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CENTRAFRIQUE : L’INDIFFÉRENCE COLLECTIVE:CES IMBÉCILES DÉTRUISENT LEUR PAYS…

14 Nov
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Ils étaient des milliers de musulmans à avoir quitté la Centrafrique ces dernières années en raison des violences qui les visent. Ces violences aveugles sont liées à un amalgame entre les ex-rebelles et les adeptes de l’islam.

Derrière eux leurs biens Maisons, échoppes, boutiques, mosquées sont aujourd’hui quasiment toutes rasées, effacées du paysage, emportées par la haine et la colère.
Seuls, le long des axes principaux traversant les quartiers musulmans, des monceaux de pierres rappellent que se levaient là, il y a peu, des maisons et des commerces. Ces sont maintenant à vendre aux passants ou utiliser pour diverses autres activités par certains de leurs voisins chrétiens en toute impunité et aux yeux du gouvernement démocratiquement élu de Faustin Archange Touadera.

Polices et gendarmes centrafricains, soldats onusiens de la Minusca circulent devant ces pyramides de gravats sans inquiéter les vandales.Les biens pillés ici sont proposés au grand jour sur les étals des marchés de Bangui. Certains chefs de quartiers sont même spécialisés dans la vente de « biens musulmans », des terrains, à la casserole au poste de radio.

Les concessions des fuyards sont transformées en plantations ou restaurants bars, des parcelles des mosquées détruites servent maintenant aux terrains de football ou marchés improvisés. Dans l’indifférence générale comme cela était normale puisque dans la rue, on en rit. Dans l’inconscient collectif, ces vandales veulent tout simplement « en finir avec les musulmans » et rendre la « Centrafrique aux Centrafricains ».

Ce désir acharné des jeunes gens qui veulent en finir avec les musulmans s’accentue de plus en plus et aucune autorité depuis les dernières élections ne s’est levée pour condamner ces actes qui enfoncent le pays davantage dans la haine et la colère. Même l’honorable député du 3eme arrondissement Abdou Karim Meckassoua (Président de l’Assemblée Nationale) frappe depuis le début de ce génocide par son silence et il n’est pas le seul à faire ce calcul.

De même le silence ahurissant des organisations des défenses de droits de l’homme, des médias, de la ligue centrafricaine de droits de l’homme est surprenant. La dégradation du bien d’autrui est une infraction justifiant la poursuite de celui qui l’a commise devant des juridictions civiles ou pénales. Sur ce fondement, c’est dire que l’atteinte aux biens d’autrui n’est tolérée qu’avec réticence et parcimonie. L’état est investi du pouvoir régalien de protections des civils et de leurs biens. Le droit pénal centrafricain sanctionne en effet la destruction, dégradation ou détérioration du bien d’autrui.

Dans cette Centrafrique en quête de cohésion sociale, stopper et arrêter les pilleurs serait un pas significatif vers la réconciliation. Il y a là une façon de vivre qui entraînerait davantage à l’isolement, dans la foule anonyme où chaque musulman se sentira abandonné par l’état. L’indifférence conduit à des inégalités qui génèrent bien des misères et amènent une perte d’identité et du sens de la dignité humaine. Comment témoigner que la Centrafrique est notre maison commune et que tous ont une part à jouer pour que demain ce pays puisse encore être en état de santé ?

Dans ce climat d’indifférence, comment être lumineux et contagieux pour faire reculer l’indifférence ?

Ils agissent comme si ce pays ne leur appartenait pas. Les destructions menées se placent dans la continuité d’une pensée génocidaire qui consiste à nier les particularismes ethniques, à les rendre invisibles pour faciliter l’insertion sociale de populations considérées comme minoritaires. Certains estiment que la population a été très choquée par la destruction par la Seleka des biens, des villages et la profanation des églises qui ont été relayés par l’église catholique de Rome et alimenté par certains prêtres véreux. C’est ce qui a laissé la population musulmane sous le feu de la vindicte populaire les assimilant à des traîtres. Personne n’ose critiquer ces actes en cours, les hommes politiques centrafricains ne souhaitent certainement pas se mettre le peuple à dos. Personne, ne peut pas se mettre à dos la population, l’armée et les membres de son parti. Or, détruire les biens d’un chrétien ou musulman c’est autodétruire la patrie. Mais cette destruction de notre propre nombril nous serait fatale.

Nous appartenons au monde libre. Nous n’admettons ni l’esclavage de la femme, ni la lapidation, ni la répudiation, ni la sotte supériorité de l’homme sur la femme, ni l’exécution des hommes qui ne partagent pas nos idées, ni la mise à mort de ceux qui ont des moeurs différentes, ni l’excision, ni la supériorité d’une religion sur une autre, ni les discriminations fondées sur la couleur de la peau, ni …., ni …., ni ….

Nous souhaitons à la terre de ZO KWO ZO de vaincre : sa mort serait la nôtre.

Il faut encore un autre pape pour faire comprendre à ces insensés d’aimer leur nation ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 13 Novembre 2016

Par Charlie Joseph LARABO.

 

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