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CENTRAFRIQUE : Révélation : M. Sarandji, Mme Béa et leurs « agents – pions » derrière le mouvement des finances et du budget pour des intérêts personnels et égoïstes ……

15 Nov
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Il est vraiment tombé, après avoir été trop longtemps attendu. Et il est tombé à un moment où tout le monde, à savoir cadres et agents de l’Etat, observateurs de la vie politique centrafricaine et partenaires au développement, s’y attendait le moins et surtout à la veille de la fameuse Conférence de Bruxelles, la caisse à outils ou plus exactement la boite à solutions du président Touadéra. Ce qui a surpris plus d’un et explique à ce jour les interrogations de tous les combattants de la liberté et de la démocratie sur les raisons ayant sous – tendu à sa promulgation si précipitée et si soudaine. Pourquoi alors la promulgation du décret n°16. 386 portant nomination ou confirmation des fonctionnaires et agents de l’Etat aux postes et responsabilités au ministère des finances et du budget, quelques heures après le départ de la délégation technique et ministérielle et un jour avant celui du locataire du palais de la Renaissance pour le pays du roi Albert, se sont – ils étonnés ? Il ne leur a fallu que quelques heures d’investigations et de recoupements d’informations pour en savoir un peu plus ;

D’abord, sur le contexte dans lequel il aurait été élaboré et pour quelle cause, ensuite sur le nom de l’autorité politique qui aurait ordonné sa publication hic et nunc et dans moins de 48 heures et enfin sur les noms des « petits agents » à qui cette lourde responsabilité aurait été confiée : celle de choisir des hommes et des femmes qualifiés, compétents et techniquement futés pour collecter les recettes de l’Etat et exécuter ses dépenses quotidiennes de fonctionnement. Une mission difficile qui ne peut être réalisée dans la précipitation et qui ne peut être confiée, comme l’avait dit un certain Jésus – Christ, à des pourceaux ou à de « petits agents », sans maîtrise réelle de la technicité, sans solides expériences, et sans connaissances des hommes. Selon des informations proches de ce département, il s’appelle Guy Gervais Nganatoua, aux parcours scolaires et universitaires en – dessous de la moyenne, certes inspecteur des impôts mais inconnu de l’univers des cadres et experts du ministère des finances et du budget et du grand public, jusqu’à la nomination d’un certain Célestin Yanendji au poste de ministre délégué aux finances et au budget. Celui – ci lui fait appel, en fonction de leurs relations et le nomme chef de cabinet pour remplacer un certain Alexis Horonfio, contrôleur principal des finances.

Au lendemain de la brillantissime élection du candidat de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle, M. Sarandji qui voulait coûte que coûte maintenir à ce poste, M. Célestin Yanendji, élevé et assurant entretemps les pleines fonctions de l’argentier de la République, est obligé de reculer et d’accepter de collaborer avec un certain Henri – Marie Dondra, directeur général sortant du Fagace, admis à faire valoir ses droits à la retraite et ayant l’indéfectible soutien de Touadéra. Une collaboration de fait mais difficile entre les deux (2) hommes s’installe jusqu’aux révélations par la presse écrite, en l’occurrence le journal dénommé « Le Quotidien de Bangui » de l’affaire du paiement des créances dues aux fournisseurs de l’Etat et de la dénonciation de la belle part faite par M. Dondra aux ressortissants Yakomas.

De son retour des Etats – Unis où il a pris part aux assemblées générales du FMI et de la BM, les choses se compliquent. Suite à des informations sur cette affaire, à lui rapportées régulièrement par un certain Guy Gervais Nganatoua maintenu à son poste sur insistance de M. Dondra auprès de M. Yanendji, M. Sarandji qui, au départ, n’en voulait pas, y trouve l’occasion de ne plus recevoir ce ministre trop suffisant, trop imbu de sa personne et un des prétendants au poste de locataire de l’immeuble Pétroca, selon certaines indiscrétions. M. Dondra tente alors de soigner son image et fait organiser par l’entremise du Collectif des Petites et Moyennes Entreprises de Centrafrique, une conférence de presse à l’Hôtel du Centre. Après des menaces de poursuites judiciaires, il obtient néanmoins une lettre de mea culpa du directeur de publication du Quotidien de Bangui. Mais, le mal est fait. Il accuse le coup, se recroqueville et laisse faire son directeur de cabinet qui se voit donc pousser des ailes. N’a – t – il pas été maintenu à ce poste à la demande expresse, lors de la passation de service, de M. Dondra à M. Yanendji ? N’est – il pas là pour lui montrer le chemin ? Comment annoter les dossiers ? Comment les orienter ? Au pays des aveugles, le borgne n’est-il pas roi ?

A ce titre, n’en fallait – il pas un peu pour qu’il en vînt à la main avec un certain Laurent Nombissou, au moment des faits inspecteur des finances, qu’il soupçonnait d’être l’un des proches parents du ministre, de lui prodiguer régulièrement conseils et d’avoir l’intention de lui ravir son poste ? Toujours est – il que l’homme, devenu tout puissant, fait tout, contrôle tout, manipule son mentor et s’attribue même le rôle d’un médiateur entre Dondra et Sarandji. Il contourne les obstacles et amène son patron chez le premier ministre, à Combattant. Des visites et des contacts qui vont se renouveler entre les deux (2) hommes jusqu’à leur participation à la cérémonie d’installation des douaniers au PK 26, route de Damara. Ce jour – là, le premier ministre a été reçu par une certaine Mme Béa, députée de la circonscription de Bimbo et directrice générale d’une société de transit. Une société qui doit à l’Etat des taxes et autres droits de douane sur l’importation des véhicules à hauteur de plusieurs millions de Francs CFA. Convoquée par la cellule de contrôle mise en place à cet effet, faisant suite à un rapport de fin de mission effectuée au Guichet Unique à Douala par M. Germain Wamoustoyo, chargé de mission en matière de politique budgétaire, Mme Béa qui reconnait les faits, tourne en rond et n’arrive pas à mettre la main à la poche pour honorer ses engagements. Ce jour – là qui est son jour de miracle, comme Bartimée, fils de Timée, qui avait attendu le sien pendant plus de 30 ans, assis au bord de la route, Mme Béa en souffle mot dans les oreilles du premier ministre.

Dès son retour à la maison, ce dernier d’en parler, à son tour, à son ministre des finances et du budget, et de lui poser la question de savoir qui lui a donné l’ordre de mettre en place cette cellule de contrôle. En réponse, celui – ci lui relate les faits sus évoqués, cite le nom du coordonnateur de la cellule et se lave les mains, ne voulant plus avoir des problèmes avec son patron. C’est alors que Sarandji va non seulement le sommer de dissoudre cette cellule de contrôle, mais l’instruire de procéder au mouvement du ministère dont il a la charge avant son départ pour Bruxelles. Et de lui ordonner de se fonder sur l’expertise et la compétence de son directeur de cabinet. Fort de ces instructions, M. Guy Gervais Nganatoua va s’accoquiner avec un certain Alexis Nguénéngafo, ingénieur statisticien et bombardé à la faveur de la transition directeur général du budget, pour confectionner ce fameux décret. A l’arrivée, des nominations de cooptation, de copinage, de sectarisme, de clanisme, de clientélisme et de favoritisme ou des nominations sur fonds de remerciements. A l’exemple de la direction générale des marchés publics où les cadres ayant la maîtrise réelle de la technicité et ayant été formés à cet effet, avant que ce qui n’était qu’un simple service ne soit érigé en direction et que cette direction ne soit à tour élevée en direction générale, ont été tout simplement écartés au profit des collègues de la direction générale des impôts, des amis, parents et connaissances. Comme par le passé, après Godouama et Gonengao, voici un autre cadre des impôts qui est propulsé à la tête d’une des institutions les plus techniques et les plus difficiles, celle qui doit exécuter les dépenses de l’Etat, à travers la gestion des marchés publics, conformément aux dispositions de la loi n°08.117 du 6 juin 2008. A l’exemple de la direction générale de la comptabilité publique et du trésor où des postes hautement sensibles ont été distribués entre des amis qui rôdaient autour de la maison du candidat Touadéra, à Boy – Rabé. A l’exemple de la direction générale des impôts et des domaines où l’on a assisté non pas à des nominations mais plutôt à des distributions de postes à des copains, parents, amis et connaissances, au détriment des compétences visibles et évidentes. A l’exemple de la légèreté avec laquelle, on a coopté et trouvé le nouveau coordonnateur de l’ANIF, une institution d’une importance capitale pour un pays, porté à bout de bras par la communauté internationale et qui devra tôt ou tard s’en sortir seul ou compter sur ses propres ressources.

A l’arrivée, des nominations sur fonds de sanctions. A l’exemple de M. Germain Wamoustoyo, le coordonnateur de la cellule de contrôle, chargée de recouvrer les taxes et autres droits de douanes sur les véhicules importés et dont les importateurs ont bénéficié des mains levées, dûment délivrées par le ministre des finances et du budget, sur proposition du directeur général de la douane et des droits indirects. Lâché par le ministre des finances et du budget, M. Henri – Marie Dondra qui a préféré se taire devant le premier ministre pour sauver son fauteuil, et désormais mis au garage à l’inspection générale des finances comme le dernier sur la liste des nouveaux promus, ce carriériste achevé, relevant du noble corps du contrôle financier, qui a gravi tous les échelons et qui faisait encore, il y a quelques jours la fierté du cabinet, du fait de ses solides expériences de plus de 23 années de loyaux services, paie ici cash le prix de son professionnalisme et de sa volonté à défendre la cause des finances de la République : avoir plongé les mains dans le panier à crabes du dossier hautement sensible et mafieux des mains levées. A l’exemple de M. François Tidot, contrôleur principal des finances, qui après plus de 7 années à la DRH comme chef de service du personnel, se retrouve tout simplement dans le couloir….Terrible, n’est pas ? Son seul tort : avoir toujours refusé que les dispositions de la loi portant statut général de la fonction publique ne soient allégrement violées et que l’Etat ne soit condamné à verser des dommages – intérêts aux plaignants. A l’arrivée, des nominations sur fonds de règlement des comptes. A l’exemple de Mlle Lydie Kizimalé, précédemment 2ème fondé de pouvoirs et affectée à la trésorerie principale n° 7 où devrait être affecté un jeune cadre. Son tort : pour avoir été 2ème fondée pendant la transition. L’heure est venue pour lui en faire voir de toutes les couleurs. A l’exemple de M. Karim Djouma, inspecteur du trésor, précédemment directeur de la trésorerie de Bimbo, affecté à la trésorerie principale de Ndélé, et de M. Yves Yadjoma, inspecteur adjoint du trésor, affecté à la trésorerie principale de Birao. Des cadres qui ont servi leur pays avec loyauté pendant plus de 15 ans et qui devraient aujourd’hui tout naturellement se retrouver sur des postes de directeurs au sein de l’administration centrale ou à l’inspection, mais qui sont affectés sur des postes devant être occupés par des jeunes cadres qui viennent d’arriver et qui doivent se faire la main ou apprendre le métier.

Une affectation – sanction tout simplement pour leur appartenance à des ethnies jugées trop proches de la Séléka. Comme si on voulait leur dire, maintenant c’est notre tour, repartez chez vous ! A l’arrivée, des nominations de complaisance. A l’exemple de cet inspecteur des finances qui n’avait pas le droit d’avoir été là, qui n’a jamais mis les pieds dans un quelconque service de la direction du budget, mais qui aujourd’hui a la lourde responsabilité d’être la 2ème personnalité du département, d’élaborer et de conduire la politique budgétaire du pays. Terrible, n’est – ce pas ? Quant aux nominations à la direction du contrôle financier, la direction de la solde et des pensions et à la direction des ressources humaines, personne parmi les deux concepteurs de ce mouvement n’a pris connaissance des textes portant leur organisation et leur fonctionnement. Donc, il n’est pas étonnant que leur gestion soit affectée à des agents dont les noms leur ont été communiqués par – ci et par – là. Que savent – ils de la place qu’occupe la direction du contrôle financier dans l’exécution de la loi de finances ? Terrible, n’est – ce pas ?

Une question qui vaut tout son pesant d’or et qui doit amener à réfléchir sur la qualité de la politique de la rupture tant promise par le candidat Touadéra au peuple. La rupture ne signifie – t – elle pas changement d’hommes et de femmes, sur la base des critères objectifs ? La rupture ne signifie – t – elle changement de méthodes et procédures de nominations, par l’instutionnalisation de la méthode de consultation, de sélection des dossiers de candidatures et d’entretien ? La rupture ne signifie – t – elle pas tout simplement la recherche des compétences les plus rares et leur utilisation pour des résultats probants ? Finalement après tant de bruits et de publicité, qu’est – ce que la République peut espérer encore de mieux d’un ministre des finances et du budget dont on a tant vanté les mérites, mais qui au pied du mur n’a de méthodes et de solutions que celles qui ont déjà démontré leurs limites ? Affaire à suivre….

Pascal Koyabanga

 

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