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CENTRAFRIQUE: Politique : M. Touadéra, pourquoi l’UNDP, première force politique du pays, ne fait – elle pas partie de la délégation centrafricaine présente à la table ronde de Bruxelles ?

16 Nov
delegation

Telle est aujourd’hui l’épineuse question que se posent tous les combattants de la liberté et de la démocratie, au lendemain de l’annonce spectaculaire du départ de la délégation politique centrafricaine à la table ronde de Bruxelles. Une question qui s’adresse directement au président Touadéra, candidat de la rupture, du changement, de l’alternance générationnelle, de l’unité nationale, de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Une question qui nécessite une réponse sans ambages et sans fioritures de la part du Pr Faustin Archange Touadéra, président de tous les centrafricains sans exclusive et sans distinction de parti politique, d’ethnie, d’âge, de région, de religion et d’appartenance sociale, de l’est à l’ouest, du sud au nord, qui, au nom de toute la République et au nom des valeurs immortelles et intangibles de paix, d’unité nationale et d’union sacrée autour de sa personne, au moment de ce grand rendez – vous de l’histoire du pays, a cru bon prendre sur lui la responsabilité de faire embarquer dans son avion tous les leaders des partis politiques de la majorité présidentielle ou tous les hommes politiques acquis à sa cause, d’une part, et ceux de l’opposition démocratique, d’autre part.

Dès lors, tous les combattants de la liberté et de la démocratie ne peuvent que tout naturellement s’interroger sur les raisons directes ou indirectes ayant sous – tendu à l’absence de l’UNDP, fière de ses 14 députés à l’assemblée nationale, constitués des ressortissants de toutes les différentes régions du pays, de l’est à l’ouest, du sud au nord, et forte de son statut de première force politique, au sein de cette délégation. Une absence remarquée et remarquable qui ne peut être justifiée et qui n’est pas de nature à militer positivement en faveur de l’acceptation par la communauté internationale de l’image combien séduisante et attrayante de l’homme du peuple et de l’homme rassembleur qu’il veut bien donner par là. Une absence qui, avant que les choses sérieuses ne puissent démarrer, dérange déjà, soulève des questions et heurte les consciences dans les milieux diplomatiques, les chancelleries et les organisations internationales, présents tous les jours aux côtés du peuple centrafricain, qui ne comprennent pas que le président n’ait pu s’entourer, exceptés M. Dologuélé et M. Ziguélé, que d’hommes et de femmes sans aucune représentativité nationale convaincante et dont la plupart ne représentent que leur modeste et petite personne et ne défendant que les intérêts de leur panse et de leur poche. Une absence qui, d’ores et déjà, pose dans toute sa nudité le problème du caractère imprévisible, insaisissable et même évanescent de l’homme politique Touadéra. Une absence remarquée et remarquable qui ne peut non seulement être interprétée que comme un acte de flagrante violation de l’Accord Politique signé entre le président du Groupe Parlementaire de l’UNDP, M. Augustin Yangana – Yahoté et M. Stève Koba, député indépendant, relatif à la constitution à l’assemblée nationale de la Plateforme « Cœurs Unis », en faveur du président Touadéra, mais surtout comme un acte de mépris à l’égard de l’UNDP, de la Coordination Nationale et du président Michel Amine.

Un acte de mépris qui a déjà été dénoncé par un expert de l’UNDP, au lendemain du mouvement du personnel du ministère des finances et du budget, en ces termes : « Ce mouvement est non seulement un manque de respect au président Michel Amine, mais une flagrante violation de l’accord politique signé entre le président de notre groupe parlementaire, M. Augustin Yangana – Yahoté et M Koba, relatif à la Plateforme « Cœurs Unis » en faveur du président Touadéra . C’est pour la 4ème fois que Touadéra lui fait une virgule dans le dos. D’abord, en débauchant un bras cassé dont le nom ne figure pas dans le panel des experts de l’UNDP pour en faire un ministron. Ensuite, en nommant, pour le compte de notre parti dans le cabinet du premier ministre, une femme qui est incapable d’écrire son nom, au poste chargée de missions aux affaires asociales. En ignorant tout simplement encore l’UNDP et ses experts dans le mouvement du personnel de l’Education nationale.

Enfin, en refusant de consulter ni le président Michel Amine ni la coordination avant la reconduction tacite de l’équipe familiale d’un certain Robert Moïdokana, à l’ITIE, et pis, en ignorant de tenir compte de nos propositions dans le mouvement du ministère des finances et du budget où l’UNDP regorge des hauts cadres dont l’expertise n’est pas à démontrer. C’en est trop et c’est maintenant que cette méthode qui vise à fragiliser le parti, doit être vigoureusement dénoncée par le président Michel Amine et la coordination. Car, l’UNDP n’a pas besoin de Touadéra pour exister et de peur de perdre tous nos cadres dont les propositions de nomination n’ont jamais été prises en compte depuis plus de 7 mois, et une large majorité de nos militants qui sont tués tous les jours en provinces, la coordination et le président Michel Amine doivent réagir, en faisant de la révision de ce mouvement tronqué du ministère des finances et sur fonds de protection d’intérêts particuliers, un préalable à la poursuite de notre partenariat. Ne dit – on pas que dans tout accord politique, ce sont les intérêts qui priment ? Où sont alors nos intérêts, si ce n’est par la participation effective de nos cadres à la cogestion des affaires de la cité avec Touadéra ? ». Affaire à suivre…..

Nota Bene : Aux dernières nouvelles, la décision d’écarter l’UNDP de la mission de Bruxelles aurait été âprement défendue par le président du MLPC, Martin Ziguélé, député de Bocaranga II. Prenant la parole, après avoir évoqué les problèmes de dissensions au sein de l’UNDP, il se serait par la suite violemment pris au président de l’UNDP, Michel Amine, et aurait in fine demandé au président Touadéra de ne plus tenir en respect ce parti. Si cette information venait à s’avérer exacte, alors il y a fort à craindre que l’autorité du président Touadéra à qui le peuple centrafricain a confié la gestion de sa destinée, ne soit sérieusement entamée. Une absence d’autorité qui recommande donc à l’UNDP et au président Michel Amine de revoir de manière fondamentale les termes de leur collaboration. Afin de dénoncer vigoureusement le grand complot dont ils continuent d’être victimes, car l’UNDP n’a pas besoin de Touadéra pour exister !

Jean – Paul Naïba

 

 

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