici de son image et de son honneur qui sont plongés dans la boue de l’indignité.

Jean – Paul Naïba

 

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